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Original subtitles

Mange ta pizza, sinon pas de dessert.

Avant que j'oublie. Tiens, pour tes vêtements de gym.

On va bientôt partir.

Vous allez où ?

Travailler sur un chantier.

Maintenant ?

Oui, maintenant.

Hé, tu vas au lit à 22 h. Ton lit, pas un autre. OK ?

Et fais tes tartines pour l'école demain. Promis ?

Salut, Milano.

Et ce chien n'a rien à faire là. Il doit être dans sa niche.

Dries.

Hé, reste encore dix minutes, sinon ma mère va trouver ça bizarre.

Et ne t'assieds pas sur mon lit.

Fais tes tartines, hein.

Milano, où sont les briquets ?

Vraiment...

OK.

Tu le sens ?

À toi, maintenant.

Allez, Milano, ça va être comme ça chaque semaine ?

Pourquoi ?

OK, on ne va faire que les sons aujourd'hui. Ça te va ?

Je préférerais qu'on arrête.

Tu devrais pouvoir parler.

Tu ne veux pas parler aujourd'hui ?

Tiens, prends ça.

Aziz.

Aziz. - Oui.

Milano.

Allez, entre.

Ton papa sait que tu es ici ?

Tu as déjà mangé ?

Le père laisse toujours ce garçon seul. Tu trouves ça normal ?

Non, mais on a déjà eu cette conversation.

Oui.

Quand même.

Ah, oui. C'est nouveau.

Enfin, vieux-nouveau.

Ma mère n'achète que des vieux trucs.

Alain.

C'est pas vrai.

Je lui ai pourtant dit qu'il ne devait plus vous embêter.

OK, c'est gentil.

Il y a une clé chez les voisins. Dites-lui qu'il peut entrer.

Il peut toujours entrer.

D'accord ?

Oui, merci.

Tu te rappelles quand je pouvais faire des saltos ?

Comme une naïade.

Pourquoi tu ne nages plus ?

En vieillissant, on commence à avoir peur de tout.

C'est dommage.

Milano ? Si tu as froid, sors de l'eau.

Je me demande pourquoi Bernice n'appelle plus.

Bernice et son gros cul.

Quand elle sautait dans la piscine, fallait que je remette de l'eau.

T'as recommencé à fumer ?

J'avais arrêté ?

Tu devrais commencer à arrêter de boire tout ce vin...

Je suis trop vieille pour commencer quelque chose, Renée.

Tu prends tes médicaments ?

Bernice est morte depuis trois ans. Et tu le sais très bien.

Évidemment que je le sais. Bernice...

Je veux manger des pâtes ce soir.

Va chercher des carottes.

Ça fera 33,50 euros, s'il vous plaît.

C'est pour mettre sur la sauce.

Vas-y, mais pas de trucs bizarres dans ma sauce.

Et n'embête plus madame piscine.

Tu es assez grand. Tu ne dois plus y aller.

Je sais qu'elle s'est bien occupée de toi, mais je suis là maintenant.

J'ai vu ta mère.

Tu as vu qui ?

Ta maman.

Tu disais qu'elle vivait dans un autre pays et qu'elle était morte là-bas, non ?

Pour moi, elle est morte.

Un chat a aussi neuf vies.

Elle est où ?

Nulle part, Milano.

Je l'ai juste vue, c'est tout.

Ne te fais pas d'idées.

Il n'y a que nous deux.

Mais j'ai aussi envie de la voir.

Alors je devrai aller voir sous tous les ponts pour voir si elle y est.

Milano.

Mais enfin... pourquoi vous n'ouvrez pas quand on sonne ?

Puisque vous n'avez pas ouvert la porte, voilà ce qui se passe.

Je suis ici pour faire mon travail en tant qu'huissière de justice.

Mon nom est Renée Van der Keelen.

Vous êtes Mme Sonck ? - Oui.

Ils viennent à peine de passer. - Oui.

On peut s'asseoir ? - Oui.

Vous aviez commencé à bien rembourser,

jusqu'à ce que ça s'arrête il y a quelques mois.

Pour quelle raison ?

Désolée, je dois répondre.

Allô, maman ?

Quoi, il est là ? Maintenant ? Pourquoi ?

Fais attention qu'il ne se noie pas, il nage comme un petit chien.

Je te rappelle plus tard.

Je vais faire mon travail, d'accord ?

C'est lui qui nous a laissées avec tout ce bordel.

Oui.

Tous ces pères absents.

Bon appétit, mon gamin des rues...

Milano.

C'est bien ça, Milano ?

Une belle ville, Milano. Ça, c'est sûr...

Ton papa est de retour au travail, c'est ça ?

Il travaille dur, cet homme-là. Ça, il faut l'admettre.

Arrête, c'est bon.

Il ne parle pas français.

Ah, Milano...

Ses boulevards, ses magasins, ses banques, son dôme.

C'est il y a longtemps, mais je m'en souviens comme si c'était hier.

T'étais où hier soir ?

Ça va devenir une habitude de toujours aller chez elle ?

Tu sais ce que j'en pense. Mets ce chien dehors.

Si tu savais où j'étais, pas besoin de demander.

C'est quoi, ton problème ? - Tu le sais très bien.

Ne sois pas si égoïste.

Je mixe de la confiture pour toi. Sans morceaux.

C'est justement les morceaux que j'aime.

Aziz, passe.

Hé, Osman.

Hé.

Notre chien. Notre chien.

Regardez ses chaussures.

Allez, Milano, on rentre...

T'as des devoirs à faire.

Tu savais que la mère d'Osman et Aziz ne fait que des croquettes ?

Vraiment, c'est tout ce qu'ils mangent.

Madame statue de Bouddha sent même les croquettes.

Mais ils vont en vacances à la mer.

À la mer ?

La mer, c'est chiant.

Il n'y a que du sable.

Et sois content que je ne fasse pas de croquettes tous les jours.

Tu as déjà trouvé ma maman ?

Je ne l'appellerais pas "ma maman".

T'avais promis que tu la chercherais.

Regarde tout ce qu'il me reste à faire dans ce taudis.

J'ai le droit de la voir.

Chaque chose en son temps, Milano.

Oui, comme partir en vacances.

Pas si vite. Je ne te comprends pas, sinon.

Oui, comme partir en vacances.

On est en train d'économiser.

On aura bientôt une belle voiture...

Les voisins ont une belle voiture ?

Je veux une maman.

Tu n'as pas de maman.

C'est toujours du pain ici.

Me regarde pas comme ça.

Et tu sens de nouveau le chlore.

T'es de nouveau allé nager là-bas ?

C'est chouette là-bas ?

Elle apprend même la langue des signes.

Mais c'est beaucoup trop difficile pour elle.

Ça m'a déjà pris tellement de temps.

Tu sais ce que c'est ?

C'est une très grande lanterne avec peu de lumière.

N'oublie jamais d'où tu viens.

D'ici.

On n'est pas comme cette Renée...

Et elle n'est pas comme nous.

Et elle n'est pas ta mère...

Quoi qu'elle se dise, c'est moi.

Tu sais très bien ce que je veux dire.

Là-bas, on mange du pain complet.

Le pain complet donne la diarrhée.

C'est pas sain.

Viens.

Si tu as soif...

C'est là-bas.

Viens.

La voilà.

C'est ta maman.

T'as aussi perdu ta langue ?

C'est pas clair ?

C'est Milano.

C'est pas le moment.

C'est jamais le moment pour toi.

Ça doit se passer comme ça ?

Ça doit se passer comme ça ?

C'est à moi que tu le demandes ?

C'est lui qui veut ça, pas moi.

Il y a droit, pour être clair.

C'est bon si on se voit une autre fois ?

Ailleurs ?

S'il n'y a personne, tu peux plier les serviettes.

D'accord. - On est là, nous.

Viens, Milano...

Ta maman doit plier des serviettes.

Elle ne m'a rien dit.

Bien sûr que non.

Elle n'est rien.

T'étais pas plus grand que ça. Si petit, et sourd.

Et elle est partie.

J'ai appris la langue des signes.

J'ai payé les opérations. J'ai tout payé.

J'ai même failli te perdre.

Tu n'existes pas pour elle.

Je voulais juste que tu le voies de tes propres yeux.

Non, ce chien est beaucoup trop souvent à l'intérieur.

Tu trouves ça normal qu'on nourrisse ce chien,

alors que ce junkie d'un peu plus loin ne le regarde pas ?

Dégage.

Milano.

Hé, t'es là ?

Hé.

Je peux t'aider ?

Attends.

Je reviens.

Amanda. - Oui ?

Viens un peu.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Ça ne va pas comme ça...

Tu m'entends ?

Attends dehors, j'ai presque fini.

Tu viens ?

C'est par là.

On y est.

Assieds-toi.

Tu veux un biscuit ?

Je vis ici depuis deux ans.

C'est pas mal.

Je ne parle pas la langue des signes...

Désolée.

Ne regarde pas comme ça. C'est impoli.

Tu sais...

Je suis partie un bon moment.

J'ai travaillé huit ans à Majorque.

Tu y es déjà allé ?

Le soleil brille toujours là-bas.

Puis je suis rentrée, parce que ma maman est tombée malade.

Elle est morte maintenant.

Fini, le soleil.

Et, tu m'entends bien avec ces trucs ?

Ça ne se voit presque pas.

J'aurais cru que ça se verrait plus.

Ton père a dit que tu pouvais parler avec ces trucs.

Ton père a fait du bon boulot...

Il a vraiment bien fait ça.

Désolée.

Je n'étais qu'un bébé quand je t'ai eu.

Je vais devoir partir bientôt.

Tu ne peux pas débarquer ici comme ça.

Je ne sais pas ce que ton père t'a dit, mais...

C'est pas possible.

Attends...

Prends ça, pour la route.

Tout va bien à la maison ?

Je vais appeler ton papa.

Je reviens.

Milano doit rentrer à la maison.

Non. Pas maintenant. Il dort.

Alors réveillez-le.

Il est 4 h de la nuit...

Il est 4 h du matin et c'est mon fils.

Attendez, je descends.

Elle descend...

Je vous le ramène demain, dès qu'il est réveillé. C'est promis.

C'est avec moi qu'il doit être.

Il devrait arrêter de toujours venir ici.

Allez le chercher.

Mais il dort si profondément. - Si profondément ?

Vous avez vérifié ?

Tu as vu ?

Bien sûr que je l'ai vu.

Il s'est brossé les dents ?

Oui.

C'est bien.

C'est bien. C'est très bien.

Mais demain, il rentre tout de suite à la maison.

Je lui dirai.

Et arrêtez d'apprendre toutes ces stupides manières à mon fils.

Les vrais Italiens ne mettent pas de légumes dans leur sauce.

Et demain, il rentre tout de suite à la maison, madame basilique.

C'est moi, son père.

Je pense qu'il est dans le garage.

Ton père n'est pas content, j'imagine ?

L'AC Milan s'est pris une raclée.

T'es en retard, RoboCop.

Tu le sais très bien.

Tous les mardis. C'est pas difficile.

Le mardi, c'est ?

C'est quoi, le mardi ?

Le mardi, c'est le jour de Jeffrey.

Souviens-t'en, mon gars.

Un devoir ?

Sur les grenouilles.

Il y a des grenouilles si venimeuses qu'on peut mourir rien qu'en les touchant.

Je ne le savais pas.

Maintenant, si.

Et la grenouille-taureau n'était pas originaire d'ici, mais vit ici maintenant.

C'est une blague.

15 euros de frais administratifs...

15 euros pour un peu d'eau.

C'est pas comme si la bière coulait du robinet.

Allez, donne-moi mon briquet.

Fumer, c'est mauvais pour la santé.

Ça, c'est mauvais pour la santé.

Tu devrais trouver une meilleure cachette, Milano.

Alors, quelle grenouille est venue ici ?

La grenouille-taureau.

Et toi, la grenouille d'eau, tu dois te doucher moins longtemps.

Tu ouvres le robinet, tu te mouilles. Tu le fermes, tu te savonnes. Tu te rinces.

J'aime me doucher.

Oui, je vois ça.

Je vais les payer.

Ferme les yeux.

J'ai déjà vu ce film un millier de fois.

Je déteste ce film, en fait.

Tu le détestes ? E.T. ? Tu détestes E.T. ?

Je déteste surtout les nonnes.

Heureusement, il n'y a plus de nonnes dans les institutions.

Tu aimes manger ça, hein ?

Moi aussi.

E.T.

Quel film idiot...

Hé, Tony...

Non, je ne peux pas.

Je regarde E.T. avec Milano.

E.T., le film. E.T. ?

"E.T. téléphone maison". Ce film. Ça te dit rien ?

Non, vraiment pas.

Vraiment pas.

Je suis aussi fatigué.

La prochaine fois, OK ?

OK, salut.

Salut, Tony.

Vas-y.

Je ne vais nulle part.

J'étais fatigué.

Tu n'es plus drôle.

Tu allais rester ici.

Je reste ici.

Je suis là, quand même ?

Avec moi.

Je ne le fais quasi plus jamais, tu le sais.

Vraiment.

Je te déteste.

Désolé.

Je n'aurais pas dû faire ça.

Je vais le dire à l'école. - Ne fais pas ça.

Sinon, ils t'enlèveront à moi.

Ils le feront, je te le jure.

Tu iras dans une institution, comme moi, ou dans une famille d'accueil...

Alors j'irai vivre chez Renée ou maman.

Hé, Tony.

Milano, viens là.

Milano, viens ici.

À quoi tu joues ?

L'école m'a appelé.

Renée m'a aussi appelé.

C'était nécessaire ?

Je n'avais pas envie d'aller à l'école.

Non, pas ça.

Ce que tu as fait avec le robinet de la cuisine.

Moi aussi, je n'avais souvent pas envie d'aller à l'école.

Et regarde le loser que je suis devenu.

Tu dois avoir envie d'aller à l'école.

Je veux juste que tu deviennes intelligent.

Je suis intelligent.

Je sais que tu es intelligent.

C'est juste que...

Je veux que tu puisses t'offrir tout ce que tu veux plus tard.

Maman peut venir à la mer avec nous ?

Elle n'a pas d'argent.

Elle n'a pas de responsabilité, Milano.

Elle était trop jeune pour avoir un bébé.

T'es sérieux ?

Hé, t'es allé la voir ?

C'est ce qu'elle t'a dit ? Qu'elle était trop jeune ?

Sérieux...

Qu'est-ce que t'as pensé de la fin d'E.T. ?

C'est beau, hein ?

E.T. rentre chez lui...

Ça me brisait toujours le cœur.

Et ce soir, je reste à la maison, promis.

Et tu n'as qu'à aller à la fête de Renée.

Ça peut être sympa.

Tenez. - Merci.

Un flyer...

Oui.

Bonne soirée. - Au revoir.

Bonsoir. - Bonsoir.

Et qui est ce garçon ? - C'est Milano.

De la famille ? - Non.

Allez, il est l'un des nôtres.

On se connaît depuis quelques années et il n'habite pas loin de chez moi.

Mais rien de plus.

Je ne reconnais quasi plus personne.

Mais ça ne me dérange pas.

C'est une bande d'abrutis...

C'est sa soirée.

Chaque année, la même chose, chaque année, une autre bonne cause.

Mon Dieu.

C'est bien que tu sois là, mon garçon. Tu la rends heureuse.

Bon appétit. - Bon appétit.

Bon appétit.

Il y a une tombola tout à l'heure.

Maman.

Oui, bien sûr.

Voilà. Merci. - Merci.

Maman.

Maman.

Maman.

Qu'est-ce que t'as fait de l'argent ?

C'est toi qui as l'argent ? - Quoi ?

L'argent a disparu.

Qu'est-ce que tout cet argent faisait encore ici ?

Maman, s'il te plaît. Est-ce que tu l'as ? - Bien sûr que non.

Milano.

Et son sac à dos.

Tiens.

J'ai démissionné aujourd'hui.

Je ne me laisse pas faire.

Allez...

Viens t'asseoir.

Viens là.

Viens là.

Je suis ta maman, après tout.

Mais je suis vraiment fière de toi.

Tu le sais ?

Alors ?

C'est gris.

Viens.

Celle que tu faisais avant était meilleure.

J'ai jamais fait de lasagne.

Elles viennent de chez l'Italien.

C'était le primeur et ses pommes pourries.

T'as acheté des fruits ?

Est-ce que j'ai l'air d'avoir acheté des fruits ?

T'aurais jamais dû laisser une si grosse somme d'argent à la maison.

Je vais devoir confisquer les meubles d'une mère célibataire et de sa fille.

Chacun son job.

Elles l'ont cherché.

Je les ai prévenues. Quand on ne paie pas...

C'est comme ça ? - Oui.

Le monde est plein de nazes. Plein.

Vraiment.

Ils ne pensent pas aux gens qui attendent leur argent.

Ils n'y pensent pas.

Je peux rembourser cet argent. - Quel argent ?

L'argent de la caisse. - Il ne s'agit pas de ça, putain.

Des gens ne paient pas leurs factures et pleurent quand je frappe à leur porte.

J'en ai ras le bol.

Ras le bol.

Il ne vient plus, hein ?

C'est dans nos gènes.

Adorer les frites, c'est dans nos gènes.

Tout le monde aime les frites.

Oui, mais nous, on aime vraiment, vraiment, vraiment beaucoup les frites.

Tu savais que les frites de la friterie sont cancérigènes ?

Les frites qu'on mange à la maison, les surgelées, sont plus saines.

Ici, ils les cuisent deux fois et entre ces temps de cuisson,

un composé cancérigène se développe.

Je trouve que les frites de la friterie sont meilleures.

Oui, mais moins saines, alors je veux que tu manges des frites surgelées.

Oui, rigole seulement.

C'est important que tu le saches, parce que tu es mon fils.

Et tu es mon papa vraiment super, super, super chouette.

Tiens-le haut. Très haut. Oui.

Tiens, pour tes mains.

Laisse ça là. Tu t'en ficheras à la maison.

Il est beau, celui-là.

Pourquoi tu ne viens plus ?

Tu n'es pas ma maman.

Quoi ? - Elle dit que j'ai volé de l'argent.

Vous pensez qu'il a volé votre argent ? - Non.

Tu as volé l'argent de madame ?

Vous avez du cran de venir jusqu'ici pour accuser mon fils de vol.

Je n'accuse personne.

Mais 7.000 euros ont disparu.

C'est parce que j'ai une nouvelle voiture ? C'est ça ?

C'est comme ça que vous pensez ?

Je ne vous ai encore jamais rien dit, parce que vous vous occupiez de mon fils.

Mais si vous venez ici de votre quartier de bourgeois

pour accuser mon fils de vol,

je ne veux plus que Milano vous revoie.

Viens là, toi.

C'est quoi, ça ?

Tu crois que je ne le sais pas ?

Tu crois que je ne le vois pas ?

Je pensais que je me l'imaginais, mais trop de choses ont disparu.

Où est passée cette herbe ?

Réponds, quand je te pose une question.

Et pas avec tes signes.

Tu fumes, Milano ?

Tu te défonces ?

Ouvre ta bouche et dis quelque chose.

Parle-moi.

J'ai le temps.

D'accord.

Les médecins m'ont dit que tu pouvais parler, alors parle.

Ouvre ta bouche. Tu as une langue et des cordes vocales. Parle.

Parle. Agis normalement pour une fois.

C'est quoi, normalement ?

Tu veux que j'agisse normalement ? Fais-le d'abord toi-même.

J'en ai assez de toi.

Je ne veux pas que tu fumes.

Je ne veux pas.

Ils savent que tu fais pousser de l'herbe...

Qui ça ?

Le type un peu plus loin et ces gars avec leurs scooters.

Ils sont au courant pour ta plantation.

Alors tu voles mon herbe et tu leur vends ?

J'en prends un peu chaque semaine. Sinon, ils me feront la peau.

Tu leur donnes ?

Ils ont dit qu'ils tueraient Happy et le jetteraient dans le canal.

Tuer qui ? - Happy, mon chien.

Happy ? Tu appelles ce bâtard Happy ?

C'est même pas ton chien. Qu'ils le jettent dans le canal.

Tu leur donnes ?

Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

Quand ? Tu n'es jamais là.

Debout.

Dès demain, tu iras trois fois par semaine chez l'orthophoniste. Compris ?

Jusqu'à ce que tu parles.

Milano.

Hé, Milano.

Ouvre.

Je sais que c'était ton père.

Son vélo est là.

T'es où ?

Hé, RoboCop.

Hé, Milano boy.

Pourquoi on doit entrer par la porte arrière ?

Hé, les gars, ça sent le chien mouillé. - Chopez-le.

Il est où ?

Les gars, j'ai son clébard.

Salut, Milano boy.

Vas-y, fonce.

Allez, viens, Milano.

Viens.

Viens, viens, viens.

Allez, allez.

Il arrive.

Pédale, allez.

Laissez-le venir.

Pédale, mon gars.

Allez, Milano.

Pédale, mon gars.

Allez, Milano.

Milano.

Arrêtez-vous sur le pont.

Balance-le.

POUR MA MAMAN

Maman.

Maman, tu ouvres ?

Il me manque.

À moi aussi.

Attendez.

Tu prends sa tête ?

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