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- Je ne sais pas quoi dire. - "Le Seigneur est mon berger" ?
Angie, pose ce pistolet.
C'est tout ?
Zachary Hutton, scénariste lauréat du prix Pulitzer,
auteur acclamé aux quatre coins du monde
est sur le point d'être tué par une femme jalouse
et tout ce qu'il arrive à dire, c'est "Angie, pose ce pistolet" ?
- Zach ! - Une minute.
Tu veux rire ?
Tu sais que tu ne vas pas tirer. Tu ne tuerais pas une mouche.
Je le ferais si je l'attrapais en train de baiser ma coiffeuse.
Angie, arrête. Donne-moi ce pistolet.
Je vais te dire un truc. Je vais être juste.
C'est le régime de la communauté.
Je garde le pistolet, tu gardes les balles.
- Mais je t'ai vu le charger. - Tu n'as pas fait attention.
Je garde toujours la première chambre vide.
- Ah vraiment ? - Oui.
Donne-moi ce pistolet !
- Faux jeton d'enfoiré ! - Tu dramatises.
Dégage, sale garce !
- Angie... - Bon sang !
Ohé !
Chéri ?
Allons, Angie. Pour l'amour de Dieu.
- Au revoir, Zach. - Je t'en prie, je t'en prie...
- Bonjour. - Alex ?
- Je vous croyais dans l'avion. - Problèmes techniques.
Oh, je suis désolée.
J'ai un désavantage, vous savez qui je suis.
Je suis Angela Smith.
Et qu'est-ce que vous faites Angela, à part essayer de tuer mon mari ?
- La ferme. - Des conseils en investissements.
- Et je suis la maîtresse de Zach. - Et l'autre fille ?
- Ma coiffeuse. - Je crois que je comprends.
Si vous voulez toujours le tuer, soyez gentille, amenez-le dehors.
Ces draps sont tout neufs.
Vas-y, tire.
Non, c'est une mort trop douce pour toi.
Quand elle en aura fini avec toi, tu regretteras que je ne l'aie pas fait.
Attends une minute. Voyons si j'ai bien compris.
Angie te surprend au lit avec...
- Tina. - Chez toi ?
- Elle me coupait les cheveux. - Bon sang.
Ca a l'air ridicule, mais j'ai une chaise de coiffeur dans mon bureau.
Frivole, peut-être, mais pas ridicule.
Elle finissait d'utiliser le sèche-cheveux.
Instrument ludique par excellence.
- Une chose en a entraîné une autre. - Angie est entrée avec ton 38.
Par chance, je garde toujours la première chambre vide.
Oh, c'est vraiment une chance.
La première chambre vide que tu n'as pas garnie depuis que je te connais.
- Un whisky avec des glaçons. - Barney,
tu me vois vraiment comme un gros coureur de jupons.
Une étoile filante dans le harem galactique.
Je peux guérir ?
Tu veux guérir ?
Je sais que ça ruine ma vie et pourtant...
"Et pourtant"... Deux mots qui nous maudissent tous.
Vois-tu, j'aime véritablement les femmes.
Oh je vois.
J'aime tout en elles, Barney.
J'aime les toucher, les sentir, la plupart du temps.
Je n'aime pas celles qui ont des ongles de pied longs et ronds,
mais c'est ma seule restriction jusqu'à présent
et ça fait longtemps que je n'en ai plus vu.
Oh, c'est vrai.
Il n'y a plus de soupe.
J'aspire
à une relation saine, positive et monogame.
Et j'étais sûr
que j'avais cette relation avec Alex, mais à dire vrai,
Barney,
dans le silence profond et obscur de ma conscience,
là où je suis totalement seul avec moi-même,
la vérité absolue, c'est que je veux tout.
Hé, c'est permis de vouloir tout.
Je veux une femme aimante, fidèle, attentionnée et dévouée
et je veux faire l'amour à tout ce qui passe,
pieds nus, en jupe longue
et à la bouche appétissante et pulpeuse.
Des garçons manqués aux fesses serrées et aux petits seins fermes.
Des femmes rondes à la Rubens,
avec de gros seins maternels
et des yeux verts... Mon Dieu !
Je pourrais continuer jusqu'à demain.
Fais pas ça. J'ai une érection.
Moi aussi.
La vérité, c'est que...
Je suis assez intelligent pour savoir que c'est un rêve impossible,
mais je n'arrive pas à me comporter autrement.
L'avenir de cette proposition est toujours incertain,
puisque les proches du président pensent qu'il va s'y opposer.
Les partisans de ce programme pensent que c'est le seul moyen...
- Je peux faire une suggestion ? - Je t'en prie.
N'essaie pas de résoudre ça ce soir.
Rentre chez toi. Va dormir.
Hélas, mon ami, je n'ai plus de chez-moi.
Elle m'a foutu dehors avec ma machine à écrire.
Qu'est-ce que tu as contre ma machine à écrire ?
Avant, tu t'en servais pour écrire des livres, des pièces et des films.
Et un poème, le jour de notre 2e anniversaire de mariage,
et ça t'a rendu heureux.
Tu exorcisais tes démons sur cette machine
avec des pensées crédibles et j'étais excitée par ton talent.
Je pensais qu'on avait une chance jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Et un jour, tu t'es arrêté.
- Tu as renoncé. - La source s'est tarie, ça arrive.
Alors, tu t'enterres avec la première femelle qui passe
dans l'espoir qu'elle va restaurer ton talent comme par magie ?
Non, ne dis rien. C'est une conférence, pas un débat.
Et puisque je n'ai plus l'intention de te parler,
tu peux partir maintenant ou la fermer et me laisser finir.
Je ne dis pas que ta situation est unique.
Pas mal d'hommes d'âge mûr font la même chose.
Et les femmes d'âge mûr ?
Si tu essaies de te racheter
en insinuant que je t'ai été infidèle,
tu te trompes de femme d'âge mûr.
J'aurais pu l'être, mais malheureusement, je ne l'ai pas été.
J'ai jeté cette machine à écrire, parce qu'elle représente
tout ce qui aurait pu être merveilleux et ne l'a pas été.
Je peux dire quelque chose ?
Non, tu as 20 minutes pour sortir de cette maison pour toujours
ou j'aurai recours à une injonction pour te faire partir.
Tout est fini, mais j'aime encore cette femme, Jake.
Tu crois que tu peux réparer ça ?
Non, c'est fini.
C'est dommage. Son avocat a appelé ce matin au sujet du divorce.
- Elle va être dure. - Comment ça, dure ?
La moitié de ce que tu as gagné depuis le début de ton mariage.
100 000 dollars par an pendant cinq ans.
Quoi ?
La maison, la ferme, les deux voitures.
- Tu plaisantes ! - J'ai oublié quelque chose.
La chemise que j'ai sur le dos ?
C'est ça.
Je vais lui donner exactement ce à quoi elle a droit.
La maison, la ferme,
les deux voitures...
Et 100 000 dollars par an pendant cinq ans.
Je suis un homme désespéré, docteur.
J'ai besoin d'aide.
Je dois changer mon mode de vie.
Et si ça ne suffit pas,
je vais changer la façon dont je m'exhibe !
Personne ne nous aime vieux et grisonnant.
On va faire quelques changements. Parfaitement.
On va faire quelques changements.
Je n'ai pas pu résister.
Vous croyez que je suis fou ?
Non.
Alors, quel est mon problème ?
Pour commencer, vous chantez comme une casserole.
Je ne peux pas continuer comme ça, docteur.
En dernier recours, je recommencerai à écrire
et j'arrêterai de draguer les jolies femmes.
Caméra 2, un plan rapproché d'Alex, d'accord ?
- On veut pas rater ça. - KRA TV est fier de...
Dix secondes.
- Vous avez vu le job d'Adam White ? - Non. C'est bien ?
- Vous n'êtes pas au courant ? - Cinq secondes.
Je devrais l'être ? Qu'est-ce qu'un bouchon a de si fascinant ?
Sur la une.
Si vous conduisez, vous connaissez le problème du bouchon
quand la circulation est si dense qu'on n'avance pas au feu vert.
Dans cette série d'émissions sur les bouchons,
Adam White nous montre comment ce fléau de la circulation
s'est étendu de ville en ville.
Alex, c'est clair maintenant que le bouchon est une épidémie.
Personne ne peut y échapper. On en a la preuve à Brentwood,
centre commercial pour les riches et célèbres.
C'est particulièrement dangereux,
parce que le SAMU ne peut pas se frayer un chemin jusqu'à la victime
qui dans ce cas précis s'avère être le célèbre scénariste Zachary Hutton.
La victime a eu de la chance. Pas de blessures graves
et une belle apprentie infirmière qui travaille dans l'immobilier.
Je vous parie qu'elle va lui vendre une maison.
A VENDRE - AGENCE IMMOBILIERE BOCA CHICA
Pendant un moment, je me suis dit...
"Ca y est."
J'étais sûr que ça ne pouvait pas être mieux que ça.
J'aurais dû m'en douter.
Ne t'inquiète pas.
Ca arrive.
Pas à moi.
Etre incapable de baiser, c'est aussi nul qu'être incapable d'écrire.
Vous devez peut-être recommencer à écrire.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Je ne sais pas. Je ne suis pas le buisson ardent.
J'ai fait une suggestion, pas un commandement.
- Bonsoir, Jasper. - Bienvenue M. Hutton.
- Le voilà. Curt. - Content que tu sois venu.
Curt Ames, Helena Walker.
- Ça va ? - Comment il est ?
- Adorable. - Aussi terrible que ça ?
- Cher garçon. - Bonsoir, Sparky.
L'ex-héritier de Faulkner n'a rien d'autre à dire
que "Bonsoir, Sparky".
Ca ne fait rien. Je suis content de vous revoir. Denise ?
Helena. Helena Walker, Leon Sparks.
- On s'est déjà rencontrés. - Non.
Oh merde. J'ai confondu avec une autre rousse.
- Pardonnez-moi. - Vous savez ce qu'on dit,
quand on en a vu une, on les a toutes vues.
Je suis sûr que Zach, en tant qu'expert,
est prêt à dénoncer cette rumeur.
Pour le moment mon cher, faisons le nécessaire
pour te mettre à l'aise et je vais me racheter auprès d'Helena
en la présentant à des gens intelligents et de son âge.
- Excusez-moi. - Une double vodka-tonic.
J'avais décidé de ne pas boire pour éviter les conflits
et rester réceptif aux possibilités narratives de la soirée.
Puis, Alex est arrivée avec mon beau-fils, Greg.
Alex !
Chère amie, c'est merveilleux.
- Gregory, tu es aussi grand que moi. - Excuse-moi.
Tu m'avais dit qu'il ne viendrait pas.
Il m'avait dit qu'il ne viendrait pas.
- Je ne te crois pas. - Demande-lui.
Tu sais que nous sommes... Merde.
Me demander quoi ? Greg. Tu n'embrasses pas ton beau-père ?
- Me demander quoi ? - Rien.
Tu as dit qu'elle ne viendrait pas.
Qu'elle ne viendrait pas si tu venais.
- Parfait. - Et tu as dit quoi ?
J'ai dit que si elle venait, je ne viendrais pas.
Puis, j'ai dit que j'avais changé d'avis.
Oui, un petit ajout que tu as oublié de mentionner.
Si tu avais moins de 18 ans, j'aurais jugé utile de te le dire.
Maintenant les enfants, qui va partir le premier ?
Viens, Greg. Je t'offre à boire.
Tu es un vrai con.
Mon cher, mes meilleurs amis sont des cons.
Et tes meilleurs cons sont amis.
Autrefois, tu avais un esprit très acéré,
mais cette répartie est le coup affaibli
d'un ex-champion en déroute.
Si tu penses que je suis un raté, pourquoi tu veux me représenter ?
C'est comme demander à un drogué pourquoi il continue à se piquer.
Il continue à espérer qu'il va décoller comme la première fois,
même s'il sait qu'il n'y arrivera plus jamais.
Il est dépendant
et il continue d'espérer.
Attention. Je pourrais te surprendre.
C'est à toi de faire attention. J'ai dépassé le stade des surprises.
Leon, non !
Arrête une minute et laisse-moi au moins...
Arrête ! C'est fini !
Espèce d'enfoiré sans pitié !
Je veux que tu sois parti avant demain matin !
- Ca te rappelle quelque chose ? - Bon sang, arrête de pleurnicher.
Essaye de garder un minimum de dignité.
Je n'avais pas raison ? Il est adorable.
Tu cherches un scoop pour les nouvelles de 11 heures ?
Je retire ce que j'ai dit. Tu es plus un connard qu'un con.
Ne le dis pas mon cher, écris-le.
Etre incapable d'écrire, c'est comme être incapable de baiser.
Peut-être que les deux choses vont ensemble.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Comment je peux le savoir ?
Je suis barman, pas psychiatre.
La plus belle fille du monde
Choisit mes cravates
Mange mes bonbons
Boit mon brandy
La plus belle fille du monde
La plus belle star du monde
C'est pas Garbo C'est pas Dietrich
Mais le truc fantastique
Qui me fera croire Que c'est un très beau monde
J'espérais vraiment, quand Molly a emménagé
que j'avais une chance d'avoir une relation de longue durée.
Mon histoire d'amour
N'a pas besoin de la lune
Dans le ciel
Mon histoire d'amour
N'a pas besoin d'un lagon bleu
Ni du mois de mai
Ni d'une étoile brillante
Ni d'un endroit secret
Ou d'un air de guitare romantique
Mon histoire d'amour
N'a pas besoin d'un château
- Comment ça a démarré ? - C'était une combustion spontanée.
- Qu'est-ce que c'est ? - La conséquence inévitable
d'une vicissitude excessive.
Qu'est-ce que c'est ?
- La pression. - Allons, explique-toi.
Deux personnes qui vivent dans un manque d'harmonie absolu
arrivent à un point
où la pression est si forte qu'une d'elles doit céder.
A moins de laisser la vapeur sortir de la cocotte, ça explosera.
"Une vicissitude excessive."
Quand le bois est trop sec et le soleil, trop chaud...
- C'est la combustion spontanée. - Exactement.
Tu étais le bois, Molly était le soleil.
- Quelle heureuse analogie. - Qu'est-ce que ça veut dire ?
Je frime avec de grands mots.
C'est une condition qui résulte d'un manque d'estime de soi
mélangé à une abondance d'alcool
et pour être précis, beaucoup de Bonsaï Sunset.
D'accord, Zach. Clés de voiture.
Molly a pris ma Jeep et ma Mercedes a brûlé dans l'incendie.
Donne-lui un peu de mérite.
La plupart des femmes que je connais auraient pris la Mercedes.
J'avais un pneu à plat.
Il y avait un pneu à plat, hein ?
Quand tu t'effondreras, où je dois envoyer le corps ?
Faut décider entre ta chambre d'amis et l'hôtel Ambassador.
- Ma chambre d'amis est occupée. - Par qui ?
- Par un ami. - Je ne te crois pas.
Tu hésites à nettoyer le foutoir d'un ivrogne.
Nettoyer est un faible mot.
Remplacer les meubles, acheter un nouveau tapis,
recouvrir les graffiti, voilà ce qui me rend hésitant.
Qu'est-ce que tu cherches ?
Tu as caché les noisettes. Je ne t'ai pas remboursé pour tout ça ?
- Y a des trucs qu'on rembourse pas. - Donne-moi un exemple ?
Mettre de la colle sur les pattes de mon chien et le coller au mur.
- Je vois ce que tu veux dire. - J'ai de l'empathie, tu sais.
- Qu'est-ce que c'est ? - Etre désolé pour toi.
- Bonsoir, Barney. - Bonsoir, Barney.
- Salut, Barney. - Lonnie !
- Salut, ma grande. - Hé, poupée.
- Salut, Lonnie. - C'est quoi, la soupe ?
- Des lentilles. - C'était la semaine dernière.
Quand il n'y aura plus de lentilles, ce sera autre chose.
J'adorerais manger un steak, mais je ne devrais pas.
Si, tu devrais.
Avec la forme que tu as, tu pourrais manger un boeuf.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Qu'est-ce que vous jouez ? - Un air de Cole Porter.
Vous jouez très bien. Vous êtes musicien ?
Non. Et vous ?
Non. Je ne connais rien à la musique.
A ce genre de musique.
Vous pouvez jouer "Three Times A Lady" ?
Désolé. Je ne suis pas assez soûl.
- Mademoiselle... - Jones. Lonnie Jones.
Je suis Zach Hutton.
Si vous êtes encore là quand j'aurai fini mon steak et ma soupe,
on reprendra cette conversation là où on l'a laissée.
Avez-vous rencontré Mlle Jones ?
Quelqu'un a dit Quand on s'est rencontrés
Que c'était Mlle Jones
On me l'a dit
Alors je lui ai dit Mlle Jones
Vous êtes une fille qui comprend
Je suis un homme qui doit
Etre libre
Et tout d'un coup Je ne respirais plus
Et tout d'un coup J'étais mort de peur
Et tout d'un coup La Terre m'appartenait
Et le ciel aussi
Maintenant j'ai rencontré Mlle Jones
Et on continuera de se voir Jusqu'à la mort
Mlle Jones
Et moi
Hé, attendez. Vous m'avez promis de m'amener chez vous.
- C'est fait. - C'est chez vous ?
- C'est là que je travaille. - C'est là que vous travaillez ?
C'est là que j'habite.
C'est... hé.
J'aime l'endroit où vous habitez.
Ca reflète beaucoup de goût et de personnalité
et c'est pourtant très féminin.
Vous avez l'air surpris.
- Vraiment ? - Vous l'êtes ?
A propos de quoi ?
Qu'une femme puisse avoir de la personnalité et être féminine ?
Si je l'admets, ça nous empêchera de coucher ensemble ?
- Peut-être. - Alors, vous devez savoir
que je suis l'homme le moins surpris que vous ayez jamais rencontré.
- Je vous crois sur parole. - J'espérais que vous me croiriez.
Vous voulez utiliser les toilettes ?
Les dames d'abord.
- Sans vouloir être macho. - Faites comme chez vous.
Que pensez-vous des femmes qui font du bodybuilding ?
Je n'ai jamais rencontré de femme qui se fasse des muscles.
Voyez les choses comme ça, Zach.
J'ai travaillé cinq ans, 52 semaines par an,
cinq jours par semaine, trois heures par jour...
pour me faire ce corps.
Et pour une nuit...
Cette nuit, il est tout à vous.
Comment vous vous sentez ?
Comme Mme Arnold Schwarzenegger.
J'aime votre sens de l'humour.
Et il vous aime aussi.
Vous essayez toujours de vous sortir d'une impasse en blaguant ?
Pas toujours. Des fois, j'ai trop peur pour articuler.
J'espère que vous n'avez pas peur, Zach.
Moi, non, mais ma bite est raide de peur.
- C'est merveilleux. - Je l'espère.
- Détendez-vous. - C'est ça.
Et laissez faire Lonnie.
D'accord, Lonnie.
- On va retirer ce caleçon. - Oh, c'est une bonne idée.
Puisque vous y êtes,
ça ne vous fait rien d'enlever ma chaussette ?
Merci.
Merci. Dieu merci.
Merci. Dieu merci.
D'accord, mesdames. Allez-y !
- Bonjour. - Bonjour.
Désolé d'être en retard.
Comment tu es entrée ?
Désolé pour le foutoir. C'est le jour de congé de la bonne.
Je ne vais pas discuter avec toi, Zach.
Tu es malhonnête et tu es trop beau parleur.
Quand je me suis montré malhonnête avec toi ?
Arrête ! Dès le moment où tu as décidé que tu voulais me baiser !
On nous a présentés et j'ai dit : "Bonjour, je voudrais vous baiser."
Il y a quoi de malhonnête là-dedans ?
On a vécu ensemble six semaines et on s'est disputés cent fois.
- 99 fois, je les ai comptées. - D'accord, parmi ces 99 fois,
il y a eu une fois où tu as pensé que j'avais raison ?
- Honnêtement ? Non. - Qu'est-ce que ça t'indique ?
Que tu as eu tort 99 fois sur cent.
Fous le camp Zach, ou je te jure que je vais te tuer.
- Je peux te demander une chose ? - Non.
Qu'est-ce que tu cherches ?
- Mes runes. - Tes quoi ?
Je les ai jetées pour toi quand on a commencé à sortir ensemble.
- Des runes ? - Mes runes de Viking !
De petites pierres avec des symboles qui disent le destin.
Tu disais que c'étaient des sottises, mais la dernière, fois j'ai eu Isa.
Isa. Qu'est-ce que ça veut dire ?
L'hiver spirituel.
Je suis spirituellement gelée, Zach.
Alors, tu as pensé qu'un bon feu te ferait du bien ?
C'est reparti.
Où tu avais rangé ces runes ?
Dans le tiroir de ma table de nuit.
Je pensais que parce que c'étaient des pierres...
Elles ont dû fondre.
Elles sont pas là. La chambre est là-bas. Tu es dans les toilettes.
Oui. C'est l'histoire de ma vie.
Molly ?
T'inquiète pas. Je ramènerai la Jeep dès que j'aurai un boulot.
Merde !
Tu n'as pas bonne mine.
Je me demande bien pourquoi.
En 24 heures, je me suis échappé d'une maison en feu,
j'ai sauté une obsédée sexuelle accro à la musculation
et j'ai fait trois heures d'aérobic kamikaze.
A propos de maison en feu, il n'y a rien de très précis,
mais ils disent que quelqu'un a délibérément mis le feu.
- Tu veux dire quoi par "Ils"... - La compagnie d'assurance.
- Ils se basent sur... - Les infos données par les pompiers.
- Quelles infos ? - Ils nous le diront.
Une autre vodka-orange pour M. Hutton, et pour moi...
un Jack Daniel avec des glaçons.
Désolé pour Sparky.
- Qu'est-ce qu'il a, Sparky ? - Je pensais que tu le savais.
- Oh merde. - C'était aux nouvelles ce matin.
- Je pensais qu'on t'aurait appelé. - Personne ne sait que je suis ici.
Je suis désolé, je...
Qu'est-ce que c'était, le coeur ?
Un suicide.
Mon Dieu.
Oh, mon Dieu.
Je lui ai parlé il y a un mois.
Je lui ai dit que je voulais m'excuser.
T'excuser ? Pour quoi, bon sang ?
Pour les choses que je lui ai dites la dernière fois que je l'ai vu.
Mais il a dit "C'est très noble de ta part,
mais j'ai peur qu'il soit trop tard, la blessure est trop profonde".
- Il avait de la famille ? - Non.
Curt était aussi proche qu'un parent,
mais je me demande comment il le prend.
Je dois rentrer voir ma putain de famille.
Donne mon bon souvenir à Bernice.
Le téléphone, s'il vous plaît.
Merci.
Quelle ville, s'il vous plaît ?
L'ouest de Los Angeles. Alexandra Hutton à San Marino.
Désolé, je n'ai pas de numéro à ce nom à San Marino.
J'ai un A. Hutton à Bristol.
Il n'y a pas de Hutton à l'ouest de Los Angeles ?
- Non, monsieur. - D'accord.
Donnez-moi le numéro à Bristol.
C'est le 555-5657.
- 5657 ? - Oui, monsieur.
- Merci. - Je vous en prie, monsieur.
Vous voyez la très belle femme en turquoise ?
- Celle qui est en cuir. - Essayez de savoir ce qu'elle boit
et si je peux lui offrir un autre verre.
Tout à fait.
Allô.
Allô ?
Allô, il y a quelqu'un ?
- Allô ? - Alex ?
- Qui demandez-vous ? - Alexandra Hutton.
- Pas d'Alexandra Hutton. - Désolé, mauvais numéro.
Quel homme ?
Je peux vous aider ?
Voulez-vous me passer la boutique pour hommes ?
- Je peux vous aider ? - Oui, je suis Zachary Hutton.
Oui M. Hutton.
Vous pouvez m'envoyer une demi-douzaine de slips,
une demi-douzaine de paires de chaussettes,
trois pyjamas et une robe de chambre ?
- Dans quelle couleur ? - Les couleurs habituelles.
- Et une paire de chaussons. - Où je dois envoyer tout ça ?
- Au bungalow 11. - Au bungalow 11 ?
- Et... - Monsieur ?
Oui. Je passerai demain
pour choisir des pantalons.
Très bien. C'est un plaisir de vous voir à l'hôtel, M. Hutton.
Eh bien, je suis content d'être là.
Tu veux qu'on se batte ? Tu ne comprends pas ? C'est fini !
- Fini ? Ecoute-moi. - Je ne vais pas t'écouter !
Tu vas m'écouter et tu vas me parler tout de suite !
Fils de...
- J'en ai marre ! - Tu t'en remettras.
Où tu vas ? Fous le camp de là !
Merde !
J'en ai marre de te voir racoler des gars.
Parlons un peu des numéros que tu soulèves !
Je ne les soulève pas, je les paie, c'est différent !
J'en ai marre de toi !
Viens là. Assieds-toi.
- Je vais te dire quelque chose. - Dis-le-moi !
Je ne peux penser à rien, mais si je pouvais, je te le dirais !
Tu as la cervelle de la taille d'un petit pois !
Excuse-moi !
Voilà que tu casses les meubles, maintenant !
- Opératrice. - Ici Zach Hutton au bungalow 11.
Vous pouvez appeler les gens de l'appartement du dessus
et leur dire d'arrêter de crier et de casser vos meubles ?
- Ils cassent les meubles ? - Oui. Ecoutez.
- D'accord ? - J'appelle tout de suite.
Quoi ?
Oh, le type d'en bas, hein ?
Merci beaucoup, bordel !
- Quoi ? - Où tu vas ?
En bas pour parler à ce putain de bonhomme !
- Ne nous fais pas honte ! - Ta gueule !
J'arrive !
Vous !
- Qu'est-ce que vous voulez ? - Qui vous êtes, bordel ?
Pourquoi vous me...
Arrête ! Pourquoi tu le blâmes ?
Tu sais très bien pourquoi !
Tu dis que je drague les mecs dès que tu as le dos tourné.
Tu as raison, je racole des mecs dès que j'en ai l'occasion.
- Tu veux savoir pourquoi ? - Pourquoi ?
- Parce que tu es ennuyeux... - Arrogant.
- Arrogant ! - Prétentieux.
- Prétentieux ! - Salopard.
Espèce de petit... Aïe !
Je l'ai dragué, Rick.
Hé !
Hé, tout est bien qui finit bien, non ?
Pendant que tu le baises, je vais déménager.
Ca me plaît bien.
Soyez pas bête.
Panique pas, petit branleur.
Je vais déménager très vite.
- Mon Dieu, je suis désolée. - C'est pas grave.
Attendez une minute. Restez là.
- Ne remontez pas là-haut. - Je vais aller me promener.
Non, asseyez-vous et détendez-vous.
Donnez-lui le temps de partir, asseyez-vous.
- Ne soyez pas gentil avec moi. - D'accord.
Vous voulez boire un verre ?
Non, merci.
Je vous ai causé assez d'ennuis. Je devrais partir.
Non ! Ce n'est pas de votre faute.
Même si je vous avais offert à boire,
parce que nos regards se sont croisés dans une salle bondée,
ce gars-là n'a pas le droit de vous frapper comme ça.
Qui c'est ? Qu'est-ce qu'il fait ?
Rick Curry, c'est le guitariste des Moon Rocks.
- Naturellement. - Pourquoi naturellement ?
Parce que ce genre de groupe de rock et ce genre de guitariste
sont un phénomène artificiel mis sur Terre pour tester ma réalité.
Comment n'y ai-je pas pensé ?
Au fait, je suis Zach Hutton.
Comment allez-vous ? Amy McKenna.
Amy.
Je suis désolé qu'on se soit rencontrés de cette manière,
mais c'est mieux que de ne pas se rencontrer du tout, j'espère.
Qu'est-ce que vous faites ?
J'écris et...
de temps en temps, je porte des pyjamas orange,
sous une robe de chambre, en général.
Je reviens tout de suite. Ne partez pas.
Amy, amour ! Je t'emmerde !
- Amy ? - Oui ?
Vous êtes d'où ?
D'où ? Je travaillais à Seattle quand j'ai rencontré Rick.
Il a une maison dans le New Jersey, mais on voyage beaucoup.
Je suis de La Nouvelle-Orléans.
La Nouvelle-Orléans ?
Vous savez ce que ça fait quand cette ville vous manque.
- Vous connaissez cette chanson ? - Oui, mon père adore le jazz.
Qu'est-ce qu'il pense des Moon Rock ?
Il ne les a jamais rencontrés. Je ne crois pas qu'il les aimerait.
D'où vous venez ?
Géographiquement ou émotionnellement ?
Les deux.
Je suis né à Philadelphie, mais je viens de La Nouvelle-Orléans.
- Vous aimez le jazz ? - J'adore.
- Vous préférez le metal. - Non, j'aime la bonne musique.
- Ca élimine le metal. - J'adore le bon metal !
Impossible. C'est comme dire "J'adore un bon canal radiculaire".
On dirait mon père.
Oh non ! Des fois ça peut être un sérieux handicap.
Quand ça ?
Parler comme son père quand on veut épater une jeune fille de moins...
de vingt-deux ans ?
- Vingt-cinq ans. - Oh, c'est encore pire.
Vous mentez peut-être.
Je ne saurai pas si c'est à cause de moi et je mentirai sur mon âge.
Vous avez quel âge ? Pas plus de 35 ans ?
Presque. J'ai 33 ans.
Bonsoir, Zach.
Merci pour tout. Vous êtes fantastique.
- Opératrice. - C'est M. Hutton au bungalow 11.
Appelez l'appartement qui est au-dessus du mien.
Vous savez qui est dans cette chambre ?
Mlle Amy McKenna.
Allô ?
- Tchaïkovski? - Quoi ?
Vous écoutez Tchaïkovski.
C'est la télé. Je ne réalisais pas que c'était si fort.
Vous aimez le ballet ?
J'aime ce ballet. J'aime la musique.
- Désolée de vous avoir réveillé. - Ce n'est pas le cas.
Vous ne pouviez pas dormir ?
Non. Vous non plus, apparemment.
Non.
Vous aimeriez que je monte ?
Oui.
Ca ne vous ferait rien de mettre quelque chose ?
- J'ai mis quelque chose. - Vraiment ?
Oui. Oh, vous voulez dire... Oh non. Je...
- Vous avez... - Non, voyez-vous...
Il y a eu un feu et j'ai tout perdu.
Ils ont dû y passer en premier.
- De nos jours, c'est si... - On n'est jamais assez prudent.
- Je vous désire tellement. - Oh, mon Dieu !
- Je vous désire aussi. - On ne peut pas à moins de...
Je sais. Je pourrais... Vous voulez que j'aille...
Vous en avez ?
- Ca ne vous fait rien ? - Vous plaisantez ? Oh non !
- Ils sont à Rick. - Ils sont à Rick ?
Ce n'est pas grave. Je le rembourserai.
- Où ça ? Dans le... oh ! - Désolée.
- Ils sont dans le... - Dans le tiroir là.
- Ils sont dans une boîte ? - Oui, au-dessus.
C'est pas ça.
Oh mon Dieu, je ne vois pas ce que je fais.
- Je vais allumer. - Non, ça va.
- Où est la salle de bains ? - Juste là.
Je reviens tout de suite.
Ne soyez pas surpris,
des fois les goûts sexuels de Rick sont assez pervers.
Selon les instructions, il faut le mettre avec une herbe chinoise
et ça garantit de longues érections.
Oh mon Dieu !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Vous n'allez pas croire ça.
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu.
C'est vraiment incroyable.
- Amy ? - Oh, mon Dieu !
- Qu'est-ce que c'est ? - Rick ! Vite, dans le placard !
Vas-y ! Là ! Non, par ici.
- Où ça ? - Juste là.
Amy ? Allume Amy.
Rick, tu m'as fait une peur bleue.
Je suis désolé, je voulais pas te faire peur.
Je suis revenu m'excuser.
C'est trop tard.
- Qu'est-ce que c'est ? - Quoi ?
- Ca ! - Quoi ?
Ca !
Rick, si tu veux parler, on parlera demain.
Non, je ne veux pas parler amour.
- Je pensais qu'en couchant... - Non ! Non ! Non !
D'accord ! Bon sang !
Où tu vas ?
J'ai oublié mon gel pour les cheveux.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Quoi ?
- Qu'est-ce que c'est ? - Quoi ?
Ca !
Ca devait être une surprise.
Ils étaient dans ce tiroir.
Tu crois que je les ai pris et que...
Non, je crois qu'ils sont sortis tout seuls.
C'est tes putain de capotes ! Prends-les et fous le camp !
D'accord ! D'accord !
Parfait, parfait, mais tu...
Tu ne sais pas ce que tu rates.
Ouais !
C'est incroyable.
Je n'en ai pas eu d'aussi longue depuis l'âge de douze ans.
Ca ne m'étonne pas que Rick ait voulu les essayer.
J'ai l'impression d'être dans la version porno des Chaussons rouges.
Oh mon Dieu ! Bon sang !
Vas-y.
- Non, c'est moi ! - Je sais ! Va-t'en !
Amour, comment tu savais que c'était moi ?
Il n'y a personne d'autre. Rick, non !
- Quoi ? - Ta gueule !
Ta gueule !
Non ! Rick, casse-toi !
Arrêtez !
D'accord.
- Allô ? - Oui ?
- Non. - Oui.
Quelle prison ?
Pourquoi ils t'ont arrêté ?
D'accord. J'arrive tout de suite.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Zach a été arrêté.
Pour quoi ?
Combat de bites.
Je n'ai jamais eu le privilège de rencontrer Leon Sparks,
ou Sparky comme on l'appelait affectueusement
dans la famille du cinéma.
Mais sa réputation alliant la gentillesse, l'amitié
et le don de créer la perfection était légendaire.
Alex ?
Bonjour, Zach.
Tu as changé ton numéro de téléphone.
Je veux te parler. On peut dîner ensemble ?
J'ai des ennuis. Je pensais...
On peut aller parler quelque part ?
Merci.
Je t'en prie. Désolée de ne pas avoir été contente de te voir.
- Tu es prêt ? - Quand tu voudras.
Viens dîner ce soir si tu veux.
A 20 heures.
Au revoir, Jake.
Au revoir.
Bonsoir, Danny.
- Bonsoir, M. Hutton. - Vous avez bonne mine.
Merci. Ils sont au salon.
"Ils" ?
On traversera l'Arizona, le Nouveau-Mexique et...
Bonsoir !
Zach ! Voilà Rebecca Sims. Zachary Hutton.
- Rebecca. - Comment allez-vous ?
J'irais beaucoup mieux si je buvais quelque chose. Danny ?
- Un sunrise géant ! - C'est bon d'avoir des racines.
- Tu te souviens de maman. - Bien sûr.
Bonsoir, Marge. Harry.
Bonsoir, Zachary ! Qui t'a donné un oeil au beurre noir ?
Pourquoi ? Tu veux le féliciter personnellement ?
Non, un télégramme fera l'affaire.
Elle n'a pas perdu son humour.
Alors, Becky. Vous êtes la partenaire légitime de Greg ?
- La partenaire légitime ? - C'est la nomenclature actuelle.
J'ai déjà entendu l'expression. Je ne l'ai jamais utilisée.
Oh, moi non plus. C'est la première fois.
Alors, comment ça se fait...
- Je te croyais à l'école. - C'est les vacances d'été.
Oh, bien sûr !
Tu as quel âge, 19 ans ?
Vingt.
Ca va tellement vite.
Tu vas aller à Brown ?
Non, j'abandonne Brown. Je vais à Juilliard.
Juilliard ? Et... C'est ce que je veux. Bravo.
Greg étudie le piano et la composition.
Par tous les saints !
J'ignorais que tu aimais la musique.
Parce que vous ne l'avez jamais demandé.
- Ce n'est pas juste. - Mais c'est vrai.
Mais je suis juste. Allez, Greg.
Tu aimes le rock, comme tous les gosses de ton âge.
Il n'a jamais touché au piano. Tu veux que je te dise la vérité ?
Tu n'as jamais pris le temps de me le dire.
Je déteste utiliser cet argument, mais je n'étais qu'un gosse.
C'est un argument de gosse.
Le dîner est servi.
Voyons si on arrive à finir les hors-d'oeuvre sans encombre.
Zach préférerait jouer du jazz plutôt que d'écrire un grand roman.
Chacun fait ce qu'il doit faire.
Mais vous avez déjà écrit un grand roman américain.
Et "Hang Time" est presque aussi génial.
Si vous jouez au piano aussi bien que ça, vous êtes un grand musicien.
Entre nous, ces jours-ci, je suis meilleur pianiste qu'écrivain.
A 15 ans, j'ai vu "Devil May Care" six fois.
Vraiment ?
Rebecca est diplômée d'art dramatique.
Elle vient d'écrire sa première pièce.
Fantastique !
Non, mais on apprend de ses erreurs.
Avec un peu de chance.
Vous l'avez expérimenté ? Vous avez dû faire quelques erreurs.
Quelques-unes.
Par exemple ?
Venir dîner ici.
- J'étais sérieuse. - Zach aussi.
Tu disais quelque chose sur le fait d'être juste, Zach ?
Désolé, Becky.
- Je peux vous demander une faveur ? - Tout ce que vous voudrez, Becky.
Ne m'appelez pas Becky. J'ai putain d'horreur de ça.
Je suis désolé, Rebecca. C'est la putain de dernière fois.
Faites plus d'allers-retours ou apportez-moi un grand verre.
Oui, monsieur.
Une minute.
- Qu'est-ce que c'est ? - Du brandy.
J'aime aussi le brandy.
Marge, je sais qu'on a eu des désaccords dans le passé...
Désolé. Je me suis assis sur Harry.
Je peux vous apporter quelque chose ?
Un pistolet.
Je vais voir ce que je peux faire.
Je ne m'attendais pas à ce genre de soirée.
J'en ai connu des pires.
Le jour où on a rompu était pire... Pas de beaucoup, mais...
Je ne crois pas que Greg t'ait pardonné.
Greg est devenu un vrai petit emmerdeur.
C'est compréhensible si on pense que pendant cinq ans,
tu étais son seul modèle d'emmerdeur.
Comment est Greg en dehors de son rapport avec moi ?
Un peu prétentieux. Parfois arrogant.
La plupart du temps, il est affectueux et doué.
Doué à quel point ?
Greg, tu veux jouer quelque chose pour nous ?
Oui, s'il te plaît.
D'accord. Tu veux que je joue quoi, Zach ?
- Un morceau de Buddy Holly ? - Pourquoi pas un peu de Chopin ?
Pourquoi pas un petit morceau de Cole Porter ?
Ou je suis plus soûl que je croyais, ou il est meilleur pianiste que moi.
Tu es gentil.
- Et tu es soûl. - Moi aussi ?
Je sais que j'ai trop bu,
parce que j'ai de la peine pour toi, ce soir, Zach.
Moi aussi.
Je vais peut-être le regretter plus tard,
mais comment puis-je t'aider ?
Comment tu peux...
Je ne sais pas.
J'ai beaucoup pensé à toi
et quand j'ai su ce qui était arrivé à Sparky, j'ai pensé...
que je devais te parler, te voir.
Tu as peur ?
Si j'ai peur ?
Ca me fait peur.
Vieillir, avoir des amis qui meurent.
Il savait qu'il avait un horrible cancer.
C'est probablement pour ça qu'il a jeté Curt dehors.
Curt. Je l'ai vu il y a deux semaines.
Il ne s'en remettra jamais. Il est...
Sparky a probablement pensé qu'il agissait noblement.
Eh bien, c'était égoïste de sa part !
Partager vingt ans de sa vie avec lui et ne pas partager ça !
C'est facile pour nous d'être là...
C'est facile pour nous de juger quand le type dont on parle
reconnaissait lui-même qu'il était une canaille égoïste,
indifférente, narcissique
et au coeur froid !
Personne n'est parfait.
Oui.
C'est bien que tu ressentes ça.
J'allais suggérer qu'on essaie encore.
Nous deux ?
Tu es complètement cinglé ?
Ne me supplie pas, Alex. Ca ne te va pas.
- Oh, Zach ! - Oh quoi ?
Il y a beaucoup de choses en toi que je vanterais auprès d'autres.
Mais tu ne vas jamais rester longtemps avec quelqu'un.
Tu te calmeras un peu puis quelque chose arrivera.
Tu prendras peur
et tu commenceras à chercher quelque chose,
un endroit...
une jeune fille pour t'aider.
Tu es sur un manège
et le pompon à attraper n'est qu'un pompon.
- Il ne résout rien. - Je suis maudit ?
Tu es Zach.
Et tu aimes les manèges.
FERME OUVERT
Allez, il est temps de plier bagage.
Barney, encore un pour la route ?
- Tu sais quel est ton problème ? - Oui.
- Tes clés, Zach. - Non.
- Tu bois trop. - Oui.
Tes clés, Zach.
Tu es probablement alcoolique.
- Oui. - Tes clés !
Ce n'est pas mon problème. Tu sais quel est mon problème ?
Je suis accro.
- A la drogue ? - Non.
Aux manèges.
Je ne vais pas te laisser conduire.
- Tu veux rentrer avec moi ? - Oui.
Allons-y.
- Je ne peux pas. - Pourquoi pas ?
Je ne suis qu'un gosse.
- Tu es gentil. - Ca aussi.
Appelle-moi si tu changes d'avis.
Je t'appellerai même si je ne change pas d'avis, d'accord ?
Bonsoir, Barney.
- Dors bien, mon coeur. - Bonsoir, Mlle Jones.
Merde ! Tu as bu toute ma tequila !
C'est un sale boulot, mais quelqu'un devait le faire.
- Tiens. - Merci.
- Allô ? - Alex.
Zach ?
Je crois.
Tu sais quelle heure il est ?
Une minute. Alex veut savoir quelle heure il est.
Deux heures cinq.
Il est deux heures cinq.
A part d'être soûl, qu'est-ce qui ne va pas ?
J'ai oublié de te demander quelque chose d'important.
Oui ?
Qu'est-ce que tu m'as fait ?
- Allez ! - Non, je sais. Alex...
Tu es avec quelqu'un ?
Oui.
Oui ? Qui ?
Il s'appelle Jonas Mallard.
Ca sonne comme "canard".
Pourquoi il n'était pas là ce soir ?
Parce qu'il est en voyage d'affaires.
C'est sérieux ?
Oui.
Tu veux te marier ?
On a parlé de ça.
Ca porte malchance d'épouser un canard.
Bonsoir, Zach.
A moins que tu sois un canard.
Il n'y a quand même aucune chance que ça marche.
Barney, j'ai pas raison ? Les canards sont monogames ?
- Non, les cygnes le sont. - Ce mec est un canard.
C'était Alex.
C'est ce que je pensais.
D'accord, si tu m'en servais un autre ?
- On enfreint la loi. - Qui ça "on" ?
J'ai une souris dans ma poche.
"On."
Une chose est sûre, les souris ne sont pas monogames.
C'est sûr.
Si c'était le cas, elles seraient des "mono-animaux".
- Je vais appeler un taxi. - Merci.
Je ne vais plus à l'hôtel. Je suis sur leur liste noire.
Alors, si ta chambre d'amis est toujours occupée,
je vais me coucher sur le bar.
D'accord, mais ne va pas vomir dans l'aquarium.
Je te le jure.
- Allons-y. - Barney ?
- Quoi ? - Tu me portes ?
Oh merde !
Je suis aveugle ! Je n'y vois plus !
D'accord !
Comment tu as... Qu'est-ce que c'est ?
- De la vitamine B-12. - J'en ai besoin ?
Custer avait besoin d'un gilet pare-balles ?
D'accord, d'accord !
Je dois pisser.
Doucement. D'accord. Calme-toi.
Pourquoi tu t'es enveloppé dans du papier toilette ?
Parce que j'avais froid.
Je suis dans un gros pétrin, docteur.
Franchement,
je n'ai pas le courage de continuer comme ça.
Même si je m'en sentais le courage, je ne le voudrais pas.
Chaque jour, je me réveille un peu plus déprimé,
un peu plus désespéré.
Je suis dans un état pire que quand j'ai commencé à venir vous voir.
Quand vous avez commencé, vous étiez une loque.
Je suis toujours une loque ! Je n'ai pas changé.
Vous ne saviez pas qu'on ne peut pas changer le caractère des gens ?
Non, je ne le savais pas.
Si je pensais que je ne pouvais pas changer, je ne serais pas venu ici.
- Ce n'est pas impossible. - Vous l'avez dit.
Je dis que c'est presque impossible.
Merde ! "Presque", c'est à deux doigts d'être impossible.
Si ça l'était, il n'y aurait pas d'analystes.
Cette perspective n'est pas entièrement déprimante.
Je vous ai déjà raconté l'histoire de la grenouille et du scorpion ?
Non.
Un scorpion ne sachant pas nager demande à la grenouille
de lui faire traverser la rivière sur son dos.
La grenouille lui dit : "Tu me crois folle ?
A mi-chemin tu vas me piquer et je vais me noyer."
"Ce n'est pas raisonnable", dit le scorpion.
"Si je te pique et que tu te noies, je me noierai aussi."
La grenouille réfléchit. Elle lui dit "Grimpe !"
A mi-chemin dans la rivière, le scorpion pique la grenouille.
Alors qu'elle est en train de se noyer, la grenouille dit :
"Maintenant, tu vas te noyer aussi."
Le scorpion lui dit : "Oui, je sais."
"Ce n'est pas raisonnable", dit la grenouille.
Et le scorpion lui dit : "La raison n'a rien à y voir.
Je suis un scorpion. C'est ma nature."
Vous savez ce que j'ai envie de vous dire ?
Oui, d'aller me faire foutre
et c'est ce que vous allez me dire, parce que c'est votre nature.
A mardi prochain.
Bonjour.
- Bonjour. Vous pouvez entrer. - Merci.
Je dois y aller. D'accord.
Je peux vous aider ?
Je suis là par hasard. J'étais intrigué par le nom de la compagnie.
- C'est le nom de la compagnie ? - Oui.
Forme 3.
"Le programme de gym et de beauté le plus efficace du monde."
Une de nos clientes a perdu dix livres en trois jours
et elle a été complètement guérie de son asthme.
- Vous prenez les hommes ? - 35 % de notre clientèle.
Vraiment ?
- La fille qui est entrée... - Emily ?
Emily. Elle ne semblait pas dépourvue de beauté ou de forme.
Vous auriez dû la voir il y a six mois.
Vraiment ?
Le premier traitement herbal est offert.
Si vous me donnez votre nom, Molly vous en donnera un.
- Attendez. - Bonjour, Zach.
- Molly ! - Vous vous connaissez !
- Mon Dieu? Que fais-tu ici ? - Je travaille.
Molly est notre première thérapeute.
Fantastique ! Comment tu vas ?
Je suis en colère.
- Molly, c'est débile. - Quoi donc ?
Je n'ai pas besoin de traitement herbal et d'électro-stimulation.
Je me trouvais par hasard dans ce bâtiment.
Ce n'est pas débile, Zach. C'est ce que je fais.
- Je ne voulais pas dire... - Je gagne ma vie comme ça.
J'aurais pu te coller un procès. Mais à la place, j'ai pris un boulot.
- Au moins, ça paie le loyer. - J'approuve.
- Si c'est débile, que fais-tu là ? - On me donne un traitement herbal.
- Si c'est tellement débile... - Ca ne l'est pas ! D'accord ?
Les bandes sur les zones à problèmes font contracter les muscles.
Plus j'augmente le courant,
- plus les muscles se contractent. - Molly...
Pour le premier traitement, ce n'est pas bon de dépasser la phase 3.
J'aimerais ne pas te détester autant Zach.
Après dix traitements débiles, tu pourras atteindre la phase 7.
Pourquoi tu t'es conduit comme un con ?
Tout ce qui dépasse la phase 7...
peut être dangereux.
Va te faire foutre !
- Combien ça fait ? - 2 dollars 25.
MAGAZINE SHAPE
Tu dois descendre Sunset et regarder le panneau.
Elle représente un truc appelé "Shape".
C'est un magazine. On le représente aussi.
Tu ne vas pas croire cette femme.
Ce magazine donne une grande fête ce soir au Century Plaza.
- Tu as sûrement une invitation. - Tu crois ?
- Ca va ? - Je devrais manger quelque chose.
- Un café ? - Non, ce n'est pas... d'accord.
- Un café ? - Non, ce n'est pas... d'accord.
- Bon sang ! - Qu'est-ce qui se passe ?
Je peux jamais nouer ces putain de cravates.
Arrête. Combien de fois par an tu dois mettre ton smoking ?
Tu sais quoi, Bern ?
Oui. Un de nous deux n'a pas la tenue indiquée.
Lequel des deux ?
La soirée habillée de Shape est au Century Plaza ce soir.
Le bal costumé de Shape est au Century Plaza vendredi soir.
Hé, super costume.
La soirée de Shape ?
- Aladin ? - C'est ce qu'il m'a dit.
Bern, il va me tuer.
Bernice, ce n'est pas drôle !
Faites-moi sortir d'ici.
Tu m'as dit que c'était un bal costumé !
Arrête.
- Regarde la lampe. - Regarde les chaussures.
Je suis désolé. J'ai essayé de t'appeler plusieurs fois...
Howard, comment ça va ?
C'est Zach Hutton. Zach, Howard Simon. Notre hôte.
Howard.
J'ai dit à Zach que c'était un bal costumé.
Oh oui !
- J'ai essayé de t'appeler. - Tu es viré.
Détends-toi !
En cinq minutes, j'ai bu quatorze verres de champagne.
A la fin de la soirée, j'étais complètement beurré.
Le bateau à vapeur arrive. Excusez-moi.
Et sans peur.
Comment allez-vous ?
Je m'appelle Zachary Hutton et mon souhait est de vous baiser.
Quelle est la réponse ?
Quelle est la question ?
Un homme peut-il changer sa nature même si un scorpion ne le peut pas ?
Bonne question. Quelle est la réponse ?
La réponse est oui, si tu sais quel est ton problème.
Je sais quel est mon problème, mais je ne peux pas changer.
- Tu as essayé ? - Non.
Tu n'en as pas envie ?
Pour être honnête, je n'y ai pas beaucoup réfléchi.
- Tu sais ce qui t'arrête ? - Je n'en ai pas la moindre idée.
Tu ne sais pas quelle est l'alternative.
Je connais l'alternative.
Plus de jolis corps aux têtes vides.
Mon salut est une belle femme d'âge mûr expérimentée
qui a été mariée au moins une fois
et qui est beaucoup plus intelligente que moi.
- Comment va Alex ? - J'allais justement l'appeler.
Barney, tu as...
Merci.
- Allô, Greg ? - Qui c'est ?
C'est ton beau-père. Je peux parler à Alex ?
Non, elle est partie pour le week-end.
Où ça ?
Elle a demandé de ne pas révéler cette information.
Tu es un gars bien, hein ? Dis-lui que j'ai appelé.
Bien sûr.
J'aimerais qu'il reste hors de sa vie.
Bonjour, Marge. Je peux entrer ?
Désolé de vous ennuyer, on peut parler une minute ?
Désolé, je n'ai pas vu la valise. Vous allez quelque part ?
- Oui. - Où ça ?
- Loin d'ici. - Où ça loin d'ici ?
Là où vous ne pourrez pas me trouver.
Désolé.
Vous allez voir Alex ?
Vous voulez quoi, exactement ?
Je dois parler à votre fille. C'est très important.
Dites-moi où elle est, je vous en prie.
Pourquoi pas ?
Si vous le saviez, vous ruineriez sa vie et je devrais vous tuer.
Oh, c'est logique.
Je peux prendre un verre ? J'ai le gosier un peu sec.
- De l'eau du robinet. - Bien. C'est formidable.
"ALEX, ROCKFORD PALMS"
Oh Marge, merci.
A votre santé.
C'est bon. Et clair. Vous aimeriez...
Marge, je réalise que je n'ai pas vraiment fait ce qu'il fallait
et que vous avez toutes les raisons de me détester.
Mais je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression
que si vous y réfléchissiez, vous découvririez
que vous avez quelques bons sentiments à mon égard.
Marge, je pense que c'est le moment d'enterrer la hache de guerre.
La porte est ouverte !
Si le chien s'est échappé, je vous arrache la barbe !
Je n'ai pas...
Mon Dieu. Harry ?
Allez Harry, réveille-toi.
Oh, mon Dieu !
Si vous regardiez derrière ? Je vais regarder devant.
Vous l'avez trouvé ?
Continuez de chercher !
Harry ! Viens mon petit !
Désolé Harry, reste là.
Vous êtes bien chez les Fetterman. Laissez un message après le bip.
C'est Zach. Je suis à la prison de Ventura, viens me chercher.
Le policier a dit que vous rouliez à 217 km/h.
Vous avez quelque chose à dire, M. Hutton ?
J'étais pressé, monsieur le juge.
Moi aussi. 500 dollars ou 30 jours.
- Mme Alexandra Hutton. - Qu'est-ce que vous lui voulez ?
- Je suis Zachary Hutton. - Quelle différence ça fait ?
Elle m'attend. Quel est son numéro de chambre ?
- Elle n'est pas dans sa chambre. - Où elle est ?
Elle est dans l'arboretum.
Le moment est mal choisi ?
Chers amis, nous sommes réunis ici
pour unir par les liens du mariage
Alexandra et Jonas.
S'il y a ici quelqu'un qui puisse justifier
la raison pour laquelle ce couple ne devrait pas se marier
qu'il parle à présent ou se taise à jamais.
Allez, Zach.
Alex, tu n'es pas obligée de faire ça.
Oui. Papa dit : "Si quelqu'un prend la peine de bousiller ton mariage,
- il faut le raccompagner". - Il parle comme un vrai gentleman.
Vous auriez pu comparer vos cirrhoses.
Ta mère a vraiment manqué son destin.
Si elle mincissait, j'essaierais de la présenter à Sugar Ray.
Je ne la blâme pas vraiment.
- Que voit-elle en moi ? - Probablement Papa.
La voiture de M. Hutton, s'il vous plaît ?
- Je suppose que j'ai tout foiré. - Tu supposes !
- Tu sais pourquoi je suis venu ? - Non.
Je sens que je me noie et tu es la seule à pouvoir me sauver.
Je ne peux pas te sauver.
Non ? C'est pas juste. Je comptais sur toi.
Même si je suis affreux, l'ai été ou le serai,
je continue à croire que tu peux me sauver.
Tu mettras tes bras autour de moi, tu me diras que tout va bien
et je ressusciterai, car tu m'aimes et tu as un pouvoir magique.
- Je n'ai pas de pouvoir magique. - Oui, mais quel rêve.
- C'est un rêve égoïste. - Et c'est vrai.
Mais je suis tout ce qui me reste.
Je suis heureuse de ne pas avoir de pouvoir.
Pourquoi ?
Tu ne chercherais jamais la vérité.
En dépit des apparences, je la cherche.
Au fond d'un verre de cocktail ?
Touché.
Tu sais Alex, je t'aime, et je vais réussir.
Ce serait trop te demander d'attendre ?
- Oui. - Parce que tu ne me crois pas ?
Oui.
Si j'y parviens, quel homme ! Pense à ce que tu vas rater.
On peut se marier, maintenant ?
Il faut qu'on parle.
Je ne me suis jamais senti comme ça.
Je suis horriblement malheureux.
Ce n'est pas un blues d'apprenti. C'est une dépression énorme.
Je ne peux pas dormir.
Je prends des cachets,
je me lève à 4 heures du matin et je fais les cent pas sur la plage.
Je suis si malheureux que je veux me tuer,
mais je ne peux pas, parce que j'ai peur de mourir.
C'est débile ou quoi ?
Alors, quelle est la réponse ?
J'ai oublié. Vous n'avez pas de réponses.
Vous n'êtes pas le buisson ardent. Vous ne donnez que des suggestions.
J'ai besoin d'aide.
Je suis dans le putain de trou.
Donnez-moi une suggestion. Je vois dans vos yeux que vous en avez une.
Si un alcoolique veut que je le guérisse, vous savez ce que je dis ?
C'est une question. Pas une suggestion.
Vous lui dites quoi ?
D'abord, arrêtez de boire.
Je ne comprends pas.
Rentrez chez vous et réfléchissez-y.
C'est ma suggestion.
Nous interrompons notre émission pour vous donner ce communiqué important.
La météo vient de donner une alerte urgente en vue de vagues...
Une perturbation pourrait
provoquer des vagues d'une hauteur maximum de 20 pieds.
Tous les résidents de ce secteur doivent être en état d'alerte.
Mon Dieu...
J'ai loué cette maison sur la plage, car j'ai pensé que si Tu existes,
c'est le meilleur endroit où Te contacter.
Je suis dans un sale état et j'ai besoin de réponses.
Si un alcoolique veut que je le guérisse,
vous savez ce que je dis ?
D'abord, arrêtez de boire.
J'ai trouvé !
Jake !
Tu ne vas pas le croire ! Il y a un Dieu et il écrit des gags !
Qu'est-ce que... Ferme la porte, bon sang !
Bernice ne pardonnera pas à Jake de m'avoir loué son autre maison.
J'ai tout compris, Barney.
On ne peut pas guérir un problème avant de savoir ce qui le cause.
Mais avant qu'on puisse voir ce qui cause le problème,
on doit d'abord extraire le problème.
On doit abandonner les vices pour parvenir aux vertus.
- J'aurais pu te dire ça. - Pourquoi tu ne l'as pas fait ?
Si tu veux quelque chose, tu dois comprendre le problème toi-même.
D'accord gros malin, quel est mon problème ?
Tu as peur, comme nous tous.
Tu bois trop, tu chasses trop les filles
et tu n'utilises plus ton don de Dieu.
Tu sais ça depuis le début ?
Je suis un bon barman.
Je dois trouver un moyen d'arrêter d'avoir peur.
Je peux vous proposer une suggestion ?
Ouvre ! Je sais que tu es là ! Je viens te chercher !
La vérité. J'étais pour la recherche ou les loisirs ?
Tu étais ravissante !
Je t'ai préparé du Schweppes au Slice. Tu vas le supporter ?
Ca va, mais je ne veux pas toucher aux amandes au miel.
Excusez-moi.
- Félicitations. - Vous avez lu mon livre ?
Non, mais depuis que vous ne buvez plus, vous embrassez bien mieux.
- Bonsoir, Mlle Jones. - Bonsoir, revenant !
- Tu as besoin d'aide ? - J'y suis !
Mon Dieu ! Ca ne vous fait pas mal ?
Rebecca, vous êtes ravissante.
Joyeux Noël, Greg.
Marge.
- Je suis très fière de vous. - Vous plaisantez ?
Oui.
Vous n'êtes pas fâché, hein ?
- Non, bien sûr que non. - Félicitations.
Content de vous voir tous les deux.
Attention, il est dangereux.
- Molly ! - Zach, je te présente Stephen.
- Enchanté. - Comment allez-vous ?
- J'ai lu ton livre. - Oui ?
Très bien. Merci. Qu'est-ce que vous faites, Stephen ?
- Je suis pompier. - Bonne idée.
- Curt. - Tu te rappelles cette dame ?
Bien sûr. Elle empruntait mes chaussettes.
Tu veux que j'aille te chercher un autre verre ?
- Bien joué. - Merci. Comment va le canard ?
Aux dernières nouvelles, il voulait aller se marier à Washington.
- Avec toi ? - Non.
Tu as toujours la trouille ?
- Juste en ce qui te concerne. - Alex.
J'ai arrêté de boire. J'ai écrit un best-seller.
Deux accomplissements sur trois, ce n'est pas mal.
Deux accomplissements sur trois, ce n'est pas assez.
Tu ferais quoi si je te dis que je suis célibataire depuis 6 mois ?
Je croiserais mes jambes.
Alex, on est faits l'un pour l'autre et je vais te le prouver.
Un de ces jours, tu recommenceras à porter mes chaussettes.
Salut. C'est la meilleure chose que vous ayez jamais écrite.
- Vraiment ? - Votre livre m'a enflammé.
Rebecca, il y a une chose que vous devriez savoir.
Oui, Zach ?
Pour pouvoir écrire ce livre, j'ai dû...
changer.
- Zach ? - Oui, Rebecca ?
Vous avez déjà entendu l'histoire de la grenouille et du scorpion ?
KBLA termine maintenant la diffusion de ses programmes.
Quand vas-tu enfin mûrir ?
De quoi tu parles ? Je ne bois plus, j'ai écrit un best-seller,
j'ai refusé de coucher avec une jeune femme belle et sensuelle.
Pour moi, c'est une façon très efficace de mûrir.
Je suppose.
Mais tu as une relation monogame, maintenant.
Alors, enlève-le.
D'accord, mais tu ne te montres pas très patriotique.
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