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Original subtitles

Musique joyeuse

- Au revoir.

- Bon voyage.

- Bonjour. - Vous partez en voyage?

- Oui. Je vais � Saint-Loup.

- Dans le Lot-et-Garonne?

- Non, non. En Seine-et-Marne.

- Billets, je vous prie.

Quel Saint-Loup?

- En Seine-et-Marne.

- "Dieu ne vous a pas cr�e que pour cette vie.

"Elle vous est donn�e pour m�riter la vie �ternelle.

"Puissiez ne jamais oublier cette v�rit�...

"...et vous aider mutuellement dans la vie...

"...afin de parvenir � ce bonheur de l'�ternit�."

Lucien Ch�telard, voulez-vous prendre Jeannine Langlois...

...ici pr�sente, pour l�gitime �pouse?

- Oui, mon p�re.

- Vous promettez de lui garder fid�lit� comme il se doit?

- Oui, Paul.

- Oui, mon p�re.

- Oui, mon p�re.

- Jeannine Langlois, voulez vous prendre pour �poux...

...Lucien Ch�telard, ici pr�sent?

- Oui, mon p�re.

- Et lui jurer de garder fid�lit�...

- Oui, mon p�re.

...selon le commandement de Dieu? Oui, mon p�re.

Oui, mon p�re. - Oui, mon p�re.

- A genoux.

Tenez-vous la main droite.

Je vous unis, au nom du P�re, du Fils et du Saint-Esprit.

Et voil�. Vous voyez, c'est simple.

Je vous souhaite bonne chance.

- Ca y est. C'est dans la bo�te.

- �a manque de cloches, d'orgue et de tapis...

...mais c'est le meilleur mariage que j'ai fait � Saint-Loup.

Allez. On va trinquer.

Tu n'as pas oubli� la grange.

- J'aurais jamais pris un autre cur� que toi.

- Pour quand, le bapt�me?

- Dans 7 mois.

- On l'appellera Claude ou Claudie.

- Allez.

- T�ens...

...notre cadeau de noces.

- Fais passer.

- �a porte bonheur.

- �a porte bonheur?

Les enfants rient.

- Merci, les m�mes.

- Maintenant, au boulot.

Allez, au fagot.

Dis-moi...

Il va te falloir un travail stable, maintenant.

Si je vois mon copain Laclaux, je lui parlerai de toi.

- T'es un fr�re, Paul.

- Laclaux te casera. Tu penses...

...le grand banquier Laclaux.

- Attendez-moi, Victor.

Ca va �tre long, vous venez?

- Non. Il y a votre secr�taire et la dactylo...

...je ne voudrais pas qu'il me voie manquer de courage.

- Quelle catastrophe.

- Le vieux Laclaux �tait trop prudent, mais son fils...

- Il a risqu�, il a perdu.

Esp�rons que le groupe Lach�nais accepte de renflouer la banque.

- Lachenais a appel�? - Pas encore.

- Et le bilan? - Il est pr�t.

- Et le courrier? - Rien.

Le directeur de Saint-Loup relance son invitation.

- C'est pas le moment. Et ma correspondance?

- Il me reste la lettre du notaire.

*-Je vous fais parvenir, avec la pr�sente lettre...

...les titres de propri�t�s de mes biens immobiliers...

...ainsi que les valeurs et actions repr�sentant ma fortune personnelle.

Ces titres, biens et valeurs...

...devront �tre r�alis�s par vos soins...

...pour servir au remboursement...

T�l�phone

- All�, oui?

C'est Lachenais.

Oui.

Ah bon?

Bon. Je comprends.

Merci. Je transmettrai � M. Laclaux.

M. Lachenais s'excuse de ne pas vous avoir appel� lui-m�me...

Il a us� de toute son influence...

- Pour remporter l'adh�sion de son groupe, sans succ�s.

C'est beau, le fran�ais.

C'est la guillotine.

Il n'y a plus de banque Laclaux.

Il ne faut pas que �a vous coupe l'app�tit.

Faites un bon souper � ma sant�.

A demain.

A la maison.

- Lachenais a refus�. - Oui.

Trop heureux de me voir couler � pique.

En ce qui vous concerne, c'est arrang�.

Notre appartement est � votre nom.

J'ai d�pos� votre dot...

...� la banque de France. Etablissement solide.

S�curit� garantie. - Vous ne parlez que de moi.

Et vous? - Je n'ai plus rien � vous donner.

Je reprends ma libert�.

Je pars au Maroc.

- Avec elle?

- Catherine?

Je vous donne ma parole, je pars seul.

A tout � l'heure.

- Jean?

Musique douce

Voiture

- Je sais. Fourcade m'a t�l�phon�.

- Catherine.

Et voil�. Je suis br�l� � Paris.

Je vais � Tanger, repartir � z�ro.

- Je serai avec toi.

Pr�s de toi.

- Tu ne sais pas ce que c'est d'�tre ruin�.

- Tu ne te rends pas compte de ce que tu dis.

- Je n'ai plus rien.

- Et moi? Tu pensais que j'allais te laisser?

Que je restais avec toi � cause de l'argent?

Demande-moi pardon.

- Il faut �tre r�aliste.

- Quoi? Les difficult�s, les d�ceptions?

Ce soir, ne dis rien. N'y pense plus.

Essaie d'oublier.

As-tu d�n�? - Non.

- J'en �tais s�r.

Fourcade m'a dit que mon oncle t'avait �crit.

- Pour Saint-Loup.

- Vas-y. C'est bien de voir ces anciens camarades.

- Tout �a est si loin.

De quoi pourrions-nous parler? - De votre enfance.

Vous, vous avez plus de chance. Vous avez l'amiti�, les copains.

Nous, nos souvenirs commencent au 1er baiser.

- T'es charmante.

- Tu devrais y aller. Fourcade ira...

...ainsi que ton ami, Forestier.

- C'est vrai, il y aura le cur�. Cet animal de Paul.

Il aura fallu que je sois ruin� pour m'offrir un jour de vacances.

Il manquera Merlin.

Avec Forestier, nous �tions ins�parables: Les 3 mousquetaires.

O� est-il pass�, Merlin? En Chine, � Tahiti, au p�le Sud?

Tu te souviens de lui?

Il avait saut� le mur de Saint-Loup...

...pour finir en Am�rique � la veille du bac.

- Oui, je me souviens.

Poules de la ferme

- C'est ici. Le cur� n'a pas chang� de palace.

Oh! Paul!

Oh, oh! Le cureton!

Paul!

Oh, Paul! Paul!

Il y a quelqu'un?

Il y a personne.

Jet de pierre

Si, il y a quelqu'un. Le cur� est l�?

- Non. C'�tait pour vous marier?

- Nous marier?

- Il en a fait un, de mariage, hier.

- Il va revenir bient�t?

- Il est parti � v�lo, avec son casse-cro�te.

- Tu lui diras que Merlin est venu.

- Entrez, si vous �tes des copains de Paul.

Moi, c'est Ernest. - Enchant�.

- How do you do?

- Entrez dans la grange, je vais demander o� Paul est all�.

- Mais c'est incroyable!

- Nous avons beaucoup d'endroits comme �a, en France.

C'est une grange. - What?

- Une grange. - Dont' be silly.

- Entrez, vous �tes chez nous.

- J'ai navigu� 5000 km pour visiter le ch�teau de Versailles...

...et je visite une... - Grange.

Et �a n'est qu'un d�but.

- J'aurais d� me m�fier de vous.

- Oui, hein!

- Vous �tes unique.

- Je l'esp�re bien.

Avouez qu'hier...

...c'�tait bien agr�able de d�ner dans cette guinguette.

Et comme �a, vous savez...

...ce qu'est le miracle de la Marne.

- C'est une victoire? - Oui.

Mais en temps de paix, c'est une friture de goujons.

- Vous �tes bien l�-haut?

- Oui, ch�rie.

Elle rit. - Vous �tes formidable.

Mais quand je vais rentrer en Am�rique...

...mes amies vont dire: "Barbara...

"...vous avez visit� les Invalides?" Que vais-je r�pondre?

- Que le march� aux puces est plus charmant.

Pour le Panth�on, c'est un cimeti�re distingu�...

...mais il ne vaut pas celui des chiens.

- Vous �tes fou! - Mais non.

Je voudrais que vous disiez:

..."Il ne m'a pas re�ue dans un monument historique.

"Mais comme chez lui, dans sa maison. Avec les photos de famille."

Klaxon

- Le cur� est all� passer l'apr�s-midi au coll�ge de Saint-Loup.

Je peux vous conduire? - Non, je connais.

C'est l� o� nous avons fait nos �tudes.

- Je t'ai eu, crapule.

Allez, � la gendarmerie.

- Je pensais te retrouver...

- Vous le connaissez? C'est du joli. Il m'a vol� ce couteau.

Un couteau de 750 F. Je foutrais �a en prison.

- Et apr�s, vous connaissez l'engrenage. Laissez-le-moi.

- Il a fil� de votre grange et vous le gardez.

Vous �tes gentil.

- Quand on perd son chien, on veut le retrouver.

- J'ai jamais eu de chien.

- C'est bien parce que c'est vous. Emmenez-le et gardez-le.

Dis "merci".

- Moi, je vous remercie.

Allez file.

- Dr�le de cur�.

- Un jour, il se fera assassiner.

Musique myst�rieuse

- Vous d�sirez?

- Voir Mlle Catherine Jacquelin.

- Elle est partie en voyage.

- Pour longtemps?

- Je crois. Vous voyez, je range tout.

- Merci. Je lui �crirai.

- Madame.

- Il arrivera avant nous.

Un enfant pleure.

- Deux minutes, c'est bon.

- C'est pas possible, vous y prenez racine.

Lahulotte! - Subileau.

- Sacr�e vieille noix.

- �a fait au moins 11 ans qu'on ne s'�tait vus.

- Je suis cultivateur et toi?

- Je suis avocat. - �a m'�tonne pas.

Le b�b� pleure.

- Sacr� Subileau!

- T'as pas chang�. - Toi non plus.

- S'il vous pla�t, c'est press�.

- Viens, il y a des anciens de Saint-Loup.

Ils rient de bon coeur.

- Selon Adam, n'est-ce pas...

La science la plus haute, n'est-ce pas, est la dialectique.

La dialectique, n'est-ce pas, aboutit aux id�es.

- C'est des 2e, ici, j'ai un billet de 3e.

- Qu'est-ce que �a peut faire?

- Le p�re "N'est-ce pas?", c'�tait un brave type.

- C'est toi qui �levais des hannetons?

- Les hannetons, c'�tait moi.

- Ah! Mais oui, bon sang.

Ils parlent tous ensemble.

- Voici les 2 mamelles de la France.

Subileau, cultivateur.

- Salut, Le Guellec. - Le Guellec, c'est moi.

- Patrice de Puy-T�rejol.

- Mais oui, c'est le marquis.

- Je suis le marquis donc je continue.

- Mes enfants, rassurez-vous...

...ce n'est pas au moment o� vous allez quitter le coll�ge...

...que je veux vous infliger un discours.

Si j'osais parodier notre immortel Bossuet...

...je m'�crirais:"L'ann�e scolaire se meurt, elle est morte."

C'est un d�c�s qui a toujours �t� accueilli avec enthousiasme...

...par tous les �coliers du monde.

Vous allez prendre un repos bien gagn�.

Bien gagn�, en tout cas, par vos professeurs.

Montre-moi tes mains.

Oh! Encore pleines d'encre.

C'est pas possible, tu �cris tes m�moires.

Reviens-nous � la rentr�e avec des mains plus propres.

Cette ann�e scolaire, dans l'ensemble...

...aura �t� plut�t satisfaisante.

H�las, une fois de plus...

...nous n'aurons pas pu vous offrir tout le confort...

...que nous aurions souhait�, mais au moins...

- Plus que 3 minutes.

- Bruneto F�lix, que signifie le mot "silence"?

Il n'y a qu'un mot qui compte pour vous, le mot "vacances".

Eh bien, votre vieux coll�ge vous dit: "A l'ann�e prochaine."

Allez, vous �tes libres.

Cris de joie

- Au revoir, monsieur. - Au revoir, monsieur.

- Bonnes vacances. Soyez sages.

Cris de joie

- Au revoir, monsieur.

- Au revoir, Bruneto F�lix.

Et soyez sages.

- Et amusez-vous bien.

Au revoir et soyez sages.

Ils respectent la tradition, c'est gentil.

Qui sait si je pourrai rouvrir Saint-Loup.

Cloche

Si je ferme mon coll�ge, ma vie n'aura plus de sens.

(En choeur)

Un �l�phant, �a trompe, �a trompe Un �l�phant, �a trompe �norm�ment

Deux �l�phants

�a trompe, �a trompe

Deux �l�phants, �a trompe �norm�ment

Trois �l�phants, �a trompe, �a trompe

Trois �l�phants, �a trompe �norm�ment

- 24 �l�phants, �a trompe, �a trompe

24 �l�phants

�a trompe �norm�ment

25 �l�phants, �a trompe, �a trompe

25 �l�phants, �a trompe �norm�ment

26 �l�phants, �a trompe...

- 26 �l�phants...

- Que signifie le mot "silence"?

- Raboisson.

- Marcel Raboisson. - Salut, les anciens.

Retrouvailles

- Voil� Saint-Loup, ce vieux Saint-Loup.

(En choeur) - 34 �l�phants, �a trompe, �a trompe

34 �l�phants, �a trompe �norm�ment

35 �l�phants, �a trompe, �a trompe

35 �l�phants, �a trompe �norm�ment

(En choeur) - 39 �l�phants, �a trompe, �a trompe

39 �l�phants, �a trompe �norm�ment

40 �l�phants, �a trompe, �a trompe 40 �l�phants

�a trompe �norm�ment - Oh?

Oh!

- Arr�tez-vous, les anciens. Oh!

Oh! H�, Saint-Loup!

Oh, oh!

Cris de joie

- Comment vas-tu? - Oh, Caille!

- Tu te souviens?

- Abadie. Ah!

- Comment tu vas?

Ambiance de retrouvailles

Les enfants font l'appel.

- C'est curieux, d'enterrer les classes.

- C'est la tradition � Saint-Loup, comme les �l�phants.

- Ceci est le proc�s verbal du d�c�s de la classe de 5e de 1950.

Chaque classe fait l'appel.

- Il faut acc�l�rer.

(En choeur) Ah, la guenon, la foison

Elle est morte

- Allons, pressons.

Nous allons manquer le train.

Cris

(Les anciens en choeur) - 100 �l�phants, �a trompe, �a trompe

100 �l�phants, �a trompe �norm�ment

101 �l�phants, �a trompe, �a trompe

101 �l�phants, �a trompe �norm�ment

- Alors, les enfants... La vie est belle.

- Bonjour.

- Salut, coll�gue.

- C'est qui, ces vieux jetons?

- Des anciens de Saint-Loup.

Il claque des mains.

- Allons, les enfants.

(En choeur) - Un �l�phant, �a trompe, �a trompe

Un �l�phant, �a trompe �norm�ment

- Merci.

- Je reviendrai vers 6 h.

- Ne dis pas � ton oncle que je suis ruin�.

Pas un mot non plus aux camarades.

J'ai horreur des condol�ances. Je suis encore millionnaire.

A 6 h. - Amuse-toi bien.

- Ce soir, je ne couche pas � Saint-Loup.

Les autres arrivent en chantant. - Les voil�.

Cris de joie

Retrouvailles

- C'est l�-haut qu'on l'avait enterr�e.

- Mais oui, je m'en souviens. - Encore plus haut.

- C'est moi qui vais la trouver.

- Je le sais, c'est moi qui ai creus� le trou.

- �a y est.

Je l'ai.

Ah, c'est pas trop t�t.

- La classe de philosophie 1938. - Donne que je la touche.

J'avais mes yeux.

- 11 ans, �a fait tout dr�le.

- C'est normal.

- Toute notre jeunesse.

Fais l'appel, cur�. - Oui.

- Abadie. - Pr�sent.

Esp�randieu.

Forestier Paul. Pr�sent

Forestier Ren�. Pr�sent pour lui. Laclaux?

- Pr�sent. - Merlin?

- Pr�sent pour lui.

- Lahulotte? - Pr�sent.

- Puy-T�rejol? - Pr�sent.

- Subileau? - Pr�sent.

- Le Guellec? - Pr�sent.

- Raboisson? - Pr�sent.

- Tout ce que nous faisons est inutile.

- Mais voyons, tout va s'arranger.

- 38 �l�phants, �a trompe, �a trompe 38 �l�phants

�a trompe �norm�ment

39 �l�phants, �a trompe, �a trompe 39 �l�phants...

- Oui. Ce sont eux.

Vite, vite.

Les voil�.

Musique douce

- Comme on en a bav�, ici.

- C'�tait le bon temps.

Il fait sonner la cloche.

- Bravo, Raboisson.

C'�tait vous qui sonniez la cloche?

- Je suis content de vous revoir.

- Moi aussi, Raboisson.

(Ensemble) - M. Le directeur!

Ils rient.

Retrouvailles

- Bonjour, M. Laclaux. - Vous n'avez pas chang� ni le coll�ge.

- Oh, si. Le coll�ge et moi, nous avons vieilli.

- �a fait plaisir de se retrouver ici, ensemble.

- Et les bains de pieds?

- Ils sont toujours obligatoires?

- Oui. L'hygi�ne ne perd jamais ces droits. A qui est ce petit?

Un de vos adopt�s?

- Oui, je l'ai adopt� en route.

- Quelle mis�re! Un vin d'honneur vous attend.

Je vous y rejoins.

Allez.

Une minute.

Merci, pour la tradition.

- Tu t'appelles? - Emile.

- Emile comment? - Emile, c'est tout.

- Que dirais-tu d'un quignon de pain, avec une barre de chocolat?

Conduisez-le � la cuisine...

...et trouvez-lui une veste plus convenable.

- Bien, monsieur le directeur.

Allons, viens.

Sonnerie de l'horloge

Musique douce

- H�! Tu veux un coup de main?

On n'est pas parti en vacances? On a �t� puni?

Je te comprends. Moi, ce mur, je l'ai saut� il y a 11 ans.

- Je vous ai rien demand�.

- Oh, pardon. Monsieur est un dur.

C'est quoi, ce falzar? Il y a du laisser-aller ici.

- Je suis pas du coll�ge. Le vieux me l'a fil�e.

Je suis venu avec l'abb� Forestier. - Paul?

C'est mon copain.

- J'avais fauch� un couteau.

- Et Paul t'a sauv� la mise.

Et tu le remercies en filant?

- Il avait qu'� me laisser. - C'est un cur� en or.

Il t'a sauv�, tu restes.

- Vous avez vu, murs l�zard�s, chauffage d�traqu�.

La toiture est dans un �tat lamentable.

Des fuites partout, jusque dans le dortoir.

La bonne volont� seule ne suffit pas.

Depuis votre d�part, rien n'a chang�, faute d'argent.

- Rien n'a chang�. - C'est pitoyable.

Votre coll�ge tombe en ruine.

Bient�t ce sera un chantier de d�molition.

- La philosophie, n'est-ce pas...

...est un puits de science, n'est-ce pas...

...et une oeuvre d'art.

- Il y a quelqu'un!

Merlin!

- Jean!

J'arrive de la Martinique. - Et Madagascar?

- Madagascar, c'est loin.

- Ravi de vous revoir, Merlin.

Depuis 11 ans et 26 jours que vous avez saut� le mur...

...de Saint-Loup.

Vos camarades et moi faisions la visite � un grand malade.

Votre vieux coll�ge. Regardez...

...la moisissure, l'humidit�, la rouille.

C'est un v�ritable inventaire de la mis�re...

...que je viens de faire avec vous, mes amis.

Les parquets pourrissent.

- Le p�re "N'est-ce pas?" C'est frappant?

- C'est tout � fait �a.

Attention. - Je connais le chemin.

- Un escalier est condamn� � cause d'un �boulement.

Et chaque jour qui passe aggrave la situation.

Il y a eu des r�fections... Les copains rient.

- Mlle Catherine va bien?

- Tr�s bien. Merci.

Elle m'a quitt� depuis 3 ans. Elle vit � Paris.

- Mari�e?

- Non.

- C'est Victor Hugo. Qu'est-ce qu'il fait l�?

- Raboisson?

Lui, tu le reconnais? - C'est Jules.

- Et les vestiaires? - Dans un �tat!

- Attention! Chaud devant!

- Oh, mon pauvre p�re qui est tomb�.

- Il y a les robinets qui fuient, les canalisations...

...�clat�es. Casse

- Je l'avais...

...� peine touch�.

- Il avait fait son temps!

L� encore, il faudrait de grosses r�parations.

- Laclaux?

On avait le m�me placard.

Regarde, nos 2 noms. C'est formidable.

Tu te rappelles la 1re fois qu'on s'est ras�?

- 3 malheureux poils.

- A Vend�me, nous avons des douches.

- Ici, nous sommes rest�s � la pr�histoire.

Mais le plus navrant, c'est le dortoir. Venez voir.

- H�, Caille, viens voir.

- Qu'est-ce qu'il y a?

Ils rient.

- Ici aussi, il y a les douches. - C'est malin.

- On avait froid mais on roupillait bien.

- Il y a des hauts et des bas. - Je comprends.

- Moi, je suis coinc�.

Si la banque m'accordait un cr�dit...

- �a d�pend de mon conseil d'administration.

- Tu veux pas, quoi.

- C'est pas parce qu'on s'est ras�s ensemble, il y a 12 ans...

Non.

- Tenez, regardez, messieurs.

La pluie traverse le plafond, la charpente finira par c�der.

Mes amis, c'est un SOS que je vous ai lanc�.

Pourquoi vous, plut�t qu'� d'autres?

Parce que votre classe a compt� des sujets particuli�rement brillant...

...et qui ont bien r�ussi dans la vie.

Alors, j'ai pens�... Enfin, j'ai esp�r�...

Oh, ce que j'en fais, �a n'est pas pour moi.

C'est pour cette vieille maison qui agonise.

C'est pour les enfants.

Il me faudrait une somme tr�s importante.

Je pense qu'avec 2 millions...

...je pourrais parer � l'essentiel.

�a n'est pas un don que je sollicite, c'est un pr�t.

Voil�. Je vous laisse r�fl�chir.

Et je vous mets en r�cr�ation.

- 2 millions, pour son coll�ge! Eh ben!

De quoi monter une belle �curie.

- Saint-Loup remis � neuf, tu auras ton buste.

Veinard. - La banque Laclaux vient de sauter.

Fou rire g�n�ral

- Mais peut-�tre que... Merlin.

Au fond, qu'est-ce que tu fais dans la vie, exactement?

- Exactement?

J'installe des greniers dans les maisons neuves...

...pour cr�er des souvenirs aux enfants.

- R�cr�ation.

Rires et chahut

- Et notre soci�t� secr�te?

- Les compagnons de minuit.

- L'heure du crime � sonner.

Il tape.

Un autre r�pond en tapant.

- Le mot de passe? - Fant�mas.

- Direction? - La tour de Nesle.

- Objectif? - Fumer le calumet de la paix.

- Fant�mas!

Pfou!

- Il a donc jamais �t� m�me?

- Ben non, justement.

Ils s'amusent comme des enfants.

- Hop, Le Guellec.

- Il faut savoir prendre soin de ses affaires.

- T'es chic! - J'ai vendu 2 boeufs.

Mais je dois les remplacer.

C'est comme si j'avais pas un sou.

H�, vous faites bande � part?

- On revient. - H� cur�! Baisse la t�te.

Baisse la t�te.

Pardon, le cur�!

- Et hop. - Allez hop!

- Bouge pas!

- L� non plus, rien n'a chang�.

Qu'est-ce qu'on a pu fumer, ici.

Et tous nos projets, nos loufoqueries.

Tu m'as jamais dit pourquoi t'avais saut� le mur?

- Je t'en ai pas parl� parce que...

Tu vas rire. - Oh!

- C'�tait une histoire d'amour.

Ma 1re histoire d'amour. Et la seule.

Oui.

Depuis, ce ne sont que des aventures. Elle avait 15 ans, moi 17.

- Comme Rom�o et Juliette. - Exactement.

On se retrouvait en cachette, le soir. - Oh!

- Non, pas ce que tu crois.

On parlait. Et encore, pas beaucoup.

Il y avait surtout des silences. On osait � peine se regarder.

C'est � cause d'elle que j'ai saut� le mur.

- T'avais fait des b�tises et t'avais peur des cons�quences?

- T'as une bonne opinion de moi! Non, rien de tout �a.

- Tu r�citais pas des po�mes? Tu l'embrassais?

- Une fois. Une seule.

Le dernier soir.

Ce soir-l�, je l'ai sentie nerveuse, troubl�e.

J'ai compris qu'il suffirait d'un geste.

C'est cette nuit-l� que j'ai fil�.

Je pouvais rien lui offrir.

- Cornichon! - Pourquoi?

- Tu l'as bless�e.

Les femmes sont r�alistes. Tu lui as laiss� le souvenir...

...d'un cornichon. - C'est un souvenir.

- Elle a d� m'oublier. - Elle �tait de Saint-Loup?

Elle entrait par cette porte?

Elle s'appelait comment?

- Ah, mes gaillards, je vous y prends � fumer.

Vous permettez, mon fils? - Du feu, mon p�re.

- Et le coll�ge, alors?

- J'ai horreur du chantage. Cette r�union est cousu de fil blanc.

Le directeur m'a mis au pied du mur devant les autres.

J'en ai assez qu'on me regarde...

...comme si j'�tais le veau d'or.

J'esp�rais ne pas entendre parler d'argent ici.

Quand m�me. - C'est �a, d'�tre millionnaire

- Il n'y a pas que �a.

Il faut que je vous dise...

Et puis non. Demain, on d�jeunera tous les 3.

- Il para�t qu'on d�ne et qu'on dort ici. Je dois y aller.

- Tu vas sauter le mur? - Mais non.

Une dame m'attend au bistrot, je dois la pr�venir.

A tout de suite.

- A tout � l'heure. - Dans 10 ans.

- Non. A tout � l'heure, c'est promis.

- O� sont-ils pass�s?

- Ils ont d� remettre �a pour le vin d'honneur.

- Quelle belle invention que l'albuplaste.

La plus belle conqu�te de l'homme apr�s le cheval.

Voiture

- T�ens, mademoiselle votre ni�ce.

- Catherine! C'est un �v�nement.

Que nous vaut sa visite?

Je vous laisse, je vais lui parler.

Musique douce

- C'est un d�m�nagement sentimental.

Tu prends tes reliques

- Je viens vous dire au revoir.

- Au revoir! Je te voyais d�j� si peu.

- Je pars � Tanger. - Tanger.

- Oui, avec Jean.

- Tu es venue chercher Laclaux?

Ah non! Par exemple, non.

J'ai demand� un pr�t � Laclaux pour le coll�ge.

J'attends sa d�cision. Tu ne vas pas me l'emmener...

...avant qu'il ne m'ait donn� sa r�ponse?

- Je vais repartir sans le voir.

Tu lui diras de me t�l�phoner � l'auberge.

- Tr�s bien.

- Laclaux ne pourra pas t'avancer d'argent.

- Il ne pourra pas? Tu te moques de moi?

- Tu ne peux pas comprendre, mais... Oh, c'est terrible.

- Laclaux ne pourra pas.

- Bient�t, tu comprendras.

Je me sauve. Je t'�crirai d�s que je serai l�-bas.

Au revoir, mon oncle. - Au revoir.

C'est �a, sauve-toi.

- 4 �l�phants, �a trompe �norm�ment

5 �l�phants, �a trompe, �a trompe

5 �l�phants...

Catherine?

- Merlin!

- Autrefois, vous m'appeliez Charles.

Il est vrai que nous avons grandi.

- Vous avez d� faire des voyages fabuleux.

- J'ai fait plusieurs fois le tour du monde.

Et en fin de compte, la Terre, c'est tout petit.

- Vous avez eu des aventures extraordinaires.

- Oh, sensationnelles.

J'ai couru des dangers effroyables. Il y a 9 ans...

...j'ai failli devenir milliardaire.

Je crevais de faim � Pittsburgh...

...lorsque des fabricants du matelas ont voulu m'adopter.

Les empereurs du matelas. Tout le continent dormait sur leur camelote.

Je serais 50 fois plus riche que Laclaux.

J'aurais l'air fin.

- Et vous, parlez-moi de vous.

- Oh, moi, la vie... Simple, comme tout le monde.

Vous auriez pu m'�crire. En 11 ans, pas une lettre.

- J'aurais eu trop de choses � vous dire.

Quoi? Des cartes postales? C'est pas mon genre.

- Avant de partir, vous ne m'avez m�me pas pr�venue.

- Surtout pas vous.

Vous n'avez donc pas compris! Catherine...

...ce soir-l�...

...notre dernier soir...

...il faisait un orage terrible.

Quand vous �tes venue me rejoindre, vous �tiez tremp�e.

J'ai essuy� votre front, vos cheveux.

Vous aviez un dr�le de chignon.

Vous portiez une jupe �cossaise.

Votre corsage �tait jaune, bouton d'or m�me.

- Charles...

- Avec des papillons rouges. Vous aimiez tellement les papillons.

Sur le tissu �tait imprim� une chanson en lettres vertes.

"Am stram gram..." "Une souris verte qui courait dans l'herbe."

- Taisez-vous.

- Vous �tiez � la m�me place.

Je vous parlais de Tahiti.

- On devait y aller ensemble.

- Depuis je suis all� partout, sauf l�.

Vous aviez votre t�te sur mon �paule.

Il y avait le roulement de cette pluie sur le toit.

J'avais l'impression que tout tournait.

Je t'ai embrass�e.

Et j'ai lu dans tes yeux que je devais partir.

Que si je ne partais pas...

- Non, laisse-moi.

Il faut me laisser.

- Ces 11 ann�es n'ont pas exist�, nous avons r�v�?

R�v� que nous �tions s�par�s, �loign�s l'un de l'autre?

Et nous voil� r�unis.

Tu aimes quelqu'un?

- C'est � mon tour d'�tre oblig�e de te fuir.

- Je te demande si tu l'aimes.

- Pas comme je t'ai aim�, toi.

Sauf qu'on ne peut pas aimer 2 fois de la m�me fa�on.

Mais je l'aime, oui.

- Evidemment.

Les papillons ne vivent qu'une saison.

Ils sont trop jolis.

Eh bien, je te souhaite d'�tre heureuse.

Tr�s heureuse.

- Quitte-moi maintenant.

- Nous avons pass� notre vie � �a, pour nous perdre encore.

Et on a qu'une vie.

Musique triste

Rideau

- HA! Coup de feu

- Il y a 6 mois, je vous aurais dit oui avec joie...

...mais j'ai engag� toutes mes disponibilit�s.

J'ai des d�couverts �normes.

Pour ne rien vous cacher, la banque Lalcaux est en difficult�.

- A ce point-l�?

N'en parlons plus. Pauvre Saint-Loup.

Il repr�sentait tant de souvenirs pour moi et pour vous.

Tenez, je voulais vous montrer ces papillons.

Ils ont �t� attrap�s par Catherine...

...alors qu'elle n'�tait encore qu'une petite fille.

La maison de son enfance, n'est-ce pas?

Je sais combien vous �tes attach� � Catherine.

J'avais esp�r� que pour elle...

On frappe. Oui?

- Je m'excuse de vous d�ranger...

...Rossignol vous informe que les ouvriers sont l�.

Ils enl�vent les �chafaudages.

- C'est de la folie! J'y vais.

- Il voulait me les vendre.

- Ce sont des papillons de choux.

�a vaut 5 F le kilo.

- Permettez.

Quand on est amateur de belles filles, on peut �tre amateur de papillons.

A propos...

...la personne en question vous attend � l'auberge de Saint-Loup.

- Il perd la boule. C'est quoi, cette histoire?

- Il me prend aux sentiments.

C'est sa ni�ce, Catherine, qui les a attrap�s.

Une gamine adorable. - Mais quel rapport?

- C'est ma ma�tresse.

Simple d�tail. - Ta ma�tresse?

- Depuis 2 ans.

Elle �tait venue chercher du travail � Paris. Elle est merveilleuse.

- C'est toi.

C'est comique.

- Comment �a? - Simple d�tail.

La petite que j'ai aim�e dans le temps, c'�tait Catherine.

- Tu me fais marcher?

Papillon de choux, captur� en 1938...

...par Mlle Catherine.

Il manquait � la collection.

- Bon sang!

Catherine ne m'a jamais rien dit.

Je pouvais pas deviner.

- J'aurais pr�f�r� que ce soit quelqu'un d'autre que toi.

La ma�tresse du millionnaire Laclaux, �a fait bien.

- Tu oses me dire �a? Mais nous nous aimons.

- T'es un homme positif, t'es pas de ceux qui sautent le mur!

- Je te permets pas. - Tu l'as achet�e.

Tout s'ach�te. Les femmes comme le reste.

L'argent t'a pourri. Et avec l'argent, tu pourris tout.

- L'argent! Imb�cile!

On tape en rythme.

- Messieurs.

Gr�ce au geste g�n�reux de notre camarade Lahulotte...

...qui s'est inscrit pour 50000 F, nous arrivons aux 500000.

Gloire et honneur � Lahulotte, du barreau de Poitiers.

Le cur�, on te demande rien.

La plus belle fille du monde! Ah, Laclaux.

A nous tous...

...nous avons 500000 F. Si Laclaux pr�te...

le reste, c'est bon.

- Je vous ai dit que la banque Laclaux avait saut�. Vous avez ri.

Eh bien, c'est la v�rit�.

Il n'y a plus de millionnaire Laclaux.

Parfaitement, c'est comme �a.

C'est agr�able � regarder.

Un millionnaire qui n'a plus de sous.

Je n'ai plus un sou. Plus un sou.

J'esp�re qu'on va me foutre la paix, maintenant.

- Je ne suis pas inquiet pour lui...

...il a d� prendre ses pr�cautions.

Un petit ch�teau... - R�p�te.

- Tu vas me l�cher.

- R�p�te un peu.

- Si j'avais su, j'aurais jamais remis les pieds ici.

- Je regrette de ne pas avoir cogn�.

- Il a de la veine d'avoir une soutane, sinon je l'aurais eu.

Discussion entre le directeur et les ouvriers.

�a va pas mieux.

- La banque Laclaux va m'avancer 2 millions.

- La banque Laclaux est en faillite.

Tenez, lisez.

- Ruin�. - Quoi?

- Laclaux est ruin�. - Non?

- "Le financier en faillite a disparu."

- Quoi? - Laclaux...

...vient de sauter.

- La banque Laclaux a saut�.

- Accordez-moi encore un d�lai.

- L'entrepreneur ne veut pas. - Mais c'est un crime.

- Il faut �tre raisonnable. - Voil� Laclaux.

- Pourquoi ne pas l'avoir dit?

- J'ai eu tort, je regrette.

Je ne voulais pas assombrir cette journ�e.

- Ces gars-l�, �a veut cr�ner jusqu'au bout.

- Et moi qui te demandais du boulot. - �a ne change rien.

Qu'il aille avec ce mot aux �tablissements Lachenais.

C'est Lachenais qui m'a coul�.

- Jean, j'ai �t� ridicule...

- Catherine avait un amant millionnaire...

...maintenant il est sans le sou, tu devrais �tre content.

Et Catherine? - Je sais pas.

Personne ne l'a vue � l'auberge.

- Il va falloir que je l'attende ici.

- On s'en souviendra de notre visite.

- Si on faisait une partie de grenouilles?

- Et les palets?

- Je ne les vois pas. Ils sont peut-�tre � c�t�.

- Ben, ils sont l�. Ils cr�vent les yeux.

- Vous �tes souffrant? - Non, �a va.

C'est le coeur. Il faut que je m'allonge.

Je me faisais une telle joie de d�ner avec vous tous.

Je ne vais pas pouvoir. Excusez-moi aupr�s de vos camarades.

Musique myst�rieuse

La pendule sonne les 12 coups de minuit.

- H�, petit! Ne tra�ne pas ta veste.

- Allez, couche-toi.

- H�, cur�?

Rien de telle qu'une fermeture Eclair.

- Oh, �a va, �a va. - Bon, bon.

Je les croyais marrants, les anciens.

Vivement qu'on remette �a!

- J'�teins.

C'est la temp�te.

Vent et grincement d'une porte

- Au voleur! Au voleur!

Au voleur! - Am�ne-toi.

- Au voleur!

Musique tr�pidante

- Salet�! Je l'ai.

- L�, il y a une femme morte.

- Quoi?

- Il est fou.

- Qui est-ce? - C'est Catherine.

C'est un meurtre.

- Ne touchez � rien.

- Ne la touchez pas. Que personne ne la touche.

- Je pr�viens la police.

- Jean!

- Elle m'aimait. C'�tait pas � cause de l'argent.

Elle voulait partir avec moi, m�me ruin�.

- Calme-toi. - Elle t'a jamais aim�.

Jamais.

- Tais-toi.

Tu sais plus ce que tu dis. - Il a pas su se faire aimer d'elle.

Elle a pas voulu de lui.

- Tout �a aupr�s d'une morte. C'est honteux.

O� est l'assassin?

- Tu deviens fou.

T'es fou!

- Attention, doucement.

La porte grince.

- Ce sera rien.

�a va mieux?

- Oui, �a va aller.

J'ai le cr�ne solide.

Musique tr�pidante

Musique nostalgique

Musique tr�pidante

- Qu'est-ce que tu as? - Moi, rien.

Je la revois quand elle jouait dans la jardin.

On �tait tous amoureux, la seule fille.

Toi aussi, t'en as �t� amoureux?

- Ben oui, moi aussi.

Notre jeunesse.

On aurait mieux fait de ne pas d�terrer la bouteille.

On a voulu redevenir des m�mes.

Mais ce n'est pas si facile.

M�me pour un jour.

- Excuse-moi, mon vieux.

- �a va pas? - Mes angoisses.

Elles me reprennent. De savoir qu'il y a une morte...

...c'est plus fort que moi.

J'ai peur de la mort. Je suis ridicule.

- Mais non, mais non.

Va retrouver les autres.

Envoie-moi un camarade.

- Toi, t'es un cur�, c'est pas pareil.

Excuse-moi.

La porte grince.

- L'abb�, je suis venu...

Vous �tes un homme � qui on peut tout dire.

Je viens de la part de quelqu'un qui voudrait r�parer une faute.

J'ai pens� que vous pourriez...

...m'aider � �viter un scandale.

- Oui, certainement.

- Ah! - Il faudrait les remettre...

...dans le sac de ma ni�ce avant que la police...

- Il y eu un crime.

- Non, non, non. Ce n'est pas le voleur qui a tu�.

Il a vol� apr�s le crime. Si je vous le dis, c'est que je le sais.

Comprenez-moi, Forestier.

- Je crois comprendre.

- Le voleur ne lui voulait aucun mal.

Au contraire, il avait pour elle beaucoup d'affection.

Mais c'est un homme malade, �g�.

- Et qui m�rite le nom de brave homme. - Oui. On peut le dire.

Je savais que vous me comprendriez. - Parce que je suis cur�?

Non, c'est pas � cause de �a.

Les malheureux et les d�linquants, j'en vois tous les jours.

�a aide � comprendre.

- Je n'arrive pas � m'expliquer comment j'ai �t� capable.

De la folie.

Un geste de d�sespoir. Moi, je n'avais qu'une id�e...

...sauver Saint-Loup.

- Vous pouvez compter sur moi, personne ne saura.

- Oh, merci.

- Il fait quoi, Duroc?

- Il est avec une femme qui a tu� la ma�tresse de son mari.

- Mme Laclaux, voici la lecture de vos aveux.

- Inutile. Montrez-moi o� je dois signer.

- Ici, s'il vous pla�t.

Nous avions fait un mariage de raison, voil� comment �a a fini.

- S'il vous pla�t.

- Je voudrais un verre d'eau. - Bien s�r. Venez.

- Donnez-moi le 8 � Saint-Loup, Seine-et-Marne.

Oui. 2 fois 4.

C'est �a, merci.

- All�, all�!

Oui. Ici, le coll�ge Saint-Loup. Qui est � l'appareil?

La police judiciaire.

- All�? La PJ?

Oui, ici, inspecteur Froment de Fontainebleau. Oui.

Quoi? Comment dites-vous, commissaire?

�a, par exemple. Oui, oui.

Eh bien, voil� mon enqu�te termin�e avant d'avoir commenc�.

Je fais le n�cessaire. Au revoir, commissaire.

C'est Mme Laclaux qui a tu� votre ni�ce.

- Pauvre Laclaux.

- Voulez-vous m'accompagner? - S'il vous pla�t.

- T�ens.

- Merci. Tu passes par Paris?

- Ben oui, forc�ment, c'est mon chemin.

- M. Laclaux, l'inspecteur Froment de Fontainebleau...

...d�sire vous parler.

- Du nouveau?

- Oui. Le coupable s'est constitu� prisonnier.

C'est une femme.

C'est madame Laclaux.

- �a alors. - C'est incroyable.

- Ernest?

Ernest?

Ernest?

- Qui est l�?

- On a assomm� le cur�.

- Quoi?

- Ils l'ont tu�. - C'est pas vrai.

- C'est pas possible.

- Il saignait.

Et il ne bougeait plus. J'ai eu peur, j'ai fil�.

- Sans lui, qu'est-ce qu'on va devenir?

- On n'aura plus personne.

Plus rien.

Musique douce

- Passe-moi l'oreiller.

Ouf!

Ne vous donnez pas tant de peine.

�a va �tre � mon tour de partir en vacances.

Les vraies, les grandes.

Je n'ai plus de raison de rester, je n'ai pas r�ussi � sauver Saint-Loup.

Merlin? - Monsieur.

- Voudriez-vous aller me chercher un verre d'eau?

Forestier?

Est-ce que Laclaux et Merlin se sont r�concili�s?

- Non, monsieur le directeur.

- Quelle tristesse!

- Le directeur a eu une nouvelle syncope. Le m�decin va venir.

L'abb� Forestier est � son chevet.

- Au revoir, M. Rossignol.

- Au revoir, M. Rossignol. - Au revoir.

- Bon retour � tous.

- Au revoir.

- Donnez-nous des nouvelles.

- Je n'y manquerai pas. - Au revoir.

- Quelle histoire.

- Enfin, �a fait plaisir de s'�tre retrouver.

- On se voit jamais. - La vie...

- On devrait se revoir.

- Si tu viens � Paris, viens � la maison.

- C'est par l�, il y en a pour 5 minutes.

- Qui est l�? - Laclaux, monsieur.

- Il me semblait bien reconna�tre votre pas.

C'est gentil d'�tre venu.

- Soulevons-lui la t�te.

- Merci. Merci bien.

Je me sens mieux. Beaucoup mieux.

- Doucement. - C'est le coll�ge?

- T�ens, va le couvrir.

C'est curieux que le toubib soit pas encore l�.

- Il ne faudrait pas croire que je suis une vieille baderne.

Au fond, ce que j'ai aim�...

...ce n'est pas tellement un vieux coll�ge, des vieilles pierres.

Du pass�.

Ce sont les enfants.

L'avenir.

N'est-ce pas, Laclaux?

- Oui, monsieur le directeur.

- Ouvre la fen�tre.

Un peu de camphre lui fera du bien.

- Les enfants ont le sens de l'amiti�. Une des rares choses qui comptent.

Quand un homme a perdu �a...

...c'est mauvais signe.

N'est-ce pas, Merlin? - Oui, monsieur le directeur.

- C'est pourquoi je suis si content de vous voir.

Les 3 mousquetaires.

Les ins�parables.

L'amiti�...

...en 3 personnes.

Parce que si une amiti� comme la v�tre devait se briser...

...ce serait plus grave qu'un mur de Saint-Loup qui s'�croule.

Pas dans les escaliers Qu'est-ce que c'est...

...que ces sauvages?

- Chut, chut.

- Ce sont vos coll�giens?

- Oui, monsieur le directeur.

- Je vous demande pardon.

- C'est mon petit ami, Emile.

Approche un peu.

Des enfants chantent.

- C'est un coll�ge qui part en vacances.

Comme dit ce brave Rossignol:

"Quand la cage est ouverte, les oiseaux chantent."

Ce sont ceux de Saint-Privat.

Celui qui l'a fait, il est de son village

Ah mesdames voil� du bon fromage

Voil� du bon fromage au lait

Qui vient du pays de celui qui l'a fait

- Saint-Privat part toujours en vacances...

...1 jour apr�s Saint-Loup.

Et puis, � Saint-Privat, c'est le bon fromage.

A Saint-Loup...

...ce sont les �l�phants.

Les �l�phants.

Les �l�phants.

(En choeur) Ah mesdames, voil� du bon fromage

Musique triste

Musique de "Un �l�phant �a trompe �norm�ment"

Sous-titrage: C.M.C.

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