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Original subtitles

WWW.MY-SUBS.CO

1 Dans le système judiciaire,

les délits à caractère sexuel sont particulièrement odieux.

À New York,

les inspecteurs spécialisés enquêtant sur ces crimes vicieux

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.

Ces histoires sont les leurs.

Je m'appelle Ed,

et je suis là pour écouter vos problèmes avec empathie,

sans jugement ni conseil.

Allez-vous-en.

Vous comptez pour moi, et sûrement pour beaucoup d'autres.

Laissez-moi tranquille !

Eh ! Attention !

Vous manquerez à beaucoup de gens.

Non ! À personne.

Et le père du bébé ?

Vous ne comprenez pas.

J'ai été violée !

- Son nom ? - On l'ignore encore.

C'est sa chambre ?

Non, elle est entrée pendant le ménage.

- Je crois qu'elle n'avait pas de chambre. - Sortez tous.

Il fait froid ici.

Je vous ai apporté une boisson.

- Je ne prends pas de café. - C'est du chocolat.

Prenez-le, ça vous réchauffera les mains.

Je le mets juste là. Voilà.

Merci.

Je m'appelle Olivia.

April.

Que se passe-t-il, April ?

Vous avez un prénom pour le bébé ?

Sarah.

C'était le nom de ma mère.

Elle est morte l'an dernier.

Cancer du sein.

L'agent de sécurité vous a dit ?

Oui.

Je suis là pour ça. Unité Spéciale pour les Victimes.

Pourquoi je n'arrive pas à aimer mon bébé ?

- Mon bébé ! - Vous avez choisi de le garder.

Vous lui avez donné un prénom magnifique. Vous l'aimez déjà.

- Je n'y arriverai pas toute seule. - Vous n'y êtes pas obligée.

Je veux que vous m'écoutiez.

Je vais vous aider.

Promis. Je vais vous aider.

Comment ?

On verra ça ensemble. Vous me donnez la main ?

- Allez. - Non !

Tout va bien.

Non.

LIGNE DE POLICE

POLICE DE NEW YORK

LE VIOLEUR DE L'EST CAPTURÉ

NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE

Patiente décrite déprimée et en larmes à l'arrivée.

Elle s'appelle April Troost.

On a testé les drogues et l'alcoolémie. Négatif.

Et la grossesse ?

Elle est à environ 35 semaines. Pas de signes de détresse ni malnutrition.

- Elle est prête. - À accoucher ?

Non, je la libère.

Avez-vous raté l'épisode où elle allait sauter

d'un immeuble de 20 étages ?

Son élan suicidaire est passé, et il n'y a pas d'antécédents.

Pouvez-vous garantir qu'elle ne va pas grimper

- sur une corniche demain ? - Non, bien sûr.

Mettez-la en arrêt psychiatrique jusqu'à la naissance.

Je ne peux pas.

Elle n'est ni sévèrement psychotique ni dangereuse pour elle ou les autres.

Eh ! Et le bébé ? Il ne compte pas ?

Elle a accepté un suivi ambulatoire.

J'ai fait mon travail.

Je pensais gérer le viol.

Jusqu'à hier.

J'ai craqué.

Ça arrive.

Vous n'êtes pas la première à vivre ça.

Je vois son visage partout.

Même en fermant les yeux.

Parlez-moi de lui.

On s'est rencontrés dans un bar, on a parlé toute la soirée.

Il a proposé de me raccompagner, j'ai pensé...

"Enfin, un gentleman".

On est allés chez moi.

Je priais intérieurement pour un baiser de bonne nuit.

Ça faisait si longtemps.

Il m'a poussée à l'intérieur et a fermé la porte.

Vous n'avez pas appelé la police ?

J'ai été bête.

En fait je croyais l'intéresser.

Une aide-soignante.

J'ai à peine mon bac.

April, ce qui vous est arrivé n'est pas de votre faute.

Lui faire face vous aidera à vous en sortir.

Je ne peux pas.

Vous devez être forte pour la petite Sarah.

Elle n'a que vous.

Et je promets de vous aider.

Comment ?

En arrêtant l'homme qui vous a violée.

Dites-moi son nom.

Barclay Pallister.

LABORATOIRES PALLISTER MERCREDI 2 MARS

Il faudrait me souvenir d'une femme rencontrée dans un bar il y a huit mois ?

Vous avez bu, ri, les choses se sont enchainées.

Je m'en souviendrais si on avait couché ensemble.

C'est le cas, elle dit avoir été violée.

Au fait, félicitations, vous êtes le papa.

Foutaises.

Je n'ai couché avec personne. Encore moins violé.

Je suis marié et heureux.

Assez pour que votre femme soit votre alibi ?

J'étais sans doute ici.

Je passe plus de temps au labo que chez moi.

Pas d'alibi.

Elle a peut-être vu ma photo dans Forbes ou Fortune.

M'a pris pour une cible facile.

Tous ces joueurs de la NBA et c'est vous qu'elle a choisi.

C'est pas pour me vanter,

mais les femmes me tombent dessus

depuis que ma boîte est devenue publique.

Et ces cadavres ?

Ils sont ma mine d'or.

J'ai inventé une méthode écologique pour les réduire en poussière

sans même une étincelle.

Ma méthode de congélation rapide va révolutionner la science mortuaire.

Et ça vous fait baiser comme une star.

Je ne tromperais jamais ma femme.

Elle est restée à mes côtés à chacun de mes échecs.

Donc, vous pouvez passer un test de paternité sans problème.

Si c'est nécessaire. Mais je vous le dis, ce n'est pas mon enfant.

L'ADN le prouve. L'enfant d'April Troost est clairement le vôtre.

Mais c'est impossible. Je ne l'ai pas touchée.

L'immaculée conception ne tiendra pas devant un tribunal,

- alors, réessayez. - D'accord.

M. Pallister admet avoir rencontré la prévenue dans un bar.

Ils ont bu, mais il ne se souvient pas avoir eu de rapports sexuels avec elle.

Vous avez trop bu et avez perdu le contrôle de votre corps.

Défense de l'intoxication. C'est mieux.

Je le saurais si je l'avais violée.

Vous l'avez violée. Et son gros ventre le prouve.

Au vu des résultats de l'ADN,

nous déclarons la paternité.

Mais le sexe était consenti. Il n'y a pas eu de viol.

PROCÈS, PARTIE 15 MARDI 22 MARS

Je l'ai supplié d'arrêter.

Mais il ne m'écoutait pas.

C'était après qu'il ait verrouillé la porte.

Oui.

Il m'a jetée au sol et il m'a coincée.

Je ne pouvais pas bouger.

- Vous avez crié ? - J'ai hurlé.

Mais il a mis sa main sur ma bouche.

Je pouvais à peine respirer.

Vous êtes-vous débattue ?

Je crois que je l'ai griffé au visage.

Mais il est devenu plus violent,

et il a mis ses mains autour de mon cou comme ça,

et il m'a étranglée.

Et j'ai pensé que si j'arrêtais de crier, alors peut-être...

qu'il ne me tuerait pas.

Et ensuite ?

Ensuite, il m'a violée.

Il m'a violée encore et encore

et encore.

Veut-on vraiment continuer à faire souffrir cette pauvre femme ?

Que proposez-vous ?

Suspension, pas d'emprisonnement,

vous et moi prenons le reste de l'après-midi.

Je préfère travailler. Quinze ans. Il fait tout.

C'est un membre actif de la société, et elle est dans un service psychiatrique.

- Vos agents voulaient la faire interner. - Vous ne pouvez pas utiliser ça.

Si, devant un juge des affaires familiales.

Il nie avoir couché avec elle, et là il veut être le père de l'année ?

C'est aussi son bébé. Il se battra pour l'avoir.

Sauf si elle accepte un accord.

Prête ?

- Je ne peux pas l'affronter à nouveau. - Vous avez déjà fait la moitié.

Vous n'avez qu'à garder les yeux sur moi.

Merci.

Pourquoi avoir attendu huit mois pour signaler le viol présumé ?

J'avais peur.

J'étais confuse. Humiliée.

Diriez-vous suicidaire ?

Oui, je voulais mettre fin à ma vie.

- Et à celle de votre bébé ? - Non.

C'est pour ça que je ne me suis pas fait de mal.

J'aime trop mon bébé.

Vous l'aimez tellement que vous voulez accuser son père de viol ?

C'est la bonne chose à faire.

Rien ne vous fera changer d'avis ?

Non.

Et un demi-million de dollars ?

Vous m'avez appelé ce matin me disant que vous vouliez un accord.

Mais à quoi vous pensiez ?

Cet avocat m'a dit que si je perdais, Barclay prendrait le bébé.

Il vous a menti.

- Je l'ignorais. - J'ai perdu mon temps.

Le jury vous considère comme une chercheuse d'or,

- pas une victime de viol. - Désolée !

- J'ai fait une erreur. - Pourquoi ne pas m'avoir appelée ?

Vous auriez été furieuse. Vous l'êtes. Je le vois dans vos yeux

Je ne suis pas furieuse. Je suis déçue.

C'est à quel point ?

Notre seul choix est de vous remettre à la barre

pour refuser l'accord.

Je vous appelle demain pour témoigner à nouveau.

Je ferais tout pour améliorer les choses.

PROCÈS PARTIE 15 MERCREDI 23 MARS

Mon audience commence à 9 heures précises, Mme Novak.

Où est votre témoin ?

Elle est sûrement en retard, votre Honneur

Nous attendons depuis 40 minutes.

Elle a pris sa décision. Elle veut accepter l'accord.

Elle avait l'intention de témoigner aujourd'hui.

Si je pouvais obtenir une brève prorogation.

Il est évident que Mme Troost a changé d'avis.

Je ne ferai pas attendre ce jury plus longtemps.

Votre Honneur, j'ai l'inspecteur Stabler en ligne.

La police routière vient de retrouver Mme Troost.

Elle roulait vers l'est, a raté le virage,

- et a chuté de la falaise ici. - Pas de rambarde ?

Je parie qu'ils vont trouver l'argent après ça.

Le réservoir a pris feu à l'impact.

Pas de survivants.

À quelle heure ?

Les pompiers ont reçu l'appel vers 5 heures ce matin.

D'après eux, ça brûlait depuis un moment.

Elle a dû s'endormir au volant.

C'est sûrement un suicide.

Liv, vous n'auriez rien pu faire.

J'étais en colère, et je l'ai montré.

Vous vous êtes emportée, car elle vous a menti.

Elle avait besoin qu'on croie en elle.

Le procès peut se poursuivre sans April, non ?

À quoi bon ?

Je propose un deal à Barclay.

Il l'a violée et lui a laissé un enfant.

Le jury le sait.

Le jury va l'acquitter.

Les derniers mots qu'ils ont entendus ont été "accord financier".

Elle s'apprêtait à le refuser.

À moins qu'elle ne le dise à la barre, c'est inadmissible.

Alors on laisse Barclay filer ?

Trouvez-moi une preuve qu'elle allait refuser l'accord,

et je pourrai bluffer Barclay et l'amener à plaider.

APPARTEMENT D'APRIL TROOST MERCREDI 23 MARS

Pas de lettre de suicide, ni de journal,

Rien dans ses e-mails. Pas de documents en lien avec l'accord.

Que des factures.

Le canapé est mouillé.

Et cette croûte blanche ?

Peroxyde d'hydrogène.

Ça fait de la mousse au contact des cellules sanguines.

Les bulles sèchent et ça devient cette croûte blanche.

Regardez le mur.

Vous voyez ces tâches ?

On a essayé d'essuyer le sang.

Et par terre.

Il n'y a pas de corps, mais c'est clairement une scène de crime.

Nous avons un meurtre.

Le suspect tue April ici,

met son corps dans la voiture et la précipite dans le vide.

J'ai compris le trucage de l'accident.

On dirait un pot de peinture.

Oui. Mais ceux-ci servent à stocker les produits chimiques dans les labos.

Comme ceux de Barclay Pallister.

Ça a été éjecté de la voiture.

Vous voyez l'angle des bosses ?

Le pot a été calé sous le tableau de bord,

quand la pédale est enfoncée. J'ai trouvé d'autres preuves là-haut.

Vous voyez ces traces de pneus ?

Les roues ont tourné sur place.

Il a calé le pot et fait tourner le moteur.

Il l'a mise en marche avant, elle a filé comme une fusée.

Il tue April dans son appartement, met en scène le crash ici.

Avec son histoire, Barclay savait que nous conclurions à un suicide.

Son corps brûle, et personne ne sait ce qu'il lui a fait.

J'ai envoyé tout le contenu de la voiture à la morgue.

Warner va peut-être découvrir comment elle est morte.

C'est tout ce qui a survécu au feu.

Pas grand-chose.

Selon les pompiers, il auraient utilisé de l'essence pour accélérer la combustion.

Futé, il voulait s'assurer qu'on ne trouve pas de corps.

C'est le cas.

Il a été incinéré ?

Non, il n'y avait pas de corps dans la voiture.

On trouve toujours des restes. Des bouts d'os longs, des plombages.

Ce salaud a utilisé sa technologie pour la faire disparaître.

Il devait avoir accès à sa maison et à sa voiture.

Peut-être qu'il a été vu avec elle.

April met sa voiture au garage ?

Elle la gare dans la rue.

Pauvre Mme Troost.

C'était une gentille dame.

- C'était vous le gardien hier ? - Jusqu'à 11 heures.

- Qui a pris le relais ? - Personne.

Après mon départ, les résidents ouvrent aux visiteurs.

Y a-t-il des caméras de surveillance ?

La direction est trop radine.

Je pars en retraite en août,

il n'y aura même plus de gardien de jour après.

Quand avez-vous vu April Troost pour la dernière fois ?

Elle est rentrée d'un rencard dinatoire vers 22 h.

- Un rencard, sûr ? - Elle était toute pimpante.

Elle est allée au Luigi's, c'est plutôt romantique.

Comment le savez-vous ?

Elle m'a apporté un sac à chien.

Un bel os pour mon rottweiler.

Bien sûr, je m'en souviens.

Elle a demandé un repas sans ail pour le bébé.

Peut-être qu'elle espérait un baiser.

Je ne crois pas. Ils se sont à peine parlé.

- Comment était l'homme ? - Grand.

Et d'après sa carte noire American Express, très riche.

Vous avez une copie du ticket ?

Il doit y en avoir une derrière le bar.

- Comment elle se comportait ? - Très contrariée.

Elle lui a crié dessus et est partie en trombe.

- Vous savez pourquoi ? - Je pensais aux hormones.

Le voilà. Barclay Pallister.

DOMICILE DE PALLISTER JEUDI 24 MARS

C'est désespérant

Vous avez rejeté l'affaire du viol, vous tentez d'accuser de meurtre

un homme innocent.

Nous avons perdu le procès du viol

car votre client a tué April Troost.

Pas évident de tuer quelqu'un dans un restaurant bondé.

Mais facile chez elle.

Je ne suis jamais allé chez elle.

- Où êtes-vous allé après le Luigi's ? - Chez moi.

Votre femme peut l'attester ?

Elle m'a quitté après votre accusation de viol.

Oui, logique.

Mon client a rencontré Mme Troost dans un lieu neutre

avec beaucoup de témoins. Rien d'illégal.

Et la corruption de témoins ?

Elle l'a invité.

Alors, de quoi parlent une victime et son violeur en mangeant des pâtes ?

D'argent.

Elle me tenait par les couilles, alors j'ai proposé un demi-million en cash.

Vous avez traversé la ville avec 500 000 dollars en poche

et vous les lui avez donnés ?

Oui.

Alors, pourquoi elle est partie en pleurant ?

Parce qu'elle est folle.

J'étais content de la payer pour qu'elle sorte de ma vie.

Elle est partie avec l'argent et je ne l'ai plus jamais revue.

Personne d'autre, c'est le problème.

On en a fini. Accusez mon client ou partez.

Au fait, votre ménage à l'appartement était nul.

Vous auriez dû laisser April brûler dans la voiture.

Vous avez fait plein d'erreurs,

et elles vous perdront.

Toutes les preuves pointent vers Barclay Pallister.

L'équipe de recherche criminelle a vérifié son labo.

Mêmes pots de produits chimiques,

même puissance industrielle, peroxyde d'hydrogène.

On en trouve dans tous les labos. Ça reste circonstanciel.

Écoutez, le sang sur le canapé, les murs, le sol,

- correspondent à l'ADN d'April. - On n'a pas de corps.

Chef, on a interrogé une voisine.

Elle s'est plainte à April de la musique trop forte la nuit de sa mort.

April s'est excusée et a dit qu'elle demanderait à son ami de baisser.

La voisine a-t-elle vu cet ami ?

- Elle a juste dit lui. - Je crois savoir.

Quatre appels entrants sur son portable après le dîner,

tous du même numéro.

- Barclay Pallister. - Non.

Un certain Roger Mason, il vit dans le quartier Est, au 82.

April n'a pas répondu.

J'étais inquiet pour le bébé, alors j'ai insisté.

C'est ce que font les amis.

La plupart des femmes assassinées sont tuées par un homme connu.

C'est aussi ce que font les amis.

Vous croyez que je l'ai tuée ?

Vous vous êtes impatienté, car elle ne vous répondait pas,

vous êtes allé chez elle, vous vous êtes disputés et l'avez tuée.

Je ne ferais jamais de mal à mon bébé.

- Votre bébé ? - Notre bébé.

Nous allions adopter son enfant.

April ne nous en a jamais parlé.

Nous nous sommes mis d'accord pour les frais

de la grossesse et de l'accouchement.

Combien coûte un bébé aujourd'hui ?

Cinquante mille.

Vous alliez acheter un bébé.

April ne voulait pas le garder.

- C'était la meilleure solution pour tous. - Vous comprenez maintenant ?

On ne lui aurait jamais fait de mal.

Qu'est-ce qui était si urgent ce soir-là ?

April était déprimée.

Elle a traversé beaucoup d'épreuves. Son mari est mort.

Elle a perdu son job, ne payait plus son loyer.

On l'aidait financièrement.

Mais depuis deux jours, elle ne nous répondait plus.

April s'est enrichie avec ce viol.

Voilà comment faire d'une buse un épervier.

Un demi-million de Barclay Pallister et cinquante mille pour la vente du bébé.

Pas exactement la pauvre victime fragile que nous pensions.

Vous n'imaginez même pas.

Rencontrez les Ramseys.

Les Harts. Les Fritzlers. Tous des futurs parents.

Ils ont tous payé cinquante mille pour adopter le bébé d'April Troost.

Peut-être plein d'autres qu'on ignore.

Elle a utilisé le viol et la grossesse pour se faire du fric.

Et tous ces gens ont un mobile pour la tuer.

Excusez-moi. Je cherche le commissaire Cragen.

C'est moi.

Lorraine Dillon.

Je suis la mère d'April Troost.

April nous a dit que sa mère s'appelait Sarah.

J'ai eu six maris et autant de noms de famille.

Mais j'ai toujours été Lorraine.

Elle nous a aussi dit que vous étiez morte d'un cancer l'an dernier.

Elle a toujours eu un problème avec la vérité.

Quand elle était enfant, elle fuguait. Je la ramenais à la maison,

elle faisait des accusations délirantes contre mes anciens maris.

Quand l'avez-vous vue pour la dernière fois ?

Il y a environ quatre ans. On s'est disputées.

Elle a volé des bijoux très coûteux,

dont le collier de diamants et de rubis de ma grand-mère.

Avez-vous appelé la police ?

C'était ma fille.

Peut-être que si je l'avais fait, elle serait encore en vie.

Savez-vous qui a fait ça ?

Mme Dillon, nous pensons qu'April était mêlée à une activité illégale.

Nous avons plusieurs suspects.

Qu'est-ce qu'elle a fait ?

Elle a pris beaucoup d'argent à beaucoup de gens.

April a toujours caché des choses.

Je me souviens d'une fois où elle a parlé d'un coffre-fort.

- Prenez le temps qu'il faut. - Merci.

Il y a des bijoux là-dedans ?

Non. Des photos.

Ce sont de très beaux hommes.

Et connus.

Celui-ci est musicien.

Celui-là tient le resto le plus branché de New York.

Lui, c'est le nouveau joueur de troisième base arrivé de l'AAA.

Ces mecs sont bien plus que juste beaux.

Et lui ?

Barclay Pallister.

L'homme qui a violé ma fille ?

Pourquoi aurait-elle sa photo ?

April traquait Barclay Pallister. Et plein d'autres hommes.

Tous beaux, riches, talentueux, au sommet de leur carrière.

Je connais cet homme. J.J. Price. J'ai son CD.

Elle a un sacré réservoir génétique.

April cherchait le géniteur idéal. Barclay a gagné.

Si on me piégeait pour être père, je serais bien vénère.

Et la pension alimentaire pendant les 18 prochaines années.

Dix-sept et demi pour cent de votre revenu avant les impôts.

La mort d'April et du bébé évite ce boulet à Barclay.

Pas pour l'inculpation de meurtre.

Si c'est lui qui l'a tuée. Il n'est que l'un des hommes qu'April traquait.

Découvrons qui d'autre elle a grillé.

Cette folle ?

- De quoi elle m'accuse ? - Donc vous la connaissez ?

Oui, j'aurais préféré ne pas.

Vous avez couché ensemble ?

Sans doute, oui.

Oublier une bombe comme elle ? Ça doit être chaud.

Vous n'avez pas idée.

Je me rappelle son visage, pas son nom.

- La soirée est floue. - Où l'avez-vous rencontrée ?

Dans mon restaurant.

Tous les hommes la mataient.

- Mais elle ne voyait que vous ? - Et mon portefeuille.

Mais un tel corps vaut chaque centime.

- Combien vous a-t-elle coûté ? - Rien.

- Elle m'a payé une bière. - Ça doit arriver souvent.

En général c'est à moi de payer,

surtout après mon dernier gros contrat.

Mais... Elle était différente. Elle savait tout sur moi,

jusqu'à mes chiffres.

Qu'avez-vous fait après la bière ?

On est allés au lit, je crois.

Vous croyez ? C'est tout ce dont vous vous rappelez ?

Je me souviens de la porcelaine. De tout près et en personne.

Combien de verres elle vous a payés ?

Un seul, et j'ai été malade comme un chien, alors que ça ne m'arrive jamais.

- Vaseux, nauséeux ? - Les deux, je pensais avoir la grippe.

- Vous avez vu un médecin ? - Pas besoin.

J'ai fait un test de drogue le lendemain.

C'était positif.

- Vous avez pris quoi ? - Rien.

Elle m'a drogué.

OK. Ils ont trouvé quoi ?

Du Rohypnol.

- Que faites-vous là ? - J'ai des questions à vous poser.

- Foutez-moi la paix. - Écoutez-moi.

L'accusation de viol a été suspendue. Je n'ai rien à vous dire.

S'il vous plaît, écoutez-moi.

Quand vous avez rencontré April, elle vous a payé un verre.

- Oui, et alors ? - Que s'est-il passé après ?

Je me suis réveillé dans mon lit, seul.

Perte de mémoire. Mal de crâne ? Nausée.

Elle m'a drogué ?

Du Rohypnol.

Je ne l'ai pas violée.

Je sais.

Mais si elle m'a drogué...

comment j'aurais bandé ?

La seule explication est une technique appelée l'électro-éjaculation.

J'aime pas ce nom.

C'est simple. Insérez ce bout dans le rectum,

un choc électrique provoque une éjaculation involontaire.

L'amour était plus simple avant.

La première utilisation remonte aux années 70

sur un ado mort d'un accident de moto.

Ses parents voulaient des petits enfants.

Ça s'appelle la reproduction posthume.

Le sperme d'un cadavre est viable ?

S'il est recueilli dans les 30 heures.

Et ce truc marche si le mec n'est pas mort ?

Cette technique est utilisée depuis peu

sur les paraplégiques et les personnes dans le coma.

Si vos hommes étaient drogués, ils ne peuvent pas le savoir.

Et c'est légal ?

Aucune loi fédérale n'est explicite

sur la récupération du sperme sur un homme en incapacité ou mort.

Et vous avez parlé à tous les hommes qu'April traquait ?

Trente-quatre, même histoire.

April leur paie un verre.

Après, c'est le matin, elle est partie, ils sont malades.

Des cauchemars d'aiguillons à bétail ?

Ils ne savent pas ce qu'ils ont pris.

Je pensais tout savoir sur les crimes sexuels.

Bon sang, qui a imaginé tout ça ?

Donc, on sait qu'April a utilisé le sperme de Barclay Pallister

pour tomber enceinte. Qu'est-ce qu'elle a fait du reste ?

Beaucoup de femmes paieraient cher

pour avoir un enfant de l'un de ces mecs.

Les banques de sperme se blindent sur le sperme des génies.

Il y en a sept à New York.

On va toutes les voir.

INSTITUT MCMANUS VENDREDI 25 MARS

Bienvenue à l'institut.

- Veuillez remplir cette fiche. - Vos services ne nous intéressent pas.

Connaissez-vous cette femme ?

April. Elle a travaillé ici.

Elle faisait quoi ?

Des prélèvements.

C'était notre comptable.

Connard de menteur.

Vous êtes un escroc.

Écoutez cette merde.

Excusez-moi.

- Qui êtes-vous ? - Police.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Ce charlatan m'a arnaquée. - C'est faux.

Je veux récupérer mon argent.

Arrêtez. C'est quoi le problème exactement ?

Il a dit que mon bébé jouerait du Mozart.

- J'ai rien garanti. - Elle sait même pas jouer Chopsticks !

Elle tape juste sur les touches !

Vous lui avez promis quoi ?

Rien. Je l'ai inséminée

avec le sperme d'un musicien renommé.

Un génie dans son domaine qui veut rester anonyme.

Pourquoi je dois me la farcir ?

La moitié de sa matière génétique vient de vous. Elle a peut-être vos traits.

Combien avez-vous payé

- pour ce super sperme ? - Vingt mille dollars.

Je veux que cette femme soit arrêtée pour intrusion.

Qu'est-ce que vous faites ?

- Je vous arrête. - Pour quoi ?

Vol de sperme.

Quoi ?

C'est absurde.

Vous ne saisissez pas la magnitude de mon travail.

- Je sauve la race humaine. - En volant du sperme.

Je n'ai rien volé.

Vous avez conspiré avec April Troost pour obtenir de force les filons mères.

Personne n'a été forcé.

Elle a expliqué ma mission à ces hommes, et les a persuadés de faire un don.

Oui, avec un aiguillon.

Je n'en savais rien. Je suis désolé si des gens ont été blessés.

Mais leur souffrance sera bénéfique le plus grand bien.

Comment ça ?

L'intelligence de la population mondiale décline vite.

Les personnes pauvres et moins éduquées se reproduisent plus vite

que celles qui sont brillantes et réussissent.

J'ai quatre enfants.

Oui.

Mon travail inversera la fin inévitable de l'humanité en propageant les graines

de scientifiques, de musiciens et d'athlètes de classe mondiale.

Vous n'êtes qu'un nazi qui essaie de créer une race supérieure.

C'est un cinglé.

De nombreux chercheurs pensent qu'il mérite un prix Nobel.

Qui, le fan club du Dr Mengele ?

Presque tout le secteur de la génétique.

Ses travaux sur le diagnostic génétique pré-implantatoire

permettent de dépister des troubles graves sur les embryons

comme la maladie de Tay-Sachs, la mucoviscidose, la trisomie 21.

Il est réglo.

Et controversé.

Il a inventé une technique permettant de choisir le sexe du bébé.

Et il recherche des moyens de manipuler

des traits héréditaires : taille, couleur des yeux, intelligence...

- Des bébés sur mesure. - Il ne peut pas encore.

Mais de notre vivant,

les couples aisés pourront commander un bébé sur mesure.

Et les autres ?

Il y aura deux races, la supérieure et la moyenne,

augmentant l'écart entre les riches et les pauvres.

On dirait que les recherches de McManus sont bloquées.

- Que s'est-il passé ? - Sa clinique est en faillite.

Il se blinde en vendant du sperme de génie.

Mais ses recherches coûtent cher.

C'est un problème temporaire. Dr Frankenstein avait un plan de secours.

Qu'est-ce que c'est ?

Le contrat d'assurance-vie d'April qui vous désigne comme seul bénéficiaire.

Cinq millions de dollars ?

Vous êtes passé de zéro à riche plus vite qu'on ne tombe d'une falaise.

Comment pouvais-je savoir qu'April allait avoir un accident mortel ?

Pas d'accident. Vous l'avez tuée.

C'est grotesque.

- C'est plutôt ingénieux. - Vous reconnaissez cela ?

C'est un pot de stockage de produits chimiques.

On l'a trouvé sur les lieux de l'accident.

Il est identique à ceux de votre labo.

Vous savez ce qu'on a trouvé d'autre ?

Du peroxyde d'hydrogène.

Le même concentré que celui

qui a servi à nettoyer le sang d'April chez elle.

Des centaines de labos l'utilisent.

Mais je parie que le vôtre était le seul qui a pris une assurance

sur la seule personne qui pourrait donner l'alerte

sur la provenance de votre sperme.

Elle vous a piégé vous aussi.

Elle vous a fait chanter pour que personne ne le découvre ?

C'est pourquoi vous étiez fauché. Et si votre clinique ferme,

vous ne sauvez pas le monde.

Donc vous l'avez tuée pour l'argent de l'assurance.

Non. Je l'aimais.

- Donc vous couchiez aussi avec elle. - C'est dégoûtant.

C'est ma fille.

Je ne l'ai pas tuée.

Et je peux le prouver.

Qui vous l'a dit ?

Votre père.

Ma mère disait toujours de ne jamais faire confiance à un homme.

Où est le bébé, April ?

- Il est mort-né. - Vous mentez.

Vous n'en aviez plus besoin, alors vous l'avez tué ?

Ce n'est pas très gentil de dire ça à une personne en deuil.

Arrêtez votre comédie, April ! J'en ai marre de vos conneries.

Vous étiez mon amie. Vous m'avez promis de me protéger.

Quand vous étiez la victime d'un viol, pas la violeuse.

Vous avez violé une trentaine d'hommes.

Vraiment ?

Ils ont dit que je les avais violés ?

Nous vous tenons pour extorsion et fraude.

Sans parler des arnaques faites aux couples sans enfant.

Et l'extorsion d'un demi-million de dollars à Barclay Pallister.

C'était un accord.

Il n'y a rien d'illégal à être payée pour ma douleur et ma souffrance.

Simuler votre meurtre pour l'argent de l'assurance l'est.

Franchement, étaler votre sang sur les murs ?

- C'était bien. - Vous avez une imagination délirante.

Dans mon meilleur jour, je ne pourrais pas inventer ça.

C'est moi la victime. Rien n'est de ma faute.

April Troost, vous êtes en état d'arrestation pour fraude.

Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que dites peut...

Vous n'accusez April que de fraude et d'extorsion ?

- C'est une criminelle ambulante. - J'ai les mains liées.

Une trentaine de ses victimes ne se souviennent pas d'avoir été violées.

Et le bébé ?

Aucun hôpital du secteur n'a de trace de son accouchement.

Casey, croyez-moi, elle l'a fait.

Et après elle l'a vendu, ou noyé, ou je ne sais quoi.

Mais cette salope du diable a fait une chose terrible avec ce bébé.

Pour autant que nous le sachions, il est vraiment mort-né,

- et ce n'est pas un crime. - Non, c'est une arnaque !

April nous mène en bateau depuis le début.

Elle n'a jamais eu l'intention de sauter du bâtiment.

- Elle vous a roulée, vous êtes furieuse. - Oui, je suis furieuse.

Mais il nous reste encore à trouver ce bébé.

Sans parler du fait qu'elle a ruiné la vie de Barclay Pallister.

C'est de la faute d'April, pas de la nôtre.

Et la connaissant, elle va trouver quelqu'un d'autre à accuser.

Sa mère.

April a été élevée sans aucune valeur morale.

Donc, c'est une sociopathe ?

April a bien conscience du bien et du mal

mais elle pense que la loi ne s'applique pas à elle.

Elle a été élevée comme ça.

On m'a dit que les cigognes amenaient les bébés et on m'a fait croire au Père Noël.

Mais bon, on grandit et on comprend

que nos parents nous ont aussi dit des mensonges.

Pas si on vous a lavé le cerveau.

April Troost est comme une kamikaze, endoctrinée dès la naissance.

Elle vit sa vie par les mensonges racontés par sa mère.

Ignorer la loi n'est pas une défense.

La déficience mentale, si.

Votre psy sera d'accord, April n'était pas responsable de ses actes.

Ma mère m'a fait faire des combines depuis ma naissance.

Je lui ai épargné des milliers de dollars de factures d'hôpital.

Elle a escroqué son médecin ?

Elle l'a pris pour tout ce qu'il avait.

C'était son deuxième mari.

Ça vous amusait d'escroquer les gens ?

Absolument.

Ma mère disait toujours.

"Si tu es trop bête pour te voir te faire berner

tu mérites ce que tu reçois."

Donc, c'est normal d'arnaquer les gens, d'enfreindre la loi ?

Je sais qu'il y a des règles. Mais elles ne s'appliquent pas à moi.

Comment ça se passait à l'école ?

Je n'y suis pas allée.

Ma mère ne voulait pas que je prenne de mauvaises habitudes.

- Comme quoi ? - Avoir de l'empathie pour les gens.

Ce que ma mère appelait "devenir tendre".

Elle m'a appris à rester vigilante.

À quoi ?

Il y a toujours des gens qui veulent profiter de moi.

C'est pourquoi je dois profiter d'eux avant.

La survie des plus forts.

Baiser ou se faire baiser. Ma mère m'a inculqué ça.

Elle m'a enseigné tout ce qu'elle savait sur les gens.

En particulier sur les hommes.

Elle a eu six maris et leurs fortunes

Et qu'en est-il de votre père, le Dr McManus ?

C'était le mari numéro un.

Elle l'a quitté juste après ma naissance.

Il était brillant, mais ruiné.

Je l'ai rencontré il y a juste un an.

Il était ravi de retrouver la fille qu'il n'avait jamais connue.

Comment vous êtes-vous sentie ?

C'était l'occasion rêvée.

Il me fallait un job, il me payait pour lui fournir le meilleur produit génétique.

Barclay Pallister.

April, ne pensez-vous pas qu'il mérite de savoir où est son bébé ?

Seulement si j'obtiens un bon prix.

Pourquoi seriez-vous acquittée ?

Je suis trop belle pour la prison.

Je n'imaginais pas à quel point elle était folle.

April a roulé tout le monde.

- Sacrée actrice. - Je l'ai tirée d'affaire,

Et c'est comme ça qu'elle me remercie. elle met tous ses problèmes sur mon dos.

Elle peut raconter tous ces mensonges au tribunal ?

Je ferai en sorte que le jury connaisse la vérité.

- Vous pouvez témoigner. - Non.

Laissez-la dire ce qu'elle veut sur moi.

Je rentre en Floride ce soir.

Bonjour, maman.

Comment as-tu pu faire ça à ta propre mère ?

Quelle mère ! Tu as emmené les flics jusqu'à mon coffre-fort.

- Dommage que l'argent n'y était pas. - Ce n'est pas une histoire d'argent.

Dis-leur où est le bébé.

Tu veux rire ?

J'en ai fini avec toi.

Pas question de laisser April partir.

Si on ne lui donne pas un certain arrangement,

- on risque de ne jamais trouver le bébé. - Comment savoir s'il est vivant ?

J'en suis sûr.

C'est son seul atout de négociation.

On a vérifié tous les couples ayant des contrats pour acheter le bébé d'April.

Aucun n'a le bébé.

Le réceptionniste dit qu'elle est arrivée seule à l'hôtel.

Elle n'était pas enceinte. Aucune trace de ses analyses.

Le bébé peut être n'importe où.

Le marché noir des nouveau-nés est en plein essor.

- C'est une salope sans cœur. - Mais elle est folle ?

Non. Elle est sans morale.

Elle sait que ce qu'elle fait n'est pas bien.

Le jury y verra une autre escroquerie.

Emmenez-la au tribunal, vous ne retrouverez jamais l'enfant.

Où que soit le bébé, il est mieux qu'avec April.

À moins qu'elle ne l'ait vendu à un pédophile.

Vous devez retrouver mon bébé.

M. Pallister.

April doit vous dire où est le bébé.

Elle ne dira rien. Sauf si on la laisse partir, et je ne peux pas faire ça.

Vous devez le faire.

C'est une femme dangereuse.

Vous me devez ça.

Vous me devez ça.

RIKERS ISLAND MARDI 29 MARS

Vous vous trompez sur April. C'est une gentille fille.

S'il faut blâmer quelqu'un, c'est sa mère.

Je n'aurais jamais dû choisir Lorraine.

Pour quoi ?

Ma première expérience. Je cherchais la femme parfaite.

Belle, intelligente, accomplie. Lorraine était idéale.

Je l'ai épousée et nous avons eu April.

C'était un bébé magnifique.

Intelligent.

QI de 170.

OK, mais que s'est-il passé avec votre expérience ?

Je pensais avoir choisi la meilleure compagne,

mais Lorraine voulait être riche.

je ne l'étais pas.

Je n'ai jamais vu April jusqu'à ce qu'elle me retrouve l'an dernier.

J'étais si heureux de retrouver mon enfant.

Votre fille se sert de vous pour arnaquer des hommes riches et puissants.

Elle ne voulait pas faire de mal. Elle voulait juste m'aider.

En accusant Barclay Pallister de viol et en ayant son enfant pour le prouver ?

Elle savait que ce n'était pas bien. Et elle est venue me voir.

Et elle m'a dit qu'elle devait mourir pour réparer ses bêtises.

Oui, et vous alliez toucher l'argent de son assurance.

Non, j'allais lui donner tout l'argent

pour qu'elle commence une nouvelle vie avec le bébé.

Sauf que sa nouvelle vie n'inclut pas le bébé.

- Comment ça ? - April n'a pas l'enfant.

Elle refuse de nous dire où il est.

Elle me le dira.

April, tu es confuse.

Tu ne penses pas à ce qu'il y a de mieux pour le bébé.

Je ne suis pas confuse. Je pense à ce qu'il y a de mieux pour moi.

- Personne d'autre ne le fera. - Moi, si.

OK. Ils te proposent un deal si tu me fais renoncer à l'enfant ?

Non, j'essaie juste de t'aider.

Pourquoi ?

Je suis ton père. Je t'aime, April.

L'amour, c'est pour les nuls.

Ce bébé est mon ticket pour sortir d'ici. Je veux mon deal.

- Je ne peux pas vous en donner. - Alors je peux pas vous donner mon bébé.

Je vous en prie.

Prenez-lui ce bébé avant qu'elle ne le détruise.

OK, vous avez votre deal. Pas de prison. Où est le bébé ?

C'est bien, les affaires avec vous.

- Novak vous a laissée partir ? - Oui.

Tant mieux.

Pourquoi ?

Parce que vous ne méritez pas d'être mère.

Et je vais tout faire pour que vous ne revoyiez jamais cet enfant.

Bien. Il aura peut-être une chance.

Ma pauvre. Vous vous êtes fait voler votre portefeuille à l'enterrement ?

Oui. Mes cartes de crédit, ma carte d'identité, mon argent.

Ma fille est morte et je veux juste ramener ma petite-fille en Floride.

Voici un bon pour un billet de train vers Miami.

- Merci. - Vous n'allez nulle part.

- Inspecteurs. - Vous êtes une ordure.

Simple curiosité.

- Comment vous m'avez trouvée ? - Votre fille vous a dénoncée.

Vous avez travaillé ensemble depuis le début.

Vous avez fait une belle performance dans notre bureau.

C'est ma fille.

Je lui ai tout appris.

Vous n'apprendrez rien à cet enfant-là.

Je ne peux pas prouver que vous avez enfreint la loi cette fois, mais ...

Je vous aurai.

Olivia.

- Comment va le bébé ? - Sarah va bien.

Même si April et sa mère s'en foutent royalement.

Je parie qu'elles sont dans un bar à se moquer de nous.

- Laissez tomber. - Je ne peux pas.

Elles ont arnaqué tout le monde et on les laisse partir.

- On a le bébé. - Je sais, mais...

on n'a pas encore tout vu.

Elles n'arrêteront jamais de jouer à leurs jeux malsains.

OK, elle est autorisée médicalement. Vous pouvez la prendre.

Coucou.

Liv, il faut arrêter de vous flageller.

Le bébé est plus important. Maintenant elle sera aimée.

J'ai passé la nuit à préparer sa chambre.

Sarah mérite le meilleur.

Elle l'a sans aucun doute.

- Prenez soin de vous. - Merci.

J'ai qu'April avait un QI de 170.

C'est ce qu'a dit le Dr McManus.

Oui, je me suis renseigné sur lui. Il est brillant.

Et elle a de bons gènes de mon côté aussi.

Elle est parfaite.

CETTE HISTOIRE EST FICTIVE. PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.

Sous-titres : Julia Skorupska

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