All language subtitles for Regarding Henry 1991 Mike Nicholson - Harrison Ford, Annette Bening, Michael Haley DualFr

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A PROPOS D'HENRY

Nous sommes ici depuis longtemps

� �couter des gens parler.

Un t�moignage m�dical compliqu�.

Beaucoup d'�motion dans cette affaire.

Il n'y a personne dans cette salle

qui ne regrette ce qui est arriv� � M. Matthews.

C'est une trag�die.

On veut en rendre quelqu'un responsable.

Quelqu'un d'autre. Nous comprenons. C'est naturel.

Mais de quoi s'agit-il, en fin de compte?

C'est la parole de M. Matthews contre celle de l'h�pital East Shore.

Ce n'est que cela.

Tout �tre humain qui se respecte voudrait croire M. Matthews.

Croire qu'il a bien dit � l'infirmi�re qu'il �tait diab�tique.

Cela semblerait po�tique

qu'on puisse le reprocher � quelqu'un d'autre.

Mais cela ne serait pas juste.

R�fl�chissons. Qui est l'accus�?

Pas un "grand m�chant" h�pital commercial!

Nous parlons d'�tres humains.

4 m�decins, 5 infirmi�res,

le chef du service, pr�sents � ce moment-l�.

Tous l�, uniquement pour tenter de sauver

la vie de Jonathan Matthews.

Je n'aime pas faire une chose aussi douloureuse

mais j'ai le devoir de le rappeler.

M. Matthews est alcoolique.

En 1 979, il a tent� de se suicider.

M�me moi, j'ai �t� surpris d'apprendre

des propres m�decins du plaignant

que cette trag�die avait pu �tre caus�e par l'alcool.

Alors voil� ma conclusion.

Nous comprenons pourquoi M. Matthews rend l'h�pital responsable.

Mais personne ne pouvait emp�cher M. Matthews de souffrir

sauf M. Matthews.

Ecoutez-moi. Ecoutez-moi.

La table livr�e n'est pas la table que j'ai command�e.

J'ai une soir�e vendredi, et ma table de salle � manger

ressemble � une saloperie de tortue.

Nous donnons raison � la d�fense.

Formidable, Henry!

Tu me rejoins au bureau.

M. Matthews, tout le monde.

Cul sec!

- M. Cameron. - Merci.

Tel p�re, tel fils!

Ce vieux salaud aurait aim� ce proc�s.

Uniquement si lui l'avait gagn�!

M. Turner.

Dites � Maxwell qu'on a gagn� et qu'il me doit 50 $.

Pas maintenant! Annulez mon d�jeuner demain.

J'ai du travail. Repoussez le d�ner de 8 jours.

Sortez le dossier Briggs contre Gordon.

- Et Rosenberg? - Je peux finir?

Je veux la d�position de Martinson � 9 heures demain matin.

Dites � ma femme que je ne serai pas au d�ner � 1 9 h 30.

Qu'elle appelle les "Machin" et le repousse � 20 h 30.

Parce que tu es responsable.

Si tu n'apprends pas � respecter les affaires des autres

on aura un probl�me.

Tu ne quittes pas ta chambre. Compris?

Plus t�t on y sera, plus t�t on en repartira. Tu es pr�t?

- Rosella, on s'en va. - Bonne soir�e.

- Les cl�s? - Je les ai.

Non. La semaine prochaine toute ma famille arrive.

Tu devrais louer un bateau.

Et les envoyer se balader? Bon conseil!

Quand la famille de Sarah est venue, j'ai lou� un bateau.

Oh, le bateau, le bateau!

Tu les nourris. Ils contemplent la Statue de la Libert�.

Ils sont heureux. Ils ne r�alisent pas qu'ils ne se disent rien.

L'annonce disait "2".

2 escaliers de service?

Oui. Finalement j'arrive et elle dit :

"Oh non. Mais il y a 2 �chelles de pompiers."

- Juliette? - Julia.

Julia et vous devez venir � notre r�veillon de No�l.

Sarah a une recette de diplomate � tomber raide!

Venez. On a lou� un bateau.

Bonsoir Madame Turner. Bonsoir Monsieur Turner.

Saloperie!

Va faire tes excuses � Rachel.

N'ach�te plus rien � Tracy.

Si elle ne remplace pas cette table, demain...

Va dire � Rachel que tu regrettes.

Tu ne t'excuses jamais.

Tu diras au traiteur qu'on est 60.

D'accord.

Salut.

J'�tais en col�re.

Je l'admets. Mais...

j'avais une raison.

Mon piano est tr�s important pour moi.

Comme ton poupon.

Frank est ton b�b�. Tu voudrais pas que je le tache?

Il s'appelle pas Frank.

Rachel, la v�rit� c'est que

si tu n'es pas responsable, ne sors aucun aliment de la cuisine.

Un grand proc�s s'est termin� aujourd'hui.

Et papa a gagn�.

Ca va mieux?

Qui ne dit mot, consent.

J'ai dit � Rosella d'acheter des cigarettes.

La fille de Carol n'est pas admise � Huntington.

Ca les rend malades que Rachel le soit.

La fille de Carol est une idiote.

Je vais en chercher. Je reviens.

N'oublie pas tes cl�s!

Un paquet de Merits.

Un paquet de Merits. Les cigarettes.

Vous pressez pas, surtout!

- Quelle sale journ�e! - Ton portefeuille.

Je veux juste des cigarettes.

Bon, attendez une seconde.

D'accord, attendez une minute!

Je sais. Je dois te quitter.

D'accord.

Tu devrais te coller les cl�s � la main.

Qu'est-ce qu'il y a?

Excusez-nous!

Voici Madame Turner. Henry Turner.

Madame Turner?

Il �tait au volant. Il est sorti de la route.

Le m�decin a dit : aucune chance!

3 mois apr�s, il me battait au tennis.

Je vous jure. On ne sait jamais!

Ch�rie. On est l�.

On est l�.

Qu'est-ce que le docteur a dit pour papa?

Il a dit qu'il ne savait pas.

Rachel te dit bonjour. Les autres aussi.

Le t�l�phone a sonn� toute la semaine.

Rosella relave tes chemises pour s'occuper.

Elle est formidable. Merveilleuse.

Ma m�re te dit bonjour.

Elle voulait prendre un avion. Elle veut toujours aider.

Elle a demand� ce qu'elle pouvait faire.

J'ai dit : "Ne viens pas."

Rachel a son uniforme scolaire. C'est adorable.

Elle l'a essay� et a dit :

"Je me sens nulle."

Henry, je sais que tu peux m'entendre.

D'accord, ouvre un cadeau. On fera le reste demain.

D'accord, je lui dis. Dors maintenant.

Je t'embrasserai en rentrant.

Je t'aime. Bonne nuit, ma ch�rie.

Je vais rentrer maintenant.

Bonne nuit, ch�ri.

A demain.

- Bonne nuit, Claudia. - Bonne nuit, Sarah. Joyeux No�l.

Oh, regardez qui s'est r�veill�!

Bonjour, ch�ri.

J'appelle votre docteur.

Bonjour.

Bonjour.

Bonjour, ch�ri.

Bonjour, ch�ri.

Madame Turner, votre mari a eu une chance incroyable.

La balle dans la t�te a caus� un minimum de d�g�ts.

Elle a touch� le lobe frontal droit.

La seule partie du cerveau avec des cellules en double.

Si vous devez vous faire tirer dans la t�te,

c'est le meilleur endroit.

Mais je...

je n'ai pas que de bonnes nouvelles.

L'autre balle a touch� l'art�re subclavi�re.

Il y a eu forte h�morragie interne et arr�t cardiaque.

Votre mari a eu une anoxie, un manque d'oxyg�ne au cerveau.

L'anoxie a caus� beaucoup de d�g�ts.

Je veux dire que...

ce sera un long et difficile r�tablissement.

Combien de temps?

Nous en saurons plus dans 3 mois.

Le cerveau est tr�s myst�rieux.

Bien que votre mari ait la capacit� de se remettre,

on ne peut pas dire comment ni quand.

D'une certaine fa�on, il repart � z�ro.

Madame Turner.

Henry ne peut pas parler.

Il ne peut pas bouger. L'appareil moteur ne fonctionne plus.

Sa m�moire peut �tre profond�ment affect�e.

Certainement qu'un jour,

tout reviendra � la normale, mais c'est sans garantie.

Il peut ne plus jamais retrouver

la parole ou la coordination des membres.

Jamais.

Comment va papa?

Il va bien, ma ch�rie.

La clinique de r��ducation sera mieux que l'h�pital.

Il veut aller mieux avant que tu le voies.

On peut avoir un chien?

Peut-�tre, ch�rie.

Charlie a appel� hier.

Il dit que la clinique est tr�s bien.

Tout le monde la conna�t.

Il lui tarde de f�ter ton retour.

Et pour la ni�me fois, il me demande de te dire

de ne pas t'inqui�ter. Il s'occupe de tout.

Prends ton temps, mais reviens imm�diatement.

C'est si beau, ici!

Bonjour. Madame Turner?

Je suis le docteur Marx, chef du service.

Salut Henry. Comment �a va jusqu'� maintenant?

Je suis le patron. Si vous avez un probl�me, plaignez-vous � moi.

- Quelle jolie petite fille! - C'est Rachel.

- Quel �ge? - Elle va avoir 1 2 ans.

C'est votre fille, Henry?

C'est votre enfant?

Vous vous souvenez de votre fille?

Vous vous souvenez de votre femme?

Vous savez qui c'est?

Comment tu me trouves?

Magnifique!

Ca fait ressortir tes beaux yeux.

Tu vois?

Envoie tout de suite un mot de remerciement.

Sinon dans un mois, Tata Maggie pensera que tu l'as oubli�e.

On va �tre pauvres maintenant?

Quoi?

Jennifer Lerner dit que sa m�re dit

qu'avec papa � l'h�pital et notre fa�on de d�penser,

on va se retrouver � la rue dans 6 mois.

C'est vrai?

Dis � Jennifer que sa m�re ne sait pas de quoi elle parle

et que si elle a quelque chose � me dire,

qu'elle m'appelle elle-m�me!

Pour qui se prend-elle?

Excuse-moi.

C'est pas grave.

Vous pouvez me montrer le cercle?

Oui, tr�s bien! Du premier coup.

Maintenant, trouvez le triangle.

Presque. Je vous mets sur la piste.

Il est vert. Le triangle est vert.

Oui, tr�s bien.

Ca y est. C'est parti!

Entrez!

- Bonjour, Monsieur Turner. - Eh, Bradley!

- Ca va, Rouquine? - On vient de finir.

- Ca va, Riton? - Henry s'en sort tr�s bien.

Je vous laisse, les gar�ons.

Si tu tiens pas � me parler, c'est cool!

Enfant, j'�tais timide, renferm�. Moi, c'est Bradley.

Je suis ton th�rapeute physique, ce soir.

Ton prof de gym particulier.

Tu vois ce fauteuil roulant?

Ce sera ton meilleur ami pendant quelque temps.

Pr�t?

Allez, mon pote!

Monsieur Casella! Vous �tes en pleine forme!

C'est M. Casella. Il vient du Kentucky.

- Salut, Bradley. - Julie! Oh, le nouvel uniforme!

Il faut que je me la fasse.

Ne te fais pas de fausses id�es. J'aime pas �a.

C'est pour te remettre dans le coup.

Tu joueras au basket plus vite que tu crois.

1 5 km de jogging par jour.

On m'a dit que tu parlais pas. C'est vrai?

C'est vrai, Riton, ou c'est des racontars?

Ca doit �tre vrai. Salut, Gloria.

C'est Gloria. Elle, je me la suis d�j� faite!

Je vous laisse en parler entre vous.

J'adore cet endroit. C'est fabuleux.

Je suis ravie. J'ai pas fait �a depuis des si�cles.

Tu es un g�nie.

L'immobilier new-yorkais a besoin de toi. Le pays a besoin de toi.

Je sais que tu le sais,

mais si Rachel ou toi avez besoin de quelque chose...

- Je t'en prie, non... - S�rieusement.

La piti� me terrifie.

Et tout �a fait de moi une personne plus forte. Vraiment.

Et Henry va un peu mieux chaque jour...

Sarah, c'est � moi que tu parles!

Il ne peut pas marcher.

Il ne peut pas parler.

Il ne se souvient pas de nous.

Personne ne sait ce qui va arriver.

J'ai parl� � notre comptable.

Ca ne va pas.

Nous n'avons pas d'argent de c�t�. Quelques actions.

L'appartement qui ne vaut pas ce qu'il a co�t�.

Sans les revenus d'Henry, les choses...

pas demain mais les choses devront changer.

Puis-je te donner un petit conseil?

Ne dis � personne ce que tu viens de me dire.

A ta place, je sortirais avec des amis

et je d�penserais plein d'argent!

- Vous voulez tout revoir? - Non, inutile, merci. Je le prends.

Tu vois? Comme �a!

Allez... balle.

Vous entendez le mot dans votre t�te, n'est-ce pas?

Bon. Alors, essayez de le dire.

Allez. Vous pouvez le faire.

Balle.

Je sais que c'est frustrant.

Mais vous pouvez le faire.

Entrez!

- Salut, Bradley. - Merci et bonne nuit.

Vous avez �t� un public en or.

- Quoi de neuf? - Je travaille avec le beau silencieux.

Toujours aucun mot de mon pote?

Non, mais on fait des progr�s.

Petit-d�jeuner.

Merci.

Puisque aucun son ne sort de ta bouche, c'est moi qui choisis le menu.

Quand tu parleras, tu choisiras.

"Des oeufs Bradley". A ma fa�on.

J'esp�re que tu aimeras.

Quoi? T'aimes pas mes oeufs?

Bon. Je t'ai entendu. Je t'ai entendu.

Ne fais plus semblant d'�tre muet.

Si tu ne parles pas, je ne sais pas ce que tu veux.

Tout ce que tu as � faire c'est me le dire. Ce que tu veux. T'as juste � commander!

Comme un room service. T'es jamais all� � l'h�tel?

Qu'est-ce que tu veux? Un cheeseburger?

Non, du caviar, des saloperies de ce genre. Pas de malaise!

Dis juste que tu veux du caviar.

Vas-y. Dis-le. Caviar.

Quoi? Vas-y, mec. Dis-le!

- Ritz. - Ritz? Tu veux des crackers Ritz?

Tu peux tout avoir et tu veux juste des crackers?

Donnez des crackers Ritz � ce monsieur!

Ce qu'ils font � Laurence est tr�s motivant.

Henry s'en sort merveilleusement, � ne pas en croire vos yeux!

Je savais qu'il battrait des records de gu�rison.

Vous seriez fier de lui. Il travaille dur.

Travailler dur? Henry? C'est inimaginable!

Chaque jour, il m'�tonne.

- Il a de la chance de t'avoir. - Tr�s vrai!

Je voulais vous demander... ne le prenez pas mal...

Je voulais m'assurer

que tout est en ordre. Que vous allez bien.

Finalement...

je vais tr�s bien.

Je pense que tout va s'arranger.

M�me si �a prendra du temps, tout redeviendra normal.

Je veux dire, financi�rement.

Je d�teste laisser la note mais, de toute fa�on, vous paierez.

- Ravi de t'avoir revue, Sarah. - Merci.

Je sais que c'est g�nant, qu'on ne parle pas de ces choses.

Mais Henry et vous, c'est la famille.

Tout va bien?

Parce que si vous avez besoin d'aide...

Nous allons tr�s bien. Pas de probl�me!

Merci, je suis touch�e par votre offre.

Je savais que je pouvais compter sur Henry.

Alors, mon pote, tu sais ce que c'est, �a?

- C'est un "marcheur". - Marcheur.

Des conneries! C'est toi qui va marcher.

Voyons si on peut d�j� te lever.

Rapproche-toi de moi.

Bon. Redresse-toi.

Incline-toi vers moi.

Maintenant, pousse avec les bras et les jambes.

Pousse. Encore. Je te tiens, t'inqui�te pas.

- Tr�s bien. Comment tu te sens? - Je ne sais pas.

Le travail fait sur le haut du corps va �tre payant.

Mets ta main droite sur le marcheur.

Bien, bien.

T'inqui�te pas. Je te tiens.

Tu t'en sors bien, Riton. Tr�s bien.

La premi�re chose que je veux que tu fasses,

c'est pousser le marcheur en avant.

Maintenant, glisse la jambe gauche en la pliant.

Bien. Reste debout. Bien droit.

Et l'autre. Joli travail, Riton. Maintenant avance.

Plie et glisse la jambe gauche.

Reste bien droit.

Et l'autre. Tr�s bien.

Pousse le marcheur en avant, plie et glisse.

Reste droit.

Avance. Tu y arrives, mon vieux, tu y arrives.

Allez! Pousse en avant.

Gauche, plie, glisse, tiens-toi droit.

Avance. Voil�. Tu marches comme un champion.

Allez, la jambe gauche devant.

O� est ma cam�ra vid�o? On aurait d� filmer un si beau moment.

Allez, plie la jambe gauche, glisse-la en avant.

Avance! Ca y est, Riton. Tu y arrives.

Plie cette jambe gauche.

Alors mon fr�re rentre chez lui, va dans sa chambre

et trouve sa femme avec un autre mec.

Cette salope le trompait.

Tromper?

Elle se tapait un autre mec. Elle couchait avec un autre homme!

- Oh, non! - Oh, si!

Elle l�ve les yeux vers lui et dit juste : "oups!"

Et ensuite?

- Loretta! - Salut!

T'as la forme!

Elle a la forme et les formes!

Oui, je sais. Il faut que tu "la fasses".

O� tu vas comme �a, si jolie?

Chercher mon papa. Il ne se souvient pas de moi.

Allons-y, ma puce.

Merci, Eddie.

Remontez West Side, s'il vous pla�t.

Alors, �a gaze?

Qu'est-ce que tu fous?

Peins... des crackers.

C'est super.

Et tes bagages?

T'as pas fait tes bagages?

Je ne pars pas.

Tu te rappelles ce que le docteur Marx a dit?

On en a parl� il y a quelques jours!

Oui, mais j'ai chang� d'avis.

Je veux rester.

Ta femme et ta fille viennent pour te ramener chez toi.

Mais...

j'habite ici.

Non. Ici, c'est une aire de repos.

Il para�t que t'as un bel appartement.

Tu n'y seras pas.

Non. Je dois rester ici. Tu as ta famille.

Mais...

je ne les connais pas.

Ils t'aiment et vont prendre soin de toi!

Je ne veux pas qu'ils prennent soin de moi! Non! Arr�te!

- Ecoute. - Laisse-moi!

Tout va bien se passer.

Il faut bien que tu rentres un jour.

Je ne me rappelle pas.

Je ne connais pas ces gens.

J'attends dehors.

Salut, Sarah. Comment tu vas, ma ch�rie?

- Bonjour, Henry. - Bonjour, papa.

Bonjour.

Il est temps de revenir � la maison.

Oui. Il m'a dit. Bradley m'a dit.

D'accord? Tu veux revenir � la maison?

Que devient Bradley?

Bradley peut s'occuper de lui et toi, tu nous as.

Et nous t'aiderons de notre mieux, n'est-ce pas, ch�rie?

Tu as une vie � retrouver chez toi.

Avec des amis, une famille et tout ce que tu veux.

Tu as juste � dire : "Je veux rentrer."

C'est tout. C'est facile.

Je ne veux pas.

Nous en avons d�j� parl�. Je trouve pr�matur�, le retour d'Henry chez lui.

Il faut d'abord qu'il le veuille.

Je veux juste ce qui est le mieux.

Salut. Je suis Bradley.

Il n'est pas en col�re contre toi.

Tu devrais aller lui parler.

Grande boucle. Petite boucle.

Tu les croises et tu tires dessus.

Qui t'a appris �a?

Toi.

Une moquette grise.

Je me rappelle une moquette grise.

O� c'�tait?

A la maison.

Je me souviens de la moquette.

Je veux rentrer.

Viens.

Un baladeur pour un homme qui se balade.

Chez toi, �coute �a et pense � ton pote Bradley.

Je vais te revoir?

- Promis? - Oui. Promis.

Bon. Au revoir.

Merci.

C'est mon job! Tape-m'en cinq.

Au revoir.

Salut, Eddie.

Content de vous voir, Monsieur Turner.

C'est chez nous.

- Je me souviens de l'odeur. - Je ne sens rien.

Jolie table!

Tu viens te coucher?

Je vais dormir ici?

Oui.

C'est ton c�t�.

Bon.

Je me souviens de tes cheveux.

Tout ira bien maintenant.

Tout.

Vous �tes tr�s bien, Monsieur Henry.

Votre figure et tout!

Merci.

- Non, je n'aime pas les oeufs. - Quoi?

C'est ce que tu pr�f�res.

Bon, donnez-moi beaucoup d'oeufs.

C'est merveilleux de se retrouver tous les trois.

On n'a jamais pris le petit-d�jeuner ensemble.

J'aurais tellement aim�.

D�sol�e.

C'est rien. A moi aussi, �a m'arrive.

- A toi? - Oui.

Tu vois?

Henry, je reviens dans 20 minutes.

Si tu veux quelque chose, demande � Rosella.

D'accord. Celle avec les oeufs!

- Exactement. - Pr�te?

Je reviens vite. Au revoir!

Tu as pris tes livres?

J'emm�ne Rachel � l'�cole. Vous le surveillez?

Monsieur Henry va bien?

Oui, tr�s bien.

Viens, ch�rie.

- Ca va? - Oui.

Vous voulez quelque chose, Monsieur Henry?

Non. Merci.

Qu'est-ce que je fais quand je suis � la maison?

- Vous travaillez tout le temps. - Je travaille beaucoup.

Vous travaillez tant. J'arrive pas � le croire.

Qu'est-ce que je fais quand je ne travaille pas?

Vous travaillez tout le temps.

Bienvenue � la maison, Monsieur Henry.

Merci. Une minute, s'il vous pla�t.

Bonjour, Monsieur Turner.

Voil�.

Merci. Au revoir.

Merci.

- Bonjour, Eddie. - Bonjour, Monsieur Turner.

Je vais faire un petit tour.

Bonne promenade.

D�gage, attard� mental! Fous le camp!

- O� est Henry? - Dans votre chambre, je crois.

Henry, o� es-tu?

Salut. Une petite faim?

Voil� ce que j'aime entendre. Moutarde et choucroute.

Choucroute?

O� est-il?

All�? C'est Henry.

Lisez-moi �a!

Il porte une chemise bleue et un pantalon kaki.

Vous �tes le cinqui�me � me poser ces questions.

Je veux juste retrouver mon mari.

J'attends ici.

Je ne serai pas longue. Il faut que j'aille le chercher.

- O� �tais-tu? - J'ai achet� un chien.

Maman, regarde. Un b�b� chien!

Je t'ai vraiment manqu�.

On peut l'appeler "Buddy"? Comme celui de Jennifer.

Oui. Et toi, �a te va?

Buddy, c'est tr�s bien.

Salut, Buddy.

Pr�viens-moi avant de sortir, la prochaine fois.

D'accord.

Excuse-moi.

Pourquoi elle est furieuse?

Quand tu es en retard, il faut l'appeler.

D'accord.

Il y en a que tu peux emporter chez toi,

d'autres qu'il faut lire sur place.

- Et il faut pas parler fort. - Voil�!

Papa, arr�te.

Papa. Je ne plaisante pas.

Je sais... pas du tout.

Papa, lis ton livre.

Je ne sais pas.

Excuse-moi.

Le E est muet. "Etes".

Mlle Petesky nous faisait r�p�ter des milliers de fois.

Je te forcerai pas � faire �a.

Le suivant est facile.

Vous.

Etes-vous...

Les lettres font des mots. Les mots, des phrases.

- Etes-vous... - Celui-l� est court.

- Ma. - Etes-vous ma...

Encore un. Le plus dur.

M�re?

M�re. Tu as r�ussi.

Etes-vous ma m�re?

Je sais lire.

Sarah, Rosella. Je sais lire!

Il sait lire.

Aj...ax. Ajax.

Oui, c'est �a.

Je sais lire. Je sais lire.

- Que se passe-t-il? - J'ai appris � lire � papa.

- C'est de l'Ajax. - Formidable!

Je sais lire.

La porte �tait ouverte. J'ai frapp�, mais...

Je sais lire.

Salut, Henry.

Je te dis pas le choc que �a m'a fait.

Tu es au restaurant et l'instant d'apr�s...

Et les journalistes! Ils n'ont pas cess� d'appeler!

Charlie devenait dingue.

Linda...

Enfin, tout le monde.

Si on retrouve ce salaud, je fais r�tablir

la peine de mort, � moi tout seul.

Bon, enfin...

On est l�.

Et...

c'est bient�t la grande f�te.

Il me tarde d'y �tre.

Je sais que Charlie aussi.

On �tait vraiment bons amis, Bruce?

Bien s�r. Nous sommes associ�s.

Tu ne l'ouvres pas?

C'est un cadre... juste un cadre.

D'accord. Merci.

"Que vais-je faire de lui?" a dit le papa d'Henry.

"Je l'ai boucl�, mais je ne sais pas quoi faire de lui."

J'ai dit : "Tu plaisantes? Boucl�? Je le veux au cabinet."

Et c'est la meilleure d�cision que j'ai prise.

Les couloirs du cabinet ont r�sonn� du cri d'Henry Turner

enfilant son veston et fon�ant dans le bureau.

"Au boulot les gars! On va casser quelques couilles."

Je porte un toast aux ann�es � venir,

quand une fois de plus, nous entendrons ce cri familier.

Sarah me dit de dire quelque chose.

Je ne me souviens d'aucun de vous.

Je ne me souviens pas...

de grand-chose.

Tout est embrouill�.

Je me souviens...

que Rachel mange ses cr�pes aux fraises.

Mais je ne me rappelle...

aucun de ses anniversaires.

Alors que je suis sur les photos.

Je me souviens d'une femme

en robe bleue sur une pelouse.

Je pense que c'est ma m�re mais je ne le sais pas.

Si vous avez un peu de patience...

je fais ce que je peux.

Regarde, une autre de moi, b�b�.

- Qui c'est? - Toi.

Ton p�re te faisait tondre le gazon, sortir la poubelle,

promener le chien et laver la voiture.

C'est ce qui t'a donn� "le go�t du travail".

- C'est quoi? - Je ne sais pas.

V�lo.

Bonjour, ravi de vous voir.

Content de vous voir.

- Heureuse de vous revoir. - T'as l'air en forme, Henry.

Bonjour.

- Bienvenue parmi nous. - Merci.

Henry, bonjour. Je suis Rudy.

Je voulais juste vous souhaiter la bienvenue.

- Qu'est-ce qu'il a? - C'est un con.

Bonjour.

- C'est Linda. - Bonjour Linda.

Heureuse de te revoir dans ce cabinet.

Heureux de te voir, moi aussi... Linda.

Voil� ton bureau.

Et voici...

- Jessica. - Elle �tait ta secr�taire.

Elle a travaill� pour Steven pendant ton absence.

Jolie fleur.

Merci.

Je suis au fond si tu veux quelque chose.

Bon, et moi je serai ici si tu veux quelque chose.

- On se tape une bouffe cette semaine? - D'accord.

C'est reparti!

"On se tape...

"une bouffe?"

Matthews contre H�pital East Shore.

Dites quand!

Quand vous en avez assez, vous dites quand.

Quand.

Tu veux quelque chose � la cuisine?

Merci. Ca va.

Du lait et des g�teaux?

Des Mallomars?

Non. Il faut que je finisse de lire �a.

Tu ne te souviens pas des Mallomars?

Non.

Marshmallows et chocolat.

Un jour, tu as aval� un paquet en 3 minutes.

D'accord pour les Mallomars.

Buddy... assis.

Repoussons en octobre, pour gagner le proc�s.

Que fait Lawson?

- Il est sur l'affaire Barnes. - Combien de temps?

Une d�cennie!

- Qu'a-t-il dit? - Rien. A nous de choisir.

On ne peut pas repousser �ternellement.

On prend l'affaire ou pas. Y a un coup de fil � passer.

Si on perd Rogers, on perd six autres clients.

On ne peut pas perdre l'affaire � cause de Barnes.

Passons en septembre avec un autre t�moin.

Oui. On va faire du "Henry Turner".

C'est chic de votre part de faire revenir Henry.

Mais nous sommes humains, n'est-ce pas?

Y a autre chose sur Matthews contre H�pital East Shore?

Certainement dans nos archives.

Je vais chercher le dossier.

Bon. J'attends ici.

Vous pouvez attendre dans votre bureau.

Bon. J'attends dans mon bureau.

Il va chez Paul Weiss?

On lui a offert 650 et l'association. Qu'aurais-tu fait?

J'aurais d'abord visit� le bureau.

Content de vous revoir, M. Turner.

J'ai une question.

Laquelle?

Dans cette affaire...

- Laquelle? - Matthews.

East Shore. Ta derni�re affaire c�l�bre.

Nous avons dit que l'h�pital n'�tait pas responsable

parce que M. Matthews n'avait pas dit qu'il �tait diab�tique.

C'�tait le d�bat. L'h�pital ne savait pas qu'il �tait � l'insuline.

Mais �coute, dans ce dossier...

une patiente, Mlle Mac Nair

dit qu'elle a entendu M. Matthews

le dire � l'infirmi�re qui ne l'a pas consign�.

Nous disons qu'ils ne sont pas responsables

mais sans citer ce t�moignage.

Et alors? Oublie cette affaire.

Range le dossier.

Mais alors...

ce qu'on a fait, �tait mal!

Ce qu'on a fait paie notre d�jeuner.

Ca va? Tu m'aimes toujours?

Quand est-ce que tu rentres?

Pour d�ner. Te g�che pas l'app�tit.

Oui. Toi aussi. Au revoir.

"M�langer jusqu'� ce que la p�te...

"tombe en goutte...

"sur la plaque beurr�e."

Faisons un gros cookie.

On peut pas. Ca cuit pas. J'ai d�j� essay�.

T'avais peur � l'h�pital?

Au d�but, oui.

Ensuite, �a a �t�?

Oui, ensuite �a a �t�.

Parce que je rentre bient�t � l'�cole, en pension.

Qu'est-ce que �a veut dire?

Je m'en vais.

Ben... on ne me l'a pas dit.

Tu as peur?

Tu veux toujours que je m'en aille?

Moi? Non. Je... non.

Non.

C'est vrai? Parce que je pourrais aller � l'�cole ici.

Je ne veux pas que tu ailles ailleurs mais...

Je ne sais pas si �a d�pend de moi. Ca d�pend de moi?

Bon, j'en parlerai � maman.

D'accord.

D'accord.

Elle pourrait aller � l'�cole dans le quartier.

Nous �tions d'accord.

Rachel fait partie des 30 �l�ves accept�s par l'�cole.

Je dois pouvoir compter sur certaines choses d�j� d�cid�es.

C'est une grande chance pour elle et pour nous.

C'est important.

J'ai vu une maison aujourd'hui.

On y serait mieux. C'est si grand ici.

J'ai un acheteur pour cet appartement.

Je veux te montrer cette maison.

Tu crois qu'il faut d�m�nager?

Oui.

Tu crois que Rachel doit aller en pension?

Oui.

Bon.

- Salut, Rachel! - Salut, Jennifer.

Ma puce...

C'est une �cole merveilleuse. Tu as d�j� une amie, ici.

Je d�teste Jennifer Lerner.

Tu vas rencontrer plein de gentilles filles.

- Je ne crois pas. - Mais si!

Ch�rie...

Une des rares choses que je me rappelle...

est mon premier jour d'�cole.

Il y avait tous ces gosses bizarres.

Je ne les connaissais pas. Eux, non plus.

J'avais peur.

Mais au bout de 2 jours,

on riait ensemble de notre peur.

Tout le monde se sent comme toi. Tout le monde.

- Occupe-toi bien de Buddy. - Promis.

Apprends-lui � s'asseoir. D'accord?

D'accord.

Allez! Vas-y!

Tu ne veux pas �tre en retard le premier jour.

C'est formidable.

Je ne savais pas que t'avais des souvenirs d'�cole.

J'en ai pas.

Comment tu vas?

Elle me manque.

Moi aussi.

On la verra le jour des parents d'�l�ves.

Regarde. C'est Cassiop�e.

Et...

la Grande Nourse.

Et la Petite Nourse.

C'est bizarre, les choses que je me rappelle.

- Je peux? - Oui.

Tu sais, depuis que tu es revenu...

nous n'avons pas fait l'amour.

Si tu as le trac,

nous pouvons en parler.

Oui. J'ai un peu le trac.

Enfin...

vraiment.

Beaucoup.

Pourquoi?

Je ne sais pas, je...

Ecoute, je...

J'ai vu un film, et...

je ne sais pas si je pourrai faire ce que fait ce gars.

Touche-moi.

Comment on s'est connus?

A l'anniversaire de Chris Lonner.

Tu �tais un tout jeune avocat,

j'�tais standardiste au Harper's Bazaar.

Je fumais une cigarette contre la porte.

A l'�poque, je fumais.

Et tu es venu vers moi.

"Je suis Henry", tu as dit,

"et vous �tes belle."

J'ai dit �a?

Ca m'a compl�tement intimid�e.

Tu avais une telle assurance, tu m'as attir�e.

On a parl� des heures, en ignorant tout le monde.

La fille avec qui tu �tais s'est impatient�e et a voulu partir.

En partant, tu m'as tendu ta carte en disant :

"Avez-vous d�j� mang� du poisson-chat?

"Je connais un endroit o� il est g�nial."

Tu m'as fait rire.

J'ai dit � ma colocataire : "J'ai rencontr� l'homme de ma vie."

Ca me pla�t.

...dans le living-room, pr�s du canap�.

On gardera la table de la salle � manger.

- Ca t'ennuie? - Non.

Pourquoi tu me regardes comme �a?

Tu ne m'avais jamais tenue par la main.

Les �bats publics te g�naient.

- Pourquoi? - Je ne sais pas.

- Tu ne sais pas pourquoi? - Non.

Moi non plus.

- Qu'est-ce que tu fais? - Viens.

Ca ne me g�ne plus, maintenant.

Phyllis, bonjour.

Je pensais bien que c'�tait toi. Bonjour, Henry.

Phyllis et Daniel �taient � la soir�e de Charlie.

Bonjour, Phyllis et Daniel.

Justement j'allais t'appeler

pour ma pendaison de cr�maill�re le 20. Je vous veux.

D'accord. Merci.

Tr�s bien. On pourra parler.

- Ravie de t'avoir vue. - Je t'appelle.

Bisou!

Je voudrais voir le dossier Stevenson contre Murray.

D�sol�e, M. Turner. Je ne peux pas.

Pourquoi?

Je n'ai plus le droit de vous donner vos anciens dossiers.

- Ce que tu as fait est incroyable! - C'est tout ce que j'aime, c'est tout!

C'est sid�rant!

Je ne veux plus voir un �chantillon pendant 6 mois.

C'est comme si tu vivais ici depuis toujours.

Juste les vieilles choses que j'adore!

C'est la plus jolie maison que tu aies eue.

C'est vrai. Je me sens chez moi.

- Comment va Henry? - Bien. Il est ici.

- 7 fr�res et soeurs? - Oui.

- C'est chaud, Memphis? - Tr�s chaud.

Comment tu vas?

Ces petits-l� sont tr�s bons.

Mais cette dame trouve que c'est une horreur.

Et l'autre, pr�s de la fen�tre s'est fait refaire le visage.

Pas le cou, juste les yeux.

Cet homme, qui est son ex-mari,

a dit : "Qui croit-elle tromper? Les d�g�ts sont faits."

Quel dommage! Il �tait tr�s fort.

Henry a repr�sent� mon cousin, il y a 3 ans. C'�tait le meilleur.

Tout le monde le craignait.

Je connais Sarah depuis toujours.

- Il a repris le travail. - Pour faire quoi?

Etre pay� � ne rien faire, c'est pas si mal.

C'est pas Henry qui m'attriste le plus, c'est Sarah.

- Elle a 2 enfants, maintenant. - Pire. Elle n'a plus d'avenir.

Avocat un jour, d�bile le lendemain.

L'�cart n'est pas tr�s grand.

Je crains que nous ne puissions rester d�ner.

Je voulais te dire bonsoir et merci.

Merde!

Ne laisse pas ces gens te faire du mal.

Ils ne te connaissent plus.

Ch�ri.

Je ne vais pas travailler aujourd'hui.

Assis.

Henry, j'ai invit� quelqu'un.

Oh, le d�ner.

Alors, quoi de neuf?

J'ai cru pouvoir reprendre ma vie d'avant, mais...

ce que j'�tais ne me pla�t pas.

Ca ne me va pas.

- J'ai de mauvais genoux. - Quoi?

Mes genoux sont mauvais. Demande-moi pourquoi.

- Pourquoi? - Le football.

Bousill�s en jouant au football � la fac.

C'�tait ma vie!

Qu'y avait-il d'autre?

De la merde!

Le championnat.

Ce salaud a fait une spirale parfaite et je l'ai rattrap�.

Arrach� au ciel!

J'ai connu ce moment.

L'arri�re m'a frapp�, j'ai senti mes genoux p�ter.

J'ai su que c'�tait le coup de gr�ce. Fini le football!

J'�tais mort. Ma vie �tait foutue.

Tu crois que �a m'emmerde d'avoir de mauvais genoux?

Non! Pas du tout.

Ca a �t� un test.

J'ai d� me trouver une vie.

Le th�rapeute qui m'a aid� � remarcher

�tait si bien. J'ai pens�, voil� ce que je veux faire.

Les copains se sont foutus de ma gueule,

m'ont trait� d'infirmi�re, m'ont achet� une blouse blanche.

Mais regarde.

Tu marches.

Tu parles. Tu bois une bi�re vachement ch�re.

Et j'y suis pour quelque chose.

Sans mes genoux, je ne t'aurais pas connu.

Alors tant pis si j'ai des mauvais genoux.

Laisse-moi te dire une chose.

Ne laisse personne te dire qui tu es.

M�me si �a prend du temps, tu trouveras tout seul.

Merci.

Ce serait une belle histoire si on avait gagn� le match.

Oui. C'est le p�re de Rachel Turner.

Je voudrais parler � Rachel.

Je ne sais pas si c'est une urgence

mais elle m'a �crit qu'elle �tait...

malheureuse.

Oui, mais elle avait l'air si triste.

Je voulais juste lui remonter le moral.

Oui. Je vois.

D'accord. J'appellerai apr�s 6 heures.

Merci.

On a livr� �a pour vous.

Merci.

Vous allez me manquer.

Je vous aime mieux maintenant.

"Bonne chance dans ta nouvelle maison.

"Ton ami et associ�, Bruce."

"Sarah...

"J'ai besoin de toi...

"maintenant...

"Te sentir...

"contre moi.

"Appelle-moi ce soir.

"Bruce."

Henry, tu es rentr�?

On a conclu. La maison est officiellement � nous.

Oh, non.

Oh, mon Dieu!

C'est arriv� avant?

Oh, mon Dieu!

Avant mon accident? Tu as couch� avec Bruce, avant?

Ca n'a pas dur�. Il m'a �crit, mais �a n'a pas dur�.

Tout �tait diff�rent. Tu �tais diff�rent.

Je ne me rappelle pas comment j'�tais!

Ecoute-moi. Ne t'en va pas.

Nous �tions malheureux. Tu ne te rappelles pas, mais moi si.

Je me sentais seule.

Nous nous sommes aim�s, il y a des ann�es.

Et puis plus du tout, pendant longtemps.

Mais nous sommes mieux, maintenant.

Je t'en prie, ne pars pas.

Pas maintenant.

S'il te pla�t... s'il te pla�t!

Parle-moi.

Je t'ai suivi. Bruce ne sait pas que je suis ici.

Je n'ai rien � dire.

Il faut qu'on parle.

- Je ne crois pas. - Bruce avait raison. Tu �tais diff�rent.

Ne rejette pas tout sur lui. Il a �t� un bon ami.

Apr�s l'accident, Bruce s'est occup� de tes affaires.

- J'en suis s�r. - Bruce est humili�.

Il est humili�? Ecoute Linda, je sais que Bruce est un ami � toi...

et que tu crois bien faire, mais...

je passe un mauvais moment.

Ce n'est pas agr�able pour moi non plus.

De quoi tu parles?

Je parle de nous.

Tu n'es pas le seul perdant dans l'histoire.

J'ai perdu aussi.

J'ai perdu le seul homme que j'ai jamais aim�.

Toi, Henry.

C'est dur de te voir chaque jour au bureau.

Et tu ne me connais pas.

C'�tait notre h�tel.

Chaque mardi et jeudi au Ritz.

Tu allais quitter Sarah pour moi. Maintenant, c'est fini.

Tout est fini.

Madame Matthews?

A votre service. Qu'est-ce que vous faites ici?

Vous vous souvenez de moi?

Nous nous souvenons de vous.

Je viens vous faire mes excuses.

Vous vous moquez de moi?

Non. Je suis s�rieux.

- Donnez �a � votre avocat. - C'est quoi?

Votre mari a dit � l'infirmi�re qu'il �tait diab�tique.

Tout est l�-dedans.

Je suis d�sol�.

- Pourquoi? - J'ai chang�.

Faut croire!

Adieu.

- Bonjour, Anne. - M. Turner, il est en conf�rence.

C'est pas grave.

- Nom de Dieu! - Excusez-moi.

Je viens juste te dire adieu.

Bien, Henry. A demain!

Non, Charlie.

Je ne peux plus �tre avocat.

Merci. Tu as �t� vraiment bon pour moi.

Attends. On va en parler.

Je ne peux pas attendre. Adieu.

Alors, bonne chance.

J'ai l'avocat des Matthews sur la 3.

Bonne chance � toi aussi.

Adieu, Jessica.

Que s'est-il pass�?

J'en ai eu assez, alors j'ai dit : "quand."

Vous avez bien fait.

Adieu.

Adieu, Linda.

Je connais un endroit o� le poisson-chat est g�nial.

Je suis d�sol�e.

Non, c'est moi qui le suis.

Tu avais raison. Les choses �taient diff�rentes.

J'ai quelque chose � te dire.

Quoi?

Je n'aime pas mes v�tements.

Peut-�tre que c'�tait mes pr�f�r�s mais je ne m'y sens pas bien.

On t'en ach�tera d'autres.

Je n'ai pas fini.

Les oeufs.

Je n'aime pas les oeufs.

Ni le steak.

Et, Sarah...

je d�teste �tre avocat.

J'ai d�missionn� et dit adieu � Charlie.

Tout ce que tu veux.

Je veux que nous soyons une famille.

Aussi longtemps que nous pourrons.

Je t'aime.

Je t'aime, moi aussi.

Mais les Mallomars, �a m'a plu.

Vous apprenez ce que signifie cette question que vous vous posez :

Pourquoi je me force?

A travailler plus dur.

A �tre plus attentif.

La r�ponse � ces questions est autour de vous.

La concurrence.

Chacun ferme les yeux...

et r�p�te pour lui-m�me.

Je travaillerai plus dur.

Je serai plus attentif.

Tu as appris � Buddy � s'asseoir!

M. Turner...

nous sommes en plein cours.

Je sais. D�sol� de vous interrompre.

J'ai rat� ses onze premi�res ann�es.

Je ne veux pas en rater d'autres.

Je suis ravie de vous voir si bien.

Merci. Excusez-nous.

On rentre � la maison.

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