Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Sous-titrage Société Radio-Canada
Sous-titrage Société Radio-Canada
...
...
Allez, allez, on fait paire.
C'est nous !
Boîte encore ?
Moi.
Mais il voit plus rien.
Je lui ai jeté un bâton, il m'a rapporté une canette de bière.
Ça a été ?
Un de mes élèves vient de découvrir que la flûte à bec était un instrument avant et qu'il fallait souffler dedans.
Ça suffit pour égayer ma journée.
Qu'est-ce que c'est ? C'est pour qui ?
Ah, t'as oublié ?
Oublié quoi ?
Donc j'imagine que t'as pas acheté de vin ?
Du vin, on en a plein du vin. J'ai des petits AOC avec un rapport qualité prix imbattable.
On va passer pour des radins.
Pourquoi ? Tu veux impressionner qui ?
Mais personne, mais on reçoit les voisins.
Les voisins ?
Ah oui, je t'en ai parlé.
Les voisins, les voisins, c'est vague ça les voisins.
Un immeuble de 5 étages, 10 appartements.
Ça sent bon ? C'est les voisins importants ?
J'ai fait un gigot de 7 heures.
Ah, un gigot.
Donc éliminer les bobos végétariens du premier,
tu as alors aussi cette vieille peau de Madame Moulet.
J'étais avec elle, on l'a sentie.
Mais c'était irrespirable.
Je comprends pas cette manie qu'ont les petites vieilles
de se verser des flacons de parfum entiers sur le corps.
Pourquoi ? Pour qui ?
Mystère.
Elle est très bonne.
Alors, quels voisins ?
Tu sais bien, les voisins du dessus.
Les voisins du dessus ?
Pourquoi eux ?
Eux, c'est Adèle et Alban.
Adèle et Alban.
Bon, comment tu connais leur prénom ?
Adèle et Alban.
À chaque fois que je les croise dans l'ascenseur, on papote et on se promet de s'inviter.
Alors, ce soir, j'en ai profité.
Le problème, c'est que ce soir, j'en ai profité aussi pour rentrer un peu fatigué.
C'est quand la dernière fois que t'es pas rentré fatigué ?
Au moins, t'aurais pu m'en parler.
Mais chérie, je t'ai dit plein de fois que je voulais les inviter.
Oui, non, mais tu m'as dit que tu voulais les inviter, pas que tu allais le faire.
C'est pas pareil.
Il y a une différence sémantique majeure entre vouloir faire quelque chose et le faire.
Et faire impliquerait notamment que je sois d'accord, moi aussi.
Bon, allez, tu sais quoi ?
On oublie les voisins, hein ?
Du gigot, quand il y en a pour quatre, il y en a pour deux.
Hors de question.
Ça fait six mois qu'on en parle, six mois qu'on se dit que ça serait bien de faire quelque chose un de ces soirs.
Non, mais six mois que tu leur dis que ça serait bien de faire quelque chose un de ces soirs,
allez, on reporte, on n'est pas à six mois près.
Non, non, non, on reporte pas.
Tu les appelles, tu leur dis qu'on a un petit empêchement de dernière minute.
Le seul empêchement de dernière minute, c'est toi.
T'es un empêchement permanent, on se voit plus jamais personne.
Ah, faux.
Cécile et François.
Je te parle de gens nouveaux.
Oh, qu'on s'aère un peu.
Bah, Cécile et François seront contents de savoir qu'ils sont enfermés.
Arrête.
Mais quoi ? Je défends nos amis, hein ?
Dans la hiérarchie de nos relations sociales, nos amis passent largement avant ces...
C'est quoi ?
Je vais pas te faire un dessin.
Tu sais quoi ?
Tu vas refaire ton entrée.
Nouvelle entrée, nouvelle base, meilleure soirée.
Vendu ?
Vendu.
C'est nous !
Enfin, c'est moi.
Bonsoir, chéri.
Bonsoir.
Bonne journée, j'imagine.
Oh, formidable.
Un de mes élèves a fait la distinction entre un trombone et une clarinette.
C'est le plus beau jour de ma vie.
Tu remarques rien ?
Et...
Ah !
Si, il y a un gigot dans le four.
Un petit gigot de 7 heures, non ?
Non, moi, sur moi.
Et...
Nouvelles chaussures ?
Mais non !
Plus haut.
Mes cheveux, nouvelle coupe.
Ah !
Ah !
Ah oui, ah oui, bon, enfin, les cheveux, les chaussures, 1m60 près, j'étais pas très loin, non ?
1m65.
Allez, va ouvrir les bouteilles.
Donc, pour les voisins, j'ai plus le choix.
Et non !
Bon, OK, mais l'histoire retiendra que j'étais contre cette invitation.
Adèle et Alban.
Ah, le beau programme !
Ouf !
Il a l'air bon, ce jambon, là.
Il est de chez...
Chouchard ?
Ouais.
Hum.
Il ne doit pas être donné, hein.
Bon, je vais pas t'embêter avec le prix.
Ah, si, si, embête-moi.
Je suis sûr que leurs cochons vont en remse à l'abattoir.
Ce jambon préféré de Louise, c'est important de faire plaisir à notre fille, non ?
Sauf que là, tu l'as acheté pour faire plaisir aux voisins.
Dis donc, en parlant de Louise,
je suppose que tu ne vois aucun inconvénient à ce que j'aborde le sujet avec nos chers voisins ?
Ah non, hein.
On en a déjà discuté.
Entre nous, oui, mais avec eux, non.
Ce serait l'occasion de l'évoquer.
Non, non, non.
Non ?
On l'évoquera pas.
Louise, elle a qu'un week-end sur deux grand max.
Je suis pas sûre que ça la dérange plus que ça.
Je sais même pas si elle s'en est rendue compte.
Elle est pas sourde, hein.
Elle a 20 ans, Xavier.
Elle a quand même une petite idée de la question, non ?
Oui, mais je pense quand même que ça serait le moment idéal pour aborder le sujet, c'est tout.
Non, non, non, on l'abordera pas.
Ça serait indécent.
Ah, indécent, parce que c'est nous qui sommes indécents.
Xavier, euh...
Oh non, non, mais je suis désolé, mais là, les choses s'aggravent, hein.
La nuit, nos murs tremblent, mes flûtes, elles arrêtent pas de bouger toutes seules.
Exagère pas.
Non, mais alors, crevons l'abcès, hein, qu'est-ce qu'on risque ?
Elles sont super sympas, tu m'as dit.
Ça n'a rien à voir avec le fait d'être sympa ou pas, ça.
Ça me gêne de leur en parler, c'est tout.
Oui, mais si nos voisins mettaient la musique à fond à 4h du matin, ça ne gênerait pas de leur en parler.
Alors, je fais une petite distinction entre s'il vous plaît, est-ce que vous pouvez baisser la musique,
et s'il vous plaît, est-ce que vous pouvez arrêter de jouir.
Alors, ça, j'adorerais t'entendre leur dire cette phrase, vraiment.
Écoute, si on leur dit qu'on les entend à chaque fois qu'ils...
Baisent ?
Ils font l'amour ?
Baisent.
Oui, bon, ben, imagine, à chaque fois qu'elle sera sur le point de...
Elle verra nos visages.
Elle verra nos visages ?
Ben oui, ça serait comme si on était assis là, sur leur lit, à les regarder, en leur demandant de se taire,
et peut-être qu'après ça, elle n'aura plus jamais autant de plaisir, et ça, ça...
Ah non, non, non, ça, je ne me le pardonnerais pas.
Ah non, mais là, non, tu es trop sentimentale, ma chérie.
Si tu veux mon avis, c'est des exhibitionnistes.
Ils s'en foutent de nous.
Ah si ?
Mais tu ne vas pas me faire croire qu'ils ne savent pas qu'on les entend.
Et voilà.
Et après, on devrait se sentir responsable du bon déroulé de leurs ébats sexuels.
Non, non, mais je suis désolé, mais moi, si je fais du bruit particulièrement la nuit,
je suis parfaitement conscient que je dérange.
Mais toi, ils vont nous entendre.
Oui, ben, chacun son tour.
Allez, sourire, smile, welcome.
On n'en parle pas, d'accord ?
Promis ?
Oui.
Est-ce que tu pourrais me toucher ?
Pardon ?
Un geste tendre, un truc, n'importe quoi.
Est-ce que tu veux me toucher ?
Je veux, mais qu'on ait l'air d'un couple.
Bonsoir.
Bonsoir.
Bonsoir.
Je suis contente, enfin, je veux dire, on est si contents de vous recevoir, hein, enfin.
Mais ça va ? On ne vous dérange pas trop ?
Non, pas du tout, pas du tout.
Rentrez, je vous en prie.
Allez, rentrez.
Parce qu'on a sonné il y a déjà un bon moment, donc...
Ah, ah oui ?
Rassurez-moi, vous n'étiez pas en train de...
de...
Alors, il faut que je vous prévienne, Alban a la fâcheuse habitude de dire tout ce qu'il nous passe par la tête.
Bon, on va se régaler, alors, j'espère.
Ah.
Ah ben, c'est pour vous.
Ah, c'est... c'est un tap-tap ?
Non, c'est des tapas.
Ah oui, d'accord. Très bien. Tapas.
Ah bon, ben, on ne va pas rester plantés là dans l'entrée.
Je vous en prie.
Venez, suivez-moi.
D'accord.
Ben, installez-vous.
Je vous en prie, faites comme chez vous.
Oui, enfin, pas complètement non plus, hein.
Vachement beau, hein.
Ouais.
Ah, merci, ça, ça fait plaisir. La déco, c'est mon truc.
Ah, ouais ? Eh ben, t'as beaucoup de goût, Sophie.
Allez, sauf pour les rideaux, hein.
Il y a des fenêtres où elle ne veut pas en mettre.
Ça, c'est une légère dissonance entre nous, hein.
Euh, qu'est-ce que vous voulez boire ?
Du rouge-jouisse.
Ah, ben, par contre, chez vous, pas de dissonance, hein.
Oh, non.
Alors, regardez, je vous ai ouvert un petit Languedoc.
Ah, ok.
Alors, si vous avez dit, ouh là là, attention,
sud, ça cogne, hein, on est tout de suite sur les 14,5°C.
Eh ben, non, pas du tout.
Il est reçu, hein. C'est un petit vin
qui se boit très, très bien,
bien charpenté, vous allez voir,
qui est très puissant sans être agressif, hein.
C'est un petit récoltant qui fait ça, à des prix très abordables.
Et tu nous sers, chéri ?
Ah, ouais.
Mais, bien sûr, je partage avant tout ma passion.
Tu sais, le vin,
c'est pas seulement une boisson, hein.
C'est aussi toute une histoire.
Alban, c'est quoi, votre vin préféré ?
Ah,
c'est un peu pris de court.
Comment je me sors de ça ?
Ah, ben alors ?
Euh...
Comme ça, comme ça, comme ça, allez, allez, allez, allez, allez.
Vaune Romanée.
C'est un excellent vin.
C'est un rouge, il a une robe pourpre.
C'est un peu supérieur à celui-ci, je pense.
Honnêtement, supérieur à celui-ci.
C'est un vin que j'apprécie
particulièrement. Il y a
des accents très appuyés de fraises, cassis,
myrtilles. Ça va avec absolument
tous les plats, l'apéritif. Poisson aussi,
c'est avec le poisson, ça passe très, très bien avec le poisson.
Les crackers, je pense que ça passerait aussi.
Voilà, il est un petit peu prétentieux
quand il est jeune, quand il est vert, hein.
On connaît tous cette expression-là.
On y retrouve quand même la simplicité du pinot noir.
C'est vraiment quelque chose que j'apprécie particulièrement.
Des vins, j'en connais énormément, j'en aime énormément.
Mais si je dois en choisir un comme ça,
à la va comme je te pousse,
je dirais le Vaune Romanée, ouais, ouais, ouais.
Le Vaune Romanée ?
Oui, c'est un Bourgogne. Exactement.
Ah ben oui, je sais bien que le Vaune Romanée, c'est un Bourgogne.
T'aimes la Bourgogne ?
Il aime bien faire son petit malin, hein.
Oh, écoute, mon amour,
il me pose la question, je réponds.
Mais c'est pas grave.
Mais il a raison, Alban est très bien élevé.
Eh ben, si, on traquait.
Allez, faisons ça.
Alors, au bon voisinage.
Très bien, santé.
Désolé, Alban, c'est pas un si grand vin,
mais c'est pas encore du si bon voisinage non plus.
Mais c'est drôle, j'ai l'impression
que c'est un peu plus grand que chez nous.
Hein ? Ah oui ? Tu trouves pas, chérie ?
Oui, peut-être.
Je sais pas trop.
Expert en vin, mais pas expert en tout.
Oh, Geoffier, je...
Je plaisante, chérie.
Enfin, Alban, vous avez de l'humour.
J'ai une journée difficile.
Si, s'il a beaucoup d'humour,
vous inquiétez pas.
Je blague, je blague, je blague, je blague.
Ouais, ouais, ouais, ouais.
Non, mais c'est vraiment très, très beau.
Puis on sent qu'il y a une belle énergie
qui circule dans cet appartement.
Elle doit circuler vite, parce qu'on la voit jamais passer.
C'est vrai que je l'aime beaucoup,
cet appartement. Puis je suis fière de ce qu'on en a fait.
Ça a pas toujours été...
C'était l'appartement de mes grands-parents.
C'est eux qui m'ont élevée.
On a gardé...
quelques souvenirs.
Oui.
Pardon, excusez-moi, je vous raconte ma vie.
Non, mais tout va bien, tout va très bien.
Elle est très émotive.
Je comprends. Je suis comme toi, Sophie, tu sais.
Moi, je pleure pour un oui, pour un non.
Puis là, dans ces cas-là,
je suis pas des plus discrets, quoi.
Seulement dans ces cas-là.
On peut goûter ? Qu'est-ce que c'est ?
Ah, alors ça, c'est des
petites boulettes de poulet
à la balinaise, c'est indonésien.
On s'est rencontrés à Bali.
Et ça, c'est un plat très important.
Par contre, je t'ai pas dit,
c'est un petit peu épicé. T'aimes le piment ?
Oui. Attention, attention.
Très aphrodisiaque aussi.
Tu te rappelles ?
Aphrodisiaque, aphrodisiaque.
Je vois, je vois, je vois.
Merci, Adèle, vraiment, fallait pas.
Et vous, Alban, alors,
qu'est-ce que...
On peut se tutoyer ?
Ah ben, comme tu veux.
Vous, Alban.
Et toi, Alban,
dans la vie, tu fais quoi ?
Enfin, à part boire du vaudre mané,
bien sûr. Dans la vie ?
Oui. Ben, je suis pilote.
Pilote ? Oui, de...
Comment nom de bord ?
Pilote d'avion. Ah !
Pourquoi ?
Ben, non, non, non, pour rien, juste comme ça.
C'est pas évident de deviner qu'on a un voisin qui est pilote de ligne.
Ah bon ? Ben, ouais.
Pourquoi pas ? Tu m'imaginais en quoi, toi, Xavier, par exemple ?
Ah, moi, j'en reviens. Enfin, non, non, enfin...
Pompier. Ah ben, ça, je prends.
Ah, mais pas mal, dis-donc.
C'est sexe, pompier. Toi, t'aimes bien pompier.
Moi, j'aime beaucoup pompier.
Il y a un côté un peu affûté, tu vois,
un côté un peu musclé.
Pompier, je le prends.
Très physique, quoi, la pompier. Très occupée avec...
Ça pourrait éteindre les incendies, quoi.
Mais c'est très bien, pompier. Il en faut, il en faut.
C'est comme les pilotes, hein. Il en faut pour...
S'envoyer... Voyager.
Mais après, pilote, c'est pas forcément
comme on l'imagine, hein. Enfin, je veux dire,
Alban, il travaille pour une compagnie low-cost en moyen courrier.
Donc, ça veut dire beaucoup d'heures,
beaucoup d'absences. Pas forcément un cycle
rechec à la fin du mois.
T'as entièrement raison, mon amour,
mais j'ai pas le droit de me plaindre. Je fais le métier que j'arrivais de faire
quand j'étais gamin. C'est un luxe, franchement.
On est peu à pouvoir faire ça. J'en fais partie.
J'ai pas à me plaindre, vraiment.
T'as raison, monsieur.
Toi, tu fais quoi, Xavier ? Parce que Sophie, on sait.
Magnifique, Sophie, t'as ouvert ton agence immobilière. Bravo.
Vous êtes une toute petite agence, hein.
Non, non, non. Petite ou pas, ça n'est pas la question.
C'est bien, bravo. Prends le bon.
C'est intéressant, ça.
Toi, Xavier, tu fais quoi ? Parce que sortir le chien,
c'est pas ton vrai métier, je me trompe ?
Je suis prof de musique.
Au conservatoire.
Oh la vache, ah ouais.
Nationale ? Non, municipale.
Il a aussi quatre élèves en cours particulier.
D'accord.
D'où le piano.
Oui, oui.
Il est juste là, quand même.
On aurait pu le deviner.
Mais c'est rare qu'on t'entende jouer, Xavier.
Je fais attention au bruit. J'ai peur des nuisances sonores.
Je trouve ça cool, le piano.
Très cool, très...
J'aime bien.
Cool, je sais pas.
C'est pas très discret comme instrument,
passer une certaine heure avec le bruit qui monte,
qui descend, parce que c'est très yo-yo, le bruit.
C'est bien.
🎵 Musique de la samba 🎵
Oh là là, mais tu joues super bien.
C'est de l'impro ?
Ben oui.
Ben bravo.
C'est adorable, Sophie, je joue pas si bien que ça.
J'ai quelques Sandra Baze, j'ai une bonne oreille, c'est vrai,
histoire de faire illusion.
Ouais, ouais, ouais, histoire de faire son petit crâneur.
Tu me connais.
Xavier joue plus.
Ouais, c'est dommage.
Avant, il jouait pour moi et même avec moi.
J'avais beaucoup peur que ça rentre dans notre patino.
appris. Vous jouez ensemble ? Un peu, enfin rarement, enfin plus.
Mais dis donc, prof de musique c'est un beau métier.
C'est un beau métier oui, enfin c'est pas si on aime la musique.
Ce qu'il veut dire c'est que les élèves sont un petit peu compliqués cette année.
Compliqués non c'est pas le mot, le terme exact c'est plutôt nuls.
Mais attention, Xavier n'est pas que prof de flûte.
Ah bon ? Non, il est aussi compositeur.
Non non non mais on va parler d'autre chose là, parce que, non non non.
Bah non, pourquoi ? On est là pour faire connaissance quand même.
Il est même l'auteur d'un air très célèbre.
Non s'il te plaît, pitié Sophie.
Attends, attends, célèbre, célèbre, on peut connaître ?
Ouh là.
Non j'ai pas, une petite, on va trouver, on va trouver, on va trouver, j'adore les blindes.
On refait, on refait, on refait.
Attends, vas-y, vas-y.
Il y a des fruits.
Moi aussi j'en ai envie.
Moi aussi j'en ai envie.
J'ai les images, j'ai les images, j'ai un truc, j'ai un truc, c'est le...
C'est les yaourts là, les yaourts de Chambéry.
Ah oui c'est ça.
Tu vois, il y a du pipeau au milieu.
Je suis le traversière.
C'est ce que tu veux, c'est très bien, mais c'est incroyable.
Xavier t'as énormément de talent, tu sais ça.
Oh la vache, ah je suis sur le cul.
Ah ouais, moi aussi.
Le yaourt c'est toi.
Non, moi je suis juste le compositeur.
Non, non, je me suis pas occupé de la fabrication.
Je me suis pas occupé de la fabrication du yaourt.
C'est comme Schubert, quand il compose sa truite, il s'occupe pas de la cuisson.
Xavier aime pas trop qu'on en parle.
Je comprends.
Il a fait d'autres choses ? Tu as fait d'autres choses, pardon ?
Des jingles, des...
Des pubs.
Non, la pub, j'ai pas très intéressant le milieu de la pub.
Moi je travaille sur une symphonie là, depuis...
Depuis toujours en fait.
Oui, façon Beethoven.
Beethoven c'est sa passion.
Non, pas façon Beethoven.
Non, dans l'esprit d'eux, pas façon.
On parle pas d'un steak tartare.
Excuse-moi, c'est pas ce que je voulais dire.
Oui, bah, tu l'as dit.
Elle a un peu de mal à comprendre mon travail.
Je comprends parfaitement ton travail, c'est juste que t'es sur la défensive dès qu'on aborde le sujet, c'est tout.
Si tu peux me permettre, elle a l'air très fière de toi, Xavier.
Ah oui, oui.
Moi j'ai lu beaucoup d'admiration dans son regard.
Toi aussi.
On refait le plein ?
Ah !
Merci.
Merci.
Et euh...
Toi, ce... Christelle ?
Euh... Adèle.
Adèle, Adèle, Adèle.
Tiens, Adèle, oui oui, Adèle.
Bon Adèle, tu fais quoi dans la vie ?
Je suis psychologue.
Ah !
Comportementaliste, plus précisément.
Psychologue, comportementaliste...
Animalier.
Pour être complète.
Animalier...
Oui, Adèle s'occupe des animaux de compagnie en souffrance psychique, c'est bien ça Adèle ?
Ouais, grosso modo, c'est ça, ouais.
Ah, tu savais ?
Bah oui, on se parle dans l'ascenseur.
Un comportementaliste animalier, ah oui, c'est...
Oui, c'est plutôt...
C'est plutôt, c'est plutôt ridicule.
Ah non, bah non, j'ai pas dit ça, non.
Ouais, tu l'as un petit peu pensé.
Non, non, non, non, non, non.
Non, non, moi je respecte, je suis même plutôt admiratif.
Ça doit pas être évident d'arracher des confidences sur son enfance douloureuse à un Doberman, par exemple.
Ou un Chihuahua.
Mais vous, votre chat est un peu âgé, non ?
Ah bah oui, Alto, il a 10 ans.
Oui, c'est très vieux pour un Golden.
C'est vieux, ça.
Il a plus trop le moral, le pauvre.
Ah, bah alors ça, il faut savoir que les problèmes psychologiques du chien reflètent souvent les problèmes psychologiques du maître.
Ouais.
Mais notre chien n'a pas de problème.
Et c'est vrai que pour connaître l'équivalent humain de l'âge d'un chien, vous multipliez par 7 ?
Ah, ça c'est un peu inidéreux.
Tout à fait, comme pour mesurer la durée de certaines conversations.
Je vais peut-être vous faire visiter l'appartement, enfin même si Adèle est déjà venue, bien sûr.
Bah oui, non mais vas-y, chérie.
Oui, bien sûr, vas-y.
Moi, je vais en profiter pour fumer une petite cigarette à la fenêtre, si ça vous dérange pas trop.
Ah non, du tout, bah je t'accompagne.
Vous parlez de rien d'intéressant sans nous, hein.
On n'en prend pas le chemin, hein.
Merci.
Vous aviez d'autres projets pour ce soir ?
D'autres projets ?
Que de nous inviter ?
À dîner ?
Ah, non, non, non, enfin, Sophie, non.
Ah.
Mais toi, en revanche, t'étais pas très...
Moi, je suis un peu crevé, donc...
Mais pourquoi vous avez pas à reporter ?
Ah bah, je t'avoue que ça m'a effleuré l'esprit, mais...
Mais Sophie...
Mais Sophie, voilà.
Non mais c'est bien, hein, parce que ça nous permet de faire connaissance.
Eh oui.
Non.
Mieux que dans l'ascenseur.
Ah bah...
Ouais, oui, oui.
Et... vous êtes ensemble depuis combien de temps avec Alban ?
Ça va faire deux ans, maintenant.
Ah... deux ans, deux ans, deux ans...
On s'est rencontrés sur une piste de danse.
Ah oui, je vois, oui.
Ah non, tu vois pas.
Ah bon.
C'était... mais...
C'était fulgurant.
C'était immédiat.
Animal.
En fait, j'étais mariée à l'époque, et puis bon, on combattait de l'aile.
Je sais pas, on s'était rencontrées trop tôt, trop jeunes...
On était usées, tu vois.
Bref, je pars à Balier avec une copine, et là...
Je vois ce type avancer vers moi, mais comme au ralenti, tu vois.
Vraiment tout doucement, je sais pas, comme une panthère, un peu.
Et là, je sens un truc me traverser.
C'est t'aimer.
Un coup de foudre. Un coup de foudre.
Eh oui.
Et qui dure.
Oh, ça, je viens de croire.
Avant, y avait de la moquette sur les murs.
Ah, d'accord.
Ouais, mon grand-père avait mis de la moquette partout, même dans la salle de bain.
Ah oui ?
On a tout relooké.
Ah oui, d'accord.
Là, c'est la chambre de notre fille.
Bon, même si elle a vécu ici depuis le mois de septembre, elle est partie faire ses études en Angleterre.
Bref, regarde pas le désordre.
Non, enfin, tu sais, le désordre, c'est ce qu'il y a de plus émouvant dans une chambre, je trouve.
Ah bah alors, notre fille est peut-être un petit peu trop émouvante.
Peut-être, je sais pas.
Elle revient de temps en temps ?
Un week-end sur deux.
Ah, c'est pas beaucoup.
C'est vrai que pour les trains, c'est un budget, mais on pourrait pas faire moins.
On s'adore.
Ah oui, ça je comprends.
Alors, voilà notre chambre.
Alors là, niveau rangement, on est bien.
Y a rien qui dépasse.
Oui, Xavier est un peu maniaque.
Ouais, ça se sent, oui.
Très grand lit, bravo.
Oui, on peut dormir à deux sens touchés.
Ah.
Enfin, je veux dire sans gêner le sommeil de l'autre.
Ah, j'adore.
Je me permets ?
Hyper confortable, ce lit.
J'adore.
Ça grince pas du tout, t'as vu ?
Non.
Non, non, non, il a jamais grincé.
Ah oui, jamais ?
C'est dommage, non ?
C'est agréable quand ça grince un petit peu, tu trouves pas ?
Oui.
Ouais, hein ?
Nous, faut qu'on change de lit.
Il grince jour et nuit, il commence à fatiguer.
Tu veux pas un autre verre ?
Tout ce que tu veux.
Par contre, je te préviens, j'ai l'alcool qui monte vite à la tête.
Ah.
Alors, un verre de trop, et là, je deviens très maladroit.
Et c'est tout.
Et c'est un coup attaché à tes draps.
Oh non.
Ouais.
Tu sais, dans l'aviation, il y a un dicton qui dit, voir où atterrir, il faut choisir.
Eh oui, c'est sûr, ça doit pas être très conseillé de...
Ah non, c'est pas conseillé une seule seconde.
Bah non, en même temps, c'est normal, on est très contrôlé là-dessus.
On pilote quand même de gros engins.
De gros engins ?
Les avions, Sophie.
Oui, bien sûr, c'est...
C'est énorme, un avion.
Énorme ?
Après, je te cache pas que perdre le contrôle de temps à autre, on en a tous besoin.
On en a tous besoin, non ?
Oui.
Oui, hein ?
Oui.
Dis donc, toi, t'as un petit corps à aimer la danse, tu me trompes ?
Ah non, moi, j'adore danser.
Ah ouais ?
Oui, non, c'est Xavier qui...
Moi aussi, j'adore danser, je suis comme toi, tu vois, j'adore ça.
C'est comme ça qu'on s'est rencontrés avec Adèle, sur une piste de danse.
Eh oui, à Bali ?
Exactement.
En balai à Bali ?
Oui.
Pas mal.
Pas mal du tout.
T'as un bel humour aussi, Sophie.
Donc, avant de s'emballer à Bali, on a dansé ensemble.
Elle est venue vers moi.
Je l'ai vue arriver au loin.
Bon, il faisait un peu moide, donc elle avait les cheveux un peu en crinière, comme ça.
Ah.
Elle est venue me voir, on s'est mis à danser.
Moi, je transpirais, on avait un côté animal qui me...
qui me plaît beaucoup.
J'imagine.
C'est très puissant, ouais.
J'avais tous ces... tous ces noms aphrodisiaques, là.
De toi à moi, on en a pas eu besoin.
J'ai un peu chaud.
Oui, oui, oui, ça va.
Et puis, j'ai envie de fumer.
Ah, comme après l'amour.
C'est vrai, c'est un peu ça.
Ouais, c'est...
Bon, même si je fume plus...
Ah.
Enfin, quasiment plus.
Mais bon, une petite fumette de temps en temps, ça peut pas faire de mal.
Non, non.
Tu sais, y a jamais de mal à se faire du bien, Sophie.
C'est là qu'il les planque et il pense que je le sais pas.
Ah, ouais, ouais.
Ah bah, c'est bizarre.
D'habitude, il les met là.
Attends, attends, attends, attends.
Je peux t'aider ?
Ah !
C'est bon ?
Tu les as ?
Oui, c'est...
C'est bon, je les ai.
Non, c'est...
C'est bon, je...
Je l'ai.
C'est moi ou ton mari a le visage dans les fesses de ma femme ?
Désolé.
Vous laissez en griller une petite, mais finalement, non.
Mets-moi un peu de musique.
Ah.
Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?
Euh...
Electro ?
Ouais.
Non, je parlais de musique.
Excusez-le, il est...
Vieux.
Odieux.
Non, mais tout va bien.
Tout va très, très bien.
Vous inquiétez pas.
Ah bah, tu vois ?
Tu vois, est-ce que tu peux être rabat-joie ?
Je suis pas rabat-joie.
J'aimerais juste qu'on soit agréable avec nos invités, c'est tout.
Agréable.
Alors, venant de toi, parce que l'autre jour, là, on était à un repas, Sophie a raconté
une blague que j'ai pas trouvé drôle, mais j'étais pas le seul, hein.
Eh bah, elle m'en a voulu pendant 15 jours.
Je t'en ai voulu parce que tu t'es moquée de moi devant tout le monde.
Au lieu de me soutenir, tu m'as ridiculisée.
Oui, non, mais c'était pas une très bonne blague, puis tu la racontais pas très bien.
Bah, peu importe.
Je suis ta femme.
T'aurais pu prendre ma défense, hein.
Oui, bon, bah, d'accord, d'accord, voilà.
Je m'excuse, hein.
Faut croire que j'étais un petit peu embarrassé.
Bon, vous n'enquêlez pas pour si peu.
Franchement, ça sert à rien.
Tout va bien, Xav, hein.
Xav ?
Non.
Non.
Enfin, Xavier, je voulais dire.
Désolé.
Tu sais quoi ? Mets-nous...
Mets-nous ce que tu veux.
Ta musique, là.
Le gars que t'aimes bien, là.
Beethoven.
Beethoven, merci.
Pardon.
Tu nommais Beethoven.
Ça va te détendre.
Moi, j'aime bien Beethoven en plus.
C'est sympa.
C'est cool.
C'est rythmé.
J'aime bien Beethoven.
Il avait de la chance d'être son Beethoven, hein.
Bon, moi, j'ai l'impression qu'on tombe pas forcément le bonsoir, là.
Mais c'est pas grave.
On peut revenir un autre jour, hein.
Ah bah, non.
Non.
J'ai un gigot de 7 heures au four.
Non, non.
Vous êtes nos invités.
Vous restez dîner.
C'est très, très long, cette heure.
Ah bah, c'est un gigot très patient.
Il quitte depuis 6 heures.
6 heures, déjà.
Bon bah, il reste quoi ? Une petite heure ?
Hum.
Bravo, Alban.
Il faut être doué en maths pour être pilote.
Et pas que.
D'un autre côté, une heure, c'est bien parce que ça nous laisse le temps de se
dire les choses.
Xavier.
S'il te plaît.
Mais si.
Mais si.
C'est le moment, là.
Allons-y.
Parlons un peu.
Allez.
Je vais leur parler.
Bah, je crois que c'est bon.
Dis-leur.
Dis-leur.
Dis-leur.
Dis-leur.
Dis-leur.
Mais si on avait quelque chose à vous dire.
Oui.
Oui.
Voilà.
Donc si on a accepté votre invitation ce soir…
Son invitation, oui.
C'est parce qu'on voulait aborder un sujet un peu délicat.
Mais c'était trois fois rien.
Je te coupe.
Pardon.
Désolé, mon amour.
Mais peut-être que vous commencez parce que Xavier avait à dîtenir pas mal.
Peut-être c'est important.
On va d'abord écouter votre foirien, enfin ce que vous avez à nous dire.
Oui.
Non mais en plus, maintenant, j'ai peur que vous trouviez ça complètement débile.
Oh non, non, non.
Mais ne sois pas gênée.
Non, non.
Non.
Si c'est débile, on achète, vas-y.
Non, mais en plus, on est chez vous, c'est hyper mal poli, ce que je fais, je sais pas ce qui m'a pris.
Non, à vous l'honneur.
Non, non, non, non, non, non, non, c'est à vous.
Mais non, non, vraiment, je t'en supplie, vraiment, non.
Non, s'il te plaît.
Non, allez, vraiment, j'insiste.
Non, s'il te plaît.
Non, je t'en supplie.
S'il te plaît, à vous.
Allez, non, non, c'est à toi.
Non, à vous.
Pardon.
Excuse-moi, à toi, Adèle.
Parce que vous êtes les invités, c'est normal.
Bien sûr, bien sûr, bien sûr, on va commencer, alors, pour le coup, c'est vraiment, c'est vraiment trois fois rien.
Adèle et moi, on tenait simplement à s'excuser.
De quoi ?
Vous vous excusez.
Ben oui, parce qu'on est bien conscients qu'on doit vous embêter, depuis qu'on est arrivés ici.
Alors là, moi, personnellement, depuis le début de la soirée, je me suis pas ennuyée une seule seconde.
Ah, ben pas du tout, je suis captivé, même.
Ah, non, non, non, non, non, mais je parle pas de ce soir, je parle d'ici, d'ici, dans l'immeuble.
La nuit ?
La nuit.
Ben oui, même les nuits, d'ailleurs.
Bon, allez.
Quand on fait l'amour ?
Ben oui.
Ah ben oui, parce que comme tous les couples, on a des rapports.
Bien sûr.
Ah, c'est fréquent.
Fréquent.
Évidemment.
Fréquent, fréquent.
Et sauf que nos ébats sont parfois un peu bruyants.
Et on a beau essayer d'être discret, il y a des fois, c'est pas possible.
Pas possible, pas possible.
Dans ces cas-là, bon ben...
Bon, je vais pas vous faire un dessin.
Mais bon, enfin, vous voyez ce que je veux dire, quoi.
Oui ?
Oui, oui.
Et donc, on voulait vous dire que si parfois on vous avait dérangé, on était vraiment, vraiment désolé.
Oui.
Alors, personnellement, hein, hein, non, alors pas une seule seconde, hein.
Ah bon ?
Hein, Xavier ?
Ben...
Ah ben, toi non plus.
Non.
Vraiment ?
C'est vrai, ça...
Ça nous a pas du tout dérangé.
Ah bon ?
Ah non.
Non, mais vrai de vrai.
Vrai de vrai.
Vraiment ?
C'est bon, c'est...
Voilà, la jurée, tu vois bien, chérie.
Ça devrait être très bien de quoi on parle.
C'est des adultes, hein.
C'est sûr ?
Oui, c'est sûr.
Elles s'enquêtent pour un oui, pour un non, c'est comme ça.
Moi, j'adore ça, mais c'est un peu spécial, je comprends.
Non, mais attends.
Non, non, mais attends, tout va bien, chérie.
Ben, écoute, moi, je suis désolée, je suis contente d'en avoir parlé.
Voilà, ça m'a soulagée.
Ça va bien, ça va bien.
Moi, alors, et vous, qu'est-ce que vous voulez nous dire ?
Alors...
Ah, ben, c'est vrai, j'ai oublié, j'ai complètement oublié.
Oh, ça devait vraiment être trois fois rien, hein.
Toi non plus ?
Moi, ben, c'est-à-dire que quand je...
Non plus.
Non, enfin...
Ça, alors, c'est...
Ben, figure-toi que si...
Si, si, ça me revient.
Non, ça te revient pas.
Si, si, ben, si, c'est par rapport à la réunion de syndic.
Madame Moulet aimerait qu'on repeigne le local poubelle.
Voilà.
Je sais plus, en bleu.
En bleu.
Voilà.
Alors, nous, on trouve ça...
Enfin, on n'est pas...
Moi, j'aime pas du tout l'idée d'un local poubelle bleu.
C'est moche, quoi.
Enfin, c'est...
Et on voulait savoir si vous étiez au courant.
Voilà.
Et...
Mais apparemment...
Non, non, non.
Non, alors, vu vos têtes, on voit bien que vous étiez pas au courant.
Non, on était pas au courant, mais en même temps, c'est assez logique, parce que le local poubelle...
On s'en branle, quoi.
Enfin, oui, mais c'est vrai.
On est d'accord, on s'en branle.
On s'en branle complètement.
Oui, ben, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
Si tout le monde s'en branle, alors.
Allons-y, branlons-nous.
Ah, oui, allez.
Eh ben, j'avais en profiter pour aller arroser le gigot.
Ça, ça veut pas dire que je vais aller aux toilettes.
Sophie !
Voilà, c'est ce genre d'humour, typiquement, qui supporte pas.
Tiens, on parlera de bruit, deux minutes.
C'est une très bonne bonne, pardon.
Il y a quelque chose que je comprends pas, c'est que...
Vous non plus, on vous entend jamais.
Ah ben oui, c'est vrai.
T'es curieux ?
Ben, c'est QFD.
Vous nous entendez pas, on vous entend pas non plus.
Logique ?
Logique ?
Ben oui, ben oui.
Eh ben, alors...
Eh ben, si personne ne s'entend, alors c'est parfait.
Oui, mais j'ai du mal à y croire.
Même des soirs, on fait trembler tous les meubles, nous.
Oh, j'arrive, j'arrive, j'arrive.
Oh, dis donc, le Marseillais, là.
Ah bon, ben vous aussi, parce que nous, l'autre matin, on a retrouvé le piano dans la salle de bain, hein.
Le, le ?
Non, non, mais nous aussi, hein.
L'autre matin, on a retrouvé le piano dans la salle de bain, hein.
Oui, ouais.
C'est dire, hein.
Oui, oui.
Oh ben, quand ça y va, ça y va, hein.
Tu vois que t'as encore un peu de boulot.
Hein, oui, ouais.
Je vais vieillir comme tout le monde, hein.
Et si on passait à table ?
Ah oui.
Ouais.
Oh, là, c'est un pur délice, ce film.
Ouais.
Mais qu'est-ce que t'as rajouté, là ? C'est quoi, c'est...
T'as rajouté de l'huile d'olive ?
Oui.
Bon, ben, tu sais, c'est tout bête, hein.
Ah, ouais.
On dit celle qui a dû passer au moins deux heures dans les tutos, hein.
Oui, c'est ça.
Ouais, ouais, ouais.
Et donc, la nuit, vous n'entendez jamais rien, c'est ça ?
Jamais.
Moi, je dors comme une pioche.
Une bûche.
Une bûche.
Non, mais arrête d'insister, chérie, franchement.
Et moi, je mets des boules de caisse parce qu'ils ronflent.
Ah, d'accord.
Mais il ment.
Qui ?
Lui.
Moi ?
Xavier.
Ah, t'es un menteur, Xavier.
Je te demande pardon ?
Ah, arrête, les petits coups de sonnette.
Non, mais, Xavier est venu sonner chez nous en pleine nuit.
Ouais.
Quoi ? Mais quand ?
Ben, il y a à peu près un mois.
Ouais, trois fois de suite, quand même.
T'es allé sonner chez eux trois fois de suite ?
Non, mais pas du tout.
Mais si, si, Xavier.
Bien sûr que si, mais tout va bien.
La troisième fois, moi, j'étais resté derrière la porte.
C'était un petit peu inquiétant.
Adèle s'ennuyait, donc elle m'a rejoint.
Et puis, ben là, on l'a vu.
On l'a vu derrière la porte.
Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Non, mais attends, pardon, excuse-moi, Xavier.
J'en avais pas parlé si t'avais pas fait ton petit numéro de faux cul, là, mais...
Je vais pas faire numéro de faux cul, je suis pas faux cul.
Je suis délicat.
Moi, oui, oui, je voulais pas vous mettre dans l'embarras.
Ah, oui ?
Au niveau de l'embarras, là, je crois qu'on est sur la bonne pente, hein ?
Ouais. Ah, mais toi, c'était assez rigolo, quoi.
Il sonnait, et puis il se planquait juste derrière.
C'est touchant, c'est pas faux.
Mais lâche avec ça !
Non, attends. Non, non, il était très, très mignon.
Vraiment, il était mignon, Xavier.
Grotesque, mais mignon.
Oui, donc, ben, ça va, c'est bon, vous allez arrêter, là.
Tout cet échange aurait été superflu.
Alors, je sonnais afin de vous alerter, quoi.
Pour vous faire entendre une sorte de signal d'alarme, voilà.
Vous repreniez ma contrariété.
Ta contrariété ?
Oui, enfin, mon agacement envers leurs orgasmes à répétition, c'est ce qu'on peut faire.
Je suis vraiment désolée, hein. Vraiment, là, je...
Bon, ben, alors, ça aussi, c'est faux cul, Sophie.
Ça fait des mois qu'on parle de leurs ébats, là.
Ah, merde.
Ah, OK.
C'est vrai, Sophie.
Donc, on soit bien d'accord, toute l'histoire pourrie du local poubelle, là...
Non, mais on s'en cogne du local poubelle.
Non, mais c'est de ça que vous voulez nous parler ? C'est de nos orgasmes ?
Oui, et pas qu'un peu.
Ben, vas-y, dis-leur.
Oui, bon, ben, c'est vrai qu'on en a un peu parlé, de vos ébats, mais bon, c'est pas si fréquent que ça, hein, non plus.
Non, tu vois, c'est pas si fréquent. C'est toutes les nuits, Sophie.
Toutes les nuits, on en parle.
Vous savez, avec nous, y a aucun problème, hein. On peut parler d'absolument tout.
Ah, ouais, vraiment, on n'est pas dans le jugement, hein.
Tu vois ?
Non, parce qu'elle avait peur qu'en vous en parlant, ça vous bloque.
Mais aussi que vous ayez...
Oui, nos visages en tête quand vous seriez sur le point de jouir.
C'est ça, chérie ?
Moi, ça me dérangerait pas, tu vois.
Non, parce que ma femme culpabilise à l'idée qu'Adèle n'ait plus ses orgasmes atomiques à cause de nous.
Elle est comme ça, ma femme.
Elle a l'empathie chevillée au corps, le souci de l'autre en permanence.
Oh, bah, écoutez, ça avance, hein. Au moins, on se dit les choses, c'est bien.
Bah, oui.
Non, mais vraiment, il vaut mieux en rire, hein.
Oui.
Mais par contre, il faut qu'on fasse un tout petit peu plus attention.
Oui, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai. On va faire un petit peu attention, oui.
Ou alors, ce qu'on peut faire aussi, c'est qu'on synchronise tous les quatre,
on fait l'amour au même moment, et puis là, tous les bruits s'annulent.
Ah, mais ça fonctionne ! Il faut être un peu créatif, quoi, Xavier.
Juste, pardon, Xavier.
Mais les orgasmes atomiques, comme tu dis si bien, c'est pas forcément Adèle.
Ah, non.
Eh, non.
Ah, non, non, non. C'est qui ? C'est Caro. On sait sûr que c'est Caro.
À tous les coups, c'est Caro.
Ouais.
C'est Caro.
C'est une amie.
Elle habite avec vous ?
Caro ? Eh non, ça va pas, non. Elle habite à Saint-Nazaire.
C'est pour ça que c'est pas tous les jours non plus, hein.
Non, heureusement.
Non, c'est quoi, t'as dit avec Santiago ?
Santiago ?
Bah, c'est l'ami de Caro. Il est chilien.
Eh, chilien, c'est très bien, ça.
Hum.
Mais ça fait un moment qu'il vit en France, là, hein.
Ça se voit, il parle un français impeccable, le type.
Et alors, le truc avec Santiago, c'est qu'il est énorme.
Il parle comme toi et moi.
Donc, il respire très, très, très intensément.
Mais alors, quand il souffle...
Ah, si, vas-y, fais-le, fais-le, fais-le, fais-le.
Ah, si, tu le fais bien, tu le fais bien.
Il fait comme ça, attends.
Un peu plus grave, quand même, mais...
Oui, c'est plus puissant que ça, mais j'arriverai jamais à le faire aussi bien.
Un buffle, quoi.
Ouais.
Non, enfin, bref, tout ça, c'est pour vous dire que si parfois, il y a plus de bruit de l'habitude, ben...
Ah, ben, c'est Caro et Santiago.
Et oui.
Enfin, Caroline, Santiago, ou d'autres, hein, franchement.
Ou d'autres.
D'autres.
Ouais.
Ben, ce qu'Alban essaie de vous dire, c'est que c'est pas forcément que Caro et Santiago.
Voilà.
Pas forcément que.
Exactement, Caro et...
On pratique le sexe en groupe ?
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
En groupe.
Tous les quatre ?
Tous les quatre.
Oui, ou six.
Oui, huit, dix, ça dépend, hein.
Oui, enfin, rarement plus de dix, quand même, hein.
Oh, c'est déjà arrivé, c'est déjà arrivé.
Rappelle-toi le nouvel an.
On était quand même une bonne vingtaine, quoi.
Ah, non, mais ça, c'était exceptionnel.
C'est toi qui étais exceptionnel, mon amour.
Arrête.
Oh, c'était bien.
On s'est régalés, hein.
Chacun ses hobbies en même temps, hein.
Moi, c'est la flûte.
Ouais.
Non, mais après, si on aborde des sujets aussi intimes avec vous,
c'est justement parce que vous nous donnez l'impression d'être un couple moderne.
Ouais.
Votre jour, c'est pas le jour de sujets qu'on aborderait avec les Valois, hein.
Ah, les Valois ?
Les Valois ?
Le cadeau du deuxième, moi aussi.
Ah, non, là, il vaut mieux pas parler de ça avec les Valois, hein.
Ah, ils sont chiants.
Ah, non, la seule chose qu'ils pratiquent en groupe, c'est la prière.
Oui, c'est ça.
Les Valois, oui.
On est tous en règle.
Donc, comment vous faites que c'est...
Les Valois.
C'est, euh...
Georgie ?
Les partoses ?
Ah, non, on dit plutôt sexe en groupe.
C'est plus joli.
Ah, oui ?
Je suis d'accord.
Je trouve ça aussi plus joli.
Oui, bon, en langage militaire, exaction, c'est plus joli que massacre,
mais ça reste quand même une boucherie, hein.
Excusez-moi.
Et donc, pendant ces parties de sexe en groupe,
comment vous procédez ?
Ah, ben, ça dépend.
On fait avec les fluides, je sais pas, les énergies.
Les énergies.
Ça en échange, tout ça ?
Oui.
En échange ?
Oui, oui.
Ben, par exemple, Alban avec Caro.
Ah, oui.
Et puis moi.
Avec Santiago.
Avec le buf.
Voilà.
Exactement.
Et vous avez des petits rituels ?
Bon, comment ça se passe ?
Généralement, on commence par boire un petit verre, tous ensemble.
Oui, c'est bien.
C'est bien.
Après, on a un peu de musique pour l'ambiance.
Ah, de l'écho.
Ouais, ouais, ouais, des conférences, un truc, tu vois, la minimale, un truc cool ou quoi.
Ah, mais cool, c'est bien, c'est bon.
C'est sûr que ta musique conviendrait pas, chérie.
Voilà, ça conviendrait pas du tout, franchement.
Non, non, c'est trop court, quoi.
C'est beau, hein, on sait pas faire, nous.
Tu composes quand même des publicités avec des flûtes et tout ça, c'est super, mais
c'est un peu court que pour nous.
Un petit jingle, je rappelle le temps de retirer mon slip.
C'est chiant pour une part de nous, franchement.
Ah, y a pas que toi qui as le droit d'être sarcastique.
Oui, attends, elles font pas mal, hein, c'est de l'humour, mais il est au courant.
Il a beaucoup d'humour.
Bah oui, y a pas de soucis, j'adore rigoler.
Super.
Et du coup, pardon, c'est peut-être une question idiote, mais...
Vas-y, vas-y, vas-y.
Vous comprenez des petits trucs ? Je veux dire, une petite chose pour vous aider, des petits...
Pour nous aider ? Non, non, non, bon, toujours un petit peu d'alcool, un petit peu d'herbe
de temps en temps, MDMA, moi, j'aime bien.
Rien de très grave, quoi, tu vois.
Vous avez déjà essayé, vous ?
Au moins quand j'étais plus jeune, mais...
Xavier, lui, non, alors non, en matière de stupéfiants, il s'est jamais aventuré
plus loin que la spégique.
Ah ouais ?
C'est curieux, ça.
Pourquoi ça te fait peur ?
Tu sais que si t'as peur, ça peut aider, l'herbe.
Qui a dit que j'avais peur ? J'ai pas peur.
Non, mais t'as le droit d'avoir peur, Xavier.
Avec ces vêtements, on peut se sentir tout tétanisé d'un coup.
Ah bon ?
Oh, pas tous.
Moi, ça me fait absolument rien, j'adore ça, me promener tout nu, j'adore ça.
Oui, oui, mais toi...
Ah oui, bah moi aussi, je kiffe.
Sophie aussi, hein.
Non, mais après, on se rend bien compte que ça peut vous paraître un peu bizarre, comme ça.
Oh non, du tout, les orgies, c'est la vie.
Mais entre adultes consentants, chacun est libre de faire ce qu'il veut avec son corps.
Merci, Sophie, exactement.
Exactement.
Le sexe n'est pas dans le corps, Sophie.
Non, le sexe, il est là.
Eh oui.
Ah oui, sur le front, évidemment, chérie.
Ah, et dernier point.
Tous les partenaires doivent être d'accord sur tout.
Hum, un minimum.
Très important, il faut des règles, hein.
Oui, oui, attention, hein.
Tu aimes le sexe, Sophie, toi ?
C'est-à-dire ?
Oui.
Je veux dire, je crache pas dessus.
Oh non, ma femme a des formules, alors c'est que j'ai là, mais...
Bah, tout le monde aime le sexe, non ?
Enfin, jusqu'à un certain point, bien sûr.
Oui, oui.
Après, faut le trouver, le point.
Toi, par exemple, ce que t'aimes, c'est quand tu regardes marcher nu.
Non, mais tu regardes ma femme marcher nu ?
Oui, par la fenêtre du salon, là-bas, oui.
Tu regardes ma femme marcher nu par notre fenêtre ?
Bah, oui, mais t'es quoi ?
Qu'est-ce qu'il a ? Je viens de le dire.
Après, eh, Xavier, je te cache pas que si c'était Madame Moulet,
je regarderais vachement moins, quoi.
Encore que, sait-on jamais...
Ah, bien, bien, bien, bien, bien.
Dis-donc, chérie, tu peux réagir à cette révélation-là ?
Je suis pas une mine à un petit commentaire.
Hum ?
Je vais aller arroser le gigot.
Oh !
Oh !
Sophie !
Bon, tu m'expliques ?
Oui, bon, c'est peut-être arrivé une fois ou deux.
Oh, une fois ou deux, Sophie, arrête.
Un peu plus, hein, franchement.
Bah, non, rajoute pas.
Quoi, il y a eu combien ? Il y a eu...
Six fois ?
Non, six.
Six sur ma gauche, qui dit mieux ?
Dix ou douze, grand max.
Ah, bah, dit mieux.
Bon, au départ, c'était vraiment un hasard total, hein.
Et maintenant, à chaque fois que tu me vois dans ma cuisine,
tu fais exprès de marcher nu devant moi, non ?
Ah, d'où cette curieuse réticence pour les rideaux.
Bon, je suis désolée, Xavier, c'est impossible de garder un secret avec lui.
Bah, tant mieux, Adèle, c'est bon de savoir que son épouse se balade à poil
pour exciter un voisin en route.
Oh, et alors ? C'est pas très bien.
On aime tous se promener nu quand on est chez soi.
Pas si je sais que mon pervers de voisin me mate.
Attends, attends, attends, attends.
Je suis pas pervers, je me planque pas, moi.
Je vais le sortir pour qu'il refroidisse un peu.
Sortir pour refroidir un peu, excellente idée.
Je vais faire pareil.
Non, Xavier !
Arrête de fuir, Xavier !
Bon, on va peut-être vous laisser, en fait.
Si tu fais pas pour moi, fais-le pour nos invités.
Non, tes invités, hein.
Je comprends mieux pourquoi t'es allé chez le coiffeur.
Oui, d'accord, voilà, ça m'arrive, j'aime ça.
Et alors ?
T'exhiber nu, tu aimes ça ?
Oui, rien que d'y penser, ça m'excite.
Voilà, c'est la vie, y a pas de mal à ça.
Parce que tu peux être coincé du cul, Xavier, ma parole, putain, merde, quoi !
Détends-toi, pète un coup !
Peut-être après le gigot ?
La première fois, c'était en sortant de la douche.
J'étais nue, je suis passée devant la fenêtre,
j'ai levé la tête et j'ai vu Alban qui me regardait.
Ouais, exactement comme ça, ouais.
Et depuis, après la douche,
je passe habituellement par là,
où il serait en train de me regarder.
C'est devenu une petite routine, quoi.
Est-ce que tu me regardes encore, toi ?
Ça me fait du bien, je me sens mieux après.
Ça me donne confiance en moi, où est le mal ?
Et du coup, tu prends combien de douches par jour, tu peux savoir ?
Pourquoi ça te rend si jaloux ?
Non, je suis pas jaloux.
Moi aussi, t'es un peu jaloux, là.
Alors, il faut savoir que la jalousie...
Merci, docteur Wafwaf !
C'est pas moi, c'est Fred.
Préviens-moi la prochaine fois, je posterai une vidéo.
Oh, je veux bien, moi.
Ta gueule !
Si tu aimes qu'on te pète tes fesses,
autant que ça te rapporte quelques likes.
Donc, jaloux et méchants.
Xavier, on parle de fantasmes, là.
D'accord ?
C'est comme des moments secrets.
Tout le monde en a.
Même toi, t'en as.
Alors arrête de culpabiliser cette pauvre Sophie pour ça.
Dans l'ascenseur, quand tu regardes les cendres d'Adèle.
Ah, oui, voilà.
Ça me fait rien du tout.
Je comprends totalement.
Dans l'ascenseur ? Comment ça ?
Je sais absolument pas de quoi vous voulez...
Arrête un petit peu, ce sont plusieurs coupables, Xavier, mais en même temps...
Xavier, regardez ça dans l'ascenseur !
Mais oui, à chaque fois, et alors ?
C'est pas grave.
En plus, il croit que je le remarque pas,
alors que je sais aussi que t'as un peu la tâche.
C'est pas mal, c'est un fantasme, Xavier.
Faut que tu continues dans cette voie-là.
C'est très bien, c'est rigolo, c'est la vie.
Oui, voilà, Alban a raison, c'est marrant.
Moi, je me montre nue devant Alban,
et Adèle exhibe ses seins sous ton nez.
Et la boucle est bouclée.
Voilà, chacun ses petits frissons.
Comme ça, on est quitte.
Fin du débat.
J'apporte les entrées ?
Ah oui, bonne idée.
On va nous gâter, hein.
Vas-y, mon amour.
Vérifiez.
En plus, entrez.
Ma femme vous aime vraiment beaucoup.
Hé, hé, hé, allez.
On se détend, Beethoven, d'accord ?
Allez, viens, on va manger.
Je vais le buter.
Qu'est-ce que c'est bon, ça ?
C'est une recette de ma grand-mère.
Ah oui ?
Chapeau, ma fille.
C'est quoi le petit bonus, là ?
C'est...
Hum, qu'est-ce que c'est ?
Miel.
Miel ?
Il y en a.
Miel, hein ?
T'as vu le palais ?
Bien vu, hein.
Ouais.
Bon, la prochaine fois, c'est chez nous, hein.
Ouais.
Ouais, mais vous vous fatiguez pas pour le dîner, alors, hein.
Pardon ?
Non, je disais pas besoin de vous fatiguer pour le dîner.
Comment ça ?
Bon, la prochaine fois, on passera directement à la partouze.
Non, mais tu vas arrêter, oui.
Ben quoi, c'est bien ça l'idée depuis le départ, non ?
Ah, d'accord.
Tu crois qu'on est venus dîner chez vous pour vous proposer un plan à quatre ?
Bon, franchement, en même temps...
Non, il blague.
Non, je blague pas.
Si, tu blagues.
Mais pourquoi pas ?
On a fait connaissance, on parle tous de la même chose,
peut-être qu'il tente de passer au niveau supérieur, vous pensez pas ?
Ben oui, ma femme adore qu'il lui mette les fesses,
ça serait bête de pas pousser un petit peu plus loin.
Tu vois pas que t'embarrasses tout le monde, là ?
Bon, on a eu tort de parler de tout ça, c'est de notre faute.
Excusez-le, il est hyper tendu en ce moment.
Non, non, non, c'est nous aussi,
on n'a pas été très honnêtes depuis le début du repas.
On en a déjà parlé de l'idée, quand même, mon amour.
De quelle idée ?
Ah, ben ça, ben si, on y vient, voilà.
D'accord, on y vient.
Quelle idée ?
L'idée ?
Qu'on baisse tous les quatre, quoi.
Et voilà.
Ah non, non, non, non, non, non, non.
On n'a jamais formulé ça comme ça.
Ah oui, mais ça, c'est les pilotes, ça.
On est une droite, toujours.
C'est vrai que...
C'est vrai, vous voulez...
Vraiment...
Vous avez pensé à...
À avoir de la laxité sexuelle avec nous ?
On a parlé...
Ben oui, on a parlé, comme tous les couples,
on a parlé, on a parlé.
On a parlé, et puis, de fil en aiguille,
le sujet est arrivé sur le tatouage.
Ben oui, voilà. La météo, le boulot,
faire les courses, se baiser avec les voisins,
les petits échanges de couple, quoi.
Hier encore, on se disait avec Sophie, tiens, c'est marrant,
on se verrait bien faire un plan à trois avec Madame Moulet.
Bon, c'est vrai.
Avec elle, le banc, on vous trouve très attirant.
Merci.
Vous avez beaucoup de sexe à pile.
Moi aussi, je trouve que vous êtes très...
Très, très bien.
C'est vrai ?
Et on peut pas nier qu'une petite expérience sexuelle avec vous...
En échange de partenaire, ça pourrait être intéressant.
On serait pas contre.
Alors, voilà.
Alors, après, ils vont dire qu'ils sont pas venus pour ça.
Non, non, vraiment, à la base, pas du tout.
Mais à la base...
Oui, oui, pardon, à la base, pas du tout.
Alban dit la vérité.
Au départ, on n'est pas venus pour ça.
Ah, je vous jure.
Non, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
Peut-être que vous devriez essayer.
Qui sait ?
Peut-être qu'on deviendrait accro.
On deviendrait accro, oui.
Eh ben, en tout cas, moi, je suis très, très touchée que vous vouliez nous...
Nous toucher.
Tiens, Sophie.
Et peut-être que c'est une question idiote, mais du coup, ça se passerait quand ?
Quand tu veux.
Non.
Parce qu'avec notre fille qui vient à la maison un week-end sur deux...
Non, non, non, mais chérie, ils sont en train de nous inviter à une partouze et toi, t'es déjà sur le planning.
Je pose une question.
Je m'intéresse.
C'est la première fois qu'on m'invite à ce genre de rassemblement.
Bon, rassemblement, mais chérie, enfin, c'est pas un meeting.
C'est pas une manif, hein.
Ils vont pas distribuer des tracts.
Excuse-moi.
Ne sois pas nerveuse, Sophie.
On est entre amis, là.
D'accord ?
Alors, si jamais ça te dit rien, c'est pas grave.
On oublie tout.
Y a pas de problème.
C'est vrai que ce genre de choses, ça se réfléchit, quand même.
Oui, non, non, non.
Dans un couple normal, ce genre de choses, ça se réfléchit pas.
Ah, parce qu'on a un couple normal.
Moi, je pense que si on réfléchit trop dans la vie, on passe à côté de tout.
Ah, ça, c'est bien.
Écoute le philosophe.
Laisse-moi développer.
Je fonctionne vachement à l'instinct.
D'accord ?
Et là, je sens qu'il y a un truc qui stagne un petit peu.
Mais ils sont prêts, chérie.
Bien sûr que si.
Il faut faire un saut de foi, là.
On s'entend bien, on est sexy, on a un peu picolé.
Pourquoi est-ce qu'on lui mettrait pas un peu les mains, quoi ?
Bon, il est sans filtre, hein ?
Ça, je vous l'avais dit.
C'est bien.
C'est vrai qu'avec vous, hein ?
Ça sort comme ça vient.
Ça sort comme ça vient.
Allez, viens.
Sophie.
Sophie.
Bon.
On va y aller.
C'était pas le bon soir.
Je suis confuse.
Mais tu vas pas t'y chercher.
Excusez non plus.
Non, là, vraiment, c'est à nous de nous excuser si on vous a heurtés.
Ça va, Xavier ?
Hein ?
Ne surréagis pas.
Ils nous ont juste invités à faire l'amour en groupe.
Hein ?
Tu peux pas considérer ça comme quelque chose d'un peu rigolo ?
Non, je vois pas trop le côté rigolo qu'il peut y avoir à s'imaginer en train de s'envoyer en l'air avec eux.
Mais tu trouves que je surréagis ?
Mais tu te rends compte qu'ils nous font la leçon de morale, là, depuis une heure, là ?
Non, non, non, non, non, non, non.
On ne donne aucune leçon de morale.
Alors là, c'est pas du tout notre genre.
Il faut bien comprendre qu'on a une petite vie sans intérêt et qu'on est des losers parce qu'on prend pas de drogue et qu'on couche pas avec tout le quartier.
Xavier, c'est faux.
C'est faux, j'ai jamais dit ça de ma vie.
Et alors après, tu vas dire qu'ils ont raison.
J'ai pas dit qu'ils avaient raison ?
Si, tu l'as dit.
Tu te préoccupes tellement, là, d'avoir l'approbation des autres.
J'ai juste envie qu'on passe un bon moment.
Que tout se passe bien.
Et pour ça, t'es prête à passer à la casserole.
Viens.
Est-ce que vous voulez que je vous aide ?
C'est ridicule.
Xavier !
Bah quoi, on était pas censés manger un gigot, non ?
Se disputer, c'est bien.
Les couples ont besoin de se disputer.
Les blessures ne guérissent pas sans confrontation et sans dispute.
On en a déjà parlé, Sophie, non ?
Oui.
Ah bon ?
Ah oui.
Parfois, quand on se croise dans l'ascenseur avec Sophie,
elle me parle de vos problèmes, de couple, elle me parle de vous.
Ah, oui.
D'accord, donc t'as entamé une thérapie de couple sans moi,
avec une thérapeute pour chiens.
Intéressant.
J'ai une formation de psychologue, Xavier.
Et par ailleurs, j'ai moi-même déjà suivi une thérapie de couple
avec mon ex-mari.
Oh, bah si c'est ton ex-mari, ça doit être un fort succès.
Baisse la garde, Xavier.
Sinon, on n'y arrivera pas.
Sophie, exprime à Xavier ce que tu ressens.
J'aimerais que Xavier...
Adresse-toi à lui.
Xavier ?
J'aimerais que tu te débarrasses de cette aigreur
avec laquelle tu te réveilles chaque matin
et avec laquelle tu te couches chaque soir.
C'est cette aigreur, tu me l'infliges comme si j'étais coupable de...
De sa carrière de musicien un petit peu ratée ?
Tu es spectateur, mon cœur.
Tu ne dois pas intervenir.
Désolée, mon amour.
Sophie, continue.
Oui, demande-moi de l'aide autant que tu veux,
mais ne m'inflige pas tes frustrations comme ça.
Ça, ça nous eut, ça nous éloigne.
Je me souviens même pas de la dernière fois qu'on a fait l'amour.
J'ai l'impression que ça fait un moment maintenant
que vous développez des tensions.
Ah bah, un sacré bon moment, oui.
Ouh là, attendez, docteur, parce que là, c'est important,
je vais prendre des notes.
Ah bah, c'est ça.
Planque-toi derrière tes sarcasmes.
C'est la seule chose que tu sais faire.
Et que vous nourrissez du ressentiment.
Ah, le ressentiment, ça, c'est important, faut noter.
Pourquoi tu fais ça ?
Pourquoi t'évites le sujet comme ça ?
Mais puis-je te rappeler que chaque fois que je viens vers toi,
c'est toi qui m'évites.
Mais parce que tu viens pas vraiment pour moi.
Pour moi ou pour nous, tu viens pour toi.
Moi, je peux pas me laisser aller avec un homme qui me rend pas heureuse.
Je peux pas.
Ah oui.
Par contre, tu peux te laisser aller avec un queutard que tu connais à peine.
Je sais pas.
Comment on en est arrivés là.
Je sais pas.
Ouais, de toute façon, je peux pas lutter.
Pilote de ligne, c'est clairement plus sexy que prof de musique.
Ouais, ça, t'as une grande bouche.
Tu parles, tu parles, mais à part ça...
Ah, attends, je sens que tu vas être désagréable, là.
En fait, t'es un lâche, Xavier.
T'abandonnes tout.
Ta femme, ta vie amoureuse, tes ambitions professionnelles.
T'as pas les tripes.
J'aurais dû partir avec David.
David.
Ça date de la première agence dans laquelle j'ai bossé.
C'était une toute petite agence.
L'agence, à l'époque, on était les uns sur les autres.
On mangeait souvent ensemble avec David.
Bon, c'était un peu le cliché de l'agent immobilier, mais...
Je sais pas pourquoi j'étais sous le charme.
Et c'était réciproque ?
Oui.
Il savait que j'étais mariée, que j'avais une fille.
Il attendait que je fasse le premier pas, ce que j'ai jamais fait.
Et tu n'en as jamais parlé à Xavier ?
Non, pas si.
Le fameux David.
Ils se sont souvent croisés à l'agence.
Oui.
Ils s'entendaient bien, mais il a fait semblant de rien voir.
Depuis qu'on est ensemble, Sophie éprouve le besoin de me faire sentir
qu'il y a toujours un homme fou d'elle qui lui tourne autour.
N'importe quoi.
Tu aimes toujours David ?
Non.
Mais bon, parfois, je me dis que...
j'aurais été plus heureuse avec lui.
Voilà, c'est le cas ce soir.
Voilà.
Bien.
Surtout...
Mais fous-lui la paix à ce pauvre chien.
Tu vois pas qu'il en peut plus de sortir ?
Alto, c'est le seul chien au monde qui se cache quand il entend le bruit de sa laisse.
Vous trouvez ça normal, vous ?
Je pourrais le voir en consultation, si vous voulez.
Ta gueule, ta gueule, avec tes consult dreams.
Ta gueule, ta gueule, avec tes consultations.
Mon chien a pas besoin d'un psy.
Mon chien a besoin de bouffer, de dormir et de chier.
Hé, hé, hé, sur un autre ton, le flûtiste, hein.
Moi, j'ai envie de te défoncer.
Oui, oui, mais tu vas pas le faire.
Allez, viens, Alto.
Kat, on va prendre l'air.
Alto.
Non, tu vas pas me lâcher toi aussi, hein.
Non, mais j'insiste pas.
Tu veux rester peinard, et t'as raison.
Moi, c'est pareil.
Tu sais, je t'envis, hein.
J'aurais passé une bien meilleure soirée, là, avec toi, là, sur le tapis, là.
T'as vu comment ils me parlent ?
Même à toi, ils oseraient pas parler comme ça, là.
L'autre, là, le pilote low-cost, là, mais quelle blague.
J'ai jamais été autant humilié, Alto.
Jamais.
Toi aussi, tu crois que je suis un lâche ?
Il a juste besoin de se calmer, d'accord ?
Ça fait beaucoup de choses à digérer pour lui, mais je suis sûre qu'il fait son chemin.
Mais toi, bonne, ça va ?
T'es tendu ?
Beethoven, il t'emmerde.
Il est complètement con, lui.
Faut qu'il fasse gaffe, quand même.
Il a failli se péter le nez, et puis un jour, il tombera sur moins sympa que moi, tu sais.
Je sais pas ce qui lui a pris, hein.
C'est un peu rouge, hein.
Non, c'est complètement noir, Sophie.
Non, c'est complètement noir, Sophie.
Ah, non, je parlais de ta joue.
T'inquiète.
Je suis vraiment confuse, hein.
Non, non.
Même trop cuit, ça va être excellent.
Imaginez que les soirs où elle dort ici, ma fille vous entend faire vos saloperies.
Moi, ça me mine.
Elle a quel âge, votre fille ?
20 ans.
20 ans, on n'est plus tout à fait noix blanches, hein.
Oui, enfin, quand même, il y a des fois, il y a de quoi la traumatiser.
C'était quand, l'autre soir ?
Mais c'était un enfer, c'était interminable.
Oui, oui, c'était plus un buffle, c'était une truie qu'on égorgeait.
Avant-hier ?
Mais avant-hier, c'est pas grave, avant-hier, elle était pas là.
Louise est rentrée super tard, elle a oublié ses clés.
Ah bon ?
Avant-hier.
Bah, moi non plus, j'étais pas à la maison avant-hier.
Oui, bah, c'était peut-être Caro ou Pépita, on s'en fout, hein.
Non, non, on s'en fout pas du tout.
C'était qui avant-hier, Alban ?
Hum ?
C'était qui avant-hier ?
Je sais pas.
Euh, non, avant-hier, c'est loin, quand même, moi, je sais pas de...
Je sais pas.
Attends, attends, attends, attends.
On est libertins, mais on est ensemble.
C'est bien ça, l'idée, hein ?
Oui.
Oui, d'accord, parce qu'il y a vraiment des règles.
Jour père, jour impaire.
C'est pas tous les soirs la fête à la saucisse, alors.
Ouais.
Ouais, avant-hier, j'ai, j'ai, et...
Voilà, petite entorse, mon amour.
Il y a eu une petite entorse ?
Oui, non, mais attends, attends.
Non, c'est ça que t'as dit ?
C'était une toute petite fois.
Ah !
C'était une fois ?
Ouais.
Alors, tout va bien.
Non, mais tu te fous de moi, ou quoi ?
Tu t'entends, là, quand tu parles ?
On va aller sortir le gigot, hein, Xavier ?
Non, non, je suis très bien, moi.
Il faut que tu comprennes ça.
Très bien.
Si, viens m'aider.
S'il te plaît.
On avait un pacte.
On avait un contrat.
Et tu l'as pas respecté.
Je sais.
Dis donc, ils m'ont pas l'air si libres que ça, les libérés, hein ?
Non, mais c'est vrai que l'autre soir, c'était particulièrement impressionnant.
Le Alban, avec ses airs couillons, faut reconnaître qu'il avait pêché du gros poisson, hein.
Il s'y connaît en cochonne.
Tu deviens beaucoup trop vulgaire, hein.
Ah bon ? Parce que c'est moi qui suis vulgaire ? Je suis vulgaire, là ?
Bah alors là, je te comprends plus.
Je suis vulgaire.
Qui me dit qu'il y en a pas d'autres, là, quand tu fais tes escales de moyen courrier de merde, là ?
Quand tu pars à Madrid, à Milan, à Bruxelles, hein ?
On va pas départir dans les clichés comme ça, là.
Et tu l'as rencontrée où, d'abord, cette connasse ?
Sur Tinder ?
Waouh ! Sur Tinder ? Moi, sur Tinder ? Non, mais on marche sur la tête, là.
Ça va pas du tout.
Mais enfin, je rentre du boulot, je suis crevé. Elle est dans le hall d'immeuble, là, elle a oublié ses clés.
Moi, j'ai le cœur sur la main, je la fais rentrer, puis ça dérapait gentiment, quoi. Voilà, ça peut arriver.
Quoi ? T'as dit quoi sur les clés ? Qui avait oublié ses clés ?
Eh oui ! Je suis pas allé la chercher !
Je te mens pas, mon amour. Elle a juste oublié ses clés, là, là, là. Elle était pas mal.
Qui avait oublié ses clés ?
Ouais.
Tu réfléchis un peu, là.
S'il te plaît. Réfléchis.
Oui.
Qui avait oublié ses clés ?
Oh, le con.
Fuguière.
Bah là là, on se le mange, ce gigot ? Je sais pas vous, mais moi, je commence à voir les crocs.
Ah ! Ça, c'est top.
Et cette petite entorse, alors ?
Hein ? C'est bon ? Vous avez fumé le calumet ?
Oui, oui. Tout va bien.
Oui, oui. Tout va bien.
Tout va bien. Faut le dire vite, hein.
Allez, on parle d'autre chose ?
Bah, pourquoi ? Hein, chérie ? Ces messieurs-dames sont des personnes libérées. Hein ?
Non, Xavier, je suis pas sûre que ça soit...
Adèle, faut pas te sentir frustrée. Tu sais, la fille, si elle est venue en solo, elle reviendra pour un double-mix, hein.
Coupe ! Tais-toi et coupe.
Non, parce que la bonne nouvelle dans l'histoire, c'est que vous avez réussi à trouver plus hystérique que votre copine Caro.
Et ça, c'était pas gagné, hein.
Oh, Xavier, ça devient indécent, là.
Oh, c'est... Maintenant, je suis indécent. Alors, j'étais vulgaire, maintenant, je suis indécent. Allez, hop, là.
Bah, indécent, indécent, je suis indécent, je suis vulgaire. Bah, voilà.
Je crois qu'on va peut-être y aller, en fait, Pascal. Bon, ça sent un petit peu vaseux, là.
Ouais, voilà.
Ah bah non, pourquoi ? Bah non, vous avez même pas goûté le gigot.
Oh, putain.
Ils ont plus faim. Ils ont plus faim.
Non, non, non. Ce gigot de 7 heures, ça fait 7 heures qu'il fait des efforts pour bien cuire 7 heures.
D'ailleurs, ça se voit, hein. Vous allez pas le laisser tomber.
Allez.
Mais quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Vous tirez de ses têtes, là ?
Je suis...
Ah, d'accord, j'ai compris. Je parle plus de la fille qu'elle m'en sait.
T'as payé en solo, puisque c'est devenu tabou.
Avant-hier.
Avant-hier. Voilà, ça s'appelle le jour où Louise a oublié ses clés.
Je vais te tuer !
Non, Xavier ! Non, non, non ! Arrête !
Tu vas m'expliquer quoi ? Que t'as baisé ma fille ?
Je savais pas ! Je savais pas du tout !
Il savait pas ! Puisqu'il te dit qu'il savait pas !
Ce porc de pilote de mes deux a souillé notre fille !
Et toi, tu le défends !
Ça suffit, maintenant, hein ! Tu te calmes immédiatement !
Ah, ok. T'as choisi ton camp, alors, hein ?
Hein ? Tu lâches ton mari pour les champions de la galipette ?
La chair de ce connard a touché la chair de notre chère ?
Pour toi, y a pas de problème. Tout va bien.
Je te dis pas que ça me fait plaisir. Je te dis juste que c'est une grande fille.
Elle est libre de faire ce qu'elle veut.
C'est répugnant. Mais tu me dégoûtes. Vous me dégoûtez tous.
Oh, ça va ! L'amour, le sexe, l'orgasme, c'est pas le diable, hein ?
T'es connu moins coincé.
Ah oui, parce que s'envoyer en l'air avec le premier tocard venu,
hurler comme des bêtes, c'est ça, la modernité, hein ?
Pas hurler. Jouir.
Et c'est une très belle raison de faire du bruit, je trouve.
Jouir et faire jouir.
Encore faut-il se souvenir de ce que ça veut dire, hein, Xavier ?
Ok.
Vous voulez la guerre.
On va faire l'amour.
Allez.
C'est pas grave.
Bougez pas, bougez pas.
Oh, si, si.
Allez.
Mais tu fais quoi, là ?
Ça sert à rien.
Non, non, c'est bon.
C'est parti.
T'as eu la fille ?
Bah, t'auras la mère.
Oh, non, mais...
Sale saloperie.
Allez.
Mais alors, allez-y.
Qu'est-ce que vous attendez ?
Déssapez-vous, putain.
Moi, je suis à poil, déjà.
Allez.
Alors, chéri ?
Hein ?
T'as plus envie ?
Tu te dégonfles.
Alors ?
Ah !
Bah...
Hum, hum, hum, hum.
Hum.
Merci.
Ah.
Je te jure.
Je te jure.
Moi, j'ai rien fait, là.
Non, non, non, non.
Qu'est-ce que tu...
Hum.
Hum.
Ah !
Oui, allô ?
T'arrives pas à garder
Danse avec les Stars ?
C'est sa mère.
Ah, ouais.
OK.
T'as redémarré la boxe ?
Bah, il faut redémarrer la boxe.
Oui, non, mais tu cherches pas à comprendre quel bouton.
Tu débranches, tu rebranches.
Voilà.
Voilà.
C'est bien.
Hein ?
Ah bah oui.
Bah oui.
C'est sûr que c'est bien s'il est en finale.
Ouais.
Bah oui, parce qu'il est très fort, oui.
Bon.
Oui, et il est très beau aussi.
Mais maman, là, je peux pas te parler parce qu'on s'apprête à partouser avec les voisins.
Hein ?
OK ?
Oui.
Elle va très bien.
Elle t'embrasse.
Voilà.
Bisous, maman.
Bon.
Excusez-moi.
Bon, excusez-moi parce qu'elle est gentille, hein, mais elle est un petit peu...
Bon, alors donc, qu'est-ce qui se passe ? On fait comment ? Faut nous aider parce qu'on
est des bleus, hein ?
Non, peut-être...
Enfin, on vous laisse.
Qu'est-ce que vous faites ? Non, non, non, non, partez pas ! Attendez, je sais, on va taper
dans le poulet aphrodisiaque, ça va nous aider ! La nuit ne fait que commencer !
Ils sont où ces boulettes de merde ? Voilà.
Bon.
Bon.
Bon.
Bon.
Bon.
Ça va, on va partir dire.
Bon.
Bon.
Bon.
Bon.
Bon.
Allez, vite.
Merci bien, au revoir.
Allez, oui, oui, oui.
Oui, oui, oui.
Allez.
Ben, ils sont où ? Partis.
Ah non, non, non, c'est trop facile, ça.
Je suis chaud, moi, maintenant.
Je peux pas rester au milieu du guet, pousse-toi.
Allez.
Xavier, non ! Non, Xavier, reviens ! Ouvrez ! Xavier !
Police du sexe, ouvrez ! Arrête ! Xavier, tu te jacopes plus que moi !
Xavier ! Tu es déjà complètement fou, là ! Arrête !
Ah, bonsoir Madame Moulet.
Ah, Madame Moulet ! Ah bah vous tombez bien !
On organise une petite orgie entre voisins, ça vous dirait de participer ?
Vous savez, c'est sympa, c'est gratuit, chacun s'amène soi-même.
C'est comme la fête des voisins, sans les olives, mais avec des bonnes boulettes.
Alors, ça vous dit ? Hein ?
Xavier !
Mais quoi ? Ça peut lui faire du bien, à Madame Moulet !
Hein, Madame Moulet ? Ça peut vous détendre un petit coup !
Ça fait combien de temps qu'elle n'a pas baisé, Madame Moulet ? Hein ? Hein ?
Arrête !
24 ans ?
Ça fait 24 ans !
Qu'est-ce qu'il faut ?
C'est peut-être le moment de se parler. Quel moment ?
Ouais, c'est ça, après la thérapie, maintenant le confessionnal.
En fait, je suis en train de me rendre compte que je me suis toujours inclinée devant toi.
La campagne te déprime, on vit en ville, tu voulais un chien, on a Alto.
C'est même toi qui as choisi son prénom.
Je l'adore, hein. Mais c'est toujours toi qui décide.
Je vis ma vie, tu vis la tienne.
On s'ébrouille pour se croiser le moins possible.
Tout est planifié. Le soir, on va se coucher à des moments différents.
Le matin, on se réveille avec le timing idéal pour pas se croiser.
C'est bien simple, si je quittais la maison, tu le remarquerais même pas.
Qu'est-ce qui nous est arrivé, Sophie ?
Pourtant, on fait de notre mieux.
Les choses sont jamais comme on se les imagine.
J'aurais jamais pensé que je vivrais dans un appart avec des fenêtres sans rideaux.
Et moi, j'aurais jamais imaginé passer ma vie avec un homme aigri.
Vous avez passé de nombreuses années ensemble.
Vous devriez être reconnaissant pour tout ce que vous avez partagé.
Mais ce soir, c'est peut-être le moment de vous dire au revoir.
Mais c'est ce qu'on est en train de faire, merci.
Sous-titrage MFP.
Sous-titrage MFP.
Xavier !
Qu'est-ce qu'il a ?
Qu'est-ce qu'il a ?
Qu'est-ce qu'il a ?
Qu'est-ce qu'il a ?
Fais attention ...
debout ...
qu'est-ce que c'est là ?!
Sous-titrage MFP.
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.