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Original subtitles

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1 Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York,

les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.

Voici leurs histoires.

Police secours, bonjour.

- Allô ? - D'où appelez-vous ?

Allô ? Êtes-vous à Harlem ?

Je suis dans une pièce.

- Quel est le problème, ma chérie ? - Je ne peux pas sortir.

- J'ai faim. - Ronda, Ronda !

Aidez-moi. Aidez-moi, je vous en prie !

- Tu peux me dire où tu es ? - Je ne sais pas où je suis.

Olivia ! Olivia !

J'aurai besoin de vous.

Deux minutes.

On a reçu un appel d'une gamine de neuf ans.

Elle dit être enfermée dans une pièce.

- Elle est blessée ? - On ne sait pas.

Des parents qui ont dû vouloir économiser sur la baby-sitter.

Faites-la parler le temps qu'on puisse la localiser. Sur la ligne 2.

Un peu de silence, tout le monde.

Ici l'inspecteur Benson, vous pouvez me la passer.

- Allô ? - Bonjour, moi c'est Olivia. Et toi ?

- Maria. - Salut, Maria.

On va discuter ensemble jusqu'à ce que mes amis viennent te chercher, d'accord ?

Dites-leur de venir vite.

- Maria, est-ce que tu es blessée ? - J'ai faim. J'ai mal au ventre.

- Depuis quand tu n'as pas mangé ? - Depuis deux jours.

Tu dois être affamée.

- Et depuis quand tu n'as pas bu ? - Hier j'ai fini l'eau.

Je vous en prie, aidez-moi.

Bien sûr, ma chérie. On sera là bientôt.

LIGNE DE POLICE

POLICE DE NEW YORK

LE VIOLEUR DE L'EST CAPTURÉ

NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE

VENDREDI 23 SPETEMBRE 17H56

C'est un vieux téléphone sans GPS au nom de Ricardo Garcia, chauffeur de taxi.

Il a déjà été arrêté pour agression sur sa femme.

- D'où vient l'appel ? - Du quartier hispanique de Harlem.

Sans doute de la cité de 115th et 3rd.

Il doit y avoir des milliers d'appartements là-bas.

- C'est ce qu'on a comme localisation. - La petite ne connaît pas son adresse ?

Non. Peut-être parce qu'elle n'a rien mangé depuis deux jours.

Liv est au téléphone avec elle.

Les techniciens l'ont installée dans une pièce plus calme.

On va se concentrer sur cette affaire. Elliot est pris à Brooklyn.

Munch fait du porte-à-porte dans les cités.

Je veux que vous retrouviez Ricardo Garcia.

Il a déménagé le mois dernier sans laisser de nouvelle adresse.

Du nouveau du côté de Maria ?

Elle nous a pas dit son nom ni où se trouvent ses parents.

- Pourquoi donc ? - Elle semble avoir peur. Olivia insiste.

Dis-moi, Maria, tu es dans une maison ou dans un appartement ?

- Je ne sais pas. - Il y a combien de pièces ?

Il y a une pièce. J'ai trop faim et soif.

J'ai cassé la serrure et je suis allée dans l'autre pièce.

- Il y avait de l'eau, je l'ai bue. - La porte est toujours fermée ?

Quand je reste seule.

Maria, ce sont tes parents qui t'ont enfermée dans cette pièce ?

Non. Je ne sais pas.

- Tu peux aller dehors ? - Je ne peux pas ouvrir cette porte.

D'accord. Tu vois quelque chose par la fenêtre ?

Un immeuble, un pont, une rivière, quelque chose comme ça ?

Il n'y a pas de fenêtre. Juste un lit et une photo sur le mur.

C'est quoi comme photo ?

- Un jardin. - Qui t'a donné ce téléphone ?

- Je… je l'ai trouvé. - Où ça ?

- Dans sa veste. - La veste de qui ?

La veste de Richard. Elle était par terre.

Le téléphone était dans la poche.

- Je ne l'ai pas volé. - Maria, c'est qui Richard ?

- Mon papa. - Et quel est son nom ?

- Je ne sais pas. - Tu ne sais pas ?

Il n'a pas le même nom que toi ?

Et ta mère ? Quel est son nom ?

Beatrice. Beatrice Recinos.

Elle est avec Richard en ce moment ?

- Non. - Elle est où alors ?

- Nulle part. Elle est morte. - Je suis désolée, Maria.

Vérifiez si Maria Recinos apparaît dans les personnes disparues.

On est dessus. Le portable appartient à Ricardo Garcia, chauffeur de taxi.

- Ricardo ? Richard. C'est le même nom. - On dirait bien.

Fin vient d'appeler. Il a pu le localiser grâce à son employeur.

Hé oh !

- Ricardo Garcia. - Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Avez-vous un téléphone portable ? - Pourquoi ?

- Calmez-vous. Je l'ai perdu. - Où ça ?

- Si je le savais, il ne serait pas perdu. - Est-ce que vous avez une fille ?

- Oui, pourquoi ? - Elle a quel âge ?

- Dans les neuf ans, je pense. - Comment ça, vous pensez ?

Je ne la vois jamais, car sa super maman me l'a volée.

Elle habite où, sa mère ?

- Harlem, quartier hispanique. - Vous allez m'y emmener.

Tu viens d'où, Maria ?

D'ici, des États-Unis.

Tu parles très bien l'anglais. Où l'as-tu appris ?

- Ma mère m'a appris. Elle est maîtresse. - Elle t'a appris à la maison, à l'école ?

- À la maison. - Mais tu vas à l'école quelque part ?

Mon papa dit que je n'en ai pas besoin.

Tu vas parfois faire des courses ou dans le parc ? Ou au cinéma ?

Je ne sors pas.

Tu dois bien sortir de temps en temps.

Je reste dans ma chambre.

- Police. Où est votre fille ? - Pourquoi ?

Qu'est-ce qu'il a été vous raconter ce pauvre type ?

Vous n'avez pas le droit d'entrer.

- Il a un micro sur lui. - Maman dit que je dois rester ici.

Allô, Liv ? Attendez, qui est à l'appareil ?

- Comment tu t'appelles ? - Angela.

- D'accord, désolé de vous avoir dérangés. - Ça va, ma chérie ?

Capitaine, ici Fin.

- Ce n'est pas Garcia. Sa gamine va bien. - Compris.

Retournez au bureau.

Pourquoi le téléphone de Garcia finit dans les mains de Maria ?

Son père a pu le voler, et même cloner le numéro.

Je croyais que ça, c'était un truc des années 90.

- C'est revenu. Il faut juste un DDI. - Et en français ça donne quoi ?

Un intercepteur de données numériques.

Il clone facilement n'importe quelle ligne téléphonique.

Donc on ne pourra pas le localiser grâce aux factures de téléphone.

On peut, mais ça peut prendre plusieurs jours.

Elle est en ligne depuis déjà 50 minutes.

- John. - Munch.

- Comment ça se passe ? - Super.

J'ai 60 hommes pour fouiller 2 000 appartements.

Il va falloir raffiner un peu, ou obtenir plus d'infos de la gamine.

Dis-moi, Maria, est-ce qu'il y a autre chose dans la pièce ?

Des papiers, des lettres, des factures avec une adresse ?

Rien. Juste un sac en plastique.

- Tu as regardé dedans ? - Il y a des vêtements.

- Quel type de vêtements ? - Des vêtements de fille.

- Ils sont à toi ? - Parfois je dois les porter,

quand je dois bien m'habiller.

Et dans la veste de ton père ?

Va regarder s'il y a d'autres choses dedans.

- Dans les poches, d'accord ? - D'accord.

Maria Recinos n'est pas portée disparue.

- De nouvelles pistes ? - Pas grand-chose. Elle a encore peur.

Pourrait-elle être en train de tout inventer ?

Certains détails sont bizarres, mais je pense qu'elle dit la vérité.

Une experte en langues va venir identifier son accent.

- Ça pourrait nous aider. - Olivia.

- Il y a papier tout en boule. - Bravo, ma puce. Il y a quoi dessus ?

Felipe's Burgers. 342 94th Street et puis plein de chiffres.

Tu connais cet endroit ?

Écoute-moi, Maria, c'est très important.

Tu connais Felipe's Burgers ?

- Oui. - Tu es sûre ?

C'est là où Richard m'achète à manger.

C'est dans 94th Street, à deux km en dehors de la zone de recherche.

Mais si ce Richard lui achète à manger

souvent là-bas, ils doivent le connaître.

Bravo, Maria, tu as assuré.

C'est là, 342 94th Street.

C'est pas possible, il n'y a rien ici.

Madame, vous savez où se trouve Felipe's Burgers ?

- Ici, face à vous. - Qu'est-il arrivé ?

Un incendie, il y a trois mois. Il a été vendu, puis démoli.

- Merci. - Bon débarras. Des burgers dégueulasses.

Capitaine, le local n'existe plus. Il a eu un incendie il y a trois mois.

Parfois il m'apporte des hot-dogs. Mais sans moutarde, juste avec du ketchup.

RESTO DÉTRUIT IL Y A 3 MOIS

Je préfère les frites.

C'est quand la dernière fois qu'il t'a apporté à manger de chez Felipe ?

Je ne sais pas… Avant-hier.

Ce local n'existe plus depuis trois mois, Maria.

Comment est-ce possible alors ?

Je ne sais pas.

Il y a plus de 100 effectifs en train de chercher un fantôme.

Mettez-lui la pression.

Maria, je ne pourrai pas t'aider si tu me mens.

- Il m'a dit que ça arriverait. - Quoi donc ?

Que si je parlais à la poilce, ils ne me croiraient pas.

Si tu parlais de quoi ?

Maria ?

Elle a raccroché.

- Rappelez-la. - C'est ce qu'on fait.

- Le numéro que vous avez… - Ressayez.

… composé n'est plus attribué.

Même si la ligne est désactivée, elle peut appeler les urgences.

Désolé. Le numéro que vous avez composé…

Désolé.

Désolé. Le numéro que vous avez composé n'est plus attribué.

Je l'ai perdue.

18H47

Le centre d'appels est au courant.

Si elle rappelle, ils la transféreront sur cette ligne.

Elle ne rappellera pas.

J'ai été trop dure avec elle.

Elle cherchait de l'aide et je l'ai traitée de menteuse.

Il fallait être sûrs.

Il y a peut-être une autre explication.

- Que voulez-vous dire ? - Jessica, septembre 2004.

Elle appelle les secours

et dit que ça mère ne respire plus.

Elle donne son adresse, son école,

même le nom de sa maîtresse, puis elle raccroche.

Ils ont tout vérifié et n'ont rien trouvé.

Des dizaines d'effectifs mobilisés, des milliers d'heures perdues.

C'était juste une blague d'une fille de 18 ans.

Capitaine, il y a du nouveau.

J'ai augmenté le volume du bruit de fond. Écoutez.

Felipe's Burgers. 342 94th Street et puis plein de chiffres.

On dirait le bruit de la circulation, mais il y a autre chose,

- comme un bourdonnement. Repassez-le. - J'essaie d'enlever la voix.

- 342… - C'est un moteur de voiture ou de camion.

Elle est en mouvement.

Elle a dit qu'elle était dans une pièce.

Elle pourrait être dans un poids lourd ou un container.

Mais le signal du téléphone ne bougeait pas.

Elle peut être garée, ou sinon elle bouge à l'intérieur de la zone de recherche.

Capitaine, voici Julia Ortiz, experte en langues.

On a déjà travaillé ensemble.

-Donald Cragen, Olivia Benson. -Bonjour.

De quoi avez-vous besoin ?

CENTRE D'APPELS DU SERVICE D'URGENCES 18H53

18H54

Diffusez-le jusqu'à ce que quelqu'un le voie.

Ronda, je crois que c'est elle. C'est le même numéro.

- Allô ? Maria ? - Oui, je peux parler à madame Olivia ?

Bien sûr, ma puce, je te la passe.

Le Holland Tunnel ?

Elle quitte Manhattan.

Liv, Maria a rappelé les secours. Ils vont vous la passer.

Elle appelle depuis un nouvel emplacement

près du Holland Tunnel, elle a dû bouger.

J'arrête les recherches à Harlem et j'envoie Fin au centre-ville.

- Des pistes ? - Elle est originaire d'Amérique centrale.

El Salvador, Nicaragua, Honduras. Il faudrait que j'en écoute davantage.

Olivia, c'est elle.

Maria, c'est Olivia. Je suis contente que tu aies rappelé.

Je ne mentais pas. Il fallait pas se fâcher.

- Je n'étais pas fâchée, ma chérie. - Oui, vous étiez très fâchée.

Non, ma puce, j'étais inquiète. Maintenant, écoute-moi.

Nous suivons la localisation de ton téléphone pour te retrouver.

- Et je vois que tu as bougé. - Non, je suis toujours là.

- Alors c'est la pièce qui bouge ? - N'importe quoi. Vous rigolez ?

Pas du tout. J'essaie juste de comprendre.

Maria, reste en ligne, d'accord ?

On fait confiance à une gamine ou à la technologie ?

Maria, est-ce que t'entends des bruits ?

Je ne sais pas. Des voitures, je crois.

Je veux voir où en est Fin.

Fin, ici Cragen. Où êtes-vous ?

On approche du tunnel. Ceux qui font la circulation ont été mis au courant.

Que dois-je faire, capitaine ?

Je contacte les autorités portuaires. On ferme le tunnel.

Fouillez chaque van, chaque camion qui quitte Manhattan.

- Il restera fermé pendant des heures. - Oui, je vous rappellerai.

Maria, est-ce que tu es née à New York ?

- Oui. - Non ? D'accord.

Maria, mon amie Julie est avec moi

et elle sait dire exactement d'où vient une personne

- juste en l'entendant parler. - Non ! Je ne peux plus parler.

- J'aurai des problèmes. - Pourquoi aurais-tu des problèmes ?

Richard va se fâcher. Il va me faire des choses.

A mi me da mincho. Je dois vous laisser.

Non, je t'en prie, Maria. Ne pars pas, ma puce, je t'en prie.

"Me da mincho" ça veut dire "J'ai peur."

- C'est une tournure hondurienne. - D'accord.

Ma puce, tu n'auras aucun souci.

Est-ce que tu viens du Honduras ?

Vous arriverez avant lui ?

- Oui, j'arriverai avant. - Oui.

D'où ça, au Honduras ?

Tegus.

C'est comme ça qu'ils appellent Tegucigalpa.

- La capitale. - De quel coin de Tegus ?

1253 calle Federal, appartement trois.

On va devoir contacter le consul du Honduras.

Maria, qui t'a fait venir aux États-Unis ?

Il n'est pas dispo, il y a une sorte de réception au consulat.

- Pourquoi avez-vous besoin du consul ? - Il fera le lien avec la police locale.

OK, j'irai le voir en personne.

- Vous le connaissez ? - Pas encore.

Nous avons traversé le désert et puis une grosse clôture.

Un monsieur nous attendait. Il m'a emmenée à New York.

C'était après la mort de ta maman ?

- Non, elle était encore vivante. - C'est ta maman qui t'a fait partir ?

Pour que je sois avec mon père ici.

Avec Richard, c'est ça ?

Je ne sais pas. Quand est-ce que vous venez me chercher ?

Bientôt, Maria. Soit courageuse.

Ta maman t'a envoyé rejoindre Richard ?

Il m'a fait lui promettre de ne rien dire.

Maria, écoute-moi. Richard ne te fera pas de mal.

C'est ta maman qui t'a envoyé le rejoindre ?

Non.

Elle m'a envoyé rejoindre mon ancien papa.

Je ne comprends pas, ma puce. C'est pas Richard, ton papa ?

C'est mon nouveau papa.

Papa et maman m'ont vendue très cher et maintenant j'appartiens à Richard.

Et je dois faire ce qu'il veut.

Et qu'est-ce qu'il fait, Maria ?

Je ne veux pas en parler.

Est-ce qu'il fait du mal ?

Il me fait très mal.

Et ses amis aussi me font très mal,

pour qu'il puisse faire ses photos.

L'autorité portuaire a déjà mis en place des barrages.

Tout type de poids lourds, camions, camionnettes, fourgons, etc.

On passe tout au peigne fin, sans exception.

Qu'est-ce qu'il y a là-dedans ?

Faites-le sortir.

CONSULAT DU HONDURAS 19H27

Comment pouvez-vous être certaine qu'elle vient du Honduras ?

Une experte en langues a identifié son accent, et la petite nous l'a confirmé.

C'est peut-être une mauvaise plaisanterie, ou elle veut attirer l'attention.

Écoutez, M. Farias, cette gamine est paniquée et affamée.

Soit on la retrouve rapidement, soit c'est son cadavre qu'on retrouvera.

Devinez qui attirera toute l'attention dans ce cas.

Que voulez-vous que je fasse ?

Mettez-nous en contact avec la direction de la police de Tegucigalpa.

Vous pouvez nous faciliter la tâche.

Il y a un souci, capitaine.

Le deuxième appel c'était à 18h54. Il est 19h29.

Si elle était en mouvement, la borne téléphonique aurait dû être une autre.

Elle est peut-être coincée dans les barrages routiers.

Même dans ce cas, elle aurait dû bouger quelques centaines de mètres.

Et ce n'est pas tout. Le signal du téléphone.

Normalement, un appel est localisé grâce à trois bornes téléphoniques.

Mais ce téléphone n'a été repéré, les deux fois, que par deux bornes.

J'ai demandé l'aide d'un expert en télécommunications

- du FBI, qui va venir. - Que peut-on faire en attendant ?

Demandez à Maria de raccrocher et de nous rappeler, pour voir.

Non, on ne peut pas risquer de la perdre à nouveau.

Liv est au téléphone avec elle depuis presque deux heures.

On n'est pas plus avancés. Qu'est-ce qu'on a à perdre ?

- Vous voulez que je raccroche ? - Juste une minute.

Puis tu rappelles le même numéro.

Mais pourquoi ?

Ça va nous aider à te retrouver.

Je t'en prie, fais-le pour moi.

Ça y est, elle rappelle.

Maria.

- C'est moi. - Je savais que tu rappellerais.

Ça a marché ? Vous savez où je suis ?

Elle est dans le Queens ?

Du Holland Tunnel à Queens en deux minutes ?

- Impossible. - Alors quelle est l'explication ?

- Il n’y en a pas. C'est une farce. - Olivia, vous m'avez trouvée ?

- Oui, on t'a trouvée. - Alors vous venez me chercher ?

Bientôt, ma puce.

Bientôt.

19H35

Pollito poulet, gallina poule…

Quoi que dise la technologie, la petite dit la vérité. Il suffit de l'entendre.

- Et si ce n'était pas une gamine ? - Comment ça ?

Ventana fenêtre, et puerta porte.

Benson.

Allô ?

Tigre, et oso ours.

C'est une autre fille.

Mettez-la en haut-parleur.

J'ai peur. Aidez-moi.

- Qui est à l'appareil ? - Je ne sais pas qui appeler.

- On me retient prisonnière. - Venez voir, Olivia.

Qui vous a donné ce numéro ?

- Olivia… - Olivia,

- … c'est vous qui me l'avez donné. - … c'est vous qui me l'avez donné.

Mais qu'est-ce que vous fabriquez ?

C'est un altérateur de voix. Les renseignements s'en servent.

Avec ça, on peut modifier sa voix à volonté.

- Et alors ? - C'est peut-être juste une blague.

Cette gentille gamine n'existe pas.

Ça vous a plu, Olivia ?

- Olivia ! - Désolée, Maria ! Oui, beaucoup !

- Qu'est-ce qu'il se passe ? - Rien, tout va bien.

- Vous êtes encore fâchée ? - Je ne suis pas du tout fâchée, Maria.

Redis-moi cette poésie s'il te plaît. Cette fois je vais bien écouter

pour essayer de l'apprendre.

Personne n'invente un pareil cauchemar.

Pourquoi vous essayez de prouver qu'elle ment

au lieu d'essayer de la sauver ?

Parc que Munch a trouvé un petit gadget glauque ?

Celui qui fait ça aime les gadgets. Il en a déjà utilisé au moins un.

- De quoi vous parlez ? - Écoutez le bruit de fond.

La même séquence de klaxons se répète toutes les sept minutes.

La circulation, c'est un enregistrement mis en boucle.

Ça s'appelle Sound Cover, et ça permet aux petits malins de faire croire

qu'ils se trouvent à l'aéroport, dans la rue, peu importe.

On peut pas localiser ce type grâce à ces gadgets ?

Où est-ce qu'il se les procure ?

Le Sound Cover n'est disponible que sur site allemand.

Il est 2 h du matin là-bas.

Les altérateurs de voix, ça se trouve dans n'importe quelle boutique pour espions.

Sombrero chapeau, zapato chaussure…

Peut-être vous avez raison, et je suis bête.

Mais je resterai avec elle au téléphone tant qu'on me l'aura pas prouvé.

Est-ce que Fin a organisé le porte à porte dans le Queens ?

Je n'enverrai pas encore cent effectifs chercher une gamine imaginaire.

Désolé.

Chiringa cerf-volant, mañana matin, et noche nuit…

- Manzana pomme. - Manzana pomme.

- Verde vert. - Verde vert.

- Castillo château. - Castillo château.

- Y reina reine. - Y reina reine.

Novak vient de nous appeler du consulat.

La police hondurienne vient de parler avec la mère de Maria, Beatrice.

- Elle est censée être morte. - Non, c'est la fille qui est morte.

Maria ? Mais comment est-ce possible ?

En essayant de traverser la frontière pour rejoindre son père à Las Vegas.

La mère va filer des photos aux policiers honduriens.

Mets Liv au courant.

Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle.

Je cherche le capitaine Cragen.

- Vous l'avez trouvé. - Agent spécial Rachel Sorannis, du FBI.

Il paraît que vous avez un problème avec un téléphone.

C'est par ici.

Maria Recinos est morte ?

Son cousin l'amenait vers à père qui était à Las Vegas,

et il l'a perdue dans le désert lorsqu'ils furent surpris

- par la police des frontières. - Ont-ils retrouvé son corps ?

Non.

Comme par hasard. Ce cousin est peut-être un voyou.

Peut-être qu'il ne l'a pas perdue, mais juste vendue.

- C'est tiré par les cheveux, Liv. - Vraiment ?

Elle vit avec un homme qui dit être son père,

mais elle ne connaît même pas son nom de famille.

Si Maria Recinos est morte, alors qui est cette fille au téléphone ?

Je ne sais pas.

Les policiers honduriens vont nous envoyer des photos de Maria données par sa mère.

Olivia, je peux arrêter ?

- Olivia, vous êtes où ? - Je suis là !

Maria, j'ai quelque chose à te dire.

Ta maman est en vie.

La police de Tegus vient de parler avec elle.

- Mais Richard a dit… - Richard te ment.

Ta maman est en vie.

Maria, je dois te poser une question. Que s'est-il passé dans le désert ?

- Est-ce que ton cousin t'a perdue ? - Non, on a traversé la clôture

et il m'a donnée à un homme qui a dit qu'il m'emmènerait à mon papa.

Mais en fait il m'a emmenée à Richard.

Olivia, le téléphone dit quelque chose.

"Batterie faible."

Des idées ?

On a une théorie.

On pense que quelque chose redirige le signal du téléphone

et le fait se balader par plusieurs bornes à chaque appel.

Disons que Maria nous dit la vérité.

Elle et son téléphone se trouvent à un endroit.

Les bornes les plus proches devraient recevoir le signal du téléphone.

On retraçant le signal reçu par la borne, on obtient une localisation approximative.

Mais le signal de Maria se balade partout sur la carte.

Elle est à Harlem, au Holland Tunnel, dans le Queens.

Comment est-ce possible de faire ça ?

En piratant le panneau de distribution de la compagnie téléphonique

pour qu'à chaque fois que ce téléphone émet un appel,

un virus reconnaisse le numéro

et redirige le signal aléatoirement vers d'autres bornes.

Et qu'est-ce qu'on peut faire ?

La compagnie téléphonique a au moins dix panneaux à Manhattan.

Je vérifie un par un et j'y installe ceci.

Ça détecte toute application indésirable, qu'on pourra ensuite enlever.

- Combien ça peut prendre ? - La compagnie téléphonique est OK.

Combien de temps ?

Capitaine, on a une photo qui arrive.

Voici Maria Recinos, ça vient d'être scanné par la police hondurienne.

Elle a été prise lors de son neuvième anniversaire, dit la mère.

Je transmets aux médias.

Attendez. Montrez-la à Olivia d'abord. Assurons-nous que c'est pas bidon.

J'avais des cousins, mais pas de frères ou sœurs.

- Olivia, est-ce que tu as des enfants ? - Non.

Tu ne les aimes pas ?

Je les adore. J'aimerais beaucoup en avoir un.

Vous ne l'enverrez pas vivre ailleurs ?

- Comme a fait ma maman ? - Maria Recinos. Envoyée par sa mère.

- Ma maison me manque… - Le jour de ses 9 ans. On doit vérifier.

Surtout mon chat. Il s'appelle Chimichanga.

Comme le plat.

Maria.

Tu te souviens de ton dernier anniversaire ?

Oui.

Tu te souviens de comment tu étais habillée ?

Une robe rose avec un gros ruban jaune.

Et maman m'a laissé porter ses bracelets dorés, même s'ils sont trop grands.

J'ai soufflé toutes les bougies dès la première fois.

Je l'ai déjà vue quelque part.

Je prends l'appel avec le casque.

Qu'est-ce qui se passe, Olivia ?

Je cherche quelque chose qui pourrait nous aider à te retrouver.

- Attends. - Mais quoi ? Je ne comprends pas.

Ma puce, attends un peu, s'il te plaît.

Qu'est-ce qu'il y a, Liv ?

L'Unité Spéciale de Montréal avait diffusé un avis de recherche.

Avec des photos d'une fille.

- Elles sont là quelque part. - Olivia, je suis fatiguée.

On peut arrêter de parler ?

Non, ma chérie, accroche-toi encore un peu.

Encore un petit peu. Tu me chantes une chanson ?

- Allons voir dans les archives. - Oui.

Tu me chantes quelque chose ? Quelle est ta chanson préférée ?

Je ne sais pas.

Mais si, tu sais quelle est ta chanson préférée.

Vas-y, tu me la chantes un peu ?

Son téléphone va s'éteindre à tout moment.

Qu'est-ce que vous cherchez ?

Des photos d'une fille.

L'Unité Spéciale de Montréal l'a vue dans des dizaines d'images porno.

- Ils n'ont jamais pu l'identifier. - Voilà !

UNITÉ DE CRIMES SEXUELS DE MONTRÉAL AVIS

C'est ça.

C'est elle.

Elle a dit qu'il y avait une photo d'un jardin accrochée au mur.

Convaincu ?

Cet homme est l'un des pires producteurs de pornographie infantile

qu'ils aient jamais vus, et ils ne savent rien sur lui.

D'où la difficulté à localiser son téléphone.

Il veut s'assurer que son business de pédopornographie

- ne soit pas repéré. -Mettez Montréal au courant.

- Olivia, obtenez la description du type. - J'essaie, mais la petite est épuisée.

Dites-moi que vous avancez sur la localisation.

On sait qu'il redirige les appels, mais on ne sait pas d'où.

- Il dit "Batterie faible". - On arrive bientôt, je te le promets.

Ma puce, est-ce que tu peux me décrire la photo sur le mur ?

C'est un jardin avec des fleurs, des arbres. Il y a une clôture blanche.

C'est là où Richard te prend en photo ?

C'est là qu'il fait tout.

Dis-moi à quoi il ressemble. De quelle couleur sont ses yeux, ses cheveux ?

Il a les cheveux bruns. Je ne sais plus, pour ses yeux.

A-t-il des traits particuliers ?

Des lunettes ? Une moustache ?

- Une cicatrice ? - Il porte des lunettes argentées.

Et il les enlève quand il fait de vilaines choses.

Il les plie et les range dans un étui bleu.

Olivia, mes yeux se ferment. On arrête maintenant ?

Je sais, ma puce, que t'es très fatiguée.

Mais tu dois continuer à me parler. On se rapproche vraiment.

Vous dites ça, mais c'est pas vrai.

Il va bientôt revenir. Je l'entends dans l'escalier.

- L'escalier ? - Quand il vient me voir.

Parfois juste ses pas à lui. Parfois pas que les siens.

Ces jours-là j'aimerais être morte.

Un escalier, pas de fenêtres. Peut-être une cave.

Passez sa description à la police de Montréal, voir s'ils ont des pistes.

- Précisez qu'il s'y connaît en high-tech. - Bon sang !

- Vous progressez ? - J'ai scanné huit des douze panneaux.

- Jusqu'ici, rien. - Et si vous avez tort ?

Ne m'en parlez pas.

19H52

19H53

- Olivia, je peux raccrocher ? - Non, ma puce, tu dois rester avec moi.

Mais je ne suis pas avec vous.

Oui, tu es avec moi au téléphone, d'accord ?

- Je ne t'abandonnerai pas. - Vous pouvez me laisser partir.

Comment ça, Maria ?

Je n'ai plus mal au ventre. Je pourrai m'endormir.

Non, ma puce, il ne faut pas dormir. Reste éveillée avec moi.

Mon téléphone aussi a sommeil.

- Je veux dormir. - Maria, ne t'endors pas maintenant !

Parle avec moi. Juste… Chante-moi quelque chose.

Chante quelque chose, d'accord ? Écoute, Maria. Prête ?

Pollito poulet, gallina poule

Allez, vas-y !

Maria, parle avec moi. Tu dois me parler, d'accord ?

- Ne me laisse pas, ma chérie. - "Rechargez la batterie."

Mon téléphone va s'éteindre.

Au revoir, Olivia.

Non, non, ma puce, écoute-moi. T'es prête ?

- Elle n'a plus de batterie. - On est au courant.

Zapato chaussure, naranja orange Y azul bleu

Allez, Maria.

Cena dîner, cuchara cuiller

Allez, continue, ma puce.

Cuchara cuiller

- Estrella étoile - Y luna lune

C'est super. Continue comme ça, d'accord ?

VIRUS DETECTÉ

- On a quelque chose ! - Maria, je ne t'entends plus.

Reste éveillée, ma puce. Tu dois rester éveillée.

Passez-moi le 118.

Almohada oreiller y cuarto chambre

Allez, Maria, je ne t'entends pas.

Mapo serpillère y escoba balai

Votre panneau a un virus sur le 118. Il a piraté votre serveur.

Je passe l'antivirus.

Et maintenant ?

On supprime le virus et on demande à Maria de rappeler.

- On aura la vraie localisation. - Maria, je ne t'entends toujours pas.

Reste éveillée, ma puce. Il faut rester éveillée.

- Je ne peux pas. - Si, tu peux. Je sais que tu peux.

Parle avec moi, chante quelque chose. N'importe quoi.

Virus supprimé.

Ils l'ont trouvé. Qu'elle raccroche et nous rappelle.

Maria.

Mes amis ont réparé le téléphone. Tu dois juste rappeler les urgences

et nous saurons exactement où tu es.

Je t'en prie, Maria, ce sera la dernière fois.

Allez, ma puce. Raccroche et rappelle.

Tout pareil qu'avant. Je sais que tu en es capable.

Maria, réveille-toi ! Maria !

Maria ?

Qui est à l'appareil ?

C'est la police. Nous savons exactement où vous vous trouvez.

Non, vous n'en savez rien.

Non.

Non !

20H18

Une alerte enlèvement a été lancée. Montréal a envoyé d'autres photos.

Munch est en train de les analyser, voir s'il trouve de nouvelles pistes.

Fin et Sorranis sont dans les bureaux de la compagnie téléphonique.

Et on a obtenu un mandat du juge pour voir les dossiers de leurs employés,

et les recouper avec les registres des délinquants sexuels.

On va trouver ce type.

Il sera pas sur les registres. Il a pris une fille qui ne manque à personne.

Il l'a gardée dans un endroit que personne ne peut trouver.

On le localisera grâce à la compagnie téléphonique.

Même s'il vient de la pirater, il a dû laisser quelques traces.

Même si on le coince,

il aura eu le temps de se débarrasser du corps.

Il paraît que tu avais un rendez-vous.

Oui.

Et même des billets pour un spectacle.

Lequel ?

Spamalot.

Il paraît que c'est marrant.

Inspecteur Tutuola.

Venez vous contaminer avec de la pédopornographie.

- Du nouveau du côté du téléphone ? - Non.

Et par ici ?

Pas pour le moment.

Regardez ça, à côté du lit.

- Quoi, la tasse ? - Le logo qu'il y a dessus.

Rempliss… Fel.

- Felipe's. - Felipe's Burgers.

Elle a lu ça sur la tasse

et elle cru que Richard lui apportait la nourriture de là-bas.

Mais ce lieu a brûlé. Voulez-vous qu'on y retourne ?

Juste en face, il y a une boutique d'articles électroniques.

On sait qu'il s'y connait en communications électroniques.

Ça fait longtemps que le restau a fermé, Liv.

- On demande un mandat ? - On n'a aucune justification.

Police ! Arrêtez-vous !

Hé !

- Que se passe-t-il ? - Intervention de la police.

Je ne comprends pas. Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Vide. - Que savez-vous ? Richard Dwyer.

- Que faisiez-vous ici, Richard ? - J'achetais un soda.

Vous êtes venu de chez vous à Long Island pour un soda ?

Je passais par là. Qu'est-ce que vous cherchez ?

Rien ici non plus. Vous connaissez cette boutique ?

- Pourquoi vous voulez savoir ? - Pourquoi vous ne répondez pas ?

Peut-être qu'il a la clé de cette porte.

- Hé, vous n'avez pas le droit ! - Surveillez-le. Passez-moi la lampe.

Maria.

Maria !

PERSONNEL AUTORISÉ

Voilà l'escalier.

De l'ammoniaque. Il a tout nettoyé.

Maria !

Maria !

Maria.

Il l'a emmenée.

Mais il n'a qu'une heure d'avance sur nous.

Elle est peut-être encore en vie. Ramène-le ici.

Voici Maria Recinos. J'ai parlé avec elle aujourd'hui pendant plus de deux heures

- sur votre téléphone. - Impossible.

- Mon téléphone était avec moi. - Elle vous a décrit.

Elle m'a raconté tout ce que vous lui avez fait dans cette pièce.

On a des centaines de photos comme celle-ci, prises ici.

Je vous en prie, j'ignore de quoi vous parlez.

Je travaille dans la finance. J'habite Long Island.

Pourquoi avez-vous la clé de cette boutique ?

Elle appartient à mon père.

Je n'y mets jamais les pieds. J'essaie de la vendre.

Et où irez-vous produire votre pornographie infantile ?

Je ne ferais jamais un truc pareil.

Je vous jure que je ne suis pas descendu ici depuis des années.

Peut-être un ancien employé de mon père a gardé un jeu de clés.

- Je peux vous donner des noms. - Pourquoi vous êtes là ce soir ?

J'avais une réunion au centre-ville.

Je me suis arrêté pour voir si tout allait bien.

Vous savez où elle est !

Si elle meurt, croyez-moi, je ferai de votre vie un enfer.

Vous n'avez pas le droit de faire ça. Je veux appeler mon avocat.

Je veux appeler mon avocat.

Fin !

Si je ne suis pas en état d'arrestation, je vais partir.

Vous avez dit que vous aviez une réunion.

- En effet. - Il y a de la boue sur vos chaussures.

Lâchez-moi ! Vous n'avez pas le droit !

Dès qu'on fera analyser ça,

on nous dira exactement où vous l'avez enterrée.

C'est votre dernière chance, Richard.

Où est-elle ?

Liv, regarde ça. Felipe's Burgers a cramé.

Il y avait des poutres qui ont brûlé.

Elle est là-bas, dans le terrain vague.

Divisez-vous et cherchez des traces récentes ou de la terre remuée.

J'ai quelque chose ! Ici on a remué la terre.

Une trace de pas.

- Il faut creuser. Cherchez des outils ! - Prenez des bouts de bois,

des bouts de clôture, n'importe quoi !

Attendez ! Attendez ! Creusez ! Creusez !

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Mon Dieu.

- Ça sent le chloroforme. - OK.

Aidez-moi à la soulever.

Allez, allez.

Elle ne respire pas.

Reste avec moi. Allez, Maria.

Allez, ma puce. Allez ! Oui.

Ça va aller, ma puce. Ça va aller.

Tout va bien se passer.

C'est bon, Maria.

Tout va bien.

Olivia.

CETTE HISTOIRE EST FICTIVE. PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.

Sous-titres : Adam Molho

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