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Je suis toi.
J'aimerais sentir ce que tu ressens,
penser ce que tu penses.
Je veux lécher ton corps tout entier.
Rien de toi ne me dégoûte.
- Il y a pas longtemps... - Parfois...
- J'ai rêvé que je te pénétrais. - J'aimerais ne plus être moi...
- J'étais en toi. - Et être toi.
Tu es moi. Je suis toi.
J'adore te respirer.
Moi aussi.
Tu me donnes mon cadeau ?
Quel cadeau ?
Celui que tu as caché.
Je ne sais pas de quoi tu parles.
- Si, tu sais. - Non.
- Si. - Aucune idée.
Si, tu sais.
Donne-le-moi !
Non !
Donne-le-moi !
Arrête !
Ne l'ouvre pas encore.
- Je vais te tuer. - T'es bête.
Non !
Ne l'ouvre pas.
T'es sûr de vouloir le faire ?
Oui. Pas toi ?
Tu me surprends.
Je pensais pas que t'étais sérieux.
Toi aussi, tu l'as dit.
Oui.
Laisse tomber.
Non, attends.
Tu es sûr ?
C'est très romantique.
Laisse tomber.
Tu es sûr ou pas ?
Je crois que oui.
Oui ?
Oui.
C'est fini. N'y pense plus.
Tu fais quoi ?
Déshabille-toi.
Tu es sûre ?
Quoi ?
Tu te défiles ?
Non, je le fais.
Déshabille-toi.
Je t'aime.
Moi aussi.
Ne te contracte pas. Détends-toi.
À plus tard !
Sors.
- Tais-toi. - Sors.
- Maman ? - Non, c'est ta tante.
J'ai oublié des papiers, mais j'y vais.
Salut.
- Qu'il est lent. - Restez encore un jour.
Je veux dormir chez moi, même sur un échafaudage.
- J'ai prévenu Pablo. - C'est pas si mal, ici.
- Pas si bien non plus. - Quelle ingrate.
- Ça va puer la peinture. - J'adore cette odeur.
Laura, tu nous montres une photo de Carlos ?
- Tu veux voir Carlos ? - Oui.
- Ta mère aussi. - Bien sûr.
Regarde.
Quel beau gosse.
C'était à l'anniversaire de sa grand-mère.
Et ça, c'est quoi ?
- Un cochon. On dirait une vache, non ? - Oui.
- Tu l'as invité, samedi ? - Oui.
- On va le rencontrer ? - Oui, quelle chance.
On veut aller dans un endroit génial que Carlos connaît.
Super ! Quand ?
Un week-end.
- Avec qui ? - Juste Carlos et moi.
Laura, depuis trois mois, on n'entend parler que de Carlos.
Et tes amis du lycée ?
Invite-les samedi. Ou appelle Juan.
Juan ?
Sa mère a dit qu'il allait venir quelques jours.
C'est qui, Juan ?
- Son "ami" du village. - Non.
- Ah non ? - Mais alors ?
- Regarde qui est là. - Super.
- Vous êtes prêtes ? - Oui, pitié, emmène-les.
Emmerdeuse !
Moi non plus, je n'aime pas la vue.
Mais repeint, ça fait plus grand, pas vrai, Merche ?
C'est vrai, un peu plus grand.
- J'ai mis le gris que tu aimais. - Oui.
Ça rend super bien.
- Ça fait rustique. - Et industriel.
Il ne manque pas une couche ?
- De vernis, peut-être ? - Oui...
Vous venez de vous quitter !
C'est génial, d'avoir ton sperme en moi.
Comme si tu n'étais pas parti.
Je n'ai pas réussi à me contrôler.
Ne t'inquiète pas. Je vais bientôt avoir mes règles.
Je suis toi.
Et moi, toi.
Je dois te laisser. Je t'écrirai. Bisous.
Je t'aime.
Oui, papa ?
- Ç'a été, hier, à la fac ? - Oui.
Tu as eu droit civil avec Vázquez ?
Non, c'était son assistant.
Il y a un concept qui te pose problème ?
Non, ça va.
Dis bonjour à Vázquez quand tu le verras.
D'accord.
La viande est bonne.
Merci.
CHERCHE APPRENTI
HORLOGERIE
Carlos !
- T'as séché les cours. - C'était nul.
Laura !
Laura !
T'as laissé ça sur ton bureau.
- Merci. - De rien.
- À demain. - OK.
- T'as amené ça en cours ? - Ma mère fouille tout.
Hé ! Je voulais le garder en souvenir.
"L" A UNE BITE
Marta !
- Je peux te parler ? - De quoi ?
Quand on arrive, on dit bonjour.
S'il te plaît.
Tu te rappelles, le sac que j'avais oublié ?
Oui.
- T'as regardé ce qu'il y avait dedans ? - Une boîte.
- T'as regardé à l'intérieur ? - Non.
T'es sûre ?
Pourquoi, c'était quoi ? De la drogue ?
Hé, j'ai pas regardé !
Avant toi, quelqu'un d'autre a regardé ?
C'est fini, l'interrogatoire ?
Ils sont super jolis.
L'autre jour, j'ai lu que le concours pour les Beaux-Arts était en juin.
Oui, mais c'est pas si facile.
Il faut aller dans une académie pour se préparer.
Alors va te préparer dans une académie.
Et si t'es pris, alors tu réfléchis.
Au fait, t'as eu tes règles ?
Pas encore.
T'inquiète pas. Ça viendra.
C'est pas drôle.
Mais...
- On économiserait en préservatifs. - Blague pas avec ça.
Et avec ça ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Arrête !
Non, arrête !
J'y vais.
- Salut. - Bonjour.
Ma chérie !
- Salut. - Moi, c'est Eloisa.
- Bonjour. - Lui, c'est Ángel.
- Tu es très jolie. - Merci.
T'es allée chez le coiffeur ? T'es superbe.
- Il faut que je les coupe. - Non !
Interdiction de parler de mes cheveux ou du travail.
Je peux peut-être t'aider.
Je suis coiffeur, maintenant.
J'ai un boulot qui pourrait t'intéresser.
On en parle plus tard.
C'est magnifique.
Il manque quelques retouches, des tableaux aux murs...
Très bien. Joyeux anniversaire, ma chérie.
- Comment va la petite ? - Demande-lui.
C'est pour toi, ma chérie.
- Je peux le changer ? - Le ticket est dans le sac.
Comme tu as changé. Tu deviens une vraie femme.
- Et ce fameux fiancé ? - Arrête.
- C'est un ami. - Pardon.
Cet ami, il est où ?
- Papa, ne dis rien. - Je dirai rien.
- Bonjour. - Bonjour.
C'est l'ami ! Je suis le beau-père.
- Enfin, le père. - Ne l'écoute pas.
- Donne. - C'est pas pour toi.
- C'est vous, Merche ? - Oui, la maman.
- Bonjour. Enchantée. - Moi, c'est Carlos.
- Pour la nouvelle maison. - Des lys, mes préférées.
Tu sais comment plaire à la belle-mère.
Il me plaît, Laura. Il est poli. Tires-en de la graine.
Moi, c'est Eloisa, la belle-mère.
- Mais une belle-mère gentille. - Enchanté.
Si les fleurs sont pour la belle-mère, ma fille a quoi ?
- Papa ! - Tu penses à la dot ?
Faut penser à tout. La vie est dure.
Merci.
- Tu es enceinte de combien ? - J'accouche dans trois mois.
- Ça t'embête si je touche ? - Non, vas-y.
Vous y pensez ?
On aimerait bien, mais Pablo voyage tout le temps.
C'est facile, avec les femmes de cette famille.
En éternuant, elles tombent enceintes.
- Papa ! - Arrête.
Il manque quelqu'un ?
- Ma cousine. - Anita ? Tiens.
Tiens.
Tu m'as déjà fait un cadeau.
Carlos !
Je l'adore.
- On dirait une bague de fiançailles. - Elle est magnifique.
- Tu as bon goût. - Merci.
J'y vais.
- Anita ! - Bonjour.
- Tu vas bien ? - Super.
Où est la reine du jour ?
JOYEUX ANNIVERSAIRE
C'est dingue, cet endroit.
- Trop beau. - Fais voir.
C'est superbe.
Avec la végétation et les palmiers, on se croirait dans la jungle.
J'en ai entendu parler. C'est un écosystème tropical.
C'est fou que ce soit en Espagne.
- À moins de 100 kilomètres. - Incroyable.
- Encore un peu de vin ? - S'il te plaît.
- On peut camper ? - C'est toléré.
Je ne sais pas pourquoi on parle de ça.
Carlos, tu devrais m'aider.
Le lycée ici est plus dur qu'au village.
Vous ne pouvez pas vous voir en semaine
et rester au téléphone jusqu'à pas d'heure.
- Tu n'as rien à dire ? - Moi ?
Tu fais ça très bien. Je suis d'accord sur tout.
Laura ?
Marta ?
Le prof m'a demandé de venir voir.
Ça va ?
La vache !
Regarde-le. Moi, je peux pas.
Moi non plus.
Et si c'est positif ? Tu te feras avorter, je suppose ?
- Non, je le garderai. - Quoi ?
T'es conne ?
Regarde, s'il te plaît.
Mais, Laura, ton père te tuera.
- Ils sont divorcés, il s'en fiche. - Et ta mère ?
Ça l'énervera, mais elle m'a eue à 17 ans.
Tu devras torcher un môme et rater l'université.
T'as envie de passer quatre ans à étudier ?
Laura, tu prendras du ventre, tu ressembleras à une vache.
Tout le lycée se fichera de toi.
Et alors ?
Je l'aurais au village, comme ma mère.
À la cool.
Toute seule ?
Non, Carlos viendrait, et ma mère aussi, sûrement.
Son mariage est foireux, elle n'a pas de travail.
Deux lignes, c'est positif.
Une ligne.
C'est quand même mieux, non ?
Oui, quand même.
Allez.
Arrête d'y penser.
On se retrouve à plusieurs chez moi, samedi.
Je t'enverrai l'adresse, si t'as envie de venir.
- Une soirée pyjama ? - Ça fait bête, mais ce sera marrant.
Tu es un artiste.
Je savais que ça te plairait.
Il y a un type qui nous regarde.
Non, l'autre trottoir.
- C'était qui ? - Mon petit copain du village.
Enfin, mon ex.
Il m'a appelée, il voulait me voir.
Je lui ai dit que je sortais avec toi.
Mais il a insisté, alors on s'est vus, tout à l'heure.
On avait décidé de faire une pause, mais on n'a jamais rompu.
Et puis je t'ai rencontré.
Donc, c'est pas ton ex.
Si.
Comment il s'appelle ?
Juan.
Vous avez fait une pause quand tu es venue ici ?
Non, deux mois avant.
Donc tu l'as trompé avec moi.
Techniquement, oui.
S'il n'était pas apparu, tu me l'aurais dit ?
Oui, sûrement.
J'allais te le dire, mais t'as sorti les masques.
C'est pas grave, vraiment.
Si tu veux, je te dis tous les copains que j'ai eus.
Je veux rentrer chez moi.
Carlos, s'il te plaît. C'est samedi.
Écoute, ça m'a secoué. Il faut que je digère.
Je t'écris plus tard.
Carlos, s'il te plaît.
Je jouis !
Salut, ma chérie. Ça va ?
Je parlais à ta mère d'une formation,
pour être trader. Tu sais ce que c'est ?
Ça gagne bien...
Laura !
Laura, ma chérie !
Quelle salope. Quelle salope, putain.
T'as jamais aimé Pablo.
Et lui ?
Il va être papa et il couche avec une salope ?
Qu'est-ce qu'il aura refilé au bébé...
Ils vont peut-être se remettre ensemble.
Plutôt me couper les veines, je te jure.
C'est pas si grave.
Je te comprends pas.
Je déteste les mensonges.
C'est quoi, cette tête ?
Je t'ai pas menti.
Et si j'avais été enceinte ?
Pourquoi tu dis ça ?
- T'aurais fait quoi ? - C'est pas le sujet.
T'aurais fait quoi ?
J'en sais rien.
J'ai 18 ans et toi, t'en as 17...
Merci d'être venu,
mais je préfère être seule.
Il a commencé à me toucher les jambes pour enlever les fourmis
et il a soulevé ma jupe.
J'étais hystérique, je déteste les fourmis.
Et il le savait.
Il faisait semblant.
Il m'a prise en photo
et il m'a dit que si je me déshabillais pas,
il la mettrait sur Internet et mes parents la verraient.
Putain, ça craint.
- C'était quand ? - J'avais 14 ans.
Le pire, c'est que maintenant, pour jouir,
- je pense à lui. - Non !
- Si. - La vache.
- J'ai jamais joui. - Non ?
T'as jamais eu d'orgasme ?
Non.
- T'as essayé avec un mec plus vieux ? - C'est dégueu !
Mais non.
Si t'as pas baisé un mec de 40 ans, t'as rien vu.
À toi, Lola.
Vous voulez que je raconte quoi ?
La première fois que t'as joui.
Non, un truc plus lourd.
Allez.
Cet été, dans un bar, je suis tombée sur un ex
et j'ai voulu voir s'il s'était amélioré.
On était au lit, on s'embrassait, on se rappelait le bon vieux temps,
et il a décidé de me prendre par-derrière.
Attends.
Genre en levrette ou vraiment par-derrière ?
- Vraiment par-derrière. - Non !
Il a commencé
et au début, ça faisait un peu mal.
Tu m'étonnes.
Mais ça a commencé à vachement me plaire
et j'ai joui comme une cochonne !
Non ! Et c'est comment ?
C'est comme chier vers l'intérieur.
T'es dégueulasse !
MAMAN
Éteins-le.
À toi.
Raconte-nous un truc.
J'ai pas d'idée.
- Allez. - Moi, j'ai une idée.
Quoi ?
Le paquet.
T'as juré que tu l'avais pas ouvert !
- Quoi ? - Dans le papier-toilette.
Ah, ce truc.
Quoi ?
Un test de grossesse.
- T'es enceinte ? - Non.
Elle voulait pas avorter.
- Sérieux ? - Oui.
Raconte-nous un truc cochon.
Ouais, cochon.
T'as jamais fait un truc...
Au village, vous le faites avec les vaches, non ?
Vu qu'on n'a ni Internet, ni télé, faut bien s'occuper.
Raconte un vrai truc.
Raconte quelque chose, allez.
Allez, vas-y. Un truc bien grave.
J'ai fait un truc que vous pouvez pas imaginer.
Moi, j'ai tout fait.
Pas ça.
Laura... t'es réveillée ?
Oui.
Ça va ?
Oui.
Désolée que tu sois inquiète.
J'aimerais pouvoir aimer comme toi.
T'as jamais été amoureuse ?
Si.
Mais je finis toujours par trop souffrir.
T'es belle.
On va bien s'amuser.
Dormons.
Bonjour.
J'ai laissé un message sur le répondeur.
J'étais chez Marta, du lycée, avec d'autres filles.
Tu veux vivre ta vie ?
Alors tu vas te la payer.
Tu vas chercher un boulot pour le week-end.
C'est ça qui t'intéresse ?
Tu n'as rien à me dire ?
À toi ? Absolument rien.
Laisse le téléphone ici. C'est moi qui le paie.
- Tu veux le téléphone ? - Oui.
D'accord.
Tiens, ton putain de téléphone !
Et l'affaire de fraude ?
- C'était vrai ? - Je suis sûr qu'il y a fraude.
D'abord, il fait une acquisition intracommunautaire
sur laquelle il applique la TVA
pour la déduire ensuite.
Quand la marchandise entre sur le marché intérieur,
il répercute l'impôt que l'acheteur peut déduire,
sans le verser ensuite.
Ça va ? Pourquoi tu réponds pas ?
Carlos, c'est Merche.
- Il est très tard. - Il faut que je parle à Laura.
Vous parlerez demain. Ne rappelle plus aussi tard.
Excuse-moi.
Toi, excuse-moi.
Si t'avais été enceinte, on l'aurait gardé, je le jure.
Excusez-moi.
Si vous ne voulez pas d'apprenti, retirez le panneau. C'est trompeur.
Personne ne s'est jamais présenté pour cette annonce.
Et si c'est pour me voler ?
Quoi ?
Comment je sais que t'es pas un voyou ?
Je ne vais pas vous voler. Vous pouvez photocopier ma carte.
Ça ne me sert à rien.
Regardez.
Je peux laisser cette montre en caution. C'est une bonne montre.
Un cadeau de mon père.
Non rémunéré.
Du lundi au vendredi, de 9 h à 14 h et de 16 h à 20 h.
D'accord. Viens demain à 9 heures.
Je pourrais pas, les vieux ne m'excitent pas.
Même pas Matt Damon ?
J'ai jamais été avec un type de 40 ans.
Il y en a un qui me plaît bien...
Son beau-père.
Mon beau-père ? Tu le connais même pas !
Je l'ai vu sur Facebook.
- Cochonne. - Je veux le voir.
J'en ai quelques-unes.
Efface cette photo !
C'était quoi ?
- Montre-moi la photo. - D'accord.
T'as à peine fumé. Aspire.
- T'y vas à fond, toi. - Quel style.
T'étais sûre, pour le bébé ?
Après, t'es coincée avec le père toute ta vie.
J'aimerais bien être liée à Carlos pour toujours.
- Il est gay. - Arrête de dire ça !
Merde !
Parle-lui. Il a peut-être besoin d'aide pour sortir du placard.
Il est pas gay.
- Arrête. - Il est pas très normal.
Je le saurais.
J'aime bien Carlos. Il est peut-être bisexuel.
- C'est possible. - Il n'est pas bisexuel !
Tu viens te coucher ?
Non, j'ai pas sommeil.
Ça ne va pas ?
Non. Je termine ça et j'arrive.
Je t'attends au lit.
T'étudies quoi ?
Mathématiques.
J'étais nul.
Je voulais te poser une question.
Vas-y.
Tu sais, ça m'est égal, je ne me fâcherai pas.
Le jour où on a déménagé,
t'as couché avec Carlos dans le lit de ta tante.
C'est normal.
Le lit est plus grand et c'est de ton âge.
C'est pas grave.
Et samedi, t'as utilisé notre chambre ?
C'est pas grave. Je me fâcherai pas.
Non.
Ça ne me dérange pas, et je ne dirai rien à ta mère.
J'ai passé l'après-midi dehors et la nuit chez une copine.
Pourquoi tu me demandes ?
Chez une copine ?
C'est ça qui l'a fâchée.
Ah, d'accord.
- Tu vas faire quoi ? - J'en sais rien.
- Explique-moi. - Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu ne veux pas d'un copain qui répare les montres ?
Tu peux réparer des montres, ou faire ce que tu veux.
Mais tu as beaucoup de talent.
Qu'est-ce que t'en sais ? Tu t'y connais, en talent ?
Tu pourrais passer le concours.
À quoi ça te sert, de travailler pour un horloger ?
J'aime bien ça
et ça me permet de réfléchir.
Je dois y aller. À demain, d'accord ?
À demain.
Ça va ?
Je suis désolée pour Pablo.
Pablo ?
Il va à Stuttgart.
Pour le travail ?
Il faut que tu me rendes un service.
Pablo a trouvé...
un bout de l'emballage
d'un préservatif
dans notre chambre.
S'il me le redemande,
je lui dirai
que j'en ai discuté avec toi et que Carlos et toi
avez utilisé notre chambre quand on n'était pas là.
D'accord ?
Ne joue pas les saintes.
Samedi soir, il y a une fête.
Je rentrerai tard.
C'est très bon.
Merci.
Carlos, assieds-toi.
Ta mère et moi, on veut te parler.
Vázquez a appelé.
Ça fait deux semaines que tu ne vas plus à l'université.
Est-ce qu'on t'a obligé à étudier le droit ?
On t'a dit quelque chose ?
Non.
On t'a dit que c'était ta décision.
Tu as commencé le droit, tu dois finir.
Je ne préférerais pas.
- Comment ? - Pas quoi ?
C'est ta petite amie ?
Non.
Ce n'est pas une plaisanterie. Il s'agit de ton avenir.
Je peux me lever, maintenant ?
Oui.
Le carton, Laura.
Il ne s'arrête pas.
- Quoi ? - L'ascenseur.
Personne ne vient jamais ici.
Je crois que si.
Je vais jouir.
Il y a quelqu'un.
Mais non.
Si, merde !
- Qu'est-ce que t'as ? - J'en peux plus.
On doit se cacher tout le temps.
C'est nul.
Il faut qu'on fasse quelque chose.
Habille-toi.
Allons-nous-en.
Partons vivre ensemble.
- Quoi ? - Sauvons-nous.
Loin de cette ville.
Maintenant, avec ce qu'on a sur le dos.
Je te crois pas.
- Sérieusement ? - Mais oui.
Je travaillerais dans une usine
ou aux champs.
Ça te plairait ?
On pourrait aller au village.
Partons. C'est la solution à tous nos problèmes.
On n'aura pas à supporter ta mère ou mes parents.
- Ni à donner d'explications. - On pourrait avoir une maison.
- Faire l'amour quand on voudrait. - Être libres.
Tu vas adorer mon village. Tu pourras peindre.
Évitons ton village.
Ils nous trouveront tout de suite.
Tu rateras ce trimestre, mais tu rattraperas au suivant.
Après, tu pourras étudier ou faire ce que tu veux.
J'ai pas envie d'étudier.
Je travaillerai, je pourrai m'occuper de toi.
On pourrait aller à Medina del Campo.
- J'ai une amie là-bas. - C'est parfait.
J'aimerais une chaîne pour mettre la musique à fond.
Il faudra attendre un peu, mais je te promets.
Vite !
Attends.
- Mon pull vert est chez toi. - Laisse-le.
Puisqu'on est là.
Partons tout de suite. Sinon, on partira jamais.
Je prends juste mon pull.
On en achètera un autre. S'il te plaît.
On prendra le premier bus.
Ça prendra une minute.
S'il te plaît.
Sois pas bête.
Bonjour, ma jolie.
- Bonjour, Carmen. - Carlos est avec toi ?
Oui, mais je veux juste prendre mon pull.
Entre. Vous restez goûter ? J'ai fait du pain perdu.
Du pain perdu, miam.
Mais on ne peut pas.
Allez. Tenez-moi compagnie, je m'ennuie.
- Charo n'a pas pu venir. - Je ne sais pas.
- Allez. - Je vais demander à Carlos.
Carlos adore le pain perdu. Laisse-moi faire.
- Je ne sais pas. - Allez, entre.
Le pull est dans son armoire.
Mets les patins, je viens de cirer.
Tu peux sortir aussi tard que tu veux ?
Oui.
J'ai promis d'aller à la fête.
- Je peux te poser une question ? - Bien sûr.
Tu t'es déjà demandé si t'aimais les garçons ?
Même rien qu'un peu.
Si t'étais bisexuel ?
Pourquoi tu parles de ça ?
Il y a des bisexuels très cools, comme Lady Gaga, Angelina Jolie...
Qu'est-ce que t'essaies de dire ?
Certains pourraient penser que ce qu'on a fait à mon anniversaire...
Je sais pas.
Tu devrais le savoir.
Et je le sais.
On reste un peu et on puis s'en va.
Quels gens ?
Comment ça ?
T'as dit que certains pourraient penser...
T'en as parlé à quelqu'un ?
- Je comprends pas. - T'as raconté ce qu'on a fait ?
- C'est une façon de parler. - Attends.
Allez, juste un moment.
Hé !
- C'était une soirée filles. - Sois pas comme ça.
On va aux toilettes.
Une seconde.
Je reviens. Va me chercher à boire.
Plus de vertiges, plus de mal de tête.
Tu prends ce que tu veux, tes vieux remarquent rien.
- C'est quoi ? - C'est important ?
L'important, c'est que ça marche. 20 euros, tu verras.
Non. J'ai pas confiance.
Je les ai chez mon frère.
Il les prend après sa chimio.
Après, il est comme neuf. Pourquoi tu mates ?
- Pardon. - Tu veux tirer un coup ?
- Une pastille ? 20 euros. - Non, merci.
Qu'est-ce que vous foutez ?
Du calme, on arrive. On est trois à faire pipi.
Quelle relou.
Tu fais n'importe quoi. Laisse-moi faire.
J'ai dit à Álex que Susana aimerait bien se le faire.
Elle va te tuer.
Il fallait bien faire quelque chose. Ils sont tellement empotés.
- T'es déchaînée. - Vous faites quoi ?
- J'en peux plus ! - Du calme !
Quelle relou.
- Alors ? - Attends.
- Je vais chercher Carlos. - Attends.
- On va parler d'Álex à Susana. - Il m'attend.
Te sens pas coupable. Viens.
Dis à Álex qu'il te plaît, mais en détail,
comment tu veux qu'il te déshabille, qu'il te lèche les seins,
- qu'il le broute... - Lola, t'es une brute.
Je veux qu'il soit mon petit ami.
Allez, à l'amour !
À l'amour !
Un autre.
- Pas pour moi. - Pourquoi ?
- Où tu vas ? - Je vous rejoins plus tard.
Laura !
Où tu vas ?
- T'as vu mon copain ? - Non.
À sa place, je te laisserais pas toute seule.
Tu me donneras une chance un jour ?
T'es le dernier avec qui je sortirais.
Moi, je veux vraiment être avec toi.
- Me voilà. - Je m'en vais.
Ne fais pas ça. Après, on ira où tu veux.
À qui tu as raconté ce qu'on a fait ?
- De quoi tu parles ? - Va te faire voir.
Carlos, s'il te plaît.
- Laura, te voilà. - Salut, Álex.
- Je te présente Carlos, mon copain. - Salut.
Álex est dans ma classe.
- On va boire un verre ? - D'accord.
Où tu vas ?
- Carlos ! - Jure que tu l'as dit à personne.
- Qu'est-ce que t'as ? - Jure-le.
Je le jure.
Retourne avec tes copines.
Qu'est-ce que tu as ?
J'aimerais que tu sois heureuse.
Je suis heureuse avec toi.
On a besoin de temps.
Je ne sais pas qui je suis.
Ni qui tu es.
Je perds la tête, peut-être.
Tout est occupé ?
Les inconvénients d'être une fille...
- À tout à l'heure. - Hé.
T'aimes qui, comme peintre ?
Pourquoi ?
Tu peins, non ?
J'aime beaucoup Boccioni.
Un futuriste italien.
- Tu le connais ? - Bien sûr.
On dit qu'il est tombé de cheval, mais à mon avis, il s'est suicidé.
À moi.
Il y a une salle remplie de tableaux
de gens qui te regardent comme si t'avais tué quelqu'un.
Et derrière, il y a la porte secrète qui mène aux chambres.
C'est cool.
Tu me plais beaucoup. Je vais finir par tomber amoureux.
Je suis amoureuse de mon copain.
Ton ex-copain, tu veux dire, vu qu'il t'a quittée.
Non, on fait une pause pour réfléchir.
Réfléchir à quoi ? C'est débile. Moi, j'ai pas besoin de réfléchir.
Qu'est-ce que t'as fait ?
Merde.
- Attends. - Fais pas ça.
- C'est rien. - Qu'est-ce qui s'est passé ?
Le putain de verre.
N'abîme pas ton foulard. C'est rien.
Je vais aux toilettes. Ne tache pas ton foulard.
C'est juste un peu de sang.
Reste ici. T'inquiète pas.
Où tu vas ?
- Ça va. - Non, ça va pas. Tu vas où ?
Ça va, Laura.
Tu peux pas prendre ta moto. T'as beaucoup bu.
- Ça va. - Non, ça va pas.
Regarde-toi. Ça va pas.
- Álex n'a qu'à te ramener. - Oui, Álex peut te ramener.
Ça me dérange pas.
Je voulais te raccompagner chez toi.
Fais-le pour moi, s'il te plaît.
D'accord ? S'il te plaît.
Sérieux.
- Álex, tu le ramènes ? - T'as un casque ?
- Álex, tu peux conduire ? - Oui, ça va.
Les clés.
T'es complètement défoncée.
Et j'ai rien chopé !
- C'est écrit quoi ? - T'es dégueu !
On n'a pas assez bu. D'habitude, j'écris tout.
- On y va ? - Oui, allons-y.
- Je te revois quand ? - Je sais pas.
Je viens ici tous les samedis.
Merde, le bus !
- Salut. - Salut.
- Salut, ça va ? - Salut.
- Vous étiez au Stusy ? - Non, au Spook.
- À la soirée de l'Hôtel 82. - Cool.
- C'était qui, le DJ ? - Un DJ d'Amsterdam.
Et la musique ?
De la techno.
- T'aimes la techno ? - Pas tellement.
C'est pas ton style.
Tu peux t'asseoir au fond ?
- C'était comment ? - Pas mal.
- Et vous ? - Près de La Central.
- C'est un endroit cool. C'était blindé. - Ah oui ?
Pourquoi vous rentrez si tôt ?
Je sais pas. À la fin, ça m'a soûlé.
Qu'est-ce que t'as ?
Ça va ? T'as l'air bizarre.
Tu ne voudras plus jamais être avec moi.
C'est pas la question. On fait une pause pour réfléchir.
Je vais sortir avec quelqu'un.
Tu plaisantes ?
Non.
Qui ?
Le Moro.
Tu plaisantes !
C'est pas ce que tu crois. Il est amoureux de moi.
T'es sérieuse ?
- Oui. - Avec le Moro ?
Il saute tout ce qui passe.
Tu peux parler moins fort ?
Si je sors avec lui, tu ne reviendras jamais.
Ça fait seulement deux semaines.
Je sais pas ce que j'ai.
- Et moi ? - C'est toi qui es parti !
Pour qu'on arrange les choses.
- C'est plus possible. - Ne dis pas ça.
C'est possible. Je t'aime.
- On est très différents. - Complémentaires.
Tu ne m'aimes pas ?
Si.
Et alors ?
Je sais pas. J'ai besoin d'essayer.
Après, je saurai vraiment ce que je veux.
Il faut que j'essaie.
Ça va ?
Un peu nauséeux.
On s'appelle demain.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Je voulais te voir.
J'ai réfléchi
et tu as raison de sortir avec ce type.
Tu apprécieras ce qu'on a et ce que je vaux.
Merci. Faut que j'y aille.
Et je voulais te dire que tu ne me perdras pas.
- Si, je te perdrai. - Non.
- Tu me pardonneras jamais. - Non.
Tu le vois quand ?
- Lâche-moi. - Dis-moi.
Tu vas coucher avec lui ?
Ne fais pas ça.
Dis-le-moi. Dis-le-moi, s'il te plaît.
Dis-le-moi.
On n'est pas des enfants.
Je sais que tu vas le faire.
- Dis-le-moi. - Je sais pas.
Tu vas le voir quand ?
C'est pas important.
Justement, si c'est pas important...
J'en sais rien. J'en sais rien.
- Dis-le-moi. - Vendredi.
D'accord. Attends.
Appelle-moi après.
- Non, Carlos. - Promets-le-moi.
- Appelle-moi quand tu rentreras. - D'accord.
VENDREDI 29 AVRIL
Tu es renvoyé.
- Quoi ? - Tu es renvoyé.
Vous m'aviez donné ma matinée.
Ton père m'a dit que tu étudiais le droit.
Alors retourne étudier. C'est ton devoir.
Attends.
Tiens.
Tu me remercieras.
Va t'habiller.
Grand-mère est décédée.
Je me sens pas bien. Je vais boire quelque chose.
J'ai de l'Ibuprofène.
- Merci. - Dépêche-toi.
Tu as de l'argent ?
Grand-mère est dans la salle 7.
Ne traîne pas.
OCCUPÉ
MAMAN
- Qu'est-ce que tu fais ? - J'attends Laura.
Je pensais qu'elle était avec toi.
Non, elle est avec un autre.
Je comprends.
J'aimerais partir avec elle quelques jours.
- Tu l'aimes beaucoup, non ? - Oui.
On a juste besoin de temps.
- Si on est seuls, ça s'arrangera. - Ce qu'il vous faut,
c'est de l'espace.
Laura est très jeune pour une relation sérieuse, et toi aussi.
Vous avez encore beaucoup à vivre.
On s'aime.
La voilà.
Si elle veut partir avec toi quelques jours, pas de problème.
Tu es en retard.
C'est moi qui devais t'appeler.
De quoi tu parlais avec ma mère ?
Tu l'as fait ?
Je l'ai même pas vu.
C'est quoi, cette histoire ?
Tu le vois demain ?
C'était une mauvaise idée.
Ne le fais pas.
Allons à l'endroit des palmiers.
On pourrait partir demain matin.
Demain, ne m'attends pas.
Je t'appellerai pas et je répondrai pas au téléphone.
Ne le fais pas, s'il te plaît.
Pourquoi tu ris ?
- T'es sûr que je peux entrer ? - Bien sûr.
- C'est génial, non ? - Vraiment.
Et voilà la Chambre des députés,
avec les représentants des grandes cités royales.
Et le clergé, le plus terrifiant.
- Eux, ils me font peur. - La vache.
- Regarde leurs têtes. - T'as vu ?
Ils nous regardent.
Et là, il y a la porte secrète dont je t'ai parlée,
qui mène aux chambres.
Waouh.
- Il dormait vraiment ici ? - Il amenait ses maîtresses.
Ils s'en font pas, les rois.
Viens.
Couche-toi. Tu verras ce que ça fait.
Ça me fait bizarre.
N'aie pas peur.
- Et si ça casse ? - Sois pas idiote.
Tu vois ?
Le Moro, c'est un salaud.
Mais t'inquiète. Il les plaque vite fait.
On est mieux sans copine.
Avec une bonne branlette....
T'es con.
Passe-moi le joint.
- Il passe, mais ne se demande pas. - N'importe quoi.
C'est con, pour le Moro, parce qu'il leur sort le grand jeu.
Il gagne à tous les coups.
Il leur fait visiter le palais de nuit,
une visite privée !
Et il les baise sur le lit du roi.
Tu plaisantes.
Tu savais pas ?
Le Palais des Cortes ?
Oui.
Un coup royal !
C'est pas vrai.
Il travaille le week-end et la semaine, il va en cours.
Comme il est agent de sécurité,
il leur fait une visite guidée, il leur montre les tableaux,
et tout le toutim.
Et il les baise sur place.
La première fois, c'est là-bas.
Il dit que ça les rend folles.
Ne ris pas, il s'est tapé ta sœur.
- C'est pas vrai. - Tu sais que si.
- Tu mens. - T'aurais voulu voir la capote ?
Où tu vas ?
Où tu vas ? Tu ne peux pas entrer.
Il faut que je parle au Moro. Il travaille ici.
Il y a personne de ce nom.
C'est un surnom. Il s'appelle...
García.
Ou Garcés.
- Tu veux quoi ? - Lui parler.
Il fait sa ronde.
Vous pouvez l'appeler ?
- Si c'est ton ami, appelle-le. - J'ai plus de batterie.
T'as un peu bu, aussi.
- Vous pouvez l'appeler ? - Il va revenir.
Avec votre appareil, là.
- C'est pour les urgences. - C'est une urgence !
- Quelle urgence ? - Il se tape ma copine.
- Du calme. - Laura !
- Va-t'en. - Salauds.
Dégage d'ici.
- Tu ferais mieux de partir. - Dégage.
Moro.
- Moro. - Excuse-moi.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On a viré un copain jaloux qui demandait après toi.
Très drôle.
Fais pas le malin. Écoute le boucan, dehors.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Laura !
Laura !
Laura, je t'en prie.
Laura !
Tu veux le rejoindre ?
Laura, s'il te plaît.
Salope !
Laura !
Salope !
Salope...
Les urgences, j'écoute ?
Il y a une bombe dans le Palais des Cortes.
Sous le lit du roi.
- Elle explosera dans 15 minutes. - Votre nom ?
Elle est magnifique.
Oui, c'est vrai.
Je suis allée à l'hôpital voir ma sœur.
Tout s'est bien passé.
Je vais retourner au village.
J'ai parlé à ton père, au cas où tu voudrais rester.
On cherchera un internat.
Un jour, quand j'avais 7 ans,
j'étais malade, j'avais de la fièvre.
Papa venait de partir et tu étais très fâchée.
Tu m'as dit de ne jamais me marier
sans être indépendante financièrement.
Je ne sais pas si c'était la fièvre,
mais j'ai eu très peur.
Je t'ai dit
que je ne pourrais pas vivre si tu mourais.
Tu te souviens ?
Quelle idée de dire
"indépendante financièrement" à une fillette de sept ans.
Il ne sort plus depuis trois semaines.
Tu y arriveras peut-être.
Carlos, chéri, regarde qui est venu te voir.
Aide-moi à le convaincre de passer le concours des Beaux-Arts.
C'est en juin. Il faudrait qu'il se prépare.
S'il te plaît.
Bonjour, Carlos.
Tu ne veux pas me voir, mais...
Je voulais te dire au revoir.
Je pars au village.
Ma mère s'est séparée.
Je voulais que tu saches...
Tu es ce qu'il m'est arrivé de mieux dans la vie.
Je regrette de t'avoir fait du mal.
Le Moro va bien ?
C'est fini. C'était une erreur.
Tu sais quoi ?
Ma sœur est née.
Quand je l'ai tenue, j'ai imaginé que c'était notre fille.
Je t'aime.
Je t'aimerai toujours.
C'est ça.
C'est vrai.
Jusqu'à la prochaine grosse bite.
Je voulais essayer de t'oublier,
et que tu m'oublies.
T'as couché avec lui ?
Être avec toi,
c'est la plus belle chose qui me soit arrivée
et je regrette d'avoir raconté ce qu'on a fait aux filles.
T'as joui ?
Personne ne m'a donné autant de plaisir que toi.
T'as pas répondu.
Regarde.
Pour que t'oublies pas notre histoire.
Je m'y suis reprise à plusieurs fois.
T'as joui ?
Oui, j'ai joui.
Le sexe avec toi, c'est merveilleux.
Je veux que tu saches que mon cœur est à toi.
Pour toujours.
À chaque fois que tu me désireras, je serai là.
Maintenant.
Quoi ?
Je te veux maintenant.
Prouve que ce ne sont pas des paroles en l'air.
Tu veux faire l'amour ?
Appelle ça comme tu veux.
Carlos, tu n'es pas bien.
Justement.
Ça m'aidera peut-être.
- Tu es sûr ? - Oui.
Tu m'embrasses, au moins ?
Je prends la pilule.
Je ne veux rien attraper.
T'es pas comme ça.
- Que personne te dise le contraire. - Tais-toi.
Mets-toi sur moi.
Je reviendrai bientôt.
Plus vite.
J'espère qu'on réalisera qu'on peut pas vivre l'un sans l'autre
et qu'on recommencera du début.
Arrête.
S'il te plaît,
ne m'oublie pas.
Pardon.
Je suis toi.
Je suis toi.
Je suis toi.
J'aimerais sentir ce que tu ressens,
penser ce que tu penses.
Je suis toi.
Je suis toi.
- Tu es moi. - Tu es toi.
- J'étais en toi. - Parfois...
- J'aimerais ne plus être moi. - J'ai rêvé que je te pénétrais.
- Et être toi. - Il y a pas longtemps...
Rien de toi ne me dégoûte.
Je veux lécher ton corps tout entier.
J'aimerais sentir ce que tu ressens...
- J'aimerais... - Penser ce que tu penses.
J'aimerais sentir ce que tu ressens,
penser ce que tu penses.
Je veux lécher ton corps tout entier.
Rien de toi ne me dégoûte.
- Il y a pas longtemps... - Parfois...
- J'ai rêvé que je te pénétrais. - J'aimerais ne plus être moi...
- J'étais en toi. - Et être toi.
Tu es moi.
Je suis toi.
Sous-titres : Vanessa Adou
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