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Original subtitles

Quoi ? C'est pas vrai !

Merci.

Merde ! Putain !

Putain d'Alaska.

- � genoux ! - D'accord.

- � terre ! - D'accord.

- Merde ! - Allez, princesse.

Je coop�re, d'accord ?

C'est bon !

Je t'ai eu.

- Salut, Winston. �a va ? - Hein ?

Madolyn Harris, marshal des �tats-Unis. Tu as �t� dur � trouver.

Je veux passer un accord. Passons un accord.

C'est des nouilles au poulet.

Jetez-le sur le lit.

Non, pas sur le dessus-de-lit. Il est crasseux.

Tellement... crasseux.

Winston, tu veux passer un accord ? T�moigne contre Moretti.

D'accord.

Mais je veux l'immunit� totale et beaucoup...

beaucoup de protection.

Tr�s bien. J'appelle mes sup�rieurs.

D'accord.

Ici Harris.

Oui. Joli coup de filet.

Il veut passer un accord.

Compris. Tiens-moi au courant.

- Ils ont dit quoi ? - Mets-toi � l'aise.

�a prendra quelques jours.

Je d�teste �tre ce mec-l�, mais...

je dois... aller aux toilettes.

Ne me regardez pas comme �a.

� cause d'eux, j'ai failli me chier dessus.

C'�tait pr�visible.

Je peux avoir de l'intimit� ?

Tu pourrais t'enfuir.

D'accord.

Mais si vous n'enlevez pas ces menottes,

vous allez devoir vous charger de l'essuyage.

Bob, Jeff.

Oui, madame.

J'ai un job pour vous.

Monte.

C'est quoi, ce truc ?

L'avion, Winston.

- Monte. - D'accord.

Quand vous avez dit "On a affr�t� un avion priv�",

j'imaginais un Gulfstream, un Learjet,

un truc que pourrait avoir Jay-Z.

J'imaginais qu'on prendrait du champagne.

Pas du Mercalm.

Tu imaginais un jet. J'ai jamais parl� de jet.

J'ai parl� d'avion priv�, c'en est un.

- C'est pas un avion. - Tes bras.

C'est un cerf-volant avec des ceintures.

Je pr�f�rerais prendre un vol sur Ryanair.

Qu'est-ce que tu veux que je dise ?

Fallait te cacher � Miami, t'aurais eu un jet.

Tu as voulu jouer les Mesrine

et me tra�ner jusqu'en Alaska, o� on se les g�le,

alors nos options sont plut�t limit�es.

Je doute m�me qu'un jet atterrisse ici.

C'est plus difficile de dispara�tre � Miami.

Oui, et regarde le r�sultat.

Allez-y. J'arrive.

- Van Sant. - C'est Madolyn.

- Je commen�ais � m'inqui�ter. - Pas besoin. On est pr�ts � partir.

- Il coop�re ? - Si je dis non, je peux le taser ?

- Oui. - Je vous entends.

Il ne l'a pas ferm� une fois en trois jours dans ce motel puant.

Vous avez ador� chaque minute.

Me dis pas que �a te manque de rester au bureau.

Non. Vraiment, Caroline.

Merci de m'avoir remise sur le terrain.

Je sais qu'on t'a mis la pression.

Tu me remercies trop t�t. Le juge Martin s'est r�cus�.

Devine qui a pris sa place ?

H�tesse, y a-t-il un repas sur ce vol ou juste des en-cas ?

- La ferme. - D'accord, juste des en-cas.

- Tu es l� ? - Oui. Qui le remplace ?

- Le p�re Fouettard en personne. - Falco ?

Oui, et fid�le � lui-m�me,

il refuse de repousser le proc�s.

- C'est une blague ? - �a va aller.

L'�quipe vous attend � Anchorage.

D'accord. On y sera dans...

On devrait y �tre

- dans 90 minutes. - H� oh ?

- Il est pass� o� ? - Bien.

Les avocats de Moretti jouent la montre, mais j'ai calcul�,

on peut �tre � New York demain.

- Partez tout de suite. - Oui.

Appelle-moi depuis Anchorage.

Suis la proc�dure, ne nous fais pas honte. Je file.

Y aura-t-il des films en vol, ou vous allez me faire un tour de magie ?

Marshal adjointe Harris ? Daryl Booth.

J'esp�re que vous aimez voler. C'est une journ�e id�ale.

D'habitude,

je ne laisse pas mes passagers embarquer avant moi.

C'est pour votre s�curit�.

Sans blague.

C'est un Glock ou...

- On est un peu press�s, M. Booth. - Oui, madame.

Vous ne voulez pas monter � l'arri�re avec lui ?

S�rement pas.

Oui, il y a trop de tension sexuelle.

Quelqu'un n'est pas cens� le surveiller ?

Il est attach�, M. Booth. Il n'ira nulle part, croyez-moi.

D'accord. C'est vous la cheffe. Mais...

J'ai jamais transport� de fugitif.

- T�moin. - Quoi ?

La ferme, Winston.

Je suis un t�moin judiciaire, pas un fugitif.

- Winston. - C'est vrai.

On est dans le m�me camp.

Plus un mot.

On devrait avoir peu de nuages et un vent l�ger.

�vitez de parler au prisonnier.

Oui, madame.

D�sol�. Je n'ai jamais transport� de marshal non plus.

Mais j'ai eu Marshall Faulk, une fois. C'�tait trop cool.

Tour de contr�le d'Anchorage, ici november 208, uniform, uniform.

Pr�t au d�collage � Crooked Creek, piste 34.

Bien re�u. November 208, uniform, uniform.

Autorisation de d�coller, piste 34.

- Pr�te � partir ? - Oui.

�a secoue toujours autant ?

Pas fan de la musique ?

Je sais.

L�-haut, il faut bien de la musique pour couvrir le vent et les loups.

Vous voyez ? Elle a compris.

Y a toujours des turbulences, ici.

�a devrait se calmer quand on atteindra les 900 m�tres.

Si vous �tes malade, pas de souci.

Si vous saviez le monde qui a rendu son d�jeuner ici.

Je pourrais ouvrir un resto.

H� oh ? H� !

Vous m'entendez ?

Et si j'ai envie de pisser ?

Vous fumez ?

- Non, j'ai arr�t�. - Moi, j'en veux bien.

C'est pas pareil, hein ?

Votre cou, �a va ?

Vous avez une plaie.

Maintenance. Les risques du m�tier.

Allez.

Allez.

- Pourquoi il est encha�n� ? - Allez !

Il dit �tre t�moin. Pourquoi l'attacher ?

Il risque de s'enfuir.

Il a dit que vous �tiez du m�me c�t�.

C'est un menteur.

Il a fait quoi ?

Oubliez ma question.

En g�n�ral, mes passagers sont des p�cheurs bourr�s

ou des citadins qui veulent s'immerger dans la nature.

Nom de dieu, je suis qu'un plouc de pilote.

J'ai jamais vu un aussi beau brin de fille sortie de la grande ville.

Vous pilotez depuis longtemps ?

Oui, mon p�re fait de l'�pandage au Texas.

J'ai du DDT dans le sang.

Merci. Je suis tr�s coinc�e et autoritaire.

J'adorerais �tre en couple avec vous pour contr�ler...

�a m'irait � merveille.

Si on �tait cousins, on serait d�j� mari�s.

Je suis venu ici pour assurer les liaisons d'�t� il y a 15 ans.

Je suis jamais reparti.

Je divague. Pardon.

Mon ex disait toujours que je parlais trop.

Magnifique, pas vrai ?

En effet.

On finit par s'habituer.

STATUT ABSENCE DE SIGNAL

Bon sang.

- Tout va bien ? - Oui, �a va.

Pas de souci, cette saloperie court-circuite toujours.

Il n'y a pas de GPS ?

C'est pas grave. �a arrive deux fois par semaine.

Vraiment, je fais la route tout le temps.

Dans 75 minutes, vous serez au sol,

et vous et votre t�moin serez en route pour Seattle, promis.

On ne fait pas demi-tour ?

Non. Enfin, � vous de voir. Je suis pay�, de toute fa�on.

On a un sale temps qui arrive du nord.

Si on rentre, on sera bloqu�s pendant plusieurs heures.

Soixante-quinze minutes.

Je connais la route. �a ira.

Depuis quand vous �tes marshal ?

Sept ans, presque huit.

�a vous pla�t ?

�a a ses bons c�t�s.

C'�tait quoi, ce truc ?

Tout va bien.

- D�sol�e. - C'est rien.

Juste un oiseau. C'est pas bien grave.

Sauf pour l'oiseau.

Je vais prendre de l'altitude, au cas o�.

Pas trop haut, sinon je vais m'�vanouir.

- �a va ? - L'avion est...

L'avion va bien.

Je vais passer ma soir�e � nettoyer le sang,

mais �a aurait pu �tre pire. Il aurait pu toucher l'h�lice.

J'aurais ramass� des plumes toute la semaine.

Regardez-la. Elle est super, non ?

Vous la faites danser pour vous.

Arr�tez. Elle est r�siliente.

Ouais, je sais. J'ai sorti mon vocabulaire du dimanche.

Ne le dites � personne. Mais le fait est qu'elle danse

malgr� les secousses et les turbulences. Rien ne la perturbe.

Elle m�rite un peu d'admiration.

Merde.

Vous m'entendez ?

Bon sang.

Je fais quoi ?

- H� ! - C'�tait quoi ?

- Il faut que je vous parle. - Quoi ?

J'ai fait tomber un truc...

par terre, pr�s de mon pied.

- Tu t'y feras. - Non !

Et je ne me sens pas bien.

Je m'en fiche. Prends sur toi.

Non, je me sens vraiment mal. J'ai un mauvais pressentiment.

On devrait faire demi-tour.

Respire profond�ment, Winston. �a va aller.

- Qu'est-ce qu'il a ? - Il dit qu'il se sent mal.

Merde.

Tiens.

Essaie de viser le sac.

D'accord.

Je vous l'avais dit, y en a un dans chaque vol.

On arrive quand ?

Dans environ une heure. Bient�t.

Quand reverra-t-on la civilisation ?

Dans cette r�gion ? Pas avant l'approche finale.

Comment vous saviez pour Seattle ?

- Quoi ? - Tout � l'heure.

Vous disiez qu'on serait � Seattle en un rien de temps.

Comment vous saviez o� on allait ?

Merde. Vous iriez o� d'autre ?

Vous n'�tes pas Alaskienne, c'est s�r.

Et vous tiendriez pas � Anchorage. Sans vouloir vous vexer.

D'ailleurs, si je devais deviner,

je dirais que vous avez du sang Yankee.

Vous avez pas l'accent,

mais vous me rappelez cette fille que j'ai tripot�e.

Je peux appeler le contr�le a�rien ? Je dois faire un point.

- D�j� ? - C'est le protocole.

Oui. Bien s�r.

Tour d'Anchorage, ici november 208, uniform, uniform. R�pondez.

R�pondez, Anchorage.

Ici november 208, uniform, uniform. Termin�.

- Tour d'Anchorage ? - Rien ?

Les montagnes doivent bloquer le signal.

Dans quelques minutes, �a devrait aller.

Putain.

C'est flippant, hein ?

Ici, on appelle �a de la soupe d'Esquimau.

La communaut� de pilotes doit �tre assez petite, ici.

Vous devez conna�tre le pilote qui m'a amen� l'autre jour.

Janikowski ?

Janikowski ? Bien s�r. Un gars super.

Une fois, � Nome,

on a r�ussi � choper du proto et un chalumeau.

Comme je disais, c'est un gars super.

Oui, il en avait l'air.

Sauf que c'est une femme.

Vous parlez de sa s�ur ?

J'ai des histoires � raconter sur elle aussi.

Mais vous n'y croyez pas, je me trompe ?

Je savais que je m'amuserais avec toi.

Non, on a besoin de lui !

Merde !

Ouais.

Il a un couteau !

Du calme. Je veux pas te tuer.

Un cadavre, c'est moins dr�le.

Qu'est-ce que...

J'adore quand elles jouent les difficiles.

Tu pr�f�res la mani�re forte ?

Je vais m'�clater avec toi, pas vrai ?

Merde ! Putain !

Ferme-la !

Tu d��ois beaucoup M. Moretti, Winston, et il veut ta mort.

Je leur ai encore rien dit. Pas un mot.

- Je le jure. - Je sais. Arr�te.

Arr�te. Je sais, tu n'as pas dit un mot.

J'ai rien balanc�.

Et tu ne le feras jamais.

Je peux vous payer.

Respecte-toi un peu, mon vieux.

Je suis s�rieux. Un million de dollars en crypto.

C'est compl�tement intra�able. Laissez-moi partir.

J'ai l'air du genre � accepter la crypto ?

D'accord, alors en liquide.

Qu'est-ce que �a change ?

On parle d'un million de dollars.

T'as vraiment tout �a dans ta tirelire ?

J'�tais le comptable de Moretti, alors, j'ai piqu� dans la caisse.

Un million de dollars ? T'as des couilles.

Vous savez combien de fric j'ai cach� pour ce type ?

Lui n'en a aucune id�e.

Vous n'imaginez pas le monde qui a eu sa part.

Un type � Sankaty, Massachusetts, a eu 25 000 $ par mois pendant des ann�es.

Tout ce que vous avez � faire, c'est me laisser partir.

- C'est tout ? - C'est �a.

C'�tait quoi, votre plan ?

Nous laisser sur une piste abandonn�e

� la merci des loups ?

Non.

Les ours sont plus courants � cette p�riode de l'ann�e.

Et seulement apr�s les r�jouissances.

Tu me suis ?

D'accord. Mais... voil� le truc.

Qui le saura ? J'ai pas raison ?

Je dispara�trai pour toujours.

Vous dites que le job est fait

et vous repartez avec un million de dollars en poche.

- C'est gagnant-gagnant. - Ouah.

Et elle ?

Quoi, elle ?

Regarde-la.

Si tu pars, elle meurt quand-m�me.

Et elle sera morte par ta faute.

T'aurais les tripes de l'abandonner ?

Comme �a ?

T'en avais pas besoin, si ? Plus maintenant.

T'as toujours l'air d'une gonzesse.

Tu sais ce qui nous diff�rencie, maigrichon ?

Je sais pas. Un million de dollars ?

Putain ! La vache !

Un peu de biens�ance, compris ?

- J'essaie de m'amuser. - Oui.

- Ne fous pas tout en l'air. - J'ai compris.

Je fais �a pour m'amuser. Gratuitement. Pin�age de t�ton. T'aimes �a ?

- On va s'amuser. - D'accord.

Debout.

R�veillez-vous.

R�veillez-vous, tout de suite !

- Qu'est-ce que... - �a va ?

- Winston. - Y a pas d'air, ici.

- Si, respire. - D�tachez-moi.

- Je ne peux pas. - Mais il n'y a pas d'air.

Si, respire.

Se faire violer par un chauve, c'est pire !

- Personne ne te violera. - On parie ?

Tu as vu o� est pass� le couteau ?

Mon Dieu !

C'est �a, la fin ? C'est comme �a que je meurs ?

On va tous mourir !

Piti�, Seigneur ! Je serai gentil. Je me ferai pr�tre.

Repoussez-le ! Allez, vous pouvez le faire !

Debout !

Derri�re vous. Il faut tirer sur le truc ! Tirez !

Mon Dieu !

Merde.

Voil�.

PILOTAGE AUTOMATIQUE

Winston.

�a va ?

Winston !

Non, �a ne va pas.

Je me suis piss� dessus.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

Laisse-moi r�fl�chir.

- Vous cherchez quoi ? - Le couteau, pour me d�tacher.

- H� ! - Quoi ?

Le kit de premiers secours.

DANGER FEU DE D�TRESSE

Putain.

Je peux vous aider, lib�rez-moi.

- Pas question. - Vraiment ?

Vous avez peur que j'attaque le pilote ?

D'accord.

Doucement.

Vous avez du mal � faire confiance.

C'est bon.

C'est bon.

Merci.

Voil�, c'�tait pas si dur, si ?

Mettons-le � l'arri�re avant qu'il se r�veille.

Putain, non. Descendez-le.

Il allait atterrir au hasard et nous massacrer.

On ne tuera personne. Et on pourrait avoir besoin de lui.

Pour quoi ?

Tu sais piloter un avion ?

C'est s�rement pas lui qui nous dira comment faire.

Allez.

Bordel.

Besoin d'aide ?

Bon sang.

Merci. Maintenant, les menottes.

Tu peux bouger avec.

- Putain. - Allez.

- Pas de mouvements brusques. - Moi ?

- C'est pas ma faute, tout �a. - Tire.

Allez. Ouais.

Attends.

Allez.

Vous lui faites quoi ? Une p�dicure ?

Putain.

Allez.

J'ai su qu'il �tait louche d�s qu'il est entr�,

avec ses banalit�s grossi�res et son accent de plouc bidon.

Winston, je te jure, si tu la fermes pas...

- Quoi ? - Rien.

Non. Montrez-moi.

- Il faut le d�placer. - Pas avant que vous me montriez.

D'accord.

MORETTI D�TENU AUCUNE CAUTION FIX�E

Il a bien fait ses devoirs.

Ils ont des photos de vous.

Ils ont une photo de moi.

Attendez.

C'est chez ma m�re.

- Winston. - Mon Dieu. Ils pourraient...

Ils pourraient lui faire du mal, la tuer. Il faut la pr�venir.

- Il faut l'appeler pour la pr�venir. - Winston, concentre-toi.

Y a rien � faire avant qu'on trouve de l'aide.

Et on n'en trouvera pas avant de l'avoir mis � l'arri�re.

- D'accord. - D'accord.

Voil�. Redresse-le.

Oui.

- Vraiment ? - Pour lui.

Menotte-le � la poign�e.

Salopard. Voyons si tu aimes �tre menott�.

�a r��quilibre le combat.

Voil�. Alors...

- Merde. - �coute.

Mon Dieu, on est foutus.

Mon Dieu, on est vraiment foutus.

- Calme-toi. - Me calmer ?

Me calmer ? Ma m�re n'a fait jamais de mal � personne.

Elle va mourir, et ce sera ma faute.

Vous comprenez ce que �a fait ?

�coute-moi !

On va trouver une solution. Ta m�re est vivante.

- Vous n'en savez rien. - Si, je le sais.

Moretti n'a aucun moyen de pression sur toi si elle est morte.

- Je suppose. - Donc, elle est toujours en vie.

Je sais aussi qu'on ne peut pas changer le pass�.

On peut seulement choisir comment agir dans le moment pr�sent.

Je vais utiliser la radio pour trouver de l'aide.

Pour nous. Pour ta m�re.

Et on ira � New York pour que tu t�moignes

et fasses condamner Moretti.

Mais...

On est o� ?

Laissez-moi au moins m'asseoir avec vous.

Je peux vous aider.

Tu veux vraiment m'aider ?

Comment tu savais pour Daryl ?

J'essaie de nous garder en vie.

- Viens. - Merci.

Si tu te pisses encore dessus, tu d�gages.

J'ai plus rien.

All� ? Quelqu'un me re�oit ?

Est-ce que quelqu'un m'entend ?

Ils enverront quelqu'un nous chercher, pas vrai ?

- Si on n'est pas sur place ? - On y sera.

Oui, on y sera. C'est s�r.

Mais...

sinon, ils connaissent notre itin�raire, pas vrai ?

Notre itin�raire ? Il ne nous emmenait pas � Anchorage.

Oui. Je commence � douter de son honn�tet�.

Il doit y avoir un moyen de nous localiser.

Comme un signal d'urgence ou une bo�te noire ?

La radio, le GPS... Il ne voulait pas qu'on puisse nous retrouver.

All�. Quelqu'un me re�oit ?

- On va s'�craser. - Mayday.

Tais-toi. On ne va pas s'�craser. Quelqu'un m'entend ?

Je suis en vol et j'ai besoin d'aide.

� l'aide.

- � l'aide. - Pardon ?

Oui. All�. Vous m'entendez ?

Je vous entends.

Oui, je vous re�ois. R�p�tez.

� l'aide. J'ai besoin d'aide.

C'est une fr�quence d'aviation.

Oui, je sais, je suis dans un avion.

Vous n'avez pas l'air d'�tre pilote.

Non, je ne suis pas pilote. Mon pilote...

- Vous �tes toujours l� ? All� ? - Il est...

Il ne peut plus piloter. Il est inconscient.

Je suis aux commandes mais je ne sais pas piloter.

- C'est bon, j'ai compris. - All� ?

Frank vous a demand� de faire �a ? C'est un canular ?

Non, je plaisante pas. S'il vous pla�t, aidez-moi.

Merde. Excusez-moi.

Alors, pour commencer...

Avez-vous enclench� le pilote...

Qu'est-ce qu'il dit ?

PILOTAGE AUTOMATIQUE

Oui, il est allum�.

�a va maintenir votre cap et votre assiette.

Ne touchez pas au manche pour l'instant.

Vous pouvez me dire votre altitude ? Cherchez un gros cadran au milieu.

Vous m'entendez ?

Neuf cent m�tres.

Vous �tes un peu bas, mais pour l'instant, c'est pas tr�s grave.

O� �tes-vous ?

Quelque part entre Bethel et Anchorage.

Je ne sais pas. Je ne vois que des montagnes.

Je crois qu'on a pas mal d�vi� de notre trajectoire.

Je ne dois pas �tre tr�s loin si je peux... avec vous.

Vous voyez des points de rep�re ?

Je vous entends mal. Vous pouvez r�p�ter ?

J'ai dit... pour que...

- C'est pas vrai. All� ? - All�...

All� ?

- Vous m'entendez ? - All� ?

- Quelqu'un m'entend ? - Il va appeler les secours, non ?

Attends. R�p�te ?

Ce pilote, il va appeler les secours pour signaler le souci.

Il est oblig�.

Quoi ?

Madolyn, t'as oubli� ton cerveau ?

- Ici ? - C'est un t�l�phone satellite.

Pas besoin d'antennes-relais.

Allez.

- Madolyn ? - Caroline.

Bon sang ! Dieu merci.

- �coute. - Tu ne peux pas d�j� �tre � Anchorage.

Non, on est toujours en vol. Quelqu'un nous a vendus.

Je t'entends � peine, Mads. All� ?

Ne quitte pas.

Chet, l�che ce muffin et viens par ici.

- Les autres, fermez-la. - Quelqu'un nous a vendus.

Le pilote �tait un imposteur. Il bossait pour Moretti.

- Vous croyez ? - Quoi ?

Je l'ai d�masqu�, et il a tent� de me poignarder.

- Tu es bless�e ? - �a va.

Il est inconscient et attach�.

- Et le t�moin ? - Winston va bien.

Au top de ma forme, merci.

Mads, j'ai une question : qui pilote l'avion ?

- Moi. - Toi ?

Je suis aux commandes, mais j'ignore quoi faire.

D'accord. Il faut rester calme.

Je suis calme.

Donc, tu pilotes l'avion, mais j'aimerais �tre s�re de comprendre.

- Comment ? - Il est en pilote automatique.

On vole en ligne droite. Je crois qu'il a sabot� la navigation.

- Sims, localise-la sur le radar. - Oui.

J'ai besoin d'aide pour piloter.

On va trouver un pilote pour te guider. Ne bouge pas.

- Smith, trouve-moi un pilote. - J'attends son appel.

- Ma m�re ! - Oui.

Envoyez des agents chez la m�re de Winston.

Elle est peut-�tre en danger.

D'accord. Pas de souci, on s'en occupe.

- Je te rappelle. - D'accord.

- Alors ? - Ils cherchent un pilote.

Besoin d'un pilote ?

Bon sang ! Ce taser, c'est pas de la rigolade.

On aime les pilotes bien grill�s.

Dites-moi comment piloter.

Non.

Je me suis mordu la langue.

Mais j'ai r�v� que tu me mordillais le t�ton, maigrichon.

C'�tait toi ?

Ou c'�tait juste mon imagination ?

Qui vous a dit qu'on le transf�rait ?

Tu sais quoi ?

Viens me tenir compagnie � l'arri�re, et je te raconterai tout.

On jouera au docteur.

Tout doux. Tu pointes ce truc trop pr�s.

- J'ai moins de chance de rater. - Tuez-le tout de suite.

- Ah oui ? - Faites-le.

Mais t'as plus de chance

que la balle me traverse, ainsi que la paroi derri�re moi,

et touche la conduite de carburant et le r�servoir.

Tu pourrais faire un trou.

Ou la balle pourrait ricocher et atteindre l'un de vous.

Oui.

Tu t'y connais pas en avions,

mais tu dois savoir comment fonctionne une balle, non ?

Oui. C'est un sacr� dilemme, pas vrai ?

D'accord, le clown. Je vous propose un march�.

Dites-moi comment piloter, et vous irez en prison en paix.

Je passe. L'option B ?

Je ferai courir le bruit que vous avez trahi Moretti.

Vous irez en prison en restant sur vos gardes

pour le reste de votre courte vie.

J'ai l'air d'un type qui en a quelque chose � foutre ?

Chaque jour que j'ai pass� en prison, j'�tais sur mes gardes.

Pig�, maigrichon ?

- Tu comprendras. - Non, j'ai compris.

Vous voulez vraiment mourir ici ?

Ma belle, fais d'abord atterrir l'avion.

Dites-moi au moins votre vrai nom.

Quelle est la chose qui te passe par la t�te avant crash ?

Ton cul.

- Il s'en fiche. - Ou peut-�tre le sien.

Il se fiche de mourir.

- Non, maigrichon. - Il s'en fiche.

- Ici Harris. - De toi, je m'en fiche pas.

- Marshal Harris ? - On va mourir.

- Ici Hassan. - Il s'en fiche.

- Je suis pilote... - On va tous mourir

- dans ce cercueil volant ! - ... � Anchorage.

Tu peux la fermer ?

Je pourrais la fermer, mais ce serait plus dur de vous aider.

Non, je ne m'adressais pas � vous.

Hassan. Prononcez comme vous voudrez. Aucun souci, marshal.

�a a l'air tendu, de votre c�t�.

Oui, on peut dire �a.

Pas d'inqui�tude. On est dans le m�me bateau, maintenant.

On va vous sortir de l�. Dites-moi votre vitesse et votre altitude.

Je... On est � 900 m�tres.

Et la vitesse est...

Elle devrait �tre affich�e � gauche.

Sur le cadran bord� de vert, jaune et rouge.

Je l'ai. Notre vitesse est de 120.

Bien re�u, 120 � 900 m�tres.

Vous �tes libre, apr�s �a ?

Pardon ?

Je n'ai pas mang� de la journ�e.

Vous voulez d�ner avec moi ?

Si vous insistez.

Mais concentrons-nous d'abord sur l'atterrissage.

Vous paierez l'addition. Normal, vous m'avez demand� d'abord.

Bien s�r. C'est normal.

C'est un accord verbal, vous devrez tenir cette promesse.

Cette journ�e s'annonce bien. Pour moi, en tout cas.

Quand vous serez pr�te,

tournez doucement le manche vers la gauche.

D'accord.

- On tourne. - Excellent.

Je sais que vous avez h�te de me voir,

mais gardez un �il sur l'altitude. Elle doit rester stable.

Voulez-vous que je r�serve le resto ?

Vous semblez occup�e. Je m'en occupe.

Maintenant, tirez un peu sur le manche.

D'accord.

- Tout va bien. - Je n'en doute pas.

Il devrait y avoir un indicateur de cap,

juste au-dessus du manche, une sorte de boussole.

Je le vois.

Quand il indiquera le sud-est, redressez l'avion.

- Comment �a se passe ? - Bien.

Je redresse.

- C'est fait. - Magnifique.

Maintenant, faites-moi plaisir et r�activez le pilote automatique.

- D'accord. - Fantastique. Tout est en ordre.

Vous devrez bient�t apercevoir la c�te.

Apr�s �a, on virera � gauche et on la suivra jusqu'� Anchorage.

Vous voyez ? On est presque arriv�s.

- Merci. - Pas besoin de me remercier.

Les verres que vous me paierez plus tard suffiront amplement.

- Vraiment ? - Oui, j'aime boire en grande quantit�.

C'est not�.

Je vous laisse pour �conomiser votre batterie,

mais rappelez ce num�ro quand vous verrez la c�te, compris ?

Ou si le son de ma voix vous manque.

Je compterai chaque minute.

Appelez-moi quand vous voulez.

Je serai l�. Je peux pas aller bien loin.

Vous attendiez quoi ?

Pourquoi ne pas nous avoir tu�s et jet�s dehors ?

Et passer le vol tout seul ?

C'est pas tous les jours qu'on a un public attentif.

Fais pas cette t�te.

Je connais les gens, maigrichon.

Et toi ?

Tu aimes regarder.

Si �a peut te consoler...

elle va regarder aussi.

�a va �tre une sacr�e fiesta.

Winnie.

Et si tu revenais � l'arri�re ?

Et si on recommen�ait � z�ro ?

Tu veux faire qui ?

Le mari ou la femme ?

Pourquoi t'es pas gentil comme ta maman ?

Ta maman est vraiment gentille.

Elle est tr�s gentille.

Comme la mienne.

Elle m'aimait.

Mais elle ne voulait pas la fermer.

Viens l�, Winnie. Je veux te montrer un truc.

�a va te plaire.

Peut-�tre pas au d�but.

Mais ils finissent toujours par aimer.

Putain !

Winnie ?

Quand je t'aurai tu�, j'irai montrer les polaro�ds � ta m�re.

Comment ce salaud conna�t l'adresse de ma m�re ?

Moretti aurait mis une taupe chez nous ?

J'ai donn� cette adresse au procureur

pour le programme de protection. C'est tout.

Je suis s�rieux, j'ai fait attention.

Personne d'autre ne sait.

Caroline.

On se coordonne avec l'arm�e pour envoyer des secours.

�a ne devrait plus �tre long.

Apparemment, l'avion est trop petit et trop bas pour le radar,

surtout dans ces montagnes,

alors je tente de faire d�coller des chasseurs.

Plus on aura d'yeux, mieux ce sera.

On se dirige vers la c�te. Qu'ils commencent les recherches par l�.

�coute, il y a autre chose.

La police d'Anchorage a d�couvert ce qu'il restait de Daryl Booth chez lui.

Pas d'yeux, pas de dents, pas de doigts.

On dirait que quelqu'un a pris son temps avec lui.

Quelqu'un a parl�. Qui �tait au courant de l'op�ration ?

On a �t� oblig�s d'avertir la police locale,

la s�curit� a�rienne, le minist�re des transports et...

Ils savaient qu'on transf�rait quelqu'un, mais pas qui.

Qui savait sp�cifiquement pour Winston ?

Le procureur f�d�ral, notre directeur, �videmment,

- le procureur g�n�ral, son adjoint... - Et toi.

Oui, mais impossible de savoir qui d'autre

a pu avoir acc�s � cette information.

Vous avez vu �a ?

C'est quoi, �a ?

Je te rappelle.

�a passera pas, faut remonter.

- Mon Dieu. - Non, �a va.

�a passe largement.

Redressez.

- Allez. - Redressez.

- Il faut redresser ! - J'essaie !

- Croyez-moi, �a passe. - Allez, bon Dieu !

Le pilote automatique !

Allez !

Mon Dieu !

Mon...

Mon Dieu.

Merci.

Merde !

Quelle marrade, hein ?

On a eu chaud !

Je sais pas vous, mais j'ai fait un Jackson Pollock dans mon fute.

Dis-moi, Winnie. Tu as fait popo ?

S�rieux, on se croirait au mus�e d'art moderne.

Madolyn.

Heureusement que tu n'as pas tu� Winston pendant la planque.

�a aurait �t� dommage que tu retraverses une telle �preuve.

- De quoi il parle ? - Ignore-le.

Qui est le putain d'abruti qui t'a remise sur le terrain ?

S�rieux. �a veut dire quoi ?

�a veut dire que c'est pas de moi dont il faut te m�fier, maigrichon.

Il ignore de quoi il parle.

�coute, maigrichon, je sais qu'elle a tu� son dernier prisonnier.

Non.

- Quoi ? - Merde. Non !

C'�tait cens� �tre un secret ?

Ch�rie, �a va pas ? Finis les pr�liminaires ?

Comment vous savez �a ?

Comment tu le sais ?

C'est vrai, non ?

R�ponds-moi !

�a soulage, pas vrai ?

Je le sais bien, j'ai connu �a aussi.

- Tu sais pas de quoi tu parles. - Bien s�r que si.

Tu peux te dire que t'es diff�rente.

Mais on est pareils, toi et moi.

Va te faire foutre.

�a, c'est pour plus tard. Allez, quoi !

J'ai m�me pas utilis� mon mot de s�curit�.

C'est "br�l�e vive".

Tu vois encore son visage ?

Quand tu fermes les yeux. Tu le vois, pas vrai ?

Je parie que tu l'entends encore crier.

Ses hurlements de douleur.

Oui.

Vas-y ! �a m'avait manqu�...

T'arr�te pas, �a me donne la trique.

J'esp�re que Moretti t'aura.

C'est quand vous voulez.

Il y a deux ans,

on a fini par coincer une jeune femme, Maria.

Elle �tait en cavale depuis des semaines,

et le procureur l'a convaincue de d�noncer son petit ami,

le chef d'un cartel.

On s'est planqu�s dans un motel miteux jusqu'� l'audience.

On �tait dans la chambre depuis trois jours...

et elle voulait prendre une douche, sans surveillance.

Un moment d'intimit�.

C'�tait contraire au protocole, mais je l'ai laiss�e faire.

Alors je l'ai encha�n�e � la baignoire et je suis sortie.

Un sicario a lanc� un cocktail Molotov par la fen�tre.

Je me suis retourn�e et...

La chaleur, la fum�e, les flammes...

Je me suis enfuie.

Mais Maria, avec les menottes, elle...

elle...

Ils vous ont mise derri�re un bureau.

Ils ne me faisaient plus confiance.

Jusqu'� maintenant...

avec moi.

Mads, comment �a va, l�-haut ?

Caroline, la fuite ne vient pas du bureau du procureur ou du FBI.

Elle vient de chez nous, les marshals.

D'accord. Qu'est-ce qui te fait dire �a ?

Le pilote conna�t mon pass� professionnel.

Avec les d�tails personnels.

Attends, Mads.

- Sortez de la salle. - Oui, madame.

On devrait informer le directeur.

Bien s�r. D�s que vous aurez atterri.

Pourquoi pas maintenant ?

La situation est ind�cise, au mieux.

On doit d'abord vous ramener au sol aupr�s de mon �quipe.

- Ton �quipe ? - Oui, tu peux leur faire confiance.

- Je les ai valid�s moi-m�me. - Vraiment ?

- Qu'en pense Coleridge ? - Pourquoi ? C'est mon op�ration.

- Tu te m�fies du directeur ? - Je n'ai pas dit �a.

Je dis que si la fuite vient bien de notre bureau,

il faut rester prudents.

- On ne sait pas � qui faire confiance. - Tu as raison.

Laisse-moi me charger de �a.

Occupe-toi de faire atterrir l'avion.

Mads, c'est d'accord ?

Oui. Je te laisse, Hassan m'appelle.

Comment �a se passe, devant ?

Pas terrible, hein ?

Si tu veux en parler, je suis l�.

Tu peux revenir me rendre visite.

Bureau des U.S. Marshals.

Ici la marshal adjointe Harris.

Je voudrais parler au directeur.

D�sol�e, il est injoignable.

Dites-lui que c'est la marshal adjointe Madolyn Harris et que c'est urgent.

Il comprendra.

Le directeur Coleridge n'est pas l�.

- Je peux vous... - �coutez.

... passer votre superviseur

- ou un autre service. - Non, �coutez-moi.

- Janine, il faut que je lui parle. - D�sol�e, mais il est...

Des gens mourront si vous ne me le passez pas.

Merde.

Je vais voir ce que je peux faire.

Merci.

Winston.

- T'as parl� � ta m�re, r�cemment ? - Ignore-le.

C'est une gentille dame.

J'esp�re qu'elle a remis son dentier.

Janine.

J'ai r�ussi � joindre le directeur Coleridge.

Je vous mets en relation avec sa r�sidence secondaire.

- Oui, s'il vous pla�t. Merci. - Un instant.

- Ici Coleridge. - Monsieur, ici Harris.

On m'a brief�, marshal. O� est Van Sant ?

- Monsieur, il y a une fuite. - Quoi ?

Moretti a une taupe chez les marshals. Je peux le prouver.

Et je crois que c'est Van Sant, monsieur.

- All� ? - Elle a pris des risques pour vous.

Je sais, monsieur. J'en suis consciente.

Je crois qu'�tant donn� mon pass�,

elle s'attendait � ce que j'�choue.

- Van Sant est � New York ? - C'est exact.

Je vais passer quelques appels.

Elle a une �quipe qui nous attend. Il faut l'arr�ter et...

Je comprends, croyez-moi. Je la mettrai hors circuit.

D�sormais, appelez-moi directement chez moi � Sankaty.

Marshal ?

C'est compris. Merci, monsieur.

La c�te, regardez. Je vois la c�te !

Mon Dieu.

Allez.

Hassan, on voit la c�te.

- Fantastique ! - On voit la c�te !

Vous me faites vraiment plaisir.

� votre service.

Maintenant, vous allez virer � gauche, tout doucement,

et suivre la c�te vers l'est.

D'accord.

Je vire.

Magnifique. Dites-moi franchement.

Ce paysage n'est-il pas grandiose ?

O� en est le r�servoir ?

On est � 95 litres de carburant.

Et oui, on a une sacr�e vue.

Hassan ?

Oui, pardon. Je...

C'est bien 95 litres sur les deux r�servoirs ?

C'est un probl�me ?

Non, pas de probl�me. Je note l'information.

Croyez-moi, c'est une bonne nouvelle.

Vous serez bient�t sur la terre ferme.

Remettez le pilote automatique et gardez le cap.

Tenez-moi au courant.

Bien s�r. Je suis disponible si besoin.

Quoi ?

- Putain. - Quoi ?

Putain !

Le pot-de-vin dont tu parlais � Daryl.

Vous avez entendu ? Je bluffais.

Je ne vous aurais jamais trahie.

- Je suis pas du genre... - Non, Winston.

Tu disais avoir donn� 25 000 dollars par mois � un type.

O� �tait-il bas� ?

� Sankaty.

Tu es s�r ?

Je croyais que c'�tait intra�able.

Les comptes le sont, mais...

Il y a deux ans, j'�tais en Floride quand l'ouragan Michael a frapp�,

donc, les virements ont pris du retard.

C'�tait pas si grave, mais un cr�tin un peu trop v�nal

m'a fait une demande de virement depuis une IP � Sankaty, Massachusetts.

- Pourquoi ? - Putain de merde.

Allez.

Mad, �a va ?

- C'est Coleridge, la taupe. - Quoi ?

Tu dois quitter le bureau tout de suite.

- Attends, calme-toi. - On n'a pas le temps.

Dis-moi pourquoi Coleridge.

Winston versait ses pots-de-vin.

- Merde. - �coute, je l'ai appel�.

D'accord. Et donc ?

Pardon. J'aurais d� te faire confiance.

Tu lui as dit quoi ?

Qu'il y a une fuite et que je pensais...

- Dis-le. - Que je pensais que c'�tait toi.

Que c'�tait moi. Putain.

Je suis d�sol�e. Il faut que tu partes.

Il vient te chercher.

D'accord. Contente-toi de faire atterrir cet avion, d'accord ?

- Je m'occupe du reste. - Oui.

Madolyn, tu sais que je t'aime,

mais merci pour �a, connasse.

Putain !

Vous voyez ce truc ?

- C'est quoi ? - Oui, je le vois.

Hassan.

Oui, qu'est-ce que je peux faire ?

On voit quelque chose.

- On dirait un bateau de p�che. - Un gros bateau.

Une �pave.

Mille sabords ! On peut se servir de cette info.

- Vous voyez son nom ? - Tu vois son nom ?

- Il faut se rapprocher. - On est trop hauts.

Pour descendre, gardez l'assiette � cinq degr�s ou moins,

et assurez-vous de rester au-dessus de 300 m�tres,

- compris ? - Compris.

Encore un peu plus pr�s.

Tu vois un nom ?

Voil�. C'est marqu�...

Gros...

Danseur ?

- Le Gros Danseur. - Le Gros Danseur ?

Je sais pas. Il a pris mes lunettes.

Le Gros Danseur ? Dr�le de nom pour un bateau.

- Le Beau Danseur. - Le Beau Danseur, oui.

- C'est plus logique. - Le Beau Danseur.

- Le Beau Danseur. - Oui.

Compris. On transmet �a aux garde-c�tes.

D'accord.

LE BEAU DANSEUR

Vous savez, je suis moi-m�me un plut�t bon danseur.

Je n'en doute pas.

Alors, en piste ! Les garde-c�tes ont identifi� l'�pave.

On a une id�e assez pr�cise de votre position.

- Ah oui ? - Oui.

Ils nous voient.

On peut swinguer en paix.

On a r�ussi, j'y crois pas.

- Dieu merci. - Tu parles d'un ascenseur �motionnel !

J'imagine qu'on va devoir atterrir � un moment.

Comme une plume, oui.

Maintenant, si vous virez � gauche jusqu'au cap 120,

vous serez � Anchorage d'ici 30 minutes.

- Compris. - Nous voil�.

- Je me mets sur 120. - Nous voil�.

Excellent. Maintenez ce cap.

Je rappellerai dans 10 minutes, et on discutera de l'atterrissage.

Et d'enflammer la piste de danse.

J'ai h�te. Merci.

On va s'en sortir !

Non.

Maigrichon ! Reste attentif. C'est le meilleur moment.

T'as d�j� vu un visage prendre cette couleur ?

Non. �a, c'est pour plus tard.

Laisse-moi t'aider avec �a.

C'est mieux, comme �a ? Je crois que j'ai touch� une c�te.

Peut-�tre la rate, aussi.

T'inqui�te, on peut vivre sans sa rate.

Tu veux savoir mon nom ?

Je te donne trois chances.

Non. C'est pas un nom, �a.

Allez, essaie encore.

Non, c'est pas un nom. Je vais te donner une derni�re chance.

Merde !

Merde ! La salope !

Tout le monde s'en fout, de ton nom.

Montre-moi.

- Allez. Montre-moi. - D'accord.

Montre-moi. Allez.

D'accord.

- �a va. - Non, �a ne va pas.

- �a va aller. - Non.

Comprime la plaie, d'accord ?

Attends, je vais mettre �a dessus.

D�sol�e.

Et une autre ici. Voil�.

- D'accord. - Voil�.

- Tu veux de la morphine ? - Non, j'ai peur des aiguilles.

Et puis merde. Oui, allez-y.

Je suis en train de mourir, pas vrai ?

- Non. - Ne me mentez pas.

- Tu ne vas pas mourir. - Ne me mentez pas, putain.

�coute-moi. Tu ne vas pas mourir.

Je vais te sortir de l�. Respire.

Voil�. �a vient.

Oui.

- Je la sens monter, l�. - D'accord.

C'est bien.

Continue d'appuyer dessus.

Merci, au fait.

Pour quoi ?

Il m'aurait tu�e.

Je vous avais dit de le tuer � la premi�re occasion.

Continue d'appuyer.

Oui.

- All�. - Comment �a se passe ?

�coutez, Winston a �t� poignard�.

Pardon ?

Le pilote, Booth, ou peu importe son nom,

il s'est lib�r� et l'a poignard�.

- Mon Dieu. - J'ai tir� une fus�e de d�tresse sur lui.

Une fus�e de d�tresse, d'accord.

- All� ? - Oui, bien re�u. Une seconde.

D'accord.

- Vous �tes toujours l� ? - Oui, je suis l�.

Je n'ai pas r�ussi � joindre la marshal Van Sant.

Quelle est la situation du t�moin ?

- Urgente. - Je vois.

On va vraiment avoir besoin d'assistance m�dicale.

Bien re�u. L'ambulance vous attend sur la piste.

On arrive dans combien de temps ?

Entre 18 et 20 minutes.

On peut faire plus rapide ?

- Hassan ? - D'accord.

- Techniquement, on peut acc�l�rer. - Super.

Mais �a br�lera ce qui vous reste de carburant.

On n'a pas le choix.

- Vous devez comprendre que... - �coutez, si Winston...

Si Winston ne t�moigne pas, Coleridge et Moretti s'en sortent.

Comprenez que l'atterrissage sera plus difficile.

Je ne le perdrai pas, c'est compris ?

Engagez la poign�e rouge o� il est �crit "m�lange carburant",

et poussez la commande des gaz au maximum.

On approche les 160.

Surveillez le niveau de carburant.

Je vous rappelle pour la proc�dure d'atterrissage.

D'accord.

�a va, Winston ? Tiens bon.

- Oui. - C'est bient�t fini.

Winston, �a va ?

Vous voulez dire... en g�n�ral ?

Vous allez avoir des probl�mes.

Tiens le coup.

Je suis d�sol�.

C'est ma faute.

Tout est ma faute.

C'est la morphine qui parle.

Non.

J'aurais pu faire ce que je voulais.

� l'�cole, j'�tais de ceux qui avaient l'embarras du choix.

J'aurais pu aller � la fac.

Trouver un bon boulot.

Mais...

J'ai choisi la facilit�.

Je savais ce qui se passait, avec Moretti.

Je me disais...

"C'est pas moi."

"Je ne suis qu'un gars...

"qui tape des chiffres sur un ordi dans une putain de cave."

Mais je savais ce qui se passait.

Et...

Je suis vraiment d�sol�.

La feuille...

avec nos noms dessus, et les adresses.

- C'est l'adresse de ma m�re. - T'inqui�te pas pour �a.

Vous voudrez bien aller la voir � cette adresse ?

- Moi ? - Oui, s'il vous pla�t, allez la voir.

Dites-lui que j'ai fait...

quelque chose de bien.

Dites-lui que j'ai fait un truc bien.

Inventez une connerie, s'il le faut.

Mais �a compterait beaucoup pour elle.

S'il vous pla�t.

D'accord, je lui dirai.

D'accord.

J'ai fait ce qu'il fallait.

- Bureau des U.S. Marshals. - Janine, c'est Madolyn.

Passez-moi Caroline Van Sant.

- Janine ? - Oui, un instant.

Harris, ici Coleridge.

Coleridge.

Je prends le relais, Janine. Merci.

J'ai bien peur que vous ayez raison au sujet

de Van Sant, Madolyn.

Elle a eu un accident de voiture en sortant du bureau, on l'a percut�e.

Madolyn...

Elle est morte.

- Je suis vraiment d�sol�, Madolyn. - Putain !

L'autre conducteur s'est enfui. Un homme de Moretti, j'imagine.

Je me rends sur place.

- Vraiment ? - Oui.

Ils devaient l'attendre, je suppose.

Si je peux faire quoi que ce soit, n'h�sitez pas.

Je sais que vous �tiez tr�s proches.

- Pas �tonnant que vous soyez chef. - Pardon ?

Vous avez pens� � tout, pas vrai ?

Vous avez tout pr�vu.

Excusez-moi ?

Je sais que c'�tait vous.

J'ignore o� vous voulez en venir, Madolyn.

Les 25 000 par mois ? V�rifiez le dossier, vous avez fait une bourde.

Vous voulez parler dossiers ? Parlons du v�tre.

- Personne ne vous croira. - Un jury me croira.

- Attention, Harris. - "Attention ?"

- Faites tr�s attention. - "Attention ?"

Qu'est-ce que j'ai � perdre ?

- Bon Dieu ! Vous devenez folle. - Allez vous faire foutre.

- �coutez. - Vous, faites attention, bordel.

Marshal, parlez-moi, bon sang. Calmez-vous, Harris.

Mon pilote m'appelle. Allez crever.

On se verra � New York.

- Hassan. - Devinez qui on voit sur nos radars ?

Dieu merci.

Vous n'�tes plus qu'� 18 km et en bonne voie, marshal.

Tant mieux.

Rendez-moi service. Raccrochez, enfilez votre casque

et mettez votre radio sur la fr�quence 121.5.

D'accord.

C'est bon, vous m'entendez ?

Charmant contr�leur a�rien s�r de lui cherche pilote intr�pide.

- Charmant ? - Posez ce fichu avion et vous verrez.

Allez, marshal. On en voit le bout.

D'accord.

Winston.

Winston.

- On y est presque. - Bien.

Toi.

Idiote.

Pourquoi tu ne m'as pas tu� ?

Pourquoi tu ne m'as pas tu� ?

Parce que je ne suis pas comme toi.

Vraiment ? Je vais te d�couper en tout petits morceaux.

Toute la brigade devra se r�unir pour t'identifier.

Et je vais prendre du plaisir.

Je suis drogu�, mais...

C'est bien un autre avion ?

Hassan.

Quelqu'un nous suit, on dirait un avion militaire.

Bien re�u. C'est l'un des n�tres.

Ils vont vous tenir compagnie le reste du chemin.

C'est pour nous prot�ger.

Tant mieux.

Nous prot�ger ?

Vous croyez...

qu'il est l� pour nous aider ?

Comment il pourrait nous aider ?

Il prot�ge les autres contre toi.

Au cas o� tu d�riverais et foncerais sur une �cole.

- Il est l� pour t'abattre. - C'est des conneries.

Vous pr�f�reriez perdre qui ?

Nous trois ?

Ou des gamins qui font des p�t�s dans un bac � sable ?

Maigrichon, t'es pas comptable ?

Fais le calcul, abruti.

C'est des conneries, pas vrai ?

�a n'arrivera pas. On va poser cet avion.

T'inqui�te pas.

Je vais me r�galer.

�a y est. Hassan, je vois la piste.

Bien re�u. Je vous ai en visuel. Votre trajectoire est bonne.

D'accord.

On passe sous les 500 m�tres. Notre vitesse est de 90 n�uds.

- Hassan ? - Oui, je suis l�.

Marshal, un vent de travers vient de se lever.

Je recommande un atterrissage d'essai.

Winston.

Winston.

Vos chances de r�ussite sont meilleures avec un essai.

Il ne s'en sortira pas. Je sens � peine son pouls.

- Mais... - On se pose tout de suite.

Je me soucie juste de votre s�curit�, mais c'est vous le pilote.

� vous de d�cider.

On n'a pas le temps. Je refuse de le perdre.

Je vais poser cet avion.

Je vais me r�galer.

Vous avez l'autorisation d'atterrir.

Alignez le nez avec le marquage au d�but de la piste

et r�duisez les gaz � 25 %.

Gaz � 25 %.

Je vais me r�galer.

Marshal, votre altitude ?

L'altitude est de 300 m�tres.

- Volets au maximum. - Volets.

Je ne vois pas les volets.

Hassan, o� sont les volets ?

Devant vous, c'est un levier gris � droite de la manette des gaz.

C'est bon. Les volets sont au max.

Allez, Winston. On y est presque.

L�che-moi !

Marshal, r�alignez-vous. Vous d�viez.

J'irai pas en prison, t'entends ?

Marshal, vous me recevez ? Vous d�viez de votre trajectoire.

Il faut vous r�aligner.

Qu'est-ce qui se passe, l�-haut ?

Ce sont des coups de feu ?

Marshal !

Harris, vous �tes toujours l� ?

- Oui, je suis l�. - Dieu merci.

D'accord. Vous vous en sortez � merveille.

- On s'y remet. Il faut... - Merde.

Le moteur vient de s'arr�ter. Hassan, le moteur !

Vous n'avez plus de carburant.

Tant mieux, �a r�duit le risque d'incendie.

Vous parlez d'un soulagement.

Et vous n'avez pas besoin du moteur pour atterrir.

- C'est m�me plus facile sans. - Putain.

- Restez stable, on y est presque. - D'accord.

Marshal, �a va toujours ?

Oui, on passe sous les 200 m�tres.

Le vent de travers vous fait d�vier.

Appuyez sur la p�dale droite du palonnier jusqu'� �tre align�e.

- Pas la gauche ? - Non, c'est l'inverse.

Mon Dieu.

Voil�. Recentrez et maintenez cette trajectoire.

- D'accord. - Altitude, 150 m�tres.

Tirez l�g�rement sur le manche.

D'accord.

Trente m�tres.

- Vous allez r�ussir. Bonne chance. - C'est tout ?

On se retrouve au sol, on a rendez-vous. Je passe vous prendre � 18 h 05.

Six m�tres. Trois m�tres.

Atterrissage.

Putain !

URGENCE A�ROPORT AMBULANCE EMT2

SECOURS INCENDIE

Winston.

Winston.

Winston !

Cool. On a atterri ?

Oui, on a atterri.

Bien jou�.

Madame, vous �tes bless�e ?

Non, je ne suis pas bless�e.

Emmenez-le vite. Il a re�u deux coups de couteau.

Il a perdu beaucoup de sang.

On avait un autre passager. O� est-il ?

D�sol�, il a �t� �ject� de l'avion. Il n'a pas surv�cu.

Dieu merci.

Allez-y doucement.

- Doucement. Pr�te ? - Il a perdu beaucoup de sang.

- Bon Dieu. - Voil�.

D�gage.

- Oui, je vais bien. - �a va ?

Merci, je vais bien.

SERVICES D'URGENCE D'ANCHORAGE

Putain !

Mon Dieu.

Quelle journ�e de merde.

Milko ! Qu'est-ce qui se passe ?

J'avais dit pas de coups de feu.

Je vais te renvoyer en Bulgarie, esp�ce d'abruti !

R�ponds !

Milko, c'est fini ?

Non, directeur Coleridge. Ce n'est pas fini.

- Harris ? - Mais vous �tes fini.

Traduit par Simon Steenackers

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