All language subtitles for Les Armes.S01E17.FRENCH.720p.WEB.H264-TFA.srt - fra(2)

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Original subtitles

- C'est une nouvelle ère qui débute au sein des Forces,

avec Kanawata comme épicentre.

Pour assurer les civils sur la base,

j'ai élevé la cote de sécurité à quatre, soit le maximum.

- Dorénavant, les ressources de notre division d'élite

vont augmenter ainsi que leurs effectifs, considérablement.

Nous préparons une riposte musclée

afin d'envoyer un message clair

que non, nous ne tolérons aucune attaque sur notre territoire.

(cri)

Non, nous n'accepterons aucune intrusion sur le sol canadien,

ni toute autre forme de violation

de notre intégrité nationale.

Tous ceux qui tenteront de nous infiltrer

en subiront de lourdes conséquences.

On ouvre la porte à tout le monde:

infanterie, cuisiniers, musiciens.

Si t'as fini ton QMB,

au minimum, on va s'asseoir avec toi.

- Vous acceptez des recrues sans expérience?

- C'est ceux qui partent avec deux prises contre eux.

Mais l'expérience, ça s'acquiert.

La technique, ça s'enseigne.

Mais le caractère et l'intelligence, non.

Il y a des perles rares cachées partout dans les forces.

Le job, c'est de les trouver.

(paroles entremêlées)

- J'ai juste peur qu'en ouvrant la porte à tout le monde,

on ralentisse le processus.

On a 2 missions à préparer

et une nouvelle section à mettre sur pied.

- L'adjudant-chef Thomas Dallaire va m'assister

étroitement pour faire l'écrémage.

Ca va aller vite.

Je peux le faire rentrer?

- Général.

- Repos.

- Pour la Hell Week...

les portes ouvertes se déroulent sur 2 jours.

Demain, avec les postulants de la base,

après-demain, avec ceux d'ailleurs au Canada.

Nos critères pré-entrevue sont très stricts.

Même si on veut donner une chance à tout le monde,

il va y avoir un bon coup de tamis

avant de passer à l'étape 1.

- Et l'étape 1 consiste à...?

Test psychométrique, test physique.

- Si je peux me permettre, j'ai tâté le pouls sur la base

et l'intérêt est extrêmement élevé.

- Je confirme, les troupes sont très motivées

depuis votre conférence de presse.

Vous allez avoir du monde.

- On va être encore plus sévères.

Ca va nous donner la crème de la crème.

- Oh shit!

Vous, vous allez le faire?

- Je pense que oui.

- Ma mère va partir pendant quelques jours

au chalet pour se reposer.

C'est ma cousine qui va s'occuper de moi.

Elle va passer juste de temps en temps.

Je me disais que ce serait

un bon moment pour faire la vidéo pour Jason.

- Oui, parfait. Quelle date tu voudrais que je passe?

- On peut se dire après-demain.

- OK, sans faute.

Faut que j'y aille. On se reparle plus tard.

- Merci! Oh, merci!

- Bon retour, sergent. - Merci! T'es fin.

- T'as l'air mieux.

Tu dois avoir hâte de retrouver ta partner.

- C'est sûr.

(petit rire)

- Je t'avertis, ça paranole sur la base

depuis la conférence de presse.

Le monde voit des espions partout.

- On verra au cas par cas.

- Quand est-ce que tu vas avoir ton permis de conduire?

- Dans 2 jours, il y a un examen.

Dès que je le repasse, je devrais avoir mon permis.

- Mais ta tête, ça va mieux?

- Numéro un.

- Hé! Je suis contente de te voir.

(démarrage du moteur)

- C'est sûr que de faire la Hell Week sur la base

nous permettrait de sauver des coûts,

mais aussi de procéder beaucoup plus rapidement.

- Si c'est pas déraisonnable, je vois pas de problème.

Avez-vous des nouvelles de l'adjudant Caron, sinon?

- Pas depuis qu'on a fermé Whitestone.

- Vous savez que je vais devoir le passer

en procès par voie sommaire pour absence sans permission?

Ca va mener à une démotion,

peut-être même à une expulsion des Forces.

- Je pense pas que le persécuter, ça va aider.

- Je vais essayer de le rejoindre.

- J'apprécie.

Merci, messieurs.

Restez, adjudant-chef.

Assoyez-vous.

Si je vous donne la permission de parler librement,

sans risque de représailles,

est-ce que je vais connaître le fond de votre pensée?

- A vos risques et périls, colonel.

- Je devrais survivre.

- C'est pas parce qu'on a décidé de revenir dans le rang

qu'on vous respecte.

- Comment je fais pour le gagner, votre respect?

Je peux pas parler pour les autres.

- Parlez pour vous.

- Déjà, faudrait que vous me montriez que vous êtes capable

de vous battre autrement qu'en ostie de moumoune, colonel.

- Down!

(râlement)

- Frapper un gars dans la gorge quand il s'y attend pas...

Je serais curieux de voir ça donnerait quoi,

à un contre un, sans me faire de sucker punch.

- Est-ce qu'il y a une façon plus diplomatique

de trouver un terrain d'entente

que "je te sacre une autre volée"?

Je vais prendre ton silence pour un non.

Si jamais t'en trouves une autre, tu vas me trouver.

Pas obligé de me saluer.

Ferme la porte en sortant.

(petit rire)

(sonnette de porte)

(sonnette de porte, gémissement)

(sonnette de porte)

- Vous allez mieux?

J'en déduis que oui si vous retournez travailler demain.

- Comment vous savez que je suis en arrêt de travail?

- Vous n'êtes pas notre seule alliée à Kanawata.

- Je suis pas votre alliée.

- Vous êtes à un doigt de l'être.

(cri)

(sonnerie de cellulaire)

- Ivan? - C'est un bon moment?

- Mais là, c'est sûr.

Ah, ça fait des semaines qu'on n'a pas eu de tes nouvelles.

- Oui, bien, c'est ça. Je viens de finir mon cours de recrues.

Je fais de la route avec un chum. Il est en train de pisser.

- OK. As-tu eu mes messages?

- Oui. Ca te dérange si je m'invite à souper?

On fait la route vers Kanawata.

Je passerais prendre une couple d'affaires.

- Pourquoi?

- Je t'expliquerai tantôt.

Je risque d'arriver bientôt.

Ca te dérange si je rentre direct dans la maison?

- Mais non, t'es chez vous.

Mais là, je t'avertis, ta mère est là.

- Elle travaille pas?

- Non.

Elle est en congé de maladie.

- On a envoyé les dossiers médicaux

que vous nous avez donnés à nos experts.

Ils ont établi une marche à suivre pour la suite.

C'est une stratégie crédible

contre-vérifiée par des médecins.

Personne vous reprochera quoi que ce soit.

- Vous voulez que...

- ... que vous nuisiez

à la santé de certains d'entre eux.

Tout est bien détaillé là-dessus.

Vous verrez.

Ca va se faire progressivement.

Rassurez-vous.

Je vais faire des suivis occasionnels avec vous.

Merci de nettoyer les traces derrière moi.

- Ca, c'est à moi.

Ca aussi.

- OK.

- Je pensais que tu travaillais.

- Ils ont coupé plus tôt pour qu'on prépare

nos dossiers d'application pour JTF16.

- Tu peux m'attendre dans le char.

- Ca marche. Tu me textes si jamais il y a de quoi.

(ouverture de porte)

- Tu t'es revirée vite.

- Il m'aide juste avec les boîtes.

- J'imagine.

- Qu'est-ce que ça te fait que je sorte avec Dad?

- Tu sors avec?

- Non, mais on n'est plus ensemble,

fait que je peux bien faire ce que je veux.

J'en ai pour 30 minutes.

Tu veux peut-être aller attendre quelque part en attendant?

- OK, c'est de même que tu veux jouer ça.

- Jouer quoi?

- Faire comme si ça te faisait rien,

comme si de rien n'était.

- C'est quoi, tu veux que je me mette

à brailler sur le plancher?

- C'est pas ça que je veux dire.

- Tu m'as laissée en me disant

que tu m'as jamais vraiment aimée

et qu'on est allés trop vite,

mais c'est moi qui est pas correcte

parce que j'essaie de rester forte et de continuer ma vie?

- C'est pas aussi simple que ça, Rose.

- Je vais te dire ce qui est pas simple.

Se faire laisser et devoir quitter son appart

avec son ex qui te regarde.

- Je comprends.

Texte-moi quand t'as fini.

(ouverture, fermeture de porte)

- Oui, exact. La liste va être prête dans une heure.

- Parfait.

Je me réserve Ivan Savard en entrevue.

Gardez ça pour vous.

- Sans problème.

Merci, colonel.

- Colonel?

- Personne sait que t'es là? - Non.

- Est-ce qu'il a dit ou il était, avec qui il était,

et c'est quoi, son plan?

- Easy, man.

- Je cherche du monde. Embarques-tu?

- Quoi?

- Faire le ménage.

- Qu'est-ce que tu penses faire avec ça?

- J'ai d'autres stocks.

Il me manque juste un autre gars.

- Il est tout seul, il est armé,

et il cherche quelqu'un pour l'aider.

Mais là, si on en parle à Savard ou à Drouin,

il va se ramasser en dedans.

- Même à face si on fait rien

et il se met à "shooter" du monde au centre d'achat.

- Il est pas fou, juste perdu.

- Il est un danger pour les autres et pour lui-même.

C'est un cas pour la police.

- Momo, "droppe" le gun.

- Fait que t'embarques pas?

(soupir)

T'acceptes ça, toi...

que Craig soit rendu chum avec l'état-major?

- C'est pas juste négatif.

Ils ont crissement monté le budget à JTF.

- Ca va pas de fucking bon sens, man!

On a tous fait ça pour rien?

On a tué du monde!

J'ai empoisonné Elfassi pour Craig!

- Tu l'as tué parce que c'était un fucking traître.

- Je l'ai tué parce que Craig m'a demandé de finir la job.

C'est pas Savard et Drouin qui auraient les couilles

de demander une affaire de même.

- Il a tout donné pour vous.

C'est un de vos meilleurs gars, un de vos plus loyaux.

- J'espère que j'ai pas besoin de vous rappeler

le nombre de fois vous m'avez mis dans le trouble

à cause de votre indiscipline, Caron et toi.

- C'est vrai.

Mais vous, vous avez fait de nous

des gens utiles à la société.

Ma famille m'a traité de cave toute ma vie, moi,

parce que j'étais pas bon à l'école.

Caron, il a fait de la prison en centre jeunesse

toute son adolescence.

Mais vous, malgré ça, vous avez vu un potentiel en nous

que personne d'autre avait vu avant.

- Toute ma jeunesse, on m'a dit que j'étais un problème.

Je suis rentré dans l'armée pour faire partie de la solution,

puis là, on me demande de retourner du côté des problèmes?

- Momo, écoute-moi bien.

Ce n'est plus comme avant.

Craig a fait des gains sur plein d'affaires.

C'est après changer.

- Je sais pas si c'est la cochonnerie

que tu t'injectes dans les veines,

mais tu vois pas clair, man.

- C'est pas pour rien qu'on vous suivrait jusqu'en enfer.

Vous allez chercher la meilleure version de nous-mêmes.

Et la meilleure version à Caron, elle vaut de l'or.

- Je vais voir ce que je peux faire.

Pas un mot à personne.

- Merci!

- Qu'est-ce que tu comprends pas à "reste dans ta chambre"?

Non!

- Police! Ouvrez, s'il vous plaît!

- Ouais?

- Bonjour, on a reçu un signalement

pour un cas de violence domestique.

On aimerait s'entretenir

avec vous à l'intérieur, s'il vous plaît.

- De la quoi? - Tassez-vous, s'il vous plaît.

- Je comprends pas d'ou ça sort.

Pour vrai, c'est du niaisage!

- Vous êtes combien dans la maison?

- Trois, mais mon mari est déployé en Lettonie.

- La 3e personne, c'est qui? - Notre fille Simone.

- Elle est ou en ce moment? - Quelque part.

- Est-ce que c'était après elle

que vous criiez quand on est arrivés?

- Crier? On se calme. Ca paraît que vous n'avez pas d'enfant.

- Allô! Comment tu t'appelles?

Excuse-moi, je ne veux pas te faire peur, OK?

Est-ce que je peux m'asseoir là?

C'est Simone, ton nom, c'est ça?

Je suis une policière

et je suis ici pour voir si tout se passe bien.

Il n'y a rien de grave, OK?

Comment ça va, Simone?

Est-ce que t'as mal à quelque part?

Ton bras, ta jambe?

- Non.

- Non? Est-ce que t'as mal ici, à ton coeur?

(coups à la porte)

(coups à la porte)

(coups à la porte)

- Ivan!

- Salut, maman.

(petit rire)

(soupir)

- T'es là. - Ca va?

- Oui. Oui, oui, oui. Rentre. Rentre.

Avec tout ce qui se passe sur la base dernièrement,

je pense que j'ai frappé un mur.

Je vais voir comment ça se passe, mon retour demain.

- Tu pourrais peut-être repousser?

- Non.

- T'as l'air fatiguée, maman. - Non, non, non.

Ca va me faire du bien de me remettre en action.

- C'est toi qui le sais.

- Hé! - Salut, papa!

- Salut, mon gars!

(rires)

My God, ça fait... ça fait bizarre de te voir en uniforme.

(fermeture de porte)

♪ ♪ ♪

- Non, mais je peux pas croire

qu'il y a du monde qui maltraite leurs enfants.

Faut vraiment avoir un tas de marde à la place du coeur.

- On connaît pas tous les détails.

Faut pas assumer sans savoir les faits.

- Mais, je te jure, la petite était verte

tellement qu'elle avait peur.

- Est-ce qu'elle t'a dit que sa mère la frappait?

- Non.

- Qu'elle lui a fait des menaces? De la maltraitance?

- Non, mais j'étais en uniforme.

Peut-être qu'elle a eu peur de me parler.

- On n'a rien légalement

qui justifie de refiler le dossier aux services sociaux.

- On peut quand même aller faire un tour demain.

- Sur quelle base?

Je vais écrire mon rapport et ça va être ça pour aujourd'hui.

- Mais pour vrai, je te le dis, la petite,

je l'ai sentie qu'elle avait peur de sa mère.

- Peut-être que tu lis mal les gens.

- Bonne nuit! - Bonne nuit!

On fait attention au bruit.

(raclement de gorge)

Bon. Je vais prendre une couple d'affaires

et je vais texter à mon chum pour qu'il vienne me chercher.

- Tu veux pas rester un peu? Tu pourrais coucher ici.

- Non, on a loué une chambre au motel.

On n'a pas les moyens de s'en payer une toute seule,

fait qu'on partage les frais.

- Veux-tu une bière?

- T'offres de l'alcool à un mineur?

- Non, j'offre une bière à mon gars.

- C'est gentil, mais il faut que je l'aille.

Ecoute, papa...

je suis pas ici parce que je veux revenir à la maison.

Je suis ici parce que je veux rentrer à JTF 16.

Le processus est ouvert aux nouvelles recrues.

Moi et mon chum, on a envie de s'essayer.

J'ai déjà des recommandations à Saint-Jean,

mais c'est sûr que si tu peux m'en faire une,

ce serait le fun.

- Je pense pas que tu vas rentrer à JTF16

avec une couple de semaines de recrues

à Saint-Jean dans le corps.

- C'est beau, je vais faire sans.

- Non, non, attends un peu.

- Il y a 2, 3 affaires que je veux

que tu m'expliques, là, c'est tout.

- Non. - Comment, non?

Il faut qu'on puisse te parler, là, je suis ton père.

- Je ne suis plus à ta charge. Je suis à la charge des Forces.

- C'est pas parce que t'es parti de la maison

qu'on a arrêté de s'en faire.

- T'as pas à t'inquiéter,

je suis trop poche pour la cut.

- Mettons que tu la fais.

On t'efface, tu sors de nos vies,

on n'a plus de nouvelles de toi, tu penses que ça nous fait rien?

- On s'est pas parlé pendant mon QMB, et personne est mort.

- C'était pas pareil, on savait que t'allais revenir.

Et je me suis ennuyé de toi sans bon sens.

Ivan, il faut que tu comprennes

que ça va me tuer, de ne plus te revoir.

Et ça va me tuer encore plus

de savoir que je vais juste te revoir dans 4 ans

si tu fais ça dans une urne!

- T'as dit toi-même que j'avais quasiment aucune chance.

Fais-toi-z-en pas.

(ouverture de porte)

(fermeture de porte)

- Fuck...

(stridulations)

- Non, attends, attends.

- Ah...

- Tu sais, tu peux prolonger ton congé si tu te sens pas prête.

- Non.

- Ca va, Maria? Je te sens comme loin.

- Je reviens d'un burn-out. - Non, pas dans ce sens-là.

Dans le sens que je te sens pas là avec moi.

- Je suis juste déçue qu'Ivan ait pas dormi à la maison.

Mais bon...

Faut le laisser

se rendre jusqu'au bout de ses ambitions, hein?

- Moi, j'aurais préféré que ses ambitions

le fassent pas sortir de nos vies pour des années.

- S'il peut abattre quelques Russes pendant ce temps-là,

ça aura valu la peine.

♪ ♪ ♪

♪ ♪ ♪

- Je suis surpris de te voir ici.

- J'étais juste curieux.

- Faut être curieux rare

pour remplir un dossier d'application.

- Tu veux prouver quoi? - Rien.

C'est juste que pour un gars qui me faisait la morale

comme quoi il faut faire des choix dans la vie,

je trouve ça spécial, mettons.

Comment vont tes filles?

T'as des nouvelles?

Juste pour te dire,

Rose tripait pas à l'idée que je rentre à JTF16.

Ca doit être pareil pour toi.

- Je sors pas avec. - Mais non.

- Je pense qu'elle accepterait

de coucher avec moi juste pour te faire chier.

Et plus j'y pense, moi aussi.

Tu vas faire quoi, hein? - Yo, yo, yo! On se calme!

- Va rejoindre tes filles, gros!

(brouhaha)

(cri indistinct)

- Fuck!

- Qu'est-ce que tu veux faire? Tu veux te faire crisser dehors?

(sonnerie de cellulaire)

- Allô?

- Bonjour, colonel. Maria Frolova à l'appareil.

- Ca fait longtemps.

Vous me prenez pas au meilleur moment, par exemple.

- Ce sera pas long.

Je voulais vous convoquer pour un rendez-vous de suivi.

Je sais pas si vous avez du temps aujourd'hui?

- Déjà? mon dernier rendez-vous était il y a 4 mois.

- C'est moi qui vous suis dorénavant.

Je voulais faire une mise à jour de votre dossier,

si vous avez une demi-heure à me consacrer.

- Je peux sûrement trouver ça.

17h00?

- Absolument. A plus tard.

- A l'ordre!

Garde-à-vous!

- En levant la main...

qui a déjà entendu parler du principe de Peter?

Le soldat Vanier, évidemment.

C'est une théorie formulée en 1969

consacrée aux défaillances organisationnelles

des entreprises.

Il s'intéressait à un phénomène voulant que,

dès qu'un employé performe, on lui offre une promotion.

Puis une autre, puis une autre.

Jusqu'à tant qu'il atteigne un niveau

ou il devient carrément incompétent.

Là, l'employé s'accroche,

fait de la politique pour garder son poste,

gangrène la hiérarchie.

Mais il reste là, en poste.

Il devient une nuisance pour l'entreprise.

Jusque-là, vous me suivez?

- (Tous): Oui, colonel!

- J'espère que vous réalisez la portée historique de l'entente.

- Absolument.

- Ca implique une obligation de résultat et un engagement total.

- Mais qu'est-ce qui arriverait...

si, plutôt que de récompenser les employés méritants,

on les punissait?

Si, plutôt que de leur offrir

un plus gros salaire, un plus gros bureau,

on leur disait: "Tu la veux, la job? Mais ça va te coûter!"

Je vais vous dire, qui c'est qui va rester:

les plus forts, les plus résilients, les alphas.

C'est ça qui vous attend à la Hell Week.

A tous les jours, vous allez devoir vous battre

pour avoir le privilège d'être punis davantage!

On va vous pousser, on va vous casser.

Si vous venez le lendemain, on va vous détruire encore plus!

Etes-vous capable de performer

dans les pires conditions imaginables?

- (Tous): Oui, colonel!

- Parce que je vous le dis...

Les soldats russes, les Chinois, les Iraniens, les Palestiniens,

eux autres, ils vont jusqu'au bout!

Si vous êtes capables, vous autres aussi,

il y a une place pour vous au JTF16.

Sinon, la porte est là!

Faites-moi pas perdre mon temps!

Personne d'autre? Good.

- Repos, repos. Relaxez.

Adjudant-chef Dallaire.

Je vais prendre soin de vous dans les prochains jours.

Etes-vous contents d'être là?

- (Tous): Oui, adjudant-chef!

- Ca va changer, ce sera pas long.

Je vais vous expliquer comment ça va se passer.

Etape 1, vous allez donner votre dossier

à un des 2 adjudants ici présents.

Ils vont vous attribuer un numéro de matricule.

On va s'adresser à vous avec ce numéro-là.

Votre nom, à partir de maintenant, on s'en tabarnaque!

Etape 2, on va vous rappeler aujourd'hui

pour passer une entrevue.

A partir de là, vous avez 15 minutes max

pour vous pointer ici, au hangar.

Sans ça... bye-bye.

Etape 3.

Vous passez l'entrevue. Facile.

Comme ça, t'as été ingénieur de combat?

- Pendant 4 ans, adjudant-chef. - Hum.

Si je te dis M18A1 Claymore...

tu me réponds quoi?

- Une mine à effet dirigé.

- T'es sûr?

- Oui.

- Vraiment sûr?

Si je te disais que c'était une mine à pression,

tu me dirais quoi?

- Euh...

Je crois pas.

- Tu crois pas?

Bonne journée.

- Ma mère avait pogné le cancer.

C'est pour ça que mes notes étaient basses.

J'étais... distrait.

- Distrait?

- Ouais, bien, c'était un choc.

- Hum. Hum.

Merci beaucoup. Bonne continuation.

- Si on vous coupe avant,

parce qu'on n'aime pas votre CV,

parce qu'on n'aime pas votre face,

parce qu'on n'aime pas l'odeur de votre raie,

too fucking bad!

Vous vous levez, vous décalissez!

C'est compris?

- (Tous): Oui, adjudant-chef!

- D'ici à ce soir, vous allez savoir

si vous passez à la prochaine étape.

Test psychométrique, test physique dans 2 jours.

Fait que restez à l'affût!

Etes-vous prêts?

- (Tous): Oui, adjudant-chef!

- Faites-moi 2 lignes! Let's go!

- Aiden Larochelle.

(vrombissement du moteur)

- Votre pression est excellente.

- Eh bien!

C'est la première fois que j'entends ça en 20 ans.

- Les choses peuvent changer avec une bonne hygiène de vie.

- Si vous le dites, c'est vous l'experte.

Et vous m'avez complimenté sur ma cuisine.

Vous êtes visiblement une femme intelligente.

(petit rire)

- On va couper l'hydrochlorothiazide.

Ca, ça ne sert à rien de continuer là-dessus.

- Ca fait des années que je fais de l'hypertension artérielle.

- Ah, je ne vois aucun signe qui va dans ce sens-là.

Même que votre pression est un peu basse.

- Si vous le dites.

- On se revoit dans 3 mois pour voir comment vous réagissez.

- Prenez soin de vous.

Vous saluerez Ivan pour moi.

- Bien sûr.

- Qu'est-ce qu'il y a?

- Dépêche-toi, on a a un signalement.

- J'arrive.

(sirène)

(♪ De la pop joue dans les haut-parleurs. ♪)

Mme Duchesne! Police militaire! Ouvrez tout de suite!

(coups à la porte)

- Qu'est-ce que vous faites là?

- Fermez la musique!

- Vous avez décrissé ma porte! - J'ai dit: fermez la musique!

- C'est quoi, c'est rendu un crime de faire du ménage?

- Elle est ou, votre fille?

- Pas de vos câlisses d'affaires.

- Aidez-moi!

- Oh! OK, Simone, bouge pas, OK? On va te sortir de là.

Simone, je reviens, OK?

Je reviens tout de suite, je te le promets.

- (Simone): Reviens!

Reviens!

(cri de Simone au loin)

Reviens!

- Hé...

- Elle a mis sa petite dans une cage.

- Vous avez mis votre fille dans une cage?

- S'il vous plaît!

- Je suis là, je suis là, je suis là, OK?

Recule un petit peu, ma chérie.

Ca va? OK, on est là, on est là.

Viens-t'en.

Allez, on sort de là, on sort de là.

OK, ça va aller, tout est beau, OK?

- Est-ce que vous allez faire du mal à ma maman?

♪ ♪ ♪

- Hé, merci de faire le rapport d'incident.

Je vais rentrer tout de suite, je suis fatigué.

- Attends.

T'es fatigué?

- Emotionnellement, oui. T'étais là, c'était roffe.

- Fait que je lis pas le monde si mal que ça, finalement.

- C'est quoi? C'est une guerre d'ego?

- Je t'ai dit que je sentais que la petite avait peur de sa mère,

que ça serait une bonne chose qu'on retourne la voir,

puis tu m'as pratiquement ri d'en face.

- Ce que j'ai dit, c'était que

t'avais beau avoir un mauvais feeling,

on avait rien légalement qui justifiait d'y retourner.

- Oui, mais des fois, dans la vie,

il faut être un petit peu moins stiff sur les règles.

- Mais oui, comme quand t'as falsifié ma signature

pour un emprunt d'équipement.

By the way, c'était le fun, ton procès par voie sommaire?

- Hé, je sais pas si c'est le coup que t'as reçu à la tête,

mais moi, je ne te reconnais plus.

- Moi non plus.

(sonnerie de cellulaire)

- Ivan?

- Quelqu'un checke notre chambre de motel.

Quand on est partis, on avait l'impression qu'il nous suivait.

Et ça fait 2 fois que je checke par la fenêtre,

puis le même char est là, dans le stationnement.

- OK, es-tu avec ton ami, là?

- Oui, il est là.

Là, faudrait-il que j'appelle la police?

- Non, texte-moi le nom du motel avec le numéro de la chambre.

J'envoie quelqu'un te chercher.

Il faut que ton ami s'arrange de son bord.

Je peux rien faire pour lui. On se rejoint à la maison.

- Numéro 76!

Assoyez-vous, 76.

- J'ai été déployée 6 mois au Mali.

- Au Mali?

Ou ça?

- A Gao.

- Ou? - Gao.

- Ah, ça se peut que ça soit la place

ou vous avez rien câlissé

à part enlever le sable de dedans vos bottes?

- En effet.

- Tu vas avoir pu pratiquer d'autres talents, tu sais.

Lavage, époussetage.

Tu vas peut-être même pouvoir te marier un jour, ma belle.

76.

Ca dit que vous êtes dans l'infanterie à Kanawata.

(petit rire)

Je vous fais rire?

- Tu le sais que je suis dans l'infanterie.

- Vous me tutoyez, en plus?

- Désolé, adjudant-chef.

- Vous étiez en sciences politiques

à l'Université de Sherbrooke.

- Oui, adjudant-chef.

- Belle carrière, ça.

Confortable. Beau diplôme.

- Je trouve que ça sert à rien, adjudant-chef.

- C'est dommage.

On valorise l'intelligence à JTF.

Si vous dites que ça sert à rien...

- Le contenu sert à rien

dans le sens ou il m'aide pas à réaliser mes objectifs,

mais il reflète mes capacités cognitives

et ma forte capacité d'apprentissage.

- Comment va Rose, sinon?

Le couple...

c'est plus un obstacle qu'autre chose pour rentrer dans JTF.

- On n'est plus ensemble.

- Oh...

Hum...

C'est dommage, osti.

Elle avait l'air de bien fourrer.

En plus...

elle a pris de l'expérience à son bal des finissants.

Hum?

Il paraît que t'as eu du trouble à ton bal des finissants.

Pas capable de te défendre?

Combien qu'ils étaient de gars sur toi? Trois?

J'ai dit quelque chose qui te dérange, 76?

- Non, adjudant-chef.

- Merci! Puis?

- Il nous a suivis un bout, mais on l'a semé.

- C'est ce char-là? - Oui.

(crissement de pneus)

- Qu'est-ce qu'il me veut? J'ai rien fait à personne, moi, là.

- C'a pas rapport avec toi.

- C'a rapport avec qui? - La base.

- Pas de maladie connue.

Pas de médication. Bilan médical impeccable.

T'avais pas mal à une épaule, me semble?

(cris)

- C'est guéri, adjudant-chef.

- Good! Je veux voir ça. Debout!

(soupir)

Ca va bien, 76.

Dans 10 secondes, c'est fini.

10...

9...

8...

7...

6...

5...

(gémissement)

4...

3...

2...

1...

(grognement)

On va vous tenir au courant. Merci, 76!

- Qu'est-ce qui se passe?

- Ivan se fait suivre depuis hier.

Papa m'a tout expliqué, c'est beau.

- Non, je t'expliquerai.

On a une caméra de surveillance qui donne sur la rue.

Peut-être qu'elle a capté quelque chose?

- OK. C'est possible d'avoir une copie du contenu?

- Absolument. Suivez-moi.

- Louis, je peux te parler en privé avant?

- Ca te tentait pas de me consulter

avant de raconter ça à notre fils?

- J'ai juste dit qu'il y a des Russes

qui essayaient d'infiltrer la base depuis quelque temps.

Je suis pas rentré dans les détails.

- Ivan sait rien à propos de la femme russe?

- Mais non, je t'ai protégée.

De toute façon, il a pas besoin de savoir ça.

Mais l'enquêtrice le sait et elle va ouvrir une enquête.

- Je veux pas être impliquée.

- Voyons, tu vas être impliquée, c'est inévitable.

- Trouve une façon, je veux pas y parler.

- Maria, notre fils est suivi par des Russes.

- C'est peut-être pas eux.

- Je m'en fous, moi.

Je prendrai pas la chance qu'il arrive quoi que ce soit.

Je comprends pas pourquoi t'es pas d'accord.

- J'ai peur, OK? J'ai peur d'eux.

T'as pas idée à quel point.

- Raison de plus pour réagir et protéger Ivan.

Qu'est-ce qui se passe avec toi, là?

Je ne te reconnais plus.

- Santé, les amis!

Un peu plus et il me traitait de mongol

juste d'avoir osé penser à me réessayer à JTF16.

- Ah ouais? - Hum.

- Moi, perso, c'était assez chill avec Craig,

à part qu'on a un peu parlé de mon urètre, mais...

(rires)

- Ah! Gregory Metellus qui se fait cruiser par le colonel.

Cute!

- Tu sais, tout ça, c'est un mind game.

Ils vont accrocher sur tout ce qui rend inconfortable

pour voir comment tu réagis.

- J'ai justement préféré jaser mon urètre.

Il est en santé, il goûte bon.

(rires)

Vous autres, vous avez pogné Dallaire?

- Beurk, prochain sujet.

- Il est si pire que ça?

- C'est un sociopathe.

Tu le vois dans ses yeux, il aime ça, t'humilier.

- Je suis sûre qu'il va se crosser à soir

en pensant à nous autres.

- Comme le colonel Craig en pensant à l'urètre à Greg.

- Tu vois, là, hein? - On va aller pisser.

Toute cette belle eau minérale, il faut que ça sorte.

- Moi, je te suis. - Hé, big, attention, hein!

(petits rires)

- Ouais, t'as de la répartie.

Ca fait changements des gars d'infanterie.

- Ca doit être l'eau pétillante.

Ca me turn on.

- A part l'eau pétillante, as-tu autre chose qui te turn on?

- Veux-tu un lift?

- Pourquoi pas?

- Vous voulez que je bloque votre fils?

- Non. Vous le passez à l'entrevue,

vous faites ce que vous avez à faire, puis vous le recalez.

- Tu fourres l'ex de mon chum?

- C'est correct. - Hé!

- Qu'est-ce qu'il fait là, lui? - On veut juste discuter.

- Tant que je sais pas de quel bord que t'es, je te dis rien.

- Ils s'intéressent à moi, à mon mari.

Ils s'intéressent même à mon fils.

Si je me fais prendre et jeter en prison,

je peux pas plus vous aider.

Sous-titrage: MELS

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