All language subtitles for 1972.Ch+¿re Louise (fr)

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Original subtitles

-Tes plantes, par exemple, elles sont belles.

Mais je reviendrai, tu sais…

dans longtemps longtemps.

En vacances, peut-être.

Anna s'occupera de toi.

Enfin, elle l'a promis.

Oh, l'oiseau.

Musique douce

-Louise, qu'est-ce que tu fais ?

-Je brûle les vêtements de ma mère.

Je ne vais pas les emporter.

Vous pouvez en prendre.

-Nous n'avions pas la même taille, elle était mince.

Tu as combien d'heures de train ?

-Je ne sais pas, j'y suis jamais allée.

Je change à Paris.

-Tu vas t'ennuyer d'ici.

Tu avais toute ta vie dans cette maison.

Et lui, Sais-tu où il est maintenant ?

-En Amérique ou ailleurs. On ne s'est jamais écrit.

J'étais mieux marié avec ma mère.

Venez, je vous offrirai un verre pour les adieux.

-Et voilà. -Oui.

C'est le lycée Berthelet au milieu de la ville.

-Où vas-tu être logée ? -Je ne sais pas.

-Mon Dieu.

Qu'est-ce que tu feras toute la journée ?

-Je travaillerai.

-Tu n'as personne là-bas, pas d'amis ?

-Non, personne, comme ici.

Au revoir, Anna.

-Au revoir, Louise.

-Qu'est-ce que je vous ai dit ? Taisez-vous.

Excusez-moi.

Vous êtes insupportables.

*-En voiture.

Fermez les portes, s'il vous plaît.

Attention au départ.

*-Annecy ! Annecy !

Les voyageurs pour Chambéry..

-Tu arrives de Milan ?

-Tu arrives de Milan ? -De Varèse, Monsieur.

-Pas de "Monsieur", appelle-moi Pépé !

Tu connais personne ?

Je vais m'occuper de toi !

Donne ta valise !

T'as une adresse où aller ?

Laisse-moi faire !

Moi, ça fait 6 ans que je suis la !

Dans cette ville, avec un peu de chance….

Regarde ça !

Je prends la chambre 8& !

Viens, petit.

C'est mon pied-à-terre.

Tu veux dormir un peu ?

-Je veux bien.

Ton veston.

-Merci, pépé. -Pas de merci !

Ce matin, repos.

Cet aprés-midi, je te lance dans Annecy.

Je vais faire une petite sieste.

Ciao. -Ciao.

-J'ai fait le déjeuner.

Rase-toi, et habille-toi.

Tu sais tenir une truelle ?

Tu as déjà gâché du ciment ?

-Tu sais faire quoi ? -Rien.

-Rien de rien ?

-Il est disponible maintenant, votre protégé ?

-Il sait rien faire,

mais il peut commencer tout de suite !

-Il sait conduire au moins ?

-Il est né un volant dans les mains.

-Tu mets les gaz. Et tu avances.

-Mais ça recule.

-Mais avance ! Mais Avance !

Il parle en italien.

-Où il est ? -Qui ?

-Le monsieur. -Il n'y avait personne ici.

-Il a rendu sa chambre

dans la matinée. (l est parti avec une valise marron.

Vous voulez porter plainte ?

Musique douce

Musique enjouée

Musique douce

Piano

-Entrez.

Entrez.

Bonjour, Mlle Jacquet. -Bonjour, madame.

-Votre… -Merci.

Ah.

-Je ne sais pas comment vous dire ça, mais…

IIs ont encore réclamé avec vos chiens.

-Qui ça "ils” ?

-Les voisins.

-Encore !

-Que voulez-vous que je vous dise,

ls aboient quand vous êtes à votre école.

-Bonjour.

Musique douce

-C'est pas mal.

Mais il manque quelque chose.

-Excuse-moli.

-Asseyez-vous.

Concierges !

-On donne une représentation à Nice et une autre à Grasse.

Un extrait de la Tosca.

-Tu as le rôle ?

-Non, c'est Charlotte, tu penses, cette pute.

-À demain. -Au revoir.

Vous avez de la monnaie ? -Oui, madame.

-Je n'ai pas de pièces.

-Oui, oui. Ça vous va ?

Merci beaucoup.

C'est juste pour un jour ou deux.

Je vous le rendrai.

On ne veut pas me donner de travail.

Je ne mendie pas.

J'emprunte.

Vous habitez par là ?

-Ils ont tué mes petits chiens. -Qui donc ?

-Les voisins, parce que mes chiens aboyaient.

-C'est terrible. lls les ont tués comment ”

-Avec des boulettes de viande et du poison,

c'est comme ça qu'on fait. -Oh !

Votre mari va avoir de la peine.

-Je suis seule.

-Je voudrais vous inviter à dîner, mais des amis m'attendent.

Beaucoup d'amis. -Bien sûr.

-Je peux vous raccompagner.

-Comment ? -Là-dessus.

-Non. Non, merci.

Au revoir. Bonne chance pour vous.

-Au revoir.

S'il vous plaît. -Merci.

Au revoir. -Au revoir.

-Je veux dire…

Vous ne pouvez pas…

Mais si vous décommandiez vos amis pour ce soir ?

-Il faudrait que je téléphone. -Téléphonez.

-Ah ben oui. Tenez.

-C'est la porte au fond.

Ils étaient fâchés, vos amis ?

-Non, ils n'étaient pas là.

Alors, je vais écrire demain une longue lettre,

vous comprenez, pour m'excuser.

-Attendez, je vais allumer la lumière.

Pardon.

Entrez.

-Vous ne mangez pas ?

-Non. Pour une fois.

-C'est beau, cette maison.

Quand j'aurai beaucoup d'argent, je veux la même.

C'est grand ?

-Non. Il y a une chambre, la cuisine et une douche.

-Une douche ?

Je prends une douche ?

-Maintenant ? -Oui.

Excusez-moi de…

Excusez-moi, je suis sans gêne.

Je ne suis pas bien élevé.

C'est formidable.

Bon….

Je vais partir.

Je vous remercie sincèrement.

-Ne partez pas comme ça, le souper dans le bec.

Prenez une douche, je vais vous faire un café.

-Du café ?

C'est quoi, “le souper dans le bec" ?

-Varèse, je ne connais pas.

Mais j'imagine très bien ce que ça devait être pour vous.

Le petit logement, une famille de huit ou neuf enfants.

-Non, pas du tout. Vous voyez,

moi, je suis fils unique.

Ma mère, j'en ai plus.

Et mon père, il est à l'hôpital.

-Il est malade ?

-Non, à l'hôpital, il est jardinier.

Il a un râteau pour ratisser les allées.

En principe.

Mais comme il fatigue très vite,

on le renvoie tout le temps.

-Mais il va bien ? -Très bien.

Très bien.

Alors moi, vous me voyez travailler dans une cave ”

Une cave.

Ils appelaient ça un atelier.

On ne voyait jamais le ciel,

à coller des étiquettes sur des boîtes en carton

toute la journée : Made in Italy.

Made in Italy.

Alors.… Ciao.

Comme les autres, je suis venu faire fortune en France.

-Et quel âge vous avez ?

Moi ? 23. Et vous ”

-Bonjour madame. Je vous réveille, je suis méchante.

J'ai l'impression que c'est des publicités.

-Merci.

Si on peut pas vous prendre, je verrai à l'école.

Là, ils avaient mis une annonce.

-Dès que j'aurai de l'argent, je vous ferai un grand cadeau.

-J'espère bien.

M. Magnetto.

-Bonjour, madame.

Germaine ! C'est la dame d'hier pour le Solex.

-Vous êtes gentil, mais le Solex, non, c'est pas ça.

Je suis venue avec le fils d'une amie,

pour la place. Il cherche du travail pour quelque temps.

Luigi.

-Bonjour, monsieur.

-Bonjour, monsieur.

-Je ne crois pas qu'il connaisse bien la mécanique,

mais il pourrait rendre service :

les crevaisons, les machins, tout…

-"Les machins" ?

Je ne peux pas vous donner beaucoup pour commencer.

Surtout avec les taxes.

On est visé dans le vélo.

-Ca ne fait rien.

-Oui, ça ne fait rien.

-Bon.

Attendez, je vais voir à l'atelier.

-Je crois que ça va marcher.

-Merci. Merci beaucoup.

-Je vais vous laisser.

Si vous…

Si vous êtes à la rue pour un soir, Il y a toujours mon divan,

au pire.

-Merci.

-Oh !

Passez-moi cette salopette…

jeune homme.

-Alors bon appétit. -Merci.

-Tu connais Lucien, notre baryton ?

-De réputation. -Mes hommages, mademoiselle.

-Madame. Allez, en voiture.

-Vous nous faites l'honneur de chanter.

-J'aurais trop peur. Je préfère écouter les autres.

-Voici ma plaquette de poésie.

-Ah oui ! Merci. En route. Tiens, Louise.

-Lucien Dupont : "L'aile du fou”. C'est joli.

-Notre président a une annonce à nous faire.

-Mes chers amis.

Je profite de cet apéritif pour vous annoncer officiellement

qu'à l'occasion de notre tournée à la périphérie de la capitale,

nous donnerons des extraits de Faust

et le rôle de Marguerite sera tenu par notre amie Frédérique Chibert.

-C'est vache, pour elle.

IIs chantent en chœur.

-Et voici

Cet homme

-Eh bien, abordez-le

-Me permettrez-vous pas

Ma belle demoiselle

Qu'on vous offre le bras

Pour faire le chemin

-Non, monsieur

Je ne suis demoiselle

Ni belle

Demoiselle

Ni belle

Et je n'ai pas besoin Qu'on me donne la main

-Par le ciel que de grâce

Et quelle modestie

Ô belle enfant, je t'aime.

Je t'aime

Je t'aime

Musique enjouée

AINSI QUE LA BRISE LÉGÈRE

SOULÈVE EN ÉPAIS TOURBILLONS

LA POUSSIÈRE DES SILLONS

LA POUSSIÈRE DES SILLONS

QUE LA VALSE NOUS ENTRAINE

FAITES RETENTIR LA PLAINE

DE L'ÉCLAT DE VOS CHANSONS

DE L'ÉCLAT DE VOS CHANSONS

-C'est bien. Merci, mes amis, vous avez bien travaillé.

Miguel, attention à vos intonations. -Oui, maître.

-Arrête de pleurer, Charlotte, ça ne sert plus à rien.

-Qu'est-ce que je vais dire à ma tante ?

-Alors ? -J'en avais les larmes aux yeux.

C'est fou ce que tu chantes fort.

-On part le 28. Je ne devrais pas fumer.

Trois concerts autour de Paris : Maison de la culture et tout ça.

Une représentation civile et deux en costumes.

Une supposition qu'un critique fasse irruption dans la salle.

-Surtout quand tu donnes ta note. C'est quoi, d'ailleurs ?

-Si bémol, paraît-il.

Alors là, ça pourrait être le début de la grande aventure.

Paris, Moscou, l'opéra-comique, l'Amérique du Sud.

Ne vendons pas la peau de l'ours, et en attendant…

Et un et deux et trois et quatre !

Les bras !

Un ! Deux ! Ensemble !

On tire les épaules en arrière, j'ai dit…

mon petit Georges.

-T'as bientôt fini ? On y va ?

-J'arrive !

-Assieds-toi. Du petit salé aux lentilles, ça te va ?

-Oui !

C'est toi qui lui repasses ses nippes en plus.

-En plus de quoi ?

-Combien de temps va-t-il rester chez toi ?

-Je ne peux pas le jeter dehors.

Il travaille depuis un mois et demi.

Où veux-tu qu'il aille sans rien ni personne ?

-Bon, d'accord, mais…

-Quoi ?

-Rien.

-Le soir, il rentre tard, Il est fatigué, il prend une douche.

Il dit "pardon" et "merc!” sans arrêt.

-Il est chez ton marchand de vélo ?

-Oui, mais il ne gagne pas grand-chose.

-Mais enfin, Louise… Je veux dire, écoute,

t'as l'intention de faire quoi ? -De rien.

Je lui fais à dîner, je lave son linge, je mets la radio.

Il est drôle. (l adore les pièces de théâtre.

Et le soir, je lui fais faire des dictées.

Il partira quand il voudra.

-Il est tendre ?

-Oui, il est tendre.

Mais tu sais,

Il ne s'est jamais rien passé entre nous. Rien.

Jamais. Ah non, jamais.

-Quand il te dit bonne nuit, il te serre la main ?

-Non. Il dit bonsoir, Il met la radio.

Et voilà. Je vais dans ma chambre.

*-Madame, le peuple gronde aux portes du palais !

Entendez-vous sa voix ?

*-Monsieur, où que mène ton chemin, j'ai toujours entenda la voix...

-Luigi ! -Oui !

-Éteignez la radio ou baissez-la un peu, s'il vous plaît.

Les voisins.

-Excusez-moi, je suis désolé.

-Non, non, c'est pas grave.

Musique douce

Musique jazz

-J'aime ça, le jazz.

-Luigi, va voir au magasin, Il y a quelqu'un.

Le père Magnetto est en course.

-Et 10 qui nous font 5000. Je vous remercie.

Au revoir, mademoiselle.

-Luigi !

-On parle pas de toi…

-Quatre cylindres et pas de gicleur.

L y a qu'une Alpha qui nous a doublés. Demande-lui.

-Il y avait une émission sur Jean-Jacques Rousseau.

-Jean-Jacques Rousseau, c'est un con.

-On en vend des trucs comme ça chez nous, mais…

ça coûte presque un an de salaire.

-Ça dépend du salaire.

-Ca peut valoir plus cher que des bagnoles.

-Mais quand t'as un truc comme ça, tu peux mourir.

Les filles te cirent les tatanes, tu montes au ski en 3/4 h.

Du jour au lendemain, c'est toi le big-chef.

-Luigi.

Tu rentres tard, ce soir.

-J'étais avec des copains. -Je comprends.

Je dis ça parce que je m'ennuyais.

Tu as bien travaillé ?

-T'as acheté une nouvelle lampe ?

-C'est pour toi, le soir, quand tu fais tes dictées.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

-C'est un cadeau pour toi. Très cher !

-Non, Luigi, je ne veux pas.

Tu n'as pas d'argent.

Ça ne me fait pas plaisir. Pas du tout.

Je ne veux même pas l'ouvrir.

-Écoute, c'est pour toi. Tu vas voir.

Si tu ne veux pas, j'aurais du chagrin.

Regarde. -Oh !

Luigi.

Non.

-Si !

-Oh, mais non.

C'est trop.… -Trop quoi ?

-Oh...

Luigi.

-Si tu veux, la plume existe aussi en rouge.

-Oh non, tu plaisantes.

-Attention.

-Dimanche, il ne faut pas que tu restes ici.

-Tu attends des gens ?

-Non, pas du tout.

Mais je veux dire, il faut

que tu ailles avec des amis, Il faut que tu sortes.

Ils sont drôles, tes camarades ?

-Quais.

-Ben tu vois. Il y a des filles ?

Il faut que tu voies des filles.

-L'autre jour, je suis allé avec une fille…

Euh… -Alors ?

-Je pensais à toi.

-C'est gentil, Luigi.

-On est allés chez elle dans le quartier neuf, tu sais.

Je pensais à toi, tout le temps.

On a bu l'apéritif,

avec des olives.

-Et puis ? Raconte.

-Rien.

Je ne sais pas.

-CÇa ne veut rien dire “je ne sais pas”.

-Je ne sais pas. Je suis parti.

-Je voudrais vous dire un mot sur la façon de coter les copies.

Pas les compositions, mais les devoirs hebdomadaires.

Je voudrais que vous teniez compte de la forme.

Qu'est-ce que j'ai dit de drôle ? -Rien.

Excusez-moi.

-Il rit à cause de mon chapeau.

-Qu'est-ce que tu fais là ? -Pourquoi ?

-Louise te l'a dit de ne pas l'attendre ici.

-Pourquoi ? ; -Pourquoi ? Ecoute…

Les gens, les enfants.

-Il faut que je te parle.

-Mais qu'est-ce qui se passe ?

-Rien.

C'est normal que je vienne chercher ma femme à son travail.

-Luigi.

Mais, je ne suis pas ta…

Vous vous rendez compte à l'école de quoi j'aurais l'air ?

-Vous avez honte de moi ?

-De vous, non.

De moi, un peu.

-Pourquoi ?

Voilà.

J'ai été mis à la porte.

-Luigi. Pourquoi ?

-Je volais.

Un billet dans la caisse. 5000.

-Tu ne t'en vas pas.

Qu'est-ce que ça veut dire, je m'en vais ?

Tu vas rendre cet argent, et tout de suite.

Mais tu es fou. Est-ce que tu es fou ?

Et puis va-t'en, si tu veux.

Et pourquoi tu as volé ?

Pour m'acheter ça avec l'argent des autres ?

Eh bien, voilà.

Tiens.

Tu ris ?

-Oui, le chapeau.

Je suis très embêté, Louise, mais…

Si tu as besoin d'argent, tu n'as qu'à m'en demander.

Pour sortir ou pour n'importe quoi.

-Te demander de l'argent à toi, une femme ?

-Tu me le rendras.

Et pourquoi voler ? Tu travailles, tu gagnes des sous.

-J'ai tout dépensé avec mes amis. Tu sais, ça va vite.

Tiens ! -Je sais.

Salut, casse-croûte !

-Salut !

-La fille, là-bas, on l'appelle casse-croûte.

-Pourquoi ?

-Je ne sais pas.

-C'est drôle.

Tu t'excuseras.

Tu diras que tu as perdu la tête parce que

ta mère était très malade, par exemple.

Passe-moi mon sac.

-Une seconde.

-Et tu lui diras, je vous rends la somme.

-Je ne veux pas. Tu reprends tout ça.

-Luigi, je t'en prie.

Change-toi, je t'ai repassé une chemise. Déshabille-toi.

Qu'est-ce que c'est que ça ? -Une amie.

-Allez, va te laver.

Et les ongles. -Oui, oui !

-C'est quoi comme maladie, votre maman ?

-Euh.… trépanation.

-Qui vous a dit de me raconter ça ?

-C'est la dame qui est venue avec moi, celle qui m'a présenté.

-Vous lui direz de m'apporter son prochain roman. Débine-toi.

-Je ne reprends pas le travail ?

-J'ai dit "allez”, débine-toi.

Débine-toi !

-Oh, oh.

Euh….

Elle vaut combien, celle-là ?

Un ami m'a dit qu'avec les pièces

de rechange, ça vaut plus cher que sur l'étiquette.

Bon.

Combien Il fait ?

-400 francs avec la TVA.

-C'est pas cher.

Je veux le montrer à maman qui a été trépanée,

et je reviens, mais il lui plaira sûrement.

C'est juste ici, en face.

Tenez, je vous laisse ça.

-Dépêchez-vous ! Les bêtes, on ne les sort pas du stock.

-5 minutes, même pas, je monte, je descends.

-Papa !

Musique trépidante

-CÇa doit coûter cher, un chien comme ça ?

-C'est un ami qui l'a donné à Luigi pour moi.

-Qu'est-ce que tu as ?

-Je suis heureuse.

-Allons bon.

Tu l'aimes ?

-J'aime, quand il fait du bruit.

J'aime m'occuper de lui.

J'aime quand il me raconte ses amis, ses filles.

J'aime lui faire à manger.

-Tu es riche, toi.

-Non, je commence même à avoir des problèmes.

-Oh, Louise !

Louise, ça finira comment ?

-Il partira avec quelqu'un de plus jeune, de plus beau.

-Et tu seras malheureuse, et tu viendras grogner.

-Non. Je vivais avant ce jeune homme.

Je continuerai à vivre après lui. C'est…

une embellie, si tu veux.

-Et comme amant,

naturellement, il….

Il te….

-Pas beaucoup, non.

Tu vois, c'est pas tellement ça.

Pas seulement.

-Qu'est-ce qu'il fait pendant que tu travailles ?

-Il est avec ses amis, toujours ses amis.

Des jeunes de la ville.

Je lui demande ce qu'il fait, Il me répond :

on rit.

Il a encore cherché du travail.

Il a été 4 jours chez un tailleur,

comme livreur.

Ils l'ont mis à la porte, j'ignore pourquoi.

Ah si ! Pour livrer un veston, il l'avait mis sur son dos.

Essuie ta bouche, avant de boire…

-J'ai un ami à Annecy,

qui dit, quand on a une femme,

Il faut la mettre sur le trottoir, sinon c'est pas la peine.

-Il est bien, ton ami.

-T'as pensé à moi ?

-Ca va pas ? -Pourquoi ?

-Pas Louise, pas moi.

-Ne mets pas ton couteau dans la bouche. Prends du pain.

Mais pas si gros.

-Tu ne penses pas que t'es emmerdante ?

-Je vais lui apprendre à peler une poire.

-Gna gna gna… -Tiens.

-"Sa ceinture.”" Virgule.

-Virgule. -'En grondant.”

-En grondant.

-"D'une voix…"

-D'une… -"Voix...

"Fâchée ." -Fâchée.

-Deux points à la ligne, un tiret.

"Quel gredin que les honnêtes gens."

-Pas si vite.

Deux points à la ligne.

-Un tiret. -Tiret.

-"Quel gredin." -Quel gredin.

-"Que les honnêtes gens." -Que….

-Et tu mets en dessous Émile Zola.

-C'est un Italien.

-Mais non, et tu le sais bien. Relis-toi.

Tu veux un Coca ” -Non.

-Fais voir.

C'est pas croyable.

-J'ai fait des fautes ?

-Tu en fais un peu, mais c'est normal.

Il y a deux mois, tu savais à peine écrire.

Tu sais,

je vais te faire un cadeau, parce que tu me fais plaisir.

Si, je veux, je t'assure.

Un costume. T'en as envie ? Un costume.

-Ou des chaussures en daim.

-Non un costume, on ira demain, tu veux ?

-Pour moi ? -Bien sûr, pour toi.

Tu ne le mérites pas peut-être ?

-Oh, si.

-Je croyais que tu regardais une femme.

-C'est bien plus beau, ça.

-Regardez le dos comme il tombe.

-Il y a quelque chose dans les emmanchures.

-Quelles emmanchures ? Il est très bien.

-Il va le garder sur lui.

-Vous voulez des chemises ? -Non.

-J'aimerais bien avoir une maman jeune et belle.

-Embrasse ta maman.

Bulgarie ? -Sofia.

-Roumanie ” -Bucarest.

-Hongrie ? -Budapest.

-Yougoslavie ? -Belgrade.

-Tu sais tout.

-Un mois complet ? Je ne peux pas.

Pour les avances, on va jusqu'au demi-mois.

-Mais j'en ai besoin vraiment, mademoiselle.

-Asseyez-vous, je vais voir la directrice.

-Non. Un demi-mois, c'est très bien.

-Tu vas te tuer avec cette machine.

Tu ne sais pas piloter. -Si, j'ai appris.

Louise, elle nous invite à dîner.

-Qui elle ? -Pauline.

-Bonjour, mademoiselle. -Bonjour, madame.

-Luigi, pourquoi m'inviter moi ? C'est gentil, je ne peux pas.

Quelle heure est-il ? Non.

-Tu n'as rien à faire.

-Allez tous les deux. Je te laisserai la clé sur la porte.

-Bon, je rentre avec toi.

Je la raccompagne, son frère m'a prêté la moto.

Et je reviens.

-Je vous invite à dîner tous les deux, je préfère.

-CÇa me fait plaisir. Pauline, c'est Louise.

-Moi aussi, j'ai fait 2 ans de médecine.

Où avez-vous connu Luigi ? -Dans la rue.

-Moi aussi.

-Son frère fait partie

de la bande du café des sports.

-Oui. -Il est marrant.

Hein ? -Oui.

-Vous voulez du café ” -Je veux bien.

-Tes coudes.

-J'ai dit à Pauline ce que tu as fait pour moi.

-Tu lui as dit ce que tu as fait pour moi ?

-Oui, il me l'a dit.

-C'est beau

quand tu as les cheveux coiffés comme ça.

Tu sais, le père de Pauline, Il a deux maisons.

Une ici et une au bord de la mer.

-C'est merveilleux.

Vous qui êtes étudiante,

vous allez pouvoir apprécier les facilités de Luigi.

Voilà un garçon qui savait à peine écrire, il y a quoi…

deux ou trois mois, et maintenant

regardez.

-Je croyais qu'il était ingénieur.

-Ah oui !

Faites voir ? -C'est sans intérêt.

-En effet.

C'est bien.

-Je te demande pardon.

Musique douce

Musique romantique

-Chère Louise.

Je t'aime et j'ai du chagrin de te faire de la peine.

Si tu me plaques,

alors là, je n'ai plus qu'à aller mourir n'importe où.

Je t'aime, Louise.

Et ça, c'est une chose

très, très…

grave.

J'ai quelque chose de sincèrement important à te dire.

Je t'aime tant,

virgule,

alors je te demande en mariage.

Je te demande en mariage.

Regarde, je suis dans la rue.

Si tu es

d'accord, agite un mouchoir blanc.

-OH !

-Allez, c'est fini. Je ramasse.

Tu te marieras. !! faut que tu te maries,

mais plus tard et avec quelqu'un d'autre.

-Mais pourquoi, Louise ?

-Parce que je suis divorcée, par exemple.

-Ah oui, c'est embêtant.

Moi, il faut que je me marie à l'église.

-Tu vois.

-Si je me marie, je te verrai encore ?

Hein ?

Je t'inviterai, je te ferai des cadeaux, tu mangeras avec nous.

-Tu es gentil, mon chéri.

-Attention. 2 mesures après le cœur.

-Je vais faire très attention.

-T'as le trac ?

-J'ai vu passer le train

-Oh.

-Tu sais, j'ai bien réfléchi.

On ne se fâchera pas.

Tu m'auras rendu service, comme une amie.

-Comme une amie

Ma pauvre Louise.

Pour faire ça, Il faut être moderne…

pour dire "je te prête mon amant avec intérêt,

"prends-le pour que je le garde”, des conneries comme ça.

!! faut sortir d'un roman parisien.

Toi, tu sors de Dieppe.

Et tu n'es pas moderne.

Reste démodée.

C'est ce que tu as de plus beau.

-Tu ne veux vraiment pas essayer ?

-T'es gentille, tu me ranges tout ça. On attaque.

Empêche les gens d'applaudir avant que j'aie fini mon air.

(l paraît qu'ils sont durs ici.

-Je veux qu'il sache que je ne suis pas jalouse.

Je veux être son amie pour pouvoir le garder.

-Oui. Bravo. Dépêche-toi.

Dépêche-toi.

Dépêche-toi, Louise

Chant en chœur

-La voici, c'est elle

-Eh bien, abordez-la

-Monsieur, je ne suis

Demoiselle

Ni belle

Demoiselle

Ni belle

Et je n'ai pas besoin

Qu'on me donne la main

IIs chantent

-Bon. -Bonsoir, Frédérique.

Fais de beaux rêves.

-Bonsoir. -Ciao, Luigi.

Dis donc, au fait,

Luigi ne pourrait pas m'accompagner jusque-là ?

La nuit, j'ai les grelots ?

-Bien sûr. Va, Luigi. -Non, écoute !

-Sois galant. -Ça fait plaisir.

-Va. Et en rentrant, fais doucement, je dormirai.

-Allez, allez. Ciao.

-Bonsoir, Frédérique.

-T'attendais ce moment.

Voyou, embrasse-moi. -Non !

Non, Frédérique, je t'assure.

-Allez, viens. Allez, monte.

Tu ne feras pas de bruit dans l'escalier.

-Mon costume !

-Mais qu'est-ce qui se passe ?

-Rien.

-Tu es tout déchiré ?

-J'ai été attaqué.

-Mon Dieu. Par qui ?

-Je ne peux rien dire, Louise.

-Mais enfin, Luigi,

qui est-ce qui t'a attaqué ?

-Ne me pose pas de questions.

Dans la vie, Il y a des moments terribles.

Terrible, c'est tout.

-Et Frédérique ?

-Quoi, Frédérique ?

-Tu l'as raccompagnée. Elle va bien ?

-Oui, elle va très bien.

Ça va.

-Demain, tu me feras le plaisir d'aller chez le coiffeur.

Entrez.

-Mes hommages, madame.

-Ne te mets pas à quatre pattes.

-Mes hommages, madame.

-Très bien, mon chéri.

Ton pantalon est un peu court, tu descendras tes bretelles.

-Où tu l'as acheté ? -Je ne l'ai pas acheté.

Je l'ai loué. À quelle heure elle vient te chercher ?

-11 heures.

-Autre chose.

Je te signale qu'on ne se jette pas sur le buffet.

Tu grignotes, par-ci par-là.

D'ailleurs, je préférerais que tu dînes avant de partir.

-Je n'ai pas faim.

-C'est quoi ce qu'on entend ?

-Une valse, je sais.

-Bien. Ne te lance pas dans le tango.

Quelle heure est-il ? Allez, viens.

-Il y aura un orchestre et des valets de chambre.

-Non ? -SI.

Musique classique

-C'est très bien.

Bon. Maintenant, c'est l'heure.

-J'ai envie qu'on soit toute la vie.

-Méfie-toi du tango.

Charleston

Musique douce

Luigi.

Bonjour.

-Bonjour. Quelle heure est-il ?

-11 h, samedi, début du mois.

Ah, cette nouvelle manie de fumer.

Je suis contente que tu aies dormi ici.

C'est la première fois de lla semaine.

-C'est ici que je suis bien.

-Je ne travaille pas, ce matin, on peut faire ce que tu veux.

-C'est-à-dire que…

Je suis pressé.

-Eh ben, va-t'en.

-Louise. -Oui ?

Voilà. J'ai un petit service à te demander.

-Tout ce que tu voudras, tu le sais bien.

-Non, mais… C'est-à-dire que…

c'est délicat.

-Mais tu es un être délicat.

-Je voudrais que tu sois ma mère.

-Je suis un peu ta mère.

C'est gentil de me dire ça.

-C'est-à-dire que…

je voudrais te demander…

Je voudrais que tu te fasses passer pour ma méère,

en public.

-En public ? -Oui.

-Et pourquoi donc ?

Je la connais, cette petite Américaine ?

-Non, je l'ai rencontrée pendant la soirée en smoking.

-Ah oui ?

Et elle t'aime vraiment d'amour ?

-Oui.

-Et toi, tu l'aimes vraiment ?

-Oui. C'est une étudiante.

Très instruite, très élégante.

Et puis elle a une famille inouïe.

-C'est quoi, une famille inouïe ?

-Avec des avions, des lacs,

des chevaux. lls ont deux lacs.

Louise.

Elle veut m'emmener.

-T'emmener ?

Ah…

Mais elle veut t'emmener en Amérique ?

-C'est la chance de ma vie. Elle veut m'épouser.

-Eh ben, épouse-la, mon vieux.

-J'ai eu deux chances dans ma vie.

La première c'est toi, lla deuxième, c'est ça. Tu comprends ?

-Tu as été ma chance aussi.

-Moi, je ne te quitterai pas. -Mais si.

-Mais non.

Dès que nous serons installés en Amérique, tu nous rejoindras.

Elle est d'accord. -Elle est d'accord de quoi ?

-Que ma mère vive avec nous.

-Mais enfin, Luigi. -Louise.

Rends-moi ce petit service.

Tu m'en veux ?

-Non.

Non.

Mais…

c'est si important d'avoir une mère à montrer ?

-Pour elle, oui.

Elle dit :

"Qu'est-ce qu'ils font, vos parents“ ?

Alors j'ai dit : "Mon père, italien, chef d'orchestre."

Elle est bonne ? -Elle va vouloir connaître ton père.

-Non. J'ai dit : “Il dirige un casino,

“àa Moscou."

Et pour ma mère…

Je lui ai dit que je te présenterai, ce soir, au cocktail.

-Qu'est-ce que tu as dit de moi ?

-Eh ben, que tu es jeune

et belle, et que je t'aime.

Euh… je pars.

-Oui.

-Tu arriveras vers

minuit.

Tu ne seras pas en retard ? -Non.

-Louise.

J'ai peur qu'au fond, tu aies du chagrin.

-Pas du tout. Si j'en avais, j'irais pas.

-Bon…

Chant en chœur

-Nous allons entreprendre notre tournée aux Pays-Bas.

Et je pense que notre représentation de ce soir aura été un évènement

dans l'histoire lyrique du Dauphiné Savoie,

et comme, donc indice de l'Hexagone.

-Ma chérie, je peux te présenter M. Raymond Bellet,

critique musical à "La Tribune" de Genève.

-Bonjour, monsieur. -Bonjour, madame.

-M. Bellet a la générosité de me dire que dans le grave,

je ne suis pas sans lui rappeler Yma Sumac.

Je lui dis qu'il exagère.

-Pas du tout. -N'est-ce pas ?

-Bon. Je vous emmène boire un petit drink.

-Chère Louise…

-Louise.

Elle parle en anglais.

-Qu'a-t-elle dit ? -Elle est heureuse de me voir.

Vous parlez français, bien sûr ? -Oui.

-Un peu, pas très bien.

Mais assez bien pour dire que vous êtes tellement jeune.

-Je t'avais dit que…

ma mêère elle est très jeune.

Je suis très fier d'elle.

-Fier ?

Elle traduit en anglais.

Oui, naturellement, vous êtes belle.

-Merci. Vous aussi.

Mon Luigi a bien choisi.

-Du champagne ? -Oui, merci.

Y a longtemps que vous êtes à Annecy ?

-Non, mais j'ai été un an à Paris avant, aux Beaux-Arts.

-Vous avez l'intention de séjourner jusqu'à quand ?

-Je ne sais pas encore. J'ai écrit à mes parents

pour Luigi et moi, et j'attends la réponse.

-Viens.

On va s'en boire une, toutes les deux, en copines.

-J'aime pas ce mot-là.

-Oh !

Je suis heureuse, tu sais.

C'est rare que je dise que je suis heureuse.

Un triomphe. Ettoi ?

-Moi aussi.

-J'en peux plus.

Dans la tournée aux Pays-Bas, je vais être payé pour la 1re fois,

6000 balles par représentation.

Tu te rends compte ? On croit rêver.

-Je suis contente. Mais tu as du talent, c'est normal.

-Oh ! -6000 anciens ?

-Oui, mais quand même.

Et l'autre ?

Son Américaine,

comment est-elle ?

-Épouvantable.

La touriste américaine cousue d'or et de fil blanc

qui veut se faire des souvenirs avec un bel étranger.

Elle aurait pu aller en chercher un sur place.

-Elle veut l'emmener ?

C'est vrai ?

-Mais non, sûrement pas.

Elle joue avec.

-Et lui ?

-Lui. Lui.

Lui, je l'ai bien aimé.

Bien aimé.

-Je peux entrer ?

-T'es seul ? -Oui.

Tu es merveilleuse. Merveilleuse.

Comment je peux te remercier ?

Tu sais ce qu'elle a fait pour moi ? -Oui.

Bon. Je vais m'occuper de mes gens.

-Non ! -Non, reste.

-Alors, j'ai fait bonne impression ?

-Extraordinaire.

Mais c'est normal, tu es extraordinaire, toi.

-Où est-elle ?

-Elle a trouvé des amis de l'université, elle discute.

C'est gai, ce cocktail.

Dis-moi…

comment tu la trouves ?

-Ravissante.

-Non, mais en dehors du physique ?

-Je ne la connais pas assez.

Elle a pas l'air d'une idiote.

-C'est tout ce que tu trouves à dire ?

-Oui.

-J'ai bien compris, tu sais.

Quand t'aimes pas quelqu'un…

-Luigi, non.

Essaie de comprendre.

Je te perds.

-Toi, me perdre ?

Alors ça…

jamais.

Je t'emmènerai avec moi.

Je te verrai tous les jours.

J'ai besoin de toi.

Louise.

-Je suis désolée

de vous déranger.

-Mais, Pussy. -Vilain con.

-Qu'est-ce que vous dites ? -Ce que je dis ?

-Louise, attends. Viens, je t'explique.

-Il n'y a rien à expliquer. Je vous laisse, avec ça.

-Mais attends.

-Ca, quoi ?

Elle l'insulte en l'anglais.

-Pardon ? -Elle a dit quoi ?

-Que je suis une putain.

Maintenant, vous allez vous taire.

-Louise.

Viens, je vais…

Elle est folle !

-Tu m'as volée !

-Je l'ai pas volée, elle m'a fait des cadeaux !

-Quels cadeaux ?

-Une montre et un bracelet.

-Rends-lui immédiatement.

-Maintenant, partez avec elle ! -Partez vous-même.

Elle parle en anglais.

-Tu exagères. -Tu ne sais pas ce que je dis.

Il y a des jouets moins chers que Luigi.

Pour un dollar vous en trouverez dans les rues,

en bon état ! Et même pas pour un dollar, pour une cigarette.

-Pussy, Pussy, serrez-vous la main.

-Oh...

-Pussy !

-Luigi.

- -

Elle ne t'aurait pas épousé.

-Il y avait peut-être une petite chance, qui sait ?

-Mais non, Luigi.

Tu vaux mieux qu'elle, tu sais. Tu auras mieux qu'elle.

-Je n'arriverai jamais à rien.

-Pourquoi ?

-Je suis un pauvre type.

-Luigi.

-Eh oui.

Je suis un pauvre type.

- -

Musique douce

- -

-Celle-ci vaut 9000 Francs, y compris les frais.

-La selle est en cuir véritable ? -Non.

Mais vous montez à 180.

-Chrono ? -Naturellement.

- -

- -

-Où t'as encore traîné ?

Hein ? Dis, Gaspard.

Viens, ma beauté.

- -

- -

-Il se fait désirer.

Il attend que tu pleures. (l reviendra à l'heure de la soupe.

-Excusez-moli.

C'est vous que je cherchais parce que…

Vous n'avez pas vu Luigi ?

-Non, je ne le vois plus.

-Je ne savais pas.

-Mais il ne vit plus chez vous ? -Non.

-Et vous lui courrez après ?

-Une lettre est arrivée pour lui. Bon, je suis désolée.

Je suis venue à tout hasard.

Au revoir.

-Au revoir.

-Mademoiselle.

-Louise, tu sais, Il y a des gens… Enfin…

Tu es un peu grotesque.

-Oui, je sais.

-Je ne comprends pas. C'est votre fils ?

Votre frère ? Votre mari ?

-Non.

-Il est quoi pour vous ?

-Rien. -Qu'est-ce qu'il fait comme travail ?

Qu'est-ce qu'il fait comme travail ?

-Arrête-toi de chercher la solution.

Ça me paraît simple. (l t'a quittée.

-Il m'a quittée ?

-C'est con à dire, mais c'est mieux.

-Oui.

-Moi, je laisse tomber avant qu'on m'abandonne.

Seulement moi, c'est autre chose.

Je sais que je suis moche. -Mais non.

-C'est pas toi qui me regardes dans ma glace, à la maison.

Il y a des filles,

on dit qu'elles ont une figure tartignole,

mais toutes nues, elles sont terribles.

Eh bien moi, à poil, je suis pire.

Donne-moi à boire.

Pauvre laissée-pour-compte.

Musique nostalgique

-Madame ”

-Couleur, shampoing, mise en plis, tout.

- -

-Maintenant, I faut que tu vives en douce,

comme avant.

Il ne faut pas appeler ça la solitude, Il faut dire la tranquillité.

- -

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