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En mai 1980, l'armée coréenne massacra des innocents qui voulaient la démocratie.

Au total, 4122 victimes furent dénombrées.

Le plus grand nombre depuis la guerre de Corée.

L'officier le plus haut gradé devînt alors le 11e président de la Corée du Sud.

Ce film est une fiction qui s'inspire de ces événements.

Il a une portée de plus de 100 mètres ?

Non.

Les fusils à air comprimé de compétition n'ont pas une telle portée.

Tu ne m'as pas cru.

Tu m'as obligé à le faire.

Je n'ai pas eu le choix.

J'avais déjà l'argent sur mon compte.

C'est un modèle réduit de compresseur industriel.

Si tu l'utilises pour comprimer l'air, ça fonctionnera.

La compression prend du temps.

Il faut cinq secondes.

S'il n'y a pas assez d'air comprimé, ça ne sera pas assez puissant.

Mais s'il y a trop d'air, ça explosera.

Un,

deux,

trois,

quatre.

Merde !

LE RIRE AMÈNE LA CHANCE.

MAI 1980, GWANGJU

"Sun", bon et gentil.

"Sook", clair.

"Young", fleur.

"Lim", forêt.

"Mi", beauté.

"Jung", droit. "Jin", trésor.

"Jin" veut aussi dire progrès.

- La grâce... - Celui-là.

- J'aime bien. - Quoi ? Lequel ?

- Jin ? - Oui, Jin.

Mi-jin.

Mi-jin Shim.

Pas celui qui veut dire trésor.

- C'était quoi, l'autre ? - Celui qui veut dire progrès ?

Oui, c'est ça.

C'est un joli prénom,

et j'aime sa signification.

Ça veut dire se tourner vers l'avenir avec l'espoir...

Sun-hwa !

Que s'est-il passé ?

Sun-hwa !

Sun-hwa !

Sun-hwa !

Sun-hwa !

C'est quoi, ça ?

Sun-hwa !

Bon sang.

On va où exactement ?

- J'en sais rien. - Bon sang.

Dépêchez-vous, descendez !

Allez, Gap-sae. Il faut descendre.

- Un, deux, un, deux. - Un, deux, un, deux.

- Partez ! - Partez !

- Partez ! - Partez !

Jung-hyuk.

- Partez ! - Partez !

Il y a des soldats.

- Quoi ? - Ouah.

Feu !

Jung-hyuk !

Cours !

Vite !

Tuez-les tous !

Dépêche-toi !

Su-jin, viens vite.

Su-jin.

Ça va ?

Su-jin.

Jung-hyuk.

Tu peux y aller seul, hein ?

Je ne veux pas.

Insurgés communistes !

Viens là ! Meurs !

Vite.

Pars devant.

Je te rattraperai.

Ils sont encore vivants !

Viens, petit !

Attrapez-les tous !

Communiste !

Où sont les autres ?

Où sont-ils ?

Su-jin !

Il y en a un autre ! Attrapez-le !

Su-jin !

Su-jin !

Qu'est-ce que j'ai fait ?

Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?

Vous n'avez pas honte ?

Vous êtes un soldat de l'armée.

Votre attention !

Sales cocos !

Sales cocos !

Sales cocos !

- Sales cocos ! - Sang-ryul !

Sang-ryul !

Hé !

Tu fais quoi ?

Non !

Où est-il ?

Maman.

Où est-il ?

Chéri.

Oh, non.

Que va-t-on faire ?

Chéri !

Maman.

Chéri !

Maman.

Ne pleure pas.

- Comment va-t-on vivre sans toi ? - Maman.

Les ordures.

Les sales ordures !

En tant que 11e président élu,

je tiens à remercier le peuple

ainsi que les membres de la Conférence nationale pour l'unification.

Qu'est-ce que je t'ai déjà dit ?

Je suis désolée.

ANNÉE 1983

- Désolée. - Madame !

Tu ne tournes pas rond. Tu devrais rester chez toi !

C'est la loi !

Je suis désolée.

- Désolée. - Je ne dirai rien pour cette fois.

J'oublierai ce qui s'est passé au début du mois et aujourd'hui.

À partir de demain, ne reviens pas.

Madame.

- Je suis désolée. - Le président a visité

le marché de Cheongjin-dong.

- Arrête de t'excuser. - Il a soutenu les marchands.

Tu vas être désolée longtemps ?

Ça fait combien de fois ?

Modestement vêtu,

il a examiné la propreté des ruelles à Cheongjin-dong.

Hé.

Où est son fils ?

C'est Jin-bae, c'est ça ?

Maman.

- Maman. - Le président...

- Maman. - ...a annoncé son soutien

pour le développement économique des marchands.

Je laisse tout derrière moi...

ANNÉE 1988

...et je n'ai aucun regret ni désir inassouvi.

Papa, Séoul est bien mieux que Gwangju, pas vrai ?

C'est pour ça qu'on déménage, hein ?

On montera sur un bateau de croisière à Séoul ?

Il restera dans l'histoire comme le président qui aura fait de son mieux.

Enfoiré !

Arrête !

Tiens.

ANNÉE 1997

Fais attention à toi.

Tu retenteras au printemps prochain.

Il a quoi, ton père ?

L'ancien président a bénéficié d'une grâce spéciale

et a été libéré après deux ans d'emprisonnement.

Il s'est excusé auprès des citoyens...

Pourquoi on en parle aux infos ?

- Chef. - Oui ?

On ne dirait pas la dernière scène d'un film de gangsters ?

Ça alors.

C'est vrai.

Son bilan n'est pas si mauvais, tu ne crois pas ?

Il a redressé l'économie.

Et on a organisé les Jeux olympiques.

Monsieur.

Donnez-moi une cigarette.

Il fait froid.

Monsieur.

Du feu ?

Allons-y.

Abrutis.

Le bus à destination de Séoul va partir.

Veuillez monter à bord.

Pas de grâce ! Punissez le responsable !

Des citoyens refusent d'accepter cette grâce

et manifestent pour exprimer leur désaccord.

- Ses avoirs dissimulés surtout... - Unité nationale ?

- Je vous emmerde ! - Bon sang.

Ramenez votre père.

Tuez-moi, enfoirés.

Descendez-nous tous, enfoirés.

J'ai encore raté l'entraînement.

Enfoirés...

À cause de toi.

Meurs, Papa.

Dépêche-toi et va-t'en.

Je suis de bonne humeur aujourd'hui. Je te ferai pas payer.

Pourquoi ?

C'est le jour où mon fils termine son service militaire.

Rentre chez toi.

- Vraiment ? - Allez, dépêche-toi.

- Bon sang. - J'y vais.

Je vais nettoyer ça.

Il va venir ou pas ?

L'ANCIEN PRÉSIDENT ACCUEILLI PAR DES GENS EN ARRIVANT CHEZ LUI.

Non.

Ça alors.

Tu n'as pas changé, Maman.

Tu es exactement comme avant.

Tu n'as pas changé du tout.

Absolument pas.

Chopez-le.

ANNÉE 2003

- Merde ! - C'est qui, celui-là ?

Il fait quoi ?

- C'est quoi, ça ? - Venez !

Ma jambe !

Arrête !

Enfoiré !

Hé.

T'as envie de mourir ?

De quoi ?

Bon sang !

- J'en reviens pas. - Il est dingue.

Parlons d'homme à homme.

On fait le même travail. Inutile d'en arriver là.

Comment ça, le même travail ?

Vous me rendez dingue, voyous.

J'en ai marre !

Qu'y a-t-il de si difficile ?

Ton chariot a des roues.

T'as qu'à le pousser et partir !

Arrête tes beaux discours. Tu me prends pour un con ?

Pourquoi quitter un bon emplacement ?

Ma mère a commencé ici il y a dix ans !

T'as de la crasse dans les oreilles ?

Écoute-moi bien tant que je reste gentil !

Fais ce que tu veux, enfoiré.

Tu peux même me planter si tu veux !

Qui il traite de voyou ?

Enfoirés.

Mon anguille a dû brûler.

Je vais vous tuer !

Gang de Su-ho ?

Le soulèvement de Gwangju

a commencé quand des émeutiers ont pris les armes.

Il fallait instaurer la loi martiale.

- Bienvenue... - Bien sûr,

la politique devait s'arrêter.

Tu es vraiment tout ça ?

Ouah.

Le monde est déjà assez pourri pour me faire transpirer ici.

Les gens de Gwangju ne devraient pas se battre.

Je suis juste venu goûter les nouilles.

Ouah.

Ce bouillon est excellent.

Quand il est question de pouvoir,

la clé, c'est d'avoir un équilibre.

Le courage ne suffit pas pour survivre !

Ne me regarde pas comme ça.

Je ne suis pas un voyou.

Tu devrais passer me voir la prochaine fois.

Je t'offrirai un verre, d'accord ?

- Six, sept, huit, neuf. - Reportage suivant.

L'ancien président est à nouveau devant la justice après six ans et demi.

Le juge lui ayant demandé de dévoiler ses biens,

l'ancien président a déclaré qu'il possédait 291 000 wons.

Regardez mon compte d'épargne.

- Le solde est de 291 000 wons. - Enfoiré !

Merde !

Bon sang !

Bordel !

Il fait trop chaud.

BOÎTE DE NUIT SANGMU

Jung-hyuk.

Détends-toi.

Tiens.

Concentre-toi et appuie au bon moment.

Compris ?

- Oui. - C'est simple.

J'en reviens pas.

Il va juste jouer au badminton. Pourquoi mobiliser la police ?

Je te plains.

Pourquoi ?

Au début,

on a le sentiment de se faire violer.

Comment ça ?

Tu vas comprendre.

- On arrive. Changez le signal. - Les voilà.

ANNÉE 2005

Ils arrivent.

Changez le feu.

CARNET DE TRAVAIL D'AGENT DE POLICE

Jung-hyuk.

Tu as faim ?

Mange vite.

Su-jin.

Je suis devenu agent de police,

mais je ne peux toujours pas...

Bon sang.

Je ne peux rien faire.

La vie est si dure.

C'est si injuste.

Je suis désolé.

Vraiment désolé.

Su-jin.

Su-jin.

Hé, viens voir.

Qu'y a-t-il ?

Tu pars encore ?

- Il faut que j'y aille vite. - Won-bin.

Pourquoi tu y vas ?

Jung-hyuk est en service.

Il est malade ?

Je ne crois pas que cette tâche soit adaptée pour lui.

Comment ça ?

Il n'a jamais rien dit,

mais il paraît que sa sœur est morte dans le soulèvement de Gwangju.

Je comprends. Vas-y.

Ne restez pas là.

- Vous ne devriez pas être ici. - Hé.

Ne fais pas ce genre de travail.

- Rentre chez toi ! - Allez-vous-en.

C'est dangereux. Rentre chez toi !

C'est plus dangereux pour vous. Partez !

Tu ne veux pas partir ?

Monsieur.

On va vous arrêter si vous buvez ici.

Écoutez-moi.

Monsieur.

Qu'est-ce...

C'est quoi, ça ?

- Non ! - Sales enfoirés !

Vous faites quoi ?

- Vite ! - Éteignez le feu !

Sors de là.

Gwangju souffre toujours.

Elle meurt dans la douleur !

Sors et excuse-toi !

- Attrapez-le ! - Sors de là, ordure !

Hé !

- Sors de là ! - Arrêtez-le !

Attrapez la bouteille !

Que se passe-t-il ?

Ne bouge pas !

Allez chercher l'extincteur !

Éteignez le feu !

- Trouvez quelque chose pour le couvrir. - Allez-y !

- Occupez-vous de lui. - Vite !

Dépêchez-vous !

Appelez la police locale.

Mi-jin.

Tu t'appelles Mi-jin.

Mi-jin.

Pour aller de l'avant avec courage.

Sais-tu qui t'a donné ce nom ?

Ta mère.

C'est elle qui l'a choisi.

Après la mort de ta mère,

on a déménagé à Séoul.

Je voulais recommencer une nouvelle vie avec toi.

C'est la vérité.

Papa.

ANNÉE 2006

VINGT-SIX ANS PLUS TARD

Il a fait un coup d'État.

C'est un criminel qui a été condamné à mort.

Il devait 220 milliards de wons, mais disait n'en avoir que 290 000.

Il n'a toujours pas payé.

De nombreux auditeurs l'ont sans doute oublié,

mais il vit toujours dans le luxe et conserve du pouvoir.

Merci.

Vous avez tous mangé ?

Quelqu'un est là pour te voir.

Qui ?

Je ne sais pas.

C'est fermé.

Je sais.

Je vous ai déjà vu.

C'est exact.

C'était à l'enterrement de votre père.

Vous n'êtes pas d'ici.

Que puis-je faire pour vous ?

C'est si difficile à dire ?

Que voulez-vous ?

Vous voulez que je tue quelqu'un ?

Ça doit être ça.

J'ignore ce que c'est.

Mais quoi que ce soit,

réglons ça et passons à la suite.

D'accord ?

Bon, on arrête.

Au revoir.

C'est quelqu'un

que vous connaissez aussi.

Prends-en une.

Vous venez de loin. Ça a dû être difficile pour vous.

Je m'appelle

Gap-sae Kim.

Merci d'être venus.

Je m'appelle Joo-an Kim.

Je suis le secrétaire du président.

Voici Jung-hyuk Kwon.

Il est agent de police.

Voici Mi-jin Shim, membre de l'équipe nationale de tir.

- Voici... - Un voyou de Gwangju, Jin-bae Kwak.

C'est un groupe inattendu.

Vous êtes tous

des survivants du soulèvement de Gwangju.

Même si on se connaît peu,

je pense qu'on peut travailler ensemble.

Un instant.

Laissons les jeunes de côté.

C'est quoi, votre histoire ?

Pourquoi quelqu'un comme vous voudrait-il faire ça ?

Je vais répondre à la place du président.

Je t'ai rien demandé.

Quoi ? Vous êtes un survivant aussi ?

- Non. - Alors ?

Je...

J'étais soldat.

C'est n'importe quoi.

Je peux pas laisser passer ça.

Dites-moi une chose.

Vous avez...

tué des gens à Gwangju ?

Avant tout,

en tant que soldat envoyé au soulèvement de Gwangju,

je tiens à m'excuser.

Je suis désolé.

En mai 1980, j'étais...

Ça suffit.

Ne mélangeons pas notre curiosité et nos besoins.

Je me fiche de ceux qui sont ici.

Peu importe s'il était soldat et s'il a tué des gens à Gwangju.

Tant qu'on a le même objectif, ça me convient.

T'es un sacré numéro.

Je suis partante.

Vous allez vraiment le tuer ?

Je veux qu'il s'excuse pour ce qu'il a fait.

Je veux simplement le voir demander pardon.

Tout le reste dépendra de son comportement.

Moi aussi.

Je le ferai.

Merde.

On va passer un pacte de sang aussi ?

Je ne sais pas si ça aura le même goût qu'avant.

C'est pas mon restaurant. J'ai pas trouvé de kimchi.

C'est bien suffisant. Que demander de plus ?

Merci pour tout.

Je ne vous ai jamais remercié.

Mais...

...je suis désolé.

J'ai quelque chose à faire.

Permettez-moi de partir.

Tu dois faire quelque chose ?

Laquelle ?

Désolé.

Je ne peux pas vous le dire.

As-tu oublié ?

Je suis aussi un malfrat.

Tu es ma famille.

Tu dois me donner une raison.

Je dois aller à Séoul

pour acheter des cigarettes.

Espèce de voyou.

RECHERCHE DE DONNÉES

Vous devez savoir

qu'il a des gardes et une escorte policière

à chaque fois qu'il sort.

Ce visage me dit quelque chose.

Parfois,

il a aussi des gardes du corps personnels.

On ne peut pas vraiment estimer son niveau de sécurité.

LIEU DU SUICIDE DU PÈRE DE MI-JIN

Les résidences voisines sont vides ou occupées par des gardes.

D'autres bâtiments sont peut-être utilisés pour la sécurité.

Si on inclut tous les bâtiments suspects,

voici le périmètre.

Il est impossible d'entrer chez lui ou de le voir à l'extérieur.

Bien.

Cet endroit

a été construit suivant le même plan que sa maison.

S'approcher en son absence. S'infiltrer.

- Bonjour. - Bonjour.

- Quoi ? - Regardez.

- Monsieur. - Clic.

Vous faites quoi ?

D'abord,

il faut chambouler la sécurité.

L'entrée est bloquée

par des agents et des gardes de sécurité personnels.

Ils contrôlent les voitures et les gens qui passent.

L'accès est refusé à ceux qui n'ont pas d'autorisation.

Des étudiants ont déjà été arrêtés pour avoir voulu entrer.

Plusieurs tentatives ont échoué.

À chaque fois, ils ont augmenté le nombre d'agents.

La sécurité a été renforcée.

Il est impossible d'entrer directement.

Il faut une stratégie détaillée et minutieuse.

À plus tard.

Si on fonce tête baissée,

- on n'avancera pas d'un mètre. - C'est encore moi.

- C'est moi. - Quoi ?

- Quoi ? - Arrête !

- Toi ! - Arrête !

Espèce de...

Dégage !

Arrête de t'étirer et va-t'en !

Va-t'en !

Il fait quoi ?

Partez !

- Il fait quoi ? - Bon sang !

Encore une fois !

- C'était quoi, ça ? - Il est fou.

Hé !

- Encore une fois ! - Il fait quoi ?

Quoi ?

C'est qui ? Attrapez-le !

Deux cent quatre-vingt-dix mille wons !

Sors de là, enfoiré !

Faites-le taire !

Faites-le taire !

Autant de bruit dans un quartier résidentiel ?

- La ferme. - À quoi tu joues ?

T'es qui ?

Le responsable ?

Je t'ai pas demandé.

Le vieux est là ?

C'est aujourd'hui qu'il va mourir. Cet enfoiré le sait ?

Merde !

- Il est pas armé ? - M. Ma.

Lâchez-le.

Si je suis venu sans armes ? Putain, ouais.

Pourquoi tu fais ça ?

Ça irait si je disais

que c'est pour mon père qui est mort à Gwangju il y a 26 ans ?

Ne sous-estime pas cet endroit.

Tu es balèze, pas vrai ?

Ce sera tout pour aujourd'hui.

Mais dis-le-lui.

Je reviendrai pour le tuer.

- Ne meurs pas et attends-moi... - Enfoiré !

Va le jeter ailleurs.

Quoi ?

Remettons-le à la police.

Vire-le de là.

C'est son emploi du temps qui a été confirmé.

Joo-an ? C'est Jin-bae.

J'ai nettoyé la ruelle aujourd'hui.

J'ai fait une petite sieste,

- et ces abrutis... - Que vois-tu ?

- Ici ? - Oui.

Je vois un truc pointu.

Il fait chaud. Viens vite !

J'ai la bouche en vrac. Je sens même pas la cigarette.

Pourquoi tu t'es pas déguisé ?

Me déguiser ? Je suis pas un gosse.

J'espère qu'ils agiront comme on l'a prévu.

Ne t'en fais pas.

Je m'en suis occupé.

J'ai entendu dire que le président était ton père.

Oui.

Quelle belle famille.

Joli coup.

L'incident d'il y a quelques jours me rend mal à l'aise.

Il faut renforcer la sécurité.

Faites-le.

Toutefois,

j'ai peur de ce que pourraient penser les gens

si on utilisait la police.

Je chercherai des gardes à l'extérieur cette fois-ci.

Comme vous voudrez.

La météo s'est améliorée.

Si j'allais dans les champs ?

Allez-y, Votre Excellence.

Votre Excellence...

Quoi ?

C'est l'opinion publique ?

L'opinion publique.

Quoi ?

Pourquoi as-tu laissé ce voyou partir ?

Tu es bizarre.

Tu nous fais faire deux fois le boulot.

Mai arrive bientôt.

Les médias ne doivent rien savoir.

Il faut faire attention.

Pourquoi te soucies-tu des gens ?

C'est mon boulot de m'occuper de ça.

En plus,

recruter des agents supplémentaires est aussi de mon ressort.

Ne te mêle pas de ça.

Ce n'est pas la première fois qu'on fait ça.

Ne fais pas de bêtises.

Sa sécurité est en jeu.

LIBRAIRIE

Je pensais acheter un livre.

Il paraît que tu as travaillé dur.

C'était pas grand-chose.

Ouah.

C'est une carabine de compétition ?

C'est trop chouette.

Si tu as quelque chose à dire, vas-y.

D'accord.

Je comprends ce que tu ressens.

Mais reste en dehors de ça.

Tu es jeune.

Tu as la vingtaine.

Tu devrais vivre ta vie.

Ma vie ne te regarde pas.

Oui.

C'est vrai.

Tu as raison.

Mais c'est dommage de te mêler à ce genre de choses,

car tu es jolie.

C'est du gâchis.

Quel conseil inutile.

Je ne te prends pas de haut.

Je suis juste plus âgé

et je te donne ce conseil.

Quelqu'un qui est mort avant moi compte plus pour moi.

C'est pas aussi le cas pour toi ?

Hé !

Que se passe-t-il ?

- Patron ! - C'est quoi ?

PROCUREUR WOO-HYUK KANG

Beethoven ?

Vous avez des standards élevés.

C'est Mozart.

Su-ho.

Où est Jin-bae Kwak ?

Jin-bae ?

Pourquoi vous le cherchez ?

Hé.

Chantage et instigation, c'est du sérieux.

Le cacher ne résoudra rien.

Il s'en prend à l'ancien président.

Il faut vous faire un dessin ?

Hé.

Coupe le moteur.

Vous saisissez ?

Livrez-nous Jin-bae Kwak et négociez avec nous.

Dans le cas contraire, vous paierez les pots cassés.

J'ai envoyé Jin-bae...

acheter des cigarettes.

Jin-bae, le patron a été arrêté.

On va faire quoi ?

On a perdu notre place à Gwangju.

Tu as acheté des cigarettes ?

Pas encore.

Jin-bae.

Cette chose que tu dois faire...

C'est le seul moyen ?

Est-ce la bonne décision ? Je n'en sais rien.

Même si

je n'y ai jamais vraiment réfléchi,

je mérite d'être ici.

Jusqu'à maintenant,

j'ai vécu à Geumnamro sans aucune inquiétude.

À présent,

je me sens coupable.

Merde.

J'ai honte d'avoir vécu ainsi.

Patron.

Jin-bae.

Ne reviens pas sur le passé.

Regarde devant toi et précipite-toi.

Le bâtiment a été acheté il y a des années dans ce but.

Cette personne t'aidera, Mi-jin.

C'est 600 mètres devant, à deux heures.

On dirait un labyrinthe.

C'est le mieux qu'on puisse faire.

Tu as été triste de ne pas me voir tous les jours ?

J'avais du travail à Séoul.

Les médecins m'ont dit que tu allais mieux.

On rentrera à la maison quand ce sera fini, d'accord ?

Tu te souviens ?

Le soldat qui a tué ton père.

Il est passé l'autre jour.

Il pleurait.

Il m'a demandé pardon.

Il m'a demandé de lui pardonner en pleurant.

Mais...

je n'ai pas pleuré.

Je l'ai juste regardé.

Je ne pouvais pas pleurer.

Et voilà. Ne pleure pas.

Tu as vieilli,

mais tu es toujours la même.

Tu n'as pas changé.

Toujours la même idiote.

J'ai les renseignements que tu voulais.

Bon travail.

J'ai eu du mal.

Le gang de Jin-bae a reçu un coup dur.

Comme prévu, le procureur a agi directement.

Mais on n'a rien entendu.

Ils veulent nous intimider sans créer d'histoire.

Ils sont allés plus vite que prévu.

Ils sont aussi aidés par le gouvernement.

Il faut accélérer le mouvement.

C'est vous qui avez tué mon père ?

Vous avez pleuré devant ma pauvre mère ?

Vous lui avez demandé pardon ?

Alors...

C'est pour ça que vous êtes venu me trouver ?

Pour vous venger ?

Vous essayez de manipuler le fils de l'homme que vous avez tué !

Merde, c'est de ça qu'il s'agit ?

Jin-bae !

Arrête ça.

Mon père et moi avons autant souffert que toi.

Tu n'es pas seul.

Je ne voulais pas le cacher.

Mais ce n'était pas le bon moment de demander pardon.

C'est peut-être ridicule pour toi,

mais je voulais nous donner une chance.

Si tu veux tuer quelqu'un, fais un choix.

Merde.

Pourquoi c'est si compliqué ?

On n'arrivera à rien comme ça.

Tu vas faire quoi ?

Je vais le tuer.

Mi-jin.

Mon but n'est pas de le tuer.

C'est de le faire se repentir.

Il en a eu largement l'occasion.

Ça fait des décennies.

Tu as été affecté à la gestion des feux de circulation ?

Oui, mais je ne le fais plus.

Rends-moi service.

C'est simple.

Attends juste cinq secondes.

Crevez, enfoirés !

Salopards !

Ma femme est morte.

Tout le monde est mort.

Quoi ? Je vais tous vous tuer !

Enfoirés.

Ils ont déjà tout. Et moi ?

Achetez de la nourriture.

Mangez d'abord.

Vous boirez après.

COMMISSARIAT DE SEODAEMUN

Salut !

Que fais-tu ici ?

Tu n'es pas en poste ?

On m'a dit de ne pas y aller.

J'ai beau y réfléchir,

ça me semble être une mauvaise idée.

Si Mi-jin était blessée, nos plans tomberaient à l'eau.

- Jin-bae est le plus proche. - Idiote ! Merde !

Il va démarrer. En position.

Il est parti.

Cinq minutes avant Seodaemun.

Ces agents travaillent dur.

Ils sont récompensés en conséquence, n'est-ce pas ?

Oui, M. Tak s'en occupe.

Il passe le rond-point.

Encore trois minutes. Tenez-vous prêts.

Il a passé l'intersection de Namgajwa. Préparez le feu.

Préparez l'intersection de Seodaemun. Dans deux minutes.

Tu as chaud ?

Pourquoi un jeune transpire-t-il autant ?

Ce n'est rien.

Jung-hyuk.

Il paraît que tu t'es porté volontaire pour le poste aujourd'hui.

Pourquoi ?

C'est pas difficile pour toi ?

Il arrive à Seodaemun. Changez le feu.

Changez le feu.

Tu fais quoi ?

Changez le feu.

- Change le feu, dépêche-toi ! - Changez le feu.

Il traverse Seodaemun.

Tu fais quoi ?

Pousse-toi !

Un.

Deux.

- C'est pas vrai. - C'est quoi, ça ?

Trois.

Quatre.

Cinq.

- Bon sang ! - C'est trop faible.

Non !

Lâche-moi !

Hé !

- Vaurien ! - N'y allez pas !

Un, deux, trois,

quatre...

Encore trop faible.

- Vous ne pouvez pas ! - Lâche-moi !

- Non ! - Vaurien !

Dégagez !

Un,

deux...

T'es malade ? Lâche-moi !

Trois, quatre !

Sécurité !

Cinq, six !

Crève.

Crève !

Police !

Bouge pas !

Sale vaurien.

- Vérifiez si Son Excellence est sauve. - Oui !

Protégez Son Excellence !

Allez-y ! Vite !

Bon sang ! Ne bougez pas !

Jung-hyuk !

Ça va aller.

Bon sang !

Tu fais quoi ? Vite !

Papa, je suis désolée.

Je peux pas continuer.

Bon sang !

Joo-an.

Joo-an.

Laisse tomber.

Tu ne comprends pas ?

Ce n'est pas à cause de toi.

Je fais ça pour moi.

Pour pouvoir vivre.

Je risque ma vie pour survivre.

Ne m'arrête pas.

C'est trop tard.

Mais pas comme ça !

À partir de maintenant, je m'en occuperai moi-même.

Tu ne peux pas agir seul.

Les choses seront plus compliquées, mais on peut réussir.

Je m'en charge.

De quoi ?

On a tous nos raisons !

On mourra peut-être en essayant, mais on ne peut pas continuer à vivre.

Tu le sais.

FUSILLADE À SÉOUL ENTRE DES GANGS DE GWANGJU

Il est en face de moi.

- Hé. - Je vais l'amener.

Ne parle pas, suis-le.

Compris.

C'était aux infos hier.

Quels gangs ?

Vous savez inventer des histoires.

C'est quoi ?

Quoi ?

C'est le type d'hier.

Il est venu ici il n'y a pas longtemps.

- Mangeons d'abord. - D'accord.

Dans les grands sapins verts

Vive le vent, vive le vent

Tu es réveillée finalement.

Ne te lève pas.

Tu dois rester au lit. Tu as perdu beaucoup de sang.

- Tu dois avoir la tête qui tourne. - Et ma main ?

En fait...

Il n'y avait personne.

Tu es gauchère ?

Non.

Alors, ça ira.

Tu as faim ?

On commande. Tu veux quelque chose ?

- Où ça ? - Leur jjamppong est excellent.

- Voilà. - Sept bols de jjamppong.

Et huit boulettes.

Venez là.

Vous avez étudié à l'étranger.

Pourquoi êtes-vous si déterminé

à rejoindre la sécurité de l'ancien président ?

Être numéro un dans votre secteur ne vous satisfait pas ?

Je suis numéro un,

mais je n'ai jamais travaillé pour l'élite.

Travailler pour le président améliorera notre image de marque.

C'est vrai, il ne faut pas ignorer les standings.

Vous n'avez jamais connu la cour des grands ?

J'ai entendu dire que vous renforciez la sécurité.

On a vu plus de déséquilibrés ces derniers temps.

Il faut agir vite dans ces circonstances.

Mais il y a tant de sociétés de sécurité.

- Excusez-moi. - La concurrence est rude.

Espèce de taré.

Tu veux mourir ?

Quel crétin.

Ouah.

C'est mon genre.

Désolé d'avoir tardé. Voici les clés de votre voiture.

Mes clés étaient donc là ?

Il y a des caisses de pommes dans le coffre.

Des pommes ?

J'aime les pommes.

Simples et traditionnelles.

J'ai aussi un petit cadeau pour Son Excellence.

Les gens éduqués se démarquent.

Vous me plaisez.

La conférence va commencer.

Nous invitons tous les invités à venir y assister.

La conférence est sur le point de commencer.

Tous les invités sont priés de venir s'installer.

CONFÉRENCE DE L'ANCIEN PRÉSIDENT

Pour le plus grand président de notre époque,

inclinons-nous et souhaitons-lui longue vie !

Approchez, je vous prie !

- Longue vie à vous ! - Longue vie à vous !

- Merci ! - Veuillez retourner à vos places !

Retournez à vos places.

CONTRÔLE D'ANTÉCÉDENTS MI-JIN SHIM

- Tu as trouvé ? - Oui.

Fais voir.

Il n'y a aucun lien entre eux.

Les supérieurs nous demandent de clore l'affaire.

Oui.

Ça ne te semble pas louche ?

Comment ça ?

Regarde.

Sa mère et son père sont morts pendant le soulèvement de Gwangju.

Et alors ?

Bon sang.

C'est pour ça que Jung-hyuk...

Moins fort.

Sa sœur est aussi morte pendant le soulèvement.

C'est pour ça qu'on a reçu l'ordre de dissoudre l'équipe d'enquête ?

Il se passe quelque chose.

Dis-moi.

Tu as retrouvé la voiture de l'intersection ?

Ils ont clos l'affaire.

J'ai arrêté d'enquêter.

Imbécile.

Pourquoi ?

La plaque est fausse.

C'est évident.

- Hé. - Quoi ?

Enquête en interne.

Dis au type qui suit Jung-hyuk de ne rien dire. Compris ?

Repose-toi.

Tu n'écoutes pas. Tu devais rester allongée.

Décale-toi.

C'est ça ?

Ça semble plus normal.

Mais ça a l'air compliqué.

C'est censé avoir une portée de 800 mètres.

C'est un M-16 modifié.

Il doit être automatique.

Pas vrai ?

Pourquoi tu as mis ça comme ça ?

- Tu sais comment l'assembler ? - Oui.

Quand tu entres dans un gang, on t'apprend à faire ça.

Tu as eu peur ? Cet endroit est rempli de voyous.

J'ai rarement peur.

Mais tu es douée pour faire peur aux autres.

Je suis désolée.

Tant que tu le sais.

Et...

merci.

Tant que tu en as conscience.

Voilà.

C'est donc à ça que tu ressembles quand tu souris !

Je devrais vivre honnêtement.

J'ai soudain envie d'être ainsi.

Jung-hyuk, tout ce temps...

Je n'aurais pas accepté si j'avais su.

Tout est fichu.

Tu as raison.

Je regrette ce qui s'est passé, mais on a encore...

Rendez-vous.

Tous.

Quoi ?

Je...

Je ferai ce qu'il faut pour retrouver ma place.

Alors,

arrêtons là.

- J'attendrai au commissariat. - Jung-hyuk.

Il a rencontré quelqu'un, mais je ne sais pas qui.

Tu vois ?

Je te l'avais dit.

Continue de le surveiller et ne le perds pas de vue.

Bon travail.

Laissez-nous enquêter ouvertement.

On l'arrêtera tout de suite.

Impossible.

Procédez en secret.

Que voulez-vous que je fasse ?

Si on dissimule tout et qu'il arrive quelque chose,

ça me retombera dessus.

Franchement,

l'ancien président assumera si je me fais virer ?

Bon sang.

C'est trop frustrant.

Tu fais quoi ?

Bienvenue, Jin-bae.

- Salut, Jin-bae ! - Bienvenue !

Entre.

Par ici.

C'est quoi, tout ça ?

On a remarqué que tu mangeais mal.

Donc on a préparé de la nourriture.

Jin-bae.

Laisse-nous venir.

Achetons des cigarettes ensemble.

Ne dis pas n'importe quoi.

Soyons honnêtes.

Tu as besoin d'hommes.

Et le patron ?

Jin-bae.

On est allés le voir ce matin.

Il faut lui donner une chance.

Et à nous aussi.

Pas vrai ?

- Oui ! - Oui !

Jung-hyuk nous a laissés ?

Oui.

C'est un lâche. Il meurt de faim quelque part ?

Une date a été fixée.

Mais,

vu l'incident précédent, la police est en alerte maximale.

Il faudra donc provoquer une diversion.

Il faudra occuper la police.

J'irai.

J'y comptais. J'ai fait une promesse.

Je l'ai dit au chef de la sécurité.

Je lui ai promis de revenir.

Et pour s'enfuir ?

Tu pourras y arriver sans mon aide ?

Mangeons.

J'ai faim. Allez.

C'est moi. Qu'y a-t-il ?

J'ai perdu la voiture dans laquelle Jung-hyuk est monté.

Quoi ?

Je l'ai perdue.

Comment ça ?

- Tu es policier. - Il s'est arrêté à des toilettes.

J'y suis allé aussi. Quand je suis sorti, il avait disparu.

- C'était l'autoroute de Honam ? - Oui.

Il a dû aller à Gwangju. Tu peux revenir.

Je reviens ? Je pars, alors.

- Quoi ? - Jung-hyuk est là.

- Oui. - D'accord.

- Il avait l'air mal hier. - Il est là.

Il va bien ?

Vous m'entendez ? Allô ?

Je...

Je veux vraiment réussir.

Mes parents sont aussi morts à Gwangju.

Sous mes yeux.

Mon père actuel m'a élevé.

Ce qui s'est passé ensuite...

Je ne sais pas trop.

Je n'y ai jamais réfléchi.

Je vois.

Tu vis au jour le jour.

Comme moi.

Je commence à t'apprécier.

Tu ne manges pas ?

Mange d'abord.

Tiens.

Qu'est-ce qui va m'arriver ?

Je t'ai mis en congé maladie. Ne t'inquiète pas.

Tu reviendras travailler normalement, d'accord ?

Tout le monde fait des erreurs.

C'est la vie. N'est-ce pas ?

Pourquoi vous êtes si bon avec moi ?

On est collègues.

CIMETIÈRE DE YOOYOUNG

Tu t'enfuis toujours.

C'est ma mère.

SUN-HWA KWON, 22 MAI 1980

Mon père.

DONG-HOON KWAK, 23 MAI 1980

C'est bizarre de voir ça.

Je sais.

Comme si c'était une grande famille.

Ce côté-là et celui-ci...

C'est vraiment ça.

Tu as peur ?

Laisse couler toutes tes larmes.

Au moins une fois.

Plus tard.

En même temps.

SU-JIN KWON 22 MAI 1980

Plus de 5 000 survivants et hommes politiques ont assisté

à la commémoration du 26e anniversaire du soulèvement de Gwangju

au cimetière national ce 18 mai.

Après la cérémonie,

un hommage a été rendu aux victimes de la répression.

5 000 personnes au 26e anniversaire du soulèvement de Gwangju

COMMISSARIAT DE SEODAEMUN

C'est quoi ?

La voiture de l'intersection.

Tu disais que la plaque était fausse.

J'ai enquêté.

Elle est souvent dans ce bâtiment.

- X-Cop ? - Oui.

C'est quelle société ?

- Tu t'es renseigné ? - Oui.

C'est une société réputée dans son domaine.

Elle est très connue, et ses finances sont solides.

C'est tout ?

Tu devrais enquêter sur les gens.

J'ai noté ça.

C'était quoi, le nom ?

Gap-sae Kim.

C'est la voiture du secrétaire du président, Joo-an Kim.

Identifiez le véhicule.

Oui, monsieur.

Va vérifier.

Je peux vous aider ?

J'ai rendez-vous.

Je suis Joo-an Kim de X-Cop.

Vous n'êtes pas inscrit.

- Demandez à vos supérieurs. - Un instant.

On fait quoi avec les visiteurs de X-Cop ?

- Laissez-les passer. - Bien.

Allez-y.

Bienvenue.

Vous venez voir M. Tak ?

- Oui. - Entrez.

Attendez.

Vous devez être fouillés avant de pouvoir entrer.

- Il y a un problème ? - C'est la procédure standard.

Par ici.

Allez-y.

Rien à signaler.

Entrez.

C'est quoi, ça ?

Le cadeau du président pour Son Excellence.

On doit regarder ce que c'est.

Montrez-leur.

Ouvre-le.

Ne touche pas à ça !

Ferme-le.

Comment traitez-vous nos invités ?

Comment osez-vous ouvrir un cadeau destiné à Son Excellence ?

Je suis désolé.

Veuillez les excuser.

Entrez, je vous en prie.

M. Ma.

Je m'en porte garant.

Ouvrez la porte.

Devrais-je vous laisser en privé ?

C'est inutile.

Ce n'est rien.

Vous devriez lui parler librement.

On discutera après.

Par ici.

Attendez là !

Votre attention !

Écoutez-moi bien.

Sortez vos armes.

Posez-les par terre.

Il dit quoi ?

- Vite ! - Posez-les.

- Doucement. - N'oubliez pas.

Vous ne pouvez pas utiliser vos couteaux.

Vous ne devez blesser personne.

C'est compris ?

Aujourd'hui, on n'est pas des voyous.

On est les fils de Gwangju. Ne l'oubliez pas !

Vous pouvez entrer.

Voulez-vous prendre un café dans mon bureau ?

Non, merci.

- J'attendrai le patron ici. - Très bien.

Quand ce sera le moment,

tu n'auras que ce que tu vois.

On ne peut pas faire mieux.

Je sais.

Je choisirai l'endroit.

J'ai fait ça plus de cent fois.

- Ce sera précis... - Silence.

À force d'en recevoir et d'en créer,

j'ai développé un sens de l'art.

Mais ça...

C'est...

un chef-d'œuvre.

Ça me plaît.

Merci.

Mais pourquoi vouliez-vous me voir ?

Asseyez-vous.

Vous êtes blessé à l'orteil.

Vous y avez mis un pansement à cause de la douleur.

Ça fait 26 ans.

J'ai connu de nombreux revers dans cette période.

C'était douloureux,

mais j'ai réussi à arriver jusqu'ici grâce à cela.

Je suis devenu le président d'une grande société.

N'importe qui ne peut pas vous voir.

Et je devais vous rencontrer.

Je suis venu

pour entendre votre réponse.

Ma réponse ?

Il y a 26 ans,

en mai 1980, pour être exact...

Vous vous en souvenez ?

Quoi ?

Votre attitude déterminera si vous allez vivre ou mourir.

Pourquoi parlez-vous d'événements si anciens ?

J'ai déjà abordé ce problème.

Écoutez bien.

Les soldats ont agi ainsi pour se défendre.

Je n'étais pas au courant de ce qui se passait.

Les soldats se défendaient ?

Vous l'ignoriez ?

Je...

J'étais un soldat.

C'étaient vos ordres.

Avouez et demandez pardon.

Tout finira bien si vous le faites.

Le sujet est déjà clos.

C'est peut-être fini pour vous, mais pas pour moi.

Pour monter sur le trône, vous avez piétiné des civils innocents.

Ils sont morts à cause de vous.

Même jusqu'à aujourd'hui, 26 ans plus tard,

vous n'avez jamais prononcé un mot d'excuse.

Écoutez.

Vous commencez à m'ennuyer.

Ennuyer ?

Je me demandais de quoi il s'agissait.

Qu'y a-t-il ?

La nouvelle société de sécurité s'appelle bien X-Cop ?

Son président est Gap-sae Kim, et son secrétaire, Joo-an Kim.

On est le 18 mai. Je ne suis pas tranquille.

On est en route. On arrive.

Allô ?

Allô ?

M. Ma !

Bon sang. Plus vite !

- Arrêtez-le ! - Quoi ?

- Bloquez l'entrée ! - Qu'y a-t-il ?

Que se passe-t-il ? Pourquoi cet air si sérieux ?

J'avais dit de ne pas faire de connerie.

Attendez ici.

Je vous ennuie.

Je vous ai dit que je n'y étais pour rien.

À cause de vos ordres,

j'ai dû assassiner des gens.

Pourquoi le niez-vous ?

Vous devriez partir, maintenant.

Où est passé M. Tak ?

Les scélérats comme vous

prospèrent sans remords,

et cette société...

Cette société est corrompue.

Espèce d'ordure.

J'ai reçu un entraînement spécial.

Vous croyez me faire peur avec un pistolet ?

Neutralise les types de X-Cop. C'est une urgence !

Enfoiré !

- Les gens vont et viennent. - Demandez pardon !

Vous devriez avoir honte de ce que vous avez fait.

Gap-sae Kim !

J'ai prévu un plan de fuite.

Inutile.

D'accord.

- C'est quoi, ça ? - Quoi ?

C'est les flics.

Merde.

- Suis-les. Accélère ! - D'accord.

Gamine, il faut que tu réussisses !

Vous le connaissez ?

Désolé, Votre Excellence.

Rattrapez le coup.

- Enfoiré ! Comment oses-tu ? - Qu'y a-t-il ?

Occupez-vous de ça.

Les jeunes ne semblent pas beaucoup m'apprécier.

Je ne leur ai rien fait.

C'est juste le début.

- Descendez, dépêchez-vous ! - Allez.

- Où est M. Ma ? - Vite !

- Bouclez la zone. - Il ne répond pas à la radio.

Bloquez la ruelle là-bas !

- Fréquence 88 ! - Jung-hyuk, viens ici.

Notre nation est devenue remarquable.

C'est quoi, ça ?

- Bloquez devant ! - Quoi ?

- Bloquez-les ! - C'est qui ?

Sans doute Jin-bae Kwak.

Encore un peu.

Ça faisait longtemps !

Chargez !

Arrêtez-les !

Envoyez des renforts !

Encore.

C'est bon.

- C'est quoi, ça ? - Quoi ?

- C'est quoi ? - Hé !

Chargez !

Je l'ai trouvé !

Vous l'avez eu ? Répondez !

Est-ce que ça va ?

- Pas un geste ! - Merde.

Ça va ?

On a localisé le tireur. On s'en occupe.

C'est cassé ! On ne peut pas descendre la grue !

Ouvrez cette porte !

M. Ma !

Arrêtez ces émeutiers !

Comment pouvez-vous les laisser s'approcher en plein jour ?

Des émeutiers ?

Ne nous appelez pas

comme ça.

Vos hommes étaient les vrais fauteurs de troubles.

C'est clair ?

Arrête ! Ça suffit.

- Je t'ai dit d'arrêter ! - D'accord.

Tu vois quelque chose ?

- Débarrassez-vous d'eux ! - Sang-ryul !

Ressaisis-toi. Ce n'est pas lui qu'il faut protéger.

Ce sont ces enfants.

Il faut en finir.

Laisse-moi, Sang-ryul.

- Ne parle pas ainsi de Son Excellence. - Sang-ryul !

Tu as oublié ce que cet enfoiré a fait ?

Tu as oublié ce qu'il a fait à leurs parents ?

Reprends-toi !

Le passé de Son Excellence est juste.

Quel passé, bordel ?

C'est juste une soif écœurante de pouvoir.

Vous allez déformer l'histoire longtemps ?

- La ferme ! - Sang-ryul !

- Enfoiré de coco. - Coco ?

- Coco ? - Joo-an !

Mes parents n'étaient pas communistes !

Pourquoi ont-ils été tués ?

Pourquoi les avez-vous tués ?

Pourquoi ?

- Joo-an ! Non ! - Non.

Joo-an !

- Jin-bae, dépêche-toi ! - Viens ici !

Dégagez !

Où sont les renforts ? Ils escaladent le mur !

Ils sont là ?

Voilà !

C'est Mi-jin Shim ?

Attrapez-la !

Dépêchez-vous !

Joo-an.

Joo-an !

- Joo-an ! - Je...

Je voulais vraiment...

Joo-an.

Papa...

Joo-an !

Je suis désolé, fiston.

Son Excellence est juste.

Ça suffit, Sang-ryul !

Arrête de tirer sur les gens.

M. Ma !

Que faites-vous ? Tirez !

Ne me donnez pas d'ordres !

Quoi ?

Ne me donnez pas d'ordres.

Votre arme...

Jamais.

Ne me donnez plus d'ordres.

C'est compris ?

- Qu'est-ce qui se passe ? - Jin-bae.

Tire.

C'est le seul moyen d'obtenir le pardon.

Donnons un bon exemple.

Il faut en finir.

Tire.

Écarte-toi.

Pousse-toi !

Ne me donne pas d'ordres.

J'ai promis à ma sœur d'être un bon policier !

Ta sœur ? Abruti !

Enfoiré. Policier ?

Et toi ?

Comment as-tu vécu ? Dis-moi !

Comme un chien !

Un policier ne doit-il pas protéger les civils innocents ?

Cet enfoiré est-il innocent ?

La police doit-elle protéger une ordure de meurtrier ?

Reprends-toi, Jung-hyuk !

Enfoiré !

Tu n'as pas honte ?

Tu ne te sens pas mal pour ta sœur ?

M. Ma.

Vous allez vraiment me tirer dessus avec cette arme ?

Bien sûr que non.

Vous ne pouvez pas mourir.

Enfoiré.

Jusqu'à la fin,

vous devez vivre effrontément

pour que le bien-fondé de mes actes soit justifié.

Vous comprenez ?

Votre Excellence !

Votre Excellence.

Regarde là-bas !

Je suis désolé.

Appelez une ambulance.

Avancez.

Hé ! Vous allez où ?

Ici ! Dépêchez-vous !

On peut encore le sauver !

Il faut le sauver !

Gap-sae !

Réveillez-vous !

C'est moi qui dois vous tuer !

Ne mourez pas comme ça !

Gap-sae !

Bon sang.

Jung-hyuk !

Bon travail.

Tu as attrapé Jin-bae Kwak.

Viens.

Monsieur.

- Le problème n'est pas réglé. - Quoi ?

On a besoin de vous ici.

Qu'est-ce que vous fichez ?

- Finissez-en ! - Merde !

On n'a pas le matériel qu'il faut !

- Venez vite ! - Je gère la situation ici.

Dépêchez-vous.

- Son Excellence est furieuse. - Faites vite !

Sérieusement !

Dépêchez-vous !

Très bien. J'y vais.

J'imagine que c'est la fin.

C'est vraiment fini ?

Je suis désolée.

J'ai honte.

C'est pour ça que je suis en colère.

Yong-gu.

Tu as mangé ?

Joong-seok, tu as mangé ?

Les gars, vous avez mangé ?

- Oui. - Oui.

C'était quoi, ça ?

Vous êtes rassasiés ?

- Oui ! - Oui !

Alors, donnons tout ce qu'on a jusqu'au bout !

Jin-bae.

Utilisons nos armes à présent !

Faites ce que vous voulez !

Maintenant, chargez !

Allez !

Que se passe-t-il ? Ça recommence ?

Restez pas plantés là ! Aidez-nous !

C'est la seule entrée ?

- Agent Park. - Oui ?

Il se passe quelque chose ?

Là-bas !

- Donnez-le-moi. - C'est bon. Allons-y.

Enfoiré !

Enfoiré !

Alors, salopard ?

Crève !

Crève !

On n'a plus le temps.

Bordel. On n'a plus le temps.

Crève.

Attention !

Jin-bae, tu fais quoi ?

Tue-le ! Dépêche-toi !

- Maintenant ! - Non !

Jin-bae !

- Agent Park ! - Ça va.

- Venez. - Ça va ?

Tu fais quoi ?

Tire !

Dépêche-toi ! On n'a plus le temps !

Ça fait 26 ans !

Vingt-six ans !

Si on rate cette occasion, on n'en aura pas d'autre !

Ne sois pas désolée.

N'aie pas honte.

N'accuse pas le monde !

Finissons-en enfin !

En position !

- Vous faites quoi ? - Laisse-moi !

On a fait tout ce qu'on pouvait !

Si on ne l'arrête pas,

on est morts tous les deux.

Capitaine !

Non.

C'est dangereux.

Tu es en danger !

Ne réfléchis pas.

Tu vas perdre.

Mi-jin Shim !

Lâche ton arme !

Allez.

Finissons-en vite.

On ira au cinéma, comme les gens normaux.

Même au parc d'attractions.

Merde.

Dépêche-toi de tirer, bordel !

Mi-jin !

Jin-bae.

Merde !

Pense à ton père qui est mort brûlé !

Ravie de t'avoir rencontré.

CE MATIN

Repos.

C'est fini. Allons-y.

Viens.

Sous-titres : Vincent Geoffroy

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