All language subtitles for Les.Armes.S01E18.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

- Garde à vous!

- On ouvre la porte à tout le monde.

Il y a des perles rares cachées dans les Forces.

Notre job, c'est de les trouver.

- Nos critères pré-entrevues sont très stricts.

On donne une chance à tous,

mais il y aura un coup de tamis

avant de passer à l'étape un.

- Vous êtes capables de performer

dans les pires conditions imaginables?

- Oui, colonel!

- Tous les jours, vous allez devoir vous battre

pour avoir le privilège d'être punis davantage!

- T'avais pas mal à une épaule, il me semble?

(respiration haletante)

- Je suis pas ici parce que je veux revenir à la maison.

Je suis ici parce que je veux rentrer à JTF16.

- D'ici à ce soir, vous allez savoir

si vous passez à la prochaine étape.

(♪ sonnerie de cellulaire ♪)

- La réponse de JTF16. J'ose pas la lire.

- Moi non plus.

(signal de réception de texto)

- Oh, oh, oh, oh, oh.

- Oh, Seigneur.

(exclamation)

Mon gars.

- Yes! Yes! Fuck, yes!

Tu l'as eu? - Oui.

(rire)

(rires)

Bravo.

- Sti...

- J'ai préparé ton lit.

Tu peux aller te coucher quand tu veux.

- Merci.

(respiration haletante)

- C'est beau de te voir aller.

- Comme dit maman, si l'armée, c'est bon pour toi,

c'est bon pour moi.

- Je vois ça.

Je te laisse travailler.

(sonnerie de téléphone)

- Colonel Allan Craig, laissez un message. Leave a message.

(tonalité)

- Oui, colonel. C'est Louis-Philippe Savard.

J'aurais une faveur à vous demander.

Rappelez-moi.

♪ ♪ ♪

(stridulations)

(coup à la porte)

- Louis, Louis, il y a quelqu'un à la porte.

Il y a quelqu'un.

(coup à la porte)

- Hé, chut. Garde ton cell pas loin.

Bouge pas!

- Papa! C'est moi, c'est moi!

- Peux-tu me dire qu'est-ce que tu fais debout

à cette heure-là, toi?

Je dormais pas à cause de JTF16, j'allais courir.

Tabarnac!

(soupir)

- Hé, Mick.

Tu me présentes pas?

- Qu'est-ce qu'il y a, là?

- Rien.

- Vous voulez que je bloque votre fils?

- Non. Je veux pas que vous le bloquiez.

Vous le passez en entrevue,

vous faites ce que vous avez à faire, puis...

puis vous le recalez.

C'est pas dans mes principes

de lever le nez sur un bon candidat

pour plaire à mon boss.

- Il a 17 ans, il sort de Saint-Jean.

Comme candidat de qualité, on repassera.

Ecoutez.

L'armée lui a fait du bien.

Il a pris en maturité, mais...

il est encore fragile.

Je sais pas comment il va réagir

s'il se frappe le nez à une 4e étape de la Hell Week.

- Oui, il va peut-être apprendre de ça

et gagner encore plus de maturité.

- C'est pas une discussion.

Je connais mon gars, je veux pas qu'il fasse JTF16.

- C'est noté.

(sonnerie de cellulaire)

- Faut que je prenne ça.

Louis-Philippe Savard.

J'arrive dans 10 minutes.

Bonne chance pour aujourd'hui.

- Mon profil était assez bon pour eux il y a 6 mois, puis là,

tout d'un coup, il est même pas assez bon

pour passer à l'étape un?

Moi, pour vrai, là, je la comprends pas.

- C'est de la bullshit. Il y a aucune raison.

- Ils se basent sur 10 minutes d'entrevue,

puis ils donnent aucune explication.

C'est cave. - C'est quoi, la suite, là?

Tu vas faire quoi?

- Bien, dans l'immédiat,

on va reprendre du service dans 5 minutes.

Après ça, bien... commencer le processus

pour m'en aller des Forces.

- Arrête ça, man. T'es un bon fantassin.

- Tu diras ça à Craig.

- Hé, si ça se trouve, dans une semaine,

les trois, on te retrouve dans l'infanterie.

Reste donc, man.

- Vous le connaissez?

- C'est Jean-Molse Caron, l'adjudant.

Il ne donne plus signe de vie depuis quelque temps.

Vous pensez qu'il peut être de connivence avec les Russes?

- C'est un petit peu trop tôt pour se prononcer, là,

mais c'est une possibilité.

Est-ce qu'il a des proches que je pourrais contacter?

Une blonde, des amis, des collègues?

- L'adjudant-chef Thomas Dallaire, le colonel Craig.

- OK.

Il y a juste une autre chose que je voudrais vous montrer.

J'ai fait le tour du contenu de vos caméras de surveillance

dans les jours précédents, puis...

j'ai trouvé ça.

- Je comprends pas.

- Ca date de voilà 2 jours.

- C'est un problème technique?

- Par expérience, là, ça me surprendrait.

Non, la vraie question, c'est de savoir

qu'est-ce qui a été effacé puis qui l'a fait.

Ca peut juste être vous,

votre femme ou quelqu'un qui a accès à votre domicile.

- Ou accès à mon ordinateur.

Ma compagnie de sécurité

peut se connecter à mon serveur à distance.

- Parfait.

Je vais faire un background check sur eux.

Je vais avoir d'autres questions à vous poser éventuellement,

par exemple, à vous.

Puis à votre épouse aussi.

- Faites ce que vous avez à faire.

(conversations entremêlées)

- Euh...

Pardon, caporal-chef?

Je pensais qu'on avait rendez-vous

au hangar d'entraînement dans 5 minutes.

- Non.

Je vais être affecté ailleurs pour un bout.

- Pour combien de temps?

- Le temps que je survive à la Hell Week.

J'ai été sélectionné.

- Oh.

- Bravo. - Merci.

(conversations entremêlées)

- Hé, Elliott!

OK, il le prend vraiment pas.

- Bien, il va pas quitter les Forces pour ça.

Je veux dire, je peux comprendre qu'il se sente insulté,

mais de là à tout quitter...

- Faudrait faire de quoi de nice pour lui changer les idées.

Genre, sortir à soir puis le souler sur notre bras.

- Bonne idée. - Ouais.

- Ouais, trop bonne idée, ouais.

(rire)

Sauf que cette fois-ci, partez pas plus tôt pour baiser.

(rire)

(respiration haletante)

- Votre pression est excellente.

- C'est la première fois que j'entends ça en 20 ans.

- On va couper l'hydrochlorothiazide.

Ca sert à rien de continuer là-dessus.

- Ca fait des années que je fais de l'hypertension artérielle.

- Oh. Je vois aucun signe qui va dans ce sens-là.

Même que votre pression est un peu basse.

- Est-ce que je peux vous parler?

- Je suis en plein recrutement.

- Jean-Molse Caron est en train de harceler ma famille.

Il a suivi mon fils.

Il a tourné autour de chez nous,

tout ça est capté par caméra.

Est-ce qu'il y a des choses que je devrais savoir, colonel?

- Pas à ma connaissance. - Vous êtes en sursis.

J'espère que vous me jouez pas dans le dos.

- Je pense que j'ai démontré ma bonne foi

ces dernières semaines.

- La police militaire s'intéresse à lui.

Ils vont sûrement vouloir vous rencontrer éventuellement.

Je voulais que vous le sachiez.

Par bonne foi.

- Faut que j'y retourne.

Caron est en train de tourner autour de Savard

puis de sa famille.

Il est sur le radar de la police.

Je veux savoir ce qu'il t'a dit quand tu lui as parlé.

Mot pour mot.

- Je cherche du monde. Embarques-tu?

- Quoi?

- Qu'il accepte pas que vous soyez chum avec l'état-major,

que moi, je vois pas clair,

qu'il va faire le ménage.

- Fait que t'embarques pas.

- OK, tu vas le texter.

Tu vas lui dire que t'as compris ce qu'il disait

puis que t'embarques.

Puis tu lui donnes rendez-vous.

- Moi, je fais quoi une fois là-bas?

- Rien. C'est moi qui vais parler.

Je vais y aller avec toi.

On peut encore le sauver. Je le lâcherai pas.

- Oui, colonel.

- Je pensais faire la vidéo pour Jason en costume de parade.

Je sais pas ce que t'en penses.

Je sais qu'il prenait son rôle dans les Forces à coeur, puis...

Bien... Ca serait une manière de le souligner.

- Oui, c'est une très bonne idée.

- Tu pensais passer vers quelle heure?

- Après la job. Le temps de faire la route, je dirais 19h00.

- OK, parfait. Hum...

Ecoute, Kim, j'ai... j'ai bien hâte de te rencontrer.

- Ouais, moi aussi.

A tantôt.

- Bye.

- Je peux vous aider?

Si vous avez rien à me dire, je vais vous demander de circuler.

- Ma fille est chez ma soeur. J'ai pas le droit de lui parler.

- Je contrôle pas les décisions des services sociaux.

- Vous avez aucune idée de ce qui se passe dans ma vie.

- C'est mon devoir de rapporter les cas d'abus quand j'en vois.

- Vous pensez que le monde met ses enfants dans une cage

pourquoi, pour le fun?

Ca vous a jamais passé par l'esprit qu'il y a une raison?

- Oui, mais selon la loi, il y en a pas.

Circulez, s'il vous plaît. Merci.

(démarrage du moteur)

(effort)

- C'est arrivé la veille de votre retour au travail.

Deux extraits effacés à 2 minutes d'intervalle.

- Je saurais pas vous dire...

Vous me prenez au dépourvu.

- Non, on n'aura plus besoin de vos services. Merci.

- Une raison particulière?

- Il y a pas de raison. On n'en veut plus, c'est tout.

- Puis est-ce que l'installateur de caméras avait l'air, disons,

curieux quand il est venu à la maison?

- Hum... Il avait l'air intéressé

à ce qu'on faisait dans la vie, mais je pensais pas que...

Je pensais que c'était juste du small talk.

- Hum.

Bien, merci.

Ca va être tout. - Parfait. Merci.

(ouverture, fermeture de porte)

(coups à la porte)

- Entrez.

Numéro 93.

Assoyez-vous. - Oui, colonel.

- Votre CV pourrait tenir sur une carte d'affaires.

- Oui, colonel. - Vous avez aucune expérience.

Vous pensez qu'être le fils du commandant

vous donne un passe-droit?

- Non, colonel.

- Qu'est-ce que vous faites devant moi, d'abord?

- Je tente ma chance pour JTF16, colonel.

- Je sais même pas si vous êtes qualifié pour la cantine.

J'ose pas imaginer JTF16.

Ca vous fait rien que je vous dise ça?

- J'ai pas à ressentir d'émotion, colonel.

- Moi, à votre place, j'en ressentirais. Du stress.

La honte, surtout.

Me montrer ça en pensant que vous avez une chance,

c'est gênant.

- Si j'essaie rien, il arrivera rien, colonel.

- Il arrivera rien avec ça non plus.

- Ce sera votre décision, colonel.

- Le pire pitch de vente que j'ai entendu

de toute ma carrière.

- Je me vends pas avec des mots, colonel.

- Vous vous vendez pas avec votre dossier non plus.

- Je me vends avec mon caractère, colonel.

- Votre caractère.

- Vous pouvez m'insulter.

Vous pouvez me frapper.

Me faire courir jusqu'à ce que je vomisse

ou me mettre dans une maison en feu, puis je vais en redemander.

- Ca donne quasiment envie d'essayer.

- Allez-y. - Je vous demande pardon?

- Faites-moi faire ce que vous voulez.

Je vais le faire.

Puis je vais le refaire 1000 fois

jusqu'à ce que je sois meilleur que tous les autres.

J'ai grandi dans une famille de militaires.

Je sais c'est quoi, la discipline.

Je me suis fait intimider.

Je suis capable d'encaisser.

Quand il a été temps de me défendre,

j'ai envoyé l'autre gars à l'hôpital.

- Ca pourrait passer pour de l'indiscipline.

- Votre discipline sera la mienne.

Vos règles seront mes règles.

Il y a rien qui fait du sens pour moi à part servir mon pays,

protéger les gens que j'aime, sauver le monde libre.

Si vous pensez que je suis mieux à la cantine,

vous me mettrez à cantine.

Si vous pensez que j'ai ma place à JTF16,

je vais tout faire pour vous donner raison.

- Je sais pas ça va être quoi les tests,

mais ça va être fucking intense.

- Ah oui! - C'est clair.

- Il est là. - Oh!

- Wouh!

- Oh, best bro!

(cris d'enthousiasme)

- Let's go! Cheer up!

- Regarde sa tête de niaiseux, là.

Arrête ça! - Arrête de niaiser!

- Vous étiez pas obligés.

- Voir qu'on va te laisser sacrer ton camp, toi.

- Hé, frérot, les Forces, c'est une famille.

Puis une famille, ça se tient, mon frère.

- On va t'empêcher de lâcher une shot à la fois.

- Yes! - C'est ça.

- I got you. Je t'ai.

- Allez, mon homme. - Allez!

- Il y a rien qu'un shot?

- On commence la Hell Week demain.

Il faut qu'on soit en forme, mon frère.

Allez!

- Je vais boire ça tout seul? C'est quoi, vous voulez me tuer?

- Au pire, on boira le reste

quand on va se faire mettre dehors de JTF.

(conversations entremêlées)

- J'ai eu la visite de Caroline Duchesne.

Elle est venue me voir à mon char

pendant que j'étais en patrouille.

- Qu'est-ce qu'elle a dit? - Que j'étais une sans-coeur.

Pas dans ces mots-là, mais c'est ce que ça voulait dire.

- Prends une feuille puis tu vas noter

tout ce que tu te rappelles dans les moindres détails

puis tu vas la brocher avec ton rapport.

- Voyons, c'est bien intense.

- Elle est sous enquête. - Je sais, j'étais avec toi.

- Pour autre chose que sa fille.

(verrouillage à distance)

- Il faut pas que tu te décourages

si tu passes pas à la prochaine étape.

Il y avait beaucoup de monde en 2 jours.

- Allô, mon amour. - Allô.

- T'as enlevé la caméra?

- J'ai rencontré Céline Boivin.

Je vais t'en parler après souper.

- Elle est venue me voir à mon bureau.

- Déjà?

- T'étais au courant?

- Oui, mais je pensais pas que tu la verrais si vite.

- Ca va, maman?

- Oui. Je me change puis j'arrive.

(soupir)

(paroles entremêlées)

- ♪♪ Allez, allez ♪♪

(rires)

- Oh boy, man!

- Puis? Veux-tu toujours partir des Forces?

- Ouais, je ne le sais plus, pour vrai.

- (riant): Allez, tiens.

- Oh, guys, come on. - T'es capable, frérot. Allez.

- Non, celle-là, je la bois pas tout seul.

- Pas le choix, on est sobres.

- Hé, une shot de vodka, ça vous tuera pas, OK?

- Pour vrai, on peut faire ça pour notre chum.

On en prend rien qu'une.

Je vais aller chercher les shooters.

(conversations entremêlées)

- Une blonde puis un gin-tonic.

- Cool pour toi puis Dad. Bravo.

- Cool pour toi puis Sofianne.

- Moi, au moins, c'est arrivé après.

- Il s'est rien passé avec Dad. - Bien oui, c'est ça.

Tu savais qu'il avait appliqué à JTF16?

C'a l'air de moins te fâcher quand c'est lui.

- Premièrement, il a même pas laissé son dossier.

Il était juste curieux.

Deuxièmement, il peut bien faire ce qu'il veut

parce qu'on n'est pas ensemble.

- Ah, ouais. C'est vrai. Excuse.

- C'est quoi ton osti de problème?

C'est toi qui m'as laissée. J'ai rien demandé, moi.

- Je t'ai dit qu'on est allés trop vite.

C'est pas que je ressentais rien pour toi.

S'il y avait pas eu JTF16, qu'on aurait pris notre temps,

qu'on n'était pas partis en appart en 4 secondes,

peut-être que ça aurait été autre chose.

- Tu peux pas tout avoir, Mick.

Tu peux pas me demander de me plier en quatre

juste pour m'ajuster à ce que toi, tu veux.

- T'as raison.

C'est ça le pire, puis j'ai été poche avec toi,

crissement, puis je m'en veux.

Mais ta façon de me faire sentir

comme si j'avais pas le droit d'être triste,

ça me fait fucking chier parce que c'est pas vrai.

Au contraire.

- OK, c'est bon. Tu la lâches, tu pars.

- C'est beau, Dad.

- Décâlice, pour vrai. - Regarde, regarde.

- Tu penses pas que t'as fait assez de dégâts?

- Wô, wô, wô, wô. T'es qui, toi?

- Toi, t'es qui? - Moi, je m'en vais, là.

- OK, bro. Bravo, bravo.

Tu me feras penser d'aller voir ton ex

pour me dire de m'occuper de tes affaires.

- Parle pas de ça.

- Attends, tu fourres l'ex de mon chum, toi?

- Hé!

- Ca va, Mick?

- Hé!

(grognement)

Allez, viens.

- C'est quoi ton problème?

T'as le goût de te faire sacrer dehors des Forces?

S'il décide de porter plainte contre toi,

tu peux oublier JTF16.

- Il avait juste à se mêler de ses affaires.

- Wow. Je savais pas que t'étais de même.

- Qu'est-ce que tu veux dire?

- Tu penses que j'en ai jamais rencontré,

des gars jaloux puis possessifs?

Ce que t'as fait, c'est cave,

mais c'est surtout poche pour Rose.

- Je pensais que tu l'aimais pas.

- Ca change quoi?

Elle a le droit d'aller dans un bar avec un gars

sans que son ex lui sacre son poing dans la face.

Puis là, tu vas rentrer, tu vas préparer ton stock pour demain,

puis tu vas appeler le gars que t'as frappé pour t'excuser.

OK?

A demain.

En tout cas, j'espère.

(paroles indistinctes)

- Merci d'accepter de faire ça,

venant d'une pure inconnue, en plus.

- On s'est déjà vus.

Aux funérailles, je t'avais offert mes condoléances.

- Je m'en rappelle pas, je suis désolée.

- Ca, c'est une bonne affaire parce que,

juste pour te donner une idée, j'y pense encore des fois.

J'ai tellement eu peur de manquer ma shot.

- Ca devait être correct si je m'en rappelle pas.

Anyway, c'est un peu dur de rater une phrase de 2 mots,

"mes condoléances".

(rires)

- Je comprends, mais c'est juste que...

je venais juste, juste d'avoir mon diagnostic

une couple d'heures avant la cérémonie, puis...

Bien, je voulais pas que ça paraisse.

Je l'ai dit à personne.

- Tu t'es pointé à des funérailles

après avoir appris que t'allais mourir?

- Bien, j'étais pas encore mort.

- Non, je veux bien, mais pareil.

Il y a personne qui t'en aurait voulu, là,

de pas être à ton meilleur.

- Je sais pas. Hum...

C'était votre moment, à toi puis Jason, puis...

j'avais pas envie de gâcher ça avec mes affaires.

- Tu t'en vas ou? - Je vais aller marcher.

- Je pense pas, là, avec tout ce qui se passe.

- J'irai pas loin. J'ai mon cell avec moi, si jamais.

J'en ai vraiment besoin.

- OK, mais au moindre doute, tu m'appelles, hein?

- Oui, oui, promis.

(♪ sonnerie de cellulaire ♪)

- Yes! Fuck, yes!

- Qu'est-ce qui se passe?

- J'ai été sélectionné pour la Hell Week.

Ils m'attendent demain, 10h00.

- Eh bien... Wow!

Bravo!

- Je sais que t'es pas d'accord.

De toute façon, j'ai aucune chance de me rendre

au bout de la semaine.

Mais juste d'avoir été sélectionné, c'est...

- C'est tout un exploit.

Bravo, mon homme. - Merci.

- Je suis fier de toi.

- Je pense que je vais aller m'entraîner.

C'est ça que je vais faire.

(sonnerie de cellulaire)

(tonalités)

- Qu'est-ce qu'il fait là, lui? - On va juste discuter.

- T'es un fucking vendu. Puis toi avec.

- Hé, man, relaxe. Calme-toi, man. Attends.

T'as aucune idée de comment ça s'est passé

dans les dernières semaines.

- Toi, t'as aucune idée.

T'es là, tu te caresses avec le cash qui vous pleut dessus.

Vous êtes pas capables de voir le big picture.

- Tu commences à sonner comme un fucking complotiste.

- Quel big picture?

Je veux juste comprendre, Jean-Molse.

- Tant que je sais pas de quel bord que t'es, toi,

je te dis rien.

Tu veux savoir de quel bord je suis?

Bien, parfait, je vais te le dire.

Le sais-tu que si c'était pas de moi,

on serait tous en prison à Edmonton

à l'heure ou on se parle?

Pourquoi t'es en liberté?

Parce que j'en ai pris une grosse pour l'équipe.

En plus, j'ai obtenu des gains substantiels

qu'on n'a jamais pensé avoir au sein des Forces.

Je t'ai offert un poste important.

Puis là, je suis là, ici, maintenant,

à te parler pendant que la police court après toi.

Si tu sais pas de quel bord je suis...

c'est peut-être toi qui le vois pas, le big picture.

- OK.

Pourquoi vous acceptez de travailler

pour un traître, d'abord?

- Je l'ai vue une couple de fois aller chez Savard.

Elle parle juste à sa femme.

Elle, elle est même déjà rentrée chez eux.

Dans la maison. Deux fois.

- Savard était là?

- Non, mais c'est sûr qu'il est au courant. C'est sa femme.

- C'est qui, ces filles-là?

Irina Volkova, Dasha Soroneva.

Des proches du clan Martschenko.

- Ils s'intéressent à moi, à mon mari.

Ils s'intéressent même à mon fils.

- Vous avez dit qu'ils avaient l'oeil

sur l'installateur de caméras.

C'est bien.

Ca va détourner l'enquête de vous pour un bon moment.

- Ca va juste repousser le problème.

Ils vont revenir vers moi.

Si je me fais prendre puis jetée en prison,

je peux pas plus vous aider.

- On va prendre tout ce qu'on peut de votre part

d'ici à ce que ce jour-là arrive.

- C'est de ça que je vous parlais

quand je vous disais que vous êtes pas capables

de voir le big picture.

Vous travaillez pour un gars

qui "deale" avec les Russes.

- Savard "deale" pas avec les Russes.

- Elle s'invite chez eux.

Qu'est-ce qu'il vous faut d'autre comme preuve?

- Il a entrepris lui-même des démarches

auprès de la police militaire pour faire enquête sur elle.

C'est sa femme qui fait ça.

- Vous dites que Savard, il est pas mêlé à ça?

- Savard est bien des affaires, mais c'est pas un traître.

Au contraire.

- Je pars pas d'ici

tant que vous me promettez pas de m'aider.

- Vous comprenez pas bien votre position.

Nous, on demande.

Vous, vous exécutez.

Je sais pas si vous avez besoin d'un autre morceau de votre père

pour comprendre le message.

- Comme vous voulez.

Mais... je suis la femme du commandant

de la base de Kanawata.

Je peux avoir accès à des choses

auxquelles personne d'autre a accès.

Tout ce que je vous demande,

c'est de m'aider à détourner l'attention

de moi puis ma famille.

Si vous faites ça...

je vais faire tout ce que vous voulez.

Puis je suis prête à aller loin.

- Ce que t'as fait ces dernières semaines...

c'est admirable.

Mais tu peux pas continuer tout seul.

- Je veux pas travailler pour Savard.

- Tu travailleras pas pour Savard.

Tu vas travailler pour moi.

- Rentrez chez vous.

(démarrage de la voiture)

- Rappelle-toi ce que je t'ai dit au mess dans mon speech.

Je t'ai offert de gérer une cellule

pour contrer les infiltrations des forces étrangères.

Avec ce que t'as fait,

tu m'as prouvé que j'avais raison de te faire confiance

puis de te donner ce mandat-là.

Mais t'as besoin d'aide.

T'as besoin d'un cadre.

Pis surtout, t'as besoin d'avoir accès à toute l'information,

parce que là, il t'en manque.

- Come on, mon homme.

On a besoin de toi pour faire le ménage, comme tu dis.

- Tu reviens, tu réintègres les Forces...

puis tu pousses ton enquête plus loin.

Mais légalement.

S'il te plaît, Jean-Molse.

(coups à la porte)

- Merci d'avoir accepté. - Ca me fait plaisir.

- Veux-tu un verre d'eau? - Non, ça va.

- C'est quand?

- Hein?

- La commémoration pour Jason, c'est quand?

- Euh... Je...

J'ai pas encore eu le temps de finaliser ça.

Dans une couple de semaines.

- OK.

- T'as été sous les ordres de Craig?

- Oui.

C'est le meilleur leader que j'aie jamais eu.

- Jason me disait qu'il avait des méthodes particulières,

mettons.

- J'ai pas le droit d'en parler.

- Ecoute, je prends l'entière responsabilité

de ce qui s'est passé.

J'ai vraiment été cave avec toi.

- Ca va.

- T'es sûr?

- Ouais, ouais, ouais.

100%.

Puis j'ai ma part aussi là-dedans.

J'aurais pu me mêler de mes affaires.

- Mais t'as voulu protéger Rose, puis bien...

moi, j'ai vraiment été poche avec.

Puis je t'en veux pas, man.

- Moi non plus, je t'en veux pas.

C'est bon. On passe l'éponge.

- Yeah.

Merci de l'avoir convaincu de décrocher.

- Merci eu le guts de l'appeler.

- Ecoute, je l'ai échappée avec Dad, puis...

Ouais...

Je l'ai surtout échappée avec toi.

- C'est beau, tu t'es déjà excusé.

Bon, je vais y aller. Bonne fin de journée.

- Salut, tout le monde, c'est Arnaud Laurin.

Hum...

Je peux malheureusement pas être avec vous autres aujourd'hui

pour célébrer non pas la mort, mais bien la vie de Jason,

mon ancien frère d'armes.

Mais c'était important pour moi de pouvoir vous dire

quelques mots sur lui pareil.

Hum...

Jason, c'était pas un grand parleur.

Non.

C'était quelqu'un avec un grand coeur.

J'ai rarement rencontré quelqu'un d'aussi généreux,

d'aussi loyal que lui.

C'était surtout une présence rassurante,

quelqu'un qui te dépannait tout le temps,

qui rendait tout facile pour tout le monde.

Hum...

Tu le savais, quand il était là, que ça pouvait jamais mal aller.

Puis...

Puis c'était pareil au front.

Je l'ai vu braver les balles pour sauver ses frères d'armes.

Puis pas juste une fois.

Parce que la vie des autres, ça comptait pour lui.

Peut-être même plus que la sienne.

Puis c'est pour ça qu'il y a toujours eu du monde de qualité

autour de lui,

à commencer par sa blonde, Kim.

(petit rire)

Hum...

Moi, il m'en reste pas tellement long à vivre, mais...

mais c'est correct.

Parce que je sais qu'il va m'attendre de l'autre bord.

Puis qu'il va me faire faire le tour

pour s'assurer que je sois à l'aise.

Il aura laissé une marque sur... sur tout...

Je suis désolé, peux-tu couper?

- Oui, pas de stress. - Je reviens, c'est juste...

Je suis désolé, je reviens dans une seconde.

- Ca va, prends ton temps.

(toux)

(fermeture de porte, vomissement)

(déclic)

(déclic)

(déclic)

- Excuse-moi.

Ca me prend des fois à cause de la chimio.

- Je comprends. - Hum...

Ca te dérange si on reprend une autre fois?

- Non, non, mais j'en ai en masse.

- T'es sûre? - Certaine. Merci.

- Non, non, non. Merci à toi.

Ca me touche que t'aies pensé à moi.

- Bien, c'est normal.

Repose-toi bien.

- J'imagine qu'on ne se verra plus

vu que tu commences la Hell Week demain.

- Si je passe à travers la semaine,

non, on ne se verra plus.

(soupir)

- J'espère que ça va bien se passer pour toi.

- Pour toi aussi.

(soupir)

(reniflement)

(paroles indistinctes à la radio)

- J'ai milité en votre faveur auprès de la chef d'état-major.

Je vous ai donné accès aux installations de la base.

- J'ai pas le temps. - J'ai pas fini.

J'ai débloqué votre budget.

J'ai répondu à toutes vos demandes pour la Hell Week.

- Qui commence justement dans 2 heures.

- La seule chose que je vous ai demandée,

c'est de recaler mon gars

C'est la seule demande que je vous aie jamais faite.

- Ivan a passé une des meilleures entrevues

de tous les candidats.

Le refuser, ça aurait été immoral.

- Ah oui, puis faire entrer un jeune de 17 ans à JTF16

pour l'envoyer au front pour se faire tuer, c'est moral, ça?

- Et se servir de sa position de pouvoir

pour nuire à son propre fils?

- Crisse, j'ai pas de leçon de parentalité

à recevoir d'un homme qui a jamais eu d'enfant de sa vie.

- Vos considérations parentales

me passent 100 pieds au-dessus de la tête.

On n'est pas à la garderie ici, on est dans l'armée.

- A part de ça, le nombre de passe-droits

que vous vous êtes faits en 25 ans,

je me garderais une petite gêne avant de me faire la morale.

- J'ai toujours agi dans le meilleur intérêt

pour mon pays dans toutes les décisions que j'ai prises,

y compris celle de donner une chance à Ivan.

Vous êtes peut-être le commandant de la base...

Mais ce que vous me demandez de faire est indigne de l'uniforme

que vous portez.

Là, vous allez me laisser passer,

puis me laisser faire... mon travail...

(petit cri, efforts)

(grognement)

- Colonel. - Colonel! Colonel!

Attention.

(efforts)

Appelez une ambulance, vite!

(sirènes au loin)

- Attendez ici.

(paroles indistinctes à la radio)

- Bon, c'est quoi la prochaine étape de la Hell Week?

Je vous ai posé une question, adjudant-chef.

- Accueil des candidats, explications des règles,

tests physiques, tests psychométriques.

- Pouvez-vous gérer ça sans le colonel?

- Numéro de matricule? - 27.

- Chambre n°7.

Numéro de matricule? - 76.

- Chambre n°5, lit n°1.

Numéro de matricule? - 82.

- Chambre n°6, lit n°2.

- OK, écoutez-moi bien.

Je sais que vous êtes proche de lui.

Je comprends ce que vous vivez.

Mais la prochaine Hell Week est cruciale.

On est en guerre. Le pays a besoin de vous.

Vous comprenez ce que je dis?

- Oui, colonel. - Je peux compter sur vous?

- Oui, colonel.

- Allez leur botter le cul jusqu'à tant de trouver

les 10 meilleurs candidats pour JTF16.

Je vais rester ici. Je vous tiens au courant.

Bonne chance. - Merci, colonel.

- Long time no see.

- Générale. - Qu'est-ce qui s'est passé?

- On discutait dans le stationnement des MSVS.

Il s'est effondré.

- De quoi, il s'est effondré? Vous avez parlé de quoi?

- De JTF16.

- La Hell Week commence tantôt.

On peut pas se permettre d'avoir Craig à l'hôpital.

On a un engagement envers les Américains.

- Oui, je sais. J'ai mandaté l'adjudant-chef Thomas Dallaire.

Il a toute ma confiance. Celle de Craig aussi.

- Commandant, générale.

- Comment il va?

- Sa pression était haute, mais tout est revenu à la normale.

Il va sortir dans quelques heures.

- C'est quoi la cause de son malaise?

- Je l'ai vérifiée,

mais à première vue, ça semble lié

à sa médication.

Rien de sérieux.

Vous pouvez aller le visiter.

- Je vais retourner au QG. Vous me tiendrez au courant.

- Générale.

Merci.

(sonnerie de téléphone au loin)

- T'es au courant que le colonel Craig

est entré à l'urgence tantôt?

- J'ai vu ça, oui. Rien de grave?

- On l'a traité à temps,

mais sa pression systolique était à 200.

- C'est extrêmement élevé.

- Vraiment, oui.

Puis ça, ça m'amène à te demander...

Pourquoi t'as coupé son hydrochlorothiazide?

- J'ai vérifié sa pression à son dernier rendez-vous de suivi.

- Rendez-vous dont je questionne fortement la pertinence.

- Sa pression était basse, 80 de mémoire.

- Il fait de l'hypertension artérielle depuis des années.

Je comprends que tu veuilles ajuster sa médication,

mais la couper complètement?

Ca prend au moins 3 rendez-vous de suivi

avant de couper un médicament.

- Ecoute, je sais pas quoi te dire.

- Moi non plus.

(déverrouillage à distance)

(soupir)

Je sais pas si t'es revenue de ton arrêt de travail trop vite,

mais je te suggère de le prolonger, parce que là,

tu mets la vie des patients en danger.

Puis je vais être obligé de le rapporter.

(rire et balbutiements)

Ouais.

(respiration difficile)

(respiration difficile)

- Fuck off.

(verrouillage à distance)

(soupir)

On va vous emmener à tour de rôle pour les tests physiques,

les tests psychométriques puis les tests d'aptitude.

- Venez me rejoindre dans mon char.

- On peut se voir à votre bureau?

- Ca va mal paraître si je rentre là avec un gun

planté dans le dos de Caron.

- Si votre père suffit pas à vous motiver,

on va aller après votre fils, votre mari et vous.

- Maria?

Sous-titrage: MELS

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