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- Il s'est fait arrêter? Comment?
- Comme tout le monde qui se fait arrêter, papa.
Il pensait voir ses filles, mais la police l'attendait
puis ils lui ont mis les menottes.
- C'est clairement son ex-femme qui a avisé la police.
- Il était accusé d'utilisation de faux.
Comment elle pouvait savoir que son ex
se promenait avec un faux passeport?
- Qu'est-ce qui nous dit qu'on parle d'un passeport?
Ça peut être un certificat de décès
ou un certificat de naissance.
- On sait pas ça? - Non, on sait pas tout.
On est supposés tout savoir.
Vous avez été engagés pour ça.
- Il est arrivé au bout de son argument.
Force-toi donc un peu, papa.
On est supposés tout savoir du gars
qui nous cache à peu près tout?
Arrête de m'appeler "papa".
Je suis ton patron, je suis pas ton père.
OK, patron.
- Essaye de savoir ce qu'ils ont sur lui.
Là, je vous ai assez vus. Merci.
Merci, papa.
(sonnerie de téléphone)
- Est-ce qu'il y a quelque chose d'exceptionnel?
- Arrête, là. Notre mandat, c'était de retrouver son ex.
On l'a fait. Le reste, ça nous appartient pas.
T'as bien raison.
Pfff!
Ça prend un maudit cave,
disparaître dans la nature de même,
sans donner de nouvelles à personne.
Je veux dire...
Qui c'est qui fait ça, des affaires de même?
- Si je t'aimais pas autant, je pense que je t'enverrais chier.
Je l'ai devant moi.
- Le gars avec qui t'es s'appelle Gordon Gillespie?
- C'est ça, oui. - Il a l'air de quoi?
- Il a l'air d'un anglais qui parle pas français.
En tout cas, j'espère.
- OK, puis la liste que t'as entre les mains?
- Un résumé de ce qu'il y a sur la clé USB.
- Est-ce que le nom de Julien Marcoux apparaît là-dedans?
- Jean, c'est un résumé de ce qu'il y a sur la clé.
Ça explique les catégories de documents,
mais non, le nom de Marcoux est pas sur le document.
- C'est parce qu'on donnera pas un million en bitcoins
si le nom de Marcoux est pas là-dessus.
- Jean, le document est un résumé
de ce qu'il y a sur la clé.
On parle d'une dizaine de milliers de pages.
Le nom de Marcoux doit être sur la clé,
mais pas sur le document de 4 pages que j'ai dans les mains.
Tu lui fais confiance?
- Je sais pas, on n'est pas allés à l'école ensemble.
Faut faire confiance aux gens qui t'ont dit que ce gars-là
a ce qu'il faut.
C'est 1 M$ US en bitcoins, ça.
C'est ça, oui.
- OK, regarde, garde la ligne. Je te reviens, ce sera pas long.
(Il la met en attente.)
(sonnerie de l'ascenseur)
Marion.
J'ai besoin de toi.
Apporte ton ordi.
On est à l'étape du transfert des bitcoins.
- J'ai juste besoin de savoir quelle plateforme t'utilises.
OK.
(bip)
Ouais, je suis avec Marion Dumouchel.
C'est notre experte en transactions de cryptomonnaie.
Passe-lui ton gars.
- Non, non, c'est beau. On sait où ça se trouve.
On arrive. Parfait.
(soupir)
Ah, Anthony, c'était Sébastien Nantel.
Il vient d'être libéré avec une promesse de comparaître.
- Ils ont dû saisir son passeport, c'est comme rien.
- Lequel? - Bonne question.
- Ouais, bien on va aller lui poser.
Il veut nous voir puis il a pas l'air content,
mais c'est lui le client.
Viens-t'en.
OK.
(♪ pop en anglais à la radio ♪)
- Je m'attendais à voir mes filles.
C'est la police qui m'a reçu.
- On a su que vous avez été arrêté
pour utilisation de faux documents.
Et pour méfait public.
- L'utilisation de faux, ça peut aller chercher jusqu'à 10 ans.
- Qui a parlé? - Qui a parlé de quoi?
Dans ma chambre d'hôtel,
Ils ont saisi mon passeport, mes cartes d'identité.
Il y a quelqu'un qui a dit où j'étais.
C'était pas moi. Ça peut pas être mon ex.
Elle savait pas où je restais.
Vous pensez qu'on a livré
ou donné vos informations à la police?
- Vous êtes les seuls que j'ai vus.
Mon ex savait pas dans quel hôtel j'étais.
- Je veux juste vous expliquer quelque chose, M. Nantel.
On parle jamais, jamais de nos dossiers à la police.
Si on faisait ça, ça ferait longtemps
qu'on aurait fermé boutique.
- Si vous aviez un faux passeport canadien,
c'est clair que c'est une accusation
d'utilisation de faux.
- Votre passeport était pas au nom
de Sébastien Nantel, j'imagine?
Non.
- On peut essayer de se renseigner
pour savoir comment ils ont fini par vous prendre.
- Le vrai passeport de Sébastien Nantel
venait à échéance en 2022.
S'il est revenu d'Italie,
c'est qu'il y avait un autre passeport que le sien
entre les mains.
- T'es rentrée dans sa chambre d'hôtel
avec un mandat?
Évidemment.
- Sous quel motif? - C'est pas de tes affaires.
- Il est passé devant le juge ce matin.
As-tu pensé à ses enfants, comment elles vont réagir?
Puis comment elles vont l'apprendre aussi?
Dans le journal ou par leur mère.
Comment elles réagiront quand elles apprendront
que leur mère a fait arrêter leur père?
- C'est pas mon problème. J'arrête des criminels.
Utiliser un faux passeport, c'est criminel.
Une enquête a été mise sur pied pour le retrouver.
Ça aussi, ça se punit.
On n'a rien à faire ici.
- Je voudrais bien être fine avec vous,
mais c'est pas mon dossier, je vous dis ce que je sais.
- C'est déjà plus que ce qu'on souhaitait.
- Entre vous puis moi, c'est pas très fort, M. Nantel,
prendre la décision de disparaître dans une rivière
parce que monsieur est cocu.
Si tous les cocufiés faisaient la même chose,
il n'y aurait plus de place pour les poissons.
(paroles indistinctes au loin)
- Mme Sardella? - Oui, c'est moi.
- Sophie Lacoste. Vous pouvez venir avec moi.
Vous pouvez vous asseoir.
Bon, qu'est-ce que je peux faire pour vous?
Je vous le dis tout de suite,
j'ai pas d'argent pour vous payer.
Ah. OK.
Bien, je vous écoute.
J'ai ma fille.
Cayla, qui a 17 ans.
Elle est en fugue depuis 10 mois.
À tous les jours, je meurs un peu plus.
J'ai tout fait pour la retrouver.
- J'imagine que vous êtes en relation avec la police.
Pour ce que ça donne.
- Ils ont quand même le dossier de Cayla?
Oui.
Ils ne prennent même plus mes appels
tellement que je les dérange souvent.
- Pourquoi vous êtes venue me voir aujourd'hui?
Pour que vous la retrouviez.
Vous êtes mon dernier espoir,
même si j'ai pas d'argent pour vous payer.
- Est-ce que vous travaillez?
Oui, dans une boutique,
mais c'est à peine pour payer les frais de subsistance.
- Comment ça se passait entre vous et Cayla?
Bien.
Trop bien, peut-être.
Bonne à l'école, tranquille à la maison.
Tout ça s'est effondré en l'espace de 2 mois.
Elle s'est fait des nouveaux amis.
- Amis "I", "S" ou "I", "E", "S"?
Les deux.
- Est-ce que vous avez des noms?
- Oui, j'ai une liste de numéros de téléphone.
Elle a pas d'argent.
- T'as pas d'enfant, toi? - À ce que je sache, non.
- Pas savoir où ton enfant se trouve, c'est invivable.
À part s'il s'appelle Anthony.
- Lui, c'est pas pareil, il est capable de s'arranger tout seul.
Regarde, sans trop mettre de ton temps là-dessus,
essaie de voir ce qu'on peut faire.
- C'est Mylène Labelle aux crimes sexuels
qui s'occupe du dossier.
- Qu'est-ce que les crimes sexuels
viennent faire là-dedans?
- C'est ça, je sais pas, faut que je lui parle.
- Vas-y, mais...
Si on peut aider...
- Bien, je tombe sur le cul. - Sophie, s'il te plaît.
- Non, sur le cul de joie et de bonheur
de voir que malgré ce que tous les employés d'Intelco
disent tout bas, le boss a un coeur.
Puis à la bonne place à part de ça.
- Juste te garder ici, c'est preuve de mon âme charitable.
- Ça veut dire qu'ils sont rentrés dans ma chambre d'hôtel
pendant que j'étais chez mon ex.
- Probablement, oui. - C'est légal de faire ça?
- Vous pensez qu'ils avaient un mandat pour rentrer?
C'est absolument certain.
Vous avez utilisé un faux passeport pour rentrer au pays.
- Vous avez déclenché une importante opération policière
suite à votre disparition.
- Je peux pas m'absenter trop longtemps.
J'ai une business à faire marcher.
Rêvez pas en couleur.
Vous êtes pas prêt de retourner en Italie.
Ils ont saisi votre passeport.
- Ça vous prend un avocat, ça presse.
- Mon ex a demandé une injonction à la cour
pour m'empêcher de voir mes filles.
- Elle invoque la déchéance parentale, j'imagine?
- Coudonc, on jurerait que je parle à son avocat.
- La perte des droits parentaux, ça va loin.
Un parent déchu qui perd ses droits de garde,
il a absolument rien à dire sur les décisions
prises par l'autre parent
ou par la cour, le cas échéant.
Je trouve ça sévère pas mal.
L'abandon de ses enfants,
c'est un peu inexcusable comme comportement.
Regarde, c'est pas à moi de juger ça.
(soupir)
- C'est ici que votre cousin habite.
- C'est complètement "flyé", cette affaire-là.
- À qui le dites-vous?
Il a travaillé pour moi pendant des années
sans que je sache vraiment ce qui s'était passé.
- Est-ce qu'il a le droit de faire ça?
Vous lui poserez la question.
D'un autre côté...
il doit bien avoir ses raisons.
C'est peut-être pas une bonne idée que j'aille le déranger
dans sa nouvelle vie.
À vous de décider.
Faites juste pas lui dire que c'est moi
qui vous ai mis au courant.
OK.
(coup de klaxon au loin)
- Cayla Sardella, oui. - Tu la connais?
Comment l'oublier?
Sa mère nous appelle 3, 4 fois par semaine.
- Comment un dossier de fille se retrouve aux crimes sexuels?
- Elle est partie avec un dénommé Rachid Malik.
C'est qui, lui?
Hum...
- Gang de rue, proxénète, malade, violent fois 1000.
OK.
- Prostitution juvénile. - On sait pas elle est où.
- Avez-vous parlé avec Malik? - On le cherche.
- As-tu des photos de lui? - Oui, oui.
- Je vais aller faire aller mes contacts,
voir s'ils peuvent pas m'aider.
- Pourquoi tu t'intéresses à elle?
Sa mère est venue me voir
en disant que ça donne rien avec la police.
C'est gentil de sa part.
- Faut la comprendre d'être désespérée.
C'est un dossier qu'on fait pro bono.
- C'est quoi le mandat? - Bien, la retrouver.
Juste ça.
- Mon boss a perdu sa fille pendant un bout de temps,
fait qu'il est rendu sensible à ça.
- Parlant de sa fille, elle pourrait peut-être t'aider.
Je dis pas que c'est le cas,
mais elle a frayé avec du drôle de monde.
- Hum, pas bête. Je peux? - Bien oui.
Elle demande une injonction
prétextant la déchéance parentale.
- Aurais-tu fait ça, toi, faire semblant de te noyer
pour te pousser de tes enfants?
- Non, moi, j'aurais plutôt tendance à noyer mes enfants
pour les faire disparaître.
Tu penses pas ça 2 minutes.
C'est quoi l'idée aussi, hein?
Faire semblant de disparaître pour te créer une nouvelle vie?
Je sais pas, trouve-toi une activité, quelque chose.
Construis-toi un chalet en bois rond ou, je sais pas,
écris un roman.
- Donc, on ferme le dossier Sébastien Nantel?
- Moi, je vois pas ce qu'on peut faire de plus.
Parfait.
Là, on va attendre l'arrivée de Delphine,
qui devrait avoir atterri au moment où on se parle.
On va se faire un petit meeting. On a un gros dossier à traiter.
- Lequel? - En temps et lieu.
Non. Ça me dit rien.
Autant elle que lui.
Bon. Faut pas penser que je te voyais dans cette gang-là.
Je me disais juste au cas.
- Qu'est-ce qu'elle a fait?
- Une fugue depuis presque un an.
Oh shit. Moi, c'est différent.
J'ai pas fugué.
Je n'étais juste plus capable de le sentir.
Si dur que ça?
Mon père? T'as pas idée.
- Toi, t'as pas idée comment il s'est inquiété.
On était sur ton cas 7 jours semaine.
- C'est ça le problème. Il était toujours sur mon cas.
- Tu penses encore ça? Même aujourd'hui?
Il est tellement loin d'être ce qu'il projette, ton père.
Regarde ce que je fais en ce moment.
La pauvre femme cherche sa fille,
elle a pas les moyens de payer.
Bien, ton père m'a dit: "Fais ce que tu peux."
- Mais je sais qu'il est de même.
Veux-tu bien me dire pourquoi il se fait chier
à nous démontrer le contraire?
Il doit avoir manqué d'amour solide dans sa jeunesse
pour traiter le monde de même.
(sonnerie de cellulaire)
Ah! Parlant du diable.
- Allô, mon beau petit papounet! - Occupée aujourd'hui?
- Ça dépend de ce que t'as à m'offrir.
- J'ai une réunion avec Éric, Anthony et Delphine.
- Ah! Delphine. Ta nouvelle amie.
Ai-je des chances de l'avoir comme belle-mère, elle?
- On fait des recherches sur quelque chose.
J'aimerais que tu te mettes la nez là-dedans.
- Viens pas t'imaginer que je travaille pour Intelco.
- Un jour. Ça va venir. C'est une question de temps.
- Je suis avec Sophie, justement.
Elle essaie de me convaincre que mon père, c'est un bon gars.
- Je la pensais pas naïve de même. - Passe-moi-la donc.
Oui?
Problème avec elle?
- Non, j'avais juste besoin d'aide.
Je pensais qu'elle pouvait m'aider.
En passant, je serai pas là cet après-midi.
Je vais aller m'entraîner.
- Oh, dis-nous-le si on te dérange dans tes activités.
(Il raccroche.)
Je comprends ton ressentiment,
mais c'est pas Éric Bonin qui va régler nos problèmes.
- Il va se rappeler qu'il m'a sauté à la gorge
et il va payer pour.
- OK, et après? T'as pas payé 2,5 M$
juste pour le plaisir de prendre ta revanche sur Intelco,
quand même.
- Je m'en vais relancer mes anciens clients,
ceux que j'avais recrutés quand j'étais chez Intelco.
D'ailleurs, tu devrais faire ta part aussi, hein.
Vous aviez une clientèle avant,
puis elle a disparu quand Amadeo s'est fait arrêter.
- Oui, mais enfin, les criminels,
c'était sa clientèle à lui, pas la mienne.
Va les relancer.
On n'a pas le luxe de faire les difficiles.
(soupir, petit rire)
(bips du clavier téléphonique)
- Oui, Jacques Despatie, s'il vous plaît.
Oui, Jacques, c'est Stéphanie Guérin.
Comment ça va?
Oui, Robert, c'est Stéphanie Guérin.
Comment ça va?
Oui, Pierre Poitras, s'il vous plaît.
C'est Stéphanie Guérin.
Yes!
C'est ici.
On va prendre 5 minutes.
- Willy? - Ça va, ma belle?
Faut que je te parle.
(petit rire)
Je parle pas, moi.
- Le connais-tu, lui?
- Non. - Puis elle?
- Non plus. - Regarde donc, voir.
- Je te dis que non. - Regarde-la bien.
- Qu'est-ce que tu lui veux? - Je veux juste lui parler.
- De quoi? - C'est la fille d'une amie.
- Hum, OK. Qu'est-ce qu'elle a fait?
- Elle est partie avec lui. - Arrête ça, ça se peut pas.
Pourquoi ça se peut pas?
Peux-tu juste lui parler, s'il te plaît?
Je viens de te dire non.
Il parle à personne et je sais même pas où est-ce qu'il est.
- Tu connais tout le monde en ville, Willy.
- Il a move, il n'est plus au Canada.
Tu mens.
Tu veux un conseil?
Lâche-moi avec ça.
(soupir)
(paroles indistinctes au loin)
(sonnerie de l'ascenseur)
(déverrouillage électrique)
(sonnerie de téléphone au loin)
- Tu savais que si je me faisais prendre avec cette clé-là
dans mon sac à main, j'aurais pu être accusée
de vol de documents?
Il y a pas de danger, voyons.
- C'est des documents qui appartiennent à une banque.
J'aurais pu me retrouver en prison.
Tu le savais quand tu m'as envoyée là?
- Je serais allé te porter des oranges.
- Le pire, c'est que tu t'en défends même pas.
- On avait des gens là-bas qui veillaient sur toi.
Ah oui, hein?
Qui exactement?
Le roi Charles III.
- Ah, Seigneur! - Donne.
- Puis ça te tentait pas de: "Bonjour, mon amour.
"T'as fait un beau voyage?
Je suis content de te voir."
- Bonjour, mon amour. T'as fait un bon voyage?
- Hé, non, j'ai jamais été stressée de même.
(rire)
(sonnerie de téléphone au loin)
- Excusez-moi.
Bon, on résume,
t'es allé rencontrer quelqu'un qui a travaillé
pour la Jersey Capital Bank.
- Un gars qui s'est fait mettre dehors par la banque.
- Il a pas démissionné, là. Ils l'ont mis dehors.
- L'individu est parti avec une clé USB qui contient
des dossiers d'une dizaine de milliers de pages en tout.
C'est une liste de clients
qui ont des comptes dans cette banque-là,
qui se spécialisent dans l'évasion fiscale.
- Julien Marcoux a des comptes de banque là-bas, 60 M$.
Puis les experts pensent que c'est de l'évasion fiscale.
Et Marcoux veut devenir premier ministre.
Il y a du monde qui veut pas le voir là du tout.
Alors, il faut que ça sorte publiquement.
- On va partir avec ce qui est le plus évident.
Tout ce qu'on va faire avec ces documents-là, ça sera pas légal.
- C'est juste une clé qui est en notre possession.
- Oui, mais une clé qu'on a achetée à un gars
qui a volé des documents.
C'est comme acheter une radio d'un char volé
du gars qui a volé le char.
- Le nom d'Intelco apparaît nulle part.
- Attends, faut vérifier la validité des documents.
Faut vérifier les noms, les adresses, les numéros de compte.
Faut que les fiscalistes analysent tout ça
pour voir si c'est pas de l'évasion fiscale.
Les Panama Papers, c'est 300 journalistes
qui viennent de partout qui ont consulté
des milliers de documents.
C'est une armée de fiscalistes
qui viennent de 20 pays différents.
Des comptables, des avocats, des analystes.
Avant de se garrocher dans la nature avec ça,
faut faire nos devoirs.
- Je veux pas me mêler de ce qui me regarde pas, mais...
Catherine, si t'es ici,
c'est que t'as le droit d'émettre ton opinion.
Ouais.
Je t'écoute parler, Anto.
T'es là à nous refaire l'histoire des Panama Papers.
Mais Jean parle de Marcoux.
On s'en fout de ce qu'il y a sur les 10 000 pages.
C'est celles sur Marcoux qui nous intéressent.
Les autres, pas notre problème.
- Ça veut pas dire que les documents sur la clé
sont véridiques.
- On s'en fout de ça, Antho. On s'en va pas en procès.
Jean veut brûler la réputation du gars.
C'est le maître absolu dans ce genre d'opération là.
Tu vas voir le gars,
tu lui dis: "Il y a des documents qui circulent
avec ton nom dessus."
OK. Puis après?
- Laissez-moi 15 minutes.
J'y pense puis je vous reviens avec ça.
(sonnerie de téléphone au loin)
(déverrouillage à distance)
(grognement)
- Qu'est-ce... Lâche-moi!
- Tu vas me dire qu'est-ce que tu lui veux.
- À qui? - Tu sais de qui je parle!
Je t'ai dit de me lâcher!
Calme tes nerfs, je ne suis plus dans la police.
- Ah ouais? Tu te balades avec des photos comme ça
pour le fun?
Arrête de capoter!
(soupir)
Viens-t'en avec moi, on va aller jaser.
Envoye!
Elle s'appelle Cayla Sardella.
OK, et alors?
- C'est la fille d'une de mes amies.
Sa fille unique.
C'est tout ce qu'elle a dans la vie.
Puis en ce moment, mon amie, elle va pas très bien.
En fait, pour être bien honnête,
il lui reste pas beaucoup de temps avant de mourir.
Elle aimerait ça qu'on retrouve sa fille
pour pouvoir la voir une dernière fois.
- C'est quoi le rapport avec Malik, là?
- La dernière fois qu'on l'a vue, c'était avec.
Ça veut rien dire, ça.
Willy, j'ai été SD à Montréal.
La police sait très bien que c'est une des filles de Malik.
- Celle de Malik ou de ta chum? Je comprends pas trop.
C'est une des filles de Malik
qui se prostitue pour lui remplir les poches.
Tu me feras pas croire que tu sais pas de quoi je parle.
Je sais pas de quoi tu parles.
- Regarde, je vais te laisser une photo.
Au cas où la mémoire te reviendrait.
- Effectivement, c'est une belle fille.
C'est ça, pense à sa mère
qui aimerait ça la voir une dernière fois avant de mourir.
- Il y a personne qui a vu Malik.
C'est pas lui que je cherche.
On veut juste avoir des nouvelles de Cayla.
Si elle veut pas en donner?
- Connais-tu bien du monde
qui refuserait de parler avec leur mère
avant qu'elle meure?
- J'en connais une couple, ouais.
(♪ sonnerie de cellulaire ♪)
Mais moi, qu'est-ce que je gagne à faire ça?
- On réglera ça dans le ring. Oui?
- Écoute, je sais pas t'es où, là,
mais j'ai Louis Lapierre qui est assis devant moi.
Il est venu prendre des nouvelles de son dossier.
Ouais, le dossier dont t'es responsable.
- Ouais, je sais, je suis désolée,
j'avais complètement oublié.
Je m'en viens.
Pas besoin de la voir,
je te l'ai dit, mon cas est réglé.
- Pas besoin de la voir elle parce que t'es assis devant moi.
Je t'aime bien, mon Louis,
mais j'ai autre chose à faire
que de régler les dossiers de mes employés.
- Juste te mettre au courant, expliquer ce qui arrive.
- C'est à moi que tu vas devoir l'expliquer, puis moi,
je vais être obligé de t'écouter.
- Ouais. C'est ça, les affaires internes ont pris ça en main.
Ils font le tour des gars au bureau
à savoir qui aurait pu télécharger ces images-là
dans mon ordinateur.
Il y a un gars dans la mire,
un gars avec qui je me pogne à tour de bras
qui est pas capable de me sentir.
- Bon, bien content de savoir que ça se règle.
- Ouais. Merci, t'es bien fin. - On vous dérange?
- Non, Louis s'en allait, justement.
Hé, merci, Jean.
Bonne journée, mesdames.
(sonnerie de téléphone au loin)
- Là, je vais te dire quelque chose, Jean Dumas.
À partir d'aujourd'hui, tu vas faire attention à ta fille.
T'as une perle entre les mains puis tu le sais pas.
Écoute ça.
- Ce que je ferais, t'appelles Marcoux,
tu lui dis: "Faut qu'on se parle.
"Bonjour, M. Marcoux, ravi de vous rencontrer, blablabla."
Tu lui dis: "J'ai un de mes clients qui est un peu nerveux.
"Il y a une liste de gens qui sont visés par une enquête..."
Une enquête journalistique.
- Oui, pas une enquête policière.
"Il y a des journalistes en Europe qui font des enquêtes.
"Il y a une liste de Canadiens
"qui ont des comptes à Jersey
"qui auraient détourné des millions à l'étranger
afin d'éviter de payer de l'impôt."
Hum, hum.
- "J'ai reçu la liste d'un de mes clients.
Je veux juste vous dire que votre nom est dessus."
Tu lui demandes rien.
Tu lui dis que tu fais tout
pour pas que la liste sorte publiquement.
- Est-elle pas pire à ton goût?
Ouais, mais...
si la liste est coulée dans les médias,
les regards vont se tourner vers moi.
- La liste peut sortir en France,
en Belgique, en Allemagne.
Ça va juste prouver ce que tu vas lui avoir dit.
Puis si son nom à lui est dessus,
adieu ses visées politiques.
- Est-elle assez machiavélique à ton goût?
(rires)
- La pomme tombe jamais bien loin de l'arbre.
C'est ça qu'on dit.
(sonnerie de téléphone au loin)
- Laurie Sirois. - C'est moi.
- Stéphanie Guérin. On m'a dit que vous aviez besoin d'aide.
- Oui, je suis un petit peu perdue, là.
Je sais pas trop quoi faire.
- Suivez-moi.
- Il a disparu de nos vies, on le croyait mort.
Merci.
Puis là, il veut revoir ses filles.
Comme ça, bêtement?
"Je passais dans le coin, je viens voir mes filles."
- La façon dont ça s'est passé, j'ai reçu un appel d'une firme
que vous devez connaître, Intelco.
- C'est le moins qu'on puisse dire, oui.
- Ils m'ont donné rendez-vous dans un restaurant.
Puis quand je suis arrivée, mon mari est arrivé.
- Ils ont fait ça comme ça pour vrai?
Quel manque de jugement!
- Il veut revoir ses filles. J'ai pas perdu de temps.
J'ai appelé mon avocat.
Il m'a suggéré d'appeler la police
Ils sont venus l'arrêter.
- Devant vos filles? - Non.
Mon conjoint est parti avec elles
le temps que je règle ça.
- Vos filles savent pas que leur père est toujours en vie?
Non.
Et vous attendez quoi de nous?
- Je me suis dit que si lui avait fait appel
à une firme de sécurité privée pour me retracer,
je suis pas plus bête que lui.
J'ai vraiment besoin de savoir ce qui se passe avec lui.
- Vous savez pas où il demeure depuis qu'il est ici?
- La police m'a dit qu'il logeait au Fontainebleau.
Puis j'ai son numéro aussi.
- Vous voulez savoir quoi exactement?
- Parce que nous, on veut vous aider,
mais ça nous prend un mandat.
- Moi, je veux tout savoir sur lui.
Où il demeure, qu'est-ce qu'il fait, où il travaille,
comment il gagne sa vie, ses actifs, tout.
- Excuse-moi, boss, j'ai été retenue.
Au gym?
- Oui, au gym, pour rencontrer une source
qui connaît bien du monde en ville
pour la jeune fille en fugue.
- La madame qui peut pas nous payer.
- Come on, boss, c'était bien parti,
gâche pas ça en parlant d'argent.
- Remplis ta feuille de temps pour l'affaire Lapierre.
- Bien oui, il arrive quoi avec ça?
- Les affaires internes de la police s'en occupent.
Merci.
- Je l'ai mis au courant pour la proposition de Catherine.
Ça doit te fatiguer, ça.
- Non, mais je veux juste te rappeler
qu'il faut faire attention
avec ce qu'il y a dans ces documents-là.
Je le comprends que tu veuilles faire reculer Marcoux,
mais allume pas de feu que tu peux pas éteindre.
Ton gars qui t'a vendu la clé USB, s'il se fait arrêter,
il va passer un mauvais quart d'heure.
Puis un jour, pour se sauver le cul, il va dire:
"J'ai vendu ça à Delphine Proulx chez Intelco."
Mon gars, comme tu dis,
il a aucune idée qu'elle s'appelle Delphine.
On n'a jamais parlé d'Intelco. Ça arrivera pas.
- Je suis quand même pas insensible à son argument.
- Avoue que ta soeur t'a surpris.
- Papa, réfléchis aux conséquences.
OK, toi, là, ça serait quoi, ta solution?
C'est bien ce que je pensais.
(soupir)
- J'ai beaucoup de difficultés à croire à son histoire.
Il dit qu'il est dans l'exportation de marbre italien.
- Vous avez sa carte d'affaires? - Non.
- Suite à sa disparition, il s'est passé quoi
avec les impôts, les comptes en banque, ce genre de choses?
J'ai engagé un fiscaliste,
mais ses comptes ont été gelés, tous ses actifs.
J'avais un peu d'argent, je me suis débrouillée,
j'ai hérité de mes parents.
Après, je suis tombée amoureuse du patron de mon ex-mari,
que j'ai marié par la suite.
- C'est lui qui est parti avec vos filles?
C'est quelqu'un de très bien.
- Bon, bien, je vais partir avec le numéro
que vous nous avez donné.
Merci.
(♪ sonnerie de cellulaire ♪)
Oui?
OK. Où, ça?
Parfait, je vais être là.
- Anthony a pas tort, on a quand même payé un million
pour des documents volés.
- Tu paieras pas un million pour fourrer ça dans un coffre-fort
puis que ça serve jamais.
- Il y a quelque chose que tu sais pas non plus.
On a un de nos clients sur cette liste-là.
Lequel?
Gilles Parenteau.
Ah bon? Un gros montant?
12 M$.
(sonnerie de téléphone)
Oui?
Oui, je vais le prendre.
- Inspecteur Allard! - Laisse faire l'inspecteur.
Sergeant-détective, c'est déjà bien en masse.
Avez-vous eu des nouvelles de votre gars?
Notre gars? On parle de qui?
- Sébastien Nantel. Avez-vous eu des nouvelles de lui?
- Attends, je vais te mettre sur mains libres.
Éric est avec moi.
- Vas-y. - Salut, Éric.
C'est quand la dernière fois que vous avez eu des nouvelles
de Sébastien Nantel?
Hier.
- Le numéro pour le rejoindre, c'est bien 514-555-0132?
- Oui. Bien, c'est le numéro qu'on a.
En fait, c'est le seul qu'on a.
- Bon, son téléphone ne fonctionne plus.
Il n'est plus à l'hôtel. Il a levé les pattes.
OK, il est disparu.
- Il est supposé se rapporter lundi,
mais il n'y a plus de service à sa ligne,
puis il n'est plus à l'hôtel.
En tout cas, il est pas ici,
ça, je peux te le garantir.
- Si vous avez de ses nouvelles, on aimerait ça lui parler.
Oui. Bonne fin de journée.
Nous avait-il payés, lui?
- Nantel? - Ouais.
- Non. - Il vivait pas en Italie, lui?
Il avait pas une business d'exportation de marbre italien?
- Un gars qui peut se faire faire un faux passeport,
il peut aussi bien s'en faire faire un autre.
Son histoire de marbre, est-ce que c'est vrai?
Pour habiter en Argentine, je serais pas surpris.
- On s'était pas renseigné plus que ça
avant de lui faire signer le mandat?
Je vais aller voir.
Hum, hum.
Merci.
(sonnerie de téléphone au loin)
(sirènes au loin)
- Qu'est-ce qui se passe?
- Suis-moi. On va aller faire un petit tour.
OK, on va où?
- Tu veux que je t'aide ou pas? Hum?
Si tu veux que je t'aide,
tu vas apprendre à fermer ta bouche puis tu vas me suivre.
- T'es célibataire, toi? - Pourquoi tu dis ça?
- Je sais pas, avec ton petit caractère de chien,
je me disais... Hein?
(imitation d'aboiements)
Reste ici.
(effort)
(soupir)
- Tes mains. - Pourquoi?
- Arrête de poser des questions, tes mains.
Qu'est-ce qu'il y a?
Tu faisais pas ta tough quand t'avais tes gants de boxe?
Quand c'est le temps d'être courageuse,
il n'y a plus personne?
- Qu'est-ce que tu fais, là?
- Comme ça, ça va être moins compliqué
pour jeter ton corps à la rivière.
(effort, petit cri)
Et que je te vois pas enlever ton masque!
(démarrage du moteur)
(crissement des pneus)
(♪ hip-hop en anglais ♪)
(crissement des pneus)
Wouh!
(♪ hip-hop en anglais ♪)
T'es dans la valise du hood,
bien, je vais te montrer le taxi du hood.
Oh là, attention!
(crissement des pneus)
Oh là, on y va carré, là!
(crissement des pneus)
(rire)
(♪ hip-hop en anglais ♪)
(♪ sonnerie de cellulaire ♪)
- Il n'y a pas de service au numéro que vous avez composé.
T'appelles tous mes clients
pour leur dire que t'es rendue chez Investcan.
- Non, je fais le tour de mes clients.
Ceux que moi, je suis allée chercher.
- Joue pas à ce jeu-là, tu vas arriver deuxième.
- Joue au méchant avec les enfants,
mais j'ai passé l'âge d'avoir peur de toi.
- Aussitôt que t'as raccroché à la ligne avec eux autres,
ils me racontent ce que tu leur as dit.
Tu fais rire de toi.
- Jean, fais-moi plaisir, va consulter.
Depuis ton accident, t'en reperds.
Je sais pas ce que t'as, t'es stressé.
Demande à Fifine de te masser, mais câlice-moi patience.
(balbutiements)
(tonalités)
(sifflet de train au loin)
Olé.
(soupir)
(petit rire)
Allez, viens ici, toi.
- Tasse-toi.
Oh là. Doucement, doucement.
On arrive à la rivière.
C'est ici que tu meurs, ma belle.
- J'espère, parce que si je m'en sors vivante, je te tue.
Ah ouais?
Hop là!
Une bonne petite promenade à te faire brasser en camion,
il y a rien de mieux que ça.
C'est ce que le trader m'a dit.
Hé, garde ta cagoule.
(♪ hip-hop au loin ♪)
(♪ hip-hop en anglais au loin ♪)
Doucement, doucement, doucement.
(♪ hip-hop au loin ♪)
(exclamation)
- J'haïs ça, le monde qui piss my name around.
- Enchantée, Malik. Contente de te rencontrer.
Regarde, ça sera pas long.
La connais-tu, elle?
Non.
Sa mère va mourir bientôt.
(petit rire)
- Elle aimerait ça la voir une dernière fois.
- Je la connais pas. Je sais pas c'est qui.
- Je te laisse la photo, au cas où.
(grognements)
(respiration haletante)
Donc, tu m'as vu, t'oublies ma face.
T'oublies mon nom, puis tu me crisses la paix.
(grognements)
Je connais pas ta fille.
- Enlève-le pas.
(respiration haletante)
On ne le trouve plus nulle part.
On a fait sortir la vidéo de l'hôtel où il logeait.
On l'a vu sortir avec sa valise.
Il a pris un taxi au centre-ville, il a débarqué.
Ça lui a coûté 45$, qu'il a payé comptant.
Après ça, on a perdu sa trace.
- Son ex a pas eu de ses nouvelles non plus?
- Non. Ah, mais tiens-toi bien.
Elle a engagé ton ex
pour fouiller dans les affaires de Nantel.
- Bien, ça, c'est de l'argent garroché par les fenêtres.
Elle a de la misère à trouver ses clés de char.
Elle va être capable de trouver un gars
qui se promène probablement avec une couple de passeports?
On l'a mis dans le système,
Interpol va diffuser sa photo partout.
- Lui, il a pas officiellement jusqu'à lundi
pour se présenter devant un agent?
Lundi, oui.
- Vous êtes pas allés un peu vite?
Je veux dire, il peut se promener partout jusqu'à lundi.
À l'intérieur du pays.
Puis on lui a demandé d'être rejoignable en tout temps.
- Moi, j'aurais attendu un peu. Mais hé, de quoi je me mêle?
Je sais, t'es jamais pressé
de voir les bandits se faire arrêter.
Mais s'il sort du pays,
Interpol va pouvoir le coincer tout de suite.
Puis après ça, bien, c'est la prison, mon ami.
Il va trouver le temps long.
- Les avoirs de Sébastien Nantel.
Je te fais un petit résumé.
Avant sa disparition, il y a 7 ans,
ils avaient un compte conjoint qui servait
au roulement de la famille.
Les dépenses de la maison,
l'épicerie, les assurances, etc. etc.
Ils avaient quand même un bon coussin.
Lui, il avait derrière un CELI et un compte en banque.
Mais comme il a jamais été déclaré officiellement mort,
elle a pas pu se servir de cet argent.
Puis le compte conjoint, lui?
- Ça, ça va, elle s'en est servie,
mais c'est pour le reste.
Elle pouvait pas y toucher pendant 7 ans.
C'est le temps que ça prend pour déclarer une personne manquante
comme étant décédée.
C'est long, mais c'est comme ça.
Quand il réapparaît, donc 4 ans plus tard, là, ça change.
Elle entreprend des démarches avec son avocat
pour faire saisir ses avoirs.
Mais qu'est-ce qui se passe?
Eh bien, le petit rusé a déjà tout transféré ailleurs.
Il est à quelle banque?
L'Interunion. Lui et sa femme.
- La succursale du centre-ville?
- Oui, la succursale du centre-ville.
Ses comptes ont tous été fermés et transférés en Europe.
Ils ont pas voulu me donner le nom de l'institution.
- Donc, Laurie a rien eu de ces comptes-là?
C'est plus compliqué que ça.
Dans sa demande d'injonction pour déchéance parentale,
elle lui réclame une somme importante.
Pour ses filles, c'est normal.
Quatre années sans subvenir à leurs besoins.
- Est-ce qu'elle a obtenu l'injonction?
- C'est trop tard. Tout a été transféré ailleurs.
Et nous, on n'a pas ce qu'il faut
pour aller fouiller à l'international.
- Mais Laurie a quand même revendu la maison.
- Parce qu'elle était à son nom à elle.
- Est-ce que la police est au courant?
Non, je pense que non.
OK, on a le temps de bouger.
(sonnerie de téléphone au loin)
(petit grognement)
- Qu'est-ce qui t'arrive?
- Ah, hum... gros entraînement hier.
C'est là que ça me rentre dans le corps.
(♪ sonnerie de cellulaire ♪)
Oui?
- (Homme): Sophie Lacoste?
C'est moi.
- Je peux pas te dire mon nom, écris ça.
La route principale au bout de la 137.
Tu fais un demi-kilomètre.
Tu tournes sur le chemin de l'enclave jusqu'au cul-de-sac.
Tu vas voir à terre un morceau de ciment orange.
Tu prends le sentier prêt du tranchant
jusqu'à un autre morceau orange.
Regarde autour, essaye pas de me trouver,
puis cherche-moi pas non plus.
(tonalité)
Revois le planning pour mardi.
(♪ sonnerie de cellulaire ♪)
Oui?
- M. Julien Marcoux. - C'est lui-même.
- Jean Dumas, président d'Intelco.
Intelco, c'est quoi ça donc?
C'est une compagnie dans la grande technologie, c'est ça?
- Non, c'est une firme de sécurité privée.
- Ah oui, oui, oui, Intelco, d'accord.
Qu'est-ce que je peux faire pour vous, M. Dumas?
- J'aurais besoin de vous rencontrer seul à seul.
À propos de?
- Je peux pas vraiment vous parler de ça au téléphone,
c'est important, bien pour vous, pas pour moi.
- Bon, vous voulez passer à mes bureaux?
- Non, j'aimerais mieux qu'on fasse ça dans un endroit neutre.
La terrasse du Levernois, ça serait parfait.
On ferait ça quand?
- Ce soir, 20h00? - D'accord.
Je vous avertis d'avance, M. Dumas,
j'aurai pas besoin de vos services.
Non, je vous servirais à rien.
Juste vous dire que des gens veulent votre bien.
20h00, j'y serai.
Je vais vous reconnaître?
Moi, je vais vous reconnaître.
Merci.
(sirènes au loin)
(verrouillage à distance)
Gab?
Gabriel?
C'est moi, Dan.
Daniel Gagnon, ton cousin.
(stridulations)
Ah, fuck!
(soupir)
- Combien ça coûte pour avoir la liste?
- Mon client a eu la gentillesse de vous mettre au courant.
Le reste...
- Demain matin, 6h00 à la maison.
Je veux tout savoir sur Jean Dumas.
- On s'est entendus là-dessus.
On a un problème.
- Stéphanie Guérin? Venez avec moi, on va aller se promener.
Sous-titrage: MELS
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