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(sonnerie de cellulaire)
Allô, oui?
C'est qui ça?
Je m'en occupe.
- Bonjour. - Bonjour.
Je vais prendre ces 2 bouteilles-là.
Parfait.
C'est vraiment pas cher.
- Moins cher qu'en magasin. C'est un marché aux puces.
- C'est des vrais parfums, pas de l'imitation?
Vous les avez sentis?
Ça sent effectivement pareil.
- On peut bien imiter la bouteille,
mais on peut quand même pas imiter l'odeur.
Non, ça.
La qualité de la bouteille
fait que ça peut pas être de la copie.
- Je vends pas des cochonneries, moi, monsieur.
- Reçu? - S'il vous plaît.
Ça va?
Je vais te dire ça à 5h00.
- Ça fait longtemps qu'on se connaît, toi puis moi.
Je veux que tu me dises la vérité.
Mon cousin...
- Qu'est-ce qu'il y a, ton cousin?
- Il est mort, dans un accident d'auto.
- C'est lui qui est venu te voir?
Oui.
- Je suis vraiment désolé pour toi.
- Dis-moi que t'as rien à voir là-dedans.
- Si c'est une farce, elle est pas drôle.
J'ai d'autres choses à faire.
- Hé, fais-moi pas ça.
- Tu penses que j'ai pu provoquer la mort de ton cousin
sans même que je sache comment il s'appelle,
où il est, qu'est-ce qu'il conduit?
Câlisse-moi patience avec tes idées de fou.
Du maudit niaisage à matin.
M. Jean.
Vous avez deux minutes?
Pas plus.
OK. Bien... OK.
Je suis en train de déjeuner au resto ce matin,
puis il y a 2 hommes à côté de moi qui jasent.
Je voulais pas les écouter, leur table était à côté de la mienne,
puis à un moment donné, j'entends l'un dire Intelco.
Pour faire une histoire courte,
je comprends qu'ils cherchent une firme.
Donc j'interviens en disant que je voulais pas les déranger,
mais que j'avais entendu.
Bon, hein? Vous comprenez.
Puis je leur ai donné ma carte d'affaires en disant
d'appeler à ce numéro-là et de demander Jean Dumas.
Puis t'as pris leur nom?
Non, j'ai oublié.
T'aurais dû.
Parce que moi, je donne des bonis à ceux et celles
qui nous trouvent des nouveaux clients.
- Non, j'ai pas demandé. Je peux le trouver.
Si jamais un client me dit
qu'il a parlé à un de mes employés,
je saurai que c'est de toi qu'il me parle.
C'est bien gentil à vous.
- Pas longtemps que tu travailles ici,
toi, Jérôme, hein?
Ouais, c'est ça. Bien, 6 mois.
Bienvenue chez Intelco.
Ouais, merci, c'est bien...
Mylène, viens.
Jean, connais-tu Mylène Lebel?
Heu, non.
- Bien oui, sergent-détective, police de Montréal.
- Ah, c'est que moi, quand la police visite mes bureaux,
c'est souvent une mauvaise nouvelle.
- Au contraire, ça montre les bonnes relations.
Oh non, les bonnes relations,
c'est quand nous, on vous rend visite.
Quand vous nous rendez visite, c'est des mauvaises surprises.
- Viens-t'en.
Viens-t'en.
- Je voulais simplement t'avertir
qu'on a arrêté William Taylor et Rachid Malik.
Vous les avez arrêtés où?
- On les a suivis dans un bar dans l'est.
Ils se sont rencontrés là.
- Si tu mêles Malik, tu vas finir
dans le même état que la petite.
Mets ça dans ton crâne.
C'est sûr.
Ils feront pas le lien entre moi qui se retrouve là-bas,
puis eux qui se font arrêter là-bas à 15 jours d'intervalle.
- Voyons! C'est sûr qu'ils vont penser que ça vient de moi.
- Si je suis ici, c'est pour te mettre en garde.
- T'es là, tu me dis ça comme si de rien n'était.
- Tu voulais quoi, que je te l'annonce avec une fanfare?
- Vous les avez arrêtés sous quel motif?
Willy, c'est enlèvement, proxénétisme,
exploitation sexuelle d'une jeune fille mineure,
trafic de stups.
Malik, c'est enlèvement, proxénétisme,
traite de personne, complot pour meurtre.
- En lien avec la mort de Cayla? - Pas pour l'instant.
Je suis aux crimes sexuels, pas aux homicides.
Pour eux autres, le meurtre de Cayla, c'est encore ouvert.
- Est-ce qu'ils vont sortir en attendant leur procès?
Je sais pas.
Je suis pas aux homicides. Mais pour Malik, je pense pas.
- Ce que t'es en train de me dire, c'est que
j'aurais avantage à faire mes valises puis sacrer mon camp?
Toi, tes sources... pas important, finalement?
- C'est pour pas qu'il en tue d'autres
qu'on a procédé à son arrestation.
Il y avait un mandat d'arrestation émis contre lui.
J'ai pas besoin de t'expliquer
comment ces affaires-là fonctionnent.
- Vous auriez pu l'arrêter autrement.
- Mais comme tu dis, police 101, tu sais où ton target se cache.
Il y a un mandat contre lui, tu l'arrêtes au plus vite.
Tu veux aider le monde
puis c'est de même que ça te remercie.
- C'est quand j'ai découvert le corps que j'ai été obligée
de faire une déclaration à la police,
puis de là, ils ont procédé à l'arrestation des 2 gars.
- Tout ça parce qu'on a voulu aider une mère
à retrouver sa fille gratuitement.
C'est un reproche, ça?
- C'est pas pire qu'un avocat qui accepte un cas
de l'aide juridique pour se donner une bonne conscience.
- Tu vas te servir de ça pour me le remettre?
Non, j'admire ça, les gens
qui se montrent compatissants envers leurs semblables.
Ça règle pas ton problème, toi, par exemple.
- Lequel? C'est juste des problèmes que j'ai ces temps-ci.
- Les menaces, Sophie, c'est sérieux.
Tu vas remplir une demande de permis de port d'armes.
La Sûreté attend après ça.
- T'es sérieux? - Tu me connais mal.
La chose la plus importante pour moi,
c'est la sécurité de mes employés.
Remplis ta demande, puis je m'en occupe.
OK.
Tu voulais me voir?
Oui, je te rejoins.
J'ai parlé à Laliberté.
Le directeur de la Sûreté, pour le dossier de Sophie.
J'ai profité pour parler de ton cousin. Gagnon, c'est ça?
Oui.
- Il a voulu faire un dépassement,
puis la van qui s'en venait en sens inverse a perdu un pneu.
Il l'a reçu en plein visage.
Là, tu vas pas m'accuser
de lui avoir tiré un tire dans le front.
- C'est ça qui s'est passé? - Comment c'est vraiment ça?
Penses-tu que je passe mon temps à conter des menteries, moi?
- C'est pas ça que je voulais dire.
Bien, tu t'exprimes mal.
- Si c'est ça, c'est... une mort absurde.
Mais subite.
Ça arrive, hein!
Tu m'inquiètes un peu, toi.
- Je te trouve pas mal parano par les temps qui courent.
- Je contrôle pas le monde autour de moi.
C'est ça qui me fatigue.
- Vous allez pas essayer de me vendre du parfum?
- Je ne veux pas vous en vendre, je veux vous en faire acheter.
C'est une subtilité de langage
que je suis pas sûr de comprendre,
mais vous avez l'air d'un homme intelligent.
Je vais vous écouter.
Je m'appelle Damien Rochelot,
je suis président chez Ambre Floral.
Vous faites du parfum?
- Je fabrique pas de parfum, je les distribue.
J'ai parlé à un de vos employés.
Il m'a recommandé de venir vous voir.
Hum, lequel?
J'ai sa carte.
J'ai acheté ces parfums-là dans un marché opus sur la Rive-Sud.
Voyez, en dessous, c'est écrit: "New York, New York".
Ça vient pas de chez nous.
- C'est de la contrebande. - Je vois.
- Je sais pas comment ça s'est retrouvé là.
Normalement, on devrait retrouver
le nom Ambre Floral sur la bouteille.
Voyez?
Là, c'est écrit "New York, New York".
C'est nous qui distribuons ces parfums-là partout au Canada.
Ces bouteilles-là, ça vient pas de chez nous.
- Évidemment, on a débranché le téléphone cellulaire
dont Delphine se servait chez Investcan.
Mais son cellulaire personnel, lui, a pas changé.
J'ai un contact qui m'a trouvé ça.
Appel entrant et sortant. Et regarde ici.
Elle était à Londres.
- Mais son téléphone était à Londres.
Peut-être pas elle.
Ah, le numéro de téléphone de Jean Dumas.
Mais regarde juste avant.
Le code d'appel du pays et le code régional.
Plus 44-1534.
Ça, c'est le numéro que tu dois composer
pour appeler quelqu'un sur l'île de Jersey.
Les comptes de Julien Marcoux.
- Alors, je sais pas s'il y a un lien, mais...
- C'est suffisant pour commencer à brasser de la marde.
Mais sais-tu quoi?
C'est pas nous autres qui allons tenir la cuillère.
T'appelles qui?
- Oui, Julien Marcoux. Stéphanie Guérin.
Oui, on est tombés sur des informations.
Ce serait important que vous passiez nous voir.
- On est le distributeur canadien de ces parfums-là.
Ce que j'ai acheté au marché, ça vient pas de chez nous.
C'est inscrit "New York, New York"
sous la bouteille et sous la boîte.
Ça vient visiblement d'ailleurs.
- Est-ce que ça peut être de la contrefaçon?
- Vous voulez dire des faux parfums?
- Moi, je peux vous le dire. - C'est le parfum de ma mère.
- Qu'est-ce que tu fais là?
- Excuse-moi, je peux pas m'en mettre. Il me fait pas pantoute.
- Si on était sérieux dans ce dossier-là...
- Oui, c'est celui-là.
- Bon, vous vous attendez à quoi de nous?
- Dans un premier temps, l'étendue des dégâts.
J'ai trouvé 2 marchés opus où ils vendaient mes parfums,
contrefaits ou non, peu importe.
Mais qu'est-ce qui se passe dans l'ensemble de la province?
- Ou du pays! - Et dans un 2e temps?
- Trouver qui importe, vole ou distribue ces produits-là.
De ce que je comprends,
si on parle de produits qui sont authentiques...
ça voudrait dire que c'est le distributeur américain
qui dompe ses produits sur votre marché, c'est ça?
- Si les bouteilles viennent effectivement de New York.
- Petite question, est-ce que
vous en avez parlé à la maison mère de New York?
Ça les concerne pas.
C'est ma responsabilité, c'est mon territoire.
Je leur en parlerai en temps et lieu.
- Le crime organisé pourrait avoir un lien?
Vol de camions dans les entrepôts, peut-être?
Aucune idée.
- Bon, on va parler à Anthony pour déterminer
les paramètres du mandat, où ça commence, où ça finit.
- Laissez-moi une petite minute.
(sonnerie)
Oui?
- Oui, Sophie, c'est Geneviève Allard.
- Qu'est-ce que je peux faire pour la police?
- On aimerait ça te jaser un peu.
- Avec la job en ce moment, j'ai pas trop le temps de jaser.
C'est sérieux, Sophie.
- Sérieux comme quoi? - Viens, tu vas voir.
J'ai besoin d'un avocat?
- Pas là, mais après, ça se peut.
J'arrive.
- Je m'excuse si je te fais répéter des trucs,
mais comme ce dossier-là est passé par plusieurs mains,
j'essaie juste de voir clair.
- Il est passé dans les mains de Gabrielle Cantin à la sûreté,
qui l'a transféré à Mylène Lebel.
Mylène est aux crimes sexuels.
- Donc, après, il est revenu à nous autres, aux homicides.
- On s'entend là-dessus.
- Je veux qu'on fasse les choses correctement,
parce que la dernière fois qu'on a eu quelque chose ensemble,
c'est quand l'ex de Catherine Dumas s'est fait tirer...
OK, arrête de te répéter.
Je sais exactement de quoi tu parles.
- Il paraît que je l'ai arrêtée trop vite.
- Pourquoi on s'en va là? - On me le reproche.
Ce sera pas joli, ça.
- Elle est capable de se défendre.
- Je vais lire. Comme ça, il y aura pas d'ambiguïté.
C'est toi qui parles.
"J'ai eu un appel anonyme d'un gars qui m'a dit:
'Tu vas au bout de la 137.'
- 'Tu tournes sur le chemin de l'Enclave,
puis tu vas voir une roche orange sur le bord du chemin.'
- 'T'arrêtes. - Tu marches.'
'Tu suis les signes oranges.'
C'est ce que j'ai fait."
Tu te rappelles avoir dit ça?
- À date, il y a pas de confusion.
- On s'entend pour dire que le gars a l'air à savoir
où se trouve le corps de Cayla?
- Ah, c'est d'une évidence, même.
À la limite...
on pourrait même dire qu'il était probablement là
quand elle s'est fait tuer.
Pas nécessairement.
Il y a quelqu'un qui a pu lui dire.
- Toi, t'entends ça, c'est sûr que tu fais de ce gars-là
une personne d'intérêt dans une enquête de meurtre.
- Absolument. - Je continue à lire.
"Question."
Le gars, tu le connais?
"Réponse."
- J'ai dit un appel anonyme. - "Question."
"C'est pas une voix qui te dit quelque chose?"
"Réponse, non."
Un peu plus loin.
"Question."
"Juste avant, il t'a appelé sur ton cellulaire ou au bureau?"
Puis dans les notes de Gabrielle Cantin...
ça dit: "Sophie Lacoste prend une pause avant de répondre..."
Au bureau.
- Oui, fait que ce qu'on cherche à savoir, c'est:
est-ce qu'il t'a appelé sur ton cellulaire ou au bureau?
- Hum, oui, c'est ça. Je ne suis plus certaine.
Est-ce que c'est sur mon téléphone ou au bureau?
Je sais que je vous ai dit au bureau,
mais c'est peut-être aussi sur mon téléphone.
Laissez-moi réfléchir parce que je voudrais pas avoir l'air
de quelqu'un qui fait entrave à une enquête.
Je sais comment ça marche, ces affaires-là.
- C'est certain que tu sais trop bien comment ça marche.
- T'es consciente que t'avais au bout du fil le tueur de Cayla?
Attends, tu vas vite, toi.
J'avais un gars qui savait où se trouvait la dépouille.
J'ai jamais dit que c'était lui le meurtrier.
Ça fait 2 fois que je vous le répète.
- On s'entend que lui, il doit le connaître.
- J'imagine, mais encore là, on spécule.
Faut faire attention à la vision tunnel.
Évitons de "focuser" sur un appel téléphonique.
Tu sais, vous savez tout ça.
- On veut juste te dire qu'on a obtenu un mandat
pour ton téléphone portable.
On n'a plus juste tes appels entrants et sortants.
On a aussi accès à tous tes courriels
et tes messages textes.
- Pour ça, il faut faire une demande devant le juge.
Elle a déjà été faite.
Hein, on a tout ça en main depuis ce matin.
C'est juste ça qu'on voulait te dire.
- Vous auriez pu faire tout ça par téléphone.
- Es-tu encore chum
avec le chef de la police de Montréal, Cliche?
- Puis ç'a toujours été clair entre lui et moi
que jamais je vais lui demander d'intervenir
dans le dossier d'une de mes employées
qui a des problèmes avec les forces de l'ordre.
Non, non, non.
Je trouve juste qu'on s'y prend du mauvais bord
pour l'affaire des parfums.
- Ah, OK, c'est de ça qu'on parle.
Oui.
Le vendeur du marché aux puces,
on l'attrape quand il "loade" son camion.
- Oui, on le "squeeze" pas proche de son kiosque,
parce que ça va énerver les autres.
Puis deux, le mot va commencer à se passer
que la police fouille dans les marchés aux puces.
- Pas de problème, on s'organise pour que la police l'arrête.
Ils lui font peur un peu, ils l'amènent en interro.
On prend ce qu'ils leur donnent, puis on fonce avec ça.
- Je pourrais les convaincre d'embarquer là-dedans.
- Tu sais, on s'attaque au marché des "knock off", là.
Non, on commence avec les parfums,
mais peut-être que les autres vont suivre.
Si on fait une bonne job avec ça,
on peut se mettre sur les souliers, les sacs à main.
- Les vêtements. - Les montres.
Moi, j'ai toujours rêvé
de passer sur un tapis de fausses montres avec un bull.
T'es violent, toi.
Juste quand ça compte.
Hé, pour l'affaire de mon cousin, je voulais m'excuser.
- Je suis pas... - Oui. T'es mieux de t'excuser.
Voir si moi, je vais faire tuer du monde.
- On voulait juste vous mettre au courant
de ce qu'on a découvert dans les dernières heures.
Je dis "on",
mais c'est mon partenaire qui a poussé les recherches.
On avait une employée ici qui travaillait pour nous,
qui travaille maintenant pour Jean Dumas.
- Delphine Proulx, oui. - Vous le saviez?
Entre autres choses.
- Vous saviez aussi qu'elle s'était rendue à Londres?
Ah non, ça, on le savait pas.
- Delphine Proulx s'est rendue à Londres
pour rencontrer un homme qu'on soupçonne.
Je dis bien qu'on soupçonne parce qu'on n'a pas de preuves.
Donc, elle est rentrée en contact avec un homme
dont le numéro de téléphone est associé
à un abonné de l'île de Jersey.
- Ah! Et vous, vous faites un lien entre ça
et la liste que possède l'amant de Delphine Proulx.
On va appeler les choses comme elles le sont.
- C'est peut-être une coïncidence,
mais ça vaut la peine de vérifier.
- Vous pensez à vérifier quoi, au juste?
- Si votre banque dit qu'elle s'est fait voler des documents,
il faut déposer une plainte.
La police va se faire un plaisir d'aller rencontrer Jean Dumas.
- Bien, pour ce qui est des documents,
j'attends toujours un retour de la banque là-dessus.
Pour ce qui est de la visite chez votre ex de la police,
j'imagine que ça vous déplairait pas trop, hein?
- On a les contacts pour identifier
la personne qui se sert du numéro de téléphone
provenant de l'île de Jersey.
Si jamais il s'agit d'un employé de la Jersey Bank,
il y en a qui vont chier dans leur froc.
Vous me faites ça?
- Si j'étais vous, je signerais un affidavit
qui résumerait votre rencontre avec Jean Dumas.
Vous l'envoyez à la banque en demandant la marche à suivre.
Si la plainte est autorisée, Jean Dumas va y penser 2 fois
avant de "peddler" ces documents-là un peu partout.
Oui, oui. C'est pas bête, ça.
- En attendant, on va vous trouver le nom de la personne
à qui Delphine Proulx a parlé.
Très bien.
Vous m'appelez dès qu'il y a du nouveau?
Absolument.
- C'est moi. Oui, je lui ai parlé.
Parfait. C'est "stashé" où, ça?
C'est bon.
- Je vous le confirme, les gars, je suis dans la marde.
C'est juste un téléphone.
Ils ont un mandat d'écoute.
Les appels entrants, sortants, les messages textes...
- T'as ton téléphone avec toi? - Oui.
- Avant de t'énerver, prends le temps de regarder ce que t'as.
On peut le regarder ensemble, si tu veux.
- J'ai pas envie de partager mes secrets avec qui que ce soit.
- Je comprends ta réticence, Sophie,
mais c'est pas le temps de jouer aux purs.
On a besoin de savoir ce qu'il y a sur ton téléphone.
- Est-ce que le "on" est bien nécessaire?
Je vais le faire avec toi.
On va passer à travers ce que t'as.
Ce qui regarde la firme, j'en parle à Jean.
On garde le reste entre nous.
- Bon, qu'est-ce que tu penses de ça?
- J'aime mieux ça. - Parfait, on fait ça. Let's go!
Marc, 2 minutes.
Bon, parle-moi, toi.
- Elle a pris une trop grosse bouchée,
mais c'est pas de sa faute.
- Je hais ça quand tu parles en parabole.
- Elle a voulu régler une affaire de fugue qui a fini
en affaire de meurtre avec des bandits qui seront pas contents.
- Peux-tu mettre de la protection sur elle?
Pour une couple de semaines, discrètement, sans lui dire.
- Une job gratis qui va finir par te coûter cher, ça.
Bien, c'est ça.
Puis après ça, ils viennent dire que j'ai pas de coeur.
- Je vous cacherai pas, c'est certain que mon nom circule
pour remplacer le premier ministre,
qui malheureusement souffre d'un cancer.
- On m'a dit dernièrement qu'il se portait mieux.
Pas vraiment, non.
Je crois que son équipe cherche d'abord et avant
tout à rassurer la population.
- Mais vous, le poste vous intéresse?
- C'est même pas une question d'intérêt.
Je pense que j'ai pas le choix.
Vous savez, il y a des défis énormes qui nous attendent,
et il va y avoir des décisions très difficiles à prendre.
Alors, si on hésite à prendre ces décisions-là maintenant,
certains vont les prendre à notre place.
Donc, ça vous intéresse?
- En fait, ce qui m'intéresse davantage, c'est de savoir
qui je dérange tant si je décide de faire le saut en politique.
Vous connaissez ça, la firme Intelco?
Oui. Jean Dumas, certainement.
Alors, M. Dumas m'a contacté.
Je pense qu'il veut me faire chanter en tentant
de m'impliquer dans une affaire d'évasion fiscale.
- OK, mais ça serait quoi son intérêt?
Lui? Il en a surement pas.
Mais certains de ses clients...
Vous savez, il y a pas mal de richissimes canadiens
qui ont une peur bleue de me voir arriver
à la tête de l'État québécois.
Comme qui?
- M. Marchand, forcez-vous un peu. Hum?
Hum hum!
Les gens de chez Intelco
sont en possession de documents volés à une banque étrangère.
Ils sont venus me voir avec ces documents-là.
Ça me semble évident qu'ils veulent nuire
à une éventuelle candidature politique.
Si ça s'avère fondé un jour, bien sûr.
Oui, mais qui, ça, "ils"?
- Ça, c'est pas à moi de vous le dire.
Il va falloir demander à M. Dumas.
Écoutez, si l'affaire vous intéresse pas, vous me le dites.
Je peux appeler quelqu'un d'autre.
Non, je...
J'imagine que vous voulez pas être cité dans l'article?
Ah! J'ai rien à cacher, moi.
Si vous écrivez que M. Dumas m'a rencontré
pour faire pression sur moi, j'ai aucun problème avec ça.
- Bonne journée. - Bonne journée!
Jérôme, c'est ça?
- Ouais, c'est ça. Ouais, c'est ça.
- Écoute, je voulais te remercier
pour le nouveau client, M. Rochelot.
- Ah ouais? Ça fait plaisir. Il est venu?
Oui, oui, oui.
C'est gentil à toi. Et ça, c'est pour te remercier.
Pas grand-chose. Ça vient du coeur.
- C'est l'intention qui compte, hein?
C'est ce que je me dis.
On va s'en souvenir.
- On peut en avoir des chocolats, nous autres?
- Je veux pas être cheap, mais il y a 4 morceaux dans la boîte.
Non?
M. Laramée?
C'est moi.
- Enquêteur Dicaire, police de Montréal.
Je vais vous demander de nous suivre.
Vous suivre...
Pourquoi?
Parce qu'on vous le demande.
(soupir)
(exclamations de joie)
C'est moi qui l'ai!
- Bien, voyons, c'est quoi votre problème?
- T'aurais dû regarder comme du monde.
Il y avait un chèque au porteur dans le fond de la boîte.
- Quoi? Donne-moi ça! Donne...
- T'as pas voulu me donner de chocolat,
je vois pas pourquoi je te donnerais mon chèque.
- Envoye, Amélie, là! - Amélie...
C'est quand même son chèque, laisse-lui donc.
Oui!
Même pas drôle.
Il va s'en rappeler au moins.
D'ailleurs, veux-tu ta petite boîte? Pour t'en rappeler.
- Oui, d'un coup qu'il y en a un deuxième.
Fait que... vous vendez ça!
Ça se peut, oui.
- Regardez, on va faire une affaire, vous puis moi.
On jouera pas à ce jeu-là, OK?
Le gars qui vous a acheté ça au marché aux puces,
c'est le président de la compagnie qui les distribue.
T'es mal tombé, mon gars.
C'est de la production, de la possession
et de la vente de produits contrefaits.
- Oh, minute! C'est pas moi qui fabrique ça.
Puis c'est pas de la came, c'est des vrais parfums!
C'est encore pire,
parce que là, ça devient du vol et du recel.
J'ai rien volé.
C'est un gars qui vient m'amener ça.
C'est quoi son nom?
Ah! C'est plus compliqué rendu là, hein?
Hé, ils se fendent le cul en dix
dans les grands magasins pour vendre ces parfums-là.
Toi, tu vends ça la moitié du prix,
puis tu vas me faire croire que c'est legit, ton affaire?
Les sanctions sont sévères.
Cinq ans de prison.
Ça peut aller jusqu'à un million d'amende.
Ah, là, c'est sûr que je te parle de maximum.
Ça va être moins pour toi. Mais...
ça va te coûter cher.
Écoutez, moi, je fais rien.
On m'a amené ça, j'étais certain que c'était légal.
Je fais tout ce que je peux pour gagner ma croûte.
J'ai un commerce dans un marché aux puces,
pas aux Galeries Lafayette.
Hé, arrête!
Mon beau-frère au Saguenay,
il a un kiosque de fruits et légumes au marché aux puces.
Il a une maison ici, une dans le sud, puis un bateau de 33 pieds.
Regarde, moi, je suis prêt à te donner un break.
Tu me dis c'est quoi le nom de ton fournisseur,
comment ça marche, ton affaire,
puis je ferme les livres sur ton cas.
Pas d'accusation, rien.
Mais je garde les parfums, par exemple.
C'est le numéro de ma chum.
OK, tu vois, le gars qui m'a appelé
pour me dire il était où, le cadavre, c'est ce numéro-là.
- 438-555-0181? - Exact.
- C'est un numéro qui est mort, ça, j'imagine?
- Bien oui, j'ai essayé de le trouver. Oublie ça.
J'ai rien à cacher dans mon cell.
Il y a peut-être...
Un numéro qui m'énerve, c'est ça ici.
JM Fusion.
- Oui, le bureau de Julien Marcoux.
Oui, bonjour, madame.
Ici Adèle Métivier du cabinet du premier ministre.
Est-ce que Julien Marcoux est là?
Le premier ministre aimerait lui parler.
Ah, est-ce que vous avez son numéro de portable?
Oui. Parfait.
Merci beaucoup. Bonne journée à vous!
Autre chose que tu voulais savoir?
Que t'ailles appeler
au bureau de Julien Marcoux, tout le monde s'en fout.
J'espère.
- OK, ça, c'est le nom du gars qui lui fournit les parfums?
- Avec son numéro de téléphone. - Ça va être facile à trouver.
- Hé, je veux juste t'avertir d'une affaire.
Souvent, le crime organisé est pogné là-dedans.
- Le crime organisé est pogné dans tout ce qui est payant.
C'est pour ça qu'on existe,
pour faire ce que vous avez pas le temps de faire.
- Regarde, je te dis ça. Sois prudent quand même.
- C'est notre marque de commerce.
On s'en mêle pas en ce moment
parce que si j'arrête le gars, ça va se savoir
puis on risque d'échapper les têtes dirigeantes.
Fait qu'on va vous laisser faire votre bout.
Si jamais il y a des développements,
tu me feras signe.
- Oui, j'y manquerai pas. Merci.
- Il a dit que tu l'as rencontré pour faire pression sur lui.
- Faire pression pour quoi? - Il a des visées politiques.
- C'est un secret pour personne, ça.
- Il pense que tu le fais chanter
avec une affaire d'évasion fiscale
puis de comptes dans une banque étrangère.
- Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse,
qu'il se présente en politique?
Il peut bien appliquer
pour faire le bonhomme Carnaval s'il veut aussi.
- Fait que toi, l'affaire d'évasion fiscale,
tu nies tout ça?
- Je nie rien pantoute. Oui, je l'ai rencontré.
Puis ce dont on a discuté, ça te regarde pas une seconde.
Non, mais il faut être cave rare.
Rencontrer un journaliste,
lui dire que je le menace avec une histoire d'évasion fiscale.
En fait, ce que j'ai dit, c'est que son nom
est sur une liste avec des numéros de compte.
J'ai un client qui voulait le mettre au courant. C'est tout.
Qui, ça?
- Il faut jamais que mon nom sorte dans cette histoire-là.
- T'es plus intelligent que ça, Yves. Arrête.
(sonnerie de cellulaire)
Allô?
Delphine.
Delphine, qu'est-ce qui se passe?
- Je viens de recevoir un appel d'un dénommé Finlay,
agent à Scotland Yard.
- Qu'est-ce qu'il voulait?
Savoir à qui il parlait.
Scotland Yard, Londres.
D'après moi, ils ont vu mon numéro
sur le téléphone de Gordon Gillespie,
celui qui m'a remis la clé USB.
- Quand t'étais à Londres, il t'a appelé?
- J'ai envoyé un SMS au numéro qu'on m'a donné.
On m'a jamais dit que c'était son téléphone à lui.
Il m'a rappelé sur mon portable.
- OK, puis là-bas, t'avais pas un autre téléphone?
- Oui, celui d'Intelco. Mais je voulais pas m'en servir.
J'ai utilisé le mien.
Regarde, je m'en fous, Jean.
Quand bien même ils savent que ça vient de nous,
qu'est-ce que ça peut faire?
On est du bon bord de la clôture.
- Oui, je sais pas trop comment ça va se passer.
Je le rencontre dans un café, puis on verra à partir de là.
Tu fais ça quand?
- Dans une heure, je viens de lui parler.
Puis est-ce qu'il va venir seul ou avec d'autres? Aucune idée.
- OK, fait qu'on part en filature tout de suite après.
- Écoute, mets un GPS sur son auto. Ça devrait être correct.
- Un GPS, ç'a quand même ses limites.
- Il faut ce qu'il faut. On se bat contre le temps.
Puis ces affaires-là, il faut que ç'aille vite.
Éric?
- Oui. Prépare-toi. Je m'habille puis on s'en va là.
- Bon. Qui a touché au dossier Julien Marcoux?
Personne. À un moment donné,
le boss a dit: "Touchez pas. C'est moi qui m'en occupe."
- Sérieux, là! - On n'a rien fait.
Juste les recherches visuelles.
- On a eu un meeting là-dessus, il y avait...
Toi, Anthony, Éric, moi.
Sophie était prise avec l'affaire de la jeune Sardella.
Puis il y avait ta nouvelle conseillère, Catherine.
- Appelle-la, dis-lui que je veux la voir.
- Hé, c'est correct, Éric. On va l'appeler.
- Bon, là, on efface tout ce qui a rapport avec Julien Marcoux.
Je veux pas voir un morceau de papier avec son nom dessus.
Puis on passe dans le shredder
tous les documents qui viennent de la clé USB.
Elle est où cette clé-là, d'ailleurs?
Je sais pas.
Vous allez m'excuser, j'ai une urgence.
L'affaire des parfums, ça se passe plus vite qu'on pensait.
Tu me tiendras au courant.
Absolument.
Appelle ta fille.
- Non, ça va, c'est juste que j'ai retrouvé quelqu'un
que vous cherchez depuis longtemps,
puis c'est moi qui passe pour la méchante
comme si j'essayais de protéger des tueurs.
Regarde, oublie ça.
Mon boss veut me parler. C'est Diotte.
Ça me tentait de l'appeler pour le "shaker" un peu.
Pas très reconnaissant pour les services rendus.
- Dossier Julien Marcoux, vous avez quoi, vous autres?
- J'ai appelé à son bureau pour avoir son numéro.
- J'ai les comptes de banque, les documents sur la clé.
On "wipe".
Je ne veux plus rien qui nous relie à ça.
Pas le moindre papier qui peut nous relier à cette affaire-là.
Puis la clé USB?
- C'est moi qui l'ai. - Tu vas me la donner.
- Est-ce qu'on a un problème?
- Pas encore, mais je sens que ça va venir.
Julien Marcoux, c'est tout, sauf un peureux,
puis je pense qu'il a compris que la meilleure défense,
c'est de passer à l'attaque.
La clé.
- À part Chubby, as-tu un vrai nom?
- On va se contenter de celui-là.
Moi, je veux savoir qui t'a donné mon nom puis mon numéro.
- Ouais... il m'a demandé de pas te le dire.
Il pense que tu vas pogner le feu au cul.
- Si tu le revois, tu lui diras qu'il a raison.
C'est quoi ton nom, déjà?
- Jean-Luc Lessard.
- Jean-Luc, y a-t-il des papiers sur lui?
- C'est sûr. - Il va me les montrer?
C'est sûr!
Tu veux quoi au juste?
- Je vends des montres, de la guenille, du knock off.
J'ai une bonne clientèle.
Des estis de "wanna be" d'avocats qui veulent
se promener avec Patek et des Rolex,
puis ils sont pas capables de s'en payer des vraies.
Puis j'aimerais ça les fournir en parfum.
Tu gagnes tes vies avec ça?
(petit rire)
- Moi, je suis un peddler. Si ça se vend, je vais te le vendre.
Tes guenilles puis tes montres, tu les prends où?
- Je sais pas. Toi, tes parfums, tu les prends où?
Tu vends combien par année?
- Come on! C'est pas de tes affaires.
Veux-tu faire de la business avec moi ou non?
- Pas avant que tu me montres ce que t'as.
- Toi, vas-tu me montrer ce que t'as?
- Si tu veux, mais j'ai besoin de voir avant.
Je passe ma vie à rencontrer du monde qui en a plus
dans la gueule qu'il en a dans les poches.
Tu veux danser, mon chum? On va danser à deux.
(déverrouillage électronique de porte)
Hé!
- Je suis pas supposée faire la bise aux employés, moi.
Oui, mais toi, t'es comme de la famille. Ça compte pas.
- Ça va? - Ça dépend des jours.
- Vas-y, il t'attend.
Qu'est-ce que t'as en rapport avec le dossier Julien Marcoux?
- OK, t'as lu la nouvelle, toi aussi?
- Quelle nouvelle? - Comment?
T'as pas l'application du Financial Daily News?
- Il a de la misère à signaler un numéro de téléphone.
Votre gars, Gordon Gillespie,
a été retrouvé mort pendu à son escalier chez lui.
Il demande un million pour une clé USB,
puis après ça, il s'en va se pendre.
Quelqu'un d'intelligent va croire à ça?
- Hé, c'est tellement pas une bonne nouvelle, ça!
C'est ça que je me dis, oui.
La police va rebondir ici.
- J'ai encore tous les documents dans mon ordi, moi.
J'ai envoyé ça à une vingtaine de journaux en Europe.
FUCK!
- On voulait que ça se promène. C'est pas mal rendu partout.
C'est parfait comme ça.
Le coup de crédibilité que cette histoire vient de prendre!
Le gars qui a sorti la liste est retrouvé mort chez lui.
L'appel de Scotland Yard, ça s'explique.
Marcoux est peut-être riche,
mais il est pas plus intelligent que moi, certain.
Maïssa, le journaliste Yves Marchand,
il faut que je lui parle.
(sonnerie)
Allô?
- C'est moi. - Allô, toi.
- Ton Chubby vient de sortir de l'entrepôt.
Il est seul?
- Il y a personne avec lui. - Personne à l'intérieur?
C'est difficile à dire.
- Il va faire noir dans une heure.
Tu regarderas s'il y a de la lumière.
Sans faute.
- Est-ce qu'on fait ça cette nuit?
Quand tu veux.
- Je planifie ça puis je te rappelle.
- Alors, selon ce qu'on a appris,
l'individu qui a parlé à Delphine Proulx
et qui aurait vendu les documents en question
est un certain Gordon Gillespie.
- Selon ce qu'on a appris, puis ce qu'on a lu aussi,
la nouvelle est sortie dans tous les journaux en Europe.
- Et avant de passer à la prochaine étape,
on voulait vous consulter.
- On peut prendre contact avec les forces de l'ordre.
- Scotland Yard? - La States of Jersey Police.
L'île de Jersey est une dépendance autonome
de la Couronne britannique.
Elle est pas difficile à comprendre.
Pierre Simoneau a été décoré
de l'Ordre du Mérite de la Couronne britannique.
- C'est clair que ça vient de lui, ça.
- C'est pas parce que Pierre Simoneau
est un gros client de Jean Dumas
que c'est forcément lui qui est derrière ça,
mais ça vaut la peine de fouiller un peu.
Ah, on s'arrêtera pas là.
Ton ex va avoir la surprise de sa vie.
- En vertu de quoi vous voulez rentrer là?
- On veut vérifier si c'est dans cet entrepôt-là
qu'ils gardent les parfums.
- C'est illégal. On peut pas faire ça.
- OK, mais techniquement, ça ressemble à quoi?
Il doit y avoir
un système d'alarme à toute épreuve là-dedans.
Oui, on veut vérifier ça aussi.
- Papa, on s'embarque pas là-dedans?
Anthony, je me suis engagé.
Si on fait pas ça, on passe à côté.
- Anthony l'a dit, c'est illégal.
On peut pas entrer, fouiller là
à moins d'avoir un mandat de perquisition,
puis je doute qu'Antho veuille
mettre un Anton Piller là-dessus.
Il est bien trop tôt pour ça.
- Si c'est non dans les 2 cas, on peut pas se permettre ça.
Éric, un mot.
Il est mieux de pas dire:
"Laisse faire les autres puis fais à ta tête."
Voyons, il nous fera pas ça.
- Il joue au straight devant nous autres,
mais dès qu'on a le dos tourné, il fait à sa tête.
Bon, fait que c'est tout?
- La journée est finie? - Oui.
- Éric, Luc Viau! - Qu'est-ce qu'il a, Luc Viau?
- On lui demande de faire de la surveillance à l'entrepôt.
Quand un camion sort, on lui demande de le sauter.
- OK, sous quel motif? - Il va t'en trouver un motif.
Demande ça pour qu'il puisse regarder dedans.
Puis s'il se fait prendre?
Luc Viau sait très bien
que s'il se fait prendre sur une job,
c'est son problème à lui, pas le mien.
Fais-toi-z-en pas.
M. Jean...
je veux juste prendre le temps
de vous remercier pour le chèque.
- On a fait le coup de la boîte de chocolats.
- Je gage qu'il l'a jeté? - Oui.
Je vous avais trouvé un peu cheap sur le coup, mais...
- Garde-toi une petite gêne, Jérôme.
- Excusez. - Merci.
- Jean? - Oui?
Pierre Simoneau au téléphone.
- Ah, ça sera pas drôle. Ça va être agréable, ça.
Oui, salut, Pierre.
Comment ça va?
(respiration profonde)
La police qui est ici.
- La police de qui... - Je sais pas.
Ils ont des mandats.
Tu vas me donner ça, mon esti!
- Cath, arrête! - Donne-moi ça!
- Enlève tes pattes ou je t'embarques pour entrave!
- Toi, t'es pas en train de repartir la guerre avec papa?
- On va régler ça. - Mais comment?
- Delphine, s'il te plaît! - Hé! Change de ton.
Sous-titrage: MELS
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