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Dans les années 80, les étés filaient comme l'éclair.
Surtout celui avant mon entrée en fac.
Tout changeait si vite.
Ma soeur Erica était enceinte.
Elle revint chez nous avec Geoff pour chercher du soutien.
Je vais être grand-mère !
Mon frère Barry faisait médecine.
Je suis presque médecin !
Bizarrement, il s'était prescrit la réintégration au nid familial.
LTB !
Il invitait ses potes pour détruire quotidiennement la maison.
Mon grand-père, papi bis, s'était installé au sous-sol
après avoir brûlé son appart en oubliant des haricots sur le feu.
J'ai oublié les haricots.
Quant à moi, j'étais plus que prêt à m'enfuir à la fac.
Oui, la vie passe vite. Trop vite, parfois.
Parce que cette année-là,
un événement avait arrêté le temps.
Quelques mois plus tôt,
sans que rien ne le laisse prévoir,
on avait perdu papa.
On t'aimera toujours, papa. Toujours.
On poursuivra quand même la route ensemble,
parce qu'après tout, on est les Goldberg.
21 septembre 1980 et des poussières.
Ma soeur Erica et son mari Geoff s'apprêtaient à avoir un bébé.
Arrête de sourire.
Les Phillies se prennent la pâtée.
J'apprends tant de ce best-seller sur le miracle de l'enfantement,
"Pas de panique".
Le pire, c'est les calculs rénaux.
Voici la jolie future maman !
Arrête, je ressemble à rien.
Tu crées la vie. Tu es un ange de Dieu.
J'ai un pull plein de trois sortes de taches.
- Trois ? - Je suis enceinte. Lâche-moi.
OK, j'ai rien dit.
C'est chouette de voir l'envers du décor.
J'apporte ça pour le bébé.
Y avait pas plus grand ?
La girafe est un animal calme. Ca sera bien pour la maison.
On a pas de place pour votre truc, madame.
Vous connaissez mon grand-père.
Oui ! Votre éloge funèbre de Murray a été très court.
Votre bestiole est pas courte, elle.
Chevauchez-la et filez d'ici.
Papi bis a raison.
C'est trop plein de gens et d'objets, ici.
Et on va ajouter un nouvel être humain à ce chaos ?
Erica, calme-toi.
Hier, j'ai failli m'étaler sur un nunchaku de Barry.
Il les laisse traîner en cas d'attaque ninja.
J'en peux plus !
Il faut tout virer.
A commencer par la voisine.
Alors, Ben, vous vivez ici, maintenant ?
C'est sûr ?
Tu veux faire ton nid !
"Faire son nid, c'est organiser la maison pour l'arrivée du bébé."
On doit se préparer.
Si ce "on", c'est ma mère et moi, alors d'accord.
Ca me concerne aussi.
Le voilà !
Le four qui cuit mon délicieux petit-enfant.
C'est ça. Aide-moi.
Bien sûr. Je suis celle qui compte le plus pour toi.
Et bientôt, pour ton bébé.
Drôle de façon de voir les choses.
Vous brodez des couches jetables ?
"Le caca de choupinet".
Sans commentaire. Il faut nettoyer la maison.
L'heure est venue de te transmettre l'aspirateur.
Première leçon :
imagine que le tapis est un labyrinthe.
Non ! Berk. Jamais. Faire son nid, tu connais ?
Flash info !
Tel un kangourou blond, j'ai éjecté trois beaux bébés...
- Je suis là, arrêtez. - ... de ma poche de maman.
Un kangourou accouche pas comme ça.
Tu nous aides à construire notre nid ?
Bien sûr. Tu sais pourquoi ? Je vais faire mon nid, moi aussi.
Il y a de la place pour un bel oiseau ?
Arrête tes allusions bizarres. Allons-y.
Pendant que ma mère et ma soeur faisaient un nid,
Barry me chourait mes céréales préférées.
Tu as piqué le cadeau ?
Eh oui. Le plus matinal des deux a chopé le porte-monnaie pourri.
Tu t'en serviras même pas.
Savoir que tu l'auras pas me suffit largement.
Grande nouvelle, mes chéris.
Barry va vivre près de sa fac, comme tout adulte normal ?
Je t'ai expliqué
que je devais soutenir maman, qui a perdu son compagnon.
Non. T'as pas rempli la demande de logement.
Arrête d'écouter quand je me parle dans le miroir.
J'ai besoin de vous pour opérer quelques changements.
OK. Quels changements ?
Ta chambre fait face à celle de Geoff et Erica.
On va devoir la donner au bébé.
Prends ça !
Papi bis est au sous-sol. Je dors où ?
Eh bien, il reste un endroit...
Si. Vous partagerez ta chambre.
Tout est décidé.
On contrarie pas une mère en deuil.
Prends ça.
Très bien. Je pars bientôt, je tiendrai le coup.
J'avais parlé trop vite.
Les deux gars qui cohabitaient
devinrent vite un bourreau et une victime.
Barry reprit ses grands classiques : l'aéro-slip...
Ca vieillit jamais !
- Le masque de slip ! - Non !
- Chaud et dégueu. - Inspire !
C'était une vraie torture.
Rien n'était pire que ses goûts cinématographiques.
Tu regardes quoi ?
"Jusqu'au bout du rêve".
Le plus beau des films de sport.
J'en ai marre de Costner.
- Je peux plus vivre comme ça. - La ferme.
Essai.
Je me suis tourné vers le seul qui avait connu ça.
L'ancien coloc de Barry, Geoff Schwartz.
Essai.
T'as survécu à une coloc avec Barry ?
D'abord, bonjour. Les civilités illuminent la journée.
Avec Barry, il faut combattre le feu par le feu.
T'es un bon gars. Je t'imagine pas combattre.
Si on me cherche, je suis capable de tout.
Vraiment de tout.
Regarde ce super babyphone. Essai !
Je parle ici et ça transmet là.
C'est ça ! Je vais copier "Jusqu'au bout du rêve"
avec tes babyphones.
C'est pas clair, mais ravi de t'aider.
Si tu les casses, on a un problème.
- Barry tombait dans le panneau ? - Toujours.
Ils sont à moi.
Pendant que je m'apprêtais à utiliser les cadeaux de Geoff,
ma mère montrait ses talents d'organisatrice.
Pour les bonnes oeuvres. Garde le reçu pour les impôts.
J'étais venue jouer au mahjong, pas faire tes courses.
C'est mon mixeur ?
Je t'avais demandé de me le rendre.
Je peux plus faire de tartes meringuées.
Il était cassé quand tu me l'as prêté.
Un cadeau pour bébé entre en gare !
Eh bien, demi-tour.
Le placard est plein de pyjamas bébé-mamie assortis.
Un, ça paraît déjà trop. Mais mettons ça dans le couloir.
Non !
Pas dans le placard du couloir.
Laisse-moi l'ouvrir.
J'ai dit non.
J'ai eu ton message, Bevy, je viens t'aider.
La vache ! C'est un vrai sanctuaire dédié à Murray !
Dix chemises jaunes.
Il en avait pas qu'une ?
Il faisait souvent des taches de moutarde.
L'étiquette dit "chemise". Et pour la taille, "homme".
C'est bon, vous connaissez tous mon secret.
J'ai gardé les chemises intachables de mon mari, et alors ?
Maman, je sais que c'est dur.
Mais on fait du rangement, si tu en faisais, toi aussi ?
Je voulais me débarrasser de ses affaires, mais...
j'arrive pas à m'y résoudre.
Le moment est peut-être venu.
Il faut des cartons.
Ma mère tentait de faire son deuil,
et moi, je voulais rendre à Barry la monnaie de sa pièce.
Le type de "Famille en Or" va embrasser
les mères et leurs filles.
Barry mérite une leçon.
L'autre babyphone est sous un coussin du salon.
Ca va prendre longtemps ?
Regarde un peu.
C'est pas une réponse.
Si tu le construis, il reviendra.
"Si tu le construis, il reviendra."
"Si tu le construis,
"il reviendra."
C'est quoi, ça ?
Barry se demande s'il a entendu quelque chose.
"Si tu le construis,
"il reviendra."
Maman ?
Ca va le rendre dingue.
Qui construit quoi ?
Aucune idée, j'ai pas vu le film en entier.
Ca parle de maïs et de baseball.
"Si tu le construis, il reviendra."
D'où ça vient ?
"Si tu le construis, il reviendra."
Vous voulez que je construise quoi ?
Adam !
Ca marche comme sur des roulettes.
Stop !
Arrête tout !
Une voix mystérieuse essaie de m'envoyer un message.
Comme à Kevin Costner dans "Jusqu'au bout du rêve".
Ca semble très plausible.
Ca veut dire quoi ?
Que tu dois dépenser ton énergie à éclaircir ca
plutôt qu'à me torturer.
D'accord.
Laissons-le aller jusqu'au bout de son rêve.
J'ai eu des rêves.
Mais j'ai 80 piges et je dors sur un divan.
Mon plan pour embobiner Barry marchait du tonnerre,
au-delà de toute espérance.
C'est quoi le plan, Big Tasty ?
Il te faut mon mental de fonceur
et du fric pour trois jours ?
On reste au soleil ?
Si ma peau est parfaite, c'est que je suis vigilant.
Messieurs et Matt Bradley.
Nous allons accomplir notre destinée
en construisant un mini-terrain de baseball dans mon jardin.
Cool. Pour l'amour du baseball ?
Oui. Et pour des raisons mystérieuses.
Ca me va. Et je suis déjà là.
Les LTB se sont mis au boulot.
Ils ont arraché des rosiers.
Ils ont retiré du gazon
pour le placer à un autre endroit.
Puis ils ont tondu l'herbe sans raison.
Dégage !
Ils ont même sorti la tronçonneuse.
Comment ça marche ?
C'est pas grave. Je vais improviser.
J'étais ravi de retrouver ma chambre,
et ma mère s'était lancée dans la rénovation d'une autre.
Ta da !
Un nid de 12 mètres carrés spécialement conçu pour les câlins.
Quand vous êtes pas là, il y a la poupée Mamie Bevy.
Je devrai m'éclipser en de rares occasions.
Maman, j'adore cette chambre, merci.
- Mais... - Ca te plaît pas ?
Sois franche, je peux tout refaire.
Non, c'est magnifique.
Mais...
j'ai l'impression qu'il y a un truc qui va pas.
Si on permutait le lit et la table à langer ?
Tout de suite, chérie.
Geoff s'y est mis immédiatement.
Il a traîné,
poussé, fait rouler les meubles.
La lampe !
C'est bon, c'est facile.
Tu sais quoi ? C'était mieux avant.
Mieux avant ?
Après des heures d'effort,
Geoff avait travaillé pour rien.
Je sais ce qui manque. Un mobile.
La soeur de Lou en a envoyé un.
Ma tante adorée.
Elle est super, dommage qu'elle ait un poireau.
Je l'adore quand même.
Y a une raison si elle est vieille fille.
Allons-y.
Où est le fauteuil de papa ?
Tu m'as dit de me débarrasser des affaires de ton père.
Je l'ai fait.
Il masquait un philodendron. Jolie surprise !
La surprise, c'est que le fauteuil de papa a disparu.
On dirait que, même si l'idée vient de toi,
ça te contrarie.
Je parlais pas du fauteuil.
J'ai envie de vomir.
Ca doit être le bébé
et pas ce rappel constant que la mort est éternelle.
P***** de m**** !
J'en veux à Geoff.
Je te comprends.
Surprise ! Un fauteuil inclinable Laura Ashley.
Le top.
Je l'ai testé. Il a le label Bill Lewis.
Virez cette m**** de chez moi, sales c******* !
Je t'avais dit de prendre le bleu. Ma réputation est en jeu.
Comme tu as donné le fauteuil de Murray, on s'est dit...
Le fauteuil de mon mari avait un nom, Ginzy.
Monsieur Fauteuil !
J'ai assisté à son baptême.
Il avait pas beaucoup d'imagination.
Il m'est jamais rien arrivé de pire.
Pensez à ce que vous venez de traverser.
On peut peut-être le récupérer ?
Quand je l'ai proposé aux bonnes oeuvres,
comme tu me l'avais demandé,
ils ont ri et m'ont dit d'aller le brûler à la décharge.
J'en ai rien fait.
Je l'ai laissé sur le trottoir.
Sur notre trottoir ?
Dieu merci, tu m'as désobéi.
Il est sur le trottoir.
Dire que j'allais étriper Ginzy
alors qu'il était sur notre trottoir.
Mais il n'y était pas.
Où est le fauteuil, Ginzy ?
J'en sais trop rien.
Pendant que ma mère vivait un cauchemar éveillé,
Barry allait au bout de ses rêves avec les LTB.
Et voilà.
C'est fini.
Les lignes sont pas très droites.
C'est sympa aussi.
- Ce jeu doit être réinventé. - Punaise.
Enlevez la craie, je prends mon gant.
Si vous avez le temps,
faites une buvette originale.
On aura pas le temps.
- Un gant au mini-baseball ? - C'est un visionnaire.
Une limonade maison, mes braves ?
Rien me ferait plus plaisir qu'une bonne limonade.
Mais pourquoi tant de bonté et de gaieté ?
Parce que j'ai bien eu Barry.
Il se croit appelé à construire ce terrain.
Comme dans "Jusqu'au bout du rêve".
- "Jusqu'au bout du rêve" ? - Je pige pas.
Je connais que le bouquin.
J'ai expliqué aux LTB ce que j'avais fait.
A ma surprise, ils n'ont pas aimé.
Comment t'as pu ?
Ta tête d'ange cache un être sans coeur.
T'as rien trouvé de pire ?
Blague innocente.
On a découvert un cimetière d'animaux de compagnie,
mais on a bien rigolé.
Dans ce film, il construit un terrain de baseball
pour retrouver un lien avec son père mort.
Quoi ? Non.
C'est un fermier qui entend des voix et détruit son gagne-pain.
Il cultive ce maïs pour rappeler les fantômes de joueurs légendaires
qui ont raté leurs rêves.
Ca lui permet d'affronter ses regrets.
L'un d'eux, c'est sa relation ratée avec son père.
"Si tu le construis, il reviendra." Il s'agit de son père mort.
Mort de chez mort.
Barry espère revoir papa et jouer au baseball avec lui ?
C'est ça.
Je pensais juste qu'il appellerait James Earl Jones.
- C'est le sujet du film. - C'est violent.
Et il a bien appelé James Earl Jones.
J'étais allé trop loin avec ma blague.
Ma mère, elle,
faisait tout pour retrouver le fauteuil de mon père.
Les premières 24 heures de la disparition sont cruciales.
Bill, couvre tous les poteaux et les arbres avec ces affiches.
C'est parti.
Ginzy, suis les pick-up jusqu'aux maisons des proprios.
Si tu vois le fauteuil, nous appelle pas, récupère-le seule.
Je vais interroger les voisins.
OK, improvise. Suis les fauteuils.
Nous trois,
on va se diviser en deux et fouiller les caves et les tripots du pays.
Ca fait du terrain à couvrir.
T'as intérêt à obéir.
- C'est clair ? - Très.
On aura peut-être de la chance.
Ca me donne une idée.
Renifle la bonne odeur de Murray, ma fille.
Rapporte le fauteuil. Allez, Lucky !
Bon chien !
On a aussi perdu un chien.
Officier Puchinski. Enfin !
Un fauteuil est porté disparu.
Dites à vos collègues de tout lâcher et de rappliquer.
Certainement pas.
Officier à terre ! Demande de renfort.
Fausse alerte. C'est la dingue dont je te parle souvent.
Tenez, une affichette.
Bill Lewis, voisin. Je participe à la battue.
Tout ça m'empêchera pas de dormir.
Quoi ?
C'est pas grave, maman.
On continue les recherches.
Vous embêtez pas.
Je dois accepter que j'ai perdu le dernier souvenir de Murray.
Ma blague était allée trop loin, et j'étais forcé
de tout avouer à Barry.
LTB !
Mais j'avais une autre idée.
Ces rafraîchissements sont bien mérités.
Pourquoi on est encore ici ?
Ta gentillesse a l'air de cacher quelque chose.
C'est un piège.
Pas du tout.
Je voulais vous remercier de m'avoir montré mon erreur.
A ce propos, j'ai des cadeaux.
Rob,
je pense que cette chemise jaune
mettrait en valeur les reflets dorés de tes yeux.
C'est les habits de ton père ?
Tu crois ? C'est bizarre.
Je les ai trouvés dans un tas à donner.
Mais je suis sûr qu'ils t'iraient très bien,
dans l'ombre, lançant une balle à Barry.
Rob serait le fantôme de ton père ?
C'est pas cool, mec !
On est pas foutus pareil.
Vous avez la même silhouette. Et il y a pas de mauvaises idées.
Si, et celle-ci en est une.
D'accord. Mais je suis désespéré.
Barry me pardonnera que si l'un de vous met ces fringues
et lui lance une balle sous le voile des ténèbres.
J'aurais dû m'en douter.
Voilà le frère le plus fort et le plus compréhensif au monde.
Te fatigue pas. J'ai tout entendu.
Super blague.
A ce moment-là, je n'ai rien trouvé à répondre.
Geoff et Erica, eux, ont su trouver les mots justes.
On est venus s'excuser.
On aurait pas dû te dire de donner ses affaires.
Il me manque.
A nous aussi.
On va mettre du temps à faire son deuil.
Mais même si ses affaires ne sont plus là,
il sera toujours dans nos coeurs.
Avec ou sans fauteuil.
Et tant de belles choses nous attendent, cette année.
Tu l'as dit.
Où avez-vous...
Il était sur le trottoir.
Je voulais pas qu'on nous pique cette horreur.
J'ai mis des patins dessous.
Ce sera mieux pour bercer le bébé.
C'est le meilleur des cadeaux de naissance.
Voilà ce qu'il manquait.
Tu as raison.
Cette chambre est parfaite, maintenant.
En fait, les gens à qui l'on dit adieu
ne nous quittent jamais vraiment.
Ca n'empêche pas qu'ils nous manquent.
Bar, je te demande pardon.
C'est pas grave, Adam.
Tu croyais vraiment que...
Que ça le ferait revenir ?
Je sais, c'est dingue.
Ca t'arrive pas de le voir partout où tu regardes ?
Tout le temps.
Il a fait ce qu'on est. Parfois sans rien faire du tout.
Oui, il nous fichait la paix, c'était son style d'éducation.
Sauf quand il nous traitait d'abrutis.
Ca lui arrivait souvent.
Je suis content de t'avoir pour traverser cette épreuve.
Je voudrais personne d'autre que toi.
Viens là.
Barry ?
Je pensais jamais dire ça un jour.
Tu veux faire une partie ?
C'est dur de perdre un être cher, mais ceux qui vous aiment
peuvent prendre le relais et rendre les choses plus faciles.
La vie est toujours pleine de changements.
Mais l'héritage de ceux qu'on a perdus
continue de vivre en chacun de nous.
Génération après génération.
La seule chose qu'on puisse faire,
c'est s'asseoir... et tenir bon.
C'est quoi, ce foutoir ? Barry !
Non, attends !
S'il a saccagé le jardin, il devait avoir une raison.
Quelle raison il pouvait bien avoir ?
Où est mon p***** de kiosque ?
C'est à cause d'un film, "Cauchemar sur Football Street".
Vous vous fichez de moi ?
Tu veux la suite ?
Y a des fantômes
qui veulent jouer au foot au milieu de ton joli parterre de fleurs.
- Et après ? - Et après ?
C'est tout.
Il y avait un arbre, ici.
Où est la niche de Lucky ?
Et où est Lucky ?
Adaptation : Emmanuelle Maupetit
Sous-titrage : DUBBING BROTHERS
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