All language subtitles for The Secret Partner (Basil Dearden, 1961).french

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Original subtitles

SCOTLAND YARD CONTRE X

MARTELET SHIPPING COMPAGNIE DE NAVIGATION

Un instant, Tom.

Monsieur Brent !

Oui, Lyle ?

Fret de 350 tonnes de Classe C � Freetown pour Durban.

Aucun transporteur.

Freetown, vous dites ?

L'Argentise peut faire un d�tour.

Il a des produits chimiques.

Et de la place !

Avec sa cargaison,

c'est risqu�.

Chez nous, on ne dit jamais non. Qu'il aille � Freetown.

On envoie l'Argentise...

- Vous avez les comptes ? - J'ai compt� 5,5 % pour l'�quipage.

Merci. Bonjour, Maggie.

- M. Brent. - Rien d'urgent ?

Le Ramsey est endommag� et immobilis� � Montevideo.

Nous n'avons aucun autre d�tail.

L'assurance nous relance pour cette r�clamation.

Faites-les patienter. J'apporte ceci � M. Standish.

On vous envoie 2 exemplaires du manifeste.

Scrutton... des douanes.

Il est invit� ?

Oui, c'est �a. Au fait,

nous organisons une soir�e chez Brent.

Pour M. Strakarios,

le directeur de notre soci�t� m�re.

Parfait. A bient�t.

Au revoir.

Les pr�visions du mois prochain.

- C'est t�t. - Le montant est �lev�.

Il faudrait pr�venir la banque.

Le Salisbury et le Prenorrian accostent le 19

et le revenu est estim� � 130 000 livres.

Bien s�r. J'oubliais qu'ils arrivaient le m�me jour.

Charles ?

- Au sujet de la soir�e... - Oui ?

Je n'en ai pas encore parl� � ma femme.

Ah bon ? Et pourquoi ?

Notre relation n'est pas au beau fixe en ce moment.

Une de ces crises que les couples traversent.

La soir�e tombe mal.

C'est bien g�nant.

Dommage que ma maison soit trop loin du centre.

On ne peut pas la faire au Savoy ?

Ce ne serait pas tr�s judicieux.

M. Strakarios s'attend � �tre invit� chez l'un de nous.

Je sais : "Heureux en m�nage, efficace au travail."

R�gle No 1, du manuel de direction

de M. Strakarios.

C'est un peu tard.

Et si vous passiez chez moi ce soir ?

Si vous �tes l�, Nikki ne pourra pas refuser.

H�l�ne passe me prendre, nous d�nons au Webb.

Ah, bon...

Je ne peux pas annuler.

Qu'elle passe vous prendre chez moi.

�a me d�pannerait.

D'accord. Je vais appeler H�l�ne.

Merci.

Entrez Charles.

Nikki !

Elle ne devrait pas tarder.

- Je vous d�barrasse ? - Merci.

Et voil�.

Que boirez-vous ?

- Avez-vous du x�r�s ? - Oui.

Je pr�f�re que vous ne parliez pas de Nikki et moi � H�l�ne.

Non, bien s�r.

La voil� !

H�l�ne ! Entrez.

J'�tais invit�e, non ?

Oui, mais je croyais que c'�tait Nikki.

- Elle n'est pas l� ? - Pas encore.

Oh, nouvelle d�co. Vous avez fait appel � qui ?

Nikki a fait venir Lang.

Bonjour, ch�ri.

Clive Lang ? Il a d�j� travaill� pour nous.

Plut�t d�cevant.

C'est nous qui devons vivre avec.

Tu n'es jamais satisfaite.

Je ne suis pas si difficile, j'aime juste le changement.

Clive n'a pas les moyens de me satisfaire.

Il est distrayant.

Que voulez-vous boire ?

Un Bloody Mary.

Un autre x�r�s ?

J'ai lu ceci par erreur. C'�tait sur le piano.

Excusez-moi.

Que se passe-t-il ?

C'est Nicole...

Elle vient de le quitter.

Comme c'est excitant !

Ils sont pourtant si gentils. Qu'a-t-elle dit ?

Pas grand-chose.

Qu'elle avait besoin de r�fl�chir.

Va comprendre.

N'aie pas l'air si surpris.

Elle est partie.

Comme �a.

Je suis d�sol�.

On peut aider ?

Non, merci.

Je vais appeler Alan. Il sait peut-�tre o� elle est.

Remontez vos manches.

Martlet, infirmerie.

McGowan, doc.

Vous pouvez me faire un rappel en m�me temps.

Bien s�r.

C'est M. Brent. Il dit que c'est urgent.

D'accord. J'y vais.

Oui, John.

Je vois...

Je suis d�sol�.

Non, je ne l'ai pas vue.

Je ne peux pas t'aider.

Oui, c'est possible.

Absolument.

Laisse les choses se tasser, cela s'arrangera peut-�tre.

Esp�rons-le.

D'accord.

Bien s�r.

Au revoir.

Je leur ai dit : "C'est chacun pour soi.

"Des frets trop co�teux nous feront couler.

"Et si la navigation coule, o� allons nous ?"

- Merci. Belle soir�e. - Merci.

Je n'oserais pas faire une soir�e sans ma femme.

- Il n'avait pas le choix. - H�las, non.

Je suis d��u de ne pas rencontrer Mme Brent.

Je suis s�re qu'elle l'est aussi.

- Elle s'amuse bien � Zurich ? - Elle est all�e se reposer.

Un mari peut �tre �puisant.

C'est pour �a qu'on les aime.

Excusez-moi.

- Occupez-vous des invit�s. - Oui.

Tu as encore les moyens de recevoir !

Ce sont des coll�gues.

Pourquoi es-tu partie ?

C'est un malentendu.

Cela n'a plus d'importance.

Est-elle ici ?

Il n'y a pas d'autre femme.

Maintenant, elle peut appeler sans que je sois l�.

Ne fais pas une sc�ne, ici.

Je viens r�cup�rer mes affaires.

Satisfait de votre travail ?

Je parlais de la d�coration.

Comment allez-vous ?

Vous le deviniez toujours avant.

Exact.

Je ne pensais pas qu'ils rompraient, et vous ?

Ces choses-l� arrivent.

Je n'y avais pas pens�

pour �tre franc.

L'ambiance doit �tre bien lourde.

Pourquoi se donner en spectacle ?

Devant Strakarios, Standish, tout le monde.

Elle aurait pu attendre.

Elle ne savait pas.

C'est ma femme tout de m�me.

Autrefois, cela comptait.

- Elle �tait retourn�e. - Et moi, alors ?

Elle a ses raisons.

Attends une minute !

Elle ne peut pas croire qu'il y ait une autre femme. C'est faux.

Elle y croit.

Dans quel camp es-tu ?

Tu d�penses beaucoup d'argent

sans pouvoir te justifier.

Puis, il y a ces coups de fil anonymes.

C'est clair, non ?

C'est � toi qu'on veut parler.

Que penser d'autre ?

Tu en sais des choses.

Je l'ai vue.

Tu savais o� elle �tait tout ce temps ?

- Pourquoi n'as-tu rien dit ? - Elle me l'a interdit.

Vous �tes mes amis. Je ne veux pas prendre parti.

Si tu ne peux pas r�gler tes diff�rends avec Nikki,

je n'y peux rien.

Tu as raison.

C'est notre probl�me.

- Je suis d�sol�. - Moi aussi.

Allons-y et finissons-en.

J'en prendrais bien un aussi.

C'est risqu� de venir ici.

Personne ne m'a vu.

J'ai attendu que vos invit�s soient partis.

- Tous charmants. - Que voulez-vous ?

J'en prendrais bien un aussi,

mon ami.

Servez-vous.

Merci.

Merci, mon ami.

Qui a voulu venir, le scotch ou vous ?

Inutile d'�tre sur la d�fensive.

Je suis presque soulag� de vous voir.

J'allais me rendre

chez vous.

Ravi de l'entendre.

Je m'inqui�tais.

Vous ne r�pondez jamais au t�l�phone.

Beldon, on doit trouver un arrangement.

On en a d�j� un : vous donnez, je re�ois.

Ma femme croit que j'ai une ma�tresse. Je l'ai perdue.

Pourquoi vouloir la garder ?

Vous avez du succ�s avec les femmes.

Profitez-en.

Vous ne savez pas la chance que vous avez.

Moi, je dois les payer pour les avoir.

Aucune femme n'est aussi d�sesp�r�e !

Donnez votre prix. S'il est raisonnable, je paierai.

C'est comme un citron :

acide, mais on doit le sucer.

Votre femme a peut-�tre trouv� la parfaite excuse.

Elle peut vous avoir quitt� pour un autre.

Personne ne vous a vu ?

Non, je vous l'ai d�j� dit.

On ne fera jamais le lien entre moi et un dentiste saoul,

qui finit dans la rivi�re, hein ?

Y avez-vous pens� ?

Tr�s souvent.

�a m'emp�chait de dormir

jusqu'� ce que je mette sur papier tout ce que je sais sur vous.

En trois exemplaires ?

Votre prochain rendez-vous est le 16.

Ne le ratez pas. J'ai besoin de l'argent.

Sortez d'ici !

Ne vous retournez pas, M. Beldon.

J'ai un revolver.

Entrez.

Les patients se rar�fient depuis que vous picolez ?

Mais tant que vous gardez

l'un d'eux...

Que voulez-vous ?

Vous montrer comment gagner de l'argent avec Brent.

Brent ? Que savez-vous de lui ?

Beaucoup de choses.

J'ai une id�e.

J'ai besoin de votre aide.

Sinon, je dis tout � Martlet au sujet de Brent.

Vous n'aimeriez pas �a.

Cela tuerait votre poule aux �ufs d'or.

Tenez.

J'ai r�uni quelques informations sur votre patient.

Il part en vacances le mois prochain.

Les deux plus grosses recettes seront dans la chambre forte.

Asseyez-vous, Beldon.

Je vais vous montrer comment...

faire une extraction sans douleur.

C'est infaillible.

Votre part : 1500 livres Sterling.

Imaginez, 1500 livres de scotch.

Alors ?

Comment avez-vous su...

pour Brent et vous ?

Par une des filles qui l'a ramass� un jour.

Un homme parle quand il est ivre et s'apitoie sur son sort.

Ce n'est pas le genre de Brent.

Quand on a des probl�mes conjugaux...

Alors ?

Ai-je une garantie ?

Faudra me faire confiance.

C'est trop risqu�.

C'est 1500 livres ou rien.

Alors ?

Je n'ai pas vraiment le choix.

Non.

Vous recevrez le pentathol par envoi recommand�.

Posez les questions,

la drogue fera le reste.

Vos lunettes sont sur la table.

"Les d�g�ts restent minimes."

A la ligne.

"Il est �vident

"que l'�quipement fourni au SS Norbury

"est de qualit� inf�rieure.

"De ce fait, nous exigeons que la somme convenue

"soit vers�e dans le compte de la soci�t� m�re."

Mais...

Signez-la et envoyez-la.

- Vous serez l� pour la r�union ? - Oui.

Qu'y a-t-il ?

Vous vouliez dire notre compte ?

Celui de la soci�t� m�re !

Vous avez raison.

- Je suis d�sol�. - Ce n'est rien.

Autre chose ?

Non, on se voit � la r�union.

D'accord.

M. Brent ?

O� sont les r�sultats de ce mois-ci ?

Vous les aurez avant jeudi.

Ce qu'il peut �tre susceptible ces jours-ci.

- Vous avez tout re�u ? - Oui.

Faites bien des empreintes de toutes les cl�s :

du bureau et de l'appartement.

D'accord.

Et faites l'injection dans la veine au dos de la main.

Je serai prudent.

Je vous rappellerai plus tard.

Bonjour, M. Brent.

Bonjour.

Apportez-moi les radios de M. Brent.

Merci.

Il va falloir arracher cette dent-ci.

La radio montre que sa racine est infect�e.

Vous voyez ?

Regardons cela de plus pr�s.

Ouvrez grand.

Il va falloir l'extraire.

Elle ne me fait pas mal.

Pourtant, elle est bien infect�e.

Ce sera long ? J'ai une r�union.

Non, mais je dois vous endormir.

Reposez votre t�te.

Vous voulez mes dents maintenant !

C'est celle-ci qui est en or.

Mlle Kerrigan,

vous devez r�cup�rer le dentier de Mme Forster.

Maintenant ?

Oui, je le lui ai promis pour aujourd'hui.

�a ira.

Aspirez, expirez...

Autre chose tant que j'y suis, M. Beldon ?

Non, rien d'autre.

Quel est votre nom ?

Quel est votre nom ?

Brent.

John Brent.

Quel est votre nom ?

Wilson.

Je suis John Wilson.

John Wilson...

o� travaillez-vous ?

Martlet Shipping.

Connaissez-vous un certain Standish ?

Standish ?

Standish.

Il y a une chambre forte dans son bureau.

Chambre forte.

Elle s'ouvre avec une combinaison ?

Oui.

Qui conna�t la combinaison ?

Standish.

Qui d'autre conna�t la combinaison ?

Je la connais.

Quelle est la combinaison, Wilson ?

Quelle est la combinaison ?

Vous devez me le dire.

Quelle est la combinaison, Wilson ?

Gauche... sept...

droite... neuf...

droite... huit...

droite... trois...

gauche... deux...

gauche...

deux...

De l'ail !

Il y a un arri�re-go�t d'ail.

Tenez. Rincez-vous la bouche.

On dirait vraiment de l'ail.

Le gaz n'a pas le go�t d'ail, si ?

�a arrive.

Parfois.

Vous avez arrach� la bonne ?

Mais oui.

C'est l'heure ?

Elle avance un peu.

Effectivement.

Je vous revois dans 3 mois.

- Vous n'en voulez pas ? - Si.

J'esp�re que l'alcool vous tuera !

Oui ?

Avez-vous r�ussi ?

Cela n'a pas �t�...

Avez-vous r�ussi ?

Oui.

Je vous �coute.

Gauche... sept, droite... neuf, droite... huit,

droite... trois, gauche... deux, gauche... deux.

C'est bon. Emballez les empreintes de cl�s.

D�posez le paquet devant la porte � 1 h du matin,

dans le coin, pr�s de la rampe.

Ce sera l�. Et mon argent ?

Vous l'aurez par la poste.

Comment vous joindre, s'il y a un ennui ?

Le seul qui aura des ennuis, c'est Brent.

PJ, Handbury.

Tu sors de prison et tu tra�nes devant un magasin de jouet,

� c�t� d'une bijouterie !

Qu'en d�duire, alors ?

A vous de me le dire !

J'ai bien envie de te coffrer.

Je ne faisais que regarder.

On le coffre ?

Il a des enfants ?

Une fille, elle a d� �tre prise en charge.

Sa m�re est partie

quand j'�tais au trou.

Que regardiez-vous ?

Une poup�e. Je regardais une poup�e.

Comment �tait-elle ?

Tr�s jolie. Avec une robe de soir�e bleue,

des chaussures

et de vrais cheveux blonds.

On peut v�rifier.

C'est ce que j'ai vu.

- Il travaille ? - A la boulangerie.

C'�tait pour ma fille.

Je voulais aller la voir et le lui apporter.

Mais elle co�te 30 shillings.

- De l'argent sur lui ? - 2 livres.

Tu pouvais te la payer. D�gage.

- Raccompagnez-le. - Merci.

On tente le diable ?

Oui. Venez Tom, on a du boulot.

Gardez-vous toujours autant d'argent ?

Moins que 130 000 livres.

Et cette fois-ci ?

Deux bateaux ont d�barqu� en m�me temps.

Veuillez m'excuser.

- Alors ? - Aucun signe d'effraction.

Il avait les cl�s et la combinaison.

C'est quelqu'un d'ici.

Une affaire facile avant la retraite.

Qui a les cl�s d'ici ?

Brent et moi.

Brent ?

Mon adjoint. Il est en vacances.

Il a gard� ses cl�s ?

Il les a rendues avant de partir hier.

Dites-moi...

- vous s�parez-vous de vos cl�s ? - Non.

Etiez-vous chez vous hier soir ?

Je n'aime pas vos insinuations.

Ce n'est qu'une question.

J'ai jou� au bridge chez moi.

Demandez � ma femme !

M. Brent est parti hier ?

C'est inhabituel de commencer des vacances un jeudi.

Il a demand� � avoir son vendredi.

- Pourquoi ? - A cause de son bateau.

Il a un bateau ?

- O� allait-il ? - A l'�tranger.

En France.

- Le nom de son bateau ? - Il me l'a dit...

Le Neptune !

- Depuis quand travaille-t-il ici ? - Depuis 4-5 ans.

- Il est parti seul. - Je crois.

Il n'est pas mari� ?

Oui, il est mari�.

Elle n'a pas le pied marin ?

Ils viennent de se s�parer.

Ah bon ? Savez-vous pourquoi ?

Il avait des soucis d'argent.

Vos questions m'indisposent. C'est mon coll�gue.

Parlez � Mme Brent.

O� habite-t-elle ?

Je ne sais pas.

Richford doit le savoir.

Il travaille � l'infirmerie. C'est un de leurs amis.

- Dois-je l'appeler ? - Oui.

Infirmerie.

Rappelez-moi.

Il nous faudrait les empreintes de tout le monde.

- Est-ce indispensable ? - C'est la proc�dure.

On pourra isoler les empreintes sur la chambre forte.

D'accord.

J'aimerais parler au Dr Richford.

Main droite.

Il me faudrait les deux jeux de cl�s.

Pourquoi ?

Il semblerait qu'on ait fait des doubles.

Le labo peut le prouver.

Je vois. Voici les miennes.

Demandez au docteur de rappeler le bureau de M. Standish.

Oui, merci.

- Voici celles de Brent. - Merci.

Qui d'autre conna�t l'adresse de Mme Brent ?

Il y a un certain Clive Lang.

- Lang ? - Un d�corateur d'int�rieur.

Il est ami avec Mme Brent.

Est-il joignable ?

J'ai le num�ro de son studio. Sa secr�taire saura o� le trouver.

Si vous voulez bien.

Il doit bien y avoir une explication. En tant que comptable...

C'est tr�s simple.

Je d�pense plus que je ne gagne.

Vous devez r�duire les frais.

Ainsi, vous pourrez rembourser vos dettes.

La soci�t� doit me garantir un certain niveau de vie.

C'est �crit dans le contrat.

C'est vous, la soci�t� !

Il est occup�, Ann. Qui le demande ?

C'est la police.

L'administrateur judiciaire ne se d�range m�me plus !

All�, Clive Lang � l'appareil.

Mme Brent ?

�a ne regarde qu'elle, non ?

Dites-moi ce qu'il se passe.

Que ce soit moi ou un autre qui vous le dise :

appartement 42, Blenheim Court.

Non, elle n'a pas le t�l�phone.

De rien.

- Qui a des ennuis ? - Personne.

Vous permettez ?

- Mme Brent ? - Oui ?

Je suis de la police.

Je peux vous parler ?

Oui.

Au sujet de votre mari.

Ne vous inqui�tez pas. Il ne lui est rien arriv�.

Entrez.

Vous avez un t�l�phone ?

Oui, pourquoi ?

Je suppose que M. Lang voulait �tre... galant.

Je ne comprends pas.

J'enqu�te sur un vol qui a eu lieu chez Martlet, hier soir.

Votre mari pourrait nous aider.

Il est impliqu� ?

Je ne lui ai pas encore parl�, il est en France.

Je vois.

Nous sommes s�par�s.

Oui, je sais.

Savez-vous o� il va ?

Etes-vous partie parce qu'il avait des probl�mes d'argent ?

Je crois savoir que oui.

Pourquoi demander ?

Que fait-il ? Il parie, sp�cule...

- Non. - Que fait-il, alors ?

Vous �tes sa femme, Mme Brent !

Je n'en sais rien.

Vous devez bien avoir une id�e.

Je le soup�onnais d'avoir une ou plusieurs ma�tresses.

Je peux fumer ? Vous en voulez une ?

Quand M. Brent a-t-il achet� ce bateau ?

Il y a quelques mois.

C'�tait un luxe ?

Vous devriez parler � Johnny,

s'il est encore dans le p�trin...

Il a d�j� eu des ennuis ?

Vous le savez bien.

Vous ne seriez pas ici, sinon.

Je n'en savais rien.

Je n'ai rien � ajouter.

Ce sera facile � v�rifier.

Je ne veux rien savoir.

Je comprends bien.

Vous avez perdu ceci.

- Merci. - Le fermoir est cass�.

Je ne l'ai que depuis quelques jours.

Il a l'air pr�cieux.

Je dois y aller. Au revoir.

- Je dois te parler... - Alan !

- Voici... - Commissaire Handbury.

Le docteur Richford.

On se conna�t.

- Je ne le crois pas. - Mais si.

Vous tirez toujours au revolver ?

Mais oui, je vous ai vu au champ de tir.

C'est fini pour moi... Je prends ma retraite.

On a essay� de vous contacter.

Je sais. J'allais vous rappeler,

mais...

Vous �tes venu ici.

Bien s�r. Vous vouliez pr�venir votre amie de l'arriv�e de la police.

Que voulez-vous ?

Cela n'a plus d'importance. Mme Brent vous expliquera tout.

Je vais bien.

Vous aviez raison, Brent est un ex-escroc.

Il a fait 3 ans � Greyways.

Wilson de son vrai nom.

Les photos sont vieilles, mais l'identification est positive.

Il est sorti il y a 6 ans.

Il ne s'en est pas trop mal sorti.

- Pourquoi recommencer ? - Pour 130 000 livres.

Sa femme est bien gentille de nous donner

un tel filon.

Au contraire.

- �a lui a �chapp�. - Par accident ?

Je n'en sais rien.

Elle doit le ha�r.

C'est possible.

C'est �vident, non ?

Je suis vieux, mais pas au point d'�tre aveugle.

Le regard d'une femme ne trompe jamais.

Brent a �t� localis�.

Neptune � Cherbourg. 10 h 22. Brent sous surveillance.

Alors ?

Ramenez-le, Tom.

Lesquelles sont les v�tres ?

Celles-ci.

- Comment le savez-vous ? - La bague est tordue.

Le labo a trouv� de l'argile sur la rainure.

On a fait un double des cl�s.

Je ne suis pas au courant.

Je les ai rendues avant de partir.

- Cela aurait pu �tre fait avant. - Pas par moi.

Vous avez un casier, vous savez ?

Vous n'avez rien d'autre.

Comment expliquez-vous l'argile sur les cl�s ?

- Je ne peux pas. - Moi si.

Vous avez fait des doubles avant de les rendre.

Vous avez vol� l'argent et vous �tes parti pour Cherbourg.

Seulement, il fallait retirer l'argile.

Je n'ai pas fait de double de ces cl�s !

Qui, alors ?

- Elles ne vous quittent jamais ? - Non.

Du moins, � votre connaissance.

Le motif est �vident.

On sait que vous avez des soucis financiers.

Tout le monde en a. Pas vous ?

Non, s�rement pas.

- Venez. - O� allons-nous ?

Chez vous. Trouver des r�ponses.

Avec lui ? Il conna�t d�j� les r�ponses.

Attendez.

Je suis all� en ville apr�s que ma femme m'a quitt�.

J'�tais triste et j'ai beaucoup bu.

Cette femme m'a abord�e...

et j'ai lui ai beaucoup parl� de moi.

C'est peut-�tre elle.

J'avais beaucoup bu et j'�tais dans les vapes.

J'avais les cl�s sur moi,

elle aurait pu en faire des doubles.

Comment s'appelait-elle ?

Sandra ! Elle s'appelait Sandra. Brune, tr�s jolie.

Je pourrais la reconna�tre.

Et la combinaison, vous la lui avez donn�e ?

- Qu'est-ce que c'est ? - Du mat�riel pour le bateau.

J'ai trouv� �a pr�s du lavabo, derri�re le robinet.

Un �tau, des limes...

- Vous �tes bricoleur ? - Comment ?

Alliage de zinc...

parfait pour faire des cl�s.

Je d�couvre comme vous.

C'est au plombier, hein ?

Ce n'est pas � moi.

Il y a une serrure � barillet � l'avant et � l'arri�re.

Aucun signe d'effraction.

Personne n'est entr� ici, � part nous.

Avez-vous un aspirateur ?

Un aspirateur ?

Oui, dans le placard du couloir.

Apportez-le.

D'accord.

De l'argile.

Et de la limaille.

C'est bon, Frank.

Vous pouvez partir soigner vos roses.

Ce sont des b�gonias, Tom.

Vous avez une chambre ?

Bien s�r.

Signez le registre.

Des bagages ?

- Ils arriveront demain. - Faut payer d'avance.

Combien ?

Cinq livres la nuit.

Cinq... Pour ce trou � rat !

Souliers vernis,

v�tements chic, pas de valises...

Je dirai que vous �tes ici pour une raison...

Voil� pourquoi

je prends cinq livres.

Je ne pose pas de question.

Que m'offrez-vous ?

Discr�tion, acc�s � la sortie de secours...

Chambre 9, premier �tage.

Le service est compris ?

Un jour, vous mettrez le feu � la maison.

Je sais.

- Vous l'avez trouv� ? - Il est loin maintenant.

Johnson !

- Du caf� ? - Non, merci.

Apportez-nous du caf� frais.

Il va vouloir acheter un passeport et quitter le pays.

J'ai des indics sur le coup.

Le chef l'avait mauvaise ce matin, non ?

Pour cette poudre aux yeux...

Oui, il en a parl�.

Dans un mois, vous serez aupr�s de vos roses.

Des b�gonias, Tom !

Comment faisait-on sans ses machins ?

On portait la barbe.

Les photos de Brent que j'ai envoy�es ont 9 ans.

- Rien de plus r�cent. - Pas chez lui.

Et chez sa femme ?

Oui... toutes d�chir�es.

- Vous voulez que j'y aille ? - J'irai.

Allez vous reposer. Je m'occupe de tout.

Je vais le faire.

- Cette fille vous int�resse ? - Toute cette affaire m'int�resse.

Ma derni�re �uvre...

Quand vous reprendrez mon poste, le dossier sera boucl�.

Ce ne sera pas difficile.

Il suffit de cueillir Brent.

Vous croyez ? Je n'en suis pas certain.

Je doute que ce soit aussi simple que cela.

Allez voir, je vous prie.

Mme Brent est l� ?

Oui. Entrez, commissaire.

Merci.

Je suis venu m'enqu�rir de l'�tat de Mme Brent.

- Bien s�r. - C'est difficile pour elle.

Je veux bien le croire.

- Du nouveau ? - Oui.

Qui c'�tait ?

Des nouvelles de votre mari ?

Non, aucune.

On l'a ramen� de France, mais il s'est enfui.

Il ne viendra pas me voir.

Avez-vous une photo r�cente de lui ?

- Oui, pourquoi ? - Pour la diffuser.

C'est dans son propre int�r�t.

D'accord.

Il n'arrange pas son cas en se faisant la belle.

Ce n'�tait pas tr�s fut�.

Et l'argent ?

- Aucune trace pour l'instant. - Vraiment ?

- Vous me tiendrez au courant ? - Oui.

- En voici une. - Merci.

Je retourne au bureau. Je suis de tout c�ur avec vous.

Merci, au revoir.

On vous la rendra.

- Cela m'importe peu. - Au revoir.

Au revoir.

Au cas o� il entrerait contact avec vous...

Je serais bien la derni�re...

�a se pourrait. Un homme en fuite finit par tourner en rond.

On contacte toujours quelqu'un, et vous �tes sa femme.

Plus maintenant.

Merci pour la photo.

- Bonsoir. - Vous voulez faire un tour ?

Etes-vous Sandra ?

Non, je m'appelle Jeanne.

Ce n'est pas ce qu'on m'a dit.

L�chez-moi.

Vous voulez vous faire tuer ?

J'ai fait erreur.

Des ennuis ?

Il cherchait une Sandra.

Il fait toutes les bo�tes.

Voici un message de la police...

si vous voyez cet homme,

contactez Scotland Yard

au 121 White Hall ou votre commissariat.

Voici sa description : 1,85 m...

Oui, je vois. Merci.

Merci beaucoup. On arrive.

Au revoir.

Un homme correspondant � Brent terrorise les filles sur Mayfair.

Il cherche une fille qui s'appelle Sandra.

La fille dont il nous a parl� !

Vous ne croyez pas � ces sornettes ?

Lui, il y croit.

Il y a quelque chose qui cloche.

Allez chercher, Mac.

Faites toutes les bijouteries.

Trouvez qui a command� une montre de gousset avec ce motif.

Qui l'a command�e et pay�e ?

En or et en diamants.

Et alors ?

C'est un cadeau

fait � Mme Brent et je veux savoir de qui.

- Est-ce pertinent ? - Peut-�tre.

Si on en veut � Brent, autant s'int�resser � ceux qui l'entourent.

C'est pourtant clair et net.

C'est ce qu'on verra. Allez-y, Mac.

Voil�, j'ai vu l'ampleur des d�g�ts.

Finies les promesses non tenues.

Parlez � M. Fenton.

J'y compte bien. Il devra mouiller � temps.

Que voulez-vous ?

La v�rit�.

Je ne comprends pas.

On est les seuls � conna�tre la combinaison.

Et je suis innocent.

Vous me faites porter le chapeau.

Vous avez cach� le mat�riel chez moi pour que la police le trouve.

J'ai envie de vous tuer.

Je n'ai pas

les cl�s de chez vous.

On n'est pas entr� chez vous par effraction.

R�fl�chissez, Brent.

Je n'ai jamais eu les cl�s de chez vous.

Mais personne d'autre ne conna�t la combinaison.

Je ne l'aurais pas donn�e inconsciemment.

Pas m�me si j'avais �t� saoul ou...

pendant mon sommeil.

Non...

Non, �a ne peut pas �tre elle.

Vous ne savez pas o� il allait ?

C'�tait d�licat de le lui demander.

Effectivement.

- Vous n'avez rien � ajouter ? - Non.

Quelque chose t'a sembl� bizarre,

tu ne te souviens pas ?

Ce n'�tait rien.

Ce n'est pas ce que tu pensais.

Quoi donc ?

Pour la combinaison...

il pensait l'avoir donn�e en dormant.

Ridicule, non ?

- C'est tout ? - Oui.

A jouer les innocents comme �a...

que cherche-t-il � faire ?

J'ignore s'il joue vraiment.

Apparemment,

vous ne savez pas grand-chose.

Je ne sais pas assez, mais j'apprends.

M. Strakarios m'a bien inform�.

Ah, bon ?

Il me l'avait d�j� dit. Brent allait �tre promu.

Tout le monde

a droit � l'erreur.

Oui.

Brent devait avoir votre poste.

Vous le saviez, mais pas lui.

Je ne vois pas o� vous voulez en venir.

Quel petit cachottier.

Merci. Bonsoir, Mme Standish.

Je dois l'apprendre comme �a !

- Quoi ? - Tu te fais d�loger de ton poste.

Tu ne trouveras pas de travail comme celui-ci.

Que vont dire nos amis ?

C'est tout toi de ne pas avoir le cran

de me le dire en face.

Et cet homme croit que tu as mis en sc�ne ce vol.

Il le croit.

Il t'en croit tout � fait capable.

Tu ignores de quoi je suis capable.

Sa femme ne va pas le rater.

Si Standish est coupable,

�tait-ce judicieux de l'accabler ainsi ?

Si un homme parle dans son sommeil,

c'est sa femme qui a le plus de chance de l'entendre.

Si elle dort avec lui.

�a vaut le coup de v�rifier. Blenheim Court.

On est en route pour Blenheim Court. Envoyez une voiture.

Brent est peut-�tre d�j� chez sa femme

ou risque d'arriver avant nous.

Termin�.

Tu parles d'un d�part en retraite.

Brent ne peut pas croire

qu'il a donn� la combinaison en dormant.

Que croit-il, alors ?

J'en sais rien, mais il y va un peu fort.

Et alors ?

Ecoutez, Frank...

Je comprends

que vous vouliez partir l'esprit libre,

mais vous vous laissez un peu emporter.

Vous n'avez pas encore mon poste.

Auriez-vous peur ?

Non.

Suivons les r�gles, voulez-vous ?

J'en ai assez de vos r�gles.

Enfreignons-en une ou deux.

C'est trop t�t. Nous devons rester prudents.

Portez-les au d�ner. Rendez-vous � 18 h 30. Clive

Un instant. C'est la police.

Le commissaire Handbury.

- Comment sait-il que vous �tes ici ? - Aucune id�e.

Johnny pourrait me contacter.

Ils doivent me surveiller.

Charmant ! Que r�pondre ?

Dites-le-lui.

D�sol�. En fait, elle est ici.

D'accord.

Je sais que c'est dans son int�r�t.

Tr�s bien.

Il arrive.

Un instant, Mac.

La voiture de sa femme a disparu.

- Quelle marque ? - Metropolitan. Rouge et blanche.

Vous croyez qu'il l'a tu�e ?

En tout cas, ils ne se sont pas r�concili�s.

Non.

En tout cas, c'est ce qu'il veut nous faire croire.

Si vous cherchiez � quitter le pays...

J'irais aux docks.

On recherche une Metropolitan rouge et blanche.

Concentrez-vous sur les docks.

Immatriculation au nom de Mme John Brent.

Elle est peut-�tre avec lui.

Entrez, mon cher.

- Vous auriez d� pr�venir. - Je l'ai fait.

C'�tait toi au t�l�phone.

Vous fuyez la police et usurpez leur identit�.

Taisez-vous donc et asseyez-vous.

C'est entre Nikki et moi.

Ecoutez-le.

Je ne promets pas de me taire.

J'ai beau �tre un orthodoxe l�che,

je parle haut et fort.

Je n'aime pas aborder des sujets intimes devant lui...

mais tu te souviens quand on dormait ensemble,

je parlais dans mon sommeil ?

Oui.

Pour me souvenir de la combinaison,

je me la r�p�tais sans cesse.

Celui qui veut ma peau la connaissait.

Il n'y a que toi

qui aurait pu l'entendre.

Je t'ai quitt� il y a deux mois.

Je t'ai vu une seule fois depuis et pas au lit.

La combinaison est chang�e tous les mois

C'est toi qui me l'as dit.

Une autre personne aurait pu vous entendre.

Vous avez pu �tre d�j� remplac�e, ma ch�re.

Je n'ai pas de ma�tresse.

Elle co�tait pourtant cher.

Ce n'�tait pas une femme, mais...

C'est sans importance.

A moins que...

Beldon !

Le gaz chez le dentiste.

Cela m'a peut-�tre fait parler.

Il aurait pu prendre mes cl�s.

Vous d�testez votre dentiste � ce point !

- C'est possible. - Alan peut t'aider.

Il est m�decin,

il saura pour le gaz.

- Si la police... - On ne dira rien.

Cela n'a plus d'importance... C'est trop tard.

Vous n'allez rien dire � la police ?

Laissez-le partir.

Alan saura s'en charger.

Richford.

Oui, commissaire.

C'est arriv� quand ?

Elle est bless�e ?

Que fais-tu ici ?

J'ai besoin de ton aide.

Je sais que tout est contre moi,

mais je suis innocent.

J'ai des questions � te poser.

C'est tr�s important.

D'accord.

Je t'�coute.

Quand le dentiste te donne du gaz, est-ce que �a te fait parler ?

Tu baragouines.

Et...

une s�rie de chiffres ?

De quoi parles-tu ?

J'aurais pu donner

une combinaison ?

Pas avec de l'oxyde d'azote.

Tu en es absolument certain ?

Oui.

C'est ce que je pensais.

Quand on arrache une dent, on t'endort longtemps ?

Moins d'une minute.

- Pas 15 ou 20 mn ? - Non.

Chez Beldon, j'�tais endormi vingt minutes.

Il y avait cet arri�re-go�t d'ail.

Est-ce que le gaz a un arri�re-go�t d'ail ?

Non.

Quelle drogue, alors ?

Une drogue qui peut faire parler.

Il y a le barbiturique et le pentathol.

�a doit �tre �a !

O� est Nikki ?

Pourquoi ?

�a ne te regarde pas. O� est-elle ?

Elle va bien.

Que lui as-tu fait ?

Je ne lui ai rien fait. Elle va bien.

- C'est elle qui m'envoie ici. - J'appelle la police.

Appelle Nikki.

Elle est chez Lang.

- Tu connais son num�ro ? - Oui.

Appelle-le.

Quoi ?

- Je ne peux pas. - Pourquoi ?

J'ai d�branch� le t�l�phone. Tu ne me crois pas ?

Non. J'en ai assez de tout �a.

Moi, aussi.

Je suis venu pour ton aide et je l'aurai. Allons-y.

Que voulez-vous ?

- Que voulez-vous ? - Vous le savez tr�s bien.

Appelle la police. Je veux Handbury.

Dis-lui que tu as une piste.

Dis-lui de se d�p�cher et qu'il vienne seul.

- O� est l'inspecteur ? - Dans votre bureau.

D�PART EN RETRAITE COMMISSAIRE HANDBURY

Vous �tes � l'aise ?

Je regardais ces griffonnages.

Ils repr�sentent un signe astronomique.

Vraiment ?

Oui, docteur.

Quelle adresse ?

76a Riverside Terrace.

Attendez ici, Tom.

Fermez la porte.

O� est Mme Brent ?

Elle est en s�curit�. La porte.

Il vous a demand� de m'appeler ?

Et ce monsieur...

Beldon. Profession : Dentiste. Activit� secondaire : Chantage.

C'est faux !

La ferme ! Vous parlerez plus tard.

Il �tait dentiste � la prison de Greyways lors de mon passage.

Puis, il s'est install� ici.

Un jour, il m'a vu et reconnu.

Il a su que la soci�t� ne savait pas pour mon casier judiciaire.

Il me plume depuis ce jour-l�.

Il ment !

- Avez-vous travaill� � Greyways ? - Oui.

Vous n'allez pas croire ces sornettes ?

- Ensuite ? - Vous m'�couterez ?

Donnez-moi votre arme.

Vous allez m'�couter ?

D'accord. J'�coute ce que vous avez � nous dire.

Ce n'est pas ce moi qui parlerai.

Tout ce qu'il dira sous la menace ne vaudra rien

devant un jury.

Il parlera de son propre gr�, c'est diff�rent ?

Pas pour moi.

- L'arme. - Non.

Si vous continuez, vous aurez un mort sur les bras.

Je suis s�rieux.

A quand remonte mon dernier rendez-vous ?

Il y a deux semaines, je crois.

Le 16, deux jours avant le vol.

�a se v�rifie.

- Je venais pour quoi ? - Un examen de routine.

- Mais... - J'ai d� arracher une dent.

Sous anesth�sie ?

- Avec ? - De l'oxyde d'azote.

- Et ? - J'ai arrach� la dent.

- Rien d'autre ? - Non.

- Que s'est-il pass� ? - Rien. Arr�tez !

Cela ne nous m�nera nulle part.

Dites ce que vous avez contre lui.

- On ne s'en sortira pas. - C'est grotesque.

- Il ne sait rien. - Tu en es bien s�r ?

Je sais qu'il s'est pass� autre chose pendant mon anesth�sie.

Vous le savez bien.

Je vous tuerai si vous ne me le dites pas.

Ecoutez bien...

Vous avez 3 secondes...

Un... deux...

Un homme est venu me voir.

Qui ?

Je ne sais pas.

Il avait le visage cach�.

C'�tait son id�e.

- Il m'a forc�. - Pardon ?

Je devais vous injecter cette drogue.

J'ai pris les cl�s et demand� la combinaison.

- Quelle drogue ? - Pentathol.

Dis-lui, Alan.

C'est du barbiturique.

Le s�rum de v�rit�. On nous accuse souvent de l'utiliser.

Donnez-moi l'arme.

Vous croyez que je risquerais ma vie pour lui ?

Que savez-vous de cet homme ?

Il savait pour Brent et moi.

Il a dit qu'un soir, Brent est all� avec une femme.

Il a beaucoup parl�.

C'est cette femme qui lui a tout dit.

Quoi d'autre ?

Beldon, plus vous parlez,

mieux ce sera pour vous.

C'est tout. Je ne l'ai vu qu'une seule fois.

Vous n'avez rien remarqu�.

Allez, Beldon !

Comment �tait-il ?

Grand, petit, gros, maigre...

Il �tait plus grand que moi et portait un long manteau.

Il �tait costaud. Aussi grand que lui.

Oui. Il avait la m�me posture.

Je ne vous crois pas.

- Vous pouvez tout inventer. - Non.

Vous avez �t� pay� ?

Combien ?

1500 livres. Elles sont chez moi.

On les trouvera.

Embarquez-le.

Asseyez-vous, M. Brent.

Vous aussi, docteur.

- Vos d�positions sont pr�tes ? - Oui.

Oui.

D�sol� pour tout.

Merci. Bonsoir.

Il est tard et je travaille t�t demain.

C'est bon. Bonsoir.

Et l'autre gars, alors ? Qui peut-il �tre ?

On n'a pas de piste.

Je n'aime pas partir sur une affaire � moiti� r�solue,

mais je n'ai pas le choix.

Je lui ai dit d'aller te voir. J'�tais perdue.

Il est libre.

Je t'aime.

Tu le savais, non ?

J'ai peur, Alan.

Tu es en retard.

S�rement ma derni�re apparition.

Nikki, on a r�ussi !

La police n'y a vu que du feu.

Ils ont tout gob�.

On s'en est tir�s.

Je suis le seul homme � s'�tre pi�g�

et � avoir prouv� qu'il a �t� pi�g�.

Tu as �t� merveilleuse.

D�s le jour o� tu m'as quitt�, on les a dup�s.

Je sais que c'�tait difficile pour toi.

�a m'a co�t� une dent.

Pour 100 000 livres, je veux bien toutes les perdre.

Tu m'as manqu�, Nikki.

C'�tait le plus difficile.

Je te quitte.

Je suis s�rieuse.

Je te quitte.

Tu me quittes ?

J'en ai assez. C'est fini.

Assez ?

Que racontes-tu ?

Tu as eu ce que tu voulais.

On s'est enfin d�barrass� de ce ma�tre chanteur.

Avec l'argent,

on peut repartir � z�ro.

Tu crois que j'ai aim� �tre aux prises de Clive ?

D'avoir Standish qui me court apr�s ?

Tu crois que j'aime mentir, tricher

et voler ?

Attends un peu.

Attends un peu.

Tu savais ce que tu faisais.

Tu y es all�e en connaissance de cause.

Non.

J'�tais aveugle. Je l'ai fait parce que je t'aimais.

Je t'aimais et tu en as profit�.

Je l'ai fait pour nous. Tu comprends ?

Pour nous !

Pas pour moi. Tu m'as utilis�e comme les autres.

Qui a souffert ?

A part le ma�tre chanteur.

Qui a souffert ?

Qui ?

Ce soir, Alan m'a dit qu'il m'aimait.

Il �tait cens� �tre ton ami.

Tu �tais cens� �tre son ami.

Je l'ai fait marcher pour toi.

Il y croyait vraiment.

J'ai r�ussi � merveille.

J'ai compris ce soir

le genre de personne qu'on �tait.

Ce qu'on fait pour avoir ce qu'on d�sire.

Toute ta vie, tu as utilis� des gens.

Aujourd'hui, tu as utilis� mon amour.

Tu m'as tout pris.

M�me mon amour-propre. C'est pour �a que je te quitte.

Regarde-toi dans une glace...

je ne peux plus vivre � tes c�t�s.

Cela ne vaut plus rien, si tu me quittes.

On ne cesse pas d'aimer du jour au lendemain.

Je n'ai pas cess�. C'est pour �a que je pars.

Je dois apprendre � ne plus t'aimer.

M. Brent.

Merci, Mac.

Me voici...

vous vouliez me voir ?

Venez voir.

C'est quoi ?

Venez voir.

L'argent vol� ?

Moins les 1500 livres de Beldon.

F�licitations !

C'�tait dans le courrier de ce matin, � mon nom.

Savez-vous comment il est arriv� ici ?

C'est vous le d�tective.

Votre soci�t� est ravie.

Cela ne me concerne plus.

Ceci par contre...

C'est la copie du re�u d'un bijou.

Une montre de gousset en forme d'un signe astronomique.

Celui de Neptune.

C'est le nom de votre bateau ?

Il est � votre nom.

Vous voulez dire ceci ?

Oui, c'est bien �a.

Asseyez-vous.

Au moment o� votre femme et vous deviez vous d�tester,

vous lui offrez un bijou, pourquoi ?

Vous �tiez encore ensemble, en fait ?

Je ne voulais pas la perdre. Je voulais la r�cup�rer.

C'est fait, non ?

Non.

Que s'est-il pass� ?

Elle voulait �tre libre... C'est tout.

Je ne parlais pas de �a, mais du reste.

- Je ne comprends pas. - Vraiment ?

Je me demande si c'est du pentathol

qu'il a utilis�.

C'�tait peut-�tre autre chose.

Quelque chose de similaire...

comme de la moutarde et de l'eau...

avec une pointe d'ail.

Quelle imagination !

Moi, j'y crois.

C'est votre droit.

Je peux y aller ?

�a d�pend o�.

Je vous avise de ne pas quitter le pays.

Je n'ai pas d'argent.

Vous avez des biens, comme la montre.

Elle est � ma femme.

Et si elle voulait la r�cup�rer ?

Sinon, cela vous fera un souvenir auquel vous pourrez vous accrocher.

Au revoir, M. Brent.

Au revoir, commissaire.

C'est bien lui qui a fait le coup et sa femme l'a aid�.

Je l'aurai.

C'est � vous de voir.

Si vous pensez que �a en vaut la peine.

Comment ?

Il a enfreint la loi.

Parfois, cela se r�sout tout seul.

Mieux que si on s'en chargeait.

Ce n'est pas le but ?

En tout cas, je suis satisfait.

Ils vous attendent, Frank.

Je vous envie presque ces roses...

Des b�gonias, Tom !

Des b�gonias...

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