All language subtitles for The Wonderful Crook 1975 from FR

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Original subtitles

Si quelqu'un passait sur la route ?

On ne peut pas me voir d'en bas.

On est s�rieux dans l'effort !

Ne me fais pas rire !

Dans 10 ou 20 ans, tu seras bien content d'avoir une femme acceptable.

Tu vois loin.

Pierre ?

C'est toi, Pierre ?

Comment ?

- C'est toi qui a lanc� le caillou ? - Quel caillou ?

C'est toi, gros malin !

Voil� l'autre. Tu l'as r�veill�e.

Tu parles ! C'est toi. Un vrai soufflet de forge.

Fini les exercices !

Un beau soufflet de forge.

Que voulais-tu dire tout � l'heure quand tu m'as r�pondu que je voyais loin ?

J'ai dit �a ?

Tu parlais de nous dans 10 ans et t'as dit "tu vois loin".

Que t'imagines-tu ? Que je t'aime plus ?

En 10 ans, il s'en passe, des choses.

C'est sur quelle commande ?

54 chaises Louis XII et 8 bonneti�res, pointes de diamant.

Et Pichard ?

Voil� leur r�ponse.

Attends ! Je suis d�j� d�savantag�.

T'es un malade !

Tu connais le Polatchek, Pierre ? Un jeu hongrois.

Tu mets un poing sur l'autre et tu tends bien les bras.

Encore une fois.

Mauviette !

Attention, Maurice. �a va �tre ta f�te !

Encore une fois.

Il a arr�t�, Fran�ois ?

Oui.

C'est la pause.

C'est juste.

Je serai absent pendant 2 jours. Tu t'occuperas des pi�ces � terminer.

Il faut que j'aille voir quelques clients.

Pas faciles.

Qu'est-ce que c'est que �a ?

C'est du goudron ?

On voit plus le bois !

�a peut s'�claircir.

Nom de Dieu, j'ai toujour dit qu'il fallait pas teinter trop fonc� !

On doit voir la veine !

C'est de la laque.

Qui m'a fait cette cochonnerie ?

Pierrot, je crois.

Mais quel con, ce gosse !

Pour rigoler, il est toujours l�.

Pierre !

PIERRE !

Pourquoi j'y arrive pas ?

Pierrot, viens vite. Ton p�re est pas bien.

Ouvrez la porte !

Il serait plus entour�, � la maison.

Ici, �a entre, �a sort.

On peut plus s'y retrouver, avec toutes ces blouses blanches.

Tu trouves pas, Pierre ?

Oui, c'est mieux.

J'ai oubli� de dire quelque chose au m�decin.

Je vous retrouve � la caf�teria.

Pourquoi tu m'as rien dit ?

Pourquoi ?

Elles sont vraiment toutes l�, les derni�res rentr�es ?

C'est toutes celles que votre p�re m'avait remises.

Mais j'ai envoy� les rappels qu'il m'avait dict� le jour o� il est tomb�.

Je vais faire une tourn�e des principaux clients.

Il y a des rappels de la banque.

�a va, patron ?

Pas d'ironie, Fran�ois.

T'as des responsabilit�s, Pierrot, maintenant.

- �a va ? - Oui, c'est calme.

- On s'en tire, non ? - Ouais.

Pierre ?

Monsieur ?

C'est pour quoi ?

Une minute, s'il vous pla�t.

- L'argent fran�ais est � combien ? - Pour quelle somme ?

- 50 FrS. - 160 FF.

Tout se consume.

Tout est consomm�.

Faudrait aller vous coucher, M. Jeantet, par cette chaleur.

J'ai pas de clef. Elle a fait changer la serrure.

Quelle confiance !

Pourtant...

je lui apportait des fleurs souvent.

En mars, c'�tait les pois de senteurs. Elle les adorait.

Mademoiselle, encore une pomme, s'il vous pla�t.

Merci.

- Vous voulez prendre quelque chose ? - Un blanc. Pour changer.

Merci, M. l'�b�niste. �a fait toujours plaisir de retrouver un ami.

L'argent ! Vite !

La caisse, vite !

N'ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal.

Je veux la caisse !

Asseyez-vous !

Ouvrez !

Monsieur, dites-moi maintenant comment les choses se sont pass�es ?

Je ne sais plus tr�s bien. Tout �a �tait tellement rapide.

Je travaillais, je terminais une addition. Un client est entr�.

� ce moment-l�, je ne savais pas encore que ce n'�tait pas un client.

Un homme est entr�. Il avait un b�ret basque, un pansement sur le nez.

- Un pansement sur le nez ? - Oui, c'est �a.

J'ai cru que c'�tait une plaisanterie. Un jeune du village.

Mais il a tir� sur la lampe. Il m'a demand� l'argent.

Comment �tait-il ?

Plut�t de grande taille, je crois.

Je me souviens mal parce que je l'ai vu peu de temps.

Il m'a fait asseoir. Il m'a pouss� vers le coffre.

Avez-vous remarqu� sur lui une particularit� ?

Non, je ne me souviens pas.

Ah si, pourtant... il sentait l'alcool.

Attention ! Tu vas le faire tomber !

Arr�te !

Arr�te !

T'es compl�tement dingue !

Des fois, j'ai l'impression que t'es un peu fou.

Maman ?

Tais-toi, Guillaume. Tu dors, hein !

Maman, j'ai soif !

- Tu l'as tellement... - Bon.

Laisse.

Papa ?

Je laisse la lumi�re allum�e.

Bon, je vais regarder la t�l�.

Saligaud ! Cr�ve !

Ch�tillon-gare. �a doit �tre livr�.

Tu l'envoies en petite vitesse. C'est pas urgent.

Ch�tillon, avec deux � l �. � Fribourg.

� demain, Fran�ois. Menuise, menuise.

Viens, papa, on va rentrer. Faut pas rester dans les courants d'air.

L'argent, vite !

L'argent, vite !

L'argent, vite !

Mademoiselle.

Mademoiselle.

Elle a voulu nettoyer la lampe, le globe.

[Il parle en italien]

Elle est malade. Revenez plus tard.

Le globe, pan !

[Il parle en italien]

Oui, elle se sent mal. Elle est malade.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Vous �tes tomb�e.

Tenez, vos lunettes.

�a va mieux, mademoiselle ?

Je repasserai.

Nom de Dieu ! Tout �a pour ces abrutis !

- All� ? - La Poste de Varley ?

Oui.

C'est vous, la jeune fille rousse ?

J'ai compris.

J'ai reconnu votre voix.

- Merci pour tout � l'heure. - Comment ?

- Je voudrais pas que vous croyiez que... - Je crois rien du tout.

Je voudrai vous expliquer. Et puis vous payer au moins le globe.

J'ai oubli� en partant.

�a va pas, dans votre t�te.

Vous vous cassez, et vous t�l�phonez pour payer ?

Merde ! Merde !

All�, Vaucher

Ah bon ? O� tu es ?

T'es seule ?

- On entend des voix.

C'est l'Assimil. Attends, je vais baisser.

T'es chez un client ?

Je t'attendrai.

Nom de Dieu, mon pantalon ! Fais attention, un peu !

Fais pas chier avec ces fleurs. T'as qu'� les laisser sur le comptoir.

Va dans les champs, y en a plein. Viens pas nous emmerder ici !

�a suffit, maintenant !

Fous le camp ! On t'a assez vu !

Marre de ces ritals !

Si sa femme n'�tait pas oblig�e de rester au pays,

il aurait pas besoin de s'exciter sur un pot de fleurs !

C'est pas une raison pour emmerder la client�le et bousiller le mat�riel.

Tu dormais ?

On peut pas se d�tendre 2 minutes avec toi ?

Tu peux pas faire ta lessive � un autre moment ?

Tu es lav� ?

Arr�te !

Mais tu es de mauvaise humeur ! �a va pas, mon Pierrot !?

�a pourrait aller mieux.

On fabrique tout en plastique, maintenant.

Bonjour.

Qu'est-ce que vous voulez ?

Payer la casse.

Gardez votre argent et fichez-moi la paix.

Bon Dieu, que cherchez-vous ? Que j'appelle la police ?

Vous �tes incroyable, vous alors !

- Vous voulez vous faire prendre ? - Non, je voudrais vous expliquer.

- Je vais � la gare, Nelly. - Bien, M. Granjean.

Je me fiche de votre vie. Vous �tes malade d'�tre revenu ici.

- Je reviendrai tous les jours si vous m'�coutez pas. - Je vais appeler la police, ce sera vite fait !

Je vous en prie.

Vous, comme ent�t�, alors !

Je vous attendrai � midi, au bout de la rue, � la petite fontaine.

Je passais pour moi.

Bonjour, mademoiselle.

Bonjour, monsieur.

Bonjour, Nelly !

Bonjour, Mme Laure !

10 timbres � 30, s'il vous pla�t.

� 30.

Connerie !

J'en ai rien � foutre, de cette bonne femme !

Quoi encore ?

Je voulais vous dire merci, et puis vous dire qui je suis.

Et pourquoi j'ai fait �a. Pourquoi vous m'avez...

Vous m'avez d�j� remerci�e 2 fois.

Inutile de vous pr�senter. J'ai lu le journal ce matin.

Les lunettes de motocycliste, une blouse grise,

un gangster attaque un supermarch� � 15 km d'ici � Hormoulins.

Il emporte 15 000 FrS. �a vous dit rien ?

Il a m�me r�confort� la caissi�re en partant. �a vous dit toujours rien ?

Alors, pourquoi vous n'avez pas alert� la police ce matin ?

Qu'est-ce que vous en savez ?

La fontaine.

Et m�me hier, au caf�, vous pouviez les appeler.

Pourquoi vous les avez pas appel�s ?

J'en sais rien, pourquoi !

Parce que je suis idiote.

Je sais pas. J'ai pas cri� tout de suite, alors apr�s, j'ai plus pu.

Oh, c'est pas rigolo.

Quand je vous ai vu hier devant moi, en train de me tapoter les joues,

je vous ai trouv� plut�t minable.

Vous n'aviez pas l'air si m�chant que �a.

C'est plut�t rare, une demoiselle dans votre genre.

Attendez, puisque j'ai pas l'air si m�chant que �a.

- Laissez-moi vous expliquer. - Je veux plus rien savoir. On m'attend.

- 2 secondes, enfin ! - J'en sais d�j� beaucoup trop !

- S'il vous pla�t... - Je suis votre complice !

Si je vous d�nonce pas, vous comprenez pas �a ?

Vous attaquez les gens, et moi, comme une imb�cile, je dis rien !

- En plus, vous venez me relancer ! - Pas si fort, enfin !

- J'ai jamais tu� personne. - Laissez-moi m'en aller.

Mais je m'en fous !

C'est pour payer mes employ�s.

Si je vole, c'est pour les payer.

On a une petite entreprise. On fabrique des meubles et �a marche pas.

Alors, je suis bien oblig�.

Je ne vous crois pas.

Si je vous le dis, je vous le jure.

- Y a d'autres moyens de s'en sortir, non ? - Non !

Vous m'avez tout dit ?

Redonnez-moi mon v�lo.

Voil�.

Merci, hein.

- �a va pas ? - C'est rien. Des br�lures.

- Tu veux une tisane ? - �a passera.

Je suis fatigu�.

C'est pas toujours facile.

Je peux t'aider ?

- T'as froid ? - Non.

Faut que je reparte demain.

Oh, les belles jambes !

C'est malin ! Tu peux pas frapper ?

C'�tait pour mieux vous admirer, mon enfant.

J'ai vu vos jambes de l'entr�e et je n'ai pas pu r�sister.

Que fais-tu l� ? Tu travailles pas ?

Non, je vais chez le dentiste. J'ai une heure.

Qu'est-ce que tu faisais l�-haut ?

Le plafond se fendait, alors je rebouchais le trou.

C'est pour �loigner tes admirateurs que t'as mis le petit �criteau � l'entr�e ?

- �a te g�ne ? - Non, �a me va.

Je te connais par coeur !

Tu peux pas rester, Julien !

Tu peux pas rester avec l'�criteau sur la porte !

Si on nous voyait, je me ferais une belle r�putation ! Va-t-en !

La Fran�aise, une sacr�e sauteuse !

Va-t-en, il faut que je finisse. Et tu vas �tre en retard !

- J'ai encore le temps, je peux t'aider. - Non, va-t-en !

J'ai trop mang�.

Reste.

Non, faut que je bouge.

Tu vas mieux dig�rer couch�e.

Je suis trop lourde.

- � toi, maintenant. - Non, je peux pas.

- J'ai l'estomac qui me p�se. - Mauviette !

- Y a un trou. - C'est pas vrai ?

Si, je t'assure. Viens voir.

- �a doit �tre une tani�re. - Pas � cette hauteur.

Viens voir.

- Ah ouais. - Il doit �tre profond.

- Mets la main. - Et si y a une b�te ?

Mauviette !

- C'est un ancien nid d'�cureuils. - Oui, mon beau trappeur.

Regarde Zo� et Steve.

Ils croient pouvoir nous �chapper.

On est bien ici.

T'es belle.

Non, Pierre, pas ici.

- T'as le vertige ? - Gros malin !

M. Pierre, t�l�phone !

C'est la gare de Frangy.

C'est dommage. Vos meubles restent sur le quai.

Ils prennent l'humidit�. Apr�s, avec le soleil dessus, ils vont craquer.

Je peux pas les mettre � l'int�rieur, c'est d�j� plein.

Encore vous !

Excusez-moi, encore une fois.

�a finira jamais ! C'est � vous ?

- Elle vous pla�t ?

- Au revoir. - Attendez !

Vous n'avez pas besoin de meubles ? Des tables, des chaises, des armoires ?

- Non merci, j'ai tout ce qu'il me faut. - Je vous les donne.

- Il faut que je les br�le ! - Quoi ?

On arrive pas � les vendre, alors je dois les br�ler.

�a va vraiment pas l�-dedans !

Venez voir dans le camion.

Vous ne me faites pas peur.

Vous me l'avez d�j� dit.

Regardez si je mens.

Tout �a, ce n'est pas vendu.

C'est trop cher, il para�t.

Elle n'est pas mal, cette armoire.

J'en ai br�l� 2 hier.

Avec des chaises, des tables...

- O� �a, dans votre chemin�e ? - Non, non.

� la d�charge, l�-bas. Vous pouvez aller voir, si vous voulez.

Vous avez peur que je vous �trangle ?

Que je vous enterre sous les bo�tes de conserve ?

C'est vrai, au fond. Vous n'�tes pas oblig�e de me croire.

- C'est vrai, au fond. - Elle est o�, cette d�charge ?

C'est beau, pourtant, le bois. C'est g�n�reux. �a vit.

C'est comme l'int�rieur d'une main.

Je peux le regarder pendant des heures.

On d�couvre toujours quelque chose.

Je me rappelle quand j'�tais gosse,

Les meubles craquaient tellement fort que �a me r�veillait. Je me cachais sous les draps.

J'avais l'impression qu'ils se d�pla�aient.

Mon p�re disait qu'ils respiraient.

Bient�t, y aura plus rien qui craquera, plus rien qui bougera.

Ce sera en plastique.

Y aura plus d'arbres.

On ira voir les for�ts au cin�ma.

- Tu veux pas que je vienne avec toi ? - Non, Jeanne t'attend.

T'es s�r ?

Tu m'aimes ?

Oui, pourquoi ?

Si tu m'aimes, tu me dis tout, hein ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Rien.

- Salut. - Au revoir.

Je t'aime.

La poste de Varley, j'�coute.

Maintenant, ce n'est pas possible.

O� ?

Bon.

- Merci d'�tre venue si vite. - �a va. O� elle est, cette blessure ?

Mais c'est grave ! Faut aller dans une pharmacie.

Je ne peux rien faire. Je n'ai que ma trousse de secours de la poste.

Donnez-moi une bande avec des d�sinfectants, �a ira bien.

Je ne savais pas que c'�tait comme �a ! Les pansements seront trop petits !

�a saigne un peu, c'est rien. J'ach�terai une chemise en route.

Vous voyez bien qu'il n'y a rien !

- �a vous suffit ? - Je me d�brouillerai.

Vous remettrez la bo�te sous la haie.

- Merci. - Merde avec vos mercis !

Sur la route, � 3 km d'ici, il y a une rang�e de HLM.

Au n�15, 3e �tage, Wagner, Nelly, c'est chez moi.

Vous trouverez de l'eau, de quoi la faire bouillir. Tout ce qu'il vous faut.

Remettez les clefs dans la bo�te aux lettres.

Qu'est-ce qu'il a ?

Marthe, c'est Pierre. Il ne peut pas venir te chercher ce soir.

- Tu veux lui parler ? - Oui.

Viens, Guillaume. On va dire bonjour � papa.

Si tu veux, Paul te raccompagnera ce soir.

C'est moi.

Nelly Wagner.

J'ai lav� ma chemise.

- Elle se doute vraiment de rien ? - Non.

Vous n'avez jamais voulu lui dire ?

Vous vous aimez pas, alors ?

Oui, je l'aime.

Elle aussi, elle m'aime.

Comment c'est possible de pas sentir quand l'autre a des ennuis.

C'est pas vraiment s'aimer, �a.

Pourquoi ?

Chacun sa mani�re.

Mon p�re non plus, vous connaissez pas ses difficult�s.

Personne.

Je vois pas pourquoi je serais venu inqui�ter ma femme avec mes ennuis.

Parce qu'elle aurait pu vous aider, peut-�tre.

Peut-�tre.

Peut-�tre.

J'avais pris l'habitude de plaisanter quand j'avais des p�pins.

Peut-�tre qu'elle le savait et qu'elle ne vous le disait pas ?

Je ne sais pas.

Voil�.

Il ne reste presque plus rien. Il reste la d�chirure, mais...

je ne vais pas la raccommoder, �a para�trait curieux.

Vous inventerez bien quelque chose.

- Au revoir. - Au revoir.

- Merci encore. - De rien.

- J'ai oubli� de vous rendre vos clefs. - Ah oui, merci.

Vous avez achet� votre pull-over chez Herny ?

Comment vous le savez ?

- C'est marqu� l�. - Ah oui.

Vous avez peur ?

J'ai vraiment pas envie de vous faire du mal.

Je sais.

Ils auraient d� te faire une piq�re anti-t�tanique.

Penses-tu, inutile ! Ils m'ont tout de suite d�sinfect�.

�a saignait beaucoup.

C'est idiot. Je discutais...

avec des gestes. J'ai pas vu la fen�tre ouverte.

Ils ont lav� ta chemise ?

- �a va ? - Ouais.

C'est fini.

Une cicatrice de plus.

C'est nouveau, tout �a.

Les chaises, l'armoire...

C'est une tante qui me les a donn�es.

Tu veux boire quelque chose ?

Et la table.

C'est chouette.

Elle est pas un peu petite, l'armoire ?

C'est une bonneti�re.

C'est joli, mais je la trouve un peu petite.

�a doit pas �tre tr�s pratique, tu trouves pas ?

Je la trouve jolie.

- Qu'est-ce que tu veux boire ? - Non, reste.

- Pourquoi ? - Comme �a.

- Pas maintenant. - Pourquoi ?

Comme �a.

- �a va pas ? - Mais si, �a va.

Attention, voyons.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? - Mais rien.

- Mais si, mais si. - Tu piques.

C'est le soir. D'habitude, t'aimes mieux.

Faut bien.

Si tu veux, je peux laisser un rasoir.

C'est �a, avec des chaussettes, des pantoufles, une robe de chambre.

Pourquoi pas ?

L'armoire est trop petite.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Excuse-moi, Julien. Il fait trop chaud.

J'ai envie de sortir, d'aller dehors, de bouger un peu.

De manger au bord du lac.

Toute la journ�e au bureau, j'en ai marre !

- Y a longtemps que t'es l� ? - Non.

T'aurais pu m'attendre au village.

Je serais partie plus vite si t'�tais pas revenu.

Tu m'aurais attendu un petit peu, quand m�me ?

T'�tais inqui�te ?

�a a bien march�, tu sais.

Puisque t'es l�.

Tu m'en veux pas ?

Je t'ai d�j� dit, pour le moment...

Je sais.

Encore 1 ou 2 comme �a, et je pourrai acheter une nouvelle machine.

- Qu'est-ce que t'as fait en m'attendant ? - Rien.

- T'es rest�e sur ton banc ? - Oui.

Tu comptais les wagons ?

Non, les motos.

T'es fort, hein ?

Tu crois ?

J'ai fait un peu de boxe quand j'�tais jeune.

Mon p�re avait peur que je prenne un mauvais coup.

Regarde, accroche-toi.

Arr�te.

Donne, s'il te pla�t.

- Je vais pas tirer ! - Non, laisse �a.

C'est pas pour toi. De toute fa�on, il est vide.

- Je mets toujours qu'une seule balle. - Pourquoi ?

Comme �a. Seulement pour impressionner.

Sans �a, je pourrais faire des b�tises. On sait jamais, dans l'action.

Tiens, passe-moi la ficelle.

Si on me poursuivait...

On sait jamais ce qui pourrait arriver.

Seulement les lampes, et puis c'est tout ?

T'es pas un vrai gangster, alors ?

C'est juste le temps de nous sortir des difficult�s.

- Passe. - Tu me la montres, ta cachette ?

Alors, monte !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je te trouve dr�le quand tu te mouches.

Moi aussi, je te trouve dr�le.

Y en a, des choses bizarres.

Non, pas tant que �a.

Elle savait bien qu'elle le s�duirait par une lumi�re de ses yeux,

par un mouvement de ses l�vres, par des gestes c�lins,

par des paroles aussi.

Alors ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Mon p�re est mort.

Pourquoi t'as pas appel� au bureau ?

Je sais pas.

Allez, viens t'asseoir.

Fatigu�.

�a passera.

Les quinzaines qui reviennent avec les �ch�ances.

Chaque fois la m�me trouille.

J'en ai marre.

C'est le choc, peut-�tre.

Je suis fatigu�.

T'es presque sorti d'affaire, maintenant.

Presque.

T'es adorable, Nelly.

Pourquoi tu m'aimes, Nelly ?

Je sais pas, moi.

C'est peut-�tre � cause de la main que tu as gliss� sous ma t�te quand tu me tapotais les joues.

Non, dis pas de b�tises.

Pourquoi tu m'aimes avec tous ces emmerdements ?

Mon Dieu, mais qu'est-ce que c'est ?

- C'est toi qu'a mis cet argent ici ? - Oui.

C'est pour toi. Surprise.

T'es folle ! C'est dangereux !

- Pourquoi ? - Enfin, je sais pas...

Si la foudre tombait sur l'arbre, par exemple.

Y en a un paquet.

Tes �conomies ?

- Y a combien ? - 10 000, � peu pr�s.

- J'en veux pas. - Pourquoi ?

- J'en veux pas. Tiens, prends. - Mais pourquoi ?

Enfin, t'es adorable, Nelly. Mais c'est absolument exclu.

Ton p�re est mort. Il fallait bien trouver une solution pour cette quinzaine !

Enfin, je ne toucherai pas � tes �conomies !

Pendant que tu y es, tu peux peut-�tre faire le trottoir.

Si, si, si. Tiens, reprends �a.

- C'est pas mes �conomies. - Comment ?

C'est quoi, alors ?

De l'argent ! C'est simple, de l'argent !

Tu l'as d'o� ? Tu l'as emprunt� � Julien ?

Tu l'as d'o� ? Dis-le, nom de Dieu !

- Tu le dis ? - Non !

Allez ! Dis-le, s'il te pla�t !

Je l'ai pris, voil� ! Merde, � la fin !

Tu l'as pris o� ?

Je l'ai pris, comme toi. J'ai cass�. T'es content, maintenant ?

J'ai bien appris ma le�on puisque je suis l� !

�a va pas ? T'es compl�tement folle !

T'es folle ? Tu veux ma peau, ou quoi ?

J'en ai rien � foutre de ton pognon !

Prends ton sac et tire-toi !

Tire-toi, pauvre conne !

- Tire-toi ! - Con toi-m�me !

Tu te crois le plus fort, hein ?

Je m'en vais. Tu te d�brouilleras tout seul.

Renvoie-le � la banque, pauvre idiot !

Prends tout sur ton dos comme ton p�re ! Pauvre martyr ! Sale petit con !

Nelly ! Attends, nom de Dieu !

- Nelly ! - Laisse-moi !

- Enfin, tu te rends compte ? - Oui, je me rends compte !

- T'es compl�tement folle ! - Oui, je le suis depuis le d�but.

Pourquoi t'as fait �a ?

- T'as envie de te foutre en l'air ? - Pour t'aider !

Pour t'aider, c'est tout.

Tu te rends compte des risques que t'as pris ?

- Hein ? - Oui, je m'en rends compte.

Oui, je me rendais compte et j'avais dr�lement peur.

Mais pourquoi ?

Tu te rends compte la responsabilit� que j'ai, maintenant ?

Et si �a me pla�t � moi, de prendre des risques ?

C'est aussi bien que de tamponner des lettres � la poste.

Dis pas de b�tises !

Comment t'as fait ?

Je me suis d�guis�e comme toi.

O� est l'arbal�te ?

J'ai plus de bras quand j'ai pas mon arme.

C'est l� qu'on reconna�t le prince des montagnes.

- Alors, on s'amuse ? - Non, on r�p�te.

Tiens, donne-moi une petite signature.

- J'ai bien cru qu'on se ramassait, cette fois. - Ouais.

Qu'est-ce que tu voulais faire d'autre ? Siffler ?

Faudrait trouver autre chose, c'est vrai.

Ils sont devenus m�fiants. Partout, des vitres pare-balles.

Je vais te chercher des fraises.

Je remplirai bien ton casque. Tu vas voir.

C'est curieux.

On sera bien ici, non ?

Voyons, Madeleine. D�tendez-vous, on n'est pas au bureau.

On sera vraiment bien ici.

Quel silence !

Ouais, c'est magnifique !

Qu'est-ce qu'il y a, ch�rie ? Je vous ai fait mal ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce que vous faites l�-haut ?

J'ai pas le droit de me reposer � l'ombre ?

� l'ombre ? Perch� sur une branche ? Saligaud !

Attention � ce que vous dites !

Au lieu d'insulter les gens sans motif,

vous feriez pas mal de vous surveiller un peu.

Petit voyou !

- Voyou ! - �a va bien !

Petit salaud !

Il pr�parait s�rement un mauvais coup.

Vous croyez ?

Pour filer comme �a, il doit pas avoir la conscience tranquille.

La plaque, la moto. �a vous dit rien, Madeleine ?

C'est vrai.

Elle est peut-�tre pas � lui.

Vous vous souvenez du num�ro de la plaque ? Celle de dessous ?

C'�tait une plaque vaudoise.

Un num�ro facile.

Plus aussi bonne m�moire, Madeleine.

Les lunettes du gars sont rest�s dans l'arbre.

Les lunettes du gars, dans la clairi�re.

Je les ai jet�es, comme �a. Elles sont rest�es accroch�es dans l'arbre.

- Il va trouver la cachette, alors ? - Je sais pas.

Viens, on va voir.

- Tu peux m'apporter une serviette, s'il te pla�t ? - O� ?

Dans l'armoire de gauche.

Une grande serviette de bain.

Julien est venu me chercher au bureau. Je lui ai propos� d'aller voir un film.

20 mai. J'ai juste eu le temps d'apercevoir une silhouette et le globe a �clat� au-dessus de moi.

Comme une bombe. Puis plus rien. Le noir.

Quand je me suis r�veill�e, il me tapotait les joues.

Je n'ai m�me pas song� � crier.

C'�tait Julien. Tu me passes la serviette ?

Y a un cahier noir avec tes initiales. Ton journal ?

Ne le touche pas.

- Pourquoi ? - Parce que.

C'est ma vie secr�te.

Tout ce qui se passe dans ta vie ?

J'ai des tas de cahiers.

Quand je vivais � Paris avec ma m�re, et qu'elle rentrait tard le soir,

en attendant, je remplissais des cahiers entiers de tout ce que je voyais dans la journ�e.

- J'y suis aussi dans tes cahiers ? - Ouais.

Tu te rends compte si Julien le d�couvrait ?

- Ils sont bien cach�s. - C'est pas vrai.

Je l'ai vu dans ton placard.

Tu l'as lu ?

J'aurais pu.

C'�tait pos� sur tes affaires.

C'est vrai. J'avais oubli�.

Tu te rends compte si quelqu'un, le plombier ou la concierge, tombait dessus ?

C'est la prison pour nous 2.

D�truis-le, fais-moi plaisir. On a d�j� assez d'ennuis comme �a.

Non, c'est pas possible.

C'est trop dangereux.

- Pourquoi tu souris ? - Parce que.

Je suis contente.

T'as les seins plus gros, on dirait.

Ah ouais, on dirait.

- T'es pas enceinte ? - Non, tu crois ? Pas encore.

- Comment, pas encore ? - Oui, j'ai arr�t� la pilule.

T'es folle ? Pourquoi tu me l'as pas dit ?

Parce qu'on avait dit que...

c'�tait moi qui d�ciderais le moment venu, non ?

Ben oui, d'accord. Mais c'est pas le moment, enfin !

- �coute. - On a d�j� assez de soucis avec l'atelier.

Oh, �a ne va pas si mal avec la nouvelle machine.

- Et puis, Guillaume a 3 ans. - Oui.

C'est dangereux d'arr�ter la pilule comme �a. On peut se retrouver avec des jumeaux ou des tripl�s.

Tout �a, c'est des histoires. Et puis m�me, �a te d�plairait ?

Regarde, la cour est assez grande.

On plaisante pas avec ces choses-l�. Tu pouvais me le dire, au moins.

- Bon Dieu, Pierre, qu'est-ce qu'il y a ? - Rien, fous-moi la paix.

- Non, c'est pas une r�ponse ! - Je sais, mais fous-moi la paix quand m�me !

- T'as des ennuis ? - Des dettes.

Non !

Si t'as des ennuis, je suis l� pour t'aider.

Oui, je sais.

Si j'en avais, ce serait de toute fa�on trop tard, tu comprends ?

J'en ai pas.

Un nouveau gosse maintenant, c'est trop. Comprends �a.

Oui, je comprends. Enfin, pas tout.

C'est s�rieux ?

Une femme ?

S'il y a des difficult�s d'argent, je peux reprendre un travail.

- Il suffit de se mettre d'accord. - C'est pas la question, Marthe.

Seulement, je...

on est dans une passe difficile.

Alors, de temps en temps, �a �clate, comme �a.

Excuse-moi.

- Tu r�vais ? - Ouais.

Tu r�fl�chissais toute seule sur la route ?

Je regardais les fleurs.

- �a va ? - �a va.

- Alors, t'as le r�veil ? - Ouais.

- Et toi, t'as le magn�to ? - Oui, il est l�.

- T'as peur ? - Non.

- Tu crois que �a marchera ? - C'est pas plus idiot que tirer dans les lampes.

Mais �a, on peut pas le faire 1 000 fois.

- Pierre ? - Oui.

Tu m'aimes ?

Oui.

S�r ?

Oui, Nelly. S�r.

J'ai d� coucher avec Julien hier soir.

Tu as d� ?

Oui, j'ai d�.

- Et �a me... Je peux... - Oui, je sais.

Non, tu sais pas.

Faire �a, comme �a, par gentillesse, pour pas faire de peine, c'est pas possible.

Qu'est-ce que tu veux faire d'autres ?

Lui parler.

On aurait d� d�j� le faire.

Attention. �coutez-moi bien.

Une bombe a �t� d�pos�e dans le hall de la gare.

2 aller-retours Lausanne, s'il vous pla�t.

13,20 FrS.

Nom de Dieu !

Mademoiselle, allez-vous-en. C'est une bombe !

Messieurs-dames, partez, c'est une bombe.

Dehors, allez-vous-en.

Pierre. Julien.

- Bonjour. - Bonjour.

Tu veux t'asseoir ?

Tu veux boire quelque chose, Julien ? Une bi�re ?

Non, de l'eau.

Alors, c'est vous ?

Oui.

C'est moi.

C'�tait mieux qu'on se voit.

Qu'on parle.

Elle est malheureuse pour vous.

Malheureuse pour moi, Nelly ?

Vous �tes un peu salaud, quand m�me. Qu'est-ce que vous avez � lui offrir ?

Je sais pas.

C'est comme �a.

Comme elle aime pas tricher avec ces choses-l�...

Il fallait mieux qu'on se le dise.

- Et vous, vous �tes mari� ? - Oui.

Votre femme ?

C'est compliqu�.

Maintenant...

Vous l'avez connue comment, Nelly ?

- Par hasard, � la poste. - Vous faisiez un remplacement ?

Non, non.

Nelly, tu peux venir ?

Faudrait quand m�me que tu t'expliques un peu toi-m�me.

C'est trop facile. Qu'est-ce qu'il te propose ?

Je peux pas t'expliquer.

C'est comme �a, Julien. J'y peux rien.

Dis simplement que je suis con.

J'ai pas dit �a. Je t'aime bien.

Je voulais pas te tromper avec Pierre et lui, je voulais pas le tromper avec toi.

Fallait bien que je choisisse.

Je suis libre. �tre libre, c'est pas forc�ment coucher avec tout le monde.

Vous vous connaissez � peine. Nous, on se conna�t depuis 2 ans.

Je sais, mais �a change rien.

Putain de bordel de merde ! Salope !

Ne me touche pas.

Elle est bonne ?

C'est quoi ?

Un oiseau ?

C'est Marthe.

Je t'ai vue, Marthe.

Bonjour � tous et � toutes !

Je vous souhaite la bienvenue parmi nous

et j'esp�re que vous passerez un agr�able apr�s-midi en notre compagnie.

Sans attendre, je c�de la place � notre charmante Marthe Vaucher

qui nous entra�ne sur la route du soleil !

Le chemin du soleil nous attend...

M. Vaucher ?

Inspecteur Clerc.

Vous �tes bien le propri�taire de la moto 6811 immatricul�e dans le canton de Vaud ?

- Oui. - Il faudrait venir avec nous.

Pourquoi ?

Vous ne le savez vraiment pas ?

Ouais.

D'accord.

Je vous demanderai une chose, c'est de me laisser finir mon sketch.

Si je pars maintenant, ce sera la panique.

C'est pour les colonies de vacances de la ville.

J'essaierai pas de filer.

- Comment c'�tait ? - Fabuleux.

Et maintenant, nos 4 comiques : Pierre, Fran�ois, Maurice et Arthur

dans une interpr�tation toute personnelle de la l�gende de Guillaume Tell.

Regarde, fils.

La montagne de sourires

Sur nos monts, quand le soleil annonce un brillant r�veil...

Papa, regarde. Le chapeau.

Redescends tout de suite, sinon, je monte !

Remets ce chapeau o� il �tait.

Alerte ! On a vol� le couvre-chef du Seigneur !

Qui es-tu, canaille, pour oser braver l'autorit� du seigneur ?

Je suis Tell.

- Mme Vaucher ? - Oui, pourquoi ?

Je voudrais vous parler dehors.

Les sommets flamboyants. Les chasseurs de chamoix.

Le roi de l'arbal�te.

On dit que tu d�fies n'importe quel tireur.

C'est la v�rit�. Mon p�re transperce une pomme sur un arbre � 100 m.

- Tais-toi, Walter. - C'est la v�rit� m�me, monsieur.

Tais-toi, sacr� tonnerre !

- C'est vrai, pourquoi pas ? - Mais tais-toi, sacr� bougre !

Eh bien, puisque tu fais tomber une pomme � 100 m,

appr�tes-toi � transpercer celle-ci sur la t�te de ton fils.

Prince des montagnes.

C'est pas possible.

Nous avons des preuves, malheureusement, madame.

Des objets retrouv�s dans un tronc d'arbre.

Une plaque, des empreintes, une arme.

C'est pas possible.

Enfin, vous l'avez vu.

Il ne pourrait jamais faire une chose pareille !

Il n'a pas l'air d'un gangster, voyons !

Il n'y a pas de physique particulier pour ce genre d'activit�s, madame.

Dispensez-moi du tir, chef. Tenez, voici mon coeur.

Massacrez-moi.

Je ne veux pas ta vie, je veux que tu tires.

Monseigneur, une telle s�v�rit� ne peut �veiller que l'angoisse.

Allons, Tell, tire !

La pomme est transperc�e ! L'enfant est en vie !

Papa !

Mon fils !

On en parlera longtemps dans les chaumi�res.

Le pays est libre.

Regardez les feux sur les montagnes.

Libert� !

Vous entendez les cloches de l'autre c�t� de la vall�e ?

L'ennemi est chass�, le tyran mort.

Le jour de la libert� s'est lev�.

Regardez la belle f�te !

D�truis ce ch�teau, Walter. D�truis ce symbole de la tyrannie !

Tell, tu as d�livr� le pays. Tell, le tireur et le sauveur.

Nous allons danser joyeusement sur les ruines de la tyrannie.

Tell, tu es notre sauveur, notre ange.

Apr�s les rires de nos 4 comiques, voici un moment musical avec la chorale du L�man.

Mais pourquoi tu m'as rien dit ?

J'aurais pu t'aider.

J'aurais pu t'aider.

Tu vaux 100 fois plus que tous les autres !

Tu vaux 100 fois plus que tous ces salauds !

C'est pas possible !

Moi, je l'aurais aid� !

Je suis aussi forte que toi !

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