All language subtitles for Punishment.Park.1971.BluRay.1080p.FLAC.2.0.AVC.REMUX-FraMeSToR-French

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Original subtitles

Depuis l'article 2 de la loi de 1950 sur la sûreté intérieure,

la Loi MacCarren,

le Président des USA

a le droit, sans même l'approbation du Congrès,

de décider s'il y a insurrection aux États-Unis

et de déclarer l'état d'urgence.

Le Président a alors le droit

d'appréhender et de détenir toute personne

censée être susceptible

de commettre ultérieurement des actes de sabotage.

Les personnes appréhendées seront interrogées

sans remise en liberté sous caution,

ou besoin de preuves

pour être ensuite incarcérées dans des lieux de détention.

Ici les informations sur Radio KBCR,

le Président a signé aujourd'hui une ordonnance

pour le rappel immédiat

de 100 000 réservistes.

Au Pentagone, on indique

qu'au moins 20 000 de ces nouvelles recrues

seront envoyées en Asie du Nord Est

à cause du bombardement de Séoul,

la capitale de la Corée du Sud, la semaine dernière.

Nous n'avons aucune information

sur l'emploi des autres réservistes.

Il n'est ni confirmé ni démenti

qu'ils pourraient être incorporés à la police

pour faire face aux désordres actuels...

Au moins 273 Américains ont été tués,

et 492 blessés,

au cours d'une opération

où 30 000 soldats américains et sud-coréens

ont pénétré profondément en territoire laotien,

l'attaque la plus importante depuis l'extension du conflit.

P.J. Edwards, vous êtes coupable

de complot contre la sûreté de l'État

et d'incitation à l'émeute.

Vous êtes condamné à une peine d'emprisonnement de 15 à 21 ans

ou à 4 jours dans Punishment Park.

Que choisissez-vous ?

Je remercie le tribunal de son impartialité...

Silence. Que choisissez-vous ?

Punishment Park.

9 heures du matin.

Punishment Park, situé dans le Parc National de Bear Mountain,

en Californie du Sud.

Le Tribunal d'urgence de la région sud-ouest

établi par l'ordonnance numéro 302,

présidé par William C. Hoager.

La séance est levée.

Les yeux du monde sont tournés vers l'ONU

où le délégué US a dénoncé

l'entrée de sous-marins soviétiques dans les Caraïbes.

Les USA ne toléreront

aucune menace à leur souveraineté

et accusent les Soviets

de vouloir détourner l'attention du Moyen-Orient.

Après un débat animé, le délégué US a affirmé

que l'action des communistes avait provoqué

le rappel des réservistes.

Il a nié l'accusation du délégué russe

que le gouvernement US mobiliserait une armée

pour la suppression de son peuple...

Ça te plaît de massacrer des jeunes ?

Le sénateur MacLewis vient de démissionner

après avoir siégé 22 ans.

Au cours de sa conférence de presse

il a déclaré qu'il ne pouvait plus participer

à "l'effondrement des libertés fondamentales".

Sa déclaration faisait état

de la législation "répressive" qui avait amené sa démission :

les lois de perquisition sans mandat,

la suppression de l'immunité du 5e Amendement,

la détention préventive,

l'établissement de camps de détention

et de tribunaux sommaires.

Il s'est dit particulièrement préoccupé

par les activités des Punishment Parks.

La 48e session du Tribunal est ouverte.

La 48e

session du Tribunal d'urgence de la région sud-ouest

établi par l'ordonnance

numéro 302, est ouverte,

présidé par William C. Hoager.

Je demande l'acquittement.

- Sur quelles bases ? - La Constitution,

et en particulier sur les 1er, 4e, 5e,

et 14e Amendements.

Rejeté.

La Constitution, vous vous en branlez ?

Faites taire l'accusé !

Je demande que les accusés

soient entendus séparément.

Rejeté.

Dans ce cas, je demande respectueusement à la cour

de respecter la jurisprudence en cette matière.

Rejeté.

Peut-on les libérer sous caution ?

Certains des accusés sont en prison depuis des mois.

Faites taire les accusés ! Faites-les taire !

- Caution rejetée ! - Rejeté ! Rejeté ! Rejeté...

Après 2 mois,

on ne sait toujours pas pourquoi on est là !

La ferme !

Lee Roy Brown, Jay Kaufman,

James Arthur Cowler, Allison Michener,

Charles Robbins, Nancy Smith, William Vallery.

Vous êtes coupables de complot contre la sûreté de l'État,

et autres motifs d'accusation divers,

vous êtes donc condamnés

à cette audience du 5e Tribunal d'urgence

du 44e District de Glendale,

présidé par le Capitaine Edward Rubin, ce 24 mai.

Température : 32 degrés

Au moment de la sentence,

vous choisirez entre l'emprisonnement

ou Punishment Park.

Punishment Park est décrit

par la sous-commission du Sénat sur la loi et l'ordre comme :

"un entraînement nécessaire

"pour la police et les gardes nationaux

"afin de contrôler les éléments qui veulent

"renverser le gouvernement des USA par la violence,

"et un moyen de dissuasion punitif

"pour ces éléments subversifs."

Ne parlez que si on vous adresse la parole.

Chaque infraction

entraînera une peine de prison

d'un an supplémentaire

venant s'ajouter à votre sentence.

Enfin, je vous annonce que se trouve avec nous

la T.V. nationale,

ainsi que les T.V. anglaises et allemandes,

pour assurer la plus grande diffusion de ce procès,

car ce reportage

est vital pour tous les peuples du monde libre.

Elles resteront impartiales.

Mon cul ! Ce procès est illégal !

Ce procès est illégal et...

Silence !

Voici les membres du groupe 638,

et voici ceux du groupe 637,

condamnés à passer 3 jours dans Punishment Park.

Premier accusé.

Je m'appelle Brown. Enculé !

Lee Robert Brown, auteur connu,

journaliste de radio et militant.

Je veux être jugé par un jury de mes pairs - des noirs,

avec des témoins identifiés...

Des témoins !

Faites-le taire ! Matez-le !

La canicule

qui dure en Californie depuis 3 mois 1/2 se prolonge.

La température plafonne à 40 degrés

depuis 12 jours à Los Angeles.

Dans la vallée, un maximum de 41 degrés

et ce soir un minimum de 30 degrés.

Dans les déserts,

la température peut monter à plus de 45 degrés.

Vous avez de votre plein gré

opté pour ceci au lieu de la prison.

Vous aurez 3 jours et 2 nuits pour atteindre le drapeau US

situé à 7 km des montagnes

que vous voyez en face.

Ces montagnes sont à 25 km d'ici.

Dirigez-vous vers la région indiquée par ces lumières.

Passé ce point,

tournez à votre gauche,

et longez les montagnes sur 23 à 25 km

jusqu'au creux indiqué par des drapeaux.

Puis, tournez directement au nord, traversez la plaine,

passez dans les collines pendant encore 28 km

et allez droit au drapeau US.

M. Brown, avez-vous réellement prêché

la subversion de nos États-Unis ?

Je refuse de répondre à cette question

qui risque de m'incriminer.

Selon mes droits définis par le 5e Amendement,

et essayez de rejeter ça !

Accusé, ce sont des gens comme vous qui...

Objection !

Le but de ce parcours est simple...

Ne pas être pris par les policiers à votre poursuite

et atteindre le drapeau à l'heure fixée,

à 22 heures, le troisième jour.

Sortez-les d'ici.

Si vous êtes capturés ou si vous n'arrivez pas à l'heure,

la sentence pénale sera appliquée.

Oui ou non,

êtes-vous communiste ou membre du Parti ?

Objection !

Je vais répondre à cette question d'enculé !

Pas de grossièretés.

Tu trouves mon langage immoral ?

Et cette merde que tu viens de faire, c'est quoi ?

Et ça, c'est pas de la merde ?

Va détacher les prisonniers.

Alliez-vous appeler à la révolution à la T.V. ?

Je ne disais que la vérité.

Votre vérité ?

Je parlais des noirs comme on n'en a jamais parlé,

comme personne n'en parle ici.

Je disais ce qui arrive aux chicanos dans ce pays,

les producteurs de fruits n'en parlent pas,

ce sont eux et les leurs qui manipulent la T.V.

Je racontais ce qui arrive aux pauvres,

aux illettrés, aux chômeurs,

qui font la queue pour parler à des minables,

des mégalos comme vous, pour pointer au chômage.

Et vous les envoyez chier parce que vous êtes mal baisés.

Surveillez votre langage ! Il y a une dame ici !

Où ?

Vous dévorez vos enfants,

vous opprimez les gens

qui n'ont pas de pouvoir dans ce pays...

Vous voulez écouter ou parler ?

Délivrez-nous votre message.

Vous ne voulez pas l'entendre.

Voici 50 ans que vous développez

un système de propagande

qui transforme la vérité à votre goût.

Entendre, ça risquerait de vous déranger !

Vous voulez juste rester assis sur vos gros culs

à calculer vos intérêts.

Ai-je réagi à vos insultes ?

Ai-je réagi comme vous venez de le faire ?

Vous m'avez traité de porc, j'ai réagi ?

Je ne peux que vous insulter.

Il est strictement interdit aux policiers de vous frapper...

ou de vous empêcher d'atteindre votre destination.

Mais ils ne vous laisseront pas sortir du parcours.

C'est un fait reconnu :

les noirs dans ce pays ont plus de T.V. couleur et d'autos

- que tous les Russes réunis. - Et alors ?

Ça prouve que les noirs

profitent du développement économique de ce pays.

Ils ont un bien meilleur niveau de vie qu'ailleurs.

On peut dire la même chose des animaux

du zoo,

leur niveau de vie s'est élevé, ils mangent vachement mieux.

Il est maintenant 9 h 54, vous partirez à 10 h.

À midi, dans 2 heures,

ce sera le départ de la poursuite.

Aujourd'hui nous aurons

une unité de gardes nationaux,

une équipe de contrôle d'émeutes urbaines,

3 agents fédéraux.

Au Congrès du 5 de Mayo de la Jeunesse chicano,

l'accusé a dit :

"Libérez votre communauté, armez-vous.

"Si les porcs ne comprennent

"que la force, utilisez-la.

"Tuez le Préfet ! Liquidez le Maire !..."

Et le reste ? Vous lisez ça hors contexte.

Vous avez eu la parole.

Laissez finir l'agent Donovan.

Le porc Donovan.

Cet homme a écrit

un appel à la destruction du pays par la violence,

non seulement pour lui-même,

mais les siens le répandent partout.

Dans mon usine, tout le monde lit ça,

surtout les gens de couleur.

Il parle des problèmes de tout le monde,

et ne propose que des solutions violentes.

Vous parlez comme si nous étions

un pays civilisé et non-violent.

C'est faux. L'Amérique...

est aussi psychotique qu'elle est puissante,

et seule la violence forcera votre attention.

Ce pays, l'Amérique,

est né dans la violence.

Les révolutions sont violentes.

Si je suis aux États-Unis maintenant

c'est que mon peuple, mes ancêtres,

furent violemment amenés, enchaînés, d'Afrique,

et forcés à travailler par la violence.

C'est la sueur que vous leur avez arrachée

qui a industrialisé ce pays

dès le début.

Cette terre, et tout le reste du pays,

ont été arrachés aux Indiens par la violence.

10 h 03.

Température : 34 degrés

Début de la poursuite dans 2 heures.

Je peux avoir une cigarette ?

Distance jusqu'au drapeau US :

85 km.

Ils ont fait leur choix.

Ils auraient pu faire plein de choses,

mais ils ont choisi de jeter des bombes.

Bien, ils font ce qu'ils veulent et moi aussi.

Ces gosses n'y arriveront pas.

Tu as vu ce salaud descendre la colline ?

J'ai jamais rien vu courir aussi vite.

Début de la poursuite :

1 heure 53 minutes.

Ils courent tous, paniqués. Ils sont tous paniqués.

S'ils n'avaient rien fait, y aurait pas de panique.

Ils ne connaissent peut-être pas la loi.

Tout le monde la connaît.

Qu'ils subissent les conséquences.

S'ils ne veulent pas les subir, qu'ils réfléchissent.

Pour les "stimuler" un peu,

on a dit à ce groupe qu'il y avait de l'eau

à mi-chemin du drapeau américain.

Ce fils de pute chevelu...

Je crois qu'il a fait un truc vraiment grave.

Tu bandes pour ce mec.

Je ne bande pas pour lui. Il bande pour tout le monde,

pour le monde entier.

Qu'il aille se faire foutre,

si c'est comme ça qu'il veut jouer.

À propos de la violence.

Pendant ces 3 jours, la violence dépendra de vous.

Votre capture, si elle a lieu,

sera aussi paisible que vous le voulez.

Un policier vous annoncera que vous êtes arrêtés,

et que votre participation est terminée.

Si vous résistez

ou choisissez la violence, quelle qu'elle soit,

elle se retournera contre vous.

Bref, vous pouvez essayer d'agir violemment,

mais je vous assure que vous n'irez pas loin.

Partons.

- Je reste. - Moi aussi.

Ils vont nous descendre !

Je vais me cacher.

Cette merde doit s'arrêter.

Je ne fais pas un putain de pas de plus.

Ils vont nous tomber dessus !

Comme si ce n'était pas déjà fait !

Au moins, nous avons une chance.

Une chance ? 80 km et pas une chance !

Tu veux traverser ce putain de désert,

et servir de cible à ces enculés ?

En deux heures on peut se perdre là-bas.

C'est notre seul espoir, ici, ils t'auront en 5 minutes.

Avec cette chaleur, même sans eux c'est impossible.

On ne peut pas rester.

Ils sont juste derrière la colline.

Vous êtes un tireur d'élite ?

- Oui. - Un sniper ?

Un tireur d'élite.

Pourquoi ne pas rester ici ?

Ceux qui veulent partir doivent partir tout de suite.

Restez ici à jouer avec les flics, et on va tous y passer.

Vous avez déjà tué un homme ?

Jay Kaufman,

Co-fondateur du Comité contre la guerre et la répression.

Âge : 28 ans.

Temps restant : 1 h 42.

D'abord, cette arme a une charge

assez puissante

pour abattre un rhinocéros qui viendrait vers vous.

Nous avons peu de chance d'en trouver,

mais si ça arrive, je veux être sûr de le stopper.

Votre dossier indique que vous avez été candidat

à la vice-présidence des États-Unis.

C'est exact.

Et que vous avez eu du succès.

Vous ne croyez même pas à votre système ?

Que vos réponses soient brèves.

O.K. : "Bop".

Vous êtes contre la guerre

et la dépression. Quelle dépression,

celle du peuple ou de l'économie ?

Pas la dépression, la répression.

Répression. Être opprimé.

De quoi êtes-vous inculpé ?

Refus du service militaire et...

entrave à l'effort de guerre.

Êtes-vous pour ou contre la guerre ?

Je suis pour, mais...

Approuvez-vous la guerre au Viêt-Nam ?

Approuvez-vous la guerre au Viêt-Nam ?

- Certainement. - Pourquoi ?

Parce qu'elle protège notre pays.

Qui vous dit...

Qui vous dit

que cette guerre protège le pays ?

Nous combattons le communisme.

Mais qui vous dit cela ?

On entend ça tous les jours.

Je suppose que vous n'allez pas tenter

les 80 km jusqu'au drapeau US ?

Je ne ferais même pas le tour d'un foutu pâté de maison

pour le drapeau,

sans parler du désert !

Temps restant : 1 h 25 minutes.

Appuyez

et tirez !

Nous allons droit

au suicide collectif en Amérique.

Pour tirer deux coups à la suite,

armez, tirez,

et armez à nouveau.

Comment pensez-vous faire ces 80 km ?

Aucune idée. Simplement continuer, je pense.

Quelle est la différence entre un patriote et un chauvin ?

- Un quoi ? - Un patriote et un chauvin ?

Un chauvin ?

Définissez chauvin.

Chauvin était

un officier de Napoléon,

et sa fidélité était si absurde qu'on en a tiré

un nom commun : chauvinisme.

Ils nous ont promis de l'eau à l'autre bout.

Ils croient à la contestation,

au défi rituel,

mais ils acceptent de participer

aux règles du jeu établies par la police.

Ils croient s'en tirer en atteignant le drapeau.

Appuyez ! Feu !

Pensez-vous mourir dans ces 2 ou 3 jours ?

Je pense mourir dans les 2 ou 3 minutes.

Avec cette arme, vous devez toucher une cible humaine.

Ne visez pas l'oeil gauche, le coeur ou la rotule

ni, comme Wyatt Earp, le talon de la botte.

- Quel âge avez-vous ? - 20 ans.

Vous avez seulement à le toucher entre ici et là.

Ils ne veulent pas vraiment nous tuer...

Si vous l'atteignez là, il tombe.

Il est sûr de tomber, et ça fera mal.

Seulement rendre les choses difficiles.

Nous n'allons pas vous fusiller.

On n'est pas au Mexique ou ailleurs...

Que feriez-vous de nous si vous étiez au pouvoir ?

Seriez-vous humains avec des gens comme nous ?

Je ferais plus d'efforts que vous.

Que feriez-vous pour ce pays ?

Vous profitez de l'adulation

de tous ces gosses,

vous pataugez dans l'autosatisfaction

et vous vous complaisez...

dans la masturbation mentale...

C'est vous qui faites ça !

Comment pourraient-ils avoir confiance dans un homme

qui ridiculise tout ce en quoi nous croyons ?

Le foyer, le véritable amour.

Vous et vos love-ins,

que connaissez-vous à l'amour ?

S'il ne tenait qu'à vous,

on brûlerait les usines, on quêterait dans la rue.

Quelle sorte de société serait-ce ?

Comment se nourrirait-on ?

Vous voulez qu'on travaille pour vous nourrir.

Il y a assez de nourriture et de richesse

dans ce pays pour tout le monde.

Vous auriez des partouzes dans la rue.

C'est absolument faux.

La direction de ce pays me préoccupe autant que vous.

Vous me faites pitié. Nous avons le même âge,

et vous êtes là à défendre une vie misérable.

Vous ne voyez pas qu'on vous exploite,

que ceux qui contrôlent l'argent réduisent votre vie

à l'esclavage dans des usines dégueulasses

qui polluent le monde entier,

que vous suez comme des bêtes pour vos gosses

pour quelques sous, alors qu'eux en gagnent des milliers.

Vous ne voyez pas qu'on vous roule ?

Qu'on vous baise la tête, vous endoctrine,

que vous êtes conditionnés, mal informés.

Êtes-vous si aveugles ?

Vous essayez tous les nouveaux trucs, les nouvelles drogues...

Et les nouveaux pieds : génocide, impérialisme, napalm,

et la façon dont le pays prend son pied ?

Ceci est un Remington 870 calibre 12.

Et la corruption, et la police...

Vous êtes immoral !

Et l'oppression des minorités !

Non, je ne suis pas immoral.

Savez-vous ce qui est immoral ?

Voulez-vous que je vous dise ce qui est immoral ?

La guerre, la pauvreté,

le racisme, la brutalité policière,

l'oppression, le génocide,

l'impérialisme.

Voilà tout ce que ce pays représente.

Il est chargé de gros plomb.

Quand y aura-t-il de la fraternité ?

Pas avec ce putain d'Hitler au pouvoir !

Chaque cartouche

contient 9 petites billes...

Vous ne savez pas

que vous envoyez les opprimés à la mort ?

Êtes-vous à ce point cons et aveugles ?

Le fusil n'a pas de détonateur,

la chevrotine part dans toutes les directions.

Des jurés fous qui font tuer les enfants de leur pays.

Et votre dossier, qu'est-ce qu'il montre ?

Qu'est-ce que mon dossier...

Vous détruisez le pays de l'intérieur.

Vous détruisez le monde de l'intérieur !

Et tant pis pour tout ce qui se trouve là quand vous tirez.

Quel rapport entre le L.S.D. et le meurtre,

la guerre, l'injustice, la pauvreté, le racisme ?

Emmenez le prisonnier !

Sortez-le !

Voilà comment ça se charge.

J'étais à une lecture de poésie...

Température : 35 degrés

La police est entrée...

... ils nous ont virés de la scène.

On tue les gens sans raison,

on les fout en taule, on les enferme,

sans sourciller.

Chaque jour dans la rue, on vous tire dessus,

un con de porc en uniforme.

Regardez un peu la dispersion.

Ils peuvent appeler ça la démocratie.

Vous voyez comment ça part ? Sur 2 ou 3 mètres...

Attendons qu'il y en ait un qui se pointe.

Et s'il y en a plus d'un ?

Celui qui porte ça avec le cran de sûreté peut voir

un antagoniste.

Qui va servir d'appât ?

Moi !

Frappe au bon endroit, derrière le casque.

Voyez-vous une solution à ce qui se passe ?

Pas vraiment. Je crois qu'elle viendra d'elle-même.

C'est certain, et ce sera violent.

Entre ces 2 coups

tout est volatilisé et ne peut plus vous embêter :

ça n'existe plus.

Chargé avec de la chevrotine, ça ne sert qu'à une chose :

à tuer. Pas à disperser. Pas à blesser. À tuer.

Servez-vous-en le cas échéant.

Temps restant : 50 minutes.

Que pensez-vous de la police dans ce pays ?

Je ne crois pas qu'ils soient vraiment différents...

des autres.

Enfin quoi, un porc, c'est un porc,

les porcs ont toujours été des porcs.

C'est-à-dire, un balayeur de la conscience publique.

Ce sont des tueurs à gages.

Ces gens ne sont pas armés.

Armés ou pas, Jack ne leur avait rien fait.

Ce sera la première révolution dans l'histoire.

Les flics font partie de la bourgeoisie.

Nous sommes dans le même bateau

que ceux qu'on a laissés derrière.

Ils croient en certaines choses

et sont prêts à tout

pour les défendre.

Ils font un boulot. Ils obéissent aux ordres.

Ils travaillent et sont payés pour ça.

Officier, que s'est-il passé ?

C'est clair, mais je ne comprends pas pourquoi.

Ce qui s'est passé, c'est que cet homme là-bas est mort.

On les paye plus que des assistants sociaux, des profs,

ils ont intérêt à maintenir le statu quo.

Il a été attaqué...

D'après les traces, 3 ou 4 agresseurs,

il a été poignardé avec des aiguilles de cactus.

Pensez-vous que la mort de cet homme

va augmenter l'antagonisme de vos policiers ?

Sans aucun doute.

Chaque homme, en ce moment, pense que ça aurait pu être lui

et c'est absolument vrai.

Certainement, l'antagonisme va augmenter,

et antagonisme est un mot très faible

pour ce qu'ils ressentent.

Nous avons un plan d'action pour de telles situations,

et dès que les gardes nationaux qui ont trouvé le corps

m'ont informé de la chose,

le plan est entré en application.

Pensez-vous que le pays soit au bord du fratricide ?

Il y est déjà, et depuis un moment.

Ont-ils pris les armes du policier ?

Ils ont sa voiture, bien sûr,

un 357 Magnum,

un fusil Remington, calibre 12,

au moins 50 cartouches,

et bien sûr sa matraque.

Ils ont aussi pris ses chaussures.

Ils sont armés, ils sont dangereux.

Ils ont un fusil qui est extrêmement dangereux.

Nous ne prendrons aucun risque avec ces individus.

Je n'aime pas perdre des hommes.

Connaissiez-vous le policier qui a été tué ?

Pas très bien.

Mais ce n'est pas une vendetta.

Au contraire. Nous faisons cela pour les contribuables.

Ça m’écœure que cela soit presque implicite.

Cela pourrait se passer autrement

si nous pouvions créer

un état d'esprit différent. Ça n'arriverait pas.

- Avez-vous déjà tué un homme ? - Oui.

Qu'avez-vous ressenti ?

Rien du tout.

Aurez-vous recours à la violence ?

Non, je n'y avais pas pensé.

Je ne crois pas que ce sera nécessaire.

En fait, c'est ce que nous combattons.

Mais il semble qu'il n'y ait pas d'autre moyen,

pour se défendre,

il se peut que la violence soit nécessaire.

À quoi bon se battre ?

S'ils me tuent, à quoi sert mon idéologie ?

Je serais mort.

Vous n'aimez pas travailler pour les autres.

Je comprends cela. Moi non plus quelquefois.

William Luke Vallerio, chômeur, 30 ans.

Il m'arrive de partir chasser ou pêcher,

de laisser ma femme à la maison, mais

vous, vous êtes toujours en vacances.

C'est ça la vie pour vous ?

Je fais ce que je veux.

Accusé, comprenez-vous pourquoi vous êtes devant ce tribunal ?

Je ne veux pas aller à l'armée.

Si notre pays était attaqué

dans l'heure qui suit,

vous engageriez-vous ?

Non.

Si je vous disais que je vais faire une boule de ce papier

et la lancer sur vous.

- Que feriez-vous ? - Je me baisserais.

14 h. Les informations sur KBCR.

Les B52 ont lancé une attaque massive

sur la base d'armement de Pem-Dong, au Nord Viêt-Nam,

à 24 km de la frontière chinoise.

Toute cette violence en Amérique,

je n'en vois pas la fin.

Je ne sais pas

ce qui pourra l'arrêter.

Avez-vous l'impression que ça empire visiblement ?

- Beaucoup. - Tout le temps.

Avec la guerre, les minorités, les pauvres,

ça empire constamment.

Il semble que de plus en plus de gens

se tournent vers la violence,

et que la solution choisie

soit une escalade vers une situation impensable.

Je ne crois pas qu'ils soient sincères,

s'ils l'étaient, ils manifesteraient l'hiver.

14 h 23.

Température : 39 degrés

Êtes-vous jamais allé à la chasse

avec vos parents ou vos amis ?

Non, jamais.

- Jamais tiré un coup de feu ? - Jamais.

Vous ne savez pas manier un fusil ?

Non, je ne sais pas.

Je n'aime pas les armes.

De quoi êtes-vous inculpé ?

Refus du service militaire.

Relisez le chef d'accusation.

Accusation numéro 3, complicité de désertion.

Comment avez-vous fait ?

J'ai simplement ignoré la convocation.

Vous n'aimez pas voyager, et pourtant

vous avez essayé de quitter le pays.

Cela vous paraît logique ?

C'était nécessaire.

Je voulais aller quelque part pour y rester

et pouvoir faire ce que je veux.

Quitter les problèmes que j'avais ici.

- Comment avez-vous été arrêté ? - Ils sont rentrés de force.

Vous avez déclaré vivre seul. Écoutez-vous la radio ?

Avez-vous la T.V. ?

Je n'ai pas déclaré vivre seul.

Je n'ai pas de T.V., j'ai une radio.

Savez-vous ce qui se passe dans le monde ?

Savez-vous que les Chinois sont au Nord Viêt-Nam

et que nous bombardons à 8 km de la frontière ?

Comprenez-vous dans quelle situation se trouvent les USA ?

Je sais que ça devient très dur de vivre ici.

Quand ils m'ont arrêté, ils m'ont un peu tabassé.

Et ils ont arrêté ma femme.

J'essayais seulement de l'aider.

Ils m'ont accusée d'avoir agressé un policier.

La seule chose légitime à faire,

c'est de mettre mon corps, mon bien-être,

ma liberté et ma vie,

au service de mes convictions.

Il fut un temps où il était honorable ou juste,

d'être policier ou président.

Je crois que désormais c'est d'être un criminel.

Votre travail implique-t-il un engagement social ?

Oui.

Mais...

ce n'est pas un engagement à la révolution...

c'est un engagement...

à la raison.

La température normale du corps humain est de 37 degrés.

Une hausse

de 2 à 4 degrés au-delà d'un certain temps

entraîne la mort.

Je ne vois pas ce qu'on pourrait faire.

Peut-être si on se mettait ensemble

pour un jour, une semaine,

en arrêtant tout, et si on disait :

"Cette putain de guerre doit finir,

"agissons contre la haine..."

Vous êtes resté 2 semaines

en prison avant d'être conduit ici.

Comment la police vous a-t-elle traité ?

C'étaient des fumiers.

Ils ont été vraiment durs.

Ils sont là !

Les porcs arrivent !

Vous êtes en état d'arrestation.

Votre participation est terminée.

Le sénateur vient de vous parler de ce qui nous menace,

et vous restez assis,

avec vos chaînes, vos menottes, c'est un vrai pique-nique !

Arrêtez ou je tire !

Vous êtes assis là, calme et tranquille,

c'est écœurant. Vous êtes un traître.

Peut-être que ses menottes

ne sont pas assez serrées pour vous.

On dirait que ça vous fait mal !

Ceci n'a rien à voir !

Je commence à croire

que les autres ont choisi la bonne solution.

Réagir ne ferait qu'empirer les choses.

Il aime son pays, mais veut aller au Canada.

Et pourquoi ? Pour échapper à l'armée.

Ont-ils fait ça

parce que ce sont des chicanos ?

Cela n'a rien à voir avec les chicanos.

Ils nous le feront à tous.

Il faut partir. Ils viendront ici en premier.

Température : 42 degrés

Arrêtez de nous suivre !

Il va falloir choisir entre Punishment Park et la prison,

et il devra choisir lui-même.

La chaleur du désert est mortelle,

elle brûle la peau, mine votre force,

votre efficacité, et elle dessèche votre corps

et épaissit votre sang à moins de boire de l'eau.

Il y aura plus de 25 degrés d'écart

entre midi et l'aube.

L'aube du second jour.

Température : 16 degrés

Nancy Jane Smith,

chanteuse et compositrice,

19 ans.

L'accusée vous refuse comme défenseur. Est-ce vrai ?

Elle désire se défendre elle-même.

Comment vous sentez-vous ?

Mes doigts sont engourdis.

J'ai peur pour mes pieds... ils...

J'ai si froid que j'ai vomi.

Avez-vous entendu les patrouilles ?

Oui, au loin, elles ne se sont pas approchées.

On vous a arrêtée pour voies de fait sur un policier.

Que lui avez-vous fait ?

Je voulais l'empêcher de m'arrêter.

Elle compose des chansons de nature séditieuse.

Elle parle de renverser le gouvernement.

Je vais vous en lire une.

Pièce à conviction : Nancy Smith,

littérature séditieuse.

"Le Père Noël est là avec ses fusils.

"C'est la révolution dans le pays.

"Empoigne vite ce que tu peux. Que ton slogan pète le feu.

"Magnez-vous et battez-vous. On peut gagner à tous les coups.

"Faites sauter les bâtiments,

"pour venger tous les pauvres gens."

Vos parents sont fiers de vous ?

Oui.

Chantez-nous une de vos chansons.

"Lèche-culs célibataires, dans des voitures d'or,

"volées au peuple quand il dort.

"Papa porc mène le troupeau de moutons.

"Papa porc prépare le massacre.

"Chasseurs de cons célibataires, suivez le rythme.

"Les femmes font les enfants,

"mais qui décide ? C'est Papa Gland !"

- Ça suffit ! - Vous savez ce qu'est un con ?

Je n'ai pas à être insultée par cette dévoyée.

Le psychiatre a dit que les chansons de l'accusée

trahissent sa schizophrénie.

C'est ton opinion, jobard ?

Cela m'intéresse.

Vous venez d'une famille riche.

Le meilleur de ce qu'offre ce pays, vous l'avez.

Pourquoi vous tournez-vous contre lui ?

Mes parents m'ont appris à penser,

m'ont donné certaines valeurs morales, l'honnêteté, et...

- Appris à penser ? - C'est pour ça que je suis ici.

- À jeter des bombes aussi ? - Non.

Appris à penser, et donné certaines valeurs morales,

qui n'ont rien à voir avec le sexe, Madame !

Je les ai préservées.

Et ces chansons que vous écrivez ?

Elles sont morales ?

Bien plus que ce que vous faites en ce moment

assise là. Allez vous faire foutre !

Quel langage !

Qu'est-ce qu'il a ?

Allez vous faire foutre !

Ne parlez pas comme ça !

Oh, la ferme ! Je me fous de vos ordres.

Vous allez me tuer dans un moment.

Vieux con.

Arrêtez toutes ces foutaises au nom de la morale.

Vous avez dit foutaises !

Vous me poussez à dire ça. Vous me mettez très en colère.

Elle a dit foutaises !

Accusée, asseyez-vous !

Ce que vous faites aux enfants de ce pays...

Ce que moi je fais ?

Vous êtes cinglée ! Vous me rendez malade.

Vous êtes une folle. On devrait vous enfermer !

Pourquoi serais-je enfermée ?

Parce que vous êtes schizophrène, cinglée.

Je me permets de vous rappeler

que vos chansons anarchistes à succès,

vous donnent une certaine liberté,

celle de faire l'amour, de vous défoncer !

Quelle est votre théorie de gouvernement,

en quoi croyez-vous ?

Je ramènerais tous les hommes

qui sont en uniforme à l'étranger,

je les ramènerais chez eux et je les remettrais au monde.

Je ferais sortir tous les prisonniers de leur cage.

Je nourrirais tous les affamés. Je dépouillerais les riches.

J'aiderais tous les malades et ceux qui en ont marre

de travailler à la chaîne pendant des années

sans arriver nulle part,

ou ceux qui abandonnent les cours,

parce que Kent State m'a rendue tellement paranoïaque,

parce que là j'ai compris

que même si je portais un badge : "J'aime l'Amérique"

ce serait inutile : ceux qui tirent ne visent pas.

Je pourrais

sortir de classe pour aller déjeuner, et être tuée

aussi facilement que dans une manifestation.

Vous avez des enfants ?

Combien ?

Vous essayez d'en corrompre

quelques-uns.

Ils sont corrompus par la T.V., pas par moi.

Quand ils m'écoutent, ils sont déjà formés.

- Combien d'enfants avez-vous ? - Trois.

Si l'un d'eux était tué ?

Ce serait affreux.

L'exercice dure déjà

depuis 24 heures et demie.

Revenons à l'accusation.

C'est très grave, je vais la relire...

Moi aussi je vous accuse...

Moi aussi, vieux con !

Vieux con malade !

Combien de mômes avez-vous fait tuer ?

Combien sont-ils, là-bas ?

Qui reçoit les coups de feu que j'entends ?

Combien d'enfants ? Combien ?

- Taisez-vous ! - Non !

Combien ?

Qui meurt en ce moment-même ?

C'est vous qui les avez envoyés là-bas !

Moi, je les ai envoyés là-bas ?

Qui meurt pendant que vous êtes assis ici sur votre cul ?

Vous êtes assis là plein d'arrogance...

Je n'ai même pas envie de vous entendre.

Vous ne m'entendez même pas.

Assez ! Assez !

Vous êtes bidon !

Il est évident que cette fille

est une menace communiste pour ce pays.

À chaque membre de ce groupe,

il manque environ 2 litres d'eau dans le corps.

Je crois qu'il faut détruire tout ce que vous représentez

et tout ce que vous voulez faire.

Je me plains !

J'ai le droit de me plaindre !

- Retenez l'accusée ! - Vous allez me tuer !

Vous allez me loger une balle...

Bon, en fait nous nous sommes trouvés dans une situation

où nous croyions tous les militants encerclés

et prêts à se rendre.

Ils ont refusé, voyez les conséquences.

Faites taire l'accusée !

Faites taire l'accusée !

Sénateur, c'est de ça dont je vous parlais.

J'ai deux jeunes enfants, comment les élever ?

Il en reste au moins 1 ou 2 en liberté.

Qu'allez-vous faire maintenant ?

Eh bien, on a ce fusil,

nous irons sur les hauteurs,

pour les attendre. S'ils ne viennent pas, nous sortirons.

Bien sûr, nous les aurons.

Ce putain de jeu est comme une révolution.

Si ce n'est pas nous, le désert les aura.

Nous devons gagner ou mourir.

- Où a-t-il été touché ? - Dans la nuque.

Du moment qu'ils sont touchés, je me fous de savoir où.

Si on gagne, on fout en l'air le système

et on démolit ce putain de jeu.

Ils ne comprennent pas qu'il y a état d'urgence.

Ils n'ont aucune loyauté, aucune compréhension...

Ils répondent par la violence.

Avez-vous entendu les paroles ? "Jetez des bombes !"

"Faites tout sauter, tuez !"

Qui tuent-ils ? Des innocents.

Elle conduit les jeunes ici et dit que c'est nous.

Température : 37 degrés

L'une des raisons de Punishment Park

réside dans le fait que,

à cause de la criminalité actuelle,

à la fois civile et sociale,

nous remplissons nos prisons

plus vite que nous en construisons.

Que pensez-vous

de votre devoir de juré, aujourd'hui ?

Ces jeunes gens me font penser à ce qui s'est passé chez moi.

C'était avec une de mes filles, il y a un an.

On a eu du mal avec elle.

Elle ne pouvait admettre aucune sorte de discipline,

mais nous avons surmonté cela.

Comment ?

Je la punissais et elle répondait constamment,

puis au bout d'un an ça s'est arrangé.

Il ne faut pas perdre de vue

que nos enfants aujourd'hui, sont comme

des chevaux de race, adroits et entraînés.

Ils savent faire le tour de la piste,

mais il faut les contenir,

parce que si vous lâchez les rênes,

ils courent sans contrôle.

On a vu quelques énergumènes devant ce tribunal.

Surtout celui qui n'aurait pas tué une mouche.

Il disait qu'il l'attrapait

pour la remettre dehors en liberté.

Il doit être en Indochine maintenant.

Pour dire vrai, j'aimerais bien être ailleurs.

J'ai une femme et une famille...

Il faut faire son devoir pour son pays,

mais ce qu'il faut supporter de ces types...

aucun respect pour leur pays.

On essaie de leur donner une chance,

de les laisser parler, mais ils n'apprécient pas.

C'est une tâche vraiment difficile.

Mais il faut bien que quelqu'un le fasse.

On fait pour le mieux.

Et si un de vos enfants comparaissait ici ?

Oh, mon Dieu !

Mes enfants ne feraient jamais ça.

Ils ont été élevés différemment.

Il règne une paranoïa certaine chez ces jeunes.

Et c'est loin d'être drôle.

Plus de fessées et moins de Dr Spock dans ce pays,

et les jeunes n'en seraient pas là.

Ce sont des délinquants politiques,

pas des droits communs.

Il faut leur montrer qu'ils se trompent.

Et nous ne le ferons pas en les tuant dans des chambres à gaz,

en les fusillant et en les enterrant avec des bulldozers.

Nous n'aimons pas cela.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Foutons le camp d'ici.

Pour aller où ?

Essayons d'atteindre le drapeau.

Il n'y a pas d'eau par là.

Qu'est-ce que vos ancêtres auraient fait, M. Cowler,

si pendant la révolution,

ils avaient tous été objecteurs de conscience ?

Si un jury de mes ancêtres était composé d'objecteurs,

il aurait inclus des gens d'Angleterre.

Ils auraient agi avec justice envers les gens des colonies.

James Arthur Cowler,

pacifiste, 20 ans.

... auraient sans doute tué les Indiens.

Dites-moi M. Cowler,

êtes-vous conscient de la crise nationale ? Et que pensez-vous

de la crise mondiale

et de notre responsabilité dans cette crise ?

Quelles sont vos responsabilités de citoyen ?

Mes responsabilités de citoyen n'impliquent pas de tuer.

Je ne vais pas plus loin.

Ils veulent nous pousser à bout.

Pour que nous devenions violents,

que nous soyons comme eux.

Je refuse de jouer leur jeu.

Ceux qui veulent venir avec nous, venez.

Ils veulent vous faire sauter la cervelle.

Ils vont vous tuer, c'est clair et net.

Tu vois ça ? C'est ça qui va nous tuer.

Avez-vous lu Saint Thomas d'Aquin ?

Oui.

Il a écrit ceci sur une guerre juste.

Il a mis cette condition à une guerre juste :

"Une autorité légitime doit en décider.

"Deuxièmement, son but doit être de défendre la justice,

"et troisièmement,

"elle doit être menée avec une intention juste."

Il a écrit ça au XIIe siècle, avant notre époque.

Il savait ce qu'était une guerre juste.

Ne comprenez-vous pas que notre politique en Indochine

est même justifiée par un philosophe du XIIe siècle.

C'est Saint Augustin qui, le premier, a mis cette condition.

Mais il démontrait par la suite

l'absurdité de la possibilité d'une guerre juste.

Pour lui, la guerre doit être menée

avec un coeur plein d'amour,

aucun homme ne peut infliger de punition

avant d'avoir banni la haine de son coeur.

Température : 43 degrés

Distance jusqu'au drapeau américain :

41 km.

D'après votre philosophie,

vous êtes opposé à l'esclavage ?

En effet.

Il y a eu une guerre civile pour libérer les esclaves.

Parlez plus fort, je vous prie.

Il ne s'agissait pas de libérer les esclaves

et ce n'était pas une guerre juste.

Si,

puisque les noirs eux-mêmes y ont gagné leur liberté.

Auriez-vous combattu à leurs côtés ?

Les noirs n'ont pas eu leur liberté !

Voyez ce qui se passe !

Ce n'est qu'une poignée de militants noirs

qui forment la soi-disant Armée du Peuple.

Renverser le gouvernement avec une poignée de gens...

Charles Robbins,

membre de l'Armée du Peuple,

25 ans.

M.L. King était opposé à votre violence.

Vous parlez d'Armée du Peuple, vous n'êtes qu'une poignée.

Pour nous, que vous appelez "militants noirs"

qui essaient de "renverser le gouvernement",

nous essayons de sauver des gens,

le gouvernement s'écroule de lui-même.

C'est le peuple, ce sont les gens qui comptent,

on les a oubliés pendant

que les mecs qui font marcher le pays

ont chié partout.

Vous vous étendez sur le problème noir.

Évidemment, puisque je suis noir.

Je suis allé à Washington,

j'ai vu les écoles dans les ghettos.

Nous essayons d'éduquer,

mais vous essayez de contrôler nos programmes.

Nos propres programmes.

Nous nous fichons de vos programmes,

nous savons qu'ils sont pourris.

Êtes-vous séparatiste ou raciste ?

Je suis internationaliste.

Vous n'avez aucune chance de vous en sortir comme ça.

2 survivants du groupe 637

ont pris un ingénieur du son allemand en otage.

Nous voulons sauver les gens.

Par l'éducation de masse. L'éducation par l'exemple.

Nous avons un programme très populaire. L'exemple !

Quelle sorte de modèle êtes-vous ?

Un révolutionnaire...

Vos journaux montrent un militant noir armé :

"Tirez sur le porc".

Je crois ceci :

si on me tire dessus, je rends les coups de feu.

Il s'agit de rester en vie.

C'est comme un jeu.

On gagne ou on meurt.

Les flics viennent foutre la merde dans notre communauté,

massacrent nos enfants et nos femmes...

L'Amérique est malade,

l'Amérique est pleine d'enculés qui ont chié partout...

Avez-vous peur de mourir ?

Non. C'est évident.

Pourquoi entraînez-vous votre peuple à l'hystérie ?

À Washington, quand j'ai posé la question...

Vous êtes toujours à Washington,

mais vous n'y foutez rien à Washington,

vous voilà en Californie,

membre d'une commission

qui est censée être régionale.

Mais vous passez le plus clair de votre temps à Washington.

Occupez-vous donc de Washington.

Et ça fait de moi un porc ?

Vous savez ce que vous êtes...

Vous voulez une définition...

Un politicien ne fait que discuter.

Vous ne faites que discuter, gros porc,

tête de con, voilà ce que tu es.

Tu n'es qu'un enculé de menteur,

tu mens à la caméra, à ta mère, tu mens à tout le monde !

Silence !

Il n'y a aucune humanité en toi. Tu es un porc,

un menteur et un salaud !

Retenez l'accusé !

Faites-le taire.

Faites-le taire ! Bâillonnez-le.

Faites-le taire !

Avocat de la défense.

Faites-le taire !

Il semble évident maintenant

que, au lieu de chercher à ramener ces Américains exclus

dans la communauté nationale,

l'administration choisit

d'exploiter la division actuelle du pays

pour se ranger du côté de la "majorité".

Au lieu d'une politique

de réconciliation, elle opte pour la polarisation.

Qu'avez-vous décidé ? L'abandonner ?

Ou essayer de l'emmener avec vous ?

On n'y a pas pensé.

Le matin du troisième jour.

Quand le corps humain est déshydraté

de 6 à 10 %,

il y a vertige, difficultés respiratoires,

baisse du volume de sang, incohérence de parole,

et enfin, impossibilité de marcher.

Distance jusqu'au drapeau :

35 km.

J'aimerais en savoir plus sur la violence dans les campus.

Pourquoi faites-vous ça ?

Nous travaillons dur pour vivre,

construire ces écoles, payer des impôts,

et vous, vous venez les brûler.

Les étudiants ne brûlent pas les immeubles, c'est un mythe.

Du sensationnel, fabriqué par la presse.

Ils ne brûlent pas les immeubles.

D'ailleurs, je ne prêche pas la violence.

Allison Michener,

organisatrice de syndicats de femmes, Co-fondatrice

du Comité national contre la guerre et la répression,

23 ans.

Ça ne sert à rien. C'est une perte de temps.

Si vous voulez détruire la Bank of America,

vous cassez un carreau, ils reconstruisent.

Ils ont l'argent et le pouvoir. On ne change rien comme ça.

C'est une chance que je sois là.

Certains gars

sont bouleversés depuis la mort du policier.

J'ai peur qu'ils tirent avant de poser des questions.

Est-ce qu'ils en parlent ?

Ils sont vraiment devenus paranoïaques.

Je pense que les gens deviennent violents

quand on les prive de leurs besoins élémentaires.

Ils deviennent violents quand c'est la seule solution

pour arriver à satisfaire ces besoins.

Une des composantes majeures de notre société démocratique

est dans le préambule de la Constitution,

qui garantit à un individu le droit à la vie,

à la liberté et à la recherche du bonheur.

Le droit à la vie.

Il me semble paradoxal

qu'une nation qui a de tels idéaux

et une telle puissance économique,

ne puisse pas ou ne veuille pas satisfaire

des besoins élémentaires

de nourriture, de vêtements et de logement.

Le piège semble avoir marché.

Ils sont à découvert.

Ils sont tombés dans le panneau.

Cette puissance économique et ces idéaux

ne peuvent toujours pas

nourrir 11 millions de gens, selon une enquête officielle.

Votre participation est terminée.

Température : 44 degrés

... ne peuvent ni nourrir ni vêtir 11 millions de gens,

bien que le pays produise tout cela en abondance.

Quelqu'un qui ne peut avoir ni bon de nourriture,

ni assistance sociale et qui meurt de faim, a le choix

entre regarder ses enfants mourir de faim...

ou se battre pour ce dont il a besoin.

Arrêtez-vous là !

Asseyez-vous, jambes croisées, mains derrière la tête !

Arrêtez-vous là ! Asseyez-vous

et gardez vos mains derrière la tête !

Vous êtes en état d'arrestation.

Je crois qu'ils ne vous entendent pas.

Arrêtez-vous là !

Arrêtez-vous là !

Reculez ou je vous abats !

Ils ne vous entendent pas, attendez une minute !

Reculez, il y a un problème ici.

Arrêtez-vous !

Calmez-vous, ils ne vous entendent pas.

Asseyez-vous !

Merde !

Prends le fusil !

Seigneur,

nous prions pour Harold.

La violence est inhérente à cette société. Comprenez-le !

Barrez-vous de là !

Le mouvement a longtemps hésité

à faire des changements radicaux et à devenir violent.

Nous avons vu que la violence était indispensable.

Violence ! Violence...

Oui, la violence,

M. le Président, vous devriez comprendre à quel point...

Vous désirez prendre la parole ?

- Oui, je le veux ! - Alors, levez-vous.

Il faut voir à quel point la violence des étudiants

a été exagérée, et celle du système minimisée.

Les militants de ce procès

sont les boucs émissaires de votre propre système.

C'est pas étonnant.

Harold était un poète.

Il n'y a pas de place pour les poètes dans cette culture.

Il est difficile de garder espoir

quand on voit à quel point les gens

peuvent être inhumains.

Il faut mettre fin à cet interrogatoire.

Pourquoi avoir fait cela ?

Je suis attachée à cette chaise.

Pourquoi envoyer ces gens dont vous avez fait

des chiens enragés ?

Il y a un point important dont je veux parler...

Je ne crois pas que vous sachiez ce qui est important...

La clause d'amnistie. Je vais vous la lire.

Vous signez une promesse volontaire de

"ne plus participer à aucune forme

"d'activité politique illégale ou subversive,

"et de ne plus entraver l'action des autorités

"dans le maintien de l'ordre public."

Je suis loyale au peuple,

Votre Honneur, ou quel que soit votre titre,

et non au gouvernement qui est contre le peuple.

Les mains sur la tête !

Ne les tuez pas !

Dites-leur de ne pas tirer.

Dites à ces enculés de ne pas tirer !

On n'a pas d'armes...

Dites à ce nègre de mettre les mains en l'air !

- Allez vous faire foutre ! - Attendez, attendez !

Il y a une équipe de T.V. ici !

Je m'en branle de qui est là !

Ça va ! Il est debout.

Mettez vos mains derrière la tête.

Filmez ça ! Ils vont nous tuer.

Je crois qu'il est possible de réussir

ce parcours, et qu'on va y arriver.

Il suffit d'espérer et de continuer.

Nous n'avons pas d'armes.

L'alternative est de réagir à cette autodestruction

passivement ou violemment.

Je ne vois pas d'autre alternative.

Menteur ! Tu vas nous tirer dans le dos.

Reculez !

De même que vous sentez qu'il y a...

encore une raison pour continuer le parcours,

vous pensez qu'il faut essayer de vous occuper

de ce qui ne va pas dans le système en Amérique ?

Je crois que oui.

Si vous acceptez de jouer le jeu

selon les règles de ceux qui les ont établies,

même s'ils sont ligués contre vous,

c'est la seule façon de gagner.

Ne faites pas ça ! Ne faites pas ça !

Vous les avez tués !

Mon Dieu !

Assassins !

Coupez !

Laissez-le !

Il y a eu un accident !

Pose cette putain de pierre !

Coupez la caméra !

Coupez !

Je sens très peu d'espoir.

Je ne vois aucun espoir.

C'est une question de conviction.

Vous croyez à la non-violence ou pas,

mais si vous y croyez,

il n'y a souvent qu'une seule voie,

et il faut la prendre. Quelles qu'en soient les conséquences.

Allons ! Aidez-les !

Celui-là est mort !

Enculés ! Putain d'enculés !

Il en reste pas un de vivant.

Putain d'imbéciles.

Nous sommes témoins !

Agent Edwards, nous sommes témoins !

Je m'en fous !

Ça va passer à la T.V. sur NBC !

Nous sommes témoins !

Vous pouvez vous le foutre au cul !

Salauds, assassins !

Quand vous aurez fini votre comédie, on pourra y aller.

Attendez de vous voir à la T.V. !

Je suis déjà passé à la T.V.

Pas comme cette fois !

On a appelé les ambulances.

On s'en fout. Les vautours s'en chargeront.

- Ils m'ont jeté des pierres. - Il a reçu un choc. Laissez-le.

Un accident. Je ne voulais pas tuer.

Pourquoi les avez-vous tués ?

Je ne sais pas. C'était un accident.

- Vous ne vouliez pas les tuer ? - Je ne voulais tuer personne !

Vous ne vouliez pas tuer ?

Je ne voulais tuer personne ! C'était un accident.

Laissez-le.

- Quel âge a ce gosse ? - 18 ans.

Que fait-il ici, s'il ne sait pas se servir d'une arme ?

- On lui a appris. - On lui a appris ?

Ils lui lançaient tous des pierres !

- On lui a appris à tuer ? - Oui, pour défendre son pays !

On lui a appris à défendre son pays !

On lui a appris à tuer tout le monde comme ça ?

C'était un accident !

Ils lançaient des pierres !

Le coup est parti tout seul. Je ne sais pas ce qui s'est passé.

Que direz-vous à leurs parents ?

Allez, partons !

Le Président Nixon en Californie,

a envoyé un télégramme à une émission de variétés.

Il a déclaré aux artistes :

"Nous autres Américains sommes connus pour aller de l'avant."

Il a dit que les États-Unis sont un symbole de progrès,

d'espoir, de justice...

Des B-52s ont bombardé les routes d'infiltration

le long de la frontière du Cambodge au nord de Saigon...

Le lendemain après-midi.

Cette session a été marquée par des éclats

et un défi à l'autorité de la justice,

de la part des accusés et de leur avocat

sous la forme de murmures constants...

En voici un exemple de plus...

Garde, retenez le prisonnier s'il recommence !

Murmures constants, ricanements, moqueries,

cris, jurons et insultes.

Aucune transcription, aussi habile soit-elle...

Silence !

... ne peut rendre compte des sarcasmes venimeux

et du ton de voix.

Cette session a été marquée par le cabotinage

et autres affectations des accusés,

pour essayer d'interrompre la séance...

Malgré cela, ces séances ont été conduites

avec impartialité et objectivité,

comme le voulait la gravité de la situation...

Lâchez-le !

De plus ces séances

ont été conduites devant un public de T.V. nationale

afin de clarifier, pour le peuple américain,

l'importance de l'enjeu,

et servir de leçon à ceux qui voudraient

suivre les accusés dans leur choix tragique.

Avocat de la défense, avez-vous quelque chose à ajouter ?

Mesdames, Messieurs,

j'aimerais lire ceci...

"L'agitation est dans nos rues.

"Dans nos universités, les étudiants s'ameutent.

"Les communistes veulent détruire notre pays.

"La Russie nous menace.

"La République est en danger,

"de l'intérieur et de l'extérieur.

"Il nous faut la Loi et l'Ordre pour survivre."

Que l'on nous pardonne

de supposer que c'est notre Président qui parle.

Mais non !

Ces mots ont été prononcés en 1932 par Adolf Hitler.

Sieg foutre Heil !

Nous savons quelle Loi et quel Ordre s'en sont suivis.

Vous me demandez de dire pourquoi

la sentence ne devrait pas être prononcée.

Mis à part le fait que ce sont des jeunes,

qu'ils ont la vie devant eux,

et qu'ils sont citoyens à part entière des USA,

protégés par la Constitution et les Droits de l'Homme,

non, je n'ai rien à ajouter !

Les enculés !

Les salauds !

Ça y est !

C'est le drapeau ! Nous y sommes !

Lee Robert Brown, 15 à 21 ans de pénitencier fédéral.

Jay Kaufman, 15 à 21 ans.

William Luke Vallery, 7 à 10 ans.

Nancy Jane Smith, 7 ans.

James Arthur Cowler, 5 à 7 ans.

Mary Ellen Michener, 7 à 10 ans.

Charles Robbins, emprisonnement à vie.

Votre participation est terminée.

Vous allez être arrêtés à nouveau.

Quoi !

Arrêtez-vous et il ne vous sera fait aucun mal.

On y est arrivés.

Arrêtez !

Lee Robert Brown, que choisissez-vous :

15 à 21 ans ou Punishment Park ?

Punishment Park, ainsi noté.

Jay Kaufman, 15 à 21 ans de pénitencier

ou Punishment Park ?

Laissez-le tranquille ! Arrêtez !

Punishment Park.

Et quand je reviendrais faites garder votre putain de tente !

Charles Robbins,

frappez du pied pour l'emprisonnement à vie

ou hochez la tête pour Punishment Park.

Comment peut-il parler ?

Hochez la tête...

M. le Président...

Faites évacuer la salle. Les sentences ont été prononcées.

J'ai tellement honte.

Personne ne touche le drapeau !

Je vois ce qu'est la police américaine.

Ça me fait plaisir...

Écrivez-le d'Angleterre. Je ne vous écoute pas.

Ça passera à la T.V. européenne...

Je m'en fous !

... en France et en Allemagne...

Rappelez à vos sales Européens

tous nos soldats américains

morts dans votre foutu pays quand vous en parlerez.

Dix minutes plus tard.

- Pourquoi avez-vous fait ça ? - Ils le méritaient bien.

Ils ont tué deux policiers.

Et ça ne faisait pas partie de ce foutu jeu.

Ne vous approchez pas de nous !

On fait notre boulot et vous nous emmerdez depuis le début.

Pourquoi avez-vous fait ça ?

Ils l'ont cherché.

Ils auraient pu s'arrêter. Est-ce qu'ils l'ont fait ?

Ils se sont précipités sur nous.

Ce n'est pas une raison.

Ils ne l'auraient pas fait si vous n'aviez pas été là.

Merde !

C'est vous qui avez commencé.

Moi ?

Je lui ai dit de s'arrêter.

Il ne s'est pas arrêté. Il m'a attaqué.

Je me fous de ce que vous pensez.

Faites ce que vous voulez de votre reportage.

Vous auriez pu les laisser passer tous les quatre.

S'ils l'avaient voulu, ils auraient pu.

Ce sont des criminels. Ils ont tué deux de mes hommes.

Il se trouve qu'ils n'ont pas fait de mal à une mouche

dans tout le désert.

Les laisser atteindre ce drapeau ?

Est-ce qu'ils le méritent ?

Ils appartiennent à ce pays autant que vous.

Ils l'aiment autant que vous.

Alors que font-ils ici ?

Ils ont abandonné leurs droits...

Nous sommes ici pour appliquer les lois.

Et nous le faisons rudement bien.

Vous jouez à l'humanitaire !

Vous voulez seulement vendre ça aux chaînes de T.V.

Vous n'avez soigné personne !

Tout ce que vous voulez, c'est l'argent !

Vous auriez pu les laisser passer.

C'est arrivé à Chicago, à Los Angeles...

Vous étiez à Chicago ?

Ça arrivera tant qu'on aura affaire à ce genre d'éléments...

Faites sortir les accusés.

Votre grand pays, c'est un égout !

Non, nous n'avons pas triché.

Vous ne vouliez pas les laisser finir.

Vous êtes trop con !

Avec vos radios,

ils étaient toujours sous votre contrôle.

Je ne peux pas changer votre opinion,

et je n'ai pas de temps à perdre.

Ces fils de pute...

- Conneries ! - Coupe, y en a marre !

La 48e session du Tribunal d'urgence

de la région sud-ouest,

autorisé par l'ordonnance numéro 302,

présidé par William C. Hoager,

est close.

- Qu'est-ce qu'on lui a fait ? - On lui a cassé la mâchoire.

Depuis la fin du tournage de ce film,

l'un des acteurs,

interprétant l'accusé Charles Robbins,

a été inculpé pour avoir

fomenté un attentat à l'explosif.

Le jugement dans cette affaire,

n'a pas encore été rendu.

Pour un 2ème chef d'inculpation :

voies de fait sur un agent des forces de l'ordre,

cet acteur a été condamné

à 3 années de réclusion dans un pénitencier fédéral.

Traduction : Patrick Watkins et Jean-Pierre Le Nestour

Sous-titrage : C.M.C.

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