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Pensionnat pour filles.
Au nom de Dieu !
Ferdi, devine ce que j'ai trouvé ?
Deux bouteilles de bière.
J'aimerais bien.
Un cercueil ?
Regarde ça. Une comtesse.
C'est pour ça que tu m'as appelé ?
J'ai tellement soif.
Que fais-tu donc ?
Ca s'est perdu au fil du temps.
Je connais un brocanteur, qui m'en donnera 100 marks.
Je garde la moitié.
Bien sûr. Tu sais que je suis un gars honnête.
- Que faisons-nous de la comtesse ? - Quelle comtesse ?
Celle qui est couchée là-dedans.
On ne fait rien avec elle, elle est trop vieille pour moi.
Peut-être qu'elle a des bijoux autour du squelette.
Je ne pille pas les tombes.
C'était juste une suggestion, non ?
Le mieux est d'apporter le cercueil au bureau, et d'appeler la police.
Vous n'êtes pas au bon endroit, monsieur.
Je ne sais pas quoi faire d'un cercueil.
Nous ne pouvons rien faire de ça.
C'est le département d'enquête criminelle, pas les objets trouvés !
Dis-leur qu'un cadavre est dans le cercueil.
Karli dit qu'un cadavre est dans le cercueil.
Qui est Karli ?
Avez-vous vu le cadavre ?
Non ?
Alors, comment savez-vous qu'un mort est dans le cercueil ?
Bien, je vais venir.
Vous m'attendez au bureau de chantier.
Bien, monsieur !
Prenez votre chapeau et votre manteau, Eddie, et suivez-moi.
Où, commissaire ?
Le vieux veut nous voir. Sans doute pour des instructions pour la visite d'Etat la semaine prochaine.
Mais je dois aller voir ce squelette, ce qui signifie que je dois vous expliquer.
Ils m'attendent avec un cercueil.
Qu'ils attendent, quoi que ce soit. Les ordres du vieux passent avant.
J'avais des gants ce matin.
Quelle taille faites-vous ?
8 et demi.
Essayez ceci.
Merci.
S'il vous plait.
Ferdi, vous voyez le cercueil ?
Non.
Moi non plus.
Vous le voyez, inspecteur ?
Bien sûr que non. Comme ça, je ne peux pas le voir !
Ce qui signifie
qu'on est tous les trois ivres,
ou pas du tout.
Alors, où est le cercueil ?
Voici 300 marks.
Vous aurez le reste demain, avec le squelette.
Combien en plus ?
Ce la dépend de ce qu'il y aura. - Et s'il n'y a rien ?
Vous aurez 200 de plus, pour enlever les os.
Le squelette...
... est un corps ?
Mais ceci est...
... une surprise, mademoiselle.
Votre visite est vraiment inattendue.
Je ne savais pas que vous étiez dans le...
Je pensais que vous étiez morte.
C'est une bonne blague, jeune fille. Vous m'a vraiment fait peur.
Maintenant, le jeu est fini. Il est temps de rentrer chez maman.
Je ne lui dirai rien.
Non !
Que veux-tu ?
Qu'est-ce que ça veut dire ?
- La police est là. - Il a été battu à mort.
Vraiment, à la tête ?
Savez-vous qui est le meurtrier ?
Non, on ne l'a pas retrouvé.
Dites-moi docteur, ces morsures ... ne sont-elles pas étranges ?
Oui, très étranges.
Avez-vous encore besoin de lui ?
Non, emportez-le.
Enveloppez-le.
Les gens d'ici doivent être sourds et aveugles la nuit.
Personne n'a rien vu, ni rien entendu.
Mais chef, si vous me demandez...
Pas d'hypothèse, Eddie ! Des faits !
Des empreintes digitales ?
Jusqu'ici, rien d'important.
Dites-moi, Eddie,
combien de sang a-t-on dans les veines ?
Oui.
Eh bien, quelques litres pour sûr.
Et quelques litres donnent une si petite tache.
Peut-être...
peut-être que l'homme était anémique.
Qu'est-ce que c'est, Eddie ?
On dirait une perle.
Et qu'y a-t-il sur cette perle, Eddie ?
Du sang.
Comment ça, c'est impossible ? Ce doit être possible !
Je ne peux pas dire aux gens qu'ils ne sont pas autorisés à mourir.
Alors veuillez noter
25 de pin
20 de chêne
et 12 d'acajou.
Des cercueils, bien sûr. Vous pensez que ce sont des boites à cigares ?
Et tout doit être prêt d'ici le 15.
Pourquoi cette hâte ?
L'épidémie de grippe nous a apporté un essor économique colossal.
Oui, merci. Au revoir.
Ces fabricants de cercueils, au lieu d'être heureux avec une entreprise prospère,
ils gémissent sur une pénurie de personnel.
Bonjour.
Oh, madame. Vous êtes ici en personne.
C'est une agréable surprise.
Pardon, je voulais vous présenter mes condoléances.
Madame, le décès de votre mari fut un coup cruel du destin.
Oui et non. Je ne savais pas qu'un mort pourrait causer tant de peine.
Mais madame, vous n'avez rien à faire. Nous allons prendre soin de tout.
Vous avez juste à dire ce que vous voulez, et comment vous le voulez.
Il suffit de venir quand il sera mis là-dedans.
Je veux dire à ... à ...
à l'enterrement.
Ce n'est rien, mais la propriété,
vous savez, les notaires, les avocats...
Mon mari n'avait rien organisé.
Il a été surpris par la mort ?
Il avait 70 ans. Quel âge auarit-il pu atteindre ?
Eh bien, madame,
si on a une femme comme vous...
... il faut penser à mourir à temps.
Je ne comprends pas très bien.
A quoi sert la fortune d'un un vieil homme à une jeune femme
s'il ne meurt pas ?
Vous avez un esprit vif, vous, madame.
Alors, quel enterrement voulez-vous ?
Bon marché.
Bon ... bon marché ?
Pardon?
Que voulez-vous ?
Cela devrait être évident.
Nous ramenons un petit corps de rêve.
Mais ce n'est pas l'entrée principale.
La porte arrière était fermée.
Nous pourrions aller chez Grabemann, bien sûr.
Chez le concurrent ?
Oui. Voici le certificat de décès.
Fille inconnue tombée du quatrième étage.
On dirait une désespérée.
La police est au courant, mais comme ils n'en veulent pas...
Que voulez-vous dire, "n'en veulent pas" ?
Même un corps inconnu est une affaire.
Alors emmenez ces restes
au labo. Voilà l'accompte. Allez.
D'accord.
Excusez-moi, madame.
Mais il ya des gens
pour qui le défunt n'est rien de plus
qu'un petit déjeuner.
Vous êtes riche, M. Marmorstein ?
Je ne me considérerais pas comme pauvre.
Vous êtes un homme intéressant.
Avec une profession intéressante.
Et d'un âge intéressant.
C'est là. Malheureusement, madame
ne pouvait pas attendre. Elle a dû aller à une fête.
M. Oskar.
Le couvercle.
Le couvercle.
M. Oskar.
Qu'y a-t-il ?
Il vit à nouveau ?
J'emmerde le monde.
Oui, le monde entier.
Le monde est une porcherie.
Oui.
Et nous... nous sommes les porcs.
Je veux dire, pas moi.
Je suis le seul "non-cochon."
Excusez-moi, s'il vous plait.
Excusez-moi !
Mademoiselle, j'ai dit, excusez-moi.
Vous ne pouvez pas continuer à marcher, quand je dis "excusez-moi."
Je n'en ai pas seulement l'air, écoutez-moi.
Je suis ici.
Dites-moi, je serais...
... votre type ?
Lâchez-moi !
Allez, ma douce.
Je vais te montrer ma collection de timbres.
- Tout va bien ? - Oui.
- Connaissez-vous cet homme ? - Non.
Est-ce qu'il vous a dérangée ?
Ce ne sont pas vos putain ...
... d'affaires !
Ferme ta grande gueule.
Nous sommes de la police.
Vous avez du feu ?
Oui.
Voulez-vous porter plainte contre lui ?
Non, ça ira.
Merci quand même.
Quoi ?
Vous avez de la chance.
Allez-y, et faites attention, à l'avenir.
Ivrogne.
Oui, oui.
Vous rencontrez enfin une poule mignonne,
et la police arrive ...
Je vous le dis,
Le monde est une porcherie.
Bonsoir commissaire.
Qu'est-ce qui vous amène ?
Bonsoir, monsieur Marmorstein.
Je dois vous emprunter la fille inconnue pendant un moment.
Nous espérons l'identifier.
Il y a suspicion de crime.
Eh bien, allons au laboratoire.
Chaque fois que je lui demande une augmentation,
quelque chose cloche.
C'est elle.
Pas vraiment tentant.
Comment faire quand vous tombez du 4ème étage ?
S'il est un long chemin,
c'est un chemin vers le bas.
Messieurs, s'il vous plait.
Barbara.
C'est bien que vous soyez ici.
Beaucoup de travail vous attend.
Au fit, je vous présente le commissaire ...
Nous nous connaissons déjà.
Ah, vous vous connaissez déjà?
Oui, bien sûr. Un détective.
Je dois vous dire.
Ceci est une excellente fille.
Elle peut créer ces choses formidables.
C'est une artiste.
C'est comme si la vie coulait
d'entre ses mains.
Et après son passage, le regard du défunt
est plus vivant que quand il était en vie.
???
Mlle von Weidenborn n'est malheureusement que mon employée.
Elle est votre préparatrice pour les morts ?
La meilleure que j'aie jamais eue.
Je vous rejoins dans un instant.
Je suppose qu'il veut savoir maintenant.
Si vous rencontrez quelqu'un deux fois en si peu de temps,
il doit y avoir un sens.
Chaque moment dans la vie a un sens.
Je veux dire une signification particulière.
Et ce serait ?
Un diner ensemble dans un restaurant agréable.
Un commissaire occupé a autant de temps ?
Oui, il en a.
Quand ?
Dans les prochains jours.
Gardez vos soirées libres, jusque-là.
Je n'ai rien contre des policiers, mais ils sont parfois insistants.
Parfois ? Toujours !
Mais Mlle Barbara est vraiment une personne étrange.
Elle travaille uniquement la nuit. Elle traite les corps avec du sang.
Ne commencez pas avec ça.
Une jeune fille, de son propre chef,
étudiant le jour, ne peut travailler que de nuit,
et son traitement avec du sang n'a eu
que des effets positifs sur nos clients.
Avec ce traitement, ils
semblent renaître.
Qu'en pensez-vous ?
N'était-ce pas une bonne idée de sortir de votre laboratoire ?
C'était une bonne idée.
Très joli.
L'anneau est vieux. Seule la perle est nouvelle.
Dites-moi, que fait une belle femme comme vous
dans un endroit sinistre comme chez Marmorstein ?
Et que fait un homme gentil comme vous dans la police ?
C'est une longue histoire.
Moi aussi.
Et qu'étudiez-vous ?
La médecine.
Médecine.
Vous profitez de votre temps chez Marmorstein.
Ce que vous n'apprenez pas à l'université, vous l'apprenez la nuit chez lui.
On pourrait dire ça.
S'il vous plait.
Steak.
Ca a l'air bon.
Quel est ce que c'est ?
Sauce à l'ail, notre spécialité.
Allez-vous-en !
Je veux partir !
Excusez-moi commissaire, mais je ne savais pas...
C'est bon.
Vous croyez que ça ira ?
Non, mais...
L'ail est une horreur pour moi.
L'ail est sain.
Non, dégoûtant.
Je suis désolé d'avoir gâché votre diner.
Cela arrive souvent dans mon travail.
Mais aujourd'hui, ce n'était pas professionnel.
Enfin, presque.
C'est-à-dire ?
Si vous avez sauté
les poing les premiers sur
le serveur, et causé une perturbation
exigeant mon intervention professionnelle, ç'aurait été suffisant.
Vous m'auriez fait arrêter ?
Bien sûr.
Je me sentais soudain dégoûtée.
J'avais peur.
Non !
Ca revient. La peur.
Repartons.
Allez !
Barbara.
Qu'y a-t-il ? Il n'y a aucune raison d'avoir peur.
Si. Laissez-moi. Je dois partir !
Il n'y a personne.
Et d'ailleurs, vous êtes entre de bonnes mains avec moi.
S'il vous plait, laissez-moi partir.
Bien, je pense que vous avez besoin d'un peu de relaxation.
Vous êtes à bout de nerfs.
C'est donc ici que vous vivez.
Oui, je vis ici.
Même si vous n'aimez pas.
J'aime.
Je vous aime beaucoup aussi.
Commissaire, vous ne seriez pas radouci ?
Bien au contraire.
Merci pour tout.
Bonne nuit.
Depuis quand as-tu peur d'un cadavre ?
Tu as eu peur aussi.
J'ai eu peur, parce tu avais peur.
Viens par ici.
C'est ça.
Doucement.
Certains sont vraiment gênants.
Comme dans la vie.
Ce n'est jamais bon signe.
Tu vois un cercueil ?
Oui, je vois un cercueil.
Alors je ne suis pas bourré.
Nous le savons, tu étais chez
l'antiquaire durant la soirée en question.
Qu'est-ce que tu lui as vendu ?
C'est lié à un assassinat, mon pote.
J'ai un alibi.
Il est imparable.
Vous n'avez rien contre moi.
Entre ton alibi et
sa mort, 20 minutes se sont écoulées.
Ce qui pourrait être une erreur.
Quand je suis parti, il était encore en vie.
Alors, que lui as-tu vendu ?
Méfie-toi !
Il nous a fallu deux semaines pour te trouver,
mais il me faut deux minutes pour t'arrêter pour soupçon de meurtre.
Vous ne pouvez pas.
Il peut.
D'accord, très bien.
Je lui ai apporté un cercueil.
Un quoi ?
Un cercueil.
Que j'avais trouvé.
Oui ?
Je ne sais pas si c'est moi que vous cherchez.
Quoi ?
Je ne moque que vous soyez Ferdi et Karli.
Qu'est-ce que vous dites ?
Vous avez trouvé un cercueil ?
Occupe-toi de ça.
Et nous, continuons à parler.
En ce moment, les cercueils se multiplient.
Mon premier mari était comptable,
le second son directeur,
le troisième son patron.
Remarquable.
Et comment cela doit-il continuer ?
Nous devrions en parler.
J'ai fini. Vous pouvez vous asseoir.
C'est une fille impertinente, mais...
Non, non.
Madame.
Je trouve qu'elle est amusante. En parlant d'amusant.
Madame, je vais organiser une fête costumée pour tous mes
employés, comme une récompense pour leur travail.
Une fête costumée.
Et si vous pensez que l'atmosphère peut ...
si j'ose dire ...
Je serai heureuse d'accepter votre invitation.
Ils conduisent kilomètres après kilomètres à travers le pays,
en arrivent bientôt ici
sans cercueil et sans corps.
Ca pourrait marcher pour elle.
Une sorte de version exclusive.
Peut-être qu'elle voulait venir à pied
et revenir à la prochaine occasion.
Peut-être qu'elle est déjà parmi nous.
Une pensée passionnante.
Non, non, elle est partie.
Et le cercueil était si beau.
S'il vous plait, pas de dépression.
Nous serons tous morts assez tôt.
C'est exact.
Alors, buvons.
S'il vous plait. Santé !
Oui, noyons nos chagrins.
Pour tout ce qui est beau.
Et précieux.
Pour ceux qui apportent de l'argent.
Et pour une augmentation de salaire.
M. Oskar.
On fait des affaires pour se divertir,
mais pas la fête pour affaires.
Allons.
Pardon, excusez-moi.
Barbara.
Mlle Barbara.
S'il vous plait, venez donc boire un verre avec nous.
C'est très gentil, M. Marmorstein,
mais je crois qu'il est préférable que je fasse d'abord mon travail.
J'admire votre éthique de travail, mais nous avons la chance
que nos patients ne puissent pas s'enfuir.
Qui est cette fille ?
Notre artiste de beauté.
Le favorite déclarée du chef.
Ses mains tendres donnent
aux morts un semblant de vie.
D'accord, très bien. Comme vous voulez.
Mais si vous ne venez pas, je descendrai
pour vous apporter une bouteille de champagne.
Je ne peux pas vous laisser mourir de soif.
Dès qu'une belle jeune fille se présente
vous m'êtes infidèle.
Madame, ne pensez pas de telles choses.
Voyez-vous, Mlle Barbara est mon employée
la plus vaillante, que je remercie,
comme une employée bien sûr.
Seul le travail me lie à elle.
Cependant nous deux, vous et moi
... si je puis dire,
sommes reliés complètement
différemment.
Des liens que nous devrions tenir.
En toutes circonstances.
Et de fait,
devrions-nous commencer ?
Nous pourrions nous désigner réciproquement comme héritiers.
Madame,
l'argent ne devrait-il pas être secondaire ? Je veux dire
même dans notre relation, avoir une
signification secondaire ?
Mais pas du tout.
Parfois, on donne trop vite.
Même à un être humain.
Rarement l'argent.
L'argent est un lien sécurisé.
Je pourrais lire votre contrat.
Mlle Irene Ruhesanft, que je connais en personne
et M. Theo Marmorstein, que je connais aussi
ont voulu se rapprocher aujourd'hui,
ce qui signifie que chacun, en cas de
mort, est le seul bénéficiaire.
Chaque instruction préalable
est invalide en raison de cet accord.
Signé maître Ehrlich.
Veuillez signer ici.
Allez, colonel, buvons.
???
Bien.
Maintenant, il ne dépend que de
vous de s'écarter le premier de cette vie.
Monsieur le notaire, un court chemin vers un jardin fleuri
vaut mieux qu'une longue marche dans le désert.
Oh, Théo !
Nous vous souhaitons la réussite.
Oui, et les héritiers doivent vivre.
Ils le font la plupart du temps.
Elle n'est pas normale.
Nous sommes tous anormaux.
Alors vieux squelette, pouvez-vous encore danser ?
Ma chérie, mes os sont vieux.
Venez dans ma tombe.
Oui, espérons que le couvercle n'est pas coincé.
Avec toute cette confusion, j'ai
complètement oublié que les bouteilles de sang
n'arriveront pas avant lundi.
Mais j'ai besoin de sang !
Ce qu'il vous faut, c'est un verre de champagne.
Ne vous embêtez pas pour le travail et les gens là-bas, ce
sont de pauvres diables, de toute façon.
Ils ne doivent pas être si bien ensemble. Venez.
N'avons-nous vraiment pas de sang ?
Non, seulement dans nos veines.
Mais nous ne pouvons exploiter personne.
Allez.
Alors je vais essayer sans.
Je vous cherchais, ma petite fleur.
La pauvre enfant.
Possédé par son travail. Ce n'est pas mauvais, mais...
Je viens d'avoir une idée.
Je vais lui descendre un verre de champagne moi-même.
Peut-être que cela lui remontera le moral,
et qu'elle ne me dérangera pas avec les bouteilles de sang.
Je vais le faire.
Je crois qu'une femme comprend mieux
les sentiments d'une jeune fille.
Très bien, mais soyez gentille avec elle, d'accord ?
Elle est très sensible.
Ne vous inquiétez pas. Elle aura ce qu'il lui faut.
Quel type de masque avez-vous ?
Je suis le bras droit de la loi !
Je croyais que vous étiez de la maison pour les aveugles.
Il est encore là !
Quoi ? Quoi ?
Notre cercueil.
Quel cercueil ?
Lui.
Un moment.
M. Marmorstein.
Oui.
Je dois vous demander de toute urgence de ne pas
disperser vos cercueils
dans toute la ville.
Je ne suis pas collectionneur de cercueils.
Bien sûr, inspecteur. Cet accident est très embarrassant
pour moi devant mes employés, mais
je vois que la police éclaircit tout.
Oui, oui : les policiers s'occupent maintenant des déchets
de l'humanité. Oui.
Chaque institution a ses victimes.
C'est notre beau cercueil.
M. l'assistant détective, pourrais-je vous offrir un verre ?
L'alcool est une prothèse pour l'imagination.
Bonne nuit, M. Marmorstein.
Je suis éreinté.
Je dois dormir.
Oui, boire est épuisant.
Je vois des flammes, M. Oskar.
Ca vient du whisky.
C'est une vampire, M. Hubert.
Nous sommes tous des vampires.
Que .. que faites-vous ?
C'est une mauvaise plaisanterie, Mlle Barbara.
Mlle Barbara !
Je veux sortir.
Il fait froid ici.
Merci.
Barbara von Weidenborn.
Très bien. Gruft, comme Gruftstrasse.
Quatre. Quatre, comme quatre.
Oui, je voudrais attendre.
J'attends déjà depuis 15 minutes.
Ils ne devraient pas travailler à l'enregistrement
mais pour une société de téléphone.
???
Quoi ? Oui, bien sûr, j'écoute.
Je me suis lavé les oreilles !
Enregistré selon les règles.
Merci, merci beaucoup.
Parmi les lents, vous étiez l'un des plus rapides.
Je ne comprends pas. Elle n'a pas brûlé, à coup sûr.
Elle ne peut pas s'être volatilisée !
Peut-être en fumée.
Bonjour, commissaire.
M. Marmorstein.
Je dois vous poser quelques questions. Asseyez-vous.
Merci.
S'il vous plait.
Merci.
Demandez, commissaire. Demandez !
Barbara, je veux dire
Mlle Von Weidenborn, vous a contacté ?
Non, non. Moi non plus je ne sais pas ce qu'elle est devenue.
C'était si terrible.
Vous savez, le feu.
Je ne savais pas que le feu peut brûler de cette façon.
Je veux dire...
Vous, M. Marmorstein
étiez dans le congélateur.
Dans la chambre froide !
Quand êtes-vous allé dans la chambre froide, M. Marmorstein ?
Après avoir remarqué le feu ?
Ou avant ?
Je ne sais pas trop.
Je pense que j'ai fui l'incendie.
Je vous ai dit que j'étais ivre.
Et pourquoi ne pas avoir fait fonctionner l'alarme ?
Si seulement je savais.
Probablement, parce que je ne pouvais plus.
Parce que vous ne pouviez plus,
trois personnes sont mortes dans les flammes.
Ne soyez pas si durs. Ce sont mes employés
que j'ai perdus, et une femme
pour qui j'avais beaucoup d'affection.
Une femme qui avait signé son testament
en votre faveur la nuit même, non ?
Que voulez-vous dire par là ?
Je ne veux rien dire.
Mais vous devez admettre que la situation semble un peu douteuse.
Surtout que Miss Barbara est manquante depuis.
Un témoin, qui pourrait vous décharger.
Me décharger ? De quoi ?
J'ai perdu mon entreprise et une amie
avec qui je souhaitais passer quelques années amusantes.
En tout bien tout honneur bien sûr.
Si vous êtes qu'en tel rapport avec cette femme,
pourquoi avez-vous persisté dans cette volonté ?
42 millions de marks sont une affaire sérieuse !
Il serait imprudent de les laisser s'évaporer comme ça.
Est-ce votre sens des responsabilités qui vous attire vers l'argent ?
Je n'étais pas préparé à cette fortune.
Je vais avoir besoin de temps pour y réfléchir.
Et Mlle Barbare, vous ne
l'avez pas vue dans le laboratoire ? - Si.
En vampire. Avec des crocs comme ça.
Puis elle s'est envolée.
Peut-être que j'ai rêvé tout ça
mais je vous l'ai déjà dit,
et vous l'avez dit vous-même, "Ce ne sont que des fantômes".
Ce n'était pas un fantôme. C'était une crise d'ivresse.
Vous lui avez parlé ? Dans le laboratoire, je veux dire.
Comment aurais-je pu lui parler, alors que je ne suis même pas sûr qu'elle était là?
Merci. Vous pouvez y aller, M. Marmorstein.
Votre chapeau.
Dois-je être disponible, ou puis-je voyager ?
Quel type de voyage avez-vous en tête ?
Un tour du monde.
Et pourquoi ?
Pour décider ce qu'il faut faire de tout cet argent.
Je suis inquiet pour vous.
Vous ne devriez pas.
Facile à dire pour vous.
Où étiez-vous tout ce temps ? Je suis venu au moins cinq fois.
Je cherchais du travail.
Comment avez-vous survécu au feu ?
Pourquoi survivre ?
J'étais déjà partie quand le feu a commencé.
Pauvre Marmorstein.
Que voulez-vous dire par "pauvre Marmorstein" ?
D'abord, il a gagné des millions grâce au feu
et d'autre part, dans sa beuverie, il vous a vue vous transformer en
vampire, et vous envoler.
Il est vivant ?
Parfaitement.
Tant mieux. C'est un homme très gentil.
Et comment m'a-t-il vue ?
En vampire avec des ailes et des crocs.
Alors il devait être très ivre.
Quand avez-vous quitté Mormorstein ?
Très tôt, vers 10 parce qu'il
n'y avait pas grand chose à faire.
Et pourquoi ne pas vous être présentée par la suite ?
J'y étais, le lendemain soir.
Mais quand j'ai vu les ruines... Que pouvais-je y faire ?
Oui, que pouviez-vous y faire ?
Et j'étais fou d'inquiétude.
Non, s'il vous plait.
Je suis désolée.
Je ne...
Je...
Où travaillez-vous maintenant ?
A l'hôtel Modul.
A la réception.
De 20 heures à minuit.
A partir de demain.
Puis-je vous emmener un jour ?
Si vous... si vous voulez.
Au revoir.
Au revoir ... et
merci.
BANQUE DU SANG.
Quel gâchis.
Qu'est-ce que vous faites là?
Vous êtes folle ?
Et vous n'avez vu rien d'inhabituel quand vous êtes montée ?
Non. C'est-à-dire,
une femme marchait dans le couloir.
Mais ce n'est pas inhabituel.
A quoi elle ressemble ?
Je ne sais pas. J'étais pressée.
Elle portait quelque chose de jaune.
Jaune ! Le jaune est très bien.
C'est la couleur préférée de mon commissaire.
Jeune ? Vieille ?
Plus probablement jeune.
Et... et son visage ?
Je ne pourrais vraiment pas la reconnaitre.
Posez.
Poussez-le.
Bonsoir.
Canoften.
Docteur Canoften.
J'ai réservé une chambre.
Un moment, docteur.
Canoften.
Bien. Si vous voulez bien signer ici.
Avec plaisir.
Chambre 411, Docteur...
Canoften.
Voyez-vous, mademoiselle, mon nom n'est
pas qu'un nom. C'est la réalité.
411.
"411, s'il vous plait."
Un peu timide, non ?
Dites-moi, mademoiselle, irons-nous prendre un verre
ensemble au bar plus tard ?
Comme préliminaires, pour ainsi dire.
Je suis désolée, mais j'ai déjà un rendez-vous.
Eh bien, ce ne devait pas être pour aujourd'hui.
Je suis ici pour quelques jours.
Nous aurons l'occasion de nous revoir.
Incroyable, non ?
Si petit.
Et si irritant.
Où allons-nous ?
Pardon ?
Vous lui avez dit que vous avez un rendez-vous.
Bien sûr, c'est avec moi.
Ou pas ?
Aujourd'hui,
j'au rendez-vous avec quelqu'un d'autre.
Et demain ?
Est un autre jour.
Un jour sombre s'illumine.
Et pourquoi ?
Parce que je vous vois.
Dois-je attendre au bar ?
Non, je peux partir.
N'est-ce pas drôle ?
Quoi ?
Nous nous voyons quand il fait sombre.
Car pour les uns c'est le jour, pour les autres c'est la nuit.
Oui, mais cela doit changer.
La beauté doit répondre à la lumière.
Qui sait si elle est belle ?
Elle l'est.
Où allons-nous ?
Pas de programme ?
Je n'ai pas beaucoup de chance avec vous.
Vous voulez dire que je suis difficile.
Pas vraiment difficile, mais
parfois un peu difficile à comprendre.
N'est-ce pas trop épuisant ?
Peut-être que c'est attrayant.
Est-ce autorisé par la police ?
Ne m'en veuillez pas, mais presque
tout est permis par la police.
Voiture HA12, voiture HA12, répondez.
Ici HA12. Qu'y a-t-il ?
Vol de banque 22 rue Schwarzspanier.
Les suspects ont été pris en flagrant délit.
Bien, j'arrive.
Fichu boulot.
Alors
à demain.
Barbara.
Oui ?
J'ai aimé ce petit bijou.
Peut-être que vous l'aimerez aussi.
Merci.
Etes-vous pressée ?
- Non. - Très sage.
Vous savez,
tout le monde est pressé de nos jours.
C'est le mal de base, de nos jours.
Bien des choses peuvent se produire si on est pressé.
Les conducteurs de taxi, nous,
nous sommes spécialement en danger.
Personne ne nous paie pour ce risque, mais je suis endurci.
Même si quelqu'un est belle comme vous.
Parce que la vie est dure.
Regardez, cette infirmière,
je veux dire, elle n'avait pas pris de taxi,
mais...
avez-vous entendu parler d'elle ?
Tuée.
Brutalement tuée.
Dans la banque de sang.
Terrible.
Je veux dire,
je pense que c'est moche
de tuer quelqu'un dans une banque de sang.
Mais les gens de nos jours ...
C'était différent autrefois.
Il n'y avait pas la télévision à l'époque.
Un assassinat était un assassinat.
Quelque chose d'autre.
Qu'a dit le vieux ?
Que dit un chef de la police, avec trois meurtres non élucidés,
quand toutes les preuves conduisent au même suspect ?
Il se plaint.
Chef.
Je trituré mon cerveau...
Dommage.
Pourquoi "dommage" ?
Que faites-vous avec un cerveau torturé dans la police ?
Un antiquaire.
Une infirmière.
Un chauffeur de taxi.
Où est le lien ?
La même cause de la mort.
C'est complètement nouveau.
Dans ma jeunesse, je me suis intéressé
à l'occulte,
en autodidacte et par correspondance,
et ces piqûres à la gorge des victimes...
je ne peux pas en être certain, mais
selon la tradition, et parce qu'il n'y a pas
d'autre explication de la disparition du sang,
pourrait peut-être faire
parler de vampirisme, oui.
Ce fut une longue phrase.
Mais ce devait être dit.
En quelle année sommes-nous, Eddie ?
En 1976.
Juste.
Et savez-vous ce qu'est l'oligophrénie ?
Non, chef.
Le terme médical pour votre état actuel.
Insuffisance mentale.
Un agent de police est l'esclave de son travail.
Oui, oh oui !
On pense à ce travail même quand...
Oh, pardon.
Mais ces meurtres de vampires
nous hérissent les poils.
Des meurtres de vampire ?
Je les appelle ainsi.
Du fait des piqûres... Je veux dire
des trous à la gorge, et en raison du sang.
Parfois je souhaiterais que
le vampire me rattrape.
Il verrait.
Vous voulez le battre à mort ?
Non, je voudrais ... c'est en raison de la canne ? Non.
Cette canne est ingénieuse.
Si je la démonte...
Vous voyez ce petit bouton ?
Oui.
Si j'appuie sur ce bouton avec le pouce
de ma main droite - je suis droitier...
Quel coup !
Etes-vous blessé ?
Non.
La lame est passée juste entre mes orteils.
Malheureusement, je crois que je dois vous dire au revoir, Mlle Barbara.
Je dois changer de chaussures.
Bonsoir.
Bonsoir.
Aujourd'hui est un nouveau jour.
Si vous voulez vraiment.
Oui.
Bien sûr, que je veux.
Je ne peux que me répéter. Cerveau atrophié dû à une perte de sang.
Aucun signe de violence. Je me demande où est le sang.
Moi aussi.
Le vampire.
Oh, taisez-vous.
Si les gens se tuent à un stand de hot-dog, parmi d'autres lieux,
on peut faire une blague ?
Malheureusement tout le monde ne peut pas mourir au cimetière.
Vous pouvez l'emmener.
Emballez-le.
Si seulement ils savaient
ce que j'ai vu.
Mais je ne dis rien.
Si je dis quelque chose,
ils vont encore me prendre.
Et s'ils me prennent, ils ne me lâcheront plus.
12 ans de ma vie !
Ils ne m'ont pas lâché !
Mais
ce que j'ai vu
je l'ai vu.
Seulement
vous ne regardez pas.
Si vous voyez quelque chose.
Qu'est-ce que tu as vu ?
Rien.
Je ne pouvais rien voir,
parce que je ne regarde pas.
Si tu veux rester en bonne santé
dis ce que tu as vu.
Rien.
Un papillon jaune.
Drôle, hein ?
Au milieu de la nuit.
Va inspecter aux alentours, Eddie.
Je vais emmener ce gars avec moi et écouter ses contes.
Quoi ? Non, non, lâchez-moi !
Je n'ai rien vu. Je suis un honnête homme !
Je ne vois ni n'entends rien. Je n'étais pas là. Je ne suis pas là.
Lâchez-moi.
Qu'avons-nous ici ?
N'est-il pas un peu tard pour une visite galante ?
On est en 1976.
Il est pas trop tard pour la visite d'un monsieur.
Cette attitude est-elle correcte ?
Je ne sais pas.
Mais je suis sûr qu'elle est saine.
Et vous pensez que ce qui est juste est bon pour la santé ?
Entièrement.
Fatigué ?
Ah, je le crains.
Parfois je ne vaux plus rien.
Un autre assassinat aujourd'hui.
Le gars de l'hôtel.
Oui, j'en ai entendu parler. Schnapps ?
Volontiers !
Si ce n'était pas absurde,
je dirais que le suspect est une femme.
Y a-t-il des preuves à cette théorie ?
Oui.
Jaune citron.
Selon toute probabilité, cette perle
est une perle de culture bon marché
copié pour cette bague, à la place de l'ancienne
perle d'origine.
Bien.
Et les empreintes digitales ?
Oui.
La seule chose pouvant être trouvée sur ce petit objet,
indique une seule et même personne.
Une autre petite avancée.
L'arme devait avoir un dispositif de prise de sang.
Le médecin légiste, un ami,
m'a dit que les blessures ressemblent à la morsure d'un animal.
Deux animaux en costume jaune.
Dites-moi, croyez-vous aux vampires ?
Non, je ne suis pas croyant.
Vampires !
Dracula !
Comme ceux qui existaient au Moyen Age, ou pourraient avoir existé.
Je vois. Je dirais que
vous avez atteint un état mental inhabituel pour un policier.
Vous êtes surchargé de travail, et avez besoin de vacances.
Je n'ai pas besoin de vacances, j'ai besoin d'un assassin.
Bonne nuit.
Pourquoi ? Je suis en congés. Pour l'amour du ciel!
Attention les gens, attention. Voici un homme.
Attention.
Oui, mon beau chapeau. On ne peut plus marcher dans la rue !
Très drôle.
Vous avez de la chance que je sois en congés.
Dracula, laissez-moi être ta Draculina.
Comme tu voudras, mon bel ange.
Je vais mordre.
C'est ça !
L'ange, mon dieu !
J'ai toujours su que la vérité peut être trouvé dans la rue.
Taxi.
Taxi !
Étes-vous taxi ? Non, je peux ? Et vous ? Non plus ?
Vous voulez me frapper ?
Que penses-tu de l'amour ?
Qu'est-ce que c'est ?
Dois-je te le montrer ?
Ou l'expliquer ?
Peut-être l'expliquer ?
Ce que l'on montre
n'a pas besoin d'être expliqué, car on le sent.
D'où viennent ces cicatrices ?
Ca ?
Je les ai depuis mon enfance.
Je ne sais pas comment.
- Elles vous dérangent ?
Et qu'est-ce que vous avez là ?
Je me suis brûlée.
Comment ?
Est-ce qu'un détective parle d'amour
toujours en interrogeant ?
Non, excusez-moi.
Chef ?
Chef ?
Chef ?
Maintenant, je me demande ...
Dois-je les déranger ?
Traduit par Le Cinéphile du Grenier juillet 2015 pour Cinéséance
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