All language subtitles for A Man For Sale 1978

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Original subtitles

Non, non, pardon.

Pose la main ici.

Et la t�te comme �a.

D�place-toi un peu.

Salut.

C'est bon pour aujourd'hui, les filles.

Alors, que viens-tu faire ?

Une douche.

Je vois que tu en as besoin.

Tu disparais pendant trois mois, et tu reviens ... pour une douche !

Je ne sais pas... Ca te semble normal ?

A moi, oui.

Tu es un trou du cul.

Tu pourrais laisser un message... me t�l�phoner.

Par �ducation au moins.

Quelle �ducation ?

Tu ne connais pas ?

Non, �a m'est �gal.

Qui est-ce ?

Une fille qui fait l'Acad�mie.

Trop diff�rente de toi.

Oui, mais je suis s�r qu'elle baise comme les autres. Qu'en dis-tu ?

Dire quoi ? Tu n'as pas chang�, toujours aussi fou.

Et �a te plait, pas vrai douce V�ronique ?

Tu aimes les cingl�s.

Tu aimes ceux qui vont � contre-courant.

Les gens veules, ceux qui ne veulent pas et ne peuvent rien faire...

Les immoraux, les parias.

C'�tait ton choix de vivre comme �a !

Non, c'est arriv� par hasard.

Les autres, ceux que tu aimes, m'ont convaincu de rester comme je suis.

Ceux qui sortent avec moi et veulent me sauver.

Les moralistes, les gens honn�tes, les compr�hensifs.

Ceux qui pensent que c'est la faute de la soci�t� !

Parce que je suis un mec sympa, qui peut encore �tre sauv�.

Et en disant �a ,ils bandent et vont avec moi au lit.

Mais l�, ils restent silencieux et je m�ne le jeu.

Tu es devenu si bon que tu en as fait une profession.

Si tu cherhces un emploi, nous pouvons en parler.

Tu �tais un bon mod�le.

J'ai d�j� un emploi, et �a me suffit.

Tr�s bien. Si tu as besoin de moi, tu sais o� je suis.

Oui ?

Je viens.

Attends un moment.

Le voil�.

Oui.

Peut-on saluer un artiste ?

Le spectacle est tr�s dr�le ... et tu es bon !

Tu crois.

Ce soir cet imb�cile m'a frapp� pour de vrai.

Vous n'y allez pas de main morte.

Le public en veut : sexe et violence.

Le drame de notre si�cle.

Excuse-moi, mais je dois me pr�parer pour le prochain spectacle.

Tu es un artiste vraiment d�vou� !

J'ai besoin de toi pour un certain travail.

Oublie �a.

Cinq cents dollars.

Ca t'int�resse ?

Donc, il ne s'agit pas de photos !

Bonjour, monsieur !

Bienvenu, j'appelle madame.

Salut.

Ma maison te plait ?

Pas mal !

Mon mari est un homme tr�s important.

Si le vieux est si riche, pourquoi tu travailles ?

Montre un peu de respect.

C'est difficile vu ce tu me demandes.

Je ne te paie pas pour juger.

Paul est un homme merveilleux.

Il m'a tir�e du trou o� je vivais, m'a redonn� la dignit� !

Ca suffit, tu me touches.

Tu me pr�sentes ton ami, V�ronique ?

Mlle Charlotte, quelle surprise !

Bonjour, Edward, vous �tes en grande forme !

Je passais et...

Salut.

Charlotte, ch�rie, quel plaisir de te voir !

Bonjour, V�ronique.

Papa est � la maison ?

Il doit �tre dans son studio.

Si vous passez demain, les photos seront pr�tes.

Tr�s bien.

Tu sais, il est mod�le, il pose pour moi parfois.

Je vais voir papa.

Ce n'est pas ce que tu m'avais dit !

C'est � dire ?

Tu m'avais dit qu'elle �tait de passage, mais c'est ta fille.

Non, c'est la fille de Paul.

Sa m�re est morte t�t, et elle s'est attach� encore plus � son p�re .

Et quand je me suis mari�e avec Paul, Charlotte a pr�f�r� vivre seule.

Nous avons une bonne relation, comme tu as vu.

Mais c'est une fille tr�s ind�pendante.

Excuse-moi, mais pourquoi tu es si int�ress� ?

Non, non. Elle ne m'int�resse pas.

Et que fait-elle ?

�tudiante, en derni�re ann�e aux Beaux Arts.

Elle est mod�le d'art pour gagner sa vie.

Elle a pos� pour moi.

Elle vit dans un studio du centre, je ne sais pas bien o�.

Pourquoi �a t'int�resse tant ?

Simple curiosit�, tu m'as dit que c'�tait une fille ordinaire.

C'est juste par curiosit�, je te dis !

C'est plus qu'une simple curiosit�.

Je ne sais m�me pas pourquoi je te dis tout �a.

Changeons de sujet.

Comme tu voudras. Elle est vierge ?

Arr�te !

Mais de qui tu t'occupes ? D'elle ou de moi ?

Ne t'en fais pas, les filles cultiv�es ne sont pas mon genre.

Tu travailles ce soir ?

Non.

Que dirais-tu d'un d�ner ?

C'est mon jour de repos, et je ne veux pas faire d'heures suppl�mentaires !

Salaud !

Dans un objet particulier, nous pouvons distinguer diverses propri�t�s : la couleur, l'odeur...

... avoir une id�e de son existence, et le connecter � une circonstance formelle.

Alors que l'objet est d�fini ...

Salut.

Tu viens souvent ici ?

Non, juste au moment de manger.

Bonjour.

Comme vous ne veniez pas, j'ai mang�. Je suis d�sol�e.

Pourquoi ?

Avions-nous rendez-vous ?

Tu savais que je viendrais. Tu m'attendais ?

Non... oui !

Quel est ton nom ?

Carlo.

Moi ...

Charlotte. Je sais tout de toi, presque tout.

Qui te l'a dit ? V�ronique ?

Oui. Elle me photographie parfois.

Je sais ! Nous nous sommes rencontr�s au manoir, tu te souviens ?

Et alors... tu as des id�es ? Que pourrions-nous faire ?

Viens. Je ne veux pas dormir ce soir.

C'est si mignon ! Regarde !

Regarde celui-l�, avec ce nez !

Et celui-l�!

Tout est ferm�.

Non, ce n'est pas ferm�, je te dis. Tu ne vois pas les gens heureux ?

Ecoute ! Je me souviens qu'enfant je voulais � tout prix venir ici ...

Mon p�re me disait que l'endroit �tait ferm�, mais je voulais venir.

Et je commen�ais � imaginer ce lieu plein de

couleurs, de musique, de gens, d'enfants... qui s'amusaient.

Je visite toujours cet endroit quand il est ferm� !

Viens, on va voir la maison de poup�es !

Pourquoi tu as agrandi celle-ci ?

Laquelle ?

Celle o� je suis accroupi.

Tu n'aimes pas ?

Non, on dirait un satyre.

Mais tu es un satyre !

Ce n'est pas vrai.

Tu penses bien me connaitre ?

Je ne sais pas, �a m'est �gal.

Je te vois comme �a. Que fais-tu par ici ?

J'ai besoin d'argent. Je peux travailler comme mod�le pour toi, si �a t'int�resse.

Ne me dis pas que tu as �t� vir� ! Comment ? Manque d'efficacit� ?

Il ne m'est rien arriv� dans la vie.

L'argent que je gagne ne suffit pas, j'en veux plus. J'en ai besoin.

Tu t'embourgeoises. "Besoin". Un mot que tu ne connaissais pas.

Vous n'y pensais m�me pas, tu n'avais besoin de rien.

Tu perdais de l'argent, je ne comprends pas pourquoi tu en as besoin.

Parce que je veux louer un appartement,

acheter des meubles, du linge, tout ce qu'il faut.

Que dis-tu ? Tu as toujours v�cu � l'h�tel !

J'ai chang� d'avis.

Elle est plus jeune que moi ?

Tu es merveilleuse.

J'aime ton parfum.

C'est le m�me parfum que d'habitude.

Tu es amoureux ?

Que dis-tu ?

Oui, je sais, c'est un mot idiot, mais je n'en connais pas d'autre.

Et toi ? Tu m'aimes ?

Et toi ?

Non.

Tr�s bien. Parle-moi d'elle !

Je t'ai demand� si elle est plus jeune que moi.

Elle pourrait �tre ta fille.

F�licitations ! Coment elle s'appelle ?

Charlotte.

Salaud ! Tu es un porc !

Je t'ai dit de rester loin d'elle ! Charlotte n'est pas pour toi ! Compris ?

Je l'aime. C'est la premi�re fois de ma vie.

Qui tu crois tromper ? Tu veux juste l'argent de son p�re !

Tu veux t'installer, vivre comme un monsieur apr�s des ann�es dans la salet� !

Arr�te !

Tu lui as dit qui tu es ? Quelle vie tu as ?

Tu lui as dit combien tu es macho ?

Tais-toi ! Salope !

Tu me pr�tes le v�lo ?

Oui.

Tu as dit oui !

C'est pas le mien. Je l'ai trouv� au centre- ville, je l'ai ramen� ici.

Alors je peux le prendre.

Non, laissez-moi lui demander d'abord.

Elle a dit oui.

Il a un nom ?

Bien s�r... Tandem !

Merci !

P�dale, Charlotte ! Ne sois pas paresseuse !

Je ne suis pas paresseuse ! Qui me connait te le dira.

Je veux mieux te connaitre ! Je veux en savoir plus.

Qui es-tu, Carlo ? Je veux dire, comme personne.

L'histoire de ma vie est comme dans le conte du Petit Poucet.

Que veux-tu dire ?

Tu le connais ?

Oui.

Je fais comme le Petit Poucet. Mon bois, c'est la ville. Chaque ville que je visite.

Je me dis toujours : si �a tourne mal, je reviendrai ...

dans mon pays, dans mon jardin.

Mais la vie r�elle est diff�rente du conte du Petit Poucet.

Il y a eu un moment o� je pensais s�rieusement revenir.

Mais peut-�tre que je n'aurais pas retrouv� les cailloux.

Ou m�me, je n'aurais pas voulu les chercher.

Alors, j'ai pr�f�r� continuer tout droit.

C'est une histoire tr�s triste.

Pourquoi ?

Qui va au hasard ne sait pas o� il va.

Aller sur ce chemin, sans jamais s'arr�ter,

sans jamais rien construire, c'est une course vers la mort.

Pourtant, qui agit comme �a recherche quelque chose.

Et peut-�tre que je l'ai trouv�.

Tu crois que c'est la bonne ?

Au revoir, au revoir !

Tes amis ne te manquent pas ?

Pourquoi ? Je me sens bien avec toi.

Ils sont diff�rents. Ils ont de la conversation.

Je n'ai pas beaucoup �tudi�.

Tu as de tr�s importantes qualit�s que tu ne dois pas sous-estimer.

Tu n'es jamais ennuyeux.

Je te plais juste pour �a ?

Non, je t'aime parce que tu es diff�rent.

Peut-�tre parce que tu es Italien,

quelque chose me plait et me donne un sentiment de protection.

Parfois, on a besoin de cette chaleur.

Tu as tant de choses qui attendent d'�tre comprises.

Mais tu dois faire le premier effort.

Veux-tu voir un spectacle ce soir ?

Une com�die ?

Oui, en quelque sorte.

Ca fait partie des choses � comprendre.

Je viendrai avec plaisir !

Maintenant, tu sais qui je suis.

L'alternative � tout �a serait un travail monotone ...

... une existence sombre... peut-�tre la faim.

Au fond, je m'amuse.

Non, ce n'est pas vrai, je ne le crois pas !

C'est comme �a.

J'aime tant voir les visages de ces hypocrites !

Ces impuissants »qui me regardent, l'eau � la bouche !

Assez !

Attends, je n'ai pas fini !

Ca me divertit, ces gens � la respectabilit� tranquille,

qui vont � l'�glise le dimanche...

... et quand il fait nuit, secr�tement, viennent me voir

faire ce qu'ils ne peuvent plus faire parce qu'ils sont impuissants, tous !

Assez !

O� tu vas, o�? Charlotte ? Charlotte !

Je ne peux rien faire d'autre ! Je n'ai pas essay�,

mais je suis s�r que je ne peux rien faire d'autre !

Et je suis bon ! Oui, je dois �tre bon !

J'entends les applaudissements ! Je suis comme une �toile.

Une �toile...

Je t'aime, Carlo.

Je t'aime aussi.

Viens. Je te ram�ne � la maison.

Maintenant elle sait tout.

Tu es l'�tre le plus abject que j'ai jamais rencontr�.

S'il y a une chose qui me laisse indiff�rent, ce sont les insultes.

Je les collectionne depuis que je suis n�.

Je sais, mais laisse-moi lui parler, et elle te m�prisera !

Et que lui diras-tu ?

Que je suis un mod�le qui te sers de matelas ?

Ou tu vas lui dire que j'ai �t� pay� avec l'argent de son p�re pour te faire sodomiser?

Porc !

Porcs, V�ronique, porcs... Ne me laisse pas seul.

Combien tu veux, pour la laisser en paix ?

C'est toujours ton dernier atout ?

Combien veux-tu ?

Je veux Charlotte.

Je la veux en �change de toutes les salet�s que j'ai d� avaler...

... De tous les organes gras que j'ai d� caresser.

Je veux sa jeunesse, sa douceur,

la puret� de son regard, sa tendresse.

Je veux tout �a parce que j'y ai droit !

Tu m'as donn� suffisamment d'argent.

Je ne sais plus quoi en faire.

Carlo, tu es pr�t ?

Pardon, je ne savais pas.

D�p�che-toi, c'est ton tour.

Tu vas seulement lui faire du mal.

Laisse tomber, le r�le de la m�re ne te convient pas.

Quel lâche.

Tu es belle.

Maintenant que j'ai arr�t� le spectacle � Piccadilly, je dois trouver autre chose.

C'est une bonne id�e.

On devrait acheter une mansarde dans la vieille ville, avec une fen�tre sur le toit.

Oui, j'en ressens le besoin.

Pourquoi ?

De mani�re � avoir une maison � nous. Tu sais, Carlo,

chaque soir, quand on se s�pare, j'ai peur de te perdre.

Tu as raison, on devrait vivre ensemble, et se marier, peut-�tre. Ca te va ?

Tu veux m'�pouser ?

Bien s�r... comme on a d�cid� de vivre ensemble,

�a ne me parait pas une id�e �trange...

Mais pourquoi nous marier ?

Tu es la chose la plus belle que j'ai jamais eue.

Je veux me marier avec toi pour �a, par peur de te perdre.

Je le sais.

Si on se marie, tout �a aura un sens... comme une promesse.

Mais c'est pour toute la vie !

Et tu ne te donnerais pas pour toute la vie ?

Si, je l'ai d�cid� dans le bois.

Merci.

Vous me disiez que vous �tes Espagnol.

Non, Italien.

Ah, Rome ! Quelle splendeur !

Gretel ! Gretel !

Je suis V�nitien, de Rovigo.

Ah Rovigo ! Magnifique ! Je me souviens d'une fois � Rovigo... Quelle belle ville.

Si vous le dites.

Non, ce n'�tait pas Rovigo.

Qui sont ces gens ?

La soeur de Paul, ex chanteuse d'op�ra.

Et lui ?

Le fr�re de Paul avec sa femme... Tu pourrais t'�pargner cette farce.

C'est Charlotte. Elle a insist� pour que je connaisse sa famille.

J'oubliais que tu �tais fianc�.

Connard.

Comment se passent les �tudes, Charlotte ?

Tr�s bien, mais je dois les interrompre pendant un moment.

Pourquoi ?

Moi et Carlo avons d�cid� de faire un voyage.

Un voyage ?

Oui... un voyage de noces ! Nous avons d�cid� de nous marier !

F�licitations !

Quelle bonne nouvelle !

Qui l'aurait devin� ? La petite Charlotte se marie !

Je me souviens quand tu �tais petite comme �a !

Bravo !

Beau couple !

Soyez b�nis, avec beaucoup d'enfants !

Quelles bonnes nouvelles... quelle joie !

Faisons la f�te !

Oh oui !

Il faut porter un toast.

Je ne savais pas que c'�tait � ce point. Es-tu s�re, Charlotte ?

Oui, j'y ai beaucoup pens�, papa.

Je peux voir.

- Je fais confiance � ma fille. - C'est vrai, j'ai toujours admir� Paul

pour ses bons principes et son haut sens de la famille !

Vous travaillez dans quelle branche ?

Je ne travaille pas actuellement. J'ai quitt� mon emploi d�finitivement

Vous avez �t� licenci� ?

Non, madame, ils voulaient m'augmenter, mais j'ai pr�f�r� partir.

Je suis tr�s appr�ci� par tout le monde.

Je vous ai demand� �a, parce que j'aime �norm�ment Charlotte.

Je l'aime aussi beaucoup.

Vive les mari�s !

Nos meilleurs voeux !

F�licitations !

Vous �tes un si beau couple !

Non, arr�te.

Pourquoi ? Que se passe-t-il ?

Je ne comprends pas.

Ca ne m'est jamais arriv�.

Excuse-moi.

Carlo, arr�te, quelqu'un nous regarde !

Eh bien... laisse-le regarder !

Non, non.

Partons !

Allez.

Stop.

Tu es arriv�.

O� ?

Au rendez-vous d'amour. Vingt mille...

Alors, c'est d'accord ?

Non, excusez-moi... ce sera pour une autre fois.

Alors tu reviendras !

Oui, Carlo...

Oui, Carlo, oui...

Salut. J'esp�re que tu n'as pas d�jeun�.

Non.

On va manger quelque chose ?

Je ne suis pas d'attaque.

Je dirais que tu en as besoin.

Je n'ai pas faim.

Comme tu voudras, peu importe.

Tu m'as promis de me conduire aux mus�es du Vatican, tu te souviens ?

Je m'en souviens, mais je ne me sens pas bien.

J'appelle un m�decin ?

Je veux juste �tre seul.

D'accord.

Charlotte !

Oui, Carlo.

Ch�ri, ne me parle plus jamais comme �a... Je t'aime !

Tais-toi, je t'en prie.

Je t'aime.

Oui... n'en parlons plus.

Écoute, que dirais-tu de revenir � la maison ?

Je dirais que c'est assez difficile, vu qu'on n'a pas encore de maison.

Qu'est-ce qui se passe ? Il y avait quelqu'un, je me souviens.

Que dis-tu ? Il est descendu au dernier arr�t.

Bienvenue, madame Charlotte.

Merci. Papa est l� ?

Au salon.

Papa !

Je suis ici.

Salut, Charlotte !

Bonjour!

Ch�rie... quand es-tu arriv�e ?

Ce matin.

Tu as aim� Rome ?

Oui, c'est une ville incroyable, merveilleuse. Les fontaines, les rues, les foules.

Si tu ne fais pas attention, tu y restes pour toujours.

Et... o� est ton mari ?

Il est all� rechercher un appartement.

Je pense que j'ai trouv� la maison que je d�sirais.

Bien.

La salle de bains, la chambre � coucher... et le salon.

Nous pouvons mettre une petite biblioth�que ici ?

Oui, bien s�r.

Et le studio... une ambiance lumineuse, non ?

La table, une �tag�re, le chevalet... deux cadres ici...

Si tu veux ajouter quelque chose... Je ne sais pas.

Nous pourrions ajouter une t�l�, pour savoir quoi faire la nuit, au moins.

Pas mal comme plaisanterie.

C'�tait une blague, mais pas dans le sens que tu crois.

Puisque nous sommes sur le sujet, il vaudrait mieux en parler.

Non... Je ne suis pas d'humeur.

Parlons-en, sinon

�a prendra plus d'importance que �a en a.

Tu crois que �a n'a pas d'importance ?

Je pense que nous devrions aller voir le m�decin.

Pourquoi ne pas aller chez un orthop�diste ?

Je me la mettrais dans le plâtre !

Carlo, je me moque de la t�l�vision ! Je rigolais !

Écoute, si on arrive en premier, � quoi �a sert ? Attends !

Tu n'es pas oblig�e de me suivre ! Je suis ma route, compris ?

Le pr�tre l'a dit : La femme suivra son mari partout o� il va !

Tu ne te souviens pas ?

Il ne voulait pas dire �a.

Si ! Il a dit aussi : Elle tol�rera,

avec amour et patience, la mauvaise �ducation et la vulgarit� !

Que fais-tu ? Attention !

Stupide.

J'ai presque besoin d'un orthop�diste !

Tu t'es fait mal ?

Autre sujet : j'ai fait des calculs, et on manque d'argent.

A� partir de demain nous je�nons !

Tr�s bien, nous chercherons � manger !

Il n'y a pas de quoi rire !

Je vais redevenir mod�le � l'Acad�mie.

Et moi en porno !

Jamais ! V�ronique pr�pare un spectacle o� on pourrait �tre mod�les.

Mets-toi � genoux.

Embrassez-vous.

Ca suffit !

Charlotte !

Je suis d�sol�, mais je ne sais pas comment t'aider.

Je voulais juste en parler � quelqu'un.

Charlotte, tu sais que d�s le d�but, je ne l'ai pas appr�ci�.

Et je m'attendais � une p�riode de crise, je t'assure.

Seulement tu me prends par surprise.

Le sexe, pour moi, n'a pas beaucoup d'importance.

Tu n'as jamais eu ce genre de probl�mes.

Aucune personne normale n'en a.

Mais Carlo est sain !

Sain ? Tu penses qu'une personne qui exhibe

ses qualit�s sexuelles sur sc�ne devant cent personnes est saine d'esprit ?

Tu le savais !

Oui.

Mais je pensais que t'en parler ...

n'�tait pas appropri�.

Et le r�le de moraliste ne me convient pas.

Que pourrais-je te sugg�rer ?

Tu as d�cid� de t'aveugler depuis longtemps.

Oui, mais Carlo est...

Carlo est mentalement pourri.

C'est un homme incapable d'avoir une relation sexuelle normale.

C'est juste un blocage mental !

Une chose que tout livre de psychologie peut expliquer largement.

La religion est beaucoup plus synth�tique sur le sujet.

Elle le d�finit comme "ch�timent divin".

Arr�te !

Excuse-moi, papa.

Tu me dis �a, � moi, toi qui n'as jamais cru en Dieu.

C'est vrai, Charlotte, je ne crois pas en Dieu, mais je crois en l'Homme.

Et je crois en la b�te qui vit en lui.

Dans la lutte f�roce que l'homme m�ne pour vivre, il est seul.

Et, dans cette solitude, il est un peu comme Dieu.

Carlo... donnons-lui un peu de temps.

Comment va la maison ?

Elle est belle.

J'aurais voulu vous aider, au moins pour le mobilier.

Merci, papa, mais nous pr�f�rons faire tous seuls.

Carlo est tr�s fi�r, et il n'accepterait pas d'aide.

Bon.

Alors, qu'est-ce que tu en dis ? Ca te plait ?

Tu m'as fait venir juste pour �a ?

Je voulais ton opinion.

Et puis ?

Je ne sais pas, boire un verre, discuter un peu, comme deux bons amis, rien de plus.

D'accord, mais... pas longtemps.

Le mariage ne t'a pas chang�.

Tu es le m�me rustre.

M�me Charlotte ne t'a pas chang�.

Pourquoi Charlotte ?

Je me demandais comment elle peut �tre toujours en forme,

si elle doit satisfaire un �talon comme toi.

Ce sont nos affaires.

Je suis membre de la famille, maintenant... elle est bonne au lit ?

Ca te stimule, si j'en parle ?

Carlo, pourquoi tu me m�prises autant ?

Parce que tu es une pute.

Et pourtant, tu m'as aim�e.

Ce n'est pas exact, j'ai aim� ton argent.

Je peux encore t'en donner, encore plus.

Pour aller au lit avec toi ... et mon beau-p�re ?

Il ne m'a rien demand�, en fait, mais me l'a laiss� comprendre.

Mais tu n'auras pas le courage de tomber si bas.

Tu aurais ce courage, pas vrai ?

Je prends ce que je veux.

Cherche quelqu'un d'autre.

Charlotte devra aussi chercher quelqu'un d'autre.

Elle est venue me voir quand tu n'�tais pas l�, et m'a tout racont�.

Elle pleurait, obs�d�e par l'id�e que tu ne l'aimes pas,

mais je sais qu'il n'en est rien.

Tu l'aimes, n'est-ce pas ? Tu donnerais tout pour la poss�der,

car la premi�re fois que vous avez essay�, tu n'as pas pu.

Comment ?

Allez, ne fais pas semblant de ne pas comprendre,

tu ne peux pas avoir de relation sexuelle normale.

Tu es malade... il te faut quelqu'un pour �tre excit�,

Comme un p�cheur, ou l'homme dans le train...

Ce n'est pas vrai.

Tu as besoin que quelqu'un t'observe, m�me Charlotte l'a remarqu�.

Elle est peut-�tre na�ve, mais pas stupide.

C'est pas vrai.

Si, c'est vrai ! Quand je prenais des photos de vous,

tu �tais excit� parce que je regardais !

Arr�te.

Tu ne pourras jamais la poss�der.

Parce qu'elle ne jouera pas avec toi.

Tu ne comprends pas ? Tu la d�go�teras !

Pourquoi tu n'acceptes pas ? �coute : je vais faire une autre

s�rie de photos. Je pr�tendrai partir, vous laisser seuls.

Tu es �coeurante.

Ne sois pas stupide, elle ne le verra jamais !

Tu ne l'auras jamais ! Jamais ! Parce que tu es un macho !

Carlo !

Que fais-tu � cette heure-ci ?

Je cherchais un mari.

Vous n'aimes pas celui que tu as ?

Non, parce qu'il n'est plus un enfant.

O� �tais-tu ? En rentrant, je ne t'ai pas vu, j'ai eu peur.

J'ai suivi tes conseils, je suis all� chez un m�decin.

On dirait que tout va bien.

C'est juste une sorte de panne nerveuse. Ca passera vite.

Comme je te l'ai dit.

Oui... Rentrons � la maison.

Non, je ne veux pas dormir ce soir. Viens, je veux passer la nuit au

parc, jusqu'� l'aube ... comme la premi�re fois.

Charlotte.

Oui, Carlo.

Tu as gagn�, je suis � ta disposition.

Quand ?

Cet apr�s-midi.

Bonjour.

Bonjour Mme. Ca va ?

Que faites-vous ici ?

Il ya une gr�ve, personne ne vous l'a dit ? C'est pour la derni�re circulaire.

La m�me vieille histoire. Donnez-moi une cigarette.

Bon... Je dois y aller, au revoir tout le monde.

Salut !

A bient�t.

Taxi !

Edward. Papa ! Il y a quelqu'un ?

Papa !

Allo ?

Comment vas-tu ?

Bien.

D�sol�e pour l'autre fois. Paul voulait le bien de Charlotte.

Il voulait l'emmener loin de toi, m�me en se sacrifiant.

Carlo, je le jure, je ne savais pas. Je t'aime !

Tout doit redevenir comme avant.

Ou esp�res-tu qu'elle va revenir ?

Si elle revient, �a voudrait dire qu'elle accepte toutes ces ordures.

Donc, j'esp�re qu'elle ne reviendra pas.

C'est peut-�tre mieux ainsi... Que vas-tu faire ?

Essaie de deviner...

Qu'est-ce qui se passe ?

Va-t'en.

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