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- Faudrait qu'on se voie pour signer les papiers.
On peut pas rester mariés indéfiniment.
- Est-ce que c'est parce que mes papas se sont chicanés
que t'es venue me chercher à l'école?
Tu le connais-tu, toi, David?
- J'ai reçu un chèque de 250 000
de la part de ta mère dernièrement.
- Je n'ai plus de contacts avec mes parents depuis 25 ans.
- On a l'argent pour ton voyage avec l'école.
Hein?
2800 $ cash.
Je te paie complètement
pour que vous le laissiez tranquille.
- Je veux savoir où vit mon fils,
ce qu'il fait, s'il y a quelqu'un dans sa vie,
et si c'est le cas, si cette personne-là est en danger.
- Je voulais te parler d'une photo. As-tu une explication?
- Je peux pas croire que tu te remets à douter de moi à cause de ça.
- C'est dire qu'on était toutes tes cibles à ce moment-là.
Vous étiez toutes contre moi.
Je pensais pas que tu tiendrais le coup
quand t'es venu me voir me dire que tu sentirais obligée
- de t'occuper de Rémi... - Toute ma crisse de vie!
- T'aimais l'athlète de l'année, pas l'handicapé.
- On a déjà discuté de ça, je pense.
Ce que David vient de dire,
ça change un peu la donne. Tu trouves pas?
- Pourquoi t'as dit ça devant Rémi?
Je te laisserai pas nous séparer.
- Je te suis pas, Bérénice. C'est toi, là,
madame je crois aux deuxièmes chances,
qui nous chie dans les mains. C'est pas moi.
- Ah! - Béré!
- Tu t'es peut-être cognée plus fort que tu penses.
Il faut que t'ailles à l'urgence.
- Marie-Do?
Euh, veux-tu que j'aille plus loin?
Je passe à tous les jours.
- Non, non. C'est toi que je suis venue voir.
OK.
Comment il va?
- Les médecins le gardent dans le coma,
il est... il est stable.
Toi?
Comment tu vas?
Mal...
(soupir)
Je te remercie de m'avoir appelée pour Zoé.
Je l'ai accompagnée pour sa déclaration à la police.
Peux-tu t'arranger pour... pour pas le faire débrancher?
Qu'il reste en vie le plus longtemps possible.
Pour pas que ma fille se retrouve avec une accusation
de complicité pour meurtre!
Il faut garder espoir qu'elle a rien à voir là-dedans.
Je survivrai pas à ça, Béré.
J'ai toujours été forte, mais là, ça, j'y arriverai pas.
Comment elle a fait, sa mère à lui, pour pas se laisser mourir?
(soupir)
(indicatif musical)
- C'est toi, madame je crois aux deuxièmes chances,
qui nous chie dans les mains. C'est pas moi.
(fracas)
- Ah! - Attention! Béré! Ça va?
Ouais.
(musique de tension)
J'ai tout arrangé.
J'ai donné le 3000 $ à la fille pour qu'elle fasse fuck all.
- Ouais, bien, elle a pu prendre ton argent
puis garder en tête de le tabasser quand même!
J'ai fait ce que j'ai pu, là!
(soupir)
Regarde, je suis sûre que tout va être correct.
- OK, mais comment tu vas justifier à tes parents
que tu ne l'as plus, l'argent pour faire le voyage?
Bien, je vais partir pareil.
En allant me cacher à ton appart.
Zoé, j'aime pas ça.
Ça va mal virer, je le sens.
- Tu peux-tu me faire confiance?
- À toi, oui, mais pas à ta fucking...
Missjustice48000.
25. Missjustice25.
(♪♪)
- Est-ce que je vais voir un médecin bientôt?
- Oui. Il arrive. J'ai remis vos cartes à votre amie.
- C'est toi que Sylvain a appelée, c'est toi qui aurais dû
te rentrer à l'hôpital pour supporter Bérénice.
Ma place est ici avec toi.
(soupir)
- Je ne veux plus être ta seule priorité, Marie-Claude.
- Euh, je te rappelle que t'es à égalité avec Zoé.
- Tu comprends ce que je veux dire.
T'aurais pas envie, des fois, de vivre ta vie sans contrainte?
Moi, je l'aime, ma vie.
J'en veux pas une autre. C'est clair.
Je ne peux plus faire semblant de te croire.
Parce que tu faisais semblant?
- Il est temps que tu penses à toi.
Que tu sortes, que t'ailles danser,
baiser sans penser à moi ou à mes mille et un besoins.
- Bien, si... si je pars, qui... qui va prendre soin de toi?
Tes parents ne sont plus là.
De toute façon, ils auraient été trop vieux.
On va pas demander ça à Zoé.
- Je vais engager d'autres préposés.
J'ai déjà commencé des démarches.
(musique dramatique)
Hé, je délire ou tu me suis?
Je t'ai vue devant l'atelier où je travaillais.
Moi? T'en fumes du bon, man.
- Tu fais quoi? Des clips sur moi pour les réseaux sociaux?
De quoi tu parles?
Laisse faire.
Sacre ton camp avant que j'appelle la police.
T'es sérieux?
Tu veux qu'on se sépare?
Qu'on prenne une pause.
- À cause de ce que David Fraser a dit?
- Pas juste à cause de ça, tu le sais bien.
Si... (soupir)
Si t'avais pas insisté pour vivre avec moi...
...je me serais organisé autrement...
puis t'aurais eu la vie que tu voulais
avec un gars amoureux fou de toi.
- Parce que toi, tu m'as jamais aimée?
- Je t'aime, Marie-Do.
Mais pas comme tu le mériterais.
C'est une légère commotion.
Avez-vous quelqu'un pour vous raccompagner?
Il faudrait vous surveiller pour les prochaines 24 heures.
- Oui, j'ai mon amie qui m'attend.
- Ah bien, parfait, on va la faire rentrer.
(bip de notification)
(bip de notification)
Ibuprofène pour la douleur. Repos, minimum deux jours, hum.
Puis, vous revenez si les symptômes persistent.
- Oui. Merci. - Bonne soirée.
Merci.
- Je pense que j'ai perdu le foulard que Marie-Do m'a donné.
- Euh, je vais aller voir dans la salle d'attente.
(musique dramatique)
Câlisse...
J'ai pas trouvé ton foulard.
J'ai pas eu le choix d'ouvrir ton sac tantôt.
Depuis quand t'as cette photo-là?
Pas longtemps.
(soupir)
Merci d'être là.
Zoé est en train d'étudier puis j'ai pas réussi
à trouver un préposé à la dernière minute comme ça.
Ça me fait plaisir.
Je me suis déjà entendu avec Rémi
pour lui donner plus de temps.
Il te l'a demandé?
- Je veux pas que tu te sentes mal.
Je vous juge pas.
Ça arrive à tous les couples de se remettre en question,
surtout après tant d'années.
Vas-y.
Bérénice a besoin de toi.
Je m'occupe de notre homme.
Merci.
- Sa mère est venue me la porter au bureau.
- Pensais-tu nous en parler un moment donné ou...?
Honnêtement, non.
(soupir) Elle s'inquiète encore,
parce qu'elle connaît pas le cheminement de son fils.
- Je la comprends, moi, puis j'aimerais ça la remercier.
On est peut-être encore en danger.
(bip de notification)
- C'est ton chum? - Oui.
- Prends le temps de lui répondre, il doit être inquiet.
(soupir)
(bip de notification)
OK.
(soupir)
Il faut que tu te reposes, là.
Je vais rester pour la nuit.
Puis s'il faut que je l'attache demain matin
pour qu'elle reste tranquille, je vais le faire.
Je peux rester moi aussi.
Charles est à la maison, puis je suis habituée
de me réveiller au moindre petit bruit, moi.
- Bien non, tu retournes chez toi, là.
Je vais être sage, promis.
Puis toi, tu dors sur tes deux oreilles dans la chambre d'amis.
On fera rien avec la photo?
C'est une menace de mort qui a jamais été montrée à la police.
- C'est une menace qui date d'avant la sentence.
- En tout cas, il nous en voulait en crisse.
L'avoir su dans le temps, j'aurais mal dormi!
- Si la police était au courant,
il serait peut-être plus surveillé.
Ce serait déjà un bon point!
On va la laisser se reposer.
Merci, les filles.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
- Elle a perdu le foulard que tu lui as donné.
- Je vais finir par le retrouver.
Bonne nuit.
(musique de tension)
(bip de notification)
(bip de notification)
- T'as pas un couvre-feu?
- Je voulais voir comment t'allais.
- Bien, regarde, je me tiens parfaitement droite
puis je n'ai presque plus mal à la tête.
- C'est vrai? Tu dis pas ça pour me ménager?
- Pourquoi je te ménagerais? - Parce que tu l'as déjà fait.
Pour éviter que je m'en fasse, que je garde le moral, confiance en moi...
- David, si je suis tombée, c'est un accident. C'est pas de ta faute.
OK.
Pour la photo, est-ce que j'ai réussi à te rassurer?
(musique douce)
Regarde où tu mets les pieds la prochaine fois.
- Puis toi, ramasse tes affaires.
(petit rire)
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Merci pour le foulard.
Ça va m'éviter des explications avec les filles.
C'est la moindre des choses.
- Qu'est-ce que t'es allée faire dehors?
- C'est William qui me l'a rapporté.
- Puis il voulait pas rentrer parce que je suis là?
- Euh, parce que c'est fini avec lui.
(soupir)
- Viens. - Oui.
Il est où, Ulysse?
- (soupir) - Il a eu un appel. Il va revenir.
Je m'en vais à la brasserie.
- Euh, Marie-Do?
Euh, j'ai... j'ai donné rendez-vous à...
- Ah non, pas besoin de me parler des entrevues, Rémi.
Tu fais ta nouvelle équipe, ça me regarde pas.
- Peux-tu dépomper d'un cran ou deux, là?
On est des adultes, on s'aime quand même encore assez
pour être capables de se parler.
- Je te suggère d'en parler avec Charles.
Il a de l'expérience, lui, en séparation.
Bye!
- Quelle séparation? - C'est rien. C'est rien.
Bonne journée! Bye!
Ulysse, tu laisses encore une fois Rémi
avec une serviette sur le corps puis t'es congédié.
- Désolé. Mon grand-père est mort.
- Bon, j'ai ramassé tous mes vêtements,
sauf un bas que je ne trouve plus.
- Dès qu'il sort de sa cachette, je t'appelle tout de suite.
(petit rire)
Je te souhaite de rencontrer une fille qui est prête à s'engager.
(soupir)
- T'étais pas au boulot l'autre soir,
mais avec quelqu'un d'autre, c'est ça?
Hum.
Ça ira pas plus loin avec cette personne-là non plus.
Pourquoi pas?
Parce que c'est impossible.
- Tu peux me remettre sur ta liste, d'abord?
- (rire) - J'ai pas de liste!
Je suis juste vraiment nulle en amour.
Je trouve pas, moi.
Quand tu nous regardes avec tes grands yeux,
c'est comme une grosse dose d'amour
qui nous arrive en plein coeur.
C'est assez facile d'y croire, je te dirais.
Bye, William.
T'es vraiment quelqu'un de fantastique.
(soupir)
- Hé! - Hé!
- Comment on se sent ce matin? - Très bien.
- Après juste deux jours de repos?
- Ouais! Deux jours de trop, même.
- C'est quoi l'affaire de la chicane avec Paul
à propos de David? (soupir)
- You can't be serious? Tu peux pas prendre ce dossier-là.
- Si les deux participants sont à l'aise avec moi, pourquoi pas?
- Parce que tu peux pas leur parler du lien majeur
qu'on a avec David! That's why!
Baisse le ton, là.
Moi, je le vois comme une opportunité
d'en apprendre plus sur l'homme qu'il est devenu.
On sait jamais le genre de recherche que notre fils
pourrait faire un jour, tu comprends?
- We had a deal. C'est moi son père bio, that's it.
- Bien, voyons, Sylvain! Depuis quand on discute
de nos dossiers avec nos conjoints
en identifiant les participants?
- Je pouvais pas faire autrement.
J'avais l'impression de lui jouer dans le dos.
Le ton a monté, mais c'est réglé.
Et Paul a pris quelques jours de congé,
c'est parce que ses parents avaient besoin de lui,
puis que la petite pouvait faire l'école à distance.
(soupir)
Ah, t'es présentable.
- (petit rire) - Merci, Ulysse.
- Je peux-tu te parler?
Tu peux toujours me parler,
même si je suis rarement présentable.
- Arrête donc! C'est toi le plus beau.
Tu veux combien, là?
- Non, c'est un compliment parfaitement gratuit, là.
- Oui, oui. (rire)
- Qu'est-ce que vous me dites pas, maman puis toi?
- Je lui ai proposé qu'on prenne une pause.
Pourquoi?
C'est-tu à cause de ta démarche en justice réparatrice?
Non.
En fait, un peu.
Ça me fait réaliser des affaires.
Comme le fait que ta mère se dévoue pour moi
depuis trop longtemps.
(musique douce)
- Qu'est-ce qu'il y a qui va pas, là?
T'as gagné.
David Fraser a réussi à nous séparer, Rémi et moi.
C'est pas vrai?
Rémi m'en veut tellement, là.
(soupir)
C'est fou, mais en ce moment, quand je pense à notre histoire,
j'ai l'impression d'avoir profité de sa situation.
- Bien, voyons! Qu'est-ce que tu dis là?
- Bien, ce que tout le monde pense, toi la première.
Que j'ai été avec Rémi en couple avec lui,
parce qu'il était tétra.
Sinon, j'aurais juste pu continuer à l'aimer en silence
sans que jamais il me remarque.
- Ça fait longtemps que je ne pense plus ça.
Je le vois, on le voit tous
que vous vous aimez, que t'as réussi à...
À me rendre indispensable?
- J'irai pas en voyage avec l'école.
Je vais rester avec toi.
- Non! Zoé, il faut que tu fasses ta vie, toi aussi.
(soupir)
Comment ça va avec Samir, d'ailleurs?
On s'est réconciliés, là.
Bon, tant mieux.
Je vais engager d'autres préposés,
inquiète-toi pas pour moi.
- OK? - OK.
OK.
- T'es une femme extraordinaire, mon amie.
T'as le coeur grand comme l'univers.
T'as le courage de soulever les montagnes.
- Mets-en pas trop, OK.
Je suis pas dans un état pour te croire.
- Bien, il faudrait que tu le sois, parce que la vérité.
Comprends-moi bien.
Je trouve que Rémi est hyper courageux, résilient, admirable.
Mais mon idole à moi, là, depuis le moment
où tu t'es jetée à l'eau pour lui sauver la vie, c'est toi.
(bips)
Je suis désolée, on n'est pas encore ouverts.
Oui, je sais.
Vous êtes Lysanne Liu-Lemieux?
Et vous, Marie-Dominique Ross?
J'ai fouiné sur le site de votre microbrasserie.
Je suis Marthe Desrosiers, la mère de David Fraser.
J'ai rendez-vous avec Rémi avant l'ouverture.
(fermeture de porte)
(musique intrigante)
- Il y a-tu moyen de me chercher une job
au Saguenay ou en Estrie?
Je trouverai pas ici,
puis je risque de me faire expulser de mon loyer.
OK, on se calme.
J'ai reçu un appel d'un entrepreneur
en construction de toiture.
On a discuté de ton dossier,
puis elle est prête à t'essayer en comptabilité pour un mois.
Hum-hum!
(petit rire)
- C'était important pour moi, pour nous,
de vous remercier en personne.
- J'ai toujours voulu essayer de réparer un tant soit peu
le mal que mon fils a fait.
- Encore aujourd'hui, vous vous sentez responsable
de ce que votre fils a fait?
Comment faire autrement?
Je suis sa mère, je l'ai élevé.
Son père était moins présent.
J'ai sûrement fait des erreurs.
- Bien, l'absence de son père, ça peut en être une aussi.
Une erreur de sa part à lui, je veux dire.
- Marie-Do... - J'espère juste que le père absent
s'est posé autant de questions que madame.
Il l'a fait.
Et je suis certaine qu'il aurait été d'accord avec moi pour...
pour vous donner une partie de l'héritage qu'il a laissé.
- Et vous, depuis votre retour à Montréal,
comment vous vous sentez?
Je m'adapte doucement. Merci.
Évidemment, j'aurais aimé revoir mon fils,
lui parler, mais... je dois respecter son rythme.
Mais bon, je suis pas là pour me plaindre.
Surtout pas devant toi.
Bon.
Êtes-vous au courant que j'ai remis une photo
à votre amie Bérénice?
- Je l'ai vue, oui. - Quelle photo?
- Je sais pas si David vous en veut toujours autant,
mais vaut mieux prévenir que guérir.
C'est la leçon que j'ai retirée de tout ça.
Au revoir.
- Je vais m'en vouloir toute ma vie.
- Ça fait combien de temps que c'est arrivé?
- Presque 15 ans. Mais j'oublie pas.
- Mais qu'est-ce qui s'est passé exactement, madame Duperval.
- Appelez-moi Lucie. J'aimerais mieux ça.
- OK. Comment ça s'est passé, Lucie?
- C'était une très mauvaise période de ma vie.
J'avais pas de travail,
mon conjoint de l'époque était alcoolique,
difficile à vivre,
le chien des voisins jappait à longueur de jour.
Ils laissaient leur chien attaché dans leur cour clôturée,
mais au moindre petit bruit, il hurlait.
Ça nous rendait fous.
Un moment donné, Benoît me criait après,
pour faire changement, le chien des voisins jappait.
J'ai perdu le nord.
J'ai pris notre fusil de chasse, puis j'ai menacé Benoît.
En une fraction de seconde,
je l'ai vu, une balle dans la tête,
moi en prison pour le reste de mes jours,
ça fait que je suis sortie sur le balcon,
puis j'ai tiré le chien des voisins.
- On fait encore les factures à la main avec les soumissions.
C'est un peu archaïque, là, je sais.
- Bien, ça tombe bien, j'ai un peu raté le virage technologique.
- (rire) - Mais là,
tu connais le logiciel Rapide Comptable?
Oui. Oui, oui, pas de trouble.
- Parfait. Je vais être juste à côté
si jamais il y a quoi que ce soit.
- Merci. Je devrais être autonome.
Euh, David?
J'ai hésité à t'engager...
mais mon cousin a tué son père, mon oncle.
Une bagarre un soir de Noël.
Je suis la seule à aller le visiter en prison,
puis j'y tiens.
Un être humain se résume pas à un crime commis.
Puis, les auteurs de féminicide comme toi,
c'est vrai que c'est autre chose.
Plus épeurant encore.
Incompréhensible.
Mais j'ai décidé de te faire confiance.
Déçois-moi pas, OK?
Bienvenue chez nous.
Merci.
(musique douce)
- Est-ce que vous avez été poursuivie en justice?
- Ils ont menacé de le faire, mais ils ont déménagé
puis je n'en ai plus jamais entendu parler.
Sauf que ça me reste dans la tête.
Je pense souvent aux enfants, à la peine qu'ils ont eue.
J'aimerais ça prendre de leurs nouvelles,
puis leur dire que c'est criminel, ce que j'ai fait.
J'en suis très consciente.
- Vous vous souvenez de leurs noms?
- Sabine et Léon Mathieu. - Sabine et Léon Mathieu.
- Ils sont rendus adultes maintenant, c'est pour ça que je me dis
que c'est peut-être un bon moment leur parler.
- Puis, comment vous voudriez que je les aborde
pour que l'invitation soit dans vos mots?
Bien, tout ce que je veux,
c'est qu'ils sachent que je m'en veux.
Puis, peut-être voir avec eux autres s'il y a pas
quelque chose que je pourrais faire,
comme leur acheter un autre chien.
- OK. Il faut que je vous prépare à la possibilité
qu'ils pourraient refuser de vous rencontrer.
- Ouais, je comprendrais ça aussi, là.
Ç'a dû être tellement traumatisant pour eux autres.
- Non, mais attends! T'as rappelé la préposée
avec qui t'as déjà eu une relation ambiguë?
- Non, j'ai juste fait une série d'appels
dans les contacts que j'ai déjà.
- Non, mais on dirait un nouveau célibataire
- qui recontacte ses ex. - J'en ai même pas d'ex.
- Ah, c'est pas ce que Marie-Do m'a déjà dit!
- J'ai jamais compris pourquoi elle a déjà été jalouse
de Yamini quand ça aurait pu être une libération pour elle
que je tombe en amour avec quelqu'un d'autre.
- Es-tu certain que tu peux vivre sans elle?
Elle en a tellement fait pour toi.
- Je te remercie de croire en ma capacité de m'organiser.
- Non, mais tu comprends ce que je veux dire?
- Des Marie-Do avec le coeur sur la main, ça court pas les rues.
- C'est pas une raison pour rester ensemble
si elle a l'impression d'avoir gâché sa vie.
- Je te rappelle que c'est l'autre con qui a dit ça, pas elle.
David, il a rien inventé.
J'ai toujours su qu'elle se sentait coupable
pour quelque chose, je savais juste pas quoi.
- Hum. Moi, ce que j'avais cru comprendre,
c'est qu'elle s'en voulait de t'avoir bougé dans l'eau
pour que tu respires, parce que ç'a sûrement aggravé
la lésion de ta moelle épinière.
Même si j'ai longtemps pensé
qu'elle aurait dû me laisser me noyer, là,
je lui en ai jamais voulu pour ça.
Encore moins aujourd'hui.
Hé, j'ai une crisse de belle vie,
puis c'est surtout grâce à elle.
- Tu lui as-tu déjà dit tout ça?
- Bien oui! Des centaines de fois.
Regarde, je le sais que je lui dois beaucoup à Marie-Do,
mais un moment donné, je pense qu'on a le droit
de retrouver notre liberté, nous autres aussi.
Comme lui.
Excuse-moi. (soupir)
Puis?
- Cette femme-là a tellement souffert à cause de son fils,
puis elle se sent encore coupable.
- (soupir) - Sans vouloir juger qui que ce soit,
je pense qu'on peut quand même se questionner
sur son sentiment de culpabilité.
On connaît pas l'enfance qu'il a eue, killer Fraser.
- Quand même! C'est pas toujours la faute des parents
ou de la mère si un enfant tourne mal.
Il y en a des enfants aimés qu'on n'arrive pas comprendre.
T'as sûrement raison.
T'es une mère, pas moi.
J'ai jamais eu ce qu'il fallait pour...
- Tu t'es juste jamais donné la chance.
On va pas là, OK?
- Lysanne? (soupir)
Je sais où Bérénice a perdu son foulard.
Chez lui.
- Hé! Tu peux venir dîner dans la cuisine des employés, hein.
Tout le monde est parti.
- Je dîne pas. - Comment ça?
- J'ai pris un shake de protéines à matin.
- Euh, as-tu des problèmes d'argent, David?
- Manges-tu à ta faim? - Bien, je te cacherai pas que la première paie
va faire du bien. C'est quand même long, deux semaines.
- Je vais voir ce que je peux faire.
- Non, c'est correct, je me serre la ceinture un peu, c'est tout.
J'en reviens pas!
Ça, ça veut dire que vous êtes allées le voir toutes les deux, ça.
Que Rémi ait besoin de le rencontrer, de lui parler,
je me rallie, mais toi puis Bérénice, ça, là,
ça me dépasse carrément.
Lysanne, où tu vas?
- Le tuer! - N'importe quoi.
Lysanne!
- Oui, bonjour. Sabine Mathieu?
Bérénice Bachand du Centre de justice réparatrice.
J'ai reçu une demande pour vous.
Une demande de rencontre, de dialogue,
par une femme qui s'appelle Lucie Duperval.
Est-ce que ce nom-là vous dit quelque chose?
Madame Mathieu?
Sabine?
J'ai son adresse.
Il voit son agente de probation régulièrement,
il fait du jogging, il a un nouvel emploi.
- Est-ce qu'il fréquente quelqu'un?
Je pense pas.
Je l'ai vu une fois avec Bérénice Bachand.
Un soir, pas longtemps, dehors.
Je l'ai vu aussi parler avec une jeune femme qui le suivait.
Ashley Belley.
C'est une militante qui dénonce les auteurs de féminicides.
- Pensez-vous qu'il est en danger?
- Les meurtriers suscitent de l'aversion,
mais de la fascination aussi.
Votre fils, il pourrait avoir de la protection
s'il reçoit des menaces.
Voulez-vous que je continue le mandat?
- Non. Ça me suffit pour le moment.
Merci.
(musique douce)
(musique douce)
(David): Ta mission de sauvetage d'une âme damnée et désespérée
est officiellement terminée. Tu peux-tu me le dire maintenant
pourquoi t'as rompu du jour au lendemain?
J'étais en amour avec toi.
Mais c'est impossible, ça.
- Allô! Est-ce que Lysanne est ici?
- Non. Pourquoi? - Je la cherche.
Elle est partie de la microbrasserie en furie.
Elle répond pas à son cell. Elle est pas chez toi.
Elle est pas chez elle. Puis j'ai peur qu'elle rechute
ou qu'elle se venge de David Fraser.
- Bien, qu'est-ce qui s'est passé?
- Je lui ai dit que je suis allée le voir
après la rencontre avec Rémi,
puis que j'ai vu ton foulard accroché dans l'entrée.
Elle a pété un plomb.
- Ah oui, t'es allée le voir? - Bien oui. Pour lui dire
de laisser mon couple tranquille puis de déménager.
Je peux pas croire qu'il peut pas vivre ailleurs!
Toi?
Pour lui parler de la photo.
C'est chez lui que je me suis pris les pieds,
puis que je me suis assommée.
Non, mais c'est pas de sa faute.
J'en ai pas parlé pour pas le mettre dans le trouble.
T'imagines, une femme qui se blesse chez lui?
- (soupir) - Tu me le dirais si t'avais été en danger?
- Hé, non, c'est vraiment pas le cas.
Il a pris soin de moi.
Toutes les deux, on l'a vu, puis il a bien agi.
C'est rassurant, tu trouves pas?
- Dans la mesure où on ne le revoit plus jamais!
(vibration de cellulaire)
(soupir)
- Allô? - Allô, David. C'est Corinne.
J'ai une bonne nouvelle.
Tu vas recevoir la moitié de ta paie demain.
Ça devrait t'aider pour l'épicerie.
- Ah, merci! Je... je m'attendais pas à ça.
- Bien, ça fait plaisir. OK? Bye!
Bye.
Monsieur Forest, c'est David Fraser.
C'est juste pour vous dire que je vais pouvoir
vous payer le loyer demain.
Je suis vraiment désolé pour le retard.
Merci. Bye.
- On devrait peut-être continuer de la chercher.
C'est une grande fille.
- OK, mais si elle faire une rechute, là...
c'est toi qui l'amènes en cure.
Deal.
Puis si elle tue David Fraser?
- C'est pas toi qui dis qu'elle jappe fort,
mais qu'elle mord pas?
- Comment ça se passe avec Rémi? - Mal.
Depuis que David Fraser s'est ouvert la gueule,
il veut qu'on se sépare!
- T'en penses quoi? - On peut pas faire ça.
Premièrement, comment il va s'organiser?
Puis deuxièmement, on s'est juré qu'on resterait ensemble
à la vie, à la mort, si on faisait un enfant.
C'était dans nos voeux de mariage!
Ouais, je m'en souviens.
Pas Rémi, on dirait.
(sonnerie de cellulaire)
- Hé, excuse-moi, c'est pour le boulot.
Il faut que je le prenne.
- C'est correct. Je ne suis plus pressée.
Bérénice Bachand, bonjour.
- Bonjour. J'ai eu votre message à propos de Mme Duperval.
Oui, effectivement,
Mme Duperval aimerait vous rencontrer, votre soeur et vous,
dans le cadre d'une démarche en justice réparatrice.
Est-ce que c'est un programme que vous connaissez?
- Oui. Oui, oui. J'en ai entendu parler.
- Est-ce que c'est quelque chose d'envisageable pour vous?
- Euh, ça dépend... Moi, je dirais pas non,
mais pour ma soeur, ça sera pas possible, je pense.
- Voulez-vous passer au bureau pour en discuter?
On peut prendre un rendez-vous tout de suite.
Oui. D'accord.
(ouverture de porte)
- Rémi m'a textée. Il faut que j'aille à la maison.
- OK, je m'occupe de Lysanne. - Pas obligée.
- On va mieux dormir. - Merci, bye.
(fermeture de porte)
(musique dramatique)
Lysanne?
(Marie-Do): Oui, Béré?
- Ouais, elle est pas là, mais son auto est dans l'entrée.
- Elle est venue travailler en vélo.
- Bien, je fais quoi? Je l'attends ou je fais le tour des bars?
- Non, t'as raison, c'est une grande fille.
- Il faut lui faire confiance. - Ouais, c'est ce que je pense aussi.
- Elle est peut-être allée chez David, elle aussi.
Elle a pas son adresse.
- Je vais aller voir, au cas. Je vous tiens au courant.
OK, mais sois prudente. Bye.
Bye.
- Sérieux? Tu l'encourages à retourner chez lui?
- Tu n'as plus peur de lui? - Bérénice non plus.
Elle est plus habituée que nous autres
- avec les meurtriers repentis. - Quand même!
On dirait que vous cherchez à le provoquer.
Non, mais c'est ça, comme ça,
il va pouvoir s'en prendre encore à une de nous autres.
- C'est pas ça que j'ai voulu dire.
C'est rushant pareil, la vieille photo.
Je vais lui en parler à la prochaine rencontre.
- Tu t'en vas où? - Charles s'en vient.
Puis je m'en vais chez Lysanne.
Il faut vraiment que je lui parle.
De moi?
- Tout tourne pas autour de toi, Rémi.
(musique de tension)
Bérénice Bachand, bonjour.
- Il faut que j'aille à la maison.
- Je m'occupe de Lysanne. - T'es pas obligée.
- On va mieux dormir. - Merci, bye!
(soupir)
(sonnerie de cellulaire)
(soupir)
- Qu'est-ce qu'il y a?
T'es où, pour l'amour?
- Avec Vania. J'avais besoin d'un break.
- As-tu bu?
Pas encore.
- Lili, fais pas de niaiserie, je t'en prie!
Il faut que je te parle.
- Ça peut pas attendre? - Non.
C'est trop important.
Je te rejoins chez toi?
OK.
- Tu vas prendre un taxi, le vélo?
- En vélo. J'ai pas bu, je te dis!
Je te crois. Je te crois.
À tout de suite.
(soupir)
(ding-dong!)
- Salut. - C'est pour le loyer.
- Vous avez pas eu mon message? Je vais vous le payer demain.
Ce sera pas nécessaire.
Marthe Desrosiers, ça te dit-tu de quoi?
Elle est venue me parler puis quand je lui ai dit
que j'aurais peut-être pas le choix de te mettre à la porte
si tu me payais pas,
elle m'a fait un virement pour trois mois.
OK.
- À ta place, je me dépêcherais de la remercier.
Bonne fin de soirée.
Vous aussi.
Osti...
- Enfin! On va manquer le début du show.
Je m'excuse, babe.
- (sonnerie de cellulaire) - Ah!
- e, just take it. - Je peux pas. Pas devant toi.
C'est qui? Lui?
- Bonsoir, Sylvain, excuse-moi de te déranger.
Je viens d'apprendre que ma mère a mon adresse,
puis je comprends pas comment ça se peut.
Est-ce que tu peux m'éclairer là-dessus? Merci.
(toc-toc!)
(musique de tension)
(fracas)
(fracas)
(grognements de lutte)
- Oui, il y a une agression armée au 1839, rue Duclos.
Oui, oui, je suis sur le balcon. Je le vois par la fenêtre.
- Il y a quelqu'un qui est rentré
chez David pour l'agresser.
- (soupir) - C'est dire que je suis pas
la seule qui lui en veut.
Mais toi, c'est pas pareil, tu veux juste son bien.
(soupir) C'est ton mari, quand même.
Sous-titrage: difuze
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