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L'ENFER
- Au revoir, maman. Je m'en vais. - Fais attention � toi.
Pedro...
Je t'aime tr�s fort, Pedro.
Ne vous inqui�tez pas, je reviendrai avec un paquet de dollars.
20 ANS PLUS TARD...
Les personnes avec des bagages, avancez � gauche. Suivant.
- Garcia. - Garcia.
Bienvenue aux �tats-Unis d'Am�rique
Avancez avec vos bagages. Bon retour au Mexique.
Ne revenez jamais.
Suivant !
- Fernandez. - Fernandez.
Pour ma m�re, Je suis Mexicain,
Pour la destination, je suis Am�ricain.
Je suis de la race d'or
Je suis Mexicain-Am�ricain.
Je comprends l'anglais,
De ton c�t�, tu comprends l'espagnol,
Je suis de la race d'or,
Je suis Mexicain-Am�ricain.
Donne ton argent.
Ton argent.
- Quoi ? - Ton fric.
- Vite, vite. - Putain de sa m�re.
Et ta montre.
Zacatenas au Minnesota,
De Tijuana � New York,
Ces deux pays sont ma terre,
Je les d�fends avec honneur.
Deux langues et deux pays,
J'ai deux cultures.
J'ai de la chance et j'en suis fier,
Je peux remercier Dieu.
Merde !
CROISEMENT F.C. ATTENTION AU TRAIN.
Salut maman.
Comment vas-tu, maman ?
C'est moi, Benjamin.
Tu ne me reconnais pas ?
Benjamin !
Fils de pute !
Merci, maman.
�a m'a manqu�, tes bons plats mexicains.
J'en avais marre de leur hot-dogs et cheeseburgers.
Tu aurais pu ramener les miettes...
Tu as pass� 20 ans de l'autre c�t� sans nous envoyer un seul dollar !
J'ai cru que tu �tais mort.
Tu as raison, maman.
Mais si tu avais vu � quel point c'�tait dur.
Tu as retrouv� ton p�re ?
J'ai parcouru les rues � sa recherche, mais...
Les �tats-Unis sont si grands, maman.
Tel p�re, tel fils.
O� est Pedro ?
Ne me dis pas qu'il est parti travailler � San Miguel ?
Non.
Ton fr�re a �t� tu� comme un chien !
Il a mal tourn�. Et un jour, �a s'est mal fini.
Ce n'est pas vrai, maman ?
Mais... Dis-moi.
- Tu ne m'as pas averti, bordel ! - Maintenant, ton petit fr�re t'int�resse ?
En 20 ans, tu ne nous as m�me pas envoy� une carte postale.
Au moins pour savoir o� tu �tais !
Mon fr�re !
Si tu avais tenu ta promesse, il serait avec nous, aujourd'hui.
Mon fr�re.
SAN MIGUEL ARCHANGE
Que s'est-il pass�, madame ?
Encore un jeune tu� ! C'est notre pain quotidien.
Tu as oubli� que nous sommes en guerre ?
En guerre ?
Oh, mon Dieu.
Regardez-moi ce jeune gar�on.
Ces abrutis prennent le relais
pour finir exactement comme ceux qui les ont pr�c�d�s.
Viens Benja, la police arrive.
D�p�chons-nous.
Magne !
Viens maman, allons-y.
Nous n'avons rien � faire ici.
R�PARATION DE PNEUS GARCIA 3.
Bonjour, madame.
Oui, jeune homme ?
Je voulais savoir...
Qu'est-ce qui est arriv� au magasin de r�paration de pneus ?
- Ah, celui des Garcia. - Oui.
Ils se sont install�s, il y a huit ans environ,
sur la nouvelle autoroute, � 18 km d'ici.
Juste � c�t� d'un ferrailleur.
Sauriez-vous aussi o� est pass� Rogaciano Garcia ?
Non, je ne sais pas.
�a a tellement chang�, n'est-ce pas ?
Vous posez beaucoup de questions. Vous �tes d'ici ?
Tu ne me reconnais pas ?
Je suis Benjamin Garcia. Benny.
J'�tais l'ami de ton fils, Beto.
Je me disais bien que ton visage m'�tait familier.
Et o� est Beto ?
Je rentre juste de l'autre c�t� et �a me ferait plaisir de le voir.
Mon fils est mort, il y a six ans.
Ah, madame.
Je suis d�sol� qu'il ait �t� rappel� � Dieu.
Beto...
Et tu ne veux pas savoir comment mon gar�on a �t� tu� ?
C'est ton fr�re, le Diablo, qui l'a tu�.
Mon fr�re ?
Alors si j'�tais toi, je ferais attention autour de moi.
Merci pour le conseil, madame, et...
Et... sinc�rement, je suis d�sol�.
Pas autant que moi.
Je suis d�sol�.
- Cochiloco... - Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu sais qui est de retour � San Miguel ?
Je peux vous aider ?
Bonjour, monsieur, comment allez-vous ?
D�sol�, monsieur, mais... "pas am�ricain."
Qu'est-ce qui t'arrive, parrain ?
Tu ne te souviens plus de ton filleul pr�f�r� ?
J'en crois pas mes yeux, mon filleul !
� premi�re vue, tu avais l'air d'un putain d'immigr�.
Il faut regarder celui qui te parle, parrain.
�coute, je suis tellement content de te revoir.
Tu ne m'en aurais pas balanc� de la sorte quand tu �tais m�me, hein ?
Je vais aller chercher des bi�res pour f�ter �a.
LE PAYS D�VAST� PAR LA CRISE ET LA VIOLENCE
Quand tu es chez les gringos, on n'imagine pas ces changements.
Tu n'as pas id�e de ce que ce pays est devenu.
�a ne peut pas �tre pire que quand je suis parti, parrain.
Pire que tu ne l'imagines.
La crise, le ch�mage,
la violence.
Rien que cette ann�e, 13 000 personnes ont �t� tu�es.
On dirait une guerre civile, les uns contre les autres.
Quelle mal�diction...
Oui, mais dis-moi...
Comment les gringos t'ont-ils trait� ?
20 ans, c'est long, n'est-ce pas ?
T'as d� te faire un paquet de dollars ?
�a... parrain, je ne te le fais pas dire.
Parrain, sais-tu ce qui est arriv� � mon fr�re ?
J'ai entendu tellement de choses...
Un jour, il a quitt� le ranch de ta m�re.
Vous ne vouliez plus �tre pauvres.
Il est venu � San Miguel, a fr�quent� des gens...
tr�s, tr�s mauvais et malsains.
Des trafiquants de drogue, des toxicomanes, des meurtriers.
Tout le monde le connaissait sous le nom du Diablo.
- Sans blague ? - Non.
Sa r�putation �tait telle qu'on le redoutait.
Jusqu'au jour o� on l'a retrouv� mort.
Il �tait cribl� de 60 balles.
60 balles ?
- Et qui l'a tu� ? - N'importe qui.
Ici, tu peux te faire tuer... pour n'importe quelle raison.
Qui pourrait m'en dire un peu plus ?
Ton fr�re vivait avec une femme lorsqu'il s'est fait tuer.
Elle s'appelle Guadalupe Soliz.
Elle travaille au bar Mexico.
Un bouge crade et malsain
situ� dans le quartier chaud de San Miguel.
- Une prostitu�e ? - Je suppose.
BAR MEXICO.
Bonjour.
Tu es seul ou accompagn� ?
Je veux juste boire une bi�re.
- Une bi�re, uniquement ? - Oh, oui.
Gloria !
Bouge-toi. Apporte une bi�re pour monsieur.
Assieds-toi.
�a va, esp�ce de fou ?
Tu m'offres un verre ?
Un autre jour, mon minou.
Est-ce que, par hasard,
tu conna�trais Guadalupe Soliz ?
Guadalupe ?
Elle est occup�e, mais je vais l'appeler.
Quel est le probl�me, jeune homme ?
Assieds-toi, beaut�.
Assieds-toi. Tu veux boire quelque chose ?
Je suis occup�e en ce moment.
Mais qui sait attendre sera mieux servi.
Non, non, il ne s'agit pas de �a.
Je suis Benjamin Garcia. Benny, le fr�re de Pedro.
Je ne sais pas s'il t'a parl� de moi.
Voici donc le fameux Benny.
Je viens d'apprendre r�cemment ce qui est arriv� � mon fr�re et...
Je me demandais si tu pouvais m'en parler.
J'essaie d'imaginer comment tu l'as appris.
J'adorerais t'en parler, mais je ne peux pas maintenant.
Tiens...
Je vais te donner mon adresse.
Sache que c'est inhabituel pour moi.
Si tu veux...
Laisse ma femme, connard !
Calme-toi, mon amour. C'est un parent.
- Tu t'en allais, n'est-ce pas ? - Oui.
Beau-fr�re !
N'oublie pas mon adresse.
Fais attention.
Qu'est-ce que tu veux ?
Je cherche Mme Lupita. Elle vit ici, non ?
Elle est absente pour le moment.
Sache, abruti, qu'elle ne re�oit pas de clients chez elle.
Du calme, mon gar�on.
Je ne suis pas un client, mais Benjamin Garcia.
Son beau-fr�re.
Oncle Benny ?
Celui des �tats-Unis ?
Je m'appelle aussi Benjamin. Je suis ton neveu !
Entre, mon oncle. Ne reste pas l�.
Il se peut qu'elle n'arrive pas tout de suite.
Tu veux boire quelque chose ?
Rien, mon gar�on. Je vais attendre que ta m�re rentre.
Viens t'asseoir, mon oncle. Ne reste pas debout. Assieds-toi.
Dis-moi...
C'est vrai qu'on peut s'enrichir, au pays des gringos ?
Mon p�re me disait que l'argent y coulait � flot.
Plus ou moins.
Mais parle-moi plut�t de toi. Tu t'entendais bien avec ton p�re ?
- Tu te souviens de lui ? - Bien s�r.
Mon p�re �tait le plus coriace dans cette putain de ville.
Quelle r�putation avec les femmes, mais plus encore avec les armes !
Il aurait tu� plus de 20 salopards.
Et si on parlait de toi, plut�t...
Quel �ge as-tu ?
Moi ? 16 ans.
Allons... Arr�te de mentir.
En fait, j'ai 14 ans, mais je fais plus vieux, non ?
Oh, oui.
En quelle classe es-tu � l'�cole ?
Mieux vaut ne pas en parler, mon oncle. Je ne suis pas trop fait pour l'�cole.
Tu as d�j� pens� � ce que tu seras, plus grand ?
Bien s�r, quoi d'autre ? Un dur comme mon p�re.
Salut maman. Tu as vu qui est l� ?
L'oncle Benny, le fr�re de mon p�re. L'Am�ricain.
Oui, nous avons d�j� fait connaissance. �a va ?
Oui, mon homonyme et moi �tions en train de parler de choses et d'autres.
Bien. Tu as fait tes devoirs ?
Bien s�r, maman. Oncle Benny m'a aid�, n'est-ce pas, mon oncle ?
Mon gar�on, tu crois que je vais gober tes bobards ?
Allez, va te coucher. Il est tard.
� plus, mon oncle. C'est l'heure.
� plus. Devant quelques bi�res.
- OK homonyme, je reste ici. - OK, alors.
Comment mon fr�re a-t-il pu terminer de cette fa�on ?
Ah, ton fr�re �tait un vrai trou du cul quand je l'ai rencontr�.
Mais malgr� cela, je l'ai toujours beaucoup aim�.
Tu sais qui l'a tu� ?
Aucune id�e.
Ton fr�re avait beaucoup d'ennemis. Ce pourrait �tre n'importe qui.
Et comment mon neveu l'a-t-il pris ?
Quand Pedro est mort, il �tait encore petit.
Mais il en a fait un h�ros.
En fait, je suis terrifi�e qu'il vive ici,
� l'id�e qu'il veuille suivre ses traces.
Et tu crois que tu repr�sentes un bon exemple pour mon neveu ?
De quoi tu parles, connard ?
Le prends pas mal Lupita, mais travailler comme prostitu�e dans un bordel
ne me para�t pas �tre bon pour un...
Tu sais quoi, Benjamin Garcia ?
- Tu es pire que ton fr�re, connard. - Lupita...
Retourne d'o� tu viens, c'est-�-dire, le bordel !
Dehors.
- D�sol� Lupita, je ne voulais pas... - Va monter ta m�re, connard !
Enfoir� de frangin, c'est donc �a ta vie d'homme.
Trafiquant de drogue, assassin.
Maquereau, et le pire, abattu comme un b�tard de chien.
Qu'est-ce qui t'est arriv�, mon fr�re ?
Mais je te jure, sur la Sainte Vierge de Guadalupe,
que je vais... Je vais essayer d'aider ta femme
� mettre ton fils sur le bon chemin.
Parce que c'est dans l'ordre des choses, mon fr�re.
Je jure sur Saint Deuzinho
que je vais r�ussir.
Et que j'aille en enfer si j'�choue.
Filleul...
Et Lupe ? Elle est toujours aussi chaude ?
Parrain, tu parles de la veuve de mon fr�re !
Filleul...
Chaque chose en son temps.
Mais c'est vrai, elle est chaude.
Mais mon neveu commence � ressembler � mon fr�re !
Que Dieu ne le permette pas.
Benjamin Garcia...
J'avais envie de te faire chialer, mon pote.
Mon Gros Matta...
Comment �a va ?
�a va, mon ami ?
Je ne suis plus le Gros Matta, Benny.
Tout le monde m'appelle d�sormais Cochiloco.
M. Rogaciano...
Cochiloco, quelle allure.
Dans quelle branche d'activit� es-tu ?
Quand je pense, que depuis ton retour,
tu n'as pas pris le temps d'aller saluer ton meilleur ami !
Je n'ai jamais vu une telle ingratitude !
Je te jure que j'allais le faire, le Gros, mais je suis ici avec mon parrain...
Ne m'appelle plus le Gros Matta, mon ami Benny.
Maintenant, je suis Cochiloco, c'est clair ?
D'accord, mais si...
Putain de fils de pute, Benny.
Les m�mes jeux que lorsque nous �tions m�mes...
Tu es mon fr�re de sang, je te connais par c�ur.
Je te pr�sente mes deux coll�gues.
Huasteco de Meritito Tampico.
C'est un pitbull qui d�marre au quart de tour.
Oui, j'ai eu droit � un avant-go�t.
�coutez-moi bien, fils de pute.
Que les choses soient claires.
Cet homme, malgr� son apparence, est comme mon fr�re de sang !
Le premier qui lui cherche des ennuis entendra parler du pays !
- C'est clair ? - Comme de l'eau, Cochiloco.
Pour moi aussi.
D�sol� pour hier, mon ami.
J'avais d�j� oubli�.
Et si on allait boire un coup pour f�ter �a ?
�coute, Cochiloco, on a beaucoup de boulot avec mon parrain.
Hors de question de l'abandonner.
Il te la donne, la permission, n'est-ce pas, Rogaciano ?
Mais pas dans cette tenue ?
Non.
- Allons-y. - Laisse-moi me changer.
Putains de mafieux.
Pour toi, ma belle.
Merci, Cochi !
Je connais cet enfoir� de Benny depuis tout petit.
Et un jour, il a voulu aller jouer � l'immigr� chez les gringos.
Nous sommes devenus amis le jour o� il m'a d�fendu
contre un abruti � grandes oreilles.
Qu'est-ce qu'il est devenu ?
Ce qu'il advient de tout le monde.
Ils font comme toi, �migrent chez les gringos,
ou se lancent dans les affaires et se font baiser.
Que la Sainte Gloire de J�sus nous prot�ge de la mort.
Cochi, il faut que tu me dises la v�rit�.
Qu'est-ce qui s'est pass� avec mon fr�re ?
Je vais te r�pondre pour que tu arr�tes de te prendre la t�te.
Ton fr�re travaillait pour les Reyes, comme nous tous.
C'�tait un coriace, un vrai encul�.
Mais un jour, il s'est fait serrer en ville
et ils l'ont tu�.
Les fils de putes.
Si �a peut te consoler,
ils ont pay�, on les a ex�cut�s, ces encul�s.
Merci � toi.
On n'est pas � un enterrement, Benny.
Nous sommes l� pour faire la f�te.
Buvons � la m�moire du Diablo, fr�re d'arme.
- Sant� ! - Un vrai dur � cuire.
Gloria, apporte-nous la bouteille.
Donne-la-moi, ma grosse. Je vais le faire.
J'ai un fils � �lever.
Benny, je te pr�sente Mme Lupita Soliz.
- Elle �tait l'�pouse de ton fr�re... - Oui, oui, nous avons fait connaissance,
n'est-ce pas ?
Heureuse de te revoir, cow-boy. Et en bonne compagnie, en plus.
Qu'est-ce que tu lui as fait pour qu'elle te traite ainsi ?
�coute, maintenant que tu es de retour, de quoi vas-tu vivre ?
Je voulais ouvrir un cours d'anglais, mais le climat me refroidit un peu.
Je pense que je vais finir par retourner chez les gringos.
Ne sois pas idiot, Benny.
Retourner chez les gringos qui ne te laissent aucun r�pit, putain.
Regarde.
Ce pays offre beaucoup d'opportunit�s pour se faire de l'argent, mon pote.
Oui ou non ?
Regarde �a, le Saint-Patron en or pur.
Si tu veux, tu pourrais bosser pour lui...
Non Cochi, je te remercie, mais...
All� ?
Patron, qu'est-ce qui se passe ?
On est l� dans une demi-heure.
On y va, les b�tards. M. Reyes a besoin de nous.
Benny.
Si besoin, appelle-moi, mon pote.
D'accord, Cochi.
- Cochi, Cochi ! - Mets �a sur mon compte, Camilo.
Toujours f�ch�e contre moi, Lupita ?
H� toi...
Tu prends autre chose ou tu fais affaire avec elle ?
Non, aucun des deux, je te remercie.
Si tu ne consommes pas et ne baises pas, va niquer ta m�re, connard.
Marche droit, Cowboy.
Filleul, c'est de plus en plus merdique.
Personne ne s'arr�te ici.
Tu te souviens qu'avant de partir � Gringoland,
tu voulais ouvrir un garage ?
Pourquoi ne laisses-tu pas tomber, parrain ?
Parce que dans ce putain de pays, tu ne fais pas ce que tu veux,
mais ce que tu peux.
Il faudrait un miracle pour que je vende � Reyes.
Qui sont ces Reyes devant qui tout le monde se courbe ?
Des agriculteurs criminels
que tout le monde consid�re comme les rois du Nord.
Le vieux Jos� est leur chef.
Un fils de pute qui est impliqu�
dans toutes les affaires louches de la r�gion.
La drogue, les enl�vements, la prostitution.
La contrebande et quantit� d'affaires naus�abondes que tu ne peux imaginer.
Mais le type b�n�ficie d'appuis tr�s haut plac�s.
- Et l'autre ? - Le fr�re, M. Pancho.
Le grand manitou de San Francisco.
Quel est leur probl�me � ces deux-l� ?
Les choses se sont envenim�es quand Jos� a d�cid�
que son fils J�sus lui succ�derait.
L'autre Reyes, Pancho s'est �nerv�.
Et a d�clar� la guerre � son fr�re.
Et depuis lors, cette guerre fait rage
pour contr�ler la r�gion et semble interminable.
Oh, ce film est bon.
De quel putain de film tu parles ?
Cette guerre de la drogue a fait plus de morts que la r�volution.
Ton copain Cochiloco ne t'a pas propos� du boulot avec eux ?
Parrain, ce serait la derni�re chose que je ferais.
�coute, filleul.
Tout ce que j'ai dans cette vie,
c'est cette carrosserie, qui est � toi aussi.
Mais tu ne feras pas la m�me connerie de suivre les traces de ton fr�re.
Qu'est-ce qui t'arrive, parrain ? Fais-moi confiance.
Mais puisque nous sommes associ�s, et...
Il y aurait moyen de t'emprunter du fric ?
PRENDS SOIN DE NOUS ! SANTA MARIA.
Que se passe-t-il ? C'est en quel honneur ?
Ma belle-s�ur, je suis venu fumer le calumet de la paix.
Elles sont tr�s belles. Merci.
- Entre. - Merci.
C'�tait quand nous �tions � Oaxaca.
Il a dit que c'�tait des vacances.
Il a disparu pendant 13 jours et quand il est revenu,
il s'est pris une balle dans l'�paule et des coups de pieds � la t�te.
Nous n'avons pas pu visiter la cath�drale.
Et le mariage ?
Il y a eu plusieurs opportunit�s,
mais � chaque fois, il trouvait un pr�texte.
Je n'ai jamais dout� de son amour pour moi.
Il avait bon go�t.
Arr�te de me charrier, je sais � quoi je ressemble.
C'est vrai que quand j'�tais plus jeune,
la circulation s'arr�tait � mon passage.
Je n'ai jamais rien vu d'aussi beau, et je ne peux pas m'en emp�cher.
Du calme, cow-boy.
Je suis encore plus confuse que toi.
Ne soit pas embarrass�e.
Si tu ressens la m�me chose, pourquoi se r�fr�ner.
�a va, mon gar�on ?
Je peux savoir d'o� tu viens ?
- J'�tais dans le coin. - Dans le coin...
Tu as encore �t� boire, n'est-ce pas ?
Une seule grande bi�re, maman.
Va te coucher directement et demain,
si tu ne te l�ves pas pour l'�cole, tu vas m'entendre !
J'ai compris pourquoi je vais me coucher.
Je vais vous laisser continuer l� o� vous en �tiez.
- � plus, oncle Benny. - Oui.
Amuse-toi bien avec ma m�re.
Quel petit merdeux !
Il n'a que 14 ans, qu'est-ce que �a va �tre plus tard !
�a me fait peur, il me rappelle mon fr�re.
Le m�me caract�re.
Oui, et toi aussi.
Tu sais ce que je me disais quand tu m'embrassais ?
Lupita, je crois que je vais y aller.
Il est tard et...
Non, non, je n'ai pas envie que tu partes.
Je sais ce que je fais.
Viens.
Quel veinard.
Oh, mon amour.
- C'�tait bon. - Ah oui ?
Tu vas voir, mon amour...
Je vais travailler
et m'occuper de ton fils.
Merci, mon Diablo.
Ma petite chatte, tu viens de m'appeler ton Diablo ?
Oh, d�sol�e. Je me suis tromp�e.
O� as-tu dormi la nuit derni�re ?
Je suis all� rendre visite � ma m�re et...
Et comme il �tait tard, j'ai dormi l�-bas.
Ta m�re...
Oui, bien s�r, chez ta m�re...
Je n'ai plus quatre ans, filleul...
J'ai trois femmes, les mecs
Qui vivent dans la m�me maison
Pas de disputes ni de conflits
Vous savez de quoi je parle
Les trois, je les aime trop
Je crois que ta m�re te cherche, mon vieux.
Parce qu'elles sont comme la cr�me et le pot
Qu'est-ce qu'il y a, ma biche ?
Benny, il y a un gros probl�me.
Quoi donc, mon b�b� ?
Ton neveu de merde a fait une connerie et a �t� arr�t�.
Comment �a, arr�t� ? Tu plaisantes...
Est-ce que tu pourrais t'en charger ? Moi, je ne peux pas.
Tu peux t'occuper de �a pour moi ?
Bien s�r, mon amour, ne t'inqui�te pas.
Mais je n'ai pas d'argent.
Tiens, une avance de 3 000, plus 5 000 que Camilo m'a donn�s.
Ce devrait �tre suffisant.
Ne t'inqui�te pas, je vais m'occuper de mon neveu.
Merci.
Tu es adorable. Je dois y aller. On se retrouve � la maison.
Bianca est la plus �mouvante. Elle parle peu.
Maria a les yeux verts. Elle est sinc�re et pleine de volont�.
Putain de tra�n�e.
Et une mul�tre qui me rend dingue.
Pour 600 $, on ne va rien pouvoir faire, M. Garcia.
Vous savez qui il a essay� de voler, votre neveu ?
Le maire, lui-m�me.
Votre neveu est un r�cidiviste. Vous n'allez pas pouvoir emp�cher
qu'il soit envoy� en correctionnelle, n'est-ce pas Amaya ?
Je ne dirais pas mieux, patron.
Commandant, ce que ce gar�on a fait est grave.
Mais, il n'y aurait pas un autre moyen de r�soudre �a ?
�coutez, M. Garcia,
vous savez comment les choses fonctionnent au Mexique.
Et en gros, � combien se monte cette merde ?
Vous comprenez vite. Comme vous venez
de rentrer au Mexique, je vous le laisse �...
4 000.
4 000 $ !
O� voulez-vous que je trouve cette somme ?
Ce gar�on est d�j� fich�.
Si je n'ai pas cet argent avant midi, la proc�dure s'enclenchera.
Eh bien Benny, qu'y a-t-il de si urgent ?
Cochi, je suis coinc�. J'ai un gros probl�me et...
J'ai besoin d'un peu d'argent.
Les gars !
Vous allez vous bouger vos culs de fils de putes.
Allez !
Quel genre de probl�me ? T'as �limin� quelqu'un ?
Non, je ne ferais jamais �a, Cochi. Mon neveu est en prison.
Et j'ai besoin de 4 000 $ pour aider ma...
Ma belle-s�ur.
J'esp�re que tu n'as pas craqu� pour elle.
Enfoir� de Benny.
J'ai d�j� entendu parler de coucheries entre cousins, mais avec la belle-s�ur...
Ne te m�prends pas, Cochi, c'est pour aider mon neveu.
Ah oui, pas de baise...
Tu fais dans l'�uvre de bienfaisance.
Elle est bonne, enfoir� !
Arr�te, Cochi.
C'est assez urgent pour l'argent, et...
Et tu m'avais fait une proposition de boulot...
Que je pouvais compter sur toi et...
�coute, Benny...
La drogue
rapporte beaucoup d'argent.
Mais ce n'est pas si facile.
Il faut en avoir.
J'y ai r�fl�chi, Cochi, je n'ai pas vraiment d'autre...
Je vois bien comment la situation est merdique ici.
�a, c'est s�r.
Je vais te pr�senter au patron.
Mais je te pr�viens, une fois dedans,
pas de retour en arri�re. C'est clair ?
Bien s�r. Merci beaucoup, Cochi.
�coute,
il faut d�j� que tu go�tes la came qu'on exp�die aux gringos.
- Non, je n'en ai pas... - Allez, mec !
Cochinho !
L'herbe est tr�s bonne.
C'est le v�ritable tr�sor vert de M�re Nature !
- Allez vous faire foutre ! - Oh oui.
Benny,
tu ne sais pas comment on s'en prend plein la gueule.
MAISON DE CAMPAGNE DE LA FAMILLE REYES.
On viens voir le patron.
Rassure-toi, Benny.
Le patron ne va pas te bouffer.
Il suffit de fermer sa gueule et d'�couter.
- OK ? - OK.
Le patron est bourr� de fric.
C'est une de ses propri�t�s.
Il a fait fortune dans les affaires.
Il en poss�de, crois-moi.
- Des coqs de combat et du b�tail. - Ah oui ?
Tu imagines, se r�veiller le matin
pour traire les vaches et nourrir tes coqs de combat.
Je crois qu'il ne conna�t pas la chance qu'il a.
Redresse ton dos ! Faut que t'aies l'air d'un dur.
Entre, et attends-moi.
Je vais le chercher. Et rappelle-toi, ferme-la !
Monsieur... Benjamin Garcia pour vous servir.
Entre.
Assieds-toi, fais comme chez toi.
Merci, monsieur.
- Ainsi, tu es donc le fr�re de Pedro ? - Oui, monsieur.
Le fameux Diablo.
Un bon �l�ment, mais trop fou et impulsif.
Je crois comprendre que tu as demeur� longtemps aux �tats-Unis.
Oh oui, monsieur.
Je pense donc que tu seras d'accord avec moi,
sur le fait que les gringos ont bais� ce pays.
Que ces putains de Yankees de fils de putes nous ont tout vol�.
Avec la complaisance de tous ces encul�s de pr�sidents que nous avons eus.
Ils n'ont fait que s'agenouiller et leur l�cher les pieds
pour mieux se faire mettre apr�s.
Voil� ce qu'est le capitalisme.
Ils ne se rendent pas compte que des gens comme moi
avons les moyens de bien leur baiser la gueule.
Oh, p�re...
Tu t'exprimes de plus en plus comme un politicien.
Les gringos sont nos meilleurs clients.
Ce genre de conversation devient vite chiant.
- Grand con de fils de pute ! - Papa !
Qui es-tu pour penser que tu en sais beaucoup plus que moi ?
Ne t'adresse plus jamais � moi avec ce ton m�prisant, connard !
D�gage, va jouer avec ta putain de m�re.
Putain de merdeux.
Mais c'est de ma faute aussi, je devrais pas en accepter autant.
Mais parfois, il d�passe les bornes et...
Il y a une chose que je veux que vous sachiez.
Ceux qui travaillent avec moi font comme partie de ma famille.
Mais dans cette activit�, il y a des r�gles et des principes.
Que tu devras suivre.
Si tu ne veux pas finir avec une balle dans la t�te.
Tu as compris ?
Oui, monsieur.
Un : honn�tet�.
Deux : l'honneur juste.
Et trois : le silence.
Le silence absolu.
Tu l'ouvres de trop,
c'est le meilleur moyen d'obtenir un billet pour l'enfer.
- C'est clair ? - Oui, monsieur, oui.
J'ai oubli� de mentionner
que la discr�tion est primordiale.
Et pas de se balader accoutr�s comme ces guignols
qu'on rep�re � des kilom�tres.
Regarde.
Mon fils J�sus va �tre votre chef.
Il est mon fils unique et je l'aime de toute mon �me.
S'il lui arrivait quoi que ce soit tu en r�pondrais de ta vie,
c'est clair ?
Oui, monsieur.
Voil� de quoi
te payer ton armement.
Tu me rembourseras bient�t.
Il va falloir faire attention, Garcia.
Tr�s attention.
Cette activit� draine beaucoup d'argent.
Mais il y a aussi beaucoup de tentations.
Si tu es intelligent, tu �viteras de te laisser aller
� consommer la marchandise que tu commercialises.
Comme l'a dit le nouveau pape :
"Faire entrer la salet� dans le corps, c'est vivre dans le p�ch� mortel."
- C'est clair ? - Oui, monsieur, oui.
- Que Dieu te b�nisse. - Merci, patron.
Je vous garantis que vous ne serez pas d��u.
Enfoir�, fils de pute !
La prochaine fois que tu portes la main
sur mon fils, je te coupe les couilles, connard.
Et tu sais que je ne dis pas �a � la l�g�re, abruti.
Mon c�ur, ce gar�on me manque de respect.
Ne me mens pas, Reyes.
Viens ici, mon b�b�, viens.
Ton p�re va te pr�senter ses excuses.
Oh, putain de vieux con !
T'as int�r�t � t'excuser aupr�s de mon fils,
sinon, tu vas m'entendre, connard.
- Excuse-moi, mon fils. - D'accord, papa.
Tu vois, ton p�re est b�ni par Dieu.
Tiens, mon c�ur,
je voudrais te pr�senter Benjamin.
C'est le fr�re du Diablo, il va travailler avec nous.
Oh, il me pla�t bien.
- Si vous permettez, patron... - Allez-y.
Ah, merci mon amour. La robe est belle.
O� vas-tu travailler ?
Chez un agriculteur pour m'occuper de son b�tail.
Le vieil homme est une bonne personne.
Il m'a m�me donn� une avance.
Tu es devenu un tueur comme Cochiloco, n'est-ce pas ?
Tu sais quoi ?
Reprends ton argent.
Tu veux savoir, Garcia ? Tu vas finir comme ton fr�re.
Ne compare pas, beaut�.
Chaque chose en son temps.
J'ai cherch� du travail.
Il n'y a rien d'autre dans le coin.
Comprends que �a me fasse peur. J'en ai d�j� perdu un.
Non, je te promets que nous allons �conomiser de l'argent.
Une fois que nous aurons pay� nos dettes, nous partirons tous les trois aux U.S.A.
Tu verras.
Mais jure-moi que tu ne finiras pas comme ton fr�re.
Sur la Sainte Vierge de Guadalupe.
Viens, mon amour.
Allez, Benny.
Bienvenue pour ta premi�re livraison.
Utilise ton intelligence, tu apprendras vite.
OK, Cochi.
Bonjour, M. Neme.
Salut, Cochi.
Pourquoi tu fais la gueule ? La semaine a �t� si mauvaise ?
J'en ai plein le cul de cette affaire.
Des nuits sans sommeil, pour plus de charges que de b�n�fices.
Je crois que la crise est en train de me baiser � petit feu.
Je constate qu'� chaque nouvelle visite, tu te plains un peu plus.
Qu'il y a plein de foyers ardents, appelons-les comme �a...
Mais avec ou sans la crise, les gens ont du mal � fournir le charbon.
C'est qui ?
C'est mon partenaire, hein Benny ?
Faudra que tu y penses avant de partir en cong� ou � la retraite.
Accueille-le bien.
Benjamin Garcia, pour vous servir, monsieur.
De quoi as-tu besoin, Neme ?
De l'h�ro�ne, marijuana, pilules,
ecstasy, des cailloux.
Et 200 doses de ce qui est � la mode.
La crise a quand m�me du bon, M. Neme.
Pas de seringues, aphrodisiaques, films pornos ?
J'en ai un avec une su�doise et un �ne...
- Quelle salope. - Tu parles de baise !
�a va me faire combien ?
Voil�, mec.
Vous fournissez toutes les saloperies.
C'est s�r.
� la semaine prochaine, M. Neme. Essaye de te laver.
Je garde l'eau pour la donner aux encul�s.
Il y en a pour combien dans cette mallette, Cochi ?
Pour pas mal d'argent, Benny.
Mais tout �a, pour le patron, c'est que dalle.
L'activit� la plus rentable, c'est l'import/export � grande �chelle.
�a rapporte �norm�ment d'argent.
Le probl�me, c'est qu'avec cette putain de crise,
la concurrence s'est accrue de mani�re significative.
Aujourd'hui, ton voisin va acheter un revolver et va te faire concurrence.
Nous allons tuer la poule aux �ufs d'or.
T'entends, Cochi.
Du calme, du calme. Arr�te de t'exciter.
Cache la mallette avec le sac.
�a va Cochiloco ? Comment vont les affaires ?
Bien, capitaine. Et vous ?
Que fais-tu avec ce putain d'immigr� ?
Il vient de commencer � travailler pour M. Jos�. Je lui apprends le boulot.
Explique-lui bien nos principes
et surtout "combien"...
Ne vous inqui�tez pas, capitaine. Vous le constaterez vous-m�me.
C'est s�r que les protecteurs sont bien visibles.
Cochi... Ce tyran me file la chair de poule.
Avec sa gueule de vicelard...
Cochi, tu n'aurais pas des speeds, par hasard ?
Faut que je reste �veill�.
Regarde dans le compartiment � gants, il y a une bo�te, Benny.
Merci, mec. Tu assures.
Plus que l'immigr�, en tout cas.
Putain, Benny, tu es plus blanc qu'un mort.
Allons boire un coup pour que tu retrouves tes couleurs.
Pas dans le bar de Lupita. Je ne veux pas qu'elle me voie dans cet �tat.
Je vais t'emmener dans un endroit chic. Pas le bouge crade o� ta femme travaille.
Pas trop cher, j'esp�re. Je suis � sec.
Tiens, cadeau de Reyes.
Oui, mais c'est le fric du patron, non ?
Bien s�r, mais ne sois pas idiot.
Tu crois qu'il va se rendre compte qu'on se sert un peu ?
Et si c'est le cas, Cochi ?
�a fait aussi partie du boulot.
On ne va pas prendre des risques gratuitement.
Tant que �a ne se sait pas et qu'on n'en abuse pas.
Merci pour ce bon conseil.
AU COQ D'OR
Comment tu trouves l'endroit ?
Elle est bien foutue, putain.
Elle est bonne.
Alors, comment tu trouves le taf ?
C'est comme tout, il suffit de prendre le pli.
Et avec Reyes ? Le patron t'a bien trait� ?
Je m'attendais � quelqu'un de tyrannique. Il m'a sembl� �tre une bonne personne.
Il cache bien son jeu.
C'est le plus gros fils de pute que j'aie jamais vu.
Mais au moins, c'est quelqu'un qui ne se laisse pas abattre.
Que San Judas et San J�sus Malverde le prot�gent de nombreuses ann�es.
Le jour o� il ne sera plus l�, ce sera la merde pour nous.
Si cet abruti de J�sus Reyes g�re mal l'activit�,
en moins d'un mois, Pancho et ses hommes rafleront la mise.
C'est s�r.
Nous devons �tre tr�s prudents et intelligents avec ces fils de pute.
Si je rencontre un de ces panchitos, il se prendra une balle dans la t�te.
Je vous avais bien dit que Benny �tait un mec cool.
- � la sant� de Benny ! - Sant� !
Et puis, nous allons lui faire un accueil digne de ce nom, n'est-ce pas ?
Lui aussi va vouloir une nana. Lola ! Viens ici...
Cochiloco, si ma femme l'apprend, elle me coupe les couilles.
T'es p�d� ou quoi !
Regarde-moi cette petite chatte !
Traite-le bien.
Je te promets, mon amour, que je vais travailler.
Et que je vais m'occuper de ton fils.
Rhabille-toi vite, sinon on est foutus.
- Magne ! - Cochi, je n'ai pas encore termin�.
Finis vite parce que le patron nous attend.
Je vais jouir, mon amour.
Qu'est-ce qu'il y a Cochi, pourquoi doit-on se presser ?
Tu peux pas interrompre une baise comme �a...
- Cette brunette �tait... - Prends �a.
Non, Cochi, tu sais, ce genre de conneries...
Renifle cette merde !
Si J.R. ou le patron nous voient dans cet �tat,
ils nous la coupent.
- Allez ! - Voyons...
Oui ?
Je te rassure, J.R. On va y aller.
Ne t'inqui�te pas.
Oui, bien s�r. Tu le veux vivant.
Oui, nous serons l� avant deux heures.
Ou un peu plus.
Eh bien, Cochi, de quoi s'agit-il ?
Je me sens comme neuf, putain.
C'est l'heure de ton bapt�me. Pr�pare-toi, Benny.
Nettoie ton nez.
Qu'est-ce qui se passe, mec ?
O� est ton fr�re ?
- L'argent d'abord, d'accord ? - Putain de balance de merde.
Vendre ton fr�re pour 100 $.
Il n'est m�me pas l�.
Je suis pauvre, mec.
Tu as oubli� ce que c'�tait.
Mon putain de fr�re n'a jamais voulu me donner un coup de main.
Ah ! Arr�te tes bobards. �a commence � m'�nerver.
Il est rentr� depuis plusieurs heures, il devrait �tre l�.
Il vaudrait mieux pour toi, sinon �a va �tre ta f�te.
- Je te jure qu'il est l�, � l'int�rieur. - C'est bien, esp�ce de rat.
Et rappelle-toi. La loi, c'est nous.
Pr�pare ton arme, Benny.
Prends du ruban adh�sif.
Si tu vois quelqu'un s'enfuir, tu lui en colles une.
Cucaracha !
Cucaracha !
O� est-il ?
Ne soyez pas stupides et dites-moi o� est Cucaracha.
Ne sois pas stupide, Cucaracha !
Tu te montres ou je tue toute ta famille ? Un !
Deux !
Arr�te, arr�te !
- Cochi, je suis l�. - Attache cet abruti.
Non, non, non...
S'il te pla�t, je ne suis pas si con. Au nom de notre pass�,
laisse-moi dire au revoir � ma femme et mes enfants, d'accord ?
Bon, je te donne une minute � partir de maintenant.
B�nis-moi.
Prends soin de mes enfants.
- Allez, on y va, enfoir� ! - Non !
�coute, Cucaracha.
Tu sais que t'as �t� balanc�.
Mais au nom de notre vieille amiti�, je vais te donner une chance de te venger.
De l'encul� qui t'a vendu.
Merci, Cochi.
J'ai toujours pens� que tu �tais un type r�glo.
On va y aller, sans embrouille. Sinon, tu risques de d�guster pire.
Occupe-toi de lui, Benny.
P�nfilo !
P�nfilo !
P�nfilo !
P�nfilo !
Encul� de P�nfilo.
Nous allons mourir ensemble comme nous sommes n�s.
Merci, Cochi.
Tu es un fils de pute, mais...
Ne m'am�ne pas au patron.
Crible-moi de plomb, si tu veux, comme mon fr�re,
mais ne me livre pas � ces fils de pute.
D�sol�, Cucaracha.
J'ai re�u l'ordre de te ramener vivant. En route !
On nous attend, putain.
Allez ! Avance !
Qu'est-ce que vous avez foutu ?
Deux heures � attendre comme des cons.
On en reparlera plus tard.
R�glons �a d'abord.
�a va, Cucaracha ?
�a fait des ann�es que tu travailles pour moi, sans te plaindre.
Je t'ai toujours bien pay�.
Pourquoi, alors, es-tu all� voir les f�d�raux ?
Non ?
Qu'es-tu all� leur dire ? �coute...
Si tu me dis exactement ce que tu as balanc� aux f�d�raux,
tu sauves ta t�te, enfoir�.
- Je jure que j'ai rien balanc�, patron. - Rien.
J'esp�re que c'est vrai, sinon,
je vais te baiser la gueule, et celle de tes enfants, qu'en dis-tu ?
Je jure sur la Sainte Vierge que je n'ai rien dit.
Si, nous savons tout, encul�.
�a va, �a va, Cucaracha. Je te crois, je te crois.
Tu sais que dans notre activit�,
il y a des r�gles et des principes qui doivent �tre respect�s et appliqu�es.
Tu sais ce qui pend au nez des balances, n'est-ce pas ?
Cochiloco, donne-moi le couteau.
Tiens-lui la t�te !
Tiens-lui la t�te !
Non ! Non !
Ouvre, ouvre !
Tu l'as pas vol�.
Allez !
Et celle-l�, parce que tu n'es qu'un idiot, connard !
- Viens, mon fils. - Oui, mon p�re.
�a va, mon amour ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
Je ne peux te dire, ma belle.
Regarde mes mains.
Tu as d� faire quelque chose d'horrible, hein ?
Non, moi non.
C'est le patron qui a disjonct�.
Je te jure que je n'ai jamais rien vu d'aussi horrible de ma vie.
J'imagine.
Ce boulot est insupportable, mais au moins, tu en as un.
- On est plus � l'aise qu'avant, non ? - C'est vrai.
Je ne sais pas si je tiendrai le coup, b�b�.
�coute, nous avons connu des moments difficiles,
on conna�t donc nos limites.
Je ne sais pas.
Parfois, c'est sans issue.
- Comment �a va ? - Et toi, Dona.
Tu sais te faire discret.
Je vais t'en prendre un ou deux.
C'est pas cadeau, je suppose ?
Paye-moi ce que tu m'as vol�. Paye !
Voleur !
SALAUDS D'ENFOIR�S SOUVENIRS DES ROIS DU NORD
Benny, je vois que tu es un putain de po�te.
Je te baptise du nom de Gringa.
Au nom du P�re, du Fils et du Saint Esprit.
Vous avez les deux AK-47
ou les deux FX-05 pour...
5 000 chacun.
Ou le tout pour... 75 000.
Incluant les grenades et le bazooka.
Qu'est-ce que vous en pensez ?
- Qu'est-ce qu'il a dit ? - Qu'il nous laisse le tout pour 75 000 $.
- Y compris les grenades et le bazooka. - Tout ?
Inutile de discutailler, c'est bon.
On prend le tout, monsieur.
C'est un plaisir de traiter avec vous, les amis.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit,
voil� ma carte.
- Vous pouvez appeler en P.C.V. - Tr�s bien.
Au plaisir.
�COLE PRIMAIRE DES H�ROS DU BICENTENAIRE
Mesdames et messieurs,
la justice sociale
a �t�, est et sera l'�ternel foss� de notre Mexique.
Mais aujourd'hui, nous comm�morons le bicentenaire de l'ind�pendance,
et le centenaire de la r�volution.
Ils sont le socle de notre patrie et de notre fiert�.
Remercions l'�norme g�n�rosit�
de M. et Mme Mari Jos� Reyes
qui t�moignent de leur grand c�ur et du patriotisme que Dieu leur a donn�
pour le don de cette merveilleuse �cole � notre ville.
Toute la communaut� de San Miguel Archange
mais plus encore, la jeunesse mexicaine,
l'avenir de notre pays,
vous en seront �ternellement reconnaissants.
Que Dieu b�nisse la famille Reyes.
Comment tu trouves les nouveaux h�ros de la Patrie, Cochi ?
Et maintenant, pour conclure cette action solennelle,
nous allons respectueusement interpr�ter notre hymne national.
Mexicains, au cri de guerre
Pr�parez l'acier et le destrier
Et que tremble en ses centres la terre
Au sonore rugissement du canon.
- Salut, le Texan. - Salut, Cochi.
La vie ne te fait pas de cadeau.
Comme on dit par ici,
je me d�fends bien pour mon �ge.
- Et toi ? - Je vais tr�s bien.
Tu m'as apport� toute la marchandise ou je dois v�rifier ?
Qu'est-ce qui se passe, Cochi ? Je t'ai d�j� bais� ?
Je t'ai toujours fourni de la bonne came.
Laisse-moi v�rifier.
Donne, mon fils.
Elle a l'air tr�s bonne.
- C'est de l'opium ? - �coute, mon cher Cochi.
Je vais te donner un bon conseil d'ami.
Faire confiance, c'est bien, mais ne pas faire confiance, c'est mieux.
On ne change pas au fil des ans. Benny, ouvre le sac.
C'est parfait.
Tiens mon petit, je te confie l'argent.
D�chargez la marchandise.
Magnez-vous.
Mon cher Cochi.
Tu sais leur parler, le Texan.
Allez, on y va. En route, mon petit.
Tiens.
Go�te un peu la qualit� de la came du Texan.
C'est qui ce mec, en fait ? Il est am�ricain ?
Il est n� � Brownsville, mais ses parents sont de Reynosa.
Il se croit am�ricain,
mais il est plus mexicain que nos cactus.
- Tout l'argent est pour lui ? - Oh que oui, mon cher.
Le Texan est ce qu'on appelle dans le milieu, un coyote.
Il passe des mois dans les montagnes � acheter les r�coltes des paysans,
pavot et coca qu'il revend au patron 10 fois son prix.
Il pense r�soudre le probl�me agricole
en prenant les interm�diaires pour des abrutis.
Quel est le probl�me avec ce con ?
- Bonjour, mes amis. - Il y a un probl�me, Mendoza ?
- Pourquoi la route est-elle ferm�e ? - Les ordres...
La route est ferm�e sur la 3-18 sur 20 kilom�tres.
C'est quoi, cette connerie ? Allons...
Laisse-nous passer, on est press�s.
Franchement d�sol�, Cochi.
Un bus de transport s'est retourn�. C'est ferm� pour plusieurs heures.
Pourquoi ne prends-tu pas la route des cactus ?
Va te faire foutre avec tes cactus, connard.
Tu te fous de ma gueule...
D�sol� Cochi,
les ordres sont les ordres.
Attention, Benny, les hommes de Pancho ! Mets-toi � l'abri !
Rattrape-moi cet encul� !
Ne laisse pas ce fils de pute s'�chapper.
Ne me tue pas, je te donnerai ce que tu veux si tu me pardonnes.
Je ne suis rien.
Donne-moi une chance.
Nom d'un chien, Benny !
Je n'aurais pas fait mieux. On dirait qu'il est mort.
Je pensais que tu n'avais pas assez de cran pour ce boulot.
Mes respects, mon vieux !
Nous devons rendre gr�ce � Dieu que les choses se soient bien pass�es.
La livraison devait �tre assur�e aux Am�ricains.
Nous ne pouvions nous permettre un �chec.
Vous avez �t� � la hauteur.
Merci, patron.
Je ne suis pas m�content d'avoir bais� mon encul� de fr�re.
L�, il a d�pass� les bornes.
Si nous ne mettons pas le paquet sur l'oncle Francisco,
la situation pourrait empirer.
Absolument, mon fils.
Je vais donc lui envoyer les corps de mes neveux.
On va voir si �a calme cet encul�.
Alors, putain de Pancha ? C'est qui l'encul� de trou du cul !
Arr�te, J.R.
Ne maltraite pas tes cousins.
En m�moire de ta grand-m�re, respecte la famille.
Quant � vous,
pour vous prouver que je suis content...
Voici pour vous.
N'allez pas d�penser, couillons, l'argent � la premi�re occasion !
Non, mes amis, pas d'ostentation.
Ne vous inqui�tez pas, monsieur, et encore merci.
Merci, patron.
Viens, mon fils.
Je vais t'apprendre � classer la marchandise.
Qu'est-ce qui t'arrive, Benny ?
- �a va, maman ? - Tu as gagn� � la loterie ?
Comment vas-tu ? Je tiens toujours mes promesses.
J'ai pens� � toi et t'ai achet� une TV pour regarder les novelas.
Pour oublier cette r�alit�.
Elle est chouette. Merci mon fils.
Je veux aussi te donner ceci.
Tiens.
Tu es en train de suivre les traces de ton fr�re, n'est-ce pas ?
Non, non, maman, je ne fais rien...
Je vois bien � ton allure qu'il ne peut en �tre autrement.
Soit...
Mais je ne veux pas avoir de chagrin comme avec ton fr�re, hein ?
- Ne t'inqui�te pas, maman. - Entre, mon fils.
Non, maman, je dois retourner travailler.
Et cette montre ?
Tu ne m'en fais pas cadeau ?
Bien s�r, maman. J'ai oubli�.
Tiens, prends-la.
Bon...
Je reviendrai te voir, maman.
Attends.
J'allais oublier une chose.
Ah oui ! Tu ne m'as pas b�ni, maman.
Il ne s'agit pas de b�n�diction.
Le fils du voisin a rapport� un walkman de Gringoland.
Tu pourrais m'en trouver un, non ?
Bien s�r, maman. Je vais t'apporter un MP3 et toutes ces choses.
Super. Maintenant, penche-toi que je te b�nisse.
� plus, maman.
Qu'en penses-tu ?
- Monte l'essayer. - C'est � nous ?
Oui.
Bonjour, ma reine.
Elle est belle, mon amour.
Viens, ma belle. Allons la f�ter.
- Elle te pla�t ? - Oui.
Allez, il se fait tard.
Que faisons-nous ici ?
Je n'aime pas cet endroit.
Allons mon amour, c'est une surprise.
CIMETI�RE � MUNICIPAL � OLIVARES
EN M�MOIRE DE PEDRO GARCIA LE DIABLO
SOUVENIRS, AVEC AMOUR, SON FR�RE BENNY,
SON �POUSE LUPITA ET SON FILS BENJAMIN
REPOSE EN PAIX
� pr�sent, mon amour,
il a gagn� le ciel.
Voil� une bonne chose.
C'�tait un homme vraiment courageux
Qui se moquait de la police
De nombreuses personnes ont trahi pour lui
Comme le Diablo le savait bien
Pour l'argent, le pouvoir et la gloire
Bonne nuit, mon gar�on.
- Oncle Benny... - Qu'est-ce qu'il y a ?
Je voulais juste te remercier pour ce que tu as fait pour ma m�re.
Ce gars �tait mon fr�re.
Et m�me plus.
Oncle Benny, je peux te demander un service ?
Je t'en prie, mon gar�on.
Quand ils m'auront tu�, si tu es toujours vivant,
tu pourras m'enterrer dans une tombe comme celle de mon p�re ?
Arr�te tes conneries, mon gar�on. Comment peux-tu imaginer qu'on te tue ?
Moi vivant, tu auras une vie meilleure.
Quoi que �a me co�te. � demain, mon fils.
Mon amour, je te jure que c'�tait l'un des plus beaux jours de ma vie.
Vraiment ?
J'en ai encore pour une autre mort.
- S�rieux ? - Regarde.
Donne cet argent � Camilo.
Et d�s demain, tu ne travailles plus au bar Mexico, d'accord ?
Mon amour, c'est trop d'argent.
Tu ne pr�f�res pas qu'on attende un peu ?
Non, pas du tout, ma reine.
De l'argent, il y en aura encore plus.
Je n'imagine pas que ma future �pouse poursuive cette activit�.
C'est insupportable, une telle inhumanit�.
Mon filleul, mon r�ve est devenu r�alit�.
Et moi qui ne faisais que critiquer.
C'est le moins que je puisse faire pour toi, Parrain.
Et si on rajoutait un lave-auto sur le c�t�, qu'en penses-tu ?
Ce serait super.
Et comment vont ta femme et ton neveu ?
�a fait longtemps que je ne les ai pas vus.
Quand on parle de la reine...
Oui, ma belle ?
Ne pleure pas, ma reine, reste l�-bas.
Pas de conneries. Je fonce.
- Que se passe-t-il ? Tout va bien ? - Pas le temps de t'expliquer.
Il ne manque plus que les clients, maintenant.
Quand j'ai donn� l'argent � Camilo, il l'a refus� !
Qu'il n'y avait pas assez, qu'il manquait les int�r�ts.
Que j'�tais aussi une de ses meilleures tapineuses
et qu'il ne voulait pas me l�cher pour un autre prox�n�te.
Prox�n�te ? C'est ce qu'il a dit ?
Ce porc �tait dans un tel �tat qu'il s'est mis � me frapper.
Si les filles n'avaient pas �t� l� pour l'arr�ter, il m'aurait tu�e.
Ne t'inqui�te, ma ch�rie, ne t'inqui�te pas.
Je vais aller lui parler.
C'est ferm�, bande d'abrutis !
J'arrive !
Esp�ce de salaud, je vais niquer ta m�re, connard.
Fils de pute !
L�che-moi, l�che-moi !
Fils de pute !
Connard.
Benny ! Attends. J'ai quelque chose de mieux.
- Salaud ! - Je vais t'apprendre le respect, ducon.
Tais-toi, connard !
Faut respecter les dames, mon pote.
On y va.
BAR MEXICO
Ils ont raison aux infos, de dire que ces endroits sont dangereux.
- Oui. - C'est s�r qu'ils ont raison.
- Oh, putain ! - On se casse !
Il est temps, ma ch�rie, de se parler sans se mentir
- Bonjour, mon amour. - Bonjour.
- Tu connais la derni�re ? - Non, raconte.
Gloria est arriv�e t�t. Les hommes de Pancho auraient mis le feu au bar.
- Ne me dis pas que... - Si.
Le corps carbonis� de Camilo n'a pu �tre identifi� que gr�ce � sa dent en or.
- Ces hommes sont des abrutis. - Oui.
J'ai pas eu le temps de parler avec ton patron, mon amour.
Cochiloco est d�j� l�, retour � nos magouilles.
Ce boulot ne respecte pas les horaires.
- Merci, mon amour. - De rien.
Me trouver une vierge et nous marier, en premier.
Regarde le petit ange.
Fils de pute, tu vas voir, maintenant.
Avance !
Cochi, nous sommes amis.
Amis de mes deux. Selon tes int�r�ts, enfoir� !
Monte !
Je vais te baiser, fils de pute.
Allons-y !
On va aller voir ta route des cactus, enfoir�.
Dis-moi Mendoza, combien Pancho t'a donn� pour nos t�tes ?
Je te jure que tu te trompes, Cochi. Je te le jure sur ma sainte m�re.
Ne joue pas au con, ou tu vas t'en prendre une.
Je t'assure que je n'ai rien fait, Cochi.
Aie piti� de moi.
Pense � mes enfants.
Et toi, tu as pens� � mon copain ?
Ne sois pas stupide, Mendoza.
Si tu dis la v�rit� � Cochi, je pourrai peut-�tre t'aider.
Merci.
Tu as de bons sentiments.
Mais dis � Cochi qu'il ne me tue pas.
R�ponds alors � sa question.
500 $.
C'est tout ce que les Pancho t'ont pay�, encul� ?
C'est trois fois mon salaire au bureau de police.
250 $ par t�te, Benny. Non !
Putain, c'est minable. Finis-en avec cet encul�.
C'est bon, connard.
Tu sais ce qui se passe avec les balances ?
S'il te pla�t, je t'en supplie, Garcia, je t'en supplie, Garcia.
Je ne peux pas, Cochi.
Merde, Benny, il n'y a pas que des bons c�t�s dans ce boulot.
Non !
T'as vu ?
Je me rends compte d'une chose, Benny.
Comme le dit le chanteur Jos� Alfredo...
"La vie ne vaut rien".
Pour 250 $,
cet encul� nous livrait � la Faucheuse.
Dis-moi la v�rit�, Cochi.
Tu ne ressens rien quand tu tues quelqu'un comme �a ?
Je veux dire,
tu n'as pas peur de finir en enfer ?
En enfer, foutaises !
L'enfer, �a se m�rite.
Tu ne te souviens pas quand nous �tions enfants,
que nous crevions de faim et de froid, de la mis�re dans laquelle nous vivions ?
Et que comme aujourd'hui, tu risquais la mort au d�tour d'un chemin.
Pourquoi on n'aurait pas une vie d�cente ?
C'est plut�t cette putain de vie de merde qui est l'enfer.
Oui, tu as raison.
Cochi, tu ne me d�poses pas � la maison ?
Non, viens chez moi. Je vais te pr�senter ma femme.
J'ai l'estomac nou�, Cochi. Je suis dans un sale �tat.
Et alors ? Viens prendre un verre. Tu rencontreras ma femme.
Allez, viens.
Voil� la famille !
Tous en file indienne, hein ?
Vous allez dire bonjour � l'oncle Benny.
- Allez. - Bonsoir, bonsoir, bonsoir.
Bonsoir.
Le cadet,
la princesse,
le glouton, le mariachi.
Et l'enfant g�t�, mon a�n�, Cochi Junior.
Regarde.
L'avenir de tout mon avenir.
Benny.
Ah Cochi ! Madame, enchant�.
- Enchant�e. - En avant.
- Au lit, le troupeau. - Bonne nuit.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Salut les jeunes. Ils sont si mignons.
Allons prendre un verre. Viens par l�.
Fais comme chez toi Benny. Que veux-tu boire ?
N'importe quoi.
Voyons voir.
Sant�, mon vieux.
Faut que je le voie pour le croire, Cochi.
Chaque chose en son temps, Benny.
Qu'en penses-tu ?
On est fait pour vivre dans des cavernes � manger de la chair humaine ?
Non mais... regarde...
Ne te m�prends pas Cochi,
mais j'ai l'impression de c�toyer deux personnes diff�rentes.
Eh bien, si je n'�tais pas un narco,
dis-moi comment je nourrirais mes enfants ?
Si je suis dans cette activit�, c'est qu'il n'y a rien d'autre.
C'est difficile � expliquer.
Le patron est tr�s �nerv�.
Il sera au moins identifiable si on lui fait sauter la t�te...
Fils de pute !
� genoux, les mains sur la t�te !
Pas de gestes inconsid�r�s.
C'est quoi son probl�me, � ce con ?
Il veut nous baiser, Cochi.
Comme je vous le disais, capitaine,
l'arrestation de ces dangereux trafiquants de drogue
est exemplaire de la collaboration � trois niveaux du gouvernement.
Elle fonctionne parfaitement.
Le combat initi� par le Pr�sident de la R�publique
contre le crime organis� va dans la bonne direction.
Et m�me si cela n'est pas �vident, nous allons le gagner.
Le commandant Mancera,
qui a dirig� notre h�ro�que groupe de policiers,
va vous donner les d�tails de l'op�ration.
Mon capitaine, voici d'abord Eugenio Matta alias Cochiloco.
Il est le bras arm� du cartel et le principal
distributeur de stup�fiants de la r�gion.
Voici Benjamin Garcia,
plus connu comme Benny.
Depuis plusieurs ann�es, il se consacre
� l'importation et l'exportation de substances interdites.
Il est en relation avec un r�seau de traite d'hommes aux �tats-Unis.
- Ensuite, nous avons... - Attendez, commandant...
M�me si les accusations � l'encontre de ces criminels
semblent graves et repr�sentent un danger pour le pays...
Vous savez, capitaine, ce type de d�linquants,
va utiliser tous les recours, d'�minents avocats
- vont contribuer �... - Oui, oui, je comprends.
Puis-je m'entretenir en priv� avec les d�tenus, s'il vous pla�t ?
Oui, oui, bien s�r. Mancera.
Messieurs...
Vous semblez plus dangereux que El Chapo et Los Aretes r�unis.
�coutez, enfoir�s.
Ce sont les Reyes qui m'int�ressent principalement.
Nous savons que vous quatre travaillez pour M. Jos�.
Il est clair que vous ne me direz rien imm�diatement.
De toute fa�on, je vais vous faire une offre.
Ne riez pas ! On ne sait jamais.
Que de circonlocutions, mon vieux.
Allez droit au but, qu'est-ce que vous proposez ?
Nous avons mis en �uvre un programme intelligent de protection des t�moins.
Copi� sur le mod�le am�ricain, qui fonctionne tr�s bien.
Si vous voulez chanter pour une raison quelconque,
je suis � votre disposition.
Je vous offrirai la libert� et une protection...
en �change de votre t�moignage contre Reyes.
Qu'est-ce que vous en pensez ?
R�fl�chissez-y, on ne sait jamais...
La vie prend des directions, qui sait, pour le meilleur...
Un jour, �a peut-�tre utile.
Pensez aussi que...
�tre une balance � 50 ans vaut mieux qu'�tre un cadavre dans son jeune �ge.
Je vous laisse.
Putains de f�d�raux.
Vous n'�tes que deux ingrats.
Avez-vous oubli� comment vous avez obtenu vos postes, connards ?
Surtout toi, F�lix.
Tu as d�j� oubli� combien j'ai investi pour que tu gagnes les �lections ?
J'aurais mieux fait de me pr�senter moi-m�me.
Comme ma femme me l'avait sugg�r�.
Mon ch�ri, tu aurais �t� plus efficace que ce connard.
�coutez-moi, s'il vous pla�t, M. Jos�.
Le Gouvernement F�d�ral nous met la pression
dans sa lutte contre le crime organis�.
Vous n'avez pas vu le nombre d'annonces � la TV ?
Le gouvernement f�d�ral travaille pour toi.
Nous sortirons vainqueurs de ce combat contre le crime organis�.
Arr�te ton baratin, J�sus,
j'ai l'impression d'entendre un charlatan de foire.
Tu es un vrai encul�, F�lix.
Tout comme le Gouvernement F�d�ral.
Cette campagne est seulement initi�e pour tromper le peuple.
Pour justifier ce qu'ils volent.
Cet agent f�d�ral, le responsable de la zone, est un coriace, M. Jos�.
Il va continuer � mettre le paquet et � nous prendre au d�pourvu, pas vrai ?
Je ne pourrais dire mieux, M. Jos�.
Et pourquoi ne s'en prennent-ils pas � mon neveu ou � mon encul� de fr�re ?
J'ai aussi appris qu'il a essay� de saisir notre marchandise.
Qu'il essaye de me baiser.
J'ai ici des gars qui sont pr�ts � en d�coudre.
Et ils ont montr� ce qu'ils valaient, comme de vrais hommes.
- N'est-ce pas messieurs ? - Oui, monsieur !
Alors, bande d'encul�s, lequel de vous deux je vais me payer ?
Non, non, non, n'y pensez pas, M. Jos�, s'il vous pla�t.
Vos hommes ne pourraient pas �tre plus prudents ?
�coutez, tout le monde recherche l'agent Mendoza
qui a disparu.
Arr�te de mentir, F�lix !
Mes hommes ne vont pas se mettre dans la merde sans ma permission.
En face, il y avait les Pancho.
Vous n'avez rien fait pour les arr�ter.
M. Jos�, c'est la Police F�d�rale qui est intervenue cette fois-ci.
La prochaine fois, ce sera l'arm�e.
Mais ce n'est pas possible d'�tre aussi con, F�lix.
Combien de fois dois-je me r�p�ter ?
Nous avons un terrain d'entente avec mes amis et les juges,
mais �a ne s'est pas fait sans certains coups de pieds au cul.
�coutez-moi bien.
Si vous ne voulez pas que le sang coule,
occupez-vous de mon fr�re, sinon, je ne r�ponds de rien.
C'est clair ?
Je vous promets que mon ami et moi-m�me allons nous mettre en quatre.
- N'est-ce pas, Mancera ? - Oui, oui, M. Jos�.
Dites-moi, abrutis,
qui a ex�cut� Mendoza sans ma permission ?
Non, personne.
Qu'est-ce qui se passe, ma belle ?
Benny, je suis tr�s inquiet pour mon fils.
Je vais te dire un secret.
Mais ne t'inqui�te pas, ch�rie.
Depuis quelque temps...
je pioche dans l'argent qui est destin� au patron.
Dans tr�s peu de temps, nous aurons
suffisamment d'argent pour aller tous trois ensemble aux �tats-Unis.
Qu'en penses-tu ?
Benny, sois prudent parce que si Reyes s'en aper�oit, tu es un homme mort.
Je ne suis pas un idiot, ch�rie. Je sais ce que je fais.
Mon amour, que Dieu t'entende.
J'esp�re que nous pourrons effectivement partir d'ici.
PETIT FR�RE POUR QUE TU VOIES
QUI A LA PLUS GROSSE SANS PROTECTION, TU VAS AIMER
Avez-vous vu qui a �crit �a ?
M�me les idiots savent lire.
C'est la preuve que vous manquez de couilles, hein ?
Que vous ne supportez pas la pression. C'est pourquoi
mon fils a �t� d�nicher des hommes qui en ont.
On va voir ce que vous allez faire.
C'est la guerre, nom de Dieu.
Je jure sur ma sainte m�re
que je vais tuer mon fr�re et toute sa prog�niture.
Il n'y a plus de parent�.
Et enlevez-moi cette merde !
Tiens,
donne...
450 $ � chacune des veuves pour enterrer leur �poux.
Maintenant !
Allons-y !
Avez-vous entendu mon p�re, bande d'idiots ?
Quelle merde ! Enlevez-moi �a.
Je suis l�, ma chatte.
Salut Benny, �a a �t� ?
Bien, mon amour, le boss a r�solu tous...
Mon amour, qu'est-ce qui se passe ?
Ce putain de gamin a recommenc�.
Regarde ce que j'ai trouv� sous son lit.
J'ai peur qu'il soit impliqu� dans quelque chose de tr�s grave.
Tu crois que c'est le cas ?
Non, non, mon amour. Nous le saurions d�j�.
Ne t'inqui�te pas. Je vais partir � sa recherche.
Il va falloir qu'il m'�coute.
Oui, Benny. Tu as apport� du matos ?
J'ai une gueule de trafiquant, ducon ?
Non, non.
Tu n'aurais pas vu tra�ner mon neveu, par hasard ?
Il a disparu depuis hier et sa m�re est tr�s inqui�te.
Si tu me dis ce que tu sais, je te donne 10 $.
Avec du matos, ma m�moire peut revenir.
Tu es mineur, connard !
Je suis un grand gar�on.
Tiens, �a va aider ta m�moire.
Allez, crache le morceau.
Il s'est li� d'amiti� avec des hommes de Pancho.
Il s'est dit qu'apr�s un certain temps, il pourra travailler avec vous.
Ils lui ont promis du fric et des femmes.
Putain de gosse.
�coute...
Ne lui r�p�te pas ce que je t'ai dit.
Pas d'inqui�tude, mon gar�on.
Si tu le vois, tu peux lui dire de passer � la maison ?
Benny, tu sais quoi ?
Si tu cherches un assistant, je suis � ton service.
Quel bordel.
SAN FRANCISCO
Tiens, Diablito.
Faut que tu apprennes.
Ta m�re te cherche comme une folle. Alors, ne me fais pas perdre mon temps...
- Allez, on y va. - Tu ne vois pas que je suis occup� ?
Vas-y, je vais rentrer plus tard.
Putain, arr�te de te la jouer. Monte, o� je t'emm�ne de force.
Fous-lui la paix, b�tard.
Tu veux te frotter � nous quatre ?
Du calme, putain.
Mon oncle n'est pas un probl�me.
C'est s�r. Sauv� par le gong, mon pote.
Allons-y, Benny.
Demande � ton oncle de te donner le biberon, Diablito.
Putains de d�linquants.
Oui, ma belle ?
Oui, il est avec moi.
Ne t'inqui�te plus.
Bisou, ma ch�rie.
Tu as id�e avec qui tu fricotais, abruti ?
Tu es stupide ou quoi ?
T'as voulu jouer au dur et au trafiquant ?
�a n'a rien d'un jeu.
Pense � ton p�re.
Ou � moi.
Si je ne m'�tais pas tir� vite fait, je finissais comme ton p�re.
T'as compris ?
Tu veux perp�tuer cette manie dans la famille ?
�coutez-moi bien, les gars.
Avec cet effectif, nous allons baiser les cousins.
� partir de maintenant, nous allons travailler en trois groupes.
Garcia,
tu vas faire �quipe avec le sergent.
Oui, chef.
Huasteco,
tu vas faire �quipe avec Sardo.
Cochiloco,
tu es celui en qui mon p�re a le plus confiance. Avec moi.
La Poup�e et Mariate vont nous donner un coup de main.
- Pig� ? - Oui, chef.
J.R., si tu permets,
ce ne serait pas possible que la Poup�e et moi fassions...
Arr�te de r�ler, Huasteco.
Tu auras autant de plaisir au retour � retrouver ton petit copain.
Vous aurez tout le temps de faire vos cochonneries.
Mais pour l'instant, ob�issez aux ordres de mon fils.
- C'est clair ? - Oui, patron.
Rien � foutre de vos conneries. On ne vous paye pas pour �a.
En route.
- Comment tu m'as trouv�, papa ? - �a m'a plu, mon fils.
Comporte-toi comme un homme
pour �tre un digne h�ritier de ton p�re.
D'accord, papa.
Oh, si ta grand-m�re �tait encore en vie,
elle en pleurerait de joie.
C'est s�r.
Apr�s plusieurs rappels,
le propri�taire doit de l'argent au patron.
M. Jos� veut le faire rentrer dans l'ordre.
- Des questions ? - N�gatif.
Allons-y, alors.
Vous pouvez m'attendre ici.
C'est moi qui vais ex�cuter l'ordre du patron.
- D'accord ? - Oui... D'accord.
C'est bon. Au suivant.
- Si vite ? - Affirmatif.
Sergent, sans indiscr�tion, comment avez-vous fait ?
Enfoir� ! Bordel !
- Une cigarette, mon sergent ? - N�gatif.
Une bi�re ?
Elles sont � l'arri�re, bien fra�ches dans une glaci�re, vous en voulez une ?
Non plus.
Vous n'�tes pas d'ici, mon sergent ?
Non.
Et sans indiscr�tion, d'o� �tes-vous, mon sergent ?
D'Oaxaca.
Et vous �tiez dans l'arm�e ?
Mec, nous allons faire simple. Mon nom est Benito Juarez.
Je pr�f�re qu'on m'appelle le "Bienfaiteur des Am�riques".
Et pour que ce soit plus clair,
je n'ai pas quitt� l'arm�e pour me faire des amis.
Mais plut�t pour me faire un maximum de fric.
Vous avez capt� ?
Et pour qu'il n'y ait pas de probl�me entre nous,
vous pouvez m'appeler sergent ou monsieur.
Pas par ces putains de noms am�ricains, style "mon sergent" et toute cette merde.
Je me suis fait comprendre ?
C'est bon, sergent.
Qu'est-ce qu'il y a, Cochi ? Je te manque d�j� ?
O� es-tu ?
Ne bouge pas, Cochi. Je fonce !
Cochi ! Cochi !
Qu'est-ce qu'il lui arrive ?
Que s'est-il pass�, Cochi ? Comment �a va ?
Les Pancho nous ont bais�s, Benny.
Bais�s � tout point de vue.
Mais comment est-ce possible, Cochi ? Qu'est-il arriv� ?
Ces fils de pute nous ont pris par surprise.
On a essay� de r�agir, mais...
Francisco et ces encul�s nous l'ont mis bien profonde.
O� est J.R. ?
J.R. et la Poup�e sont � l'int�rieur.
Va jeter un �il.
LA ROUE TOURNE, FRANGIN, ON VA TE CHOPER TOI ET TES TROUS DU CUL, LES PANCHO
Il semblerait que le fils du patron aimait bien les bambins.
Regarde ce qu'ils ont fait au neveu.
C'est sans issue.
Ramenons-le � M. Jos�.
On va voir comment �a va tourner.
Exact.
Je vais en finir avec ces ordures, je te le promets, mon fils.
Je vais les tuer comme des rats, ces encul�s de Francisco.
Francisco, fils de pute.
Dis-moi, bordel,
ce que mon fils faisait, o� il �tait ?
En fait, on a rejoint le chef sur la route.
Les Pancho �taient nombreux.
Mais il s'est d�fendu vaillamment et avec courage.
Quelles foutaises ! Tu crois que je ne connais pas mon fils ?
C'est le bras de Dieu.
�a va �tre votre f�te, si vous ne m'avez pas dit la v�rit�.
- Huasteco. - Patron.
Tu as assez d'armes et de munitions pour en finir avec mon encul� de fr�re ?
Oui, patron, il y en a plein le d�p�t.
Je vais le d�foncer.
M. Jos� !
Je viens d'apprendre la nouvelle, quelle tristesse.
Mes plus sinc�res condol�ances, Mme Mari.
- Mme Mari, je suis d�sol�. - Ta gueule, pauvre merde !
Quelle trag�die, mon Dieu.
C'est un jour de deuil pour tout San Miguel.
Perdre la vie pour un jeune homme si brillant,
promis � un avenir politique.
Toi aussi, ferme ta gueule, abruti !
Oui, oui, monsieur. D�sol�.
�a va �tre la guerre, connards !
Si mon fr�re croit que cela va m'arr�ter...
Il vient de me faire mal, mais je vais lui montrer qui a la plus grosse.
Calmez-vous M. Jos�, la guerre ne m�ne � rien.
Je m'engage devant vous et notre Seigneur
ainsi que le commandant � ce que les coupables soient arr�t�s
pour que justice soit faite et que votre fils soit veng�.
Et toi, qu'as-tu � dire, Mancera ?
Ne t'ai-je pas somm� d'arr�ter mes neveux ?
Des enqu�tes sont en...
Abruti ! C'est vous qui �tes responsable de la mort de mon fils.
Si vous aviez �cout� mon mari, rien tout de cela ne serait arriv�.
Mme Mari, vous ne pouvez pas m'accuser de tout.
Votre mari a beaucoup d'ennemis dans la r�gion.
Merci, ch�ri.
Tu lis toujours dans mes pens�es.
Et toi, F�lix, tu as quelque chose � ajouter ?
Dans ce cas, va te faire foutre
et trouve-nous un autre chef de police qui a des couilles, putain.
Oui, monsieur.
Excusez-moi, messieurs.
Et toi !
Toi, putain !
Toi et moi avons beaucoup � nous dire.
Mais pour l'instant, va niquer ta m�re !
Et embarque-moi cette bande de trous du cul de bon � rien.
- Foutez-moi le camp, bordel ! - Patron.
Putain de merde.
Ah, ma ch�rie.
- Qu'est-ce qui s'est pass�, Benny ? - Tu as vu ce qu'ont fait tes copains ?
Ils ont tu� J.R. et la Poup�e.
Tu vas m'ob�ir, maintenant.
Benny, tu dois �tre prudent.
Nous ne devons pas perdre espoir.
M. Jos� a jur� qu'il allait en finir avec les Pancho, et il �tait s�rieux.
Alors, reste � la maison jusqu'� ce que les choses se calment.
�a va mal tourner.
Beaucoup de sang va couler.
Cette fois, c'est grave.
Les voies du Seigneur, nous le savons,
sont imp�n�trables.
Mais il y a des certitudes sur cette terre comme au ciel que nous devons conforter,
m�me dans les moments douloureux.
Qui oserait nier qu'un jeune homme si gentil,
avec un c�ur d'or comme notre cher J�sus,
ne m�rite pas comme son homonyme, d'�tre � la droite du p�re ?
Le ciel, mes enfants, n'est pas destin� qu'aux saints.
Il accueille aussi les hommes comme notre cher J�sus Reyes.
Repose en paix,
ainsi soit-il.
Vengeance, Seigneur !
Vengeance, c'est tout ce que je te demande.
Je ne le dis pas au sens figur�.
Prends la vie
� ces fils de pute qui ont tu� mon fils.
Qui va prendre soin de mes enfants, mon vieux ?
Comment la vie traitera mes pauvres orphelins ?
Ne sois pas si pessimiste, Cochi.
Il ne va rien se passer.
Ne fais pas semblant, Benny.
Tu as vu comment le patron m'a regard�.
Tu sais ce que je trouve affligeant dans cette vie ?
C'est que je ne vais m�me pas conna�tre ton filleul.
J'ai une question � te poser, mon vieux.
Si M. Jos� d�clare la guerre � son fr�re,
qui va �tre en position de faiblesse ?
Arr�te, mon vieux. Avec tout son argent,
le patron peut se payer ce qu'il veut. L'�tat de Guanajuato, s'il veut.
Je ne me le pardonnerai jamais.
Tu as raison.
Il faut �tre positif, mon vieux.
Tes enfants ont besoin de toi.
Cochi, Cochi.
Un mec avec une sale gueule m'a dit que tu ferais mieux de foncer chez toi.
Pig�, mon vieux ?
Putain !
Non, non !
Non ! Cochiloquito !
Non.
Cochiloquito.
�IL POUR �IL, DENT POUR DENT
Occupe-toi de ma femme, �a va �tre dur pour elle, Benny.
Je te la confie.
Oui, Cochi.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Me faire justice, Benny, me faire justice.
Je viens avec toi.
Non.
C'est entre ce fils de pute de M. Jos� et moi.
Je te l'avais dit, non ?
Cette putain de vie est un enfer, Benny.
D�sol� pour le retard, mais c'est difficile en ce moment.
J'ai eu six autres fun�railles, auparavant.
Prions. Notre P�re qui...
La vie n'a pas de valeur
La vie n'a aucun int�r�t
On la commence toujours en pleurant
Et on la finit de la m�me fa�on
C'est pourquoi dans ce monde
La vie n'a pas d'int�r�t
�coutez-moi bien, messieurs.
Apr�s le malheur qui s'est abattu sur ma famille,
je veux en finir une fois pour toute avec cette bande de rats
que sont mon fr�re et ses enfants.
C'est la promesse que j'ai faite � mon fils.
Et je l'accomplirai !
Et toi, enfoir� de Benny !
Tu n'es pas le seul dans la merde.
Parce que si Cochiloco est ton ami, il �tait comme un fils pour moi.
Il s'est fait baiser par les Pancho.
C'est clair ?
Et cessez d'afficher ces putains de visages lugubres.
Vous n'en avez rien � foutre.
Votre seul int�r�t, c'est l'argent.
S'ils savaient ce que nous donnerions
pour revoir notre fils.
Toute ma fortune, bordel.
Mais c'est impossible.
Je vais vous faire une offre.
100 000 $.
Pour la t�te de chaque fumier qui a assassin� mon fils.
Faites vos comptes, messieurs.
Vous pouvez, chacun, vous faire plus d'un million de dollars.
M�me dans vos r�ves, vous ne l'avez pas imagin�.
Mais il y a une condition.
Je veux la t�te de ces fumiers.
La t�te, et rien de plus, de mes neveux.
Ainsi que celle de mon fr�re.
Je veux aussi la t�te de ce fumier
que vous connaissez tr�s bien.
La t�te de ceux qui nous ont trahis.
Et pour ceux-l�,
vous aurez 200 000 $ de plus.
Mais je vous pr�viens.
Que celui qui me prendra pour un con et me trahira
fasse attention, parce que cette fois-ci, ce n'est pas son fils que je tuerai.
Mais toute sa famille que je ferai hacher menu.
Vous avez pig� ?
Viens, ma ch�rie.
Messieurs,
quand mon mari dit que nous voulons la t�te des assassins de notre fils,
ce n'est pas au sens figur�.
Nous voulons leurs t�tes !
SAN FRANCISCO
�coutez, messieurs,
ne le prenez pas mal.
Mais je constate que vous �tes du genre mauviettes.
Je ne vais pas prendre de risques pour me retrouver dans la merde.
Sardo et moi, on va donc ex�cuter les ordres du patron.
Votre r�le se limitera � nous emmener vers les objectifs.
Nous indiquer qui nous devons �liminer.
Affirmatif ?
Des idiots.
Putains de connards.
Sardo me disait qu'il n'y avait aucun probl�me pour votre part d'argent.
On est chez Pancho Macana.
C'est un gars chauve...
- �coutez... - Il est assez grand.
C'est quoi le probl�me avec ces salauds, Benny ?
On dirait qu'ils ont �t� form�s par la C.I.A.
- Ce ne sont pas eux, sergent. - Putain de merde !
Cassez-vous !
O� tu croyais qu'on allait ?
Se promener ? Allez !
En route.
En route !
Tu es s�r qu'on les a tous, mec ?
Sergent, je peux te dire que je connais bien les Pancho.
Je les connais du temps o� M. Jos� travaillait avec son fr�re.
Il ne manque que M. Francisco.
Fils de pute, je vais te niquer la gueule.
Mais si tu veux rejoindre l'au-del� sans souffrances,
je te donne trois chances de me divulguer le mouchard
qui vous a indiqu� le lieu o� se trouvait le fils du Patron.
Une...
Va te faire mettre bien profond !
Sardo.
Deux.
Va niquer ta m�re !
Trois.
� ton tour, Panchito.
J'ai �t� sympa avec ton fr�re.
Je lui ai donn� trois chances.
Mais � toi, je ne vais en donner qu'une.
Une.
Qui a balanc�, fils de pute ?
C'est bon !
C'est un gars de San Miguel.
J'aime bien...
les gens dociles et coop�ratifs.
Et comment s'appelle-t-il ?
Je te jure, je te jure que je ne sais pas, mec.
On le surnomme le Diablito.
Je te jure que je n'en sais pas plus.
Le Diablito.
Alors les gars,
vous qui �tes de San Miguel,
vous connaissez ce Diablito ?
Non.
Moi non plus, sergent.
Mais �a ne devrait pas �tre difficile � trouver.
Allons-y. Il nous reste � trouver le p�re et les autres connards
pour remplir la mission du patron.
Sardo, passe-moi la machette pour finir le travail.
Vous deux !
Je vous avais bien dit que vous n'interviendriez pas.
L�, vous vous comportez comme des l�ches.
Apportez-nous au moins des sacs pour mettre les t�tes.
PALENQUE MUNICIPALIT� DE SAN FRANCISCO
Attendez-moi ici.
Les fils de putes qui bougent sont morts.
Bouge pas, connard !
M. Pancho Reyes,
nous avons apport� quelques cadeaux de la part de ton fr�re.
Fils de putes !
POUR VOUS APPRENDRE � RESPECTER LES "ROIS DU NORD"
FILS DE D�PRAV�S ET DE PUTES
Mon Diablito. Mon Diablito.
Gamin, dis-moi ce que tu as balanc� aux Pancho.
- Rien. - Arr�te de jouer au con !
Benjamin, c'est toi le fils de rat qui a dit aux Pancho o� trouver J.R.
Comporte-toi comme un homme et dis-moi la v�rit�, putain.
Tu sais comment on appelle celui qui fait une telle chose ?
Une balance, une comm�re, un python, un rat mouchard, un crapaud !
Et si tu ne le r�alises pas, c'est la pire chose au monde, bordel.
Dis-moi.
Qu'est-ce qu'ils t'ont donn� en �change ? Une arme,
de l'argent, de la drogue, une voiture ?
Pourquoi t'as fait �a, gamin ?
Parce que J.R. est le fils de pute de M. Jos�.
Ils ont tu� mon p�re, voil� pourquoi.
- Arr�te tes bobards. - C'est pas des bobards, oncle Benny.
Je te dis la v�rit�. Regarde !
O� as-tu trouv� �a ?
Un Pancho qui travaillait avec papa me l'a donn�.
Il m'a racont� pourquoi ils l'ont tu�.
Tu gobes cette histoire ?
Benny, je ne sais pas quoi dire.
Ton fr�re ch�rissait ce collier plus que tout.
Mais il ne le portait pas quand ils l'ont tu�.
Faut que je m'a�re un moment.
Il faut que je sache.
Une seule personne peut dissiper mes doutes.
Ne pars pas. Tu vas commettre une folie.
Pr�pare-lui un sac et n'ouvre � personne jusqu'� ce que je revienne.
- C'est qui, bordel ? - C'est moi, Huasteco. Benny.
Ouvre.
Qu'est-ce qui t'arrive, Benny ?
Quelle mouche te pique pour venir � cette heure ? Entre.
Assieds-toi.
Quoi ?
- Tu veux une Tequila ? - Non, Huasteco.
Il fallait que je te vois parce que quelque chose me ronge de l'int�rieur.
Quoi donc, Benny ?
Huasteco,
tu dois me dire la v�rit�.
Qui a tu� mon fr�re, putain ?
Cochiloco te l'a d�j� dit, paix � son �me.
Oublie cette question et va dormir.
Ne joue pas au con.
Regarde ce que j'ai trouv�, mon pote.
Je ne partirai pas tant que je ne saurai pas la v�rit�.
Ou je te plombe.
� toi de voir.
- Tu veux la v�rit� ? - Jusqu'au moindre d�tail.
�coute Benny,
ton petit fr�re �tait faible de nature.
Un jour, il s'est particuli�rement �nerv�.
M. Jos� et J.R. ne lui ont pas pardonn�.
Vous l'avez toujours su.
Non seulement on le savait,
mais nous �tions pr�sents quand c'est arriv�.
Et comment ces fils de pute ont-ils tu� mon fr�re ?
Arr�te cette merde dans ta t�te.
�a va te servir � quoi ?
�a me rend dingue, ducon.
Puisque tu insistes, je vais te dire toute la v�rit�.
Les Reyes ont tu� ton fr�re pire qu'un chien.
Tu te rappelles le Cucaracha, bien s�r ?
Ce fut pareil.
Mais au lieu de lui couper la langue,
M. Jos� lui a coup� les couilles.
Qu'avait fait mon fr�re pour qu'il le tue ainsi ?
L'erreur de ton fr�re, Benny,
c'est d'avoir bais� ni plus ni moins qu'avec Mme Mari.
La propre �pouse du patron.
- Mme Mari ? - Pas qu'une seule fois, hein ?
L'enfoir� !
Ton fr�re �tait un cas.
Je crois qu'il y a pas eu une seule femme qui ne soit pas pass� dans son lit.
Esp�rons que son fils ne devienne pas aussi fou que lui.
Pourquoi parles-tu de mon neveu ?
Le Diablito ne t'a rien dit ?
Tu me faisais marcher, hein ?
Ne me tue pas.
Je ne dirai rien.
Tu n'as rien d'un Reyes pour me tuer comme un chien.
Tu as raison, Huasteco.
N�anmoins, je ne peux pas prendre de risques.
Tout va bien, mon b�b� ?
S�re ?
Il ne s'est rien pass� ?
Bon, j'y retourne.
Tu es bien install�, Huasteco ?
Prends cet argent, mon fils.
Je t'en donnerai plus.
Merde, baisse-toi.
�a va, Benny, o� vas-tu ?
Comment va, Amaya ? Un probl�me sur la 3-18 ?
Laisse-moi passer.
C'est bizarre, Benny.
Les ordres de ton patron sont d'emp�cher quiconque de sortir de San Miguel.
Donne-moi une chance.
Tu sais que les choses vont mal.
C'est quoi ? Qui est-ce ?
Descends que je v�rifie. Descends...
- Tu l'as tu�, oncle Benny. - Je n'avais pas le choix.
C'est l'heure, mon gar�on. On y va.
Tu n'as pas oubli� ce que je t'ai dit
quand tu arrives � Nogales ?
Ah, pas encore, non...
Je vais au Ranch Grande et je demande Gordo Lopez de ta part.
Il va m'aider � passer aux U.S.A.
Et que j'appelle au num�ro que tu m'as donn�.
Voil�, ce n'est pas trop compliqu�.
T'es bien un Garcia, mon fils.
Fais bien attention � ton argent parce que les coyotes rodent.
Faut y aller.
Tu es un oncle sympa.
Pardonne-moi pour les probl�mes que j'ai cr��s.
Toi aussi, tu es un gar�on super.
Mais �vite-moi les probl�mes � l'avenir. Allez !
Prends bien soin de ma m�re comme tu le fais pour moi.
Je vais te donner quelque chose.
Tiens.
Vas-y.
Tout va bien, mon b�b�. Il a chial� un peu, c'est un Garcia.
Si, si mon amour, j'y vais.
Quoi ?
� quelle heure ces b�tards sont-ils partis ?
B�b�, quitte la maison et va � San Miguel.
Va demander de l'aide � mon parrain. Oui, oui, appelle-moi.
Oui... Oui, mon amour.
Je t'aime.
Fais chier.
Putain.
POLICE F�D�RALE DU RENSEIGNEMENT
Non, non, ne lui parlez pas de droits.
Nous sommes un pays libre.
OK, on se voit � Washington. Au revoir.
Je suis � vous.
En quoi puis-je vous aider ?
Vous vous souvenez de moi, capitaine ?
Bien s�r que oui. Tu es Cochiloco, non ?
Non, c'�tait mon ami. Qu'il repose en paix.
On me surnomme Benny.
Je suis Benny Garcia.
O� en est la situation � San Miguel ? C'est toujours l'�bullition ?
De pire en pire.
Je suis venu pour �a.
Vous vous rappelez l'offre que vous nous avez faite ?
Bien s�r. Tu as quelque chose � me proposer ?
Rien de plus que...
La vie de Jos� Reyes.
�a vous int�resse ?
Ah, oui, oui.
Oui, bien s�r que oui. Bien s�r que oui.
La politique de notre Pr�sident est de transformer
le Mexique en un pays de balances.
Je... saurai te r�compenser.
Merci, capitaine.
Lopez,
pr�parez la "cage" nous avons un "canari".
Pour r�sumer, capitaine,
en une nuit, nous en avons �limin� huit.
Depuis qu'il travaille pour M. Jos�,
le gars a d� �liminer environ 40 b�tards.
Nous en avons beaucoup ?
Environ deux heures trente.
V�rifie si �a a enregistr�.
Tr�s bien, Benny, excellent.
Je suis impressionn� par ta tr�s bonne m�moire.
- Tu veux un autre caf� ? - Non, non, je suis d�j� sur les nerfs.
- C'est parfait, capitaine. - Bien.
On continue ?
Non, on en a assez pour an�antir Reyes pour le restant de ses jours.
Attendez � l'ext�rieur.
Alors je peux partir, capitaine ?
Non, je veux appeler mon chef et pr�parer certains documents.
Je peux attendre � l'ext�rieur.
Non, c'est une proc�dure de routine.
- Tu es press� ? - Oui, en effet.
M. Reyes ? Bonsoir.
C'est Ramirez.
�coutez, j'ai quelque chose qui pourrait vous int�resser.
Vous connaissez un certain Benjamin Garcia ?
O� est le Diablito, connard ?
Garcia.
Garcia !
Ne joue pas au con.
Dis-nous o� est le gar�on. �a t'�vitera de souffrir.
Emmenez-le, il ne peut pas mourir ici.
M. Jos� le veut vivant et fr�tillant.
Quand ils vont passer, n'oubliez pas de donner l'enregistrement.
Oui, capitaine.
Dommage, on n'a pas r�ussi � le faire parler.
Alors, mon gars,
combien le capitaine te proposait pour ton neveu ?
200 000 dollars.
Putain de merde.
Ce que je ferais avec cet argent !
Dites-moi, les gars, sans indiscr�tion,
combien vous allez palper pour me livrer � M. Jos� ?
400 $, c'est tout.
400 $... Putain...
Quand je pense que votre chef va toucher au moins 50 000 $.
T'es s�rieux, mec ?
Arr�te de nous embobiner. Tu crois � �a, toi ?
Je ne sais pas, mais...
Avec les trafiquants, on ne joue pas dans la m�me cour des valeurs.
C'est vrai.
Je vous offre plus.
Si vous me laissez partir,
je vous donne 50 000 $ � chacun
et un kilo de coca�ne.
Alors ?
�coute, mec...
tu continues � te foutre de notre gueule, et je te crible de plombs.
Chef...
C'est par l�, chef. Par l�.
Il faut me lib�rer pour que j'attrape l'argent.
D�tache-le.
Vous seriez pas un peu excentrique, vous les trafiquants ?
Si.
Regarde-moi ce tombeau.
C'est celui de mon fr�re.
Aide-le, je le surveille.
On va partager.
T'inqui�te pas, je vous ai promis 50 000 et un kilo de coca�ne.
Les �conomies de toute ma vie, chef.
C'est une blague, mec.
Personne ne sait pourquoi on travaille.
On se fait baiser.
Tiens, ta part.
Putain de merde, je crois qu'il est mort.
Et maintenant ? Qu'est-ce qu'on fait, bordel ?
On l'enterre et on se casse, non ?
Putain de merde, filleul !
Qu'est-ce qui se passe ?
Pas maintenant, parrain.
Tu ferais mieux de m'emmener chez moi.
Ne bouge pas.
Fais attention.
Lupita. Lupita !
Lupita.
Il n'y a personne ici.
Tu peux me dire ce qui se passe ?
Un instant. Mon b�b�.
Ma ch�rie.
Ah ! Mon amour.
Mon Dieu, ma pauvre reine est fatigu�e.
Mon amour.
Mon amour !
- Tiens, bois �a. - Non.
- Allez. - Merci.
Maman... j'y vais.
Que vas-tu faire ?
Quand reviendras-tu ?
En fait, je crois que nous ne reverrons pas.
Fais bien attention � toi.
- Que Dieu soit � tes c�t�s. - Merci.
C'est une folie, Benny.
Tu ne veux vraiment pas que je t'accompagne ?
Merci, parrain.
Occupe-toi de ma m�re.
Fais attention � toi.
Il y a tout ce que tu m'as demand� dans la voiture.
Merci, parrain.
Adieu, maman.
Un, deux, trois, test.
Mesdames et messieurs,
bienvenue � la c�r�monie de la F�te de l'Ind�pendance
dont nous c�l�brons le bicentenaire h�ro�que.
Et pour pr�sider cet �v�nement sp�cial
nous accueillons notre maire,
M. Jos� Reyes.
Ainsi que d'autres personnalit�s
qui vont nous honorer de leur pr�sence.
Cessez le pas !
Pr�sentez, drapeau !
Et maintenant, mesdames et messieurs
notre maire
va d�clamer le "Cri pour l'Ind�pendance" !
Mexicains et Mexicaines !
Vive le Bicentenaire de l'Ind�pendance !
Viva !
Vive les h�ros qui ont cr�� notre Patrie !
Viva !
Vive Hidalgo !
Viva !
Vive Morelos !
Viva !
Vive San Miguel de Allende !
Viva !
Vive la Corregedora du Quer�taro !
- Viva ! - Vive Dona Josefa Ortiz !
Viva !
- Vive les pauvres du Mexique ! - Viva !
- Vive le Mexique ! - Viva !
- Vive le Mexique ! - Viva !
- Vive le Mexique ! - Viva !
Que ferais-je loin de toi, don de l'�me ?
Sans te voir, sans t'entendre, sans te parler
J'essaye � chaque fois de me souvenir de toi
Sous-titres : Koj
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