All language subtitles for Tochamay thang xao

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Original subtitles

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(gémissements de femme)

(Les gémissements s'accentuent.)

(gémissements d'homme)

(halètements)

- Oh, je t'aime.

Je t'aime.

- Hum...

Je t'aime.

(sirènes de police lointaines)

(homme): Ouais. Qu'est-ce que le maître fait de toi?

- Il me fait ce qu'il veut. - Plus fort.

- Il me fait ce qu'il veut.

(gémissement à l'écran)

- Et tu fais quoi avec son sperme?

- Je vais faire tout ce qu'il me demande.

- Tu vas le lécher.

(gémissements à l'écran)

(gémissement bruyant)

(L'homme la claque sur les fesses.)

Allez, viens ici.

Viens là.

(gémissements de la femme)

Allez, donne-moi ça.

- Oh!

(gémissements à l'écran)

(homme): Ouais, comme ça.

(gémissements bruyants)

Comme ça, oui.

Serre-la comme ça.

Comme ça, tout doucement.

Tu vois, c'était pas si mal.

Tu aimes ce genre de sexe?

(musique de tension)

(musique orchestrale enlevante)

- L'augmentation du...

L'augmentation du commerce électronique

et les attentes en matière d'expédition

et les réalités de l'immobilier et de la main-d'oeuvre,

l'augmentation du commerce électronique,

et les attentes en matière d'expédition...

L'augmentation du commerce électronique...

(forte inspiration)

« Bonne journée. Je t'aime. Maman. »

Nous devons atteindre un niveau d'excellence.

Nous devons apprendre ce que cela signifie

de protéger et de faire grandir.

De protéger et de faire grandir.

(musique douce)

(musique enlevante)

(Nora): Vous auriez dû voir la tête d'Ed,

c'était trop drôle!

(rires)

- C'est qui, Ed? - L'itinérante qui vit en bas.

- T'en auras besoin. - J'en ai pas besoin.

(Jacob): Montre-leur de quoi tu es capable.

- Je fais de la danse, pas de la randonnée.

- On fait toujours des randonnées en famille,

alors t'en auras besoin. - Mmm-mmm.

- Pourquoi tu gardes ton tablier pour manger?

C'est bizarre. Non, non, non. Pas toi. - Quoi, t'aimes pas ça?

- Sans chaussures de randonnée, tu pourras pas venir.

- Est-ce que tu dis... - Arrête!

- ...que t'a donné tes chaussures à un sans-abri?

- Oui. - À Ed.

- Je les aimais pas de toute façon.

- Elles étaient pas trop petites pour lui?

- Pour elle. - Pour elle.

- Maman, est-ce que Mary peut venir dormir?

- Mmm-mmm. - Pourquoi?

- Parce que ta mère est très occupée au travail en ce moment.

On a besoin de tranquillité. C'est une période angoissante.

- C'est pas angoissant, c'est excitant.

- « C'est pas angoissant, c'est excitant! »

- Tiens, chérie, j'ai fait quelques petits changements...

- Est-ce que tu peux juste... Allez, viens t'asseoir et mange.

- Ça va bien se passer. - Hum...

(petits gémissements)

(rumeur urbaine)

(aboiements)

(homme, en criant): Hé!

Hé! Arrête! Laisse-moi!

Hé! Laisse-moi!

(cris des passants)

Merde! Bon sang!

- Oh, non! Attention!

(sifflement) (Samuel): Viens ici!

- Bon sang, c'est pas vrai!

- Comment il a fait ça? - Aucune idée!

(halètement)

- Bonne fille. Bonne fille.

Bonne fille.

C'est votre chienne?

(femme): Oh, merci mille fois. Je suis tellement désolée.

- Voilà.

- Je suis là. Oh!

- Est-ce que ça va? - Je viens de t'écrire.

Oui, ça va. - Bien, génial.

- Allons-y. - On n'est pas en retard.

- Amit Ray a dit: « Alors que l'intelligence artificielle

prend de plus en plus de place dans le monde,

nous devons faire preuve

de plus d'intelligence émotionnelle en affaires. »

L'intégrité est au coeur de tous nos produits,

et ceux-ci changent notre façon de vivre au quotidien.

C'est avec grand plaisir que je vous présente

le nouveau venu au sein de notre flotte: le Collecteur.

EN DIRECT PRÉSIDENTE ET FONDATRICE

Entre! - Hé.

- La réaction a été positive, je crois.

- Oui. Euh, la citation sur l'intelligence émotionnelle était excellente.

- C'est Jacob qui l'a ajoutée. - Hum!

Euh, est-ce que c'est un bon moment

pour te présenter nos stagiaires?

- Oh...

Oui, bien sûr. - D'accord.

C'est leur première journée. - Bien.

- Venez. (paroles entremêlées)

Je vous présente Romy Mathis, notre présidente.

- Bonjour. Bienvenue. - Bonjour.

Allez-y. - Entrez.

Ne soyez pas nerveux.

Nous sommes ravis de vous avoir parmi nous.

Et...

si vous avez la moindre question,

surtout, n'hésitez pas à nous en faire part.

- Moi, j'ai une question.

Euh...

croyez-vous vraiment

que l'automatisation mène à la durabilité

ou c'est juste quelque chose qu'on dit

pour faire de nous des robots? (rire d'une stagiaire)

(Esme): OK, euh... il faut qu'on y aille.

Mme Mathis a un horaire très chargé aujourd'hui, alors...

Venez. Allez. On sort. Allez.

(chuchotements entremêlés)

Je suis vraiment désolée. Est-ce que tu veux que...

(sonnerie de cellulaire)

- Euh...

Oh, une minute.

- D'accord.

- Oui! Oui.

Oui, nous sommes très satisfaits.

Qu'en avez-vous pensé?

(sirène lointaine)

Je crois que c'est un excellent départ.

- Allez-y! Continuons la visite.

- Oui. Oui, si c'est ce que vous voulez,

mais je crois que c'est très prometteur.

(brouhaha)

(musique douce)

- Hum, excusez-moi, je me demandais...

qui peut s'inscrire? - À quoi?

- Oh! Tout le monde.

C'est un programme offert dans toute l'entreprise.

Vous recevrez une liste de noms par courriel à la fin de la journée.

- Je vous le recommande fortement.

Un mentor peut faire une énorme différence

dans votre expérience au sein de l'entreprise.

- Et vous êtes tous invités à la soirée de fin d'année ce vendredi.

- C'est vrai! Et il y aura un DJ,

alors n'oubliez pas

de mettre des chaussures confortables pour danser!

(exclamations de joie)

- Bonjour, madame Mathis.

- Bonjour, Ari.

C'est un problème et on n'a pas besoin de lui.

C'est juste que l'intérêt des investisseurs s'est intensifié,

et il peut...

Oh, je vois, oui.

(propos indistincts de Samuel)

Oui, d'accord.

Oui, oui, c'est toi qui décides.

Je vais jouer le jeu.

Excuse-moi.

Tu pourrais me faire un café, s'il te plaît?

- Ouais. - Hum-hum.

La navigation sécurisée, la flexibilité...

(bips de machine à café)

(cliquetis de vaisselle)

(vrombissements)

Et?

Dis-le-lui.

C'est vrai, la technologie ne peut pas encore tout régler.

T'as bien raison. Bon, il faut que j'y aille.

Très bien. D'accord, on se reparle.

Au revoir. Euh, dis donc...

comment t'as réussi à calmer le chien?

- Je lui ai donné un biscuit.

- T'as toujours des biscuits sur toi?

- Ouais.

Pourquoi? Vous en voulez un?

(petit rire)

- Non.

- Vous vous ne devriez pas boire de café l'après-midi.

Vous en prenez combien par jour?

(sonnerie de cellulaire)

- Ça ne te regarde pas. J'en prends sept.

Oui?

Très bien, tu peux accepter.

(présentatrice): Maintenant, abordons un sujet

qui nous concerne tous:

la hausse fulgurante des taux hypothécaires.

Des études récentes indiquent...

(soupir de Jacob)

(Jacob): Chérie?

Hé.

- Hum?

(petits gémissements)

(vidéo indistincte sur le téléphone)

(soupir)

- Je veux te regarder.

- Hum...

(respiration bruyante)

- Hé, hé. Regarde-moi.

Hé.

(rires)

(gémissements)

Oh!

(rires)

Euh...

- Chéri.

Je veux regarder un film porno pendant que tu me fais l'amour.

- Quoi?

- J'en ai envie.

(petit rire)

- OK!

(rire)

(rire)

(geignement)

- Attends, c'est bizarre.

Je préfère comme ça.

Touche-moi. J'aime mieux comme ça.

Touche-moi.

(petit rire)

(petits gémissements)

(glissement de braguette)

Vas-y, continue.

(gémissement bruyant)

(insistante): Vas-y!

Continue!

- Je peux pas faire ça. - Pourquoi?

- J'ai l'impression d'être...

d'être un méchant! (rire)

(soupir)

Chut, chut, chut, chut...

- D'accord. Ça va.

- Chut, chut, chut, chut...

(petit rire)

(gémissement de Jacob)

(gémissements)

- Être présidente d'entreprise signifie à la fois diriger

et prendre soin des autres.

Je me vois un peu comme une experte en stratégie,

mais aussi une experte en relations humaines.

Et n'oublions pas que la livraison en un jour

a énormément élevé les enjeux dans tout le milieu,

et qu'il y a une énorme demande pour ce que nous faisons.

Tout le monde attend de voir

si nous craquerons sous la pression,

mais je dis toujours: « Regarde devant, souris,

et ne montre jamais tes faiblesses. »

- Oh, ne dis pas le mot « faiblesses » pour parler de toi.

C'est positif d'être vulnérable, c'est pas négatif.

- Compris.

- Salut! Comment ça va?

(brouhaha)

(petit rire)

- Ma puce!

T'as mis cette robe pour moi?

- Oui, bien sûr! - Magnifique.

Ça alors! J'en reviens pas, ma chérie!

T'as fait ça pour moi?

- Vous voulez boire quelque chose, les filles?

Romy, je t'ai apporté un verre.

(musique rythmée sur les haut-parleurs)

- Oh. Non merci.

(soupirs)

- Tu sais, j'aime vraiment ton prénom.

- C'est vrai? - Ouais.

D'où est-ce que ça vient?

Est-ce que c'est polonais?

- C'est un gourou qui m'a donné mon nom.

- Quoi, c'est vrai?

- Hum-hum.

J'ai grandi dans des communes et des sectes.

- Non!

Oh! Eh bien, ça alors!

J'aurais jamais pu deviner un truc du genre.

Je croyais que t'avais grandi avec des soldats,

ou peut-être même des robots.

(rire) Un truc du genre.

Euh, je plaisantais, bien sûr.

(rire)

(rumeur urbaine)

(musique rythmée sur les haut-parleurs)

(soupir)

- Vous avez un briquet?

Je peux vous l'emprunter?

Merci.

Je déteste Noël.

Et vous?

- En fait, je n'ai pas vraiment de--

- J'ai lu quelque-- Oh! Désolé, allez-y.

- Non, non, vas-y.

- Non, non, allez-y. - Non.

Je t'écoute.

- Oh!

Je vous ai choisie comme mentore.

- Pardon?

- Je vous ai choisie comme mentore.

(rire)

- Ça m'étonnerait,

je ne fais pas partie du programme.

- Euh, oui.

- Je te dis que non.

- Là, oui, votre nom est sur la liste.

En fait, j'ai...

j'ai reçu un courriel

et j'ai cliqué sur votre nom.

Vous êtes sur la liste.

Merci pour le briquet.

(♪ Dancing On My Own ♪ de Robyn)

(rire) - Allez!

♪ Somebody said you got a new friend ♪

Viens danser! - Non.

- C'est vraiment génial, wow! - Ouais!

- Tu veux que je danse? Bon, très bien!

♪ Does she love you better than I can? ♪

- Hé, ma belle!

Ça fait combien de temps qu'on a pas dansé ensemble?

- Je m'en souviens plus. - Ça fait vraiment longtemps.

- Je peux pas danser en ce moment.

- Tout le monde sait qu'on est mariés, non?

- Oh!

(cris de joie)

♪ I know where you at I bet she's around ♪

♪ And yeah I know it's stupid ♪

♪ But I just gotta see it for myself ♪

♪ I'm in the corner ♪

♪ Watching you kiss her oh ♪

♪ I'm right over here ♪

♪ Why can't you see me? Oh ♪♪

- Scarlett ne comprend pas Hedda Gabler du tout.

Elle croit que ça parle de désir.

Ça ne parle pas de désir, ça parle de suicide.

C'est... - Hum-hum.

- La vie d'Hedda est finie

avant même que la pièce commence, tu comprends?

- Avant qu'elle commence, ouais. C'est très logique.

Je crois... OK...

- Qu'est-ce que tu marmonnes comme ça?

Ce que tu dis n'a pas de sens!

Est-ce que tu fais un AVC ou quoi?

(rire) - T'es tellement insolent.

- En plus, à qui est-ce que tu envoies des textos comme ça?

- Je n'envoie pas de textos, j'envoie des courriels.

- Comme si c'était une excuse. - C'est important.

- Oui!

- Tu vois, c'est ça, le problème.

Viens me voir, je t'en prie. Allez, viens ici!

(soupir)

(gémissement)

Romy?

- Quoi?

(soupir)

- Est-ce que tu crois que je suis à ma place

comme metteur en scène? (petit rire)

- Aucun de nous n'est vraiment à sa place.

Tout ce qu'on peut faire, c'est attendre l'avalanche

qui va tous nous ensevelir très bientôt.

(rires)

(vrombissements)

(présentateur): Nous étions prudents et méfiants

à l'égard des marchés.

Et ces actions ont un coefficient bêta

beaucoup plus élevé.

Mais certains sont plus optimistes

et vont mieux prévoir leur démarche,

ils réagissent plus vite à une chute des marchés.

Ils priorisent les grandes entreprises financières,

les grandes banques,

les grandes compagnies d'assurances,

les grands gestionnaires d'actifs,

les grands courtiers, et j'en passe.

Et ces entreprises obtiennent de bons résultats.

Elles ont de bons résultats sur les marchés des capitaux

et elles ont le potentiel de se développer encore plus.

Mais je crois que la taille de ces entreprises

joue un rôle important. Après tout,

ces grandes institutions ont leur propre base de dépôts

et elles ont le niveau de confiance

de ceux qui peuvent pallier les imprévus

et qui sont toujours en mesure d'investir

dans les nouvelles technologies.

(musique de tension)

(reniflement)

(halètements d'homme en écho)

(Les halètements en écho s'accentuent.)

(docteur): Vous ne voulez pas de crème anesthésiante?

- Non. C'est pas nécessaire.

- Ce sera légèrement douloureux.

(♪♪)

- Oh!

(docteure): Cinq,

quatre,

trois, deux, un.

(bips)

Que remarquez-vous en ce moment?

(Romy): Quoi?

- Que remarquez-vous?

Que voyez-vous?

- Rien.

- D'accord.

Vous ne sentez rien dans votre corps?

(Jacob): Ne bouge pas. (soupir d'Isabel)

(Romy): Allez, Isabel. Est-ce que tu peux coopérer?

- Oh mon Dieu!

(déclic)

(Jacob): Ça va.

- Excellent! On en a quelques-unes, alors...

laisse-moi jeter un coup d'oeil, Emily.

Merci.

Bien. Tu pourrais aller te changer maintenant, Isabel?

- Mais non, laisse-la porter ce qu'elle veut, ça va!

(soupir)

- S'il te plaît, chérie.

- T'as l'air vraiment bizarre. (rire de Nora)

Tu ressembles à un poisson mort!

(Jacob): Hé, ma grande.

- C'est vrai! T'es tout genre... - Non, ça suffit. Ça suffit.

- Je suis désolée, papa, mais c'est juste vraiment horrible!

- Va te changer, s'il te plaît, Isabel.

- Sérieux, pourquoi tu t'infliges tout ça?

(soupir d'exaspération)

Ah, va chier.

- Tu vas te changer aussi, trésor?

- D'accord.

(musique douce classique sur haut-parleur)

- Bon. Très bien, Emily, est-ce que tu pourrais

en prendre une juste de nous deux pendant...

- Ouais, ouais, bonne idée.

- ...pendant qu'on attend qu'elles se changent?

(rumeur urbaine lointaine)

(Samuel): Attendez! Tenez-moi la porte!

Bonjour. (ding!)

- Bonjour.

(fermeture des portes)

(léger vrombissement)

- Oh, hum, j'ai vraiment hâte à mardi.

- À mardi? Pourquoi?

- J'ai reçu un courriel de confirmation

pour notre première rencontre. - Notre quoi?

- Notre première rencontre de 10 minutes.

- Je sais pas qui a envoyé ce message, mais...

j'ai vraiment pas de temps pour ça.

- C'est juste 10 minutes.

C'est quoi ça? - Hum?

- Juste là?

- De quoi tu parles?

- Vous avez pas besoin de...

(Il mâchouille bruyamment.)

Ça vous va bien, en tout cas.

(ouverture des portes)

(musique de tension)

(ding!)

(au loin): Je lui ai déjà envoyé le message

et j'attends sa confirmation.

(conversation indistincte)

- Qui a décidé de me faire participer à ce programme de mentorat?

- Euh, Hazel a cru que ce serait une bonne idée

que tu participes à certaines activités

organisées pour le personnel.

Apparemment, il y a une guerre des talents,

alors je crois que c'est important de faire en sorte

que les nouveaux employés se sentent à leur place.

De montrer que t'es une patronne accessible.

(petit rire)

- Une guerre des talents.

(petit rire)

(soupir)

- Est-ce qu'on pourrait discuter de ma promotion bientôt?

- Oui, bien sûr.

(rumeur urbaine)

(soupir)

- Bonjour. - Bonjour.

- Vous allez bien?

- Euh, tu as sept minutes.

- Dix, je crois.

Merci...

d'avoir pris le temps.

- J'ai été obligée.

- Quoi?

- Euh... quoi?

- Euh...

Euh, j'ai rien dit.

Pourquoi vous vouliez me rencontrer ici?

- Quoi, tu n'aimes pas cette pièce?

- Non, non, non, non, non.

C'est pas ça, j'aime bien la pièce, y a une...

y a une bonne atmosphère.

En plus, je crois qu'elle est insonorisée.

C'est excellent.

- À ta place, je me dépêcherais.

- Ouais. Bien sûr. Désolé.

Alors, comment... tout... a commencé?

- Quoi?

- Votre rêve d'automatisation.

- C'est ça, ta question? - Ouais.

- Google-la. (rire de Samuel)

- Non, je préfère l'entendre de vous.

- Pourquoi? - Parce que l'internet

n'est pas fiable de nos jours.

- J'ai eu mon diplôme avec mention d'excellence à Yale

et j'ai été recrutée par une société d'investissement.

Le processus de sélection était éprouvant.

Il y avait six pièces différentes où ils m'ont emmenée

pour que je réponde à des questions spécifiques dans chaque pièce

et que je résolve des formules mathématiques.

Une des questions était combien de balles de ping-pong

pouvaient entrer dans une des pièces.

- Et combien de balles entreraient ici, vous croyez?

- À la fin, ils m'ont demandé de résoudre

un problème hypothétique pour une entreprise en péril.

J'ai passé une semaine à étudier la question,

j'ai rien trouvé, donc je suis retournée là-bas

et je leur ai dit d'aller se faire foutre.

- C'est vrai? Qu'est-ce qu'ils ont dit?

- Ils m'ont engagée. - À cause de votre audace?

- En fait, j'imagine qu'ils cherchaient certains types de personnalités.

- Comme quoi?

- Et après cinq ans,

j'ai démarré ma propre entreprise.

Je voulais automatiser les tâches répétitives

et donner plus de temps aux gens en limitant--

- Les personnalités assoiffées de pouvoir?

- Tu crois que c'est ce que je suis?

- Non. Non...

En fait, je crois que c'est le contraire. - Tu crois que je n'aime pas le pouvoir?

- Non, je crois que vous aimez bien qu'on vous dise quoi faire.

Ah, désolé, je...

je voulais pas.

Euh, je... je suis désolé.

C'était déplacé.

C'était vraiment déplacé. Je suis...

(soupir)

Euh...

En fait, je veux seulement voir si je peux...

Euh... (soupir)

Hum-hum...

Je vais juste...

Laissez-moi juste calculer.

Hum, OK...

Si on multiplie ceci par ceci, ça donne... OK....

Ensuite, j'ai besoin de...

Ça y est. (soupir de Romy)

- Tes sept minutes sont écoulées.

Oh, foutu stylo!

Mais on peut certainement prévoir une autre rencontre

si c'est ce que... - Ouais.

- Enfin, si c'est ce que tu veux, évidemment.

- Euh, j'ai déjà votre numéro, alors...

Euh, la réponse, c'est 1 824 000.

C'est le nombre de balles de ping-pong

qui entrent dans cette pièce.

C'est ce que je calculais.

(respiration haletante)

Attendez. Attendez.

Attendez juste une petite minute.

- Il faut que j'y aille. - Attendez, attendez.

Fermez la porte une minute. Fermez la porte.

(musique de tension)

- Non.

Non, non. - Non?

- Je suis vraiment désolée.

Ça n'aurait pas dû arriver.

- Non, ça va.

- Non, ça va pas. Je suis désolée.

- Ça va.

Ça fait rien. Ça fait rien.

(soupir)

- Eh merde.

Hum... génial, merci.

- Merci à vous.

(fermeture de porte)

(Nora): Maman!

Maman!

(rires)

(Jacob): Non, non!

Aujourd'hui, je fais pas la course avec toi!

(paroles entremêlées)

(Romy): Vous voyez que c'était pas si compliqué!

(Jacob): Viens faire la course avec moi!

(Romy): Chéri, tu trouves pas que c'est bien

d'aller se promener de temps en temps?

(paroles entremêlées)

(musique orchestrale douce)

Les filles, vous êtes d'accord?

(paroles entremêlées)

(vibrations de cellulaire)

(Isabel): Je t'avais prévenue qu'il faisait froid ce soir!

(Ophelia): Oui, je sais! Mais quand même!

(rires au loin)

(conversation lointaine indistincte)

(soupir)

(rire)

(Isabel): Il faut faire ça.

(rire) Pas mal du tout!

(pépiements)

(clapotis d'eau)

- Attention.

Oh! (exclamation de dégoût)

Oh, Seigneur...

(soupir)

Est-ce que t'as des sentiments pour la voisine?

- De quoi tu parles?

- Quel âge elle a? 17 ans?

Je croyais que t'étais amoureuse de Mary.

- Ouais, je suis amoureuse de Mary.

Je m'amuse un peu avec Ophelia, c'est tout.

(femme, à la télévision): Chez Tensile, nous nous soucions

de la sécurité et du bien-être de tous les employés,

BÂTIR UN MILIEU DE TRAVAIL SAIN ET INCLUSIF

parce qu'un milieu de travail respectueux...

(femme, moqueuse): « Un milieu de travail respectueux

est un milieu de travail efficace. »

- Si vous vivez une situation de harcèlement,

la façon la plus efficace de régler le problème

est de dénoncer immédiatement la situation

à l'aide de notre système...

(soupir)

(musique des Fêtes sur haut-parleur)

- Oh, attendez!

Hé, hé, attendez, attendez! Je peux vous poser une question?

Désolé, mais pourquoi vous avez pas répondu?

- Euh, répondu à quoi?

- On doit se rencontrer chaque semaine,

mais vous n'avez pas répondu. Vous avez reçu un courriel.

- Je suis désolée, mais il faut que j'y aille.

- Non, non, non, écoutez. - J'ai un rendez-vous important.

- Il y avait... (soupir)

Il y avait un lien à la fin du message.

Vous devez cliquer dessus et choisir la date et l'heure

du deuxième rendez-vous.

- Excuse-moi, mais je dois vraiment y aller.

- Vous savez, si vous ne voulez pas être ma mentore, je vais comprendre, mais...

moi, je sais que j'en veux un, parce que ça fait une énorme différence.

- Bonjour, madame Mathis. - Ah!

- Il y a beaucoup d'autres personnes à qui je pourrais le demander, d'accord?

Alors, je veux juste...

- C'est bon, t'as fini?

- Fini quoi?

- Est-ce que tu comprends que ton comportement

est tout à fait inacceptable?

- C'est vrai?

- Oui.

- Eh bien, on est censés se voir toutes les semaines.

C'est pas moi qui ai fait les règles.

D'accord?

- D'accord, c'est bon. Je vais y réfléchir.

- Super. - Bien.

- Parfait. Et merci.

C'est gentil.

(musique de tension)

(rumeur urbaine)

(coup de klaxon)

(comédien): Attendez.

(bips de feu pour piétons)

Attendez. Attendez.

(coups de feu en écho)

- Voilà ce qui arrive quand on passe par la porte de derrière.

- Vous êtes folle, je crois!

- Gare à vous, monsieur le juge Brack!

Je vais vous tuer! - Non, non! Ne me visez pas ainsi!

- Oh, vous aurais-je touché? Oups!

(rire dément)

- Cessez donc ces folies!

(battements de coeur bruyants)

Vous n'êtes pas heureuse.

Voilà le secret.

- Hé!

(arrêt des battements de coeur)

(comédienne): Je ne sais pas pourquoi je serais heureuse.

- C'est fantastique!

(petit rire)

- Merci, mais... je comprends pas!

Qu'est-ce que tu fais ici?

- Je t'observe dans ton habitat naturel.

- Oh, d'accord!

Wow.

La dernière fois que t'as fait ça, c'était en...

1997.

Quand t'as cru que j'avais une aventure avec une éclairagiste.

(rires)

(comédienne): Qu'est-ce qui se passe?

- Attendez, j'arrive!

Pourquoi t'es pas au travail?

- Hum...

- Très bien, reprenons la scène.

Quand tu tiens le pistolet, c'est comme si...

(musique jazz)

- Oh!

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Je crois que nous avons une...

(Hazel): Il y a une petite chose dont il faut que je te parle.

Ça concerne Natalia.

(brouhaha)

(Romy): C'est Natalie. - Natalie.

C'est ça. Natalie.

- On est ici?

- Je pourrai pas continuer de faire son boulot encore longtemps.

Je suis sérieuse. Je suis trop vieille.

- T'es enfin venue!

Salut! - Eh oui!

- On la supplie de venir prendre un verre avec nous depuis...

au moins un an.

- Vraiment? - Ouais.

(rires)

- Hazel. - Oui?

- Il y a quelque chose dont je voulais...

discuter avec vous.

Hum, à vrai dire, je me disais que ce serait vraiment...

une bonne idée d'essayer de recruter plus de femmes.

- En effet, mais c'est ce qu'on fait déjà, donc...

- Attends, écoute ce qu'elle a à dire.

- Mais je sais pas,

je me disais que ce serait bien si on avait

un genre de programme au sein de l'entreprise

pour leur donner les outils nécessaires

pour gravir les échelons plus facilement.

- Tu sais quoi? J'aimerais que tu me mettes tout ça par écrit.

- Bien sûr, oui.

- Je veux que tu m'écrives toutes tes idées,

et que tu... - Par courriel.

- On en discutera. - Tu vois?

- Envoie-moi tout ça. - D'accord, super.

- Tu as mon adresse courriel, je crois.

- C'est vraiment la meilleure, crois-moi.

- Elle est adorable.

(Tom): Et motivée. - Oui, on dirait.

Tom, tu sais ce que j'en pense, d'accord?

On peut en parler toute la journée.

- Euh, c'est quoi?

- Qu'est-ce que c'est?

- Qui a commandé un verre de lait?

(Romy): C'est toi qui as commandé ça?

- Robert, c'est toi?

- Euh, non, c'est pas moi.

Je vais lui demander de le reprendre.

- Non, ça va. - Excusez-moi?

(conversation inaudible)

Je comprends pas.

(Hazel): Tu vas vraiment le boire?

Ne le bois pas.

(brouhaha)

(Tom): On en commande d'autres?

(rires)

Ça vous dit?

- C'est vraiment bizarre.

(rires)

Impressionnant. - Wow.

- J'arrive pas à croire que t'as fait ça.

(musique orchestrale dramatique)

- Merci.

(en chuchotant): Bonne fille.

(comédienne): Et qu'est-ce que veux-tu que je fasse de mes soirées?

(comédien): Oh, le juge Brack aura bien la gentillesse de venir te voir.

(comédien 2): Tous les soirs, si cela vous fait plaisir.

(comédienne): N'est-ce pas, juge?

C'est bien ce que vous espérez?

Le seul coq dans le poulailler?

- Bon, la voilà de nouveau qui joue avec ses pistolets!

(coups de feu en écho) - Oh, non!

(applaudissements en écho)

(♪♪)

(Romy): C'était fantastique.

- Merci!

GARDEZ LE DRAME SUR LA SCÈNE

- Félicitations. Franchement, vous avez de quoi être fière.

Hum... (Stephen): Romy!

(rire) - C'était génial.

Bonsoir. Bonsoir, Stephen.

Tu étais merveilleux! - Merci.

- Merveilleux, vraiment. - C'est gentil.

Alors, tout va bien dans le monde des robots?

(notification de cellulaire) - Euh...

- As-tu une dépendance à ton téléphone?

Tu sais que c'est une vraie maladie?

- Non, Stephen, j'ai un travail.

- Oh, t'en fais pas.

Salut, toi. - J'ai adoré.

- Oh, c'est vrai? - J'ai vraiment adoré ça.

- Génial, bien. - C'est phénoménal.

- Tu lui dis bonsoir? - Bonsoir, vous allez bien?

- Tu as été incroyable.

- Oh, merci, c'est gentil. - Incroyable.

Tu m'as fait pleurer.

Il faut que je parte parce que j'ai une urgence au travail.

- Attends, attends, attends, attends.

C'est le soir de la première,

j'ai vraiment besoin de toi à mes côtés.

- Je sais, je suis désolée. - T'en va pas, ma chérie.

Chérie. - Il faut que j'y aille.

Vous avez tous été incroyables. J'ai adoré ça.

C'était absolument parfait!

- Au revoir! - Merci! Bonne soirée!

(musique de tension)

- Au revoir. - Hé, au revoir!

- C'était incroyable.

(halètements d'homme en écho)

« Demain, 18 h 30, 555, rue Chrystie. »

(rumeur urbaine)

(♪♪)

(La musique s'estompe.)

(bips!)

(fermeture de porte)

Y a quelqu'un?

(rumeur urbaine lointaine)

(soupir)

(soupir)

(bip, ouverture de porte)

- Oh, t'es là.

- Assieds-toi.

Je veux qu'on ait une conversation à propos de...

de tout ça. C'est...

Ce que tu fais en ce moment, c'est mal.

Ton comportement est inacceptable.

- Quel comportement? - C'est tout ce que j'ai à dire.

C'est pour ça que je suis venue.

Pour mettre un terme à ton comportement inadmissible.

- De quoi est-ce que tu parles?

- Tu veux savoir de quoi je parle?

Tu me laisses des notes. Tu m'envoies des textos.

Tu m'appelles. Tu m'envoies un verre de lait.

As-tu complètement perdu l'esprit?

- Tu l'as bu en entier, hein? - En plus, tu me fais attendre

dans cette espèce de chambre répugnante.

Je suis pas du genre à patienter, tu vois?

Et je sais que tu ne comprends pas l'ampleur de...

- Désolé, mais je comprends plus rien, parce que tu veux que...

Je sais pas vraiment ce que...

ce que t'attends de moi, parce que...

t'es venue au rendez-vous, et...

même si tu me connais pas, habillée comme ça, et...

et tu t'attends à ce que je te regarde

et que je fasse rien? Je...

Je suis pas juste un jouet que tu peux jeter quand tu veux.

- Tu vas la fermer?

Je veux plus t'entendre.

- Mets-toi à genoux.

- Non! Quoi?

- Mets-toi à genoux tout de suite.

- Euh, je... non!

(rire)

- Je sais pas comment... J'essaie de...

C'est bien ça que tu veux? J'en sais rien.

C'est ça? Sois honnête.

- J'en sais rien.

(soupir) Tu es très jeune.

Je veux pas te faire de mal.

- Me faire du mal?

En fait, c'est moi qui ai le pouvoir sur toi,

parce que j'ai qu'un appel à faire

et tu perds tout ce que tu as.

Est-ce que ça t'excite quand je te dis ça?

Mets-toi à genoux.

(soupir)

- Non, je...

Non, il faut que j'y aille.

Tout ça est inacceptable.

- Inacceptable? - Je m'en vais, oui.

(impact lourd au sol)

(halètements)

- Non, pas comme ça.

Pas comme ça. Pas comme ça.

Pas comme ça. Je veux pas comme ça.

(halètements)

(cri)

(halètements)

(rire)

- Non!

(halètements)

- Arrête!

- Ouvre les yeux.

- Hm-mmm.

- S'il te plaît.

(rire)

- Allez, relève-toi.

Donne-moi la main et...

Peut-être que tu pourrais te déshabiller.

Tu peux faire ça? - Mmm-mmm.

J'en ai pas envie. - Pourquoi?

- Je sais pas. J'en ai pas envie.

- Bon, ça fait rien.

(en riant): Ça va.

Tu pourrais peut-être venir t'asseoir ici?

Viens t'asseoir.

Ouais, c'est bien.

(soupir)

Tu pourrais peut-être...

...te mettre à quatre pattes?

- Pourquoi?

- Tu pourrais juste le faire et arrêter de demander pourquoi.

- Pourquoi? - Tu pourrais juste essayer de jouer le jeu.

(soupir)

OK, recule.

(soupir)

- Hum-hum. - Hum-hum?

(Elle mâche bruyamment.)

Recrache-le.

- Hum...

- Recrache-le.

Chut...

Chut, chut, chut...

Bouge pas.

(respiration haletante)

- Hum...

Hum... Hum...

(gémissement)

Non, je peux pas. Je peux pas.

- Non, non, non, ça va. - Je peux pas.

Je peux pas. - Ça va. Attends.

Une minute, une minute.

(respiration haletante)

- Je... Je vais faire pipi.

Je... Je veux pas faire pipi.

Je peux pas me laisser...

Je peux pas.

(gémissement)

(gémissements bruyants)

(respiration haletante)

(sanglots)

(♪ Never Tear Us Apart ♪ d'INXS)

♪ Don't ask me ♪

♪ What you know is true ♪

♪ Don't have to tell you ♪

- Hé, bonjour.

(rire) - Oh, ça alors!

- Salut! - Désolée.

On a bien failli le manquer!

(conversations entremêlées)

- J'ai une tonne de réunions ce matin!

- Vous vouliez me voir?

- Oui, juste une minute. Tu peux fermer la porte?

♪ Two worlds collided ♪

♪ And they could never tear us apart ♪♪

Oh non! Oh, Samuel!

- Alors, le Collecteur surpasse les attentes à tous les niveaux.

Nous sommes très enthousiastes.

Et l'an prochain, nous nous attendons à ce que nos ventes explosent,

donc nous devons revoir nos projections.

♪ But if I hurt you ♪

♪ I'd make wine from your tears ♪

♪ I told you that we could fly ♪

♪ 'Cause we all have wings ♪

♪ But some of us don't know why ♪

(halètements)

- J'ai envie de toi.

♪ I was standing ♪

♪ You were there ♪

♪ Two worlds collided ♪

♪ And they could never ♪

(bris de céramique)

♪ Ever tear us apart ♪♪

- Allez, ramasse ça.

(gémissements)

(♪♪)

♪ I was standing ♪

♪ You were there ♪

♪ Two worlds collided ♪♪

- Ouais, c'est parfait! - Les filles, arrêtez ça! Vous me faites honte!

- Elles sont douées, pas vrai?

- J'en crois pas mes yeux. Oh mon Dieu! - De quoi tu parles?

- C'est d'elle que je tiens mon talent. - Ah ouais?

- Je ne sais pas danser.

- Vous exagérez, franchement!

- T'es incroyable! Je te jure! - Très bien, mangeons.

- Ç'a l'air délicieux, chérie.

(en chuchotant): Elle nous a aidés.

Elle n'a jamais fait ça avant. - Je sais!

C'est incroyable.

Elles ont l'air tellement heureuses ensemble.

C'est fantastique. Ouais. - Oui!

- Et j'aime bien Mary. C'est une chouette fille.

- Hum-hum. - Je suis content.

- Oui. - Elles ont l'air bien.

(soupir)

(rire)

(pépiements)

(Nora): T'aimes ça, toi aussi?

(Samuel): J'adore ce style de musique!

- Moi aussi! C'est génial!

(Isabel): T'as étudié à quelle école?

(Samuel): Je pense pas que tu la connaisses.

(Nora): C'est quoi ta couleur préférée?

- Violet. - Ça alors, comme moi!

- Ouais? - Ouais!

Qu'est-ce que ta mère fait comme travail?

- Oh, elle était enseignante.

(Isabel): Et ton père travaille dans la sécurité?

(Samuel): Ouais, c'est ça. À vrai dire,

avant c'était un boxeur, un vrai boxeur professionnel.

Et ensuite, il est devenu agent de sécurité

pour des personnalités publiques et politiques,

des gens comme ça.

Ouais, il a fait ça pendant un bout de temps,

il protégeait des gens assez connus et importants.

Et ensuite, hum,

il a décidé de se réorienter

et de devenir professeur de philosophie dans l'Illinois,

alors j'allais lui rendre visite assez souvent.

Ouais, c'était un homme vraiment brillant,

mais il était aussi vraiment compliqué.

C'était un dur à cuire, il était impressionnant.

Mais il écrivait de magnifiques poèmes.

(Romy): Salut! (Jacob): Salut, ma chérie.

- Vous avez oublié votre ordinateur au bureau.

Esme m'a demandé de vous le rapporter.

- Oh, je vois.

Elle aurait pu envoyer un messager.

- Elle voulait que je vienne en personne

à cause des données confidentielles.

J'ai pris le train.

(Jacob): C'est une nouvelle robe?

T'es sexy!

(Isabel): Sexy? C'est dégoûtant, papa.

(Nora): Est-ce que tu travailles avec les robots?

- Non, non, non. Pas directement.

Je suis juste un stagiaire, j'ai pas le droit, alors...

- Est-ce que t'es payé? - Ouais, oui, bien sûr que oui!

Et je travaille dans un bar. - Quel bar?

- Euh, le Nîmes. - Moi, je suis danseuse.

Tu veux me voir danser la tarentelle?

- Non, non, arrête. On avait prévu de sortir.

Arrête. Nora, je t'en prie.

- Tu devrais venir en randonnée avec nous.

- Non, non, ça ira. - On allait faire une randonnée.

Je vais vous laisser... - Il doit retourner...

- Viens avec nous, tu vas adorer la propriété. - C'est amusant.

Je vais t'attraper! (cris, rires)

Viens m'aider, je le tiens!

(Jacob): Non, non, non! Laissez-moi!

(rires au loin)

(Nora): On ne te lâchera jamais!

(Samuel): J'aime vraiment ta famille. Elle est adorable.

Et c'est exactement ce que je veux plus tard.

- Ne viens plus jamais chez moi à l'improviste.

- Quoi?

Je faisais juste mon travail.

- Ma famille est ce qui compte le plus pour moi.

Je ne veux plus jamais, jamais que tu fasses ça.

Attends. Attends, attends. - Déverrouille la portière.

- Attends un peu. Tu veux bien attendre, s'il te plaît?

- Laisse-moi sortir. Je veux sortir.

- Je veux juste que tu m'écoutes une minute.

Mais avant tout, on va se calmer,

et on va discuter de tout ça, parce que je...

je ne m'attendais vraiment pas à te voir dans ma maison,

tu comprends? (soupir)

Et je ne crois pas qu'on devrait...

(soupir)

Je ne crois pas qu'on devrait continuer de se voir

à l'extérieur du travail.

(soupir) C'est...

- Arrête ça, ne me touche pas.

(soupir)

Romy, tu sais que je cherche pas une...

je cherche pas une petite amie, si c'est ça qui te fait peur.

- Non. - OK?

Parce que tu ressembles à une mère

et c'est pas ça qui m'intéresse. - Merci.

- C'est la vérité, et c'est pas du tout ce qui m'intéresse, alors.

(soupir)

(cris d'oiseaux au loin)

En fait, dans mon esprit, je croyais que ce qu'on faisait,

c'était... je sais pas, c'était...

c'était un peu comme si...

on était comme deux enfants qui s'amusaient et c'était naturel.

- Je t'en prie, t'es pas un enfant, merde.

- Oh, laisse tomber. Laisse-moi sortir.

- Non. - Laisse-moi sortir.

- Non. - Laisse-moi sortir.

- Non. - Laisse-moi sortir.

- Non. - Tu me laisses sortir, d'accord?

- OK, calme-toi!

- Je suis en colère maintenant, t'es contente? Je déteste me sentir comme ça.

- Ça va! - Pourquoi tu me fais me sentir comme ça?

(soupir)

- OK, écoute-moi.

- Non, tu me fais chier. - Chut, oui.

C'est déstabilisant. - Ouais.

- Oui. - Ouais, vraiment.

- Pour toi, pour moi.

Ce qui se passe entre nous, c'est troublant.

Et puis, ce qu'il y a, c'est que tu es très jeune.

- C'est pas vrai. - Oui, c'est vrai.

- Non, c'est pas vrai.

- J'ai pas l'intention...

j'ai pas l'intention de te congédier.

Mais on va devoir rester professionnels.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là?

- J'essaie seulement de prendre soin de toi, d'accord?

- De prendre soin de moi? - Oui.

- Non.

- Oh, seigneur.

(déverrouillage de portière)

(musique de tension)

(présentatrice): Aujourd'hui, nous vous parlons

du développement le plus attendu dans la robotique d'entrepôt.

Tensile Automation fait état d'une réaction extrêmement positive.

(propos de présentateurs entremêlés)

Tous les utilisateurs vantent la fiabilité du produit.

La présidente Romy Mathis a affirmé être très satisfaite

des premiers résultats

et très confiante pour la suite des événements.

- ...ce qui laisse présager d'excellents résultats.

(Romy): Bonjour, Shaina.

(propos de présentateurs entremêlés)

(halètements d'homme en écho)

(Les voix des présentateurs s'atténuent.)

Bonjour. - Hé, bonjour, Romy.

- Merci beaucoup. C'est gentil. Bonjour.

- T'as vu ça? Je l'avais même pas demandé.

Il est brillant, ce petit.

Bon, alors, je voulais discuter avec toi des vidéos

qu'Hazel nous a fait parvenir.

Hum, ça va, tu peux te détendre.

T'as pas à avoir peur de leurs questions.

- Oui. Je sais, j'étais un peu tendue.

Je... Je comprends. Hum...

- T'en fais pas. Ça va.

T'as déjà fait ça un million de fois.

- Ah, euh, tu m'excuseras, Sébastien...

Samuel TOIT

...mais j'ai une petite urgence à régler.

(rumeur urbaine)

Hé.

(soupir)

Est-ce que ça va? - Ouais.

- Qu'est-ce qui se passe? - Ça va.

C'est juste que...

je ne me sens plus à l'aise de travailler pour toi.

Je vais parler à quelqu'un

et je vais demander de changer de département.

- Tu peux pas faire ça. - Oui, je peux.

- Tu peux pas, ils vont poser des questions,

ils vont mener une enquête. D'accord?

Tu peux pas faire ça. Ils pourraient me renvoyer.

- C'est mieux comme ça.

Pour nous deux. - Quoi?

Quoi? Quoi?

Attends, arrête! - Me touche pas!

- Attends!

Merde.

(fermeture de porte)

(soupir)

(long soupir)

- Tu veux qu'on joue un peu?

(petit soupir) - Ouais.

Hum...

- Juste un petit moment.

(soupir)

(petit rire)

- Va-t'en! Dégage!

Dégage!

(halètements)

- Pourquoi t'as fait ça?

- J'ai jamais réussi à avoir un orgasme avec toi.

- Quoi?

Quoi? Chérie.

- Je veux pas que tu me touches, merde.

Je peux pas.

Je peux pas jouir avec toi.

- Est-ce que ça va? Chérie.

- Non.

(sanglots)

(battements de la pluie)

(rumeur urbaine)

(brouhaha)

Hé.

(musique jazz au piano)

(conversation indistincte)

(en chuchotant): Je crois que vous feriez mieux de partir.

- Euh, il faut vraiment que je lui parle.

- Je suis désolé, mais il a dit que vous deviez partir.

- Il a dit ça? - Ouais. Tout de suite.

(soupir)

(cliquetis de vaisselle)

(toux)

- Euh, est-ce que t'as commandé les écouteurs

pour l'anniversaire d'Isabel? - Hum-hum.

- Ouais. Tant mieux, ouais.

Est-ce que tu...

Est-ce que t'étais sérieuse

quand tu as dit que t'avais jamais eu de...

- Je me suis défoulée sur toi.

Je ne savais pas ce que je disais.

J'étais juste stressée.

Bien sûr que je n'étais pas sérieuse.

(soupir) On est ensemble depuis 19 ans.

- C'est juste que...

normalement, les femmes, vous...

- Je ne suis pas normale.

Je suis pas comme les autres femmes.

Regarde-moi. Je suis pas normale.

- Non, effectivement.

(soupir)

(ouverture de porte)

- OK, salut.

(fermeture de porte)

- Tu as sept minutes.

- Oh.

- Ouais.

- Est-ce que tu leur as déjà parlé?

- Tu transpires. - Oh, désolée.

Oh, merde.

- Est-ce que t'as envie de tout perdre?

- Quoi?

- C'est l'impression que tu me donnes.

- Euh... qu'est-ce que tu veux dire par là?

- La façon dont tu me regardes,

c'est comme si tu t'attendais à ce que...

je te fasse perdre tout ce que tu as.

- Oh. Non.

- Tu te sers de moi dans ce but? - Bien sûr que non.

- Parce que ça, ça me ferait vraiment très peur.

- Non, c'est pas du tout ce que je fais.

Ce qu'il y a, c'est que tu es très jeune,

et je suis plus vieille que toi, et je...

je veux seulement te protéger

et je ne veux pas te faire de mal.

- Tu dis toujours ça, mais je...

je vais très bien.

Je crois que c'est toi qui as mal.

T'es pas obligée de t'en faire pour moi.

C'est pas... C'est...

(petit rire)

(soupir)

Ce qu'on fait ensemble, c'est...

Si on décide de continuer, c'est quelque chose de normal.

Tant que c'est consensuel. - Qu'est-ce que ça veut dire?

- Ça se résume à donner et à recevoir du pouvoir, non?

- Arrête. On dirait que tu viens de chercher le mot dans un dictionnaire.

Qu'est-ce que... - Oh, non,

tout ce que je veux dire, c'est que ça n'a rien à voir

avec ton entreprise ou ta famille.

C'est entre nous. - Attends, écoute-moi.

Je suis désolée, mais...

je suis nerveuse.

- T'es nerveuse? - Oui.

- Ouais, t'as l'air nerveuse.

On dirait que tu te caches.

Pourquoi est-ce que t'es nerveuse?

Y a aucune raison d'être nerveuse.

Je crois que la première chose à faire, si on continue,

c'est d'établir des règles qu'on accepte tous les deux,

du genre, euh...

genre, je sais pas,

quelque chose comme...

je te dis quoi faire et tu m'obéis.

- Oh, franchement, tu te fous de moi!

- C'est exactement ce que je disais.

Tu recommences! - Attends, excuse-moi!

- J'y vais, c'est pas sérieux. - Non! Reviens, assieds-toi.

Je t'en prie.

Ça va. Rassieds-toi.

S'il te plaît.

- Il faut que ce soit toi qui prononces les mots.

C'est comme ça que ça marche. - De quoi tu parles?

- De nous. De notre relation. C'est une question de confiance.

- Mais tu viens de dire que ça doit être consensuel.

- Ouais, c'est... - Alors...

- C'est ce qu'on appelle le consentement, Romy.

C'est très simple. C'est la définition même du consentement.

Tu tus dois dire que tu es d'accord.

Il faut que...

que les deux parties se mettent d'accord.

C'est ça, le consentement.

- Et si je refuse?

- Dans ce cas, je vais aller parler à quelqu'un.

- Non, ne fais pas ça. Je t'en prie.

- S'il te plaît, admets que c'est ce que tu veux.

Sois honnête.

(soupir)

T'as pas l'air... T'as pas l'air à l'aise du tout sur ta chaise.

Tu devrais venir t'asseoir ici. - Euh...

- Viens t'asseoir sur le bord de la table. Juste ici.

OK, il faut que tu dises les mots,

sinon je vais devoir aller parler à quelqu'un

et demander à être transféré. - Non, attends, attends. Non.

Qu'est-ce que je dois dire?

- Tu sais quoi dire. - Non, je sais pas.

- Oui, tu le sais. - Je sais pas quoi dire.

- Dis-le c'est tout. - OK, c'est bon.

Je vais le dire.

- Je veux t'entendre le dire.

- OK.

Qu'est-ce que tu veux que je dise?

- « Je vais faire... » - Je vais faire...

- « ...tout ce que tu me demandes de faire. »

- Je vais faire tout ce que tu me demandes...

(petit gémissement) ...de faire.

Je vais faire tout ce que tu me demandes de faire.

- Dis-le encore.

- Je vais faire tout ce que tu me demandes de faire.

- Bien.

(musique de tension)

(fermeture de porte)

(halètements d'homme en écho)

- Salut.

- Oh, wow, y a même un salon là-dedans!

(arrêt de la musique)

(rumeur urbaine)

Non. Reste.

Retire ta petite culotte.

(soupir)

- D'accord.

(soupir)

- Ouvre les jambes.

(soupir)

- Enlève tes mains. - Hum...

- Bien. Comment tu te sens?

- Euh, j'ai peur. - Vraiment?

Et maintenant, est-ce que tu peux retirer ta robe

pour que je puisse te voir?

- Mmm-mmm.

- Mais tu vas le faire quand même.

- Oui.

- Oui, quoi?

- Oui, je vais retirer ma robe.

(soupir)

(soupir)

(soupir)

- T'es tellement belle.

- C'est pas vrai. - Oui, c'est vrai.

- Non.

- Ouais, c'est vrai.

- Non, c'est faux. - Crois-moi.

- C'est pas vrai. - T'es belle.

(soupir)

T'es ma babygirl.

(♪ Father Figure ♪ de George Michael)

Vas-y.

♪ That's all I wanted ♪

♪ Something special Something sacred in your eyes ♪

♪ For just one moment ♪

♪ To be bold and naked ♪

♪ At your side ♪

♪ Sometimes I think that you'll never ♪

♪ Understand me ♪

♪ Maybe this time is forever ♪

♪ Say it can be ♪

♪ Woah-woah oh ♪

♪ That's all you wanted Somethin' special ♪

♪ Someone sacred in your life ♪

♪ Just for one moment ♪

♪ To be warm and naked ♪

♪ At my side ♪

♪ Sometimes I think that you'll never ♪

♪ Understand me ♪

♪ But somethin' tells me together ♪

♪ We'd be happy ♪

♪ Woah-woah baby ♪

♪ I will be your father figure ♪

♪ Put your tiny hand in mine ♪

♪ I will be your preacher teacher ♪

♪ Anything you have in mind ♪

♪ I will be your father figure ♪

♪ I have had enough of crime ♪

♪ I will be the one who loves you ♪

♪ 'Til the end of time ♪

- C'est quoi ton mot de sûreté? - Hum?

- On devrait pas avoir un mot de sûreté?

- Oh, euh...

Jacob.

(petit rire)

- Le nom de ton mari?

OK.

♪ That's all I wanted but sometimes love can be mistaken ♪

♪ For a crime ♪

♪ That's all I wanted just to see my baby's ♪

♪ Blue eyes shine ♪

♪ Greet me with the eyes of a child ♪

♪ My love is always tellin' me so ♪

♪ Heaven is a kiss and a smile ♪

♪ Just hold on hold on ♪

♪ And I won't let you go my baby ♪

♪ I will be your father figure ♪

♪ Put your tiny hand in mine ♪

♪ I will be your preacher teacher ♪

♪ Anything you have in mind ♪

♪ I will be your father figure ♪

♪ I have had enough of crime ♪

♪ I will be the one who loves you ♪

♪ 'Til the end of time ♪

♪ I will be your father ♪

♪ I will be your ♪

♪ I will be your preacher ♪

(halètements)

♪ I will be your father ♪

♪ I will be the one who loves you ♪

♪ 'Til the end of time ♪♪

Qu'est-ce que tu dirais de... (toussotement)

...de me faire une thérapie?

- Non. - Pourquoi?

(rires)

- Parce que je suis pas une vraie thérapeute, et...

- Oh, et t'as peur de ce qui pourrait ressortir?

Tu crois que je suis une mauvaise personne?

- Non, je crois que t'es une personne adorable.

(soupir)

Et je pense que tu comprends des choses.

Tu sens des choses.

Tu as un don pour comprendre ce que les gens veulent.

- Parfois, je me fais peur à moi-même.

- Moi, j'ai pas peur de toi.

- OK.

- C'est quoi, ton signe astrologique?

(rire)

Mmm-mmm. Je crois pas à ces conneries.

(rires)

Tu peux me prendre dans tes bras?

(musique de tension)

(fredonnements d'une femme en écho)

(rires en écho)

(bips répétitifs)

(cris enjoués)

(Les bips s'intensifient.)

- Isabel, maman va couper le gâteau.

- Je vais m'en occuper. Veux-tu couper la première part?

- Oh... - Allez!

C'est vraiment pas compliqué! - Ouais, vas-y, ma chérie, c'est ton gâteau!

- Oui! Excellent! - Excellent.

- Essaie de pas toucher le fond. - Ça y est.

- Tu vas l'avoir! - Attention!

Oh, ça fait rien. - Ça va, laisse-moi t'aider.

- Pas si mal! - Ouais, je m'en occupe!

- Non, ce jour-là, je...

je sais pas pourquoi, mais je ne t'ai pas reconnu, je te jure!

Je sais pas pourquoi!

(ding-dong!)

- Je reviens.

Attends-moi.

(brouhaha lointain)

(soupir)

(rires)

- Bonjour. - Salut!

- Bonjour! Entrez!

Oh... (rire gêné)

- Pour Isabel, bien sûr.

- Salut.

- Tu vas bien? - Oui, oui!

Tu lui as apporté un cadeau!

- Je sais, c'est gentil. - Suivez-moi!

- Euh, ça ne te dérange pas, hein?

- Oh, non!

(rire)

Voilà, elle est juste là!

Voilà la vedette du moment!

- Salut! - Isabel!

Regarde qui est là!

- Salut, ma beauté!

(rire)

- Contente de te revoir! - Tiens, salut!

- Salut, toi. - Trop gentil d'être venus!

Merci d'être venus à la fête, c'est cool!

- Désolée d'être en retard!

(♪ Deceptacon ♪ de Le Tigre)

(rires)

♪ Every day and night ♪

♪ Every day... ♪♪

(musique au loin)

- Qu'est-ce qu'il y a?

- Qu'est-ce que tu fais ici?

- Je comprends pas.

- Pourquoi es-tu ici?

T'es avec elle?

- On se voit parfois.

- Qu'est-ce que ça veut dire? Quoi?

- Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise?

Que je pouvais-- - Est-ce que tu sors avec elle?

- Je me trompe, ou le gars là-bas, c'est ton mari?

- Non, je veux pas que tu fréquentes d'autres femmes.

Je veux pas... - Qu'est-ce que...

- T'es à moi. T'es à moi.

(Esme): Hé.

(vacarme)

(Romy): Oh! - Est-ce que ça va?

- Oh! - Ouais. Ouais, je...

Je voulais juste savoir si je pouvais être utile.

- Oui, s'il te plaît. - Ouais, je...

- Tu peux nettoyer ça? - Je crois que...

il faudra passer le balai.

- Euh, c'est une super fête.

(Samuel): Une très belle fête. - Ouais, je sais.

Elle a vraiment l'air de s'amuser. - Très, très belle fête.

- Ouais, c'est parfait.

- Vraiment parfait.

Tu veux quelque chose? - Non, ça va.

(rumeur urbaine)

(toc-toc!)

- Entre.

(ouverture de porte)

(Esme): Salut. Tu voulais me voir?

- Hum-hum.

Viens t'asseoir. - OK.

(petit rire)

- Ouais, je voulais juste...

prendre des nouvelles.

Comment vas-tu?

- Euh, je vais bien. Merci.

(petit rire)

- Comment va Samuel?

- Hum... quoi?

(rire)

Je croyais qu'on allait

parler de... - Hum-hum.

Mais je voulais d'abord savoir comment tu vas,

parce que...

on va bientôt parler de ton avenir, donc...

- Non, ouais. Non, je sais. C'est...

- Il va falloir que tu sois prudente, Esme.

C'est un stagiaire.

Je ne veux pas dramatiser la situation, mais...

tu es quand même en position d'autorité par rapport à lui.

- Euh, est-ce que tu dis ça à cause de la fête?

Parce que je te jure que j'ai jamais pensé

une seconde que ce serait un problème, alors...

je suis désolée.

Je n'avais jamais vu les choses de cette façon-là avant.

- Ne t'en fais pas.

J'essaie juste de te protéger, c'est tout.

(petit rire)

(sonnerie de téléphone)

(soupir)

Ça n'arrête jamais.

(soupir)

Oh, c'est Isabel qui m'appelle, il faut que...

- Vas-y. - Hé, euh, salut.

(Samuel): Je veux te voir ce soir.

(♪ CRUSH ♪ de Yellow Claw)

(Romy): Il faut que je travaille tard ce soir.

♪ We met up for a drink ♪

Non, t'es pas obligé de m'attendre.

♪ We got along us two ♪

Est-ce que tu pourrais dire à Isabel

qu'elle a un entraînement de soccer demain?

♪ You asked what should we do ♪

Et Nora a de la danse, c'est ça?

♪ You asked me can you dance ♪

♪ I looked at him and smiled ♪

Tu peux la laisser dormir, je vais la réveiller.

♪ I try to be a good girl ♪

Hum...

♪ But I wanna feel alive ♪

D'accord. Je ferai pas de bruit.

♪ I got a crush ♪

Bonne nuit.

Hum-hum. Je t'aime.

♪ You told me hush ♪

♪ Oh what a rush ♪

(♪♪)

(♪♪)

(rires)

- Laisse-toi aller!

(♪♪)

(cris de joie)

♪ Oh what a rush ♪

(♪♪)

(rire)

(rires)

(musique douce)

(halètements)

- Tu savais que les coucous pondaient leurs oeufs

dans les nids des autres oiseaux?

- Quoi?

(rires)

- Les bébés coucous,

ils grandissent en pensant...

(rire)

...qu'ils sont pas au bon endroit.

- Arrête! - Et ils sèment le chaos.

Le chaos total. - T'es pas un oiseau.

- Oui, je te dis!

(rires)

(Romy): Est-ce que tu fais la même chose avec elle qu'avec moi?

- Non.

Elle est pas comme ça.

C'est pour ça que je l'aime pas de la même façon que toi.

Et c'est aussi pour ça que je m'aime pas

de la même façon avec elle.

(fermeture de porte)

(Isabel): Salut.

- Oh!

Qu'est-ce que tu fais encore debout?

- Je m'inquiète à ton sujet.

- Oh, je vais bien. Je vais bien.

Je suis juste vraiment occupée depuis quelques semaines.

Mais on a fini.

On a accompli beaucoup de choses.

- T'es sûre que ça va?

- Oui.

Et toi, ça va?

(reniflement) - Ouais.

- Comment va Mary?

- Bien. (petit rire)

Elle va bien.

- Oh. Ouais.

Allez, au lit.

(Isabel): J'ai plus faim. Tu veux le reste? - Tiens, est-ce que t'en veux plus?

S'il te plaît! (rire d'Isabel)

(Nora): J'ai plus très faim. - Finis ton bacon, chérie.

D'accord? (toc-toc!)

(Jacob): J'y vais.

- Je vais y aller. - Non, non. Ça va.

(soupir)

(Isabel): On gagne jamais, tu sais.

(rire de Nora)

De toute façon, c'est juste un entraînement.

(ouverture de porte)

(Jacob): Bonjour.

- Qui c'est, chéri?

- Esme.

(fermeture de porte) (Esme): Bonjour!

- Venez, les filles. On est en retard.

- Salut. - Allez.

(Isabel): C'est bon. - Hum...

- À plus tard. - À plus tard.

(Jacob): À plus tard, chérie. Content de te voir, Esme.

(Esme): Oui, moi aussi. - Au revoir.

(Nora): C'est bon, j'arrive. (Isabel): Salut, maman.

- Ouais. Est-ce que ça va?

(soupir)

- Tu sais...

J'étais...

J'étais réellement...

convaincue que ...

qu'une femme de pouvoir agirait différemment.

- Qu'est-ce que ça veut dire?

- C'est juste que j'ai essayé tellement souvent

d'avoir une conversation avec toi

sur mon avenir dans l'entreprise, et...

- Oui. Tu as raison. Je suis désolée.

(soupirs)

C'est vrai. Mais on peut en parler maintenant.

Esme, il faut que tu comprennes que j'ai été débordée...

- C'est juste que, Romy, je ne veux surtout pas que...

tu me promettes quelque chose juste parce que tu as...

peur de moi.

- Pourquoi est-ce que j'aurais peur de toi?

- Je suis au courant de ce qui se passe entre Samuel et toi.

Et je veux seulement avoir...

ce que je mérite.

Je ne veux pas que tu me donnes un poste

uniquement pour acheter mon silence.

C'est...

C'est peut-être comme ça que ça se passait

quand t'étais jeune, mais...

- De quoi est-ce que tu parles?

- Tu ne verras plus jamais Samuel.

Tu seras une bonne cheffe d'entreprise.

Tu créeras plus de possibilités

pour les femmes dans cette entreprise.

Et tu seras un modèle et un exemple pour nous toutes.

(petit rire)

- Je crois que tu confonds l'ambition et la moralité.

Ce n'est pas du tout la même chose.

- Mon but n'est vraiment pas de te faire tout perdre.

D'accord? C'est vrai, merde,

t'es une des rares femmes à avoir atteint le sommet.

Mon but, c'est que tu y restes.

Pas telle que tu es en ce moment, mais...

comme une patronne que je peux admirer.

D'accord? - D'accord.

Merci.

(rumeur urbaine lointaine)

- Hé. Je te cherchais.

Qu'est-ce qui se passe?

Tout va bien?

- Il faut que je te dise, hum...

(soupir)

- Parle-moi. Je t'écoute.

- Ce qu'il y a, c'est que je...

Enfin, depuis que je suis toute petite,

très jeune, d'aussi loin que je me souvienne,

il y a des pensées très particulières qui...

qui me viennent en tête.

- Quel genre de pensées?

- Hum...

Sombres. Vraiment sombres. Des idées noires.

Dégoûtantes.

Et crois-moi, je serais prête à tout pour...

m'en débarrasser pour de bon.

Parce que je me considère comme étant une femme intelligente.

Une femme très intelligente et forte qui...

(soupir) ...prend les choses en main.

Qui est aux commandes.

Je sais que je suis... - Je sais.

- ...aimante, dévouée et responsable,

et tout ce que je veux, c'est...

Je veux juste... Tout ce que je veux,

c'est travailler sur moi-même et être une bonne personne,

mais... mais je...

je le suis pas. Loin de là.

- Qu'est-ce que t'essaies de dire?

- Ce que je veux dire, c'est que...

j'ai essayé. J'ai tout essayé.

J'ai fait une tonne de thérapies.

Je croyais que c'était relié à mon enfance.

Ma saloperie d'enfance et tous ces...

Mais c'est pas ça, je suis juste née...

- Je comprends pas. - Je suis née comme ça.

- Qu'est-ce que tu veux dire?

- J'aurais voulu que tu veuilles essayer des choses,

mais tu n'es pas comme ça.

- Je ne suis... - Et moi aussi, je...

- Je ne suis pas comme quoi, Romy?

- Je veux seulement être normale.

Je veux seulement être normale. - Hé.

Ça va. - Je veux...

Je veux être ce que toi, tu aimes.

Je veux être à la hauteur de la femme que tu aimes.

- Tout ça est vraiment très... très déroutant.

Est-ce que tu pourrais essayer d'être un peu plus claire?

- J'ai jamais expérimenté le moindre de...

- D'accord.

- ...de ces fantasmes qui m'habitent dans...

Dans... Dans la vraie vie,

je n'ai pas osé, parce que...

enfin, jusqu'à ce que...

je rencontre quelqu'un qui...

- T'as rencontré, euh... - Hum-hum.

- Qui? Qui tu as rencontré, au juste?

- Euh, je...

(respiration tremblante)

- Est-ce que je connais cette personne?

- Non.

Non, je t'assure.

- Ce n'est pas quelqu'un de... - Non.

C'était juste un homme.

C'était juste...

juste un inconnu.

(soupir)

- Combien de fois c'est arrivé? - Juste une fois.

- Est-ce que t'es amoureuse de lui?

- Non, pas du tout. C'est juste...

Oh, c'est tellement...

C'est pas une question de cachotteries,

ni de consentement, ni de fétiches, c'est pas...

c'est pas ça. On dirait que...

qu'il doit y avoir du danger.

Il faut que des choses soient en jeu,

que je risque de tout perdre. Un peu comme s'il y avait

une sorte de monstre à l'intérieur de moi...

- Allons, qu'est-ce que tu racontes?

- ...qui menace de me détruire...

- Qu'est-ce que t'as fait, au juste?

- C'est terminé, maintenant. C'est ça l'important.

Je ne sais même pas comment il s'appelle,

parce que c'est pas important.

Je te jure. C'est... C'est pas vraiment moi.

Ça n'a rien à voir avec notre famille.

- Je pense que tout a à voir avec toi, Romy.

Rien de ce que tu viens de me dire ne peut justifier ça.

- C'est une bonne chose. - Ni ta mère ni ton enfance difficile.

Tu m'as quand même menti, merde. - C'est terminé.

Non, Jacob, tu n'écoutes pas ce que je dis.

C'est toi que j'aime. Seulement toi.

- Pour toi, des choses doivent être en jeu?

Pour l'amour du ciel!

C'est quoi ce délire, Romy? - C'est pas...

- Tu sais quoi? - C'est pas ce que je voulais...

- Je me fous complètement de tous tes...

tes petits fantasmes sexuels pitoyables,

parce que ça n'excuse rien du tout!

(respiration tremblante)

T'as risqué la chose la plus importante dans nos vies.

Le bien-être de nos filles!

Et pour quoi?

- Chéri, écoute, c'est toi que j'aime.

- Tout ce que tu viens de dire me rend malade.

Ce que je veux...

c'est que tu sortes de cette maison.

Dehors!

Tout de suite!

Fais chier!

(musique dramatique)

- Oh...

(soupir)

(soupir)

(clapotis d'eau au loin)

(soupir)

Tu peux pas être ici!

- Quoi?

- Il faut que tu partes.

- Aide-moi à sortir.

(petit cri)

(respirations haletantes)

Je pourrais te noyer, tu sais?

- Ah, tu devrais.

- Personne saurait que c'est moi.

(musique douce)

(Romy): Est-ce que je t'ai fait perdre la tête?

- Ouais.

Ouais, un peu, mais...

je crois que je t'ai fait perdre la tête aussi,

alors on est quittes.

- Non.

Enfin...

ça n'excuse pas ce que j'ai fait.

- On est deux dans cette histoire.

- Mais j'aurais dû y mettre un terme.

(sursaut)

- Non, ça va, ça va, je veux juste... - Jacob, qu'est-ce que tu fais?

- Non, non, je veux juste une minute seul avec lui.

- Ça va, calme-toi. - Cinq minutes.

- Je veux que tu te calmes et que tu viennes dehors avec moi.

- Me touche pas. - Jacob.

Viens dehors avec moi une minute. - Pas compliqué, je veux que...

- Viens avec moi! - Me touche pas!

- Non, non, arrêtez! - Espèce de pourriture!

Te mêle pas de ça! - OK, ça suffit!

Jacob! Arrête! (grognements)

(bris de vitre) Arrête!

Ça suffit! Non! Non, non!

Non, pitié! Ça suffit!

(grognements)

Non, arrêtez!

(cri de Jacob) Ça suffit, non! Non, non!

Je t'en prie!

(respirations haletantes)

Oh non! Ça suffit, d'accord?

- J'ai pitié de toi, espèce de salaud.

- Non!

(grognements)

(cris de Romy)

- Non, non, non. Assieds-toi, assieds-toi.

(soupir) Assieds-toi, s'il te plaît.

Oui.

Qu'est-ce que tu lui as fait?

(soupir)

Elle s'est servie de toi.

Elle t'a utilisé.

Tu le sais, pas vrai?

L'humiliation, la soumission, la domination,

peu importe comment vous appelez ça.

C'est juste dans la tête, non?

Le masochisme féminin

n'est rien d'autre qu'un fantasme masculin.

C'est une conception masculine qui...

(Samuel): Non, c'est faux.

C'est...

C'est une idée dépassée, ça.

- Une idée dépassée?

- Oui, c'est une idée dépassée de la sexualité.

Je suis désolé, mais vous ne pouvez pas comprendre.

(respiration tremblante de Jacob)

(petits gémissements)

Est-ce que ça va?

- Oh, merde...

(halètements)

- Jacob. - Non, non, non.

Pas toi.

(gémissements)

- Prenez ça. Buvez un peu d'eau.

Allez. Dites-moi ce qui se passe.

Vous pouvez plus respirer? Buvez de l'eau. Allez.

Qu'est-ce qui se passe?

Vous faites une crise de panique?

- J'en sais rien. J'en sais rien.

- Il faut que vous respiriez.

Vous respirez pas comme il faut. Attendez.

(respiration haletante)

Oui, ça va aller.

(respirations profondes)

Hé, hé, hé, hé, hé...

Non, non, non, non, non...

(sanglots)

Je suis vraiment désolé.

Je suis désolé.

(musique de tension)

(toux de Jacob)

(pleurs de Jacob)

(Esme): C'est un immense honneur d'avoir été guidée

par une femme comme Romy Mathis.

Elle comprend parfaitement l'importance

d'être la voix de ses pairs,

et elle milite pour les femmes à travers le monde...

COORDONNATRICE JUNIOR DE LA DIRECTION

...qui n'ont pas nécessairement les mêmes chances

que nous avons eues nous-mêmes.

Donc, le fait d'être soutenue par une héroïne comme elle

rend cette expérience encore plus exceptionnelle.

Qui sommes-nous, en tant que femmes?

Nous sommes des leaders modernes

qui n'ont pas peur de prendre des risques,

qui accueillent le changement

et qui accompagnent leur équipe dans l'inconnu.

La sincérité, la vulnérabilité

et l'honnêteté à l'égard de soi-même

créeront un environnement de travail

basé sur l'apprentissage partagé,

la compassion et les liens sincères.

Comment peut-on en arriver là?

En instaurant des changements

dans toutes les sphères de l'entreprise

pour soutenir les femmes dans tous les genres de postes.

Si nous osons nous libérer des attentes

et affronter nos craintes,

nous trouvons souvent une force insoupçonnée.

Aujourd'hui, nous sommes fiers de célébrer

l'authenticité véritable et le caractère unique

de tous les individus qui travaillent chez Tensile.

Nous vous invitons à révéler au grand jour

qui vous êtes vraiment

en dépit du regard des autres, et en regardant droit devant.

(arrêt de la musique)

(reniflement)

- Hum?

Oh, chérie.

- Ça va?

Tu ressembles à grand-mère.

(soupir)

- Comment t'es venue jusqu'ici?

- J'ai pris un taxi.

- C'est vrai?

Ça a sûrement coûté cher.

(petits rires)

- Maman...

il faut que tu rentres à la maison.

Papa a besoin de toi.

Il passe tout son temps au théâtre,

il ne mange plus,

et il a commencé à lire la Bible.

Il va te pardonner, maman.

- Qu'est-ce qu'il t'a dit, au juste?

- Rien du tout.

(soupir)

Mary m'a pardonnée.

(petit rire)

Ça va aller, maman.

(soupir de Romy)

Ça va aller.

- Mon Dieu...

- Ça va.

Rentre à la maison, s'il te plaît.

(soupir)

(fermeture de porte)

(soupir de Jacob)

(Romy): Tout est de ma faute.

(tremblements)

C'est moi qui t'ai dit que j'étais quelqu'un d'autre

et je me suis fâchée

parce que tu ne savais pas qui j'étais vraiment.

Et je suis tellement désolée.

C'est mon problème, Jacob. C'est mon problème à moi.

(M. Missel): Salut!

Quelle excellente façon de commencer l'année, hein?

(petit rire)

Au fait...

...qu'est-ce qui s'est passé avec le stagiaire?

Le jeune homme qui m'a apporté un café?

J'ai entendu dire qu'il avait accepté un emploi chez Kawasaki.

À Tokyo.

- Hum-hum.

Tant mieux pour lui.

- Et tant mieux pour toi.

Tu n'y étais pour rien dans cette décision, pas vrai?

(petit rire)

Pourquoi tu ne viendrais pas

prendre un verre la semaine prochaine?

J'ai la maison à moi tout seul.

On pourra en discuter.

(soupir)

- Pourquoi tu vas pas te faire foutre, Sébastien?

- Hé, fais attention, Romy.

- J'ai pas du tout peur de toi,

malgré tout ce dont t'es capable,

ce que tu penses savoir, ce que tu ne sais pas,

j'en ai rien à cirer.

Mais je ne veux plus jamais que tu me parles sur ce ton.

Si j'ai envie d'être humiliée,

je vais payer quelqu'un pour le faire.

(soupir)

Maintenant, fous le camp de mon bureau.

(musique de tension)

(Elle dépose sa tasse.)

(rumeur urbaine)

Cinq,

quatre,

trois,

deux,

un.

(arrêt de la musique)

(petit rire de Jacob)

(rires)

(rire)

(petit gémissement)

(musique de tension)

(halètements d'homme en écho)

(petit gémissement)

(gémissements de Romy)

(Les halètements en écho s'accentuent.)

(gémissements bruyants de Romy)

(halètements)

(grognements bestiaux)

(long halètement)

(♪ Leash ♪ de Sky Ferreira)

♪ Enraptured by a bitter moon ♪

♪ Drain all the light straight from the wound ♪

♪ I bit my tongue and bled the truth ♪

♪ As I live and breathe I'm dead to you ♪

♪ You're my heart in human form ♪

♪ Always crawl and kiss the ground ♪

♪ Surrender to the master ♪

♪ In the end nothing matters ♪

♪ Blood was on the wall ♪

♪ We always knew I'd let you down ♪

♪ Surrender to the master ♪

♪ In the end, nothing matters ♪

♪ Five four ♪

♪ Three two one ♪♪

(halètements d'homme en écho)

Sous-titrage: difuze

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