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J'ai toujours été persuadé qu'un jour,
je me distinguerais d'une façon ou d'une autre.
C'est bête,
mais c'est sûrement parce qu'enfant, j'étais fasciné par Gandhi.
Salut, Romain.
Il a débuté comme avocat.
Et aujourd'hui, si je suis avocat,
je pense que c'est sûrement un peu grâce à lui.
Ça me semblait être la meilleure option pour être quelqu'un.
J'avais tout pour réussir,
et il s'est passé un truc pas prévu dans ma vie.
Rien de ce que j'espérais n'est arrivé. Rien.
Bonjour.
Oui ?
Hé ! Hé !
Dégage. Fous le camp.
- Ah ! Vous avez une chienne ? - Non, un chien.
Ah bon ?
Morrisset nous invite à déjeuner au Chateaubriand.
- Aujourd'hui ? - Oui.
Aujourd'hui, c'est pas possible.
- J'ai une conclusion à remettre. - Non. Ne me faites pas ça.
Je peux y aller à sa place. C'est pour rendre service.
C'est ton client. Je ne veux pas...
- Ça ne vous dérange pas, Pelame. - Non. Je vais m'arranger...
Teller va bien s'entendre avec moi.
Dites-moi, votre chien, c'est pas une chienne ?
C'est un chien. C'est un bâtard.
Télémaque, ne reste pas là, chérie.
C'est incroyable.
- Bonsoir, ma chérie. Ça va ? - Ça va, papa ?
David !
Il n'est pas cuit, ce chapon.
C'est vrai, ça. Tu l'as mis combien de temps au four ?
Comme d'habitude : 45 minutes.
Un chapon, c'est minimum une heure.
Merde !
45 minutes, une heure...
Il faut le remettre au four.
Arrête de le manger.
Papa, tu remets ton aile dans le plat.
Moi, je le mange comme ça.
Et pour le nouvel an ?
Les parents de Charlotte me laissent dormir chez eux
après la fête de Boris.
Tu peux les appeler.
Je viendrai te chercher à minuit, comme on a dit.
- Vous ne faites rien, vous ? - Non.
Je ne vais pas rentrer à minuit pour le nouvel an !
Je rentre seule.
Déjà, tu sors avec ce Boris. Tu ne vas pas rentrer toute seule.
- Tu le trouves gros, c'est ça ? - Quoi ?
- Pas du tout. - Si.
- Il pourrait faire un effort. - Papa ?
Ben, c'est vrai que minuit, c'est un peu raide.
Tu pourrais lui laisser jusqu'à minuit et demi.
1 h.
- Tu trouves ? - C'est ce qu'aurait fait ta mère.
Va pour minuit et demi.
Mais pas plus tard, hein ?
Je savais que tu aimerais.
- Elle est magnifique. - C'est pour papi.
Merci, les enfants. Qui m'a fait ça ?
- C'est ma fille. - Tu sais pas ce que c'est.
Je sais que tu m'as gâté, comme chaque année.
Tu me dis si ça ne te plaît pas.
Tu peux changer.
- Un skateboard. - Merci, papa.
- Et le vendeur m'a dit... - C'est pour toi, papa.
- C'est quoi ? - Je ne sais pas. Ouvre.
- C'est de la part de qui ? - De maman.
On avait dit qu'on ne se faisait pas de cadeaux entre nous.
Moi, j'ai rien pour toi.
On s'est dit : "On ne se fait pas de cadeaux."
C'est pas grave.
C'est pas grave, c'est juste que je passe pour un con.
C'est des choses qu'on dit, mais on ne les fait pas.
Laisse tomber, papa. Quelqu'un veut de la bûche ?
Non ? Personne ?
Je suis désolé. Je fais ce qu'on me dit.
Bon. Moi, je vais promener mon chien.
Viens, Norbert.
Norbert, t'es un imbécile.
Dégage !
Quel con !
Poussez-vous ! Arrête-toi !
Quels cons !
Ta gueule ! Arrête, maintenant. C'est bon.
Viens ici.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Merde !
Monsieur ?
Vous avez oublié votre sac sur le capot de votre voiture.
Ah ouais. Merci.
- David ! - Oui. Je monte. J'arrive.
- David ! - Je suis là. Je monte.
Tu faisais quoi, en bas ?
- J'avais entendu un bruit. - T'as fumé ?
Non. Je ne suis pas un gamin. Je ne vais pas fumer à la cave.
Ben, tu viens ou quoi ?
Je ferme la porte. Monte. J'arrive.
Bonjour.
On verra.
Excusez-moi pour le petit retard.
Télémaque, tais-toi, chérie. La ferme.
Ne mets pas les pieds sur la table. C'est bien.
- J'en étais où, moi ? - Le déjeuner de Morrisset.
Ah oui. Voilà.
Morrisset vous a recommandé auprès de Villeneuve.
C'est sympa.
On ne parle que de vous.
À ce nouveau déj, vous reviendrez avec moi.
Avec plaisir.
Personne ne répond ?
Télémaque, chérie, tais-toi. Non, tais-toi !
Bravo, Pelame.
Ils vont être bien dans la merde, maintenant.
Sans toi, la logistique ne va plus suivre.
Je leur donne 3 semaines.
Attends, Christine.
Ton enveloppe.
Ils n'avaient pas le droit de te virer.
C'est quoi, ton problème ? Tu ne peux pas attendre 2 secondes ?
Tu veux me faire chier, c'est ça ?
Tu crois que cette putain de bagnole ne me fait pas assez chier ?
Que mon mari qui la répare pas depuis 2 ans
me fait pas chier aussi ?
Merde !
C'est pas parce que tu bosses pour des cons que tu deviens con !
Fais chier !
Pelame, occupez-vous de ça, s'il vous plaît.
C'est un contrat pour l'achat d'un champ
aux abords d'une zone commerciale.
Je n'ai rien compris. C'est technique. C'est pour vous.
Ben, voilà. C'est terminé.
Rompez les rangs. Merci à tous.
Je peux te voir 5 minutes ?
On va aller dans mon bureau.
- Vous savez faire les accents ? - Non. On peut se voir 2 minutes ?
Oui, bien sûr. Je suis ennuyé, Pelame.
Pour tout vous dire, Morrisset veut traiter avec Teller.
C'était mon plus gros client.
Teller et Morrisset, c'est comme des loups qui se reconnaissent.
On ne peut rien y faire. Ça doit être vous.
- On en reparle plus tard. - Moi...
Télémaque, viens, chérie.
Il n'est pas honnête.
- Allô ? - Allô, William ?
C'est Vladimir. Qu'est-ce que tu fais ?
J'étais inquiet, moi. Ça va ?
William n'est plus là, en fait.
C'est quoi, cette connerie ?
David, à table !
Oh là là ! Il faut que je lui parle.
Allô ?
- C'est impossible, en fait. - Quoi, c'est impossible ?
Je fais comment, moi ? Je veux 50 tickets de métro.
T'en as, toi, des tickets ?
Ben, vous n'appelez pas pour la cocaïne ?
Tu peux m'en amener ?
- Maman, c'est pas très bon. - J'aime pas le fromage.
Ben, non. Mange les croûtons.
Non. J'aime pas.
On a une balance culinaire ?
Pourquoi ? Tu veux faire un régime ?
Non, mais elle est où ?
Ben, elle est dans le placard, à droite, en haut.
- Bonjour. - Non, je ne suis pas intéressé.
Je ne sais pas ce que vous vendez, mais j'en veux pas.
Il est con, lui.
Il n'est pas intéressé...
On va voir ça. Quel con !
Allô ?
Je suis le monsieur devant votre porte.
Comment ça ?
En fait, je suis le nouveau William. Vous pourriez m'ouvrir ?
Ah ! C'est toi, le... Le nouveau ?
- Ouais. - Enfin, vous.
Enchanté. Vladimir. Excusez-moi. On a tellement de cons qui passent.
Je ne dis pas ça pour vous. Bon. Ben, entrez.
1 000, 2 000, 3 000...
- Champagne, ça vous tente ? - Non. Je...
4 000.
J'aurais besoin de vous la semaine prochaine.
C'était juste pour vous dépanner.
- Comment je fais, moi ? - J'en ai mis un peu plus. Cadeau.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Ben, rien.
Pourquoi ?
- Tu souris. - Non, je ne souris pas.
Ça va, toi, au boulot ?
Ouais. Rien de spécial.
Tu peux faire réparer la voiture ?
C'est déjà fait.
- C'est super. - Il fallait le faire.
Je me suis dit : "J'y vais, quoi."
Voilà. Votre voiture est prête.
- Merci. - Bonsoir.
Joyeux Noël.
Elles te plaisent ?
Sur le coup, j'hésitais...
Arrête !
Tu vas me prendre pour une conne encore longtemps ?
- Quoi ? - Je vois ton petit manège.
Entre les coups de téléphone, la voiture que tu fais réparer,
ta bonne humeur débile, et maintenant, ça.
- Tu me trompes depuis quand ? - Quoi ?
- Tu me trompes depuis quand ? - Je ne te trompe pas !
Tu espères apaiser ta culpabilité de merde en m'offrant des boucles ?
Ça fait des années que je m'occupe de tout,
et toi, tu vas baiser des culs.
En plus, je dois supporter ta comédie débile ?
C'est pathétique.
Viens, viens.
Voilà comme je te trompe.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
C'est de la drogue ? Tu te drogues ?
Mais bien sûr que non, Christine.
Il y a de la drogue pour abreuver tout Paris.
- J'ai trouvé ça dans la rue. - "Dans la rue" ?
Oui, j'ai trouvé ça dans la rue, et j'en ai...
vendu un petit peu.
T'en as quoi ? T'es complètement dingue.
C'est illégal.
T'as pensé au mec à qui appartient le sac, s'il te retrouve,
si c'est un tueur ?
Bien sûr que j'y ai pensé. Évidemment que j'y ai pensé.
Je l'ai trouvé il y a une semaine, et personne ne s'est manifesté.
On a passé, à mon avis, la phase critique.
Théoriquement, je crois...
"Théoriquement", tu crois que tout va bien ?
Maintenant, la maison vend de la drogue.
Mon mari a trouvé de la drogue par terre,
et tout va bien. T'es con ou quoi ?
Je crois que t'as raison : je suis con.
Je suis même complètement con
de bosser pour des mecs qui se servent de moi,
pour vivre la vie que moi, je voulais avoir !
On a toujours été honnêtes. On a toujours été loyaux.
Et qu'est-ce que ça nous a ramené ? Rien !
On est nulle part !
Je sais que je ne serai jamais associé.
Je ne suis pas complètement... Même si je pourrais le paraître.
Toi, t'as été virée.
Je suis au courant que t'as été virée.
Alors l'étape suivante, c'est quoi ?
On va s'endetter pour continuer à vivre notre vie de merde ?
Tu sais ce que ça représente, ça ?
Ça représente 5 années de salaire de Mme Pelame
et net d'impôt.
Moi, ce sac, je le prends comme un cadeau venu du ciel.
Avec ça, on pourra avoir la vie qu'on a toujours rêvé d'avoir.
On est malheureux. On s'emmerde.
De toute façon, si nous, on ne vend pas cette came,
il y a quelqu'un d'autre qui va se charger de le faire.
T'en dis quoi ?
Bonjour.
Salut.
Je suis désolé.
J'ai déconné.
- Je vais m'en débarrasser. - C'est pas la peine.
- Tu l'as déjà fait ? - "Fait" quoi ?
- Tu veux un verre ? Tiens. - OK. Je dérange ?
C'est sympa.
- Qu'est-ce que t'as fait ? - Chut !
En coupant de la cocaïne avec du lait en poudre pour bébé,
tu augmentes tes gains de 40 %.
- Quoi ? - Tu savais ?
- Ah ! Il est en promo. - Je n'ai pas remarqué.
Il faut faire des sachets bien égaux en poids.
Je veux un commerce équitable. Pour les enfants, on se met au tango.
- "Au tan" quoi ? - Au tango.
La danse ?
Comme ça, on n'a pas d'excuses à fournir quand on sortira le soir.
Hein ?
À gauche.
Je ne veux exploiter aucun junkie avec une vilaine peau,
personne en dessous de 21 ans.
Si tu sens qu'ils ont des problèmes d'argent, tu refuses.
On n'est pas des gangsters. OK ?
Moi, ce qui me gêne...
On va pas faire du tango tous les soirs. C'est pas crédible.
On pourrait profiter du judo de Romain le vendredi soir
pour dire à la petite qu'elle peut sortir avec son copain Boris.
Oui. Très bien.
- Hein ? - Il est gentil, ce Boris. Hein ?
Les grosses joues, ça donne souvent des bonnes têtes.
Bonjour.
Pour les livraisons de cocaïne,
veuillez me donner votre nom, adresse,
ainsi que l'objet de votre appel
et me spécifier la quantité exacte de cocaïne
que vous voulez que je vous livre.
Je vais redire la même chose, mais sans dire "cocaïne".
Laissez-moi un SMS m'indiquant ce pour quoi vous appelez,
la quantité que vous désirez,
et je me permettrai de vous rappeler
étant donné que vous savez pourquoi vous appelez.
Je vous rappellerai.
Ah ! Je m'emberlificote les pinceaux.
Il faut que je sois cool.
Oui, bonjour.
Oui, bonjour. Ça, c'est mieux. C'est plus pro.
Oui, bonjour. Bonjour.
Vous pouvez me laisser un message, je le consulterai
et je vous rappellerai dans les plus brefs délais.
On ne se connaît pas, mais on s'apprécie déjà.
Sympa, mais peut-être un peu trop familier.
Ou bien, je demande à Christine de le faire.
Allô ?
C'est pas William, mais je le remplace.
Que puis-je faire pour vous ?
Je suis là.
Je suis désolée.
Ça va ? Moi, c'est Naomi.
- Le petit colis. - Merci.
Et toi, c'est quoi, ton nom ?
- T'as un nom ? - Oui.
- C'est Goliath, moi. - Non ?
Tu t'appelles Goliath ? En vrai, c'est Goliath ?
Goliath, oui.
- Hop ! - Vous repartez tout de suite ?
Je vais aller à Rome pour un défilé.
Je suis à la bourre.
- Je prends la valise. - Vas-y.
Tu connais Rome ?
Je n'ai pas encore eu l'occasion de m'y rendre.
- Il est tout nouveau. - C'est ton père qui te l'a acheté ?
Je suis trop content.
Il est stylé, ton skate. Tu me le prêtes ?
Je ne l'ai pas encore vraiment essayé.
Moi, je suis sympa. Alors tu me le prêtes ?
- C'est un cadeau de mon père. - C'est un cadeau de ton père ?
Tu crois que je vais te le voler ?
Tu me le files. Tu comprends ? OK, hein ?
Toi aussi, casse-toi.
Allez, les gars, on y va.
Je les connais. C'est des enculés.
Si on aurait été plus baraqués, on les aurait défoncés.
Sam, Sam ! Ta gueule.
Sérieux, Romain. C'est vrai, quoi.
Ta gueule, je t'ai dit.
Alors ?
À vous l'honneur.
Si on nous arrête, on risque gros ?
Ben oui, 20 ans.
Putain !
Tu crois qu'on va les intéresser ? T'as vu à quoi on ressemble ?
Allez, vas-y. Allez.
Allez. Allez !
C'est pas possible.
Mais c'est énorme.
Je te l'ai dit.
Net d'impôt.
T'as vu combien de temps ça a pris ?
- On peut le refaire. - Eh oui.
On tient quelque chose.
- On peut le refaire. - Oh, la vache !
C'est dingue.
Goliath, je te rembourserai la prochaine fois.
C'est promis.
On ne vend pas aux gens qui n'ont pas les moyens.
Mes parents ne sont pas là. J'ai pas de liquide.
Tu vois la femme, là ?
C'est mon boss, et elle a des principes :
on ne vend pas à des gens sans argent et à des gamins.
Alors bonne soirée, mon grand.
Crevard, va. Putain ! Enculé !
C'est un gamin sans argent et il est nerveux, en plus.
C'est pas ça qu'on avait dit ?
- C'est parfait. - Allez, viens, on y va.
C'est bon. Allez.
- C'est mon mari. - Absolument.
Je suis surpris que tu sois venu. Qu'est-ce qui se passe ?
Ben, sûrement l'envie de sortir.
C'est un endroit idéal pour faire des affaires.
T'as compris ça tout seul ? Ben ouais.
- C'est laquelle, ta femme ? - La blonde en robe rouge.
- En robe jaune ? - Non. En robe rouge.
C'est ma petite Christine.
C'est l'amour de ma vie.
- Depuis combien de temps ? - Le 11 août, on fêtera nos 21 ans.
"21 ans" ? Putain ! Je ne sais pas comment vous faites.
Je suis avec la petite blonde, Lola.
Tout le monde a vu.
Ben, ça sert à ça. Elle a 21 ans. C'est marrant.
Dans 2 mois, c'est terminé.
Les nanas, c'est comme les films. J'aime pas me les retaper souvent.
C'est comique, ça.
- Tiens. Tu ne veux pas me tenir ça ? - Ben, écoute...
- Bonne année. - Bonne année à toi.
- On s'en va ? - Oui.
C'était qui ?
C'est un de vos clients. C'est Nicolas Bidermann.
Au revoir.
Au revoir, monsieur Bidermann. Au revoir, madame.
- C'est peut-être mon futur patron. - C'est pas vrai.
Oh, mon amour !
Viens, viens, viens, viens.
Qu'est-ce que j'en ai envie !
On n'a pas fait l'amour comme ça depuis...
Depuis jamais.
Mon amour.
Je me disais...
Ça serait bien qu'on mette un peu d'argent de côté pour les enfants.
Ça ferait un peu d'argent pour eux et un peu d'argent pour nous.
Bien sûr.
Pas tout de suite, parce que là, j'ai besoin de plus qu'un peu.
Pourquoi ?
Qu'est-ce que c'est ?
T'es folle, mon amour.
Je l'ai prise en noir, en noir,
intérieur cuir rouge.
T'es content ?
T'es folle, mon amour.
Sur le dossier d'instruction de Morrisset,
je me suis aperçu que la société de Morrisset
avait offert des billets d'avion à Villeneuve personnellement.
Il risque d'être mis en examen.
Enfin, il risquait.
J'ai directement pris les devants.
J'ai contacté Villeneuve,
qui a, sur-le-champ, remboursé les billets d'avion.
Veuillez m'excuser.
Oui, c'est moi.
Dans 5 petites minutes.
Je suis désolé. Merci.
Dis-donc, t'as violé le secret de l'instruction.
C'est un délit, ça.
Moi, j'appelle ça une opportunité, plutôt.
Vous ne devez pas vous inquiéter. Toi non plus, d'ailleurs.
On n'est au courant de rien.
Et en échange de ce petit service, Villeneuve me prend comme avocat.
Et ça ne vous fait peur, tout ça, Pelame ?
Ça devrait ?
Vous m'étonnez, Pelame.
Il m'étonne. Il ne vous étonne pas, vous ?
Mon petit Pelame, bienvenue au club.
- Votre histoire est extraordinaire. - Ouais.
...il ne serait pas là aujourd'hui pour en parler.
Oh non ! C'est pas vrai.
Tu y as pensé ? Oh là là !
C'est mon gâteau préféré.
- Tchin-tchin. - Bon anniversaire.
- Tu bois, toi ? - Un petit peu.
C'est pas toujours la fête.
- T'es trop belle. - Merci.
- De plus en plus belle. - Merci.
- Allez, tchin. - Ma fille, bon anniversaire.
Bon anniversaire.
Tous mes voeux, Christine.
Tenez.
Comment ça va, David ?
Oh ! C'est du millefeuille, ça ?
J'adore. Qu'est-ce que c'est bon ! Ça me rappelle mon enfance.
Excusez-moi, je suis confus, mais on ne se connaît pas.
- Vous vous connaissez ou pas ? - Non, on ne se connaît pas.
- Il était assis là. - On ne se connaît pas encore.
Mais vous avez quelque chose qui m'appartient.
Hein ?
- C'est mon sac. - Quel sac ?
Il va vous expliquer.
Hein, David ?
Vous lui expliquez ?
Dites donc, vous êtes des petits malins.
Alors, il y a combien, là ?
- Hein ? - 120 000.
Ça fait combien de temps que vous vendez ça ?
- À peu près 2 mois. - C'est pas mal pour 2 mois.
Pas mal du tout.
Il ne manque pas un petit quelque chose ?
- On en a un peu dépensé. - Voilà.
Alors moi, ma part, c'est 134 000.
On fait comment ?
Je peux trouver l'argent. Il me faut juste un peu de temps.
4 jours ?
Mais il faudra rajouter les intérêts. C'est 1 000 par jour.
Alors, les enfants, combien ça fait ?
- 4 000. - 4 000.
Oh non ! Maman.
Je veux que vous partiez.
On ne dit pas "je veux", mais "je voudrais".
En fait, on m'appelle patron.
Ça va, papa ?
Papa ! Papa, s'il te plaît. Papa !
- Laisse-moi t'expliquer. - T'as rien à expliquer. Rien !
Moi, j'ai besoin d'un Xanax.
Papa, s'il te plaît.
Papa !
Qu'est-ce qu'on fait, David ? Dis-moi.
Ben, je crois qu'il faut aller aux urgences.
- C'est ouvert. - Merde !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Pelame, je sais tout sur vous. Vous êtes viré.
Allez, je déconne.
- Vous n'avez rien de grave ? - Non.
- Venez. - Où sont mes affaires ?
Je vais vous expliquer. C'est justement pour ça.
Elles n'y sont plus. Vous allez les retrouver ailleurs.
Tenez. La voilà, l'explication.
J'ai pensé que vous y seriez plus à l'aise.
Depuis qu'on a Villeneuve, ça n'arrête pas :
ils veulent tous vous rencontrer.
Je ne veux pas précipiter les choses,
mais j'envisage sérieusement de prendre un nouvel associé.
Et je commence à me dire que...
Je croyais que vous pensiez à Brice.
- Ça ne vous intéresse pas ? - Si. Ben oui.
Je suis enchanté.
Tant mieux. On en reparle.
Merci.
C'est chez moi.
- T'as une sale gueule, Pelame. - Toi aussi, Teller.
On va faire comme si de rien n'était ?
Ne commence pas...
Quand je pense à ce que vous disiez sur tous les dangers de la drogue,
sur tous les sales types, alors que vous dealez.
- Vous vous êtes foutus de nous. - On n'a forcé personne.
- C'est pas une excuse, ça. - Tu ne peux pas comprendre, Marion.
- C'est la crise dehors. - Qu'est-ce que t'y connais ?
Je n'ai plus de travail !
J'ai été virée en deux minutes, comme une malpropre.
Il fallait trouver une solution pour bouffer, pour chauffer,
pour vivre, quoi !
Il y a votre avenir aussi.
Notre avenir, oui. C'est notre faute ?
J'ai pas dit ça.
Le cabriolet et la machine à UV, c'est pour que j'assure au bac ?
C'est fini.
Vous n'êtes plus mes parents ! Putain ! J'en ai marre !
Pelame, vous voilà.
Bien.
- Monsieur Patron, c'est ça ? - Oui.
C'est facile à retenir.
- À bientôt. - J'ai été ravi de vous rencontrer.
Bien. Je vous laisse.
Asseyez-vous.
Allez, asseyez-vous. Je ne vais pas vous manger.
Il vous a vachement amoché.
Faites voir.
Oh ouais !
En fait, je vous ai dit que c'était mon frère ?
En fait, on fait comme vous.
Nous, ce qu'on aime, c'est bosser en famille.
On avait 4 jours pour...
C'est pas grave. Je vais vous laisser 3 semaines.
Par contre, vous allez me prendre ça.
Entre les 18 000 que vous me devez
et ma part sur le nouveau sac, ça fait 148 000.
- C'est impossible. - Comment ça ?
Comment vous voulez qu'on s'en sorte pour...?
David...
Vous êtes très doué pour ce job.
Embrassez votre femme pour moi.
Putain !
David, je suis à mon rendez-vous avec Bidermann.
Patron nous oblige à refourguer un nouveau sac.
- Quoi ? - Oui, un deuxième.
- Tu m'entends ? - Oui, je t'entends.
- Il y en a pour combien ? - Mais j'en sais rien.
J'ai pas ouvert le sac.
On est cuits.
On se revoit à la maison.
- Je te laisse. - C'est pas une question de...
- Comment allez-vous ? - Très bien.
Veuillez me suivre.
Excusez-moi. Je ne peux pas. Excusez-moi.
David, j'arrive.
Madame Pelame ?
Oui.
Bonjour, madame. C'est la police.
Bon. On peut te dire que t'as eu de la chance sur ce coup.
Maintenant que Hugo a reconnu le vol de ton skate, on classe l'affaire.
C'est pas une raison pour recommencer.
Si tu continues comme ça, tu te retrouveras comme ces deux-là.
On peut éviter de le traumatiser aussi.
Il lui a quand même pété le nez, à Hugo.
T'as fait ça, toi ?
Ben, oui, mais il m'a énervé, papa.
Écoute-moi. Tes parents sont des gens honnêtes.
Vous êtes honnêtes ?
Tout le monde ne peut pas dire autant.
Prends exemple sur tes parents et arrête de déconner.
Oui, madame.
Ils ont fait quoi, eux ?
Ils dealent du shit.
On ne frappe pas sur les gens. Merde !
Il avait le droit de se défendre.
C'est pas se défendre, cogner sur les gens.
On va où, là ? "Il avait le droit de se défendre."
Comment ça s'est passé avec Bidermann ?
Je ne sais pas si c'est le moment...
Comment ça ?
Quoi ? Ça s'est pas passé comme tu voulais ?
- C'est pas ça. - C'est quoi, alors ?
Comment tu voulais que je m'en sorte entre ce job et le nouveau sac ?
Quoi ?
Les mecs comme lui, ça fait des beaux discours et après, rien.
Il n'y aura pas de Bidermann.
Tu fais ce qui t'arrange.
Ne me parle pas devant Romain comme ça.
Écoute, David. David !
Aujourd'hui, je décide de mon organisation.
Je fais ce que je veux, comme je veux. Je m'éclate.
- Notre vie, elle t'éclate ? - Oui !
Au moins, je me sens vivante.
Et Patron, t'en fais quoi ?
C'est comme les impôts : on lui donne ce qu'on lui doit.
Et nous, on a notre part,
et ce sera plus que ce que va me proposer ce Bidermachin.
La logisticienne, comment va-t-elle payer ses impôts dans les temps ?
Ça, c'est très simple.
Tu vas appeler nos meilleurs clients et tu te démerdes.
Tu les motives.
Tu te rends compte de ce que tu me dis ?
- Je les incite à la consommation ? - C'est eux ou nous !
Ou alors appelle Patron et dis-lui que tu ne veux pas,
et nous, on va crever.
J'appelle pas Patron.
Écoute, j'en ai marre. J'ai froid. Je rentre.
"Appelle Patron" ? Mais t'es malade ?
C'est pas grave, mon chaton. Ça va passer.
Allez.
- Allez, vas-y. - Je ne vais pas faire ça maintenant.
Il faut le faire, David. Allez, s'il te plaît.
Allez. 06 12 24
38 67.
24 38 67.
C'est Arthur.
Allez, vas-y.
Tu ne vas pas rester là. Ça me stresse.
- C'est 5 g minimum. - Tu veux le faire ?
- Non. - Alors fous-moi la paix.
Mais pas moins.
Allô ? Bonjour. C'est Goliath à l'appareil.
J'aurais voulu parler à Arthur.
Ce que je peux vous dire, c'est que c'est de la bonne qualité.
Donc si vous en voulez,
je peux m'engager à vous fournir dans les 24 heures,
mais en dessous de 5, je ne peux rien faire.
Ça me gêne.
Je note. 8, 8. C'est noté.
T'en prendrais pas 12 ?
Comme ça, t'en as un en sécu.
Jonathan ? Goliath à l'appareil.
Ah, pardon. Excuse-moi. C'est Goliath.
Papa n'est pas là ?
Oui.
Oui, Éric.
5 g ?
Je ne fais pas en dessous.
Oui, Emmanuel, ce qu'on va faire :
comme toi, t'en prends 10, et que Johnny en prend 5,
je te mettrai les 15 et tu t'arranges avec lui.
Comme ça, moi, ça m'évite... OK.
Comment ça, t'arrêtes ?
Olivier, je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas,
mais c'est vachement radical comme décision.
Qu'est-ce qui t'empêche de...?
Tu sais, tu peux très bien en stocker un peu,
et après ça, tu l'utilises quand tu veux.
Quitte à l'offrir ou la partager.
C'est toujours sympa à avoir chez soi.
David ?
C'est toi ?
Bonsoir, Christine.
Que faites-vous là ?
Vous avez une rougeur. Je vais vous passer un peu de crème.
Tournez-vous. Ça va l'hydrater.
Tournez-vous.
Attendez.
Vous êtes un peu tendue, non ?
C'est à cause de l'échéance, c'est ça ?
Moi, je vous comprends,
parce qu'entre ce nouveau job, votre mari, les enfants,
c'est normal.
Mais vous devez vous faire confiance.
Je sens en vous beaucoup de force,
beaucoup de détermination.
Les gens aiment ça. Les clients,
ils respectent ça.
On est bien, non ?
J'ai perdu un sachet de 5 g. Je ne sais pas quoi faire.
Mais 5 g, c'est emmerdant.
On les prendra sur votre part.
D'accord.
Qu'est-ce qu'on fait ? On arrête là ?
- On arrête quoi ? - Là.
Oui, oui, ça va. Là, ça va mieux.
- Au revoir, Christine. - Au revoir.
Maintenant, dites-moi si vous voulez ou si vous ne voulez pas.
Merci, mademoiselle.
- Michel ? - Je ne te dérange pas ?
Asseyez-vous.
Je suis désolé, Michel. J'ai complètement déconné.
Je comprendrais que vous décidiez de ne plus me parler.
Si on m'avait cassé les couilles comme on t'a cassé les couilles,
j'aurais peut-être fait comme toi.
T'as pas fait ça pour rien.
- Vas-y. - Mais c'est un client.
C'est pas grave. J'ai tout mon temps.
Allô ? Oui, je...
OK. 12 ? Oui.
- Du boulot, hein ? - Ça va.
Merde !
T'as vu l'heure ?
Les livraisons ne se feront pas seules.
J'ai pas arrêté de refourguer de la came au téléphone toute la journée
et j'ai dû faire quelques heures sup pour terminer mon vrai travail.
Si on n'a pas l'argent à temps, t'auras plus besoin de ton travail.
T'en as jamais eu rien à foutre, de mon boulot.
On n'a pas le choix.
Si t'as une autre solution, propose, pour une fois.
Au début, j'étais sceptique.
T'as raison, on n'a plus le choix.
Quoi ?
- Michel ? - Quoi, Michel ?
Ah non !
- Venez. - Ah non ! Non.
Attends.
Je veux pas qu'il le fasse. Papa, je veux pas que tu fasses ça.
Attends, ma fille.
- Je veux pas. - Qu'est-ce que j'ai à perdre ?
C'est pas une raison !
Je vous évite de faire des conneries.
Tu peux pas commencer à vendre de la drogue.
Quand t'as été médecin,
prescrire une drogue plutôt qu'une autre...
Je ne suis pas d'accord.
C'est comme ça et pas autrement ! Tu nous fous la paix.
Bon. On commence quand ?
- On peut commencer ce soir. - Allons-y alors.
- Tu termines les commandes. - T'as pas faim ?
Viens. On mange un morceau.
Je ne suis pas d'accord. Je ne suis pas d'accord.
Salut, Goliath.
- Salut. - Attila.
Ça roule ?
- T'as demandé 12 g. - Merci.
- Oh là là ! Vous toussez beaucoup. - Ouais.
Toussez pour voir. Toussez encore.
Pour vous aussi, c'est pas formidable.
- Vous dormez bien ? - Ouais.
Il faut espacer les prises d'au moins 3 heures.
Et puis il faut manger des fibres, beaucoup de fibres.
Faites vos comptes. Faites un petit listing.
Vous répertoriez par groupes d'amis,
combien de tickets, ils veulent. Je vous refourgue les carnets
et vous vous arrangez.
Vous pouvez voyager gratuitement.
Il faut pas vivre au jour le jour. Il faut anticiper.
On est mercredi, on va vite être vendredi.
Et peut-être que vendredi,
je vais vous laisser sur le carreau.
Jonathan ? Goliath à l'appareil.
J'ai déjà appelé ?
Pas de problème. Excusez-moi.
Tiens.
Viens. Je vais te présenter à des amis.
J'ai pas le temps.
C'est Goliath dont je vous ai parlé.
Excuse-moi.
À demain, Pelame.
Ça va ?
Vas-y, démarre.
Vas-y.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien.
Putain !
Quoi, "putain" ?
- Putain de merde ! - Quoi, "putain de merde" ?
- Je ne le retrouve pas. - Mais quoi ?
- Il manque un sachet. - Laisse tomber. On s'en fout.
C'est sûrement ton père qui a dû le...
Quoi ?
Quoi ?
C'est toi qui l'as foutu là-dedans. Ne commence pas à critiquer papa.
- Tu vas me parler autrement. - Te "parler autrement" ?
Je peux plus dire ce que je pense ? C'est bon.
Tu baisses d'un ton, déjà.
- Je veux qu'on s'en débarrasse. - C'est le but, excuse-moi.
Qu'est-ce qui se passe ?
Merde !
Qu'est-ce qu'elle a encore fait, celle-là ?
Marion !
Ça va comme vous voulez ? Allez, vous dégagez.
C'est une voiture de collection.
Marion !
Marion !
Marion, on t'a jamais donné l'autorisation !
J'en ai rien à foutre ! Vous n'êtes plus mes parents !
- Vous êtes des dealers. - Ne commence pas !
- Les jeunes, c'est des clients. - Dans ta chambre.
Tu peux leur refourguer ta came.
Tu as piqué le sachet ?
- Quel sachet ? - Il manque un sachet.
Tu penses que je me drogue ? Non. Moi, j'ai pas besoin de ça.
Je sais comment je vais faire pour réussir ma vie !
Il me suffira de faire l'inverse de vous !
Allez, maintenant, vous dégagez. Ça a assez duré.
Et tout de suite. Tout le monde.
Et toi, Romain, tu montes.
Tu montes, j'ai dit.
Ta fille me fout une baffe, et toi, tu ne dis rien ?
Tu trouves ça normal ?
Ho ! Tu me regardes ?
Ta gueule.
Ne me dis pas "ta gueule". Tu ne me parles pas comme ça.
Je te parle comme je veux. Ta gueule.
Qui a continué à refourguer cette coke ?
Qui voulait s'éclater et vivre sa vie ?
Ben, voilà. T'as gagné.
C'est moi qui l'ai ramenée à la maison ?
Pour qui, je l'ai ramenée ?
- J'ai rien demandé, moi. - C'est clair.
Ça fait 15 ans que tu demandes rien. Tu tires juste la gueule.
Moi, j'en ai rien à foutre de ce fric.
Moi non plus, si ça faisait pas 15 ans que je me faisais chier.
On va en rester là. On n'a plus rien à se dire.
On va terminer proprement cette petite histoire de came,
et puis je dégage.
Je ne veux plus te voir.
Très bien. Super. Je veux plus voir ta gueule non plus. Casse-toi.
Je vous transmets le contrat en fin de semaine.
Et ça va vous prendre combien de temps, cet audit ?
Pardon ? Excusez-moi.
Combien de temps pour le faire, l'audit ?
Ben, en fait, il faudrait déjà que...
Il faut...
Excusez-moi. J'ai pas suivi la question.
L'audit, c'est combien de temps ?
Je dirais...
Pour vraiment... Déjà, dans un premier temps...
Il faut que je lise le dossier.
- Il y a un problème ? - Non.
Trois semaines, c'est plus prudent.
C'est pas possible. Deux semaines.
T'as fermé le store. Je ne pouvais pas te faire signe.
Je te laisse le dossier des Stup dont on a parlé hier soir.
Je vous demande pardon.
On peut poursuivre ?
- Je vous apporte du café. - Non...
Télémaque, chérie, tu es là ?
Tu cherches quoi ? Qu'est-ce que tu veux ?
- T'as pas une petite idée ? - Non.
- T'es intelligent, pourtant. - Non.
Tu me montres que je suis un connard.
Va me balancer chez Dalambert.
J'en ai rien à foutre. T'as aucune preuve.
Dégage. Je veux plus voir ta gueule.
- T'as terminé, là ? C'est bon ? - Oui, j'ai terminé. Oui, c'est bon.
- T'as trouvé ça où ? - C'est à mon daron.
- C'est de la vraie ? - Oui.
- Ton père, il deale ? - Oui.
Juste pour savoir, c'est combien ?
Je ne sais pas. Je dirais 400.
- Euros ? - Oui.
- On dirait le lait de mon frère. - Ton frère, il prend de la coke ?
T'es con, toi.
Salut, Goliath. Je suis content que tu sois venu.
Salut.
Ça va ?
- T'as la thune ? - Bien sûr, ouais. Entrez.
Je te dis ça au passage.
J'ai pas envie qu'on s'embrouille, mais je t'ai appelé 200 fois.
T'as jamais décroché.
Tu fais ça à tous tes clients ou juste à moi ?
Tu sais qui je suis, moi ? Il sait pas qui je suis.
Je suis juste un mec qui voulait sa coke.
T'as cru quoi ?
Qu'après mes 200 appels, j'allais te prendre ta coke ?
J'ai envie qu'on me respecte, moi !
File la coke. File la coke, putain !
Donne.
- Salut. - Elle vient d'où, la coke ?
- On sait pas. - Tu l'as goûtée ?
Vous avez déjà pris de la coke une fois ?
T'as déjà pris de la coke, toi ? Réponds !
Non, jamais.
File-leur. Mets-toi là, toi.
Recule !
- Vas-y. Prends. - Non. Je ne peux pas.
Si, tu peux. Tu ne bouges pas, toi.
Bien sûr, tu peux.
Vas-y.
Allez.
Voilà.
Vas-y.
Encore un peu.
- C'est bon, là. - Tu restes assis, toi.
Vas-y.
- Un petit dernier. - Il va plus en rester pour nous.
- Vous la laissez. - Vos gueules ! Qu'est-ce qu'il y a ?
Putain ! Lâche-moi.
Le flingue n'est pas chargé.
On y va !
On y va ! Arrête !
On y va ! Arrête !
- Arrête. On y va. - Bande de cons !
Arrête.
Excuse-moi. Je ne veux pas qu'on se quitte.
Je t'aime. Je t'aime.
- Calme-toi. - Ça va.
- Calme-toi, mon amour. - J'ai chaud.
Tu dois te calmer.
J'ai chaud.
Ah ! J'ai chaud.
Allô ?
T'es chez toi ?
Non. Pourquoi ?
Tu devrais. Il y a un pli pour toi. Une surprise.
Salut, Pelame.
- Oh, merde ! - C'était qui, David ?
David, c'était qui ? David, c'est qui ?
Quoi ?
Il n'est pas sous le paillasson. Il n'y a rien.
Dans la boîte aux lettres non plus.
Les enfants, vous n'auriez pas trouvé une enveloppe ?
C'est un DVD pas mal, intéressant.
On le regarde ?
Les enfants, vous montez. Allez.
Alors ça, c'est mon ami David Pelame
et Christine, avec qui il est marié depuis 21 ans.
Putain ! 21 ans.
Quel fils de pute !
T'as pris un truc ?
- T'as pris de la coke ? - Non.
Si, si. T'as pris de la coke.
J'en crois pas mes yeux.
C'est de la cocaïne ? Oh !
Il l'échange contre de l'argent ? Oh !
Dis donc, ça n'arrête pas chez vous. C'est incroyable.
Ça marche, le business. Je suis crevé, mais content.
C'est le meilleur film de ma collection.
À bientôt, Pelame.
C'est qu'un petit enculé, ce Brice !
- C'est qui, ce Brice ? - C'est un type du cabinet, non ?
Tu savais qu'il savait ? Pourquoi tu l'as pas dit ?
- C'est quoi, son nom de famille ? - Teller.
- Très bien. - T'es con ?
- C'est pas ça ? - Pourquoi tu le lui as dit ?
- Vous allez où ? - Je m'en occupe.
Mais non, j'ai pas dit ça pour ça. Mais non.
C'est pas possible. Qu'est-ce qu'on fait ?
- Qu'est-ce qu'on fait ? - Prends ça. Ça va te calmer.
Bonjour. Portable de Brice Teller. Pas joignable.
- Alors ? - Putain ! Il va le tuer.
- Viens. On va chez Brice. - Je conduis.
- T'es pas en état de conduire. - Je conduis.
Ne fais pas de conneries, Christine.
Je viens avec vous, alors.
- Pas si vite, enfin. - Je ne roule pas vite.
- Calme-toi, Christine. - Mais il roule à 40.
C'est pas la peine de rouler aussi vite.
Fais quelque chose, David.
Je prends le volant.
- Non. - Si. Laisse-le conduire.
- Non. Ça va. - C'est chiant.
David, je voulais te dire quelque chose.
J'ai pas eu l'occasion de te le dire, mais là, je vais le dire.
- David, t'es beau. - Regarde devant toi.
Fais attention à la route, s'il te plaît.
T'as toujours été beau. Je ne te l'ai jamais dit.
Je m'en veux de ne pas te l'avoir dit.
J'aurais dû te le dire.
Je te vois dans ton costume.
Il est beau, ton costume, mais toi, je te trouve plus beau.
Je te trouve très beau.
- Bon. On va où, là ? - Mais je ne sais pas.
On va où ? On va où ?
David, on va où ?
À droite.
Tu ne réponds jamais au téléphone ? Je cherche Brice.
T'as pas l'adresse de Lola ?
Pourquoi ? Lola, elle est là.
Il est où, Brice ?
Salut. Tu veux de la coke ?
Non. Il est où, Brice, maintenant ?
Ça va. Il bosse. Pourquoi vous le cherchez ?
Naomi ? Naomi ?
- Elle a pris quelque chose ? - Plein de choses.
Attends.
Réveille-toi.
Michel, j'ai besoin de vous.
On peut pas la laisser là. Il faut la faire marcher.
Allez.
Allez, marche. Tu peux marcher.
Apportez-moi de l'eau. Vite.
On marche. Allez.
Vas-y. Je m'en occupe.
Ça arrive, l'eau ?
Allez, vite, au bureau.
Attends-moi.
Brice ?
Brice ?
Alors ?
Ça vaut bien un 3e sac, ce petit service ?
Je suis fatiguée, moi.
- Il n'y aura pas de 3e sac. - Ce type est un parasite.
J'ai de grands projets pour vous.
- Vous le lâchez, maintenant. - Doucement.
- Sinon vous allez finir comme lui. - Et puis, quoi, après ?
Vous allez faire quoi, avec le 3e sac ?
Vous voulez faire du business ? On va faire du business.
Vous avez vu le regard... La conviction dans le regard ?
C'est bien, non ?
Alors combien ?
Vous le lâchez alors ?
Combien ?
10 000.
20 000 euros.
- Oh non. - Si.
C'est un bouffon, mais quand même, pas 20 000.
Hein ?
- On a combien, nous ? - 41 324.
41 324.
Ça ne me suffit pas, en fait. C'est vrai.
Hein ? Il me faut autre chose. Alors quoi ?
Vous voulez la baraque ? Je vous la donne, moi.
Non. La maison, ça ne me dit rien.
C'est trop grand pour moi.
Non. Il y a une dernière chose que je voudrais.
Je sais que vous l'aimez, mais moi, je l'adore.
J'en ai très envie. Je le veux. Je le désire.
C'est votre petit cabriolet. Je le veux.
Merci.
- À bientôt, Christine. - Au revoir.
Christine !
- C'est attaché. - Attendez.
- Ça va faire mal. - Pardon.
Merci, David.
Merci. Merci.
- Ça va ? - Merci, Pelame.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- On se connaît, nous ? - Ça va ?
Monsieur Patron. Dites donc, je me souviens.
- Vous réfléchissez vachement. - Oui.
- Pelame est encore au boulot ? - Oui.
C'est un tueur. C'est un tueur.
Papa, viens.
Il faut que tu descendes. Viens.
Allez, viens. Il faut que tu descendes.
- M. Pelame, il faut qu'on parle. - J'arrive.
Mon amour, il faut que j'y aille. Je dois aller travailler.
À tout à l'heure, mon coeur.
- Vous allez nous suivre. - Chut !
Oui. On va sortir par là-bas. Ma femme dort.
Tu vas le faire disparaître.
Je t'embrasse. Ça va aller.
Ça va aller. Ne t'inquiète pas.
Tu t'occupes de ton petit frère.
Mon fils a eu la charmante idée
de vouloir vendre quelques grammes à ses copains.
David ! David !
Malheureusement pour moi, l'un d'eux en a parlé à ses parents.
Mais heureusement pour moi,
c'était l'unique sachet qu'il nous restait.
Je n'ai été condamné que pour consommation de stupéfiant.
Grâce à Brice, je n'ai pris que quelques mois.
En revanche, le juge m'a obligé à suivre une thérapie
pour soigner ma prétendue dépendance.
Bonsoir. Je suis David Pelame.
Bonsoir, David.
- Bienvenue. - Merci.
Qui aimerait prendre la parole, ce soir ?
Bonsoir. Je m'appelle Emmanuel. Je suis toxicomane.
Bonsoir, Emmanuel.
Quand je suis arrivé dans cette salle,
j'ai pu régler rapidement mon problème de drogue.
Mais ce n'était pas un problème de drogue.
C'était moi, le problème.
J'ai pas inventé la poudre, mais j'en ai beaucoup pris.
Ça a failli me tuer. J'ai adoré ça. Il faut vraiment être con.
Et puis, grâce à vous, j'ai tout réappris.
David...
- Ça va ? - Ouais.
Ça s'est bien passé ?
Ça s'est passé comme je l'imaginais.
Chacun parlait de son expérience. Il y en a qui ont morflé.
- Il y avait pas d'anciens clients ? - Non.
Tant mieux.
- Ho ! On vous attend, là. - On arrive.
Je t'aime.
- Alors ? - Ça va. Ça s'est bien passé.
- Bon. On va où ? - Au mexicain.
- On a dit pizza. - Oh non !
On a dit pizza.
Les tacos, c'est des pizzas pliées en deux.
Moi, je veux un hamburger.
Les hamburgers, c'est une fois par semaine, Romain.
Vous allez la vendre quand, cette bagnole ?
Elle est très bien, ma voiture. Moi, je l'aime comme ça.
- On se fait un petit grec ? - Non !
Oh non !
- Papa... - Michel...
Ça va.
Comment ça, t'arrêtes ?
Olivier, je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas,
mais c'est vachement radical, comme décision.
Qu'est-ce qui t'empêche de...?
Tu sais, tu peux très bien en stocker un peu,
et après ça, tu l'utilises quand tu veux.
Quitte à l'offrir ou la partager.
C'est toujours sympa à avoir chez soi.
Maintenant, j'en ai. Demain, j'en sais rien.
C'est dans ce sens-là que je raisonne.
OK. Mais pas en dessous de 5. Je me répète.
Sous-titrage : Eclair Group
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