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Original subtitles

Ca va ?

1m80.

Beau mec, viril.

Ouais, je fais du sport. Bien foutu.

16,5. Épaisse.

Non circoncis.

Ca va ?

East Village.

Non, je suis plutôt actif.

Et toi ?

Tant pis.

Tu cherches un plan ?

Moi aussi.

Ce soir, ouais.

Je suis actif.

C'est ton truc ?

Non, je me déplace.

Où ça, dans Chelsea?

C'est Jeff.

Je t'ai laissé mon numéro.

Cool.

Merci d'être passé.

Merci de m'avoir reçu.

J'ai une copine...

Pour info.

Ne te fais pas d'illusions.

Dommage.

Mon invité est Erik Rothman,

dont le nouveau film

sera projeté en avant-première au festival de Rotterdam.

Et au Quad, ici à New York, à partir du 23.

Avez-vous

un nouveau projet ?

Je travaille depuis un an

sur un film à propos du cinéaste et photographe

Avery Willard.

Un photographe new-yorkais dans le théâtre et la publicité

dans les années 40 et 50.

Mais son studio lui servait aussi

à photographier des nus masculins, des culturistes,

et des transformistes.

- Pourtant, on le connaît peu ? - En effet.

C'est de l'anthropologie visuelle sur le New York gay

des années 40 aux années 90.

Il n'y a encore rien de fait,

mais je vais intituler le film A la recherche d'Avery Willard.

Mais je n'en suis qu'aux balbutiements.

Pour l'instant.

Tu n'as fait aucun commentaire sur mon film.

J'ai bien aimé. C'était sympa de le voir.

De voir la Louisiane.

J'aimerais y emmener les enfants.

Qu'est-ce qui t'a plu ?

Cest très beau. Un peu long, j'ai trouvé.

Il fait 75 minutes.

Ça paraît plus long.

Heureusement que ça t'a plu !

T'es sur quoi, maintenant ?

Le documentaire sur Avery Willard.

C'est qui, déjà ?

Le réalisateur des années 40 et 50.

Tu l'as écrit ?

Ça s'écrit pas, un docu. Je cherche à le financer.

Papa va encore payer le prochain ?

Attends, t'es vache, là !

Pourquoi t'as pas pris le poste à PBS ?

J'avais pas envie de bosser là-bas.

T'as peur qu'un collègue voie tes films ?

Peur de gagner de l'argent pour une fois ?

J'ai juste pas envie de travailler a PBS.

Quel enfant gâté.

Et toi, alors?

Je profite de mes privilèges.

J'ai une carrière, une famille. Mais toi ?

Putain. T'as vraiment dû détester mon film.

Aucun rapport.

À 20 ans, c'est charmant d'être en devenir.

Après 30 ans, cher frère, ça fait loser.

Ça va ?

1m80.

Blond, beau mec.

Viril.

- Ça te plaît ? - Carrément.

Tant mieux.

Ouf.

Mets-toi à l'aise.

Comme moi, si tu veux bien.

Ça craint pas, avec les voisins ?

Ça m'excite.

Pas toi ?

Désape-toi.

Allez, mec !

Voilà.

Je kiffe les mecs comme toi.

Les mecs "mecs".

Ça te va ?

Approche toi.

Doucement.

Tranquille.

Ça te plaît ?

Carrément.

- J'étais danseur. - Ah ouais ?

Laisse-moi te caresser.

On fait connaissance d'abord.

Mon mec finit vers 18h.

Il rentre à 18 h 30.

Ça va.

On a le temps, du coup.

Comment tu t'appelles ?

Russ.

- Et toi ? - Dave.

C'est un très grand poète, prends-le avec toi.

On me l'avait déjà recommandé,

mais je n'ai pas réussi à le lire.

Pourquoi ?

J'étais encore avec mon ex, Paolo.

Il était très malade.

Séropo.

J'avais pas envie de lire un livre sur le sida à l'époque.

Il est toujours en vie ?

Il vit à Londres.

Il est parti bosser là-bas,

je l'ai quitté par téléphone.

Classe.

En vérité, je ne l'aimais pas assez.

T'as pas vu ma ceinture ? Je la retrouve pas.

Tu t'en vas ?

Oui.

Non.

Faut que j'y aille...

Faut que j'y aille.

Je retrouve pas ma ceinture. Je peux pas partir sans.

Je vais rester en attendant qu'on la retrouve.

Alors ?

Il est comment ?

Il est...

Il est sympa.

Sympa !

Très sympa.

Il est d'où ?

De la banlieue de Boston.

Il est avocat chez Random House.

Il serait mon premier mec 100% américain.

Je t'avais pas vu comme ça depuis longtemps.

Depuis Paolo.

J'étais pas comme ça avec Paolo.

Pourquoi tu dis ça ?

- Vous étiez bien tous les deux. - Non, il me saoulait.

Il s'intéressait jamais à mes histoires.

Là, tu t'es trouvé un disciple ?

J'ai pas dit ça !

Paul est curieux, il s'intéresse aux choses.

C'est un mec bien.

Il a l'air de tenir à moi.

Tant mieux.

Je sais pas.

C'est mon petit secret, tu diras rien.

Non.

- Tu le jures? - Oui.

Parce que dans l'édition, les gens adorent les ragots.

Ils adorent ça dans tous les milieux.

C'est pire dans l'édition.

- Je te le jure. - Faut pas que ça se sache.

Ouvre la bouche.

Enlève ta chemise.

Tu avais déjà couché avec des mecs avant moi ?

Quelques-uns.

Bien moins que toi, sans doute.

J'ai pas été précoce.

J'avais 13 ans

quand j'ai couché avec un mec pour la première fois.

Qu'est-ce que tu fais ?

C'est mieux comme ça.

Je crois pas.

T'es trop cool.

À New York, on relève pas son col ?

On dit pas "ciao" non plus pour dire au revoir.

- Faut pas dire ciao? - Ça fait prétentieux.

J'ai pas dit ciao a Markus, je lui ai dit "Tschüss".

- Pas mieux. - Il est allemand !

Pas grave.

Avec ton accent, t'as une excuse.

Pas moi.

Merci.

Magnifique.

C'est une femme qui rate le métro.

Quand je suis arrivé à New York, j'en voulais une,

mais ça valait 1500 $.

J'en avais vraiment envie,

j'ai demandé à mon père qu'il me prête l'argent.

Il a trouvé le prix exorbitant.

À présent, cette blonde vaut 5 000 $.

- C'est Katie. - Qui ?

Katie.

Tu pourrais présenter ton mec à ton ex-copine.

Il consultait périodiquement ses statistiques.

Presque comme sur un ordinateur portable...

On fait la queue aux toilettes.

Je drague le beau garçon.

Impossible de savoir s'il est gay ou hétéro.

Il a un accent étranger

Je lui parle d'une idée de projet vidéo.

Espèce de lâche !

Erik ?

On devrait faire un bébé ensemble.

C'est quoi, ce délire ?

- J'ai 34 ans. - Je sais bien.

Dans quelques années, si j'ai pas trouve le mec idéal...

Je ne sais pas ce que Paul en penserait.

- Je m'en fous de ce qu'il pense. - Pas moi.

Je l'aime bien.

On parle de vivre ensemble.

Quoi ?

Je l'aime bien.

- Puis-je parler à Dorothy ? - Je vous la passe.

Dorothy !

Erik, pas de résultats pour le VIH par téléphone.

C'est interdit.

Ça veut dire que je suis séropo ?

Je n'ai pas dis ça.

Vous me mentez ?

Pourquoi êtes-vous si angoissé ?

Vous savez qu'il faut se protéger pour tout type de rapports ?

Je le sais bien.

Mais j'ai peur que vous me disiez que je suis séropo. Imaginez !

Quand rentrez-vous à New York ?

Pas avant des semaines, voire des mois.

Je suis en Virginie pour un documentaire.

Passez à votre retour.

Connaissez-vous le résultat ?

Oui.

Pouvez-vous me l'annoncer, s'il vous plaît ?

Je vous en prie !

Qu'est-ce que je suis en train de vous dire ?

Que je suis séropo.

Quel est le contraire de ça ?

Séronégatif ?

C'est ça.

Putain, merci !

Je passerai vous voir à mon retour.

Laissez tomber. Bonne journée.

Vous aussi. Très bonne journée.

Merci, Dorothy.

Qu'il est beau.

Regarde-le !

C'est merveilleux, cette fête. Merci pour mon frère.

Avec ton frère, c'est que du bonheur.

Je le fais avec plaisir.

Il est arrivé.

Tout le monde se cache, il arrive !

Vite !

Cachez-vous en silence.

Surprise !

Bon anniversaire !

J'avais dit que je voulais pas de surprise !

Toi aussi, t'es là !

Toi, je te déteste !

Joyeux anniversaire.

C'est peut-être ça que tu veux.

J'ai juste parlé à un mec dans la rue !

Ça veut pas dire que je veux pas être en couple !

Arrête !

Tu vas où comme ça ?

Je me suis excusé !

Tu n'y mets pas vraiment le ton.

C'est des paroles, pas des actes.

Moi, je me drogue pas tout le temps.

Ne change pas de sujet.

Je tente juste de parler de ta consommation de drogue.

Ma consommation ?

Je n'ai pas droit d'aborder le sujet ?

Tu veux bien me laisser dormir?

Je me leve tôt demain, yen a qui bossent !

Arrête l

Arrête avec ça.

Ça suffit. Va te coucher!

On en reparlera demain.

- Je peux pas dormir comme ça. - Mais si.

Je peux pas dormir quand t'es comme ça.

- Comment ? - Comme ça !

Tu veux que je fasse quoi ?

- Dors avec moi. - Pourquoi ?

Parce que !

On peut pas faire chambre à part ?

C'est rien. Ça nous fera du bien.

J'ai pas envie.

Quel bébé !

T'as pas besoin de ça.

- Tu viens dormir avec moi. - Non.

-Si. -Non.

Tu dors avec moi dans le lit !

Bon.

Arrête.

Je vais appeler la police.

T'as qu'à appeler ton mec de tout à l'heure pour te sauver.

Il m'a pas filé son numéro.

Je te déteste !

Jack Smith m'a présenté Avery Willard.

Quand Jack tournait un truc, Avery était forcément là,

et il avait toujours quelqu'un à vous présenter.

Il savait rassembler tous ces "talents" underground.

Je ne sais pas comment les qualifier.

On n'était pas vraiment les Spielberg de l'époque.

Aujourd'hui, ça n'existe pas...

Si ! Les trucs qu'on voit sur Internet,

c'est l'équivalent d'Avery Willard et de nous tous.

On ne faisait rien de transcendant,

mais on filmait des choses que personne d'autre ne montrait.

Avait-il du talent ?

- Avery Willard ? - Il n'avait aucun talent.

C'est pour ça qu'il était tout le temps énervé.

Non seulement il n'était pas très beau...

D'ailleurs, son aspect physique

reflétait son être intérieur.

Ça arrive, parfois.

Prenez Nixon.

Son visage reflète bien son être intérieur.

Souvent, on voit qui sont les gens,

on les cerne un peu, par leur physique.

Par exemple, vous avez l'air très ouvert,

c'est du positif qui se dégage.

C'est Paul. Laissez un message.

Devine qui j'ai croise hier.

Qui ça ?

Ton ex.

Si tu voyais Paolo,

t'en croirais pas tes yeux.

Il fait du sport, il est canon.

Recommence pas ou je m'énerve.

Je vais lui demander

s'il veut venir au sport avec moi.

Il a un mec de toute façon, ils partent au Brésil.

C'est vrai ?

- Quoi ? Qu'il a un mec? - Qu'il part au Brésil ?

C'est ce qu'il m'a dit.

C'est dingue, ça...

Il a toujours rêvé de vivre sur une île au Brésil.

C'est plus un rêve.

Que fait Paul ?

Il est passé où ?

Il retire de l'argent.

Ça fait 20 minutes.

Une demi-heure !

- C'est bon, j'ai réglé. - Merci, Dan.

T'es sûr ?

Je passe aux toilettes, j'arrive.

Paul vient de m'appeler.

On a commis un impair ?

C'est le mélange "vin vodka", il se sent pas très bien.

Il est rentré. Il s'excuse, il est couché.

On y va.

- Tu vas par où? - Je vais marcher.

Je prends un taxi avec vous.

Ça ira ?

Salut. C'était sympa de te voir.

Bonne nuit.

Paul.

On est lundi matin.

T'étais passé où ?

Plus tard. Je veux pas être en retard.

Il a été très important pour la communauté gay

Il était une institution.

Et tout le monde l'a laissé tomber

Petit à petit,

ça s'est désagrégé.

J'avais trouvé Avery très bizarre.

J'avais vu en lui des choses que je n'aimais pas chez moi.

Ca va ?

East VIllage. Toi ?

21,5 cm.

Je bande grave. J'ai une belle bite.

Ça t'excite ?

Je peux pas recevoir, je suis marié.

Non, ma femme n'est pas là.

Elle va rentrer plus tard.

J'ai envie de te baiser la bouche comme je lui baise la chatte.

Petite salope, viens là que je te prenne.

Ca va ?

East Village. Toi ?

Actif dominateur.

T'aimes quoi ?

T'es d'où ?

Paul ?

C'est toi ?

C'est Paul. Laissez un message.

Paul, tu me tues.

Tu me tues !

Tu faisais quoi

sur le réseau, en plein montage?

T'avais disparu depuis 2 jours.

- Tu me cherchais ? - Mais non !

Je ne te surveille pas, ne m'espionne pas.

Si tu me fais le coup à chaque fois, je prefere qu'on se sépare.

Je ne sais pas où tu vas ni ce que tu fais.

Lâche-moi un peu !

Tu bosses sur ce foutu docu depuis 4 ans.

T'as la chance d'être reçu dans une residence d'artistes

et tu passes ta vie sur le réseau !

- Je passe pas ma vie... - Ça suffit !

Je bosse. Tu sais ce que ça veut dire ?

Je suis arrivé tôt au bureau lundi. J'ai un travail, des clients...

Des tonnes de boulot...

Assez !

Pardon.

T'as vu ça ?

Quoi ?

Le parquet qui gondole.

Là aussi, ça gondole.

C'est pas nouveau ?

Tu devrais demander à Mario de le faire réparer.

Dis-moi plutôt ce que tu fabriques la nuit.

Ne recommence pas.

Qu'est-ce que tu fais?

Arrête !

Donne-moi ça.

T'avais encore disparu !

Viens te coucher.

Il y avait quelques jeunes garçons

qui traînaient dans le milieu,

et Avery m’avaît vu avec eux dans la rue...

Pourquoi c'est gris comme ça ?

Arrête-toi.

On verra après.

On s'arrête pas, on a du retard.

Dans ce cas, qu'est-ce que je fais là ?

On avance, et on réglera ça plus tard.

Bien.

Merci, John.

Écoute, Paul.

Je t'aime énormément.

Et tu es mon meilleur ami.

Je t'admire, et je te trouve incroyable.

Tu es doux, gentil...

et tendre.

Depuis le début de notre relation,

l'alcool et la drogue posent problème.

Je ne savais jamais si t'allais rentrer

quand je ne passais pas la soirée avec toi.

5 ans que ça dure.

À chaque nouvel an, tu promets d'arrêter.

Ça ne se concrétise jamais.

Malgré tout, c'est toi que j'aime le plus

au monde.

Je veux passer ma vie avec toi,

et je veux que notre relation me rende plus fort.

Je ne peux plus m'occuper de toi.

C'est difficile de t'aider, tu es trop ingérable.

Je m'inquiète pour toi toute la journée.

Je ne peux plus vivre comme ça.

Si tu ne prends pas cet avion pour suivre ta cure,

notre relation sera terminée,

il faudra que tu déménages.

C'est tout ?

Vous avez fini ?

Jill vous attend.

Merci.

Voici les dossiers que j'ai trouvés.

C'est celui-là.

Paul a des messages.

Peggy Simon.

Je vais noter tout ça.

Peggy Simon.

Lucius Ambrosino.

Et Gene Reid-Pharr.

Je leur ai dit que Paul levait le pied.

Si ses auteurs posent la question, j'invoque le stress,

"il se repose".

Merci, Jill.

Je suis désolé que tout ça...

te complique tant la vie.

Pas de problème.

Le courrier de Paul.

Je l'ai trié en grande partie,

il doit y avoir un chèque.

Il a appelé hier soir.

Alors ?

Il dit que je lui gâche la vie. Il restera pas là-bas...

Ils disent tous ça en désintox.

Espérons-le.

Chers amis,

je voulais vous écrire pour vous dire que j'étais rentré.

Sachez que Paul s'en sort très, très bien.

Il a bonne mine.

Il suît vraiment le programme, les différentes étapes.

Je suis fier de lui, il prend sa cure au sérieux.

Il revient bientôt, l'étape suivante débutera.

J'avoue que ça m'inquiète.

Dorénavant, je sais que je dois me dissocier de sa guérison.

Je compte sur vous tous pour me le rappeler.

Voilà pour aujourd’hui.

Gros bisous.

Erik.

Je m'appelle lgor.

Erik.

Salut, lgor.

- Pas ici.

- Allons quelque part. - Je veux pas.

Chez moi, mais j'habite à Brooklyn.

Merde, ça va?

C'est le GHB ?

Ça va mieux ?

Prends ça.

C'est dégueulasse là-dessous.

Pas évident de t'inviter chez moi maintenant, si ?

En effet.

Parce que je suis maqué ?

J'ai cours demain matin.

Tu étudies quoi ?

J'ai un cours de dessin.

T'es artiste ?

Je peins, donc oui, sans doute.

Tu es très doué, je parie.

Et toi ? Tu fais quoi ?

- Je réalise des documentaires. - Sympa.

T'es sûr que tu ne veux pas passer?

Pas longtemps.

Non, sans façon.

Mon métro est par là, on peut continuer à marcher.

lgor.

Tu viens d'où en Russie ?

Je suis originaire d'Équateur.

Mon père était un marxiste convaincu,

il a donné des noms russes à tous ses enfants.

Mes sœurs s'appellent Tatiana et Tamara.

Et lgor est venu vivre à New York.

À Coney lsland, en plus.

C'est blindé de Russes.

Ça va ?

Elle est trop bonne !

Tu vas venir ?

Je vous rejoins. Prenez votre temps.

Tu viens ?

Dans une seconde.

C'est pour quand, votre bébé ?

C'est pas prévu.

Pourquoi ?

Il a déjà deux enfants, il n'en veut pas d'autre.

Je suis désolé pour toi.

Moi aussi.

Il n'est pas parfait, mais...

je l'aime bien.

J'aimerais que tu te confies davantage.

Pardon ?

Ça allait très mal avec Paul, et tu me l'as dit qu'à la fin.

Je t'en veux.

Je cache des verités importantes depuis que j'ai 13ans.

Ce n'est pas une excuse.

Il faut évoluer.

- Change de psy. - J'essaie.

Je t'en parle maintenant.

Merci,

mais je t'en veux toujours de m'avoir caché la vérité.

Sois plus courageux avec moi.

Pour être le père de ton enfant?

Oui.

Si tu devais être le père de mon enfant.

La dinde.

Incroyable !

Elle est énorme.

On attaque ?

Je voulais dire...

Claire !

Alassane l

Ces deux-là...

Prenez une chambre !

Je voulais vous remercier d'être venus.

Je vous remercie d'être venus, tous les deux.

Merci d'avoir pris la voiture malgré la neige.

Thomas, Vivian, Luca.

Merci d'avoir zappé la super soirée de la cousine de ta mère.

Merci pour la bonne excuse.

Dan, merci de dormir sur le canapé.

Ah bon ?

Je dormirai sur le canapé.

Sérieusement, je voulais...

vous remercier d'être là.

Ça compte beaucoup pour moi

de passer les fêtes ensemble.

Je suis touché.

Et je suis spécialement ravi que Paul soit avec nous.

Beau comme un dieu.

Merci, Luca.

Ces quelques mois n'ont pas été faciles.

On sait qu'il n'est pas facile de guérir.

Je te trouve merveilleux.

Ton énergie,

ton optimisme,

le courage que tu as pour changer

de vie,

c'est incroyable à observer.

Je suis ravi d'être à tes côtés.

Je t'admire et je t'aime.

Joyeux Noël.

Santé, tout le monde.

Voilà.

C'est quoi, ça?

Qu'est-ce que c'est?

D'où ça peut bien sortir?

C'est pas vrai !

Joyeux Noël.

Merci...

de m'aimer autant.

Et pour ta patience.

Merci de me supporter.

Magnifique.

Ça te plaît ?

J'adore !

Allez, les flashs !

Paul ?

Réponds.

On vient de gagner un Teddy. Meilleur documentaire.

Tu es là ?

Rappelle-moi dès que tu as ce message.

Je t'aime.

Paul, réponds.

On vient de gagner un Teddy Meilleur documentaire.

Tu es là ?

Rappelle-moi dès que tu as ce message.

Je t'aime.

Paul, ça fait plusieurs jours que j'essaie de rejoindre.

Je m'inquiète.

Rappelle-moi quand tu as ce message. Vivian.

Erik ? C'est Jill.

Paul n'est pas venu au bureau de la semaine,

et il ne me rappelle jamais. Que se passe-t'il ?

Merci de me rappeler.

- Si tu appelais la police ? - Ils peuvent rien faire.

Paul n'arrêtera que s'il n'a plus d'argent

ou s'il meurt.

Ne dis pas ça !

Pourquoi dois-tu le sauver ?

Arrête.

Nous sors pas tes 12 étapes à la con.

Si ton mec se droguait, tu ne le rechercherais pas ?

Non, en effet.

Je vais prendre un détective.

Désolé, c'est trop pour moi.

Va falloir recouvrer vos esprits l

Erik, je veux t'aider,

mais ce comportement est ridicule.

Ça n'a jamais marché, c'est trop tard.

Je suis en retard.

Paul est grand. Il s'en sortira ou pas,

mais tu ne le sauveras pas. Impossible.

Quoi ?

Très utile, Dan.

Je comprends pas. Il avait l'air intelligent.

Quelqu'un de sensé.

Tiens, chéri.

Désolé, je n'ai pas su t'en parler.

C'est comme ça.

T'as les traits tirés.

Je peux rien manger.

Mais si ! Tu as perdu du poids.

Mange ton sandwich, et dors sur le canapé

ou dans la chambre de Peter.

Merci.

C'est bien, chéri.

Il faut prendre soin de toi.

C'est bon, mais je ne peux vraiment rien manger.

Mon chéri, pose ça là.

Mon bébé.

Je suis désolé.

Il faut que ça sorte, ça fait du bien de pleurer.

C'est lui.

Où es-tu ?

Ne bouge pas.

Reste où tu es.

Je t'aime.

- On rentre. - Ne commence pas.

Comment tu trouves l'hôtel ?

La folie, non ?

C'est une chambre d'hôtel.

Si tu fais du mauvais esprit, tu ne restes pas ici.

S'il te plaît, n'ouvre pas.

Ça doit pas être donné ?

J'ai eu du bol.

Ils font des promos en semaine.

La fashion week est finie. Ils sont rentrés à Milan.

Et il y a un truc à Londres.

Qu'est-ce que tu racontes ?

FRIZÉ ? Non ! FRIEZE... La foire d'art contemporain.

Tu bois quelque chose?

Merde.

Plus de glaçons.

- Tu vas en chercher ? - Y en a à la maison.

Qu'est-ce que je t'ai dit ?

Viens voir la chambre.

Je vais te montrer.

Essaie le lit.

Il est dément.

Je l'adore, ce lit.

Excuse-moi pour ton avant-première à Berlin.

J'étais très fier de toi.

On s'en va, Paul.

Ne m'en veux pas.

Tu trouves que j'ai perdu du poids?

Je sais... que j'en ai perdu un peu.

C'est le régime "crack". Je ne le recommande pas.

On rentre à la maison.

Je rentrerai demain. Vas-y, toi.

Je reste là.

Je te conseille de t'éviter ça.

Ça va.

Va-t'en.

Ça va !

T'es pas pire que les autres.

Il y a forcément quelqu'un à cet étage

qui fait exactement la même chose.

- Tu crois ? - Oui.

Je sais que tu es près du but.

Comment tu le sais ?

Parce que je te connais.

Je te connais.

Je rentrerai demain, mais vas-y, toi.

Demain, tu rentres,

et tu iras en cure.

Je rentre demain, mais j'irai pas en cure.

Tu me le promets ?

Promis.

C'est qui, ça ?

Tu l'as voulu.

Voilà le résultat.

Va-t'en.

Tu veux quelque chose ?

Une bière.

- Ça va ? - Oui.

Erik ?

Quoi ?

T'as bien fait d'appeler. Je pensais pas te revoir.

Je me prends des vacances.

J'ai bossé...

à Boca

ces six derniers mois.

Là, je suis rentré.

Je ne sais pas encore ce que je vais faire après.

Allez, toi...

Voilà.

C'est parti.

T'es vachement sérieux.

Tu mets un peu mal a l'aise. On te l'a jamais dit ?

J'ai fait des études, je suis pas la pédale de base.

Laisse le briquet dessous, faut plus de fumée.

Encore.

Maintenant, lâche...

Doucement.

C'est bon ?

Ça fait du bien.

Un bien fou.

Et toi, tu as vraiment

un super corps.

- J'aime m'exhiber. -Ah oui?

Super.

Tu bois quelque chose?

De l'eau, s'il te plaît.

J'ai du jus d'orange ?

Parfait.

- Tout va bien ? - Super.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je vais y aller.

Tu vas pas faire ça.

Tu t'enfiles ma drogue et tu te casses !

Je te voyais pas comme ça.

On passe à la chambre ?

Je suis content de te voir.

C'est vrai ?

- Moi, à ta place... - Je suis sincère.

Comment ça va ?

Super.

Et toi ?

Ça va bien.

Mieux.

Tu parles d'une histoire !

Le mélodrame, ça a toujours été notre truc.

C'est rien de le dire !

J'ai croisé tous tes amis

cette année, sauf toi.

Il paraît.

J'ai d'abord croisé Alassane à mon retour.

À un coin de la 9e Avenue.

Il m'a sauté au cou comme jamais personne.

Je lui serai reconnaissant toute ma vie.

Claire n'est plus avec lui.

Navré de l'apprendre.

À cause du bébé ?

Depuis leur séparation,

Claire et moi, on a repris notre conciliabule.

C'est vrai ?

Je suis très content de te revoir.

Tu t'en es sorti.

C'est incroyable.

Oui, c'est incroyable.

C'est dingue...

Après tout ce temps, je suis encore surpris

de ne pas te voir matin et soir.

On fait quoi maintenant ?

J'en sais rien.

À ton avis, on devrait faire quoi ?

J'ai pas vraiment envie de te laisser.

C'est pourtant ce qu'il y a de mieux à faire.

Cette soirée a été un parfait début...

quoi qu'il advienne.

Tu peux allumer au-dessus du lit ?

Je veux pas qu'on soit dans le noir.

C'est fou ce qui nous arrive.

T'es pas censé être tout nu.

- On fait pas l'amour. - Non !

Je veux juste être tout nu avec toi.

Je reconnais ton odeur.

Ça suffit pour aujourd'hui.

Erik ?

Ça me revient...

lvan ?

lgor.

J'ai honte.

Au moins, je me suis souvenu que c'était russe.

Ça remonte à un certain temps.

Ça marche, la peinture ?

Ça va.

- Et le cinéma? - Ça peut aller.

Tu veux manger quelque chose ?

- J'ai une heure à perdre. - Je t'accompagne.

Donc t'es plus avec ton mec ?

J'en sais rien.

Il était parti,

il est revenu...

On a recommencé à se voir,

et maintenant, je ne sais pas où on en est.

- Ça a duré longtemps? - 9 ans.

T'as de la chance.

C'est pas mon sentiment.

Et toi ?

J'ai rencontré quelqu'un.

Mais...

je me lasse vite. 4 mois, 6mois...

Ça dure jamais plus.

J'ai rencontré un mec...

Rien de sérieux. C'est plus un plan régulier.

On dîne parfois au resto.

Il parle,

je l'écoute.

J'aime me faire inviter à dîner.

Cest moi, je suis superficiel.

Tout le monde aime se faire inviter à dîner !

Je t'invite, si tu veux.

Ça me ferait plaisir.

Ne quitte pas.

On peut parler ?

Je suis au téléphone.

Tu me donnes un instant ?

Alors ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Quel est ton sentiment sur tout cela ?

Je dois faire le choix.

Non, c'est pas ça...

Je crois qu'on doit...

Tu veux savoir ce que je juge bon de faire ?

On devrait revivre ensemble.

Ailleurs.

Ou alors, on arrête là. A toi de voir.

Sacré ultimatum, tu trouves pas ?

Alors, restons-en là !

On va enfin arrêter de faire comme si...

- C'est pas ça. - Tu veux quoi ?

Sois clair une fois dans ta vie.

J'essaie de l'être !

Arrête.

J'ai pas le temps.

Jill vient me chercher pour déjeuner avec les enfants.

Après, je prends le train pour New York. Tu rentres ?

Non, je reste jusqu'à demain. J'ai du boulot.

Viens me chercher chez Jill à 14 h 45

pour m'emmener à la gare.

Entre-temps, prends ta décision.

Je ne rentrerai pas seul à New York, sans ta réponse.

Je trouve quand même bizarre

que tu m'accordes trois heures

pour prendre une telle décision !

Désolé.

Je ne cherche pas à t'embêter.

Ni à tout contrôler, comme tu le racontes à tes amis.

Je te le demande pour sauver ma peau.

Tu comprends ?

Je comprends.

Je dois y aller.

Tu pourras prendre ma valise ?

Tu as pris une décision ?

Oui ? Ta réponse est oui ?

Oui.

Tant mieux.

Tu n'as pas peur qu'on se dispute ?

Bien sûr que si.

Beaucoup de choses me font peur.

Mais je suis content.

Moi aussi.

T'en es bien sûr ?

Vraiment ?

Tant mieux.

Rendu-vous à New York.

Je t'aime.

Moi aussi.

C'est qui ?

Erik.

Entre.

Tu vas pas y arriver ?

On a vécu des bons moments.

C'est sûr.

Je dois m'habiller.

J'ai laissé mon cachemire bleu chez toi.

Ah oui ?

Mon imper aussi.

Je l'ai vu.

Tu les laisseras au gardien ?

Bien sûr.

Je passerai les chercher.

Vaut mieux qu'on ne se revoie pas pendant longtemps.

Je sais.

Tu peux m'appeler si t'as besoin de quoi que ce soit.

Je préfère pas.

Pas de problème.

Je t'aime vraiment, Paul.

C'est vrai ?

Je me pose la question.

C'est vrai.

Ça suffit, maintenant.

Je vais bosser.

J'ai une grosse journée.

Porte-toi bien.

Pas de souci.

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