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- Mon fils est introuvable.
Je me demandais s'il était passé ?
- Personne n'est venu ici. - OK.
Sanglots
- Fais un bon voyage. Ca va être génial, chérie.
Merci au Danemark.
Désolée.
- Je pars avec maman.
- Il y a des milices.
Imagine si tu te retrouves seule.
- Elle s'en va !
- Je t'aime.
- Maman !
Mathilde, je vais avec ma mère.
J'embarque sur un bateau privé.
- Laura est pas avec Fanny.
* On trouve pas Laura. Tu peux m'aider ?
- Oui.
*- On est le jeudi 2 novembre, trois jours après le grand départ.
Jesper Strange, coordinateur du service aux citoyens,
tout s'est bien passé ?
*- Environ la moitié de la population danoise
a quitté le pays.
*- La capitale et les autres grandes villes se sont vidées.
Mais il reste encore beaucoup de gens.
Tout est sous contrôle ?
*- Autant que possible
dans une situation qui change constamment.
Certains pays n'accueillent plus de Danois.
Nos concitoyens doivent aller dans des pays
où ils seront acceptés.
*- Beaucoup ne comprennent pas pourquoi ils doivent partir
alors qu'on ne voit pas d'eau.
Pouvez-vous leur expliquer ?
*- C'est dur de comprendre ce qu'on ne voit pas.
Mais entre le niveau de la mer qui monte rapidement
et l'arrêt des travaux du barrage d'Oresund,
l'eau va s'infiltrer et rendre l'ensemble du pays inhabitable.
- Henrik !
Henrik ?
Henrik.
T'étais où ?
- Je suis allé voir Danilo.
- OK.
- Il croit que son fils s'est tiré.
Comme ça.
Son autre fils est en Macédoine.
Mais il est convaincu que son Aron va revenir.
- Tu lui as dit quoi ?
- Dani veut racheter leur ancienne ferme en Albanie,
dans un village qui s'appelle Homezh.
Mais elle coûte 115 000 euros, aujourd'hui.
La région est devenue attractive,
elle est épargnée par la sécheresse et pas trop humide.
- Tu lui donnes de l'argent ?
- Il a plutôt besoin de savoir où est son fils.
- C'était un homicide involontaire.
De la légitime défense.
Remercie ton frère.
C'est sa faute. J'espère qu'il va le payer cher.
- Non, c'est moi seul qui dois payer.
J'ai envie de tout avouer, aujourd'hui.
C'est la meilleure chose à faire pour tout le monde.
- Ce que je vais dire va sembler cynique, je sais.
Mais cette affaire avec Danilo,
elle va se fondre dans la masse.
Le mois dernier, il y a eu des centaines d'agressions.
Des réfugiés se noient dans la Baltique.
Tous les jours, il se passe des trucs.
Des milliers de gens disparaissent.
Ce qui se passe au Danemark reste au Danemark.
C'est la triste réalité.
- Gilles.
- Euh... bon, finissez, j'arrive.
Y a du nouveau ?
- Je dois signaler sa disparition.
Aujourd'hui.
Je suis désolé.
- Je crois qu'on devrait en parler avant.
- T'as pas un contact dans la police ?
Tu connais quelqu'un ? Je suis super inquiet.
J'ai tout essayé, on a aucune nouvelle.
- On peut avoir une minute ? Merci.
On paie le loyer de votre appart et tout va se mettre en place.
- Je te remercie. - Mais...
Tu n'as pas encore légalement le droit de travailler ici.
J'ai peur qu'aller voir la police dans ta situation,
ce soit risqué.
Imagine que les flics débarquent ici ?
S'ils interrogent les mauvaises personnes ?
Tu sais le nombre de gens qui sont expulsés ?
C'est vrai...
S'ils découvrent que tu travailles sans permis, c'est foutu.
- Je sais.
- Mathilde, qu'y a-t-il ?
- Oh, salut.
Ca fait trois heures que j'attends ici.
Mes papiers, c'est le bordel. - Merde.
Je vous croyais tous partis. - C'était le plan.
Je sais pas si je pourrai entrer en Finlande.
- Laura a disparu.
- Quoi ?
- Elle répond pas aux messages.
Personne l'a vue.
- Elle a...
Je sais...
qu'elle a pris un bateau privé.
Un bateau de pêche.
- Putain, c'est pas vrai ! Mais...
Tu lui as parlé ? - Oui.
Elle a raté le ferry et je lui ai téléphoné.
- Pourquoi tu m'as rien dit ? - Je suis désolée.
T'aurais voulu que je te le dise quand ?
Et si jamais...
Si elle s'est noyée ? - Stop. Tais-toi.
- J'aurais dû l'arrêter.
- Amalie !
J'ai parlé à Gilles.
Il veut pas qu'on aille à la police. Il a peur qu'on nous expulse.
- Vaut peut-être mieux attendre, alors.
Et garder notre sang-froid.
- Oui.
- Elle est forcément quelque part.
- Je prends celui-là. - Merci.
- Ca va, là-haut ?
- On dort dans la grande chambre. Mon père et Lene, dans le salon.
- Et ta grand-mère ?
- Mon père dit qu'on sera à l'étroit.
Moi, j'ai peur qu'elle supporte pas le voyage.
Sonnerie
- Oui.
Elias ? *- Salut.
- Tu as du nouveau ?
*- Oui, et c'est pas ouf.
- C'est-à-dire ?
*- Apparemment, elle a embarqué sur un bateau privé.
Elle a loupé le ferry. - Comment tu sais ?
- Quoi ?
- Comment tu sais qu'elle l'a loupé ?
*- Mathilde lui a parlé et elle s'imagine le pire.
- Du genre ?
*- Elle a peur qu'elle se soit noyée.
- Elle est où ?
*- Je sais pas.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il a dit ?
- T'as vu un poste de police ?
- Non, j'ai pas fait attention, pourquoi ?
- Il faut que j'en trouve un.
- Dis-moi. - Je dois aller à la police.
- Je viens avec toi. - Alors dépêche.
Dépêche-toi ! - Oui.
Jacob !
Respire, d'accord ?
T'as pas de permis de travail et Gilles paie le loyer.
Tu dis rien sur nous.
- On sait pas ce qui arrive sur ces bateaux.
Faut lancer des recherches.
On s'en fout de ce que je dis sur nous.
- On appelle Nikolaj ?
- Il pourra pas l'aider si elle est sur un bateau qui coule.
Je dois prévenir la police.
...
- Henrik ?
Henrik !
Merde !
Henrik !
Qu'est-ce que tu fous ?
Tu vas où ?
Il se passe quoi ?
- J'ai chargé la voiture.
Je vais me dénoncer. J'en peux plus.
- Putain... - Tu m'emmènes à Copenhague ?
On se dira au revoir là-bas.
C'est le seul poste de police encore ouvert.
Je suis désolé.
- J'ai cru que tu me quittais.
- Non.
Mais...
Je vais sûrement finir en prison.
- Une petite minute. Attends...
Je vais dire à l'ambassade à Londres que je commence plus tôt.
On part tout de suite. D'accord ?
On part ensemble,
d'accord ?
Henrik. - Je vais pas y arriver.
- Si. - Non, je peux pas.
Nik, je vois son visage sans arrêt.
Pense à Danilo. Il a le droit de savoir.
- Je sais, mais...
Je sais pas quoi te dire.
On ira le voir en Albanie plus tard.
Je te le promets.
On lui racontera tout.
On pleurera ensemble sur cet accident. C'en était un.
On l'aidera à réaliser
son rêve. On paiera sa ferme pour un nouveau départ.
En prison, tu pourras plus rien pour lui. Ca lui apportera rien.
Absolument rien.
- Hé !
Sonnerie
...
- Allô ?
*- Quelqu'un veut te parler. Quitte pas.
- Allô ? C'est qui ?
*- Elias ? - Laura !
Putain, t'es où ?
*- Je suis en Russie. - En Russie ?
*- On a pas pu débarquer en Pologne à cause de la police des frontières.
- On s'est grave inquiétés. Comment tu vas ?
*- Je sais pas. Les gens sont durs, ici.
*- Raccroche.
- Laura ? *- Allô ?
- Ouais.
*- Ils nous emmènent à Donskoye, c'est à 100 km de la frontière.
- Ca a l'air pourri comme plan. Rentre.
*- C'est impossible de rentrer d'ici.
On m'a dit d'éviter la police parce que je suis une fille.
Et mon abruti de père a planqué un flingue dans mon sac.
*- Allez, c'est fini.
*- Désolée, encore deux minutes.
- Laura, où...
*- Putain, Elias. Je suis désolée, j'ai grave déconné.
Tu me manques.
- Il va où, ton bateau ?
*- Excusez-moi, il va où, le bateau ?
*- A Stegna. *- Stegna ? OK.
Tu as entendu ? - Stegna... Deux secondes.
Comment tu vas y aller ?
*- A pied. C'est hyper loin.
- Laura,
va en Pologne. Prends le bateau pour Stegna,
ce soir ou dès que tu peux.
Appelle-moi ou appelle ton père de là-bas.
*- Tu vas faire quoi ? - Ben...
Je vais venir te chercher.
*- Quoi ?
Tu peux pas. Tu pourras pas passer.
- Si, je vais le faire. Je vais venir
te chercher, t'inquiète pas.
Je trouverai. On ira à Bucarest ensemble.
*- C'est ce que tu veux ?
- Je veux être avec toi.
On se voit à Stegna.
Musique douce
...
...
- Un bateau ? Elle ferait mieux de rester où elle est.
*- Je crois que c'est la meilleure solution.
*- J'ai signalé sa disparition à la police.
Pourquoi elle va pas voir la police ?
- Je vais la chercher.
*- Quoi ?
OK.
Super. Prends la voiture.
Je vais prévenir la police. - Papi ?
- C'est incroyable ce que tu fais.
* Je sais pas quoi dire. Je t'adore.
- Je vous adore aussi, Jacob.
Tout va bien se passer. Ca va s'arranger !
*- Elias, merci.
"Kobenhavn" (Ulige Numre)
...
- Je vais en Finlande, mais je passe par la Pologne.
- Ca dit ici que vous passez par Stockholm.
- Oui, mais...
je pourrais peut-être...
- Vous ne pouvez pas entrer en Allemagne.
- Non.
- Vous récupérerez votre passeport à Copenhague dans quelques jours.
- Vous pouvez pas le garder. - Si.
Beaucoup de gens essaient de passer. On est obligés.
- Je comprends, mais je dois... - Sortez de la file.
Sortez de la file.
- D'accord. - Merci.
Passeport.
Klaxons
...
- Ouais. - Circulez.
Allez !
...
- Adieu, Danemark !
Je te kiffe !
- Courez, allez.
- Il va bien ? - Avancez.
Allez.
- Tiens, prends ma main.
- Dépêchez-vous.
- Vous savez où on est ?
...
- Récupère le fric et compte-le.
- Vous allez à Donskoye ?
- Y a plus de place. C'est 50 max.
- Mais on est à peine 20. - 50 !
Max.
- Je peux payer.
- Plus de place.
Tu regardes quoi ?
Hein ?
Allez.
Va-t'en.
Sergueï ? - Oui.
- On est prêts ? - Ouais.
- Dépêchez-vous, avancez.
Plus vite.
Plus vite.
Allez.
- Magnez-vous, on n'attendra personne.
On n'a plus le temps.
- Salut. Ca fait longtemps que vous êtes là ?
- Presque une heure.
- On y va, il faut y être avant la nuit.
- Oui, on y va. - Allez.
- Excusez-moi.
Salut.
S'il vous plaît.
Vous savez si on est loin de Donskoye ?
- Il y a 5 à 7 heures de marche jusqu'au bateau.
Il part pour Stegna demain matin.
- Ils ont dit qu'il y avait plus de place pour moi.
Mais...
Vous pouvez peut-être m'aider ?
J'ai compté. On est 37 et il y a 50 places sur le bateau.
J'ai de l'argent.
Et j'ai une arme si ça vous intéresse.
- Putain !
Une arme pour traverser des frontières.
Faut chercher les emmerdes ou être grave naïve.
Putain de Bambi.
- T'es débile ? Je t'ai dit qu'il y avait plus de place.
- Vous avez dit 50 personnes...
- Ta gueule !
- Arrêtez. - Dégage !
- Arrêtez, s'il vous plaît. - Ferme-la.
T'es pas futée, toi.
Allez, on avance !
- Debout, Bambi.
On y va.
Musique intrigante
...
- Excusez-moi ?
Quelqu'un sait où on est ?
- C'est le point de rendez-vous.
- On sera au sec à l'intérieur.
...
- Merde, il y a vachement de monde.
On est plus de 50 maintenant.
- Oui, je sais.
T'as toujours ton argent ?
- Oui.
Combien c'est ?
- 3 000.
- 3 000 ? - Oui.
Je vais voir avec lui.
- Merci.
- Elle, là.
- Qu'est-ce qu'elle fout encore là ?
Hein ?
- Elle prend le bateau.
- C'est 3 000 pour moi.
Pour le bateau, il en faudra encore.
- T'es qu'un voleur.
- Moi ? - A ton avis ?
- Un voleur ?
Pauvre conne.
- Bon, je lui ai donné 3 000.
Mais il faudra donner le reste au mec du bateau.
Il sait que t'as pas le choix.
Tu l'as eu où, ton flingue ?
- C'est mon père, il l'a mis dans mon sac.
Il voulait me protéger, j'imagine.
Notification d'envoi
Vrombissement de moteur
Quelqu'un marche dans l'eau.
- Debout, tout le monde. Dépêchez-vous.
Plus vite, allez. Allez, allez !
Pourquoi tu traînes, toi ? Allez, plus vite.
Toi ? - Moi ?
- Non, pas toi. Avance. Stop.
Toi, tu dégages. Demi-tour.
- Pourquoi ? Je vous ai payé.
- Je te l'ai dit. 50, pas plus.
- Je vous ai donné 3 000 euros. - Quoi ?
Tire-toi. - J'ai de l'argent.
J'en ai encore.
- Donne-moi tout. - Non.
Tenez. - Avancez. Donne tout.
- C'est tout ce que j'ai. - Bouge pas, attends.
Sergueï ! - Quoi ?
- Y a de la place pour une de plus ?
- Pacha, on peut prendre une de plus ?
- Non, c'est complet.
- On peut pas ! - Plus de place !
- Plus de place. - Mais...
- Il faut que je monte, laissez-moi passer !
- C'est plein. - Pourquoi vous faites ça !
- Allez !
- Vous avez mon argent. - Rends-lui son fric.
Connard, rends-lui son fric. - S'il vous plaît.
- Vous pouvez la prendre.
- Ta gueule ! - Rends-lui son argent !
- Ferme-la.
- Montre-lui ce que tu as. Montre-lui !
Il t'a volé ton fric.
Ton père te l'a donné pour ça !
Sors le flingue !
- Quoi ?
Tu fais quoi, là ?
Et toi, la connasse !
Tu veux rester là, c'est ça ?
Monte sur le bateau !
Magne-toi !
Par là.
Relève-toi, sale pétasse.
- Avance !
A genoux. - S'il vous plaît.
- Allonge-toi ! Bouge pas.
- Balance-la dans la flotte après. - OK.
Sanglots
- Je suis désolée. C'est pas le mien.
C'est mon père
qui l'a caché. C'est pas à moi. - Chut.
- Mon père me l'a mis dans mon sac.
Et là, c'est qui ?
- Quelqu'un qui est tombé.
Ou quelqu'un qui est mort.
- Il est con, ton père, ou quoi ?
- C'est pas grave.
Embrasse les autres pour moi.
- Et maintenant...
je vais te tuer.
Vrombissement
...
Respiration haletante
...
- Excuse-moi.
On peut parler deux minutes ?
- Salut. - Désolé de te déranger.
On m'a dit que tu étais là. T'as pas répondu à mes derniers messages.
- Non, je sais.
- On parle plus tard ? - Non, t'inquiète.
T'as eu des nouvelles de ta fille ?
- Oui, il y a quelques jours. Interpol a signalé sa disparition.
Elle devait arriver en Pologne hier.
Gilles...
Je voudrais pas abuser, mais si tu pouvais m'avancer
pour aller la chercher là-bas,
je t'en serais vraiment super reconnaissant.
- Bon, d'accord... - C'est vrai.
On a presque plus rien. - Entrez prendre un café.
- Tu as parlé aux flics ?
- Je me suis porté garant pour toi.
Mais...
ton permis de travail ne sera pas approuvé.
- Pourquoi ?
- Parce que tu es allé voir la police, Jacob.
Tu leur as dit que tu travaillais avec nous.
Hier après-midi, ils m'ont contacté.
Ils ont de sérieux doutes à propos de toi, de ta famille
et de vos contrats de travail.
Vous auriez jamais dû
faire entrer vos proches de cette manière.
J'ai peur qu'on doive en rester là.
Je suis content que ta fille soit en vie...
- Comment ça, en rester là ?
- J'ai dit à Jacob de ne pas aller à la police.
Il n'en a fait qu'à sa tête, comme souvent.
- T'aurais fait comme moi.
- Peut-être, mais cette fois, c'est compliqué.
Tu emploies plusieurs membres de ta famille,
entrés dans le pays avec de faux papiers.
Et moi, je suis complice de ça ?
Vous vous rendez compte ?
Je risque d'être accusé de trafic d'êtres humains.
- C'est une blague.
- C'est pas une blague. C'est bizarre, mais c'est comme ça.
On doit mettre un terme à cette collaboration.
On ne peut rien faire de plus.
- Vous devriez avoir honte. Nous lâcher comme ça.
- Je devrais avoir honte ? - Oui !
- Je devrais...
J'ai fait tout ce que je pouvais et vous avez tout foutu en l'air !
Allez vous faire foutre...
- Qu'est-ce qui te prend ?
Chérie, calme-toi. On va trouver une solution.
Je suis désolé.
Vraiment.
- Au revoir.
Vous êtes des putains d'enfants gâtés.
Mais je pense que vous allez très vite redescendre.
- Sérieux, Gilles !
- Bonjour.
- Salut.
- Stegna, en Pologne ?
C'est à combien de temps à pied ?
- Deux jours.
Deux jours de marche jusqu'à la Pologne.
- Vous avez un téléphone ?
- Non, pas de téléphone.
- Vous voulez venir avec moi ? Là-bas ?
On pourrait marcher ensemble.
- On va avec elle ?
- J'en peux plus, j'y arriverai pas.
- C'est trop loin.
Il faut que tu marches en longeant la côte.
Pendant 100 kilomètres,
peut-être plus.
Quand t'arrives près de la frontière,
tu traverses par la forêt.
- Retourne le voir.
- Bjorn, vous voulez bien me lâcher deux secondes ?
Je suis désolé. - Non, c'est pas ta faute.
Ils connaissaient notre situation... - Mais je nous ai mis dans la merde.
- Vous êtes qui ?
- On doit changer la serrure.
- Ils changent la serrure.
- Qu'est-ce qui se passe ? Non.
C'est un malentendu.
- J'ai bien peur que non, Jacob. Je suis désolé.
Vous avez jusqu'à 17 heures, d'accord ?
La femme de ménage passera.
- C'est totalement inutile, Christophe.
Vrombissement de la perceuse
Je suis au téléphone ! Vous nous accordez une minute ?
Une minute !
Il nous faut deux lits. Le petit dort avec nous.
- Il va falloir prendre deux chambres.
- Elle est pas d'accord. - Merci, Bjorn.
- Vous êtes trop pour une chambre. - On doit prendre 2 chambres.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- La plus grande chambre est pour 4. - On est 5 avec notre fils.
- Vous avez réservé ?
- Pierre, je te rappelle.
OK.
- J'ai trouvé un poulet rôti.
Il a l'air délicieux.
- Mikkel mangera pas, il dort déjà.
- Tant pis.
- Je vais faire un peu de place.
- Chérie.
Je viens de parler à Pierre.
Il dit qu'il peut nous avoir des permis
en Suisse.
On est trop à l'étroit.
On va pas vivre à cinq dans une chambre.
On va prendre le train pour Zurich, comme ça, ce sera réglé pour nous.
Mais j'aimerais que tu viennes avec nous.
D'après lui, comme tu es ma fille, c'est bon.
- Super, mais pour Mikkel et Jacob ?
- Mikkel vient avec nous, ça va de soi.
Mais on peut pas arriver aussi nombreux.
- T'es vraiment gonflé.
D'abord,
tu abandonnes ta mère, sans remords.
- Laisse ta grand-mère hors de ça.
D'accord ?
- Et t'essaies de m'éloigner de Jacob ?
- Il y arrive bien tout seul.
Il s'occupe mal de toi.
Regarde où on est.
- J'hallucine.
Il essaie de s'occuper des autres.
T'as jamais été foutu de le faire.
Vous devriez partir maintenant.
- On se rappelle. - Quoi ?
- Je reste ici. - Ca marche.
Fais attention à toi.
Bon, Elias n'a pas eu de nouvelles.
Mais il a fait du stop et il sera en Pologne demain.
Qu'est-ce qui se passe ?
- Lene et mon père vont partir.
- Au revoir.
Musique intrigante
...
- Lucas ?
Lucas, t'es où ?
Lucas.
Ma mère va bien ?
...
- C'est parfait. Merci !
Merci ! Au revoir.
Bonne route !
...
Il crie.
Putain.
Aboiements - Tais-toi !
- Salut !
Bonjour.
- T'inquiète, il est pas méchant.
- Je cherche à rejoindre la côte. C'est loin ?
- Tu viens d'où ?
- Du Danemark. Aboiements
Je peux venir vous rejoindre ?
Je viens vous rejoindre.
Merde ! Fait chier.
Putain.
Désolé. Bonjour.
- Tu serais pas un peu cinglé ?
- Je crois qu'on peut dire ça.
Je vais... Faut que j'aille à Stegna,
pour retrouver ma copine.
Elle doit déjà m'attendre là-bas.
J'ai vu des rails. Il y a une gare pas loin ?
- Oui. - Ouais ?
- Oui, tu devrais pouvoir choper un train pour Stegna, mais...
Plus tard. Et pas depuis cette ville.
Il y a plus beaucoup de trains qui desservent la côte.
Bonne chance. - Attendez. Vous pourriez...
me dire où trouver
un supermarché ou un endroit où acheter à boire et à manger ?
- Bon, écoute...
Viens chez moi.
- Sérieux ?
- Je te présenterai ma femme et tu pourras manger
et dormir un peu. - Oui.
- Je crois que t'en as besoin.
Moi, c'est Bartek. - Elias.
- Il se passe pas grand-chose ici.
Avec ma femme Kasia, on est parmi les derniers encore là.
- OK. - Ils évacuent toute la région
à cause de la montée des eaux.
- Je vois ça.
Il y a eu pas mal de pillages ?
- Oui, il faut être prudent.
Il y a des intrus, des étrangers.
Beaucoup de Russes et d'autres réfugiés clandestins.
- Il y a des pillages dans mon pays aussi.
- L'eau arrive.
Tout le monde va partir.
Après Noël, on va aller vivre à Varsovie.
Mais notre enfant sera né ici.
- Hé ! Félicitations.
- Merci.
En attendant, on défend notre pays, notre ville.
Parce que putain,
si tout doit sombrer, ce sera dans la dignité. Tu vois ?
Doucement. Doucement.
Bienvenue. - Merci.
- On a un invité.
Il a fait de la luge.
- C'est qui ?
- Un réfugié.
Je l'aide un peu.
C'est bon.
- Je t'en prie, entre.
Ca te fera du bien de manger. Tu viens de loin ?
- Il vient du Danemark. - Oui, je suis danois.
- C'est pas tout près. - C'est clair.
Ca va ?
- Oui.
C'est juste... qu'il donne des coups.
- Il a envie de sortir. - Oui.
- Je peux ?
- Bien sûr, oui.
- Je le sens.
- C'est bizarre, hein ? - Oui.
- Qu'est-ce que tu fais en Pologne ?
- Je suis venu chercher ma copine.
Respiration haletante
Musique douce
...
- Ca va, mademoiselle ?
T'es d'ici ?
T'es immigrante ?
Il y en a plein qui traversent par la forêt.
T'as eu de la chance de pas te faire attraper.
Tu veux aller voir la police ?
- Non.
Je dois retrouver mon copain.
Merci.
- Où tu dois le retrouver ?
- A Stegna.
Mais j'aurais dû y être il y a plusieurs jours.
On devait aller à Bucarest, rejoindre ma mère.
- Ton copain est à Stegna ?
- J'espère, oui.
Je peux téléphoner ? - Oui.
- C'est très gentil.
- Il doit pas rentrer avec les pattes mouillées.
- Kasia. - Tu feras attention au bébé ?
- Oui, allô ?
*- C'est moi.
- C'est elle.
Salut, Laura ! Ca va ?
Tu vas bien ? T'es où ?
- Je suis en Pologne. * Rires
*- Moi aussi ! On va bientôt se revoir !
J'y crois pas.
Tu vas bien ?
Putain, je suis trop content.
J'aimerais déjà être à Stegna.
Tu es où exactement ?
- On est où, là ?
- Dis-lui de te rejoindre ici, à Elblag.
Ce sera plus pratique
si vous voulez aller à Bucarest.
C'est plus près.
- Tu dois me rejoindre à Elblag. Tu vois où c'est ?
- Attends.
J'ai trouvé. C'est à quelques heures d'ici, vers la côte.
Je me dépêche.
Si je suis pas là ce soir, rejoins ta mère.
* On se retrouvera plus loin.
Et j'ai une surprise pour toi. Je pense...
Je crois que ça te fera plaisir.
- Merci.
- Ouvre la bouche, mon poussin. Faut te brosser les dents.
- Amalie ! - Oui ?
Qu'y a-t-il ?
- Elle est en Pologne. - Non ?
- Elle est en Pologne, putain !
- C'est génial !
- Elias va essayer de la rejoindre.
- Elle t'a écrit ? - C'est Elias.
Je téléphone à Fanny. - OK.
Vibreur
... - Allô ?
*- Salut, Fanny. - Salut.
*- Elle est en Pologne.
Elle est en Pologne.
- Elle sera bientôt là ? *- Oui.
* Rires
- C'est vrai ? *- C'est fantastique.
- Oui, c'est génial.
Aboiements
- C'est normal que je l'aie appelé !
- Il est à pied, tout seul. De quoi t'as peur ?
- T'as bien fait.
Aboiements
- Désolé, Elias.
On a de la visite.
- Je dérange pas ?
- Non. C'est un ami.
T'inquiète. - OK.
- C'est à cause d'un voisin. Il voit des problèmes partout.
Ouais.
- Tout va bien ? - Oui.
Cet agent va te conduire à Stegna. D'accord ?
- Oui, mais...
C'est trop loin, c'est gentil, mais...
Je dois aller à Elblag.
- C'est un peu plus près.
- Tu viens du Danemark ?
- Oui.
- T'as ton passeport ?
- Désolé.
- Il est à Copenhague, je l'ai pas sur moi...
- OK.
Viens avec moi.
- Maintenant ? - Oui, maintenant.
- Je prends mon sac.
- Tu nous accompagnes ?
- Oui. - OK.
- C'est bon ? - Oui, après toi.
- OK.
Sous-titrage TITRAFILM
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