All language subtitles for Sucre Le - H264 AAC

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Original subtitles

Bruitage d'une dent qui croque dans du sucre

Thème musical du film Air sautillant au piano

"Le Sucre" Philippe Sarde

Quel désastre, messieurs.

Quelle catastrophe par l'abondance.

Quelle chute.

Très très bas vont tomber les cours.

Messieurs, il n'y a plus de sucre.

Rires

Je répète, il n'y a plus de sucre.

Brouhaha

Ne vous bousculez pas!

Thème musical du film

C'est quoi? Regardez, vous verrez.

Votre laine, cher docteur.

Nom de Dieu,

c'est pas vrai?

Je vous ai liquidé hier. J'ai eu l'opportunité, j'ai bien fait?

Mon cher Renaud, je serais malvenu de me plaindre.

- Raoul!

Oh, c't'ami!

Salut, mon Raoul. Assieds-toi, on boit un verre.

Faut que j'aille à Rungis. Tiens.

Qu' est-ce que c' est?

Oh, la maousse! Ils rient.

Je me suis dit: "Elle remercier a mon ami Raoul."

Fallait pas.

Je sais ce que je te dois.

Allez, salut. Ciao.

Oh!

Excusez-moi.

C' est fabuleux, les amis.

Question, Renaud: Et maintenant?

Lesucre.

Pourquoi?

Yena plus. Pourquoi?

Ton snob Phénomène mondial.

Thème musical du film

Le total?

Le total.

-Vous nous quittez pour convenances personnelles,

et je crois pouvoir préciser très personnelles.

L' an dernier, vous nous annonciez votre mariage tardif,

cette année, vous nous faites celle de votre départ prématuré.

Mais je sais que vous ne manquerez de rien.

Vous voilà riche, Courtois.

Vous quittez riche

Une carriere où l' onne s' enrichit pas.

Rires

Alors laissez-moi croire

que vous montrerez envers vous-même autant de rigueur

que je vous en ai vumontrer envers le sassujettis.

Rires

Car vous n' avez jamais été doux

avec les fraudeurs.

J' enconnais qui tremblaient de tomber sur Courtois.

Vous aviez le redressement féroce.

"... Car monsieur le directeur, je vous dirai ceci:

"La richesse est le fondement de l' émulation sociale.

"Vous m'avez jeté ma richesse a la figure comme une insulte,

"comptant pour rien, d' ailleurs, les chagrins successifs

"que nous avons puendurer, ma femme et moi.

"Eh bien, monsieur, sachez que pour moi,

"la richesse n' a jamais été

"ne sera jamais, une présomption de fraude." Paf!

Devant tout le monde.

Tintement de sonnette

Bonjour m' sieur-dame.

Thème musical dufilm ll soupire.

Merci, monsieur Courtois.

Je suis riche.

Tu as bu, toi?

J' ai signé la procuration.

-Ah.

Elle est dans le dossier

de papa. Parfait.

Parfait.

Oui.

Ah, ta maman.

Grand-papy.

Ah... Tout ça.

Bon.

En gros, ça fait 237 vieux millions.

Assieds-toi.

En 17 mois.

Cinq en 17 mois.

Chérie.

Fais voir.

237 millions.

Mais soyons biens clairs, 237 millions à toi, Hilda.

Moi, Adrien, j en' ai rien.

Ce sont tes héritages.

Je me charge de les faire valoir.

Tu me diras, nous ne sommes mariés que depuis deux ans.

Mais tu as appris à me connaître.

Et sans me vanter, je crois être l' homme de la situation.

Bien sûr.

Professionnellement, j' entends.

Tu comptes rester longtemps à Paris?

Ça risque d' être long.

Pas trop long?

Ll faut voir, comparer.

J' ai dit à mes cousins Lhomond que tu passerais les voir.

C' est de la parenté proche?

Oui, assez.

Tu ne crains pas que... Quoi?

La contagion...

Elle éclate de rire.

En 17 mois, cinq.

Ah, dites donc.

La loi des séries.

Apeine de retour d'un enterrement, fallait courir à l'autre.

Hilda était très affectée, très...

En réalité, nous ne sommes cousins qu'au 3e degré.

C' est évident.

Ça fait une belle tombée d'argent.

-Les placements, quel souci.

Vous avez pris conseil?

Venant d' où je viens, ce n' est pas de conseils dont j' ai besoin.

Je suis passé parla D. G. L. C' est quoi?

La direction générale des Impôts.

Ah, d' accord, d' accord.

Les conseillers fiscaux, financiers ou autres,

je les connais.

Quand il en entrait un dans mon bureau, je sortais

mon Bic, pour redressement.

Permettez, Adrien, M. D' Homécourt est notre conseil financier.

Je ne dis pas ça pour monsieur.

Et je ne conseille qu' en passant.

Les amis. Je rends service.

Vu mes fonctions...

Remisier.

La Bourse. Miroir aux alouettes. Moi, c' est différent.

J' exerce sur le marché à terme des marchandises. Cacao, sucre...

Les produits de première nécesité.

Et c' est intéressant?

Ça dépend. Ça va, ça vient.

Un jour, le soleil, le lendemain, la pluie. Faut prévoir.

M. Lhomond, tantôt je lui dis: "Couvrez-vous",

tantôt: "Va faire chaud."

Parce que je sais.

Je suis là pour.

Taxi!

Renaud?

Attends. Allez, tire-toi, machérie, j' ai à faire.

Mais enfin, le travail. File. File.

Ah... Ah, ah!

Oui, j' ai...

Alors?

Célibataire à Paris? Je vous offre le dernier?

Pas imposable, c' est vous qui le dites.

Officiel.

Juste des petits coups sur des courants d' air

decon jonc ture.

Y a bien plus-value?

Plus-value? Y a pas de traces.

Vous ne déclarez pas ça au fisc?

Absolument pas. On n'est pas tenude.

Vous dites que mon cousin Lhomond...

Ouh là!

Et en ce moment?

Ouais?

C' est quoi? Quoi, quoi?

Le produit, la marchandise que vous me conseilleriez.

Ça.

Pourquoi? Il n' y a plus de sucre.

Disparu.

Pourquoi il n' y en a plus? Vas a voir.

Magique.

Ah!

Ça va grimper.

Par ici.

Après vous, ... je vous en prie.

Sur la gauche, là.

Karbaoui. Enorme!

Deux, trois,

quatre, cinq, six... On sonne.

Sept, huit, neuf, dix.

Bonjour, Mme Karbaoui. Bonjour, M. D' Homécourt.

Ça va? Oui.

J' amène M. Courtois.

Le percepteur que vous m'avez parlé?

Enchantée.

Je préviens mon mari.

S' il vous plaît. On sonne.

Tenez, je vais vous montrer les coulisses. Suivez-moi.

Le marché des 6 derniers mois. Table au comparatif.

Ici, vous avez Chicago en direct. Regardez.

Avec ça.

Enlevez, c' est pesé, c' est pas lourd, c' est du papier.

Ouh là là! Ouh là là, très très bon!

Très très bon!

Oh, oh! C' est l' euphorie!

-Vicomte, le docteur pour toi.

Ah. Allô, docteur Leguillo?

Alors, quand je vous disais que ça allait grimper. Hein?

Moi aussi, je suis très content.

Non, je vous trouve un peu léger sur le cacao.

Très léger, même. Attendez voir.

Oh, oui! Oh, oui!

Oh, oui, oh!

Quatorze, je vous en prends quatorze.

Mes amitiés à madame, . Au revoir.

Pardon, Mme Karbaoui.

Ouh là! Oh!

Anniversaire. Ah.

Je t' en ai mis deux sur la trois.

-Qu' est-ce que je vous avais dit?

Main à la main, confiance, hors taxe.

Qui je vois?

Hé! M. Courtois.

Venez dans mon bureau, on va s' occuper de vous.

C' est M. Karbaoui.

J' arrive.

Et voilà!

Je simplifie. Le sucre, c' est un pari sur l' avenir.

Aijourd'hui, il est à 2000 la tonne,

il y a 8 jours, il était à 1850.

D' Homécourt, champagne.

Vous m' auriez pris un lot, 50 tonnes,

vous auriez payé 1850 que multiplie 50 égale 92500.

Vous vendriez aujourd' hui, vous empocheriez 2000 que multiplie 50,

100000 moins 92500 égale... Débouchage du champagne

7500. 750000 anciens en 8 jours, vous mesuivez?

Il explique bien.

Je poursuis et j' ajoute...

Ecoutez, M. Courtois, j' aidit, c' est exact,

que vous auriez déboursé 92500.

Eh bien, c' est une erreur. J' ai commis une erreur.

Vous n' auriez pas sorti 92500.

Même pas la moitié, même pas le quart,

mais le dixième. Et pourquoi?

Parce que la loi de notre marché, cést quoi?

C' est la confiance! Regardez, je vais vous dire un truc.

Un client vient chez nous, il sent une affaire.

Il veut jouer sur 200 millions, il n' en a que 10. On lui dit:

"Donne tes 10, tu joues sur 100. " C' est le...

"Deposit". Le "deposit".

Mais s' il perd, il paye sur 100.

Mais ça n' arrive jamais!

Vous me prenez par exemple 10 lots à 2000.

Valeur: 100 vieux millions. Vous me versez quoi?

Dix. Exact. "Deposit".

Et je vous dis que le sucre, il a pas fini degrimper.

Dans six mois, ma parole, il va monter

à 2500, 3000, 3500, 4000!

Allez, disons, 3500. Bénéfice pour vous?

Pour vous?

Soixante-quinze millions.

Où je vais les mettre?

Rire gras

Je ne me vois pas avec 500 tonnes de sucre.

Mais vous ne leverrez meme pas, ce sucre.

C' est du sucre sur le papier.

C'est un jeu d'écritures. Purement théorique.

Maison me dit qu' il n' y en a plus.

Phénomène mondial. Il est stocké.

Chut. Il est en réserve.

Bravo! Je passe l' ordre

tout de suite. Dix, vingt lots?

Un.

Je vous prie,

monsieur? Un.

Vous vous êtes trompé d' adresse.

On ne me dérange pas pour un lot.

Pas Roger Karbaoui!

Bonjour, mes petites filles! BONJOUR, TONTON!

Le bisou, ici.

Là. Voilà. Lci.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix.

Trente-et-un. Ça tourne, maman?

La folie, Roger! Cinq! Ne l' arrête pas, Lazare.

Ça marche. ...Neuf, dix.

Trente-deux.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix.

Trente-trois!

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix.

Trente-quatre.

A vous revoir, monsieur!

Tiens. Tu donnes ça à tata Juliette.

Tout ça? Lazare!

-Je travaille!

Combien tu vas discuter? Allez, roule!

Tu es soûl, ou quoi?

Sortez-vous de là.

Il en a pris combien?

Un. Un.

Tout seul. Oh.

La putain desamère.

Vous l' avez vexé, le petit bonhomme.

Vi comte de mes deux,

M. D' Homécourt de la Vibraye,

je vous ai engage pour que vous m' ameniez des gens bien,

pas des ecclésiastiques, ou des fonctionnaires,

ou des clochards.

Y en amarre.

Y en a marre, oui, y en a marre! Du sucre, du sucre, du sucre!

Placer du sucre! Vous savez ce qu' on dit, à la corbeille?

"A force d' en prendre, il va encrever, le Karbaoui. "

Eh bien, non, monsieur. Il crèvera pas.

Karbaoui, il les balaiera!

Parce que moi, j' en prends, j' en prends,

et j'en prends, et j'en prends! Voilà!

Je prends! Je prends! Jáchète, cinq!

Cinq! Je prends!

Karbaoui! Karbaoui s' expose! J' en prends cinq!

J' achète M. Karbaoui! M. Karbaoui, j' achète!

Brouhaha Moiaussi, je prends! Trois lots!

Soyez correct, monsieur. Je vous respecte, respectez-moi!

J' achète! Je prends!

Vous me laissez travailler!

Vous nállez pas mémmerder. On est tous égaux!

Je prends!

Il pèse combien sur le sucre,

le Casablancais?

42, 45% de la position ouverte.

Et il se charge encore?

Il est fou. C' est un paranoi. A que.

Vous le laissez faire?

Il encrèvera.

Oui, possible.

Le sucre, c' est le cadet de ses soucis.

Depuis trois ans qu' il a débarqué du Maghreb en savates,

l' idée fixe: M' écraser.

Alors moi, je le laisse s' écraser.

Karbaoui, il paye, il vous étouffe! Cinq lots!

Cinq lots!

Travaillez! Suivez Karbaoui!

Suivez Karbaoui, allez-y! Travaillez!

Karbaoui, il y va. Tac! Foncez, mes enfants. Allez-y!

Président.

A coups de pieds dans le cul, je le renverrai dans son douar.

Quoi qu'il en soit, à 8000 la tonne, moi, j'arrête.

Il montera peut-être à 4000, mais à 8000, certainement pas.

Si, si, si, si Etvite!

Alors amusez vous, les Parisiens Prenez en, il va faire beau

Mais à 8000, stop Danger

A 8000, je ne veux plus voir personne

Je tire la trappe Plouf!

Karbaoui, ça te dit?

Karbaoui?

Non, pourquoi?

Un zigoto qui fais des vagues sur le sucre. Embêtant.

Arrivé de Casa il y a deux ans

Dans nos âges

De notre temps, au Maroc

Tu vois pas?

Hm? Non, non

Je t' ai préparé une note pour Caracas

Ah! Si je ne t' avais pas

Une vrai emère poule

Pour Caracas, c' est sous condition Je verrai à La Havane

lls sont gentils, les Cubains Oui

Pourvu que ça ne remonte pas jusqu'à Fidel.

Ah

Oh

Tu permets?

Monsieur le Ministre!

Monsieur de Vandelmont! Que diton, au Conseil d' Etat?

Je ne sais pas. Moi, je suis à l'Inspection des Finances.

Ah, oui Eh bien moi, j' attends ma sœur

Oui, elle est religieuse au Congo

26 ans sans venir Je me demande si je vais la reconnaître

Heureusement, il y a le costume

Tenez, justement, la voilà

Oh!

Oh!

Oh! Oh!

Ton ministre

Bedhour, ministre du Commerce

Rires gras

...-

Je suis chez M Karbaoui?

* De la part de qui? De la part de M Courtois

M Courtois M Courtois de Carpentras

Sonneries

D' Homécourt!

D' Homécourt! Oui?

Carpentras sur la trois!

Merci, Mme Karbaoui! Ne quittez pas

M Carpentras? Je ne vois pas

Non, M Courtois

Ah! Parfaitement! Ça va, ça va

Je vous l' avais dit: En début

de semaine, on était à 2002, nous voilà à 2005

* Avec votre lot, vous vous êtes fait 2 briques et demie

En moins d' une semaine Coquet, non?

Allô?

Vous êtes là?

Oui * Alors qu'est-ce qu'on fait?

Je vous liquide ou je vous garde?

Attendez, j' arrive

Il gémit de joie

Ah, cher ami

M Courtois, mon épouse, Ghislaine Karbaoui

Enchantée

S' il vous plaît Vous me faites confiance?

Nous allons nous régaler. J'ai composé le menu.

C' est un établissement de classe

Nous allons commencer

Un champagne rosé pour commencer

Pourquoi pas?

A votre bonheur, M Courtois

Nous avons tout vu, tout comparé: Le cacao, la laine,

le café lntéressant

La laine aussi M d' Homécourt m' a ouvert les dossiers

et finalement, je suis resté sur le sucre J' en ai pris 10

J' en étais sûr Je me disais:

"Un homme comme lui ll doit revenir"

ll est revenu

Vous êtes de dans A votre santé

Compartiment 33

Attention, oui

C' est très bien Oui

Doucement, on avance

Très bien Non, non

On tourne Oui

C' est ça. Assieds toi

Bon, ça va mieux?

C' est gentil

Ah, voilà Allez, tu es gentille, va t' en

Tu m' attends de hors, hein, ma chérie?

Toi aussi, ma puce. Tout à l'heure, on se voit.

Votre wagon lit, MCourtois Fallait pas

C' est chic, ça

Oui Allez, au dodo, M Courtois

Ça va bien dormir, ça, ma dame Allez

Ah

Ce sordre senblanc, je veux les signer

N'insistez pas. Je vous dis que ce n'est pas légal.

Je m' en fous Je ne tiens pas

à venir tous les quatre matins

Oui, mais desordre senblanc, est ce que j' en ai, seulement?

Hein?

Vous comprenez Ah, c' est une chance

En voilà un, puis trois, puis quatre

Oh, non Il soupire

Ah, non Faut il que vous ayez confiance

Croyez moi Voilà

Je ne fais pas signer ça à tout le monde.

Renaud Hein?

Bon, allez, j' éteins

Oui Allez

Dodo, M Courtois

Va pas avoir besoin de me bercer

Purée, cette voiture, qu' est-ce qu' elle est chouette!

Paris Carpentras: 6h12

Et quatre jours de retard

Quelle dégaine

Oh, c' est une fantaisie

Notre chère et vieille pharmacie

Moi, je plane, je plane, je plane

Ah

Jaguare, 6 cylindres, 3 carburateurs,

240 de vitesse de pointe Je l' ai eu epar un ami

Un vicomte

Papa disait toujours: "J'ai deux règles dans la vie.

"Méfiance

"Méfiance"

De l'argent durement gagné, hein?

Maintenant, ça a l' air, comme ça

Mais on en a connu, desprivations

En 52, quand son associé a puisé dans la caisse...

Trois années terribles

Papa a redressé la barre, mais c'est moi qui ai payé.

Je voulais faire médecine, je fais de l' épicerie

Alors tu comprends, quand je vois ça,

quand je vois un monsieur que je ne connais pas,

un étranger épousé par hasard,

un petit percepteur à qui j'ai sottement confié mes intérêts.

Jeter mon capital

parles fenêtres, pour lui!

Hilda, ça suffit!

Assieds toi

Mon plaisir Je vais te l' expliquer,

tiens, mon plaisir Je vais t' expliquer

Le 23 juin, nous sommes à 237 millions. A toi, Hilda.

Le 3 février, j' achète 2 studios Actes devente, ici Rapport: 8%

Le 11 février, par une sorte díntuition très sûre,

je me porte sur une marchandise: Le sucre

A cette date, sur la place de Paris,

le sucre se négocie à 2000 Fla tonne.

J' en prends un lot, que voici Cinquante tonnes

Dernier cours du sucre, hier, 17 juin, 7250

Maintenant, j' en ai 12 lots

50 tonnes de sucre à 7250,

50 tonnes de sucre à 7250,

50 tonnes de sucre, 50 tonnes desucre, 50 tonnes de sucre,

50 tonnes de sucre, 50 tonnes de sucre, etc

Me voilà, pardon,

te voilà à la tête de 600 tonnes de sucre

C' est de la folie Oui,

Et tu peux pas savoir a quel point, car...

aujourd'hui, ton bénéfice s'élève...

à 214 millions

Nonimposables

Adrien, tu me fais peur Ça n' arrive pas

C' est arrivé

Alors qu' estce que je fais?

Je te garde? Je te liquide?

Je le croirai quand je le verrai

Facile, je décroche le téléphone, je passe un ordre,

et demain, tes 214 millions, je les dépose là

Sur la table

Bah

Qu' estce que tu ferais, toi?

Moi, tu sais, les responsabilités

En quatre mois, je t'ai presque doublé ta mise.

Mais c' est ton argent A toi devoir Moi

Léger cri

Ben, si tu crois

Bien sûr, 214 millions Rire nerveux

Finalement, c' est pas mal

(En anglais) C' est une bien belle journée

Très en soleillée

Comment vous appelez vous?

Je m' appelle Walter Walter

Walter, c' est un nom courant,

en Amérique? Beaucoup de gens?

Beaucoup de Walter, en Amérique?

Oui Beaucoup

"Para Vigo me voy" (Ernesto Lecuona)

Bienvenue au Fontaine bleau

Merci

Merci beaucoup, monsieur

Bienvenue à Miami

Merci, monsieur

Prenez garde à la marche, madame

Merci, monsieur

Voix dé formée à la radio

Evidemment, ça ferait un million de plus.

Faudra voir.

Je demanderai les chiffres.

Le devis avec et sans.

Air de salsa

Tu sais, moi, ce que j' en dis...

La maison en L,

les vignes alentour,

la piscine encontre bas,

avec un chemin...

en opus incertum.

Et alors la piscine?

Filtration classique ou...

filtration à diatomées?

Les diatomées, c' est peut-être une folie.

Tu les auras, tes diatomées.

Tu sais que tu es jolie, toi?

Waouh!

C' est en voûtant.

Télégramme

(En anglais)

Vous. Oui.

Vous. Oui.

Vous. Oui.

Monsieur Gannagé? Oui.

Et vous? Pas d' objection.

Vraiment, vous êtes d' accord?

Ricanement

Le Grec est d' accord! C' est fantastique.

Répandons-le.

Messieurs,

à partir de cet instant, je dis qu' il y a du sucre.

Enormément de sucre.

Enormément de sucre. Dans le monde entier.

(En espagnoI, puis en italien) Beaucoup de sucre.

(En anglais) Faites passer l' information

à travers les journaux, les radios,

et cetera, etcetera, etcetera, etcetera!

Mademoiselle...

(En anglais) Je dois rentrer à Paris.

Prenez un ticket, Monsieur.

Il me faut deux billets. Prenez un ticket.

Monsieur, prenez un ticket. Deux billets.

Deux billets... La ferme!

Je suis spéculateur.

Sur quoi? Le sucre.

(Français approximatif) Sucre? Ouh là là!

(En anglais) Pauvre monsieur. Allez-y.

Deux billets, mademoiselle.

A l' hôtel, personne ne comprend.

* -Départ à destination de Hambourg...

Deux fois, je vous ai télégraphié: "Vendez, vendez! "

Un télégramme de la Barbade,

* un de Trinidad! Allô?

D' où ça, vous dites?

Ouh là! Mais quand c'est parti à la baisse,

faut pas s' absenter, M. Courtois!

Faut être sérieux. Y a personne. C' est fermé.

Et ma lettre recommandée, perdue elle aussi?

Sonneries Je ne crois pas.

Je vais voir. On sonne à la porte.

-Ouvrez, ouvrez la porte!

Cris confus derrière la porte

C' est fermé!

Allez-vous-en, y a personne!

Mal élevés!

Mal polis, va!

Allô? Y a personne.

Annonce au haut-parleur

Je l' ai, votre lettre. Ça tombe bien,

vous nous devez 72, 3 millions.

Quoi? Pourquoi? Sur quoi?

Vos quatre lots du mois de juin.

Pas quatre, un!

Le 23 juin, j'ai passé un ordre!

* Pas quatre, un!

Je l'ai sous les yeux. Ordres signés de vous.

Ordres en blanc.

* Ouhlà! Si vous avez signé

desordres en blanc à d' Homécourt,

* vous allez souffrir. Passez-le-moi.

On l' aviré, ce malpropre. Il se planque, il se cache.

Il se fait tout petit.

* C' est l' anguille, d' Homécourt.

L' anguille dans un tas de foin!

Je le trouverai, je le trouverai!

Il chantonne.

Oh...

-D' Homécourt, je t'ai vu! Merde.

D' Homécourt.

D' Homécourt!

Chasse d' eau

D' Homécourt!

Je sais que vous êtes là.

Ouvrez ou vous coucherez en prison!

Arrête, Noureev!

Salaud! Escroc!

Menteur!

Filou! Voyou!

Tu melepaieras,

tiens! Attends!

Oh!

Cris de lutte

Nénesse, tu cherches la caresse?

D' Homécourt.

D' Homécourt. Ecoute, mec,

je ne suis plus payé pour te faire des manières. Appelle-moi Raoul.

Il tousse.

Hein?

Fais voir.

Allez, fais voir. Oh, ton œil, dis donc!

Foutez-moi la paix! Bennon!

Ecoute voir, mec. M' appelez pas "mec".

Ben écoute voir, petit bonhomme.

C'est pas pour me défendre, mais ce soir-là,

chez les Lhomond, t' étais trop beau.

Tes héritages, ta science, ton blé, cui-cui-cui...

Pour un chien comme moi, dressé pour,

tu sentais trop la caille.

Viens, on va s' en jeter un. Non, non.

Un. Non, je vous attends.

Vraiment, tu veux pas venir? Non!

Bon, on y va?

Tu veux un croissant?

Je veux bien.

Tiens.

Je te reprends. Au début, tu gagnes.

Toujours. Et puis après, tu perds.

Pourquoi tu perds?

Pour faire gagner le pigeon qui arrive.

Un pigeon tout neuf.

Comment tu crois qu'il fonctionne, le marché?

Hein? D' après toi?

Avec l' argent des petits.

Quand ils en ont plumé un,

ils jettent dublé pour en faire venir un autre.

Petit, petit, petit!

Allez, paye, on se tire.

Et moi?

Concrètement?

Toi? Bah... t' es ruiné.

Ben, mange.

T' es pas le premier, tu seras pas le dernier.

Je ne connais pas un spéctulateur qui n'y ait pas laissé sa chemise.

72 millions.

Ben, oui.

Et attends, c' est pas fini.

Ça va dégringoler.

Tragique.

Fais-moi confiance.

J' ai payé pour vous faire confiance.

Appelle-moi "tu".

Un, c' est pas quatre! Un lot! Un!

Mais t' arrête donc pas aux racontars!

Comment ça marche, ça? Ah...

Bon, t'as seize lots, tu me dis.

Seize.

Voilà.

Ça nous fait...

3277642 francs. Voilà.

Je te calcule ça sur 1500 la tonne,

mais en fin, ça peut tomber encore plus bas.

En fin, ça te fait, en gros, vuedenez,

320,

330 vieux millions.

Voilà. Tiens.

Voilà ton ardoise.

Ça t' est naturel de transpirer comme ça,

ou c' est juste aujourd'hui?

C' était l' argent de ma femme.

Mange.

Reste pas sur un creux.

C' était l' argent de ma femme. Je sais, tu me l' as déjà dit.

Pardon. Je signe pour toi, hein.

Voilà, monsieur. Donne donc une pièce.

Remarque, aujourd' hui, sur l' ensemble...

Ouais...

Tu disais?

Sur l' ensemble, je suis encore gagnant.

Mais t' as rien compris.

T' en connais, de sacheteurs, aujourd' hui?

Des encore plus cons que toi?

Bon.

Tu peux pas m' aider, toi?

Tu rigoles?

Ce serait du sauvetage par gros temps.

La médaille des gensdemer.

Il soupire.

Quoi que...

ll hésite. Bof.

Oui? Bah, finalement...

Oh, je sais pas.

Dis donc...

Si j' arrive à te sauver quelquechose...

t' es d' accord pour meristourner cinq... quarante pourcent?

Non, non.

Non, trente. Trente?

T' es d' accord à trente? Tu signes?

Bon.

On va essayer.

-Tu regardes quoi?

"The right concierge in the place de Paris. Come on. "

Ouh là! Petite mine, Mimine.

T' as encore traîné le gamin?

J' ai plus le cœur. 4100, c' est la catastrophe.

Vous avez bien besoin de ça.

Tu sais ce qu' il me dit, M. Courtois, de la D. G. L.?

Ils ont arrêté Karbaoui. Non?

Chez lui, il y a une demi-heure.

La section financière du parquet.

Tu te rends compte? Karbaoui enchristé.

Doux Jésus! Hé, Mimine!

Chut!

Laisse bouillir.

Brouhaha

Il s'agit d'un bobard, évidemment.

J' ai eu le démenti, M. Karbaoui est chez lui.

C' est une plaisanterie, permettez-moi de le dire,

d' un extrême mauvais goût.

Je demande une enquête.

Alors, tu viens? Je fais craquer, je te dis.

L' incendie gagne.

Je pousse au pire, mec. Allez, viens!

Ça va craquer.

Ils ont le feu au cul. Karbaoui brûle!

Le krach. Ça va craquer! Je vois venir

des catastrophes!

Que même les professionnels ne se doutent pas.

La Bourse en caca!

Plus c' est catastrophique, plus c' est meilleur.

Que même les professionnels,

ils savent pas.

Je vais faire craquer. KIaxons

Je vais leur brûler les couilles.

Je fais craquer pour qu' on vende tes parts.

Qu' ils brûlent, les gros.

Je suis un petit, moi. On va se marrer.

Je m' en fous. Ce qui compte...

Ouais, on sait. Je suis un petit.

-Karbaoui, arrêtez! C' est absurde.

Qui avait intérêt à répandre cette histoire?

C' est parti d' où?

Ce qui est grave, c' est d' y croire.

Dans ce climat, un faux paset c' est la panique.

Qui c' est qui craque?

Dinner is served, Sir.

Thank you.

Alors vous êtes inspecteur des impôts

et vous signez desordres en blanc? Bravo.

Je ne sais pas ce que votre distingué camarade vous a dit,

desespérances illusoires.

Des folies.

On verse de l' eau.

Vous savez, je ne suis qu' une machine enregistreuse.

Un banquier.

Un banquier inpartibus.

Un missionnaire.

Mission impossible.

J' équilibre les pertes des uns avec les gains des autres.

En fin j' essaie.

Equilibriste.

J' essaie, maison s' en fout. Les autres s' en foutent.

Tout le monde s' en fout.

Il explique bien, hein?

J' aisigné ce sordres Par surprise.

Ma bonne foi a été...

Fripouille.

Votre ami, là, il m' amuse.

Je l' ai déjà tiré des lisières de la correctionnelle.

Surtout pour son pauvre père. Vous en voulez?

-Non, merci.

Et puis, je l'ai recasé comme j'ai pu,

chez Karbaoui. Vous voyez legenre.

Alors s' il y a de l' arnaque dans l' air,

oubliez un peut on ton Bérot.

Justement, il téléphone pour un lot,

Karbaoui lui enprend quatre. Monstrueux.

Non?

Appelez-moi M. Karbaoui.

Il vous prend combien, 10%?

Non. Trente.

Encore bravo. Vous êtes en de très bonnes mains.

Sonnerie

Allô, cher ami, ils vous ont relâché?

Quels idiots, hein, M. Le président?

Je me demande quel crétin...

Oui. Il paraît que vous faites signer desordres en blanc.

Chez moi? Ah, jamais, M. Le président. Jamais.

J'ai ici quelqu'un qui prétend le contraire.

Il voulait un lot, vous lui en auriez pris quatre.

Comment il s' appelle?

* M. Courtois.

Dites-lui que c'est arrangé. J'ai rétabli de moi-même.

Vous prenez les quatre pour vous?

* Mais bien sûr, c' est déjà fait.

J' ai eu un remisier malhonnête.

D' Homécourt.

Envoyez-moi une petite note pour confirmation.

Merci, cher ami. Hé! S' ils vous arrêtent,

appelez-moi.

Rire forcé

Il metue.

Rire forcé

Il rit. Moi, je rigole pas.

Trois milliards de trou, votre Karbaoui.

Trois milliards qu' il vous doit.

Mais attention, ton ton, sa caution

est bidon.

C' est la banque La toussaint qui doit payer

pour lui. Mais elle ne paiera pas.

Parce que trois milliards, elle a pas. C' est tout.

Vous êtes très au courant.

Un grand monsieur. Ah, immense!

La banque La toussaint?

M. Jean-Claude Latoussaint, s' il vous plaît, pour M. Bérot.

C' est tout. Le talent.

-Banque pourrie! Bordel financier!

-M. D' Homécourt, vous permettez? -Non, je me permets!

Où suis-je? Dans un bobinard! Le claque à cautions!

Trois milliards, t' as pas, hein? La D. G. L., ça te dit?

La section financière du parquet, l'affreux Courtois, l'Exécuteur?

Il arrive, il marche à l' odeur! Ouvre la porte, il est là!

Commande ta gerbe, ça va être ta fête!

-Au revoir, monsieur.

C'est la catastrophe! Phénomène mondial!

Mais non, mais non!

Il ricane.

Un fou. Vous...

Oh!

Ils t' aiment pas. T' as desentrées partout, mais ici...

Tagueule, toi!

Et tes fesses, ça tegêne pas pour marcher?

Mes fesses, elles roulent pour toi, con.

Tu parles, à 30%. Justement,

parlons'en! Je t'ai sauvé 72 millions avecM. Bérot.

Par 30, tu me dois 21 et des poussières, alors paye!

Je te paierai sur le total. Les 72 premiers tónt pas donné

de mal, non? Mais le reste, 320 millions?

Je ne me trompe pas, c'est toi qui l'as écrit?

Eh ben quand ils seront là, tu l' auras, ta commission.

Pigeon de naissance. Escroc.

Gogomort-né!

Fouille-merde. Margoulin!

Fonctionnaire! Répète.

Tais-toi, chien! Répète.

Oh!

Ah! Mais l' aliéné! Au fou, l' agent!

Au fou, l' agent! Au fou!

Tire-toi de là, débarrasse! Débarrasse mon air!

Et comment! J' ai besoin d' air pur, moi!

D' air pur!

Soupir de joie

Le thym, la sarriette, chéri!

Quoi?

Respire.

Il hume l' air.

Elle soupire.

-Alors, madame,

on dit toujours là-bas?

Oui, là-bas, exactement.

La maison sera ici. Elle rit bètement.

La maison, c' est mon mari.

Et pour la piscine, on dit toujours 13 mètres?

Oui, treize mètres.

Vous le regretterez.

Elle va faire mesquin, votre piscine, petit ou,

dans ce pays age exceptionnel!

Chéri, tu entends? Il dit que ça va faire mesquin.

Je trouve pas.

Bon, restons à la treize mètres.

Ecoutez, je vous fais la treize à treize,

je ferai la dix-huit...

A dix-huit. Non!

Quinze et demi.

Non, non.

Eh bien, tant pis. Restons a la treize.

J' ai la chance d' avoir un mari raisonnable.

Hein? Téléphone

Allô?

* -Mme Adrien Courtois?

La pharmacienne? Oui.

Mes hommages. Aurais-je le bonheur de m' entretenir avec votre mari,

Renaud d' Homécourt de la Vibraye.

Je sais, ça ne fait pas vrai, mais c' est.

Je suis le remisier de M. Courtois.

* Son principal collaborateur.

Ah, vous êtes... Ah! Elle rica ne bètement.

Alors, ce sucre, il monte?

Bon, je vous passe mon mari. Chéri,

c' est ton collaborateur, M. "Vomécourt de la Livrée".

Allô, oui? Vous...

Non, vous, M. Courtois!

II me semble que vous avez oublié un détail.

4, 80.

Ya-t-il des éléments nouveaux?

J' ai la confirmation que Karbaoui te soul age de quatre lots.

Je fais quoi? Je la lui rends?

Oh, que c'est ennuyeux. Alors là...

* Je ne sais que vous dire.

Ben, dis-moi oui, dis-moi merde, ou alors appelle ta femme.

Silence

* Allô?

Allô?

Allô? Allô!

Oui!

Bon, alors?

Ben... je crois qu' à la rigueur, ... je pourrais venir.

T' as intérêt, Néné, t' as intérêt.

On me trouve rue des Abbesses, numéro 47.

Demain soir, dernier délai.

Il couine.

Chérie?

Tu pars déjà?

Oui, chérie, je suis obligé, j' ai...

des...

Bah oui, je vois, j' imagine.

Oh, chérie, chérie...

Chéri? Chéri?

Nete presse pas, hein. Prends ton temps.

Couverts qui s' entre choquent

Sonnerie

Thème musical du film

Excusez-moi,

on m' a dit devenir.

Oh, mais c' est mon Didi.

Assieds-toi, l' ami.

Sors-toi de là, salope!

Ah.

Vous avez le papier? -C' est qui, ce type?

Tu ne te défais pas?

Quitte donc ton képi.

Vous avez le papier? Détends-toi.

Les volets!

Tum' en veux encore?

Dis, c' est quand même toi qui... Eh, tu tapes, ma vache!

Ha billez-vous, ça gêne!

Je l' ai, ton papier.

J' ai mieux: Je t' en ai vendudeux. A3700.

Hier, ils sont tombés à 3300. Une veine.

T' aurais entendu le Karbaoui. Je l' ai pris chez lui,

devant sa smala.

T' aurais entendu le you-you des femmes arabes.

Tu me connais, j' aime pas le chantage,

mais lui, y a des noms qu' il aime pas entendre. Hm?

C' est bien.

C' est très bien.

Il faut pas mollir! En dessous de 3000, t' en vendras plus un.

Vaudrait mieux que je reste? Evidemment.

Je nous ai loué ça. Tiens, il me faut un petit chèque. 3000.

Dis! Le dépôt de garantie.

C'est toujours moi qui paie! T'as gagné quoi, comme remisier?

T' es déjà fauché?

T'en fais pas pour moi. Je suis positionné.

47 briques sur la laine.

La laine, c' est machérie.

Elle arrête pas degrimper.

Trois quarts laine, un quart soja. L'idéal.

Tu me fais un petit chèque parce que je vais oublier.

Ah... Ah, oui.

Bon.

Non, non. Oh...

Ai. E! Oui.

Je barre? Surtout pas!

Surtout pas.

Merci.

Allez, viens voir.

Viens voir.

Tu vois?

C' est pas Byzance, mais c' est pas mal.

Hein?

Tu coucheras là. Je te gênerai moins.

Là? Oui.

Halètements et soupirs

Grognements

Ça va, mon Didi?

Il soupire.

Gémissements qui ressemblent à des pleurs

Sanglots

Faut pas pleurer comme ça, faut rentrer chez vous.

Votre nom, c' est Odile?

Faut pas vous mettre dans des états pareils pour lui.

Il en vaut pas la peine. Cette façon de vous traiter...

J' en ai honte pour lui.

C' est pas un homme, c' est un voyou.

Je vais vous raccompagner chez vous.

Je veux rester ici.

Bon, alors pas là.

Venez.

Non!

Allez.

Air jazzy

Je l' aime. Oui!

Cris

Hurlements

Le téléphone sonne.

-Te dérange pas, surtout.

Allô? Oui, c' est moi.

Salut, Mimine.

Merci, l' ami.

Didi?

Tu sais ce qu' on me dit?

Grézillo est de retour.

Eh ben, on va aller le voir.

Vaut mieux s' adresser au bon Dieu qu' àsessaints.

Oh, dis donc!

La sexualité...

Des bêtes.

Il soupire.

Je t' attends, Courtois.

Nuls!

Nullités nullissimes!

Ils se sont pris pour Grézillo.

Petits joueurs, petits voleurs, petits rapaces.

Grézillo leur avait dit: "A 8000, stop! " Pensez-vous...

ll leur fallait le dernier petit sou. Encore un petit sou!

Ils ont joué avec l'argent des clients. Grézillo se marre.

Bérot perd les pédales. Il va nous faire payer,

appeler les marges.

Il apeur de Bérot. Mais il n' est pas dangereux!

Il est honnête!

Les banques!

Grézillo vous avait dit:

"Le pied-noir est en ragé,

"Flanqué est gâteux, doucement les cautions! "

Mais vous avez voulu le dernier petit sou!

Encore un petit sou d'intérêt

sur les cautions!

Et vous sautez!

Quatre banques sautent! Grézillo se marre.

La toussaint, vous sautez

à combien? Cinq ou six milliards.

Cinqou six?

Cinq.

Et il dérange Grézillo pour cinq petits milliards.

"Sauvez-nous, sauvez les banques! "

Comment, imbéciles?

Grézillo vous donne une idée: La fermeture!

Grézillo fera fermer le marché par l' Etat.

Alors, vous me proposez quoi?

Grézillo semouille quand il y a dur épondant.

Donnant, donnant.

Alors?

Alors? Hein? Quoi?

Thème musical du film

M. Grézillo!

Quel temps! Je viens de sauver

un ami qui allait se suicider.

Pas possible! Un petit spéculateur.

Il faut letuer.

Evitez-lui

les souffrances. Il séclatent de rire.

Restez couverts.

M. Grézillo.

Prenez-lui quelques lots, M. Grézillo!

Allez vous faire blanchir en Suisse.

Quand il pleut sur Paris, il fait toujours beau quelquepart.

Prenez-nous deux lots, rien que deux lots.

Rire gras

M. Grézillo!

Je suis fort,

je suis très fort.

Mais là, je ne peux plus rien.

Alors moi, à ta place... Je sais pas.

Il soupire.

Moi, j' appellerais ta femme.

Tu crois?

Eh bien, il faut payer. Tout de suite! 30 milliards!

Alors payez, payez, payez!

Hier, je vous ai donné 800 millions.

Sur 4 milliards! Le reste?

Je peux pas. Ma parole d'honneur, je vous ai tout donné.

Mes clients ne répondent plus. J'ai vidé mes comptes.

L' argent baladeur. Par-dessus les Alpes.

Sur l'honneur que non, M. Bérot.

M. Flanqué, sur l' honneur aussi?

Je trouve votre question offensante.

Eh bien, moi aussi! Alors, vous payez?

3, 4 milliards. Non.

Vous avez été d' un elégèr eté!

L' Arabe aurait dû sauter il y a un mois.

L' Arabe, monsieur, il a payé, lui!

Allons, allons, messieurs, du calme!

C' est la faute des Polonais. La Pologne!

C' est ça, oui. Bon, j' appelle vos banquiers.

M. Latoussaint, pour M. Karbaoui, veuillez couvrir la caisse

de la somme de 3, 29 milliards. Sans problème.

Parfait.

Sur le plan financier, mais juridiquement, objection.

Vous auriez dû appeler les marges bien plus tôt.

Terrible responsabilité.

Grosse grosse négligence.

Vous serez condamné, Bérot.

Vous êtes indéfendable.

Vous avez manqué à votre charge.

Répétez!

Répétez ça!

Cris

-J' en prends et j' en prends et j' en prends!

-Voilà, Didi. Un cimetière. Le Père-La chaise.

Le Père la Bourse.

Le désert.

Au loin, les dunes.

Depuis quinze jours, plus une affaire.

-Je sais, merci.

-Oh, Didi.

Didi, t' aurais dû venir plus tôt.

Tu te figures pas.

C' était, c' était... animé!

-Dans les affaires, y a pas que des voyous...

-Et l' autre fou, à la corbeille... -Ya des juristes.

Je vais étudier les textes. Et si y en a pas, on en fera!

Je vais pas me laisser emmerder, moi.

Je suis fouineur, je suis teigneux, je suis féroce.

Dites-moi! Quoi?

On s' est déjà tout dit, docteur.

Vous êtes un rien crampon, hein! Fous-moi donc la paix.

Vous m' avez fait acheter 32 lots!

Fallait pas. Perdus.

Eh ben, tant pis. -Assainir!

Ah! Assainir, mon cul, tiens!

Trois mois que vous leur lavez les pieds.

Toi, te crève pas les yeux, c' est tout

ce qui te reste... T' as de beaux yeux, tu sais?

Courtois soupire.

Dix, quinze fois, je t'ai dit: "Ya bien des statuts. "

Les organismes comme ça ont des règlements,

des règlements intérieurs.

Et toi tu me disais: "Non, y a pas. "

Eh bien quoi? Crétin!

Qui? Toi!

Moi.

Tout seul, chez M. Bérot, ton monsieur immense.

Pas immense.

Une secrétaire, je lui dis: "Ya des règlements?"

Elle me répond: "Naturellement. "

Elle ouvre une armoire, y en a destas.

Ya qu' à se servir.

Il y a tout, là-dedans, tout. Toutes les finesses.

Si tu m' avais fourni ça il y a trois mois...

... je ne serais pas dans le malheur.

Mais toi, le talent... "Je suis très fort. "

Monsieur 30%.

Tais-toi, il y a du monde.

Oui.

Je ne savais même pas que ça existait.

Quoi? Peut-être que tu ne sais pas lire.

Qu' est-ce que tu dis? Tu sais pas lire.

Qu' est-ce qu' il dit?

Tu sais pas lire!

Mais en fin, fous-moi la paix, avec ça!

Adrien!

J' y vais!

Tu vas te faire ridiculiser, Adrien!

On butine, d' Homécourt?

Ta gueule, Mimine.

Fais pas chier. Adrien!

Le président Grézillo nous a donné la solution.

Fermons le marché.

Vives réactions Messieurs!

Messieurs!

Je suis en mesure de vous dire que M. Le Ministre est d' accord.

Railleries

II signerait n'importe quoi, c'est un imbécile!

Bérot, je vous rappelle à l' ordre.

Moi aussi, je vous appelle encore une fois de 2, 5 milliards.

FERMETURE, FERMETURE!

Tintement de clochette

Moivivant, vous ne fermerez pas!

OH! FERMETURE, FERMETURE!

Article22!

Article22!

Article22!

Article22!

Article22! L' article 22!

Qui êtes-vous?

Un modeste spéculateur. Un angoissé sorti de la foule.

OH!

Rires

Courtois est soûl.

Pouvez-vous fermer le marché?

OUl.

Je vais examiner la question en juriste.

J' ai là votre règlement intérieur, autre ment dit votre loi.

Que dit l' article 22?

Il prévoit... Ouais.

Que vous pouvez proposer, proposer...

la fermeture à M. Le Ministre du Commerce

exclusivement en cas de force majeure.

Et dans sa grandes agesse,

le rédacteur de cet article 22

précise qu' il y a force majeure en trois cas:

La guerre, l' inondation, l' incendie.

Rires

Vas-y, le tout petit, fais-leur-z' yhonte!

Tintement de clochette

Guerre, messieurs?

Des divisions soviétiques...

ou belges, voire même helvétiques font-elles mouvement vers nous?

Rires

Inondations? On m' assure que la Seine

se traverse encore à pied sec.

Incendie?

Paris brûle-t-il? Ils rient de plus belle.

Tintement de clochette

-Notre ami Leroy-Verdet souhaite interrompre l' orateur.

Y consentez-vous?

Mais volontiers, monsieur.

L' exposé de ce monsieur serait assez convaincant

s' il n' avait oublié dans sa citation

l' adverbe. Un adverbe essentiel, "notamment".

"En cas de guerre, d' inondations, d' incendie,

"notamment."

Tu m' avais pas dit ça, mon Didi.

T'es- t'y voyou!

-"Notamment", c' est-à-dire: À titre de simples exemples.

Nous sommes parfaitement fondés à demander la fermeture.

Applaudissements

C' est ça, je dirai à ma femme que c' est la force ma jeure.

Vous avez étouffé notre fric et vous voulez vous tirer!

OH!

Lâchez-le!

Clochette

Ne me touchez pas, laissez-nous sortir dignement!

Laissez-nous! Lâchez-nous! Lâchez-moi!

Lâchez-nous!

On veut sortir dignement! Viens, mon Didi.

-"Notamment", oui.

-Ça suffit! -Article 22.

-N' insiste pas! -Insiste pas!

Bravo, bravo pour le solo, Adriano.

Messieurs... Salut, Mimine.

Un Martini "for me", un Pernod pour mon poteau.

Il ricane.

Un "Per-notamment". Il éclate de rire.

Compte pas sur moi pour t'accompagner trop bas.

Dis donc, ton numéro, ôte-moi d' un doute,

c'était pas sérieux, c'était pour se marrer?

Pourquoi? Ben, parce que...

Parce que la fermeture...

c' est l'ouverture.

Rire nerveux

T'as plus à payer, con, t'as plus à payer

Y a plus de marché, y a plus demarges!

Hein? Tu ne dois plus rien, Adrien.

Personne ne doit plus rien.

Nom de Dieu.

Pourvu qu' ils ferment.

Thème musical du film

Plus haut.

Plus haut.

Plus haut, plus haut.

Plus haut, plus haut, plus haut.

Messieurs.

Soupir Alors...

On ferme?

Voilà.

Vous devez être bien tristes.

Accablés, M. Le Ministre.

Heureusement, l' Etat est derrière vous.

Huissier, faites entrer.

Une porte s' ouvre.

M. De Vandelmont est un haut fonctionnaire très capable.

Je l' ai nommé pour vous aider de ses conseils.

Vandelmont. Flanqué.

Vandelmont. Grézillo.

Bérot.

-Messieurs, si ça ne vous fait rien,

je vais aller me recoucher.

Faites comme chez vous.

M. Le commissaire du gouvernement,

quelle est votre approche du problème?

Si je comprends bien la pensée de votre ministre,

il s' agit de sauver les professionnels.

Dans cette affaire, il y a deux sortes de spéculateurs.

D'un côté, les gros,

qui sont, parlons franc, les professionnels,

. Vous, messieurs;

de l' autre, les petits,

pour lesquels j' ai choisi ce qu' il y a de mieux

sur la place de Paris.

Maître Pergamon.

Ne vous fiez pas aux apparences, c' est un dur.

Vous n' avez passu faire payer les gros.

Eh bien, Me Pergamon...

fera payer les petits.

-Quelle belle peau.

-On le dit.

Robuste, pour vous servir.

Oh.

En satin, pour vous plaire.

Heureusement qu' Adrien n' est pas jaloux.

Rire gèné

Je peux lui faire des cachotteries, il ne voit rien.

La pharmacie, les agrandissements...

Vous savez combien? Il ne me l' a jamais demandé.

Cinquante millions.

-Hou, hou!

Hou, hou! -Hou, hou!

Et...

Et avec le toutim?

Cent quarante. Eh, ben...

Plongeon

Elle est bonne, hein!

Vous pourriez retirer vos mains?

Et ce n' est pas tout.

Ne le lui répétez pas.

Je suis en pour parlers pour créer un laboratoire.

Un petit. Ah?

Cher?

Dans le scent. Ah...

Avec ce qu' il a gagné dans le sucre...

-Hou, hou!

Ah, quelle affaire, ce sucre.

Rire gèné de d' Homécourt

Vous faites bien équipe, tous les deux.

A quoi vont-ils s' attaquer, maintenant, mes pirates?

Tiens, on dirait que ça se couvre.

Ton nerre

M. Courtois, s' il vous plaît.

Oh, c' t' ami!

-Vous me connaissez?

Faisons comme. Marchons.

Il fait si doux, ce soir.

Vous êtes M. Courtois?

Je suis!

C' est à quel sujet?

Je me présente:

Gérard Gros grain, huissier de justice,

agissant pour Me Pergamon,

demeurant 106, avenue de Messine,

Paris 8e;

lui-même agissant au nom de l' Etat.

"Pergamon"? "Au nom de l' Etat"?

Qu' est-ce que c' est que ces craques?

Ça envoie l' huissier, en plus! Pergamon? Connais pas.

Présentez-vous, faites-vous connaître!

Quiêtes-vous?

Avocat marron? Apprentir acketteur?

Je vous confirme que votre dette

à l' égard de la Caisse de commerce, donc de l' Etat...

Votre tête parle pas pour vous.

S' élève à 1759932 francs.

176 millions anciens.

Le roi de la fanfre luche!

Vous vendez sur les marchés ou vous bossez chez M. Claude?

Etes-vous prêt à régulariser votre situation à l'amiable?

Nous sommes autorisés à vous accorder des délais de règlement,

lesquels ne pourront excéder 30 jours.

Vous calculez ça comment?

Au pif, à la parisienne! Discute pas, Didi,

"sit down, sit down"! Tu dois rien.

Il est fermé, le marché!

Fort accent français Closed, the market!

Open, the market.

Rouvert, M. Courtois.

Par M. Le Ministre du Commerce,

sur proposition de M. De Vandelmont.

Vous ne les aviez pas?

Ricanement condescendant

ll ne paiera pas.

Il ne paiera pas.

176 millions.

Anciens.

Tu vas quand même pas payer?

Si! Tu a sentendu? Ils te disent: "Paye", tu payes?

Didi, t' as trop de morale.

Hein? Ça ne se fait plus du tout. Allez, viens.

Vis avec ton temps, Armand!

Faut pas payer!

Ah, les vaches.

Tu m' as bien eu. La vie en rose...

Si j' avais su... On était à la campagne.

Je te paye pour savoir. Mesure tes mots, petit.

Mais en fin, tu a sentendu?

C' est foutu, ils vont me saisir.

T' as qu' à vendre. Ta piscine sabot.

Ta pataugeoire.

Ton poulailler m' as-tu-vu. Tu trouver as client, y a descons.

La pharmacie. Non.

Pourquoi? Ta névrosée? Ta potarde?

Hilda-les-mains-partout? T' es pas marié avec?

Si.

Justement.

C' est ici que nous nous quittons.

C' est ce que j' allais te dire.

Il sifflote.

Adrien!

Adrien, viens, j' ai une idée. Adrien!

Je suis viré!

Congédié! Le malpropre, c'est le président Bérot!

Si vous avez quelquechose . Pour moi

dans vos petites combines, faites-moi signe, je suis libre.

Une banque a payé. Une seule.

Mais une banque française qui se respecte, ça vaut le détour.

Les autres, rien!

Quitus, Karbaoui! Quitus, Flanqué!

Quitus Latoussaint! Quitus tous!

Ils ne doivent rien et ne paieront rien!

L' honneur, au chaud, les fonds, en Suisse!

D' ailleurs, j' y vais.

Mais M. Grézillo qui gagne 33 milliards... 33...

sera payé recta. Il sera payé par l'Etat.

La France paiera.

Et vous, vous paierez deux fois.

D' une, comme spéculateur: L' illustre Pergamon

va vous... Et c' est bien fait.

De deux, comme contribuable.

Comme tous les contribuables. Vous, vous...

Et vous, et vous! Et vous!

Le libéralisme extravagant, . Ça se paie.

Vive l' impôt, monsieur!

...

Hilda...

Raoul.

La pochette. T' as vu la pochette?

Ça dit quelquechose, ça. Et les cheveux.

Oh, la "gominette". La raie, t' as vularaie?

On s' en fout. Et regarde le blair!

Très symptomatique.

Extrêmement sexuel. Extrêmement.

Le pervers profond. Sa vieille bouche qui se tortille.

-T' es pas bien? -Je le pilerais.

Allez, hue, hue!

Vas-y, Pergamon. C' est bon. Aurut, ma brute.

Biroute, toute.

Te sobsessions, tes passions, montre-nous tout.

Mais vas-y, oh!

Tu veux que je te fouette, dis?

Et merde! Toutes les fantaisies.

Il choisit, il choisit.

Merde, mais t'es-t'y chipoteur!

Elle était pas mal, celle-là.

Oui, celle-là, celle-là.

Hé, Pergamon! Pergamon!

Ça va pas? Qu' est-ce qui vous prend?

Fouilleur de merde!

Vicelard! Vicelard, tu vas voir.

Fouiller dans la vie privée des gens!

Salaud, tu m' as cassé mon boulot!

Il renifle.

Nom de Dieu.

Nom de Dieu!

Oh, nom de Dieu.

Ben ma puce!

T' es con!

Mais nom de Dieu!

Que t' es con!

T' es con. Adrien, t' es pas mort? Adrien!

Merde.

Adrien.

Mapuce. T' es pas mort?

Attends.

Courtois gémit.

Oh, ma puce. Oh!

Respire, respire.

Respire, mon Didi.

Courtois tousse.

Parle-moi. Dis-moi commentonfait.

Dis-moi comment on fait.

Aide-moi!

Dis-moi quelquechose.

Qu' est-ce que tu dis?

Inaudible

C' est pas vrai.

T'en fais pas, mon chéri,

maman est là.

Allô, les pompiers?

Vite! Il...

Dans le gaz. La tête dans le gaz.

-Pépé!

Pépé!

Pépé!

Ils l'ont mis où, mon pépé? Pépé?

Oh!

C' est pas trop tôt.

Hé, dis donc, je n'ai pas que toi à m'occuper, moi.

Bisou sonore

T' es mignon, toi.

T'es- t'y d'attaque? Bof...

Couci-couça. Ils disent qu'il y a du dégât.

Si tu les écoutes, hein...

Je t' aurais bien apporté duremontant, mais ils veulent pas.

Ça va comme ça.

Je t' ai apporté ça.

"Look, look."

Oh, c' est mignon. C' est mignon.

C' est pourquoi faire?

Pourquoi faire?

C' est comme ça.

J' ai le même. Tu vois?

Faut jamais désespérer.

...

* -Alors cet officier, ce héros de tant de combats,

aveuglé par les brumes de la défaite,

exige de la comtesse

qu'elle se déshabille malgré le froid qui sévit.

Dans les lueurs du couchant et le fracas de la bataille,

la comtesse russe allonge son corps

superbe et nu dans la neige immaculée,

aux pieds de celui qui, ainsi, croyait l' humilier.

Gémissements

Ça va bien, M. Pergamon?

Mais en fin, je ne suis pas...

Maissi, maissi, maissi.

Reste avec nous, on va causer.

Une petite promenade avec nous,

Kamarade? Non.

Non? Non.

-Chut, viens! Viens...

Viens, on va partouzer.

C' est un avocat très vicieux! Il s' appelle Pergamon.

Foutez-moi la paix! Oh!

Si on parlait de ta femme?

Je l'ai vue. Julie-la-raide. Il rit.

J' aide belles photos de toi, au Bois.

Glouton.

Elle serait contente, Julie.

Je te cause!

Taisez-vous, merde! -Chut!

-C' est pénible!

* - Viens, on vas' occuper de toi.

Tu es mariée de puis longtemps? -Deux ans.

-Il t' aime?

-A sa façon, oui.

-Et toi?

-Je croyais, mais je merends compte qu' il y a

une autre façon d' aimer.

Gémissements

Ouille! Chut.

Soupirs

Ouh! Chut.

Ouille!

Chut.

Tiens. Ouille!

Pergamon continue de gémir. Cris de plaisir dans le film

Signe ça.

-C' est quoi? -Le papier

. Comme quoi tu dois plus rien.

Où avez-vous pris ça?

Dans ton bureau, Toto.

T' as un stylo?

Ton stylo, Adrien.

Allez, signe. Signe.

Dis donc, c' est pas ta signature, ça. Hein?

Attention, Pergamon, attention.

Allez.

Applique-toi.

Sinon, c' est la baffe.

Et moi, là-de dans? Quoi, toi?

J' ai 4% surtout ." Ce que je recupere.

Ah, mais oui! T' as raison, c' est trop juste.

Tiens, prends ça.

Ça fera 5%.

Voilà, mon Didi.

Mœurs de voyous.

C' est qui, les voyous? C' est qui?

Les clients éclatent de rire.

Cris de joie

Mon voyou, tu crois pas qu'on s'est mérité des vacances?

Hein, hein? Ouh là...

Tranquillement? Il chantonne.

Ils chantonnent ensemble.

Grincement métallique

Quel malheur, quel malheur.

...

Oh, les pauvres. Qui?

Le cousin Lhomond. Oh...

Ce que c' est que de nous.

Quand la fatalité

s' abat sur une famille...

Vous les connaissiez?

C' est même là qu' on s' est rencontrés. Tenez.

Ils meurents ans enfants, sans famille à part nous.

Oh, mais quels braves gens.

Et à l' aise...

Ça, je peux en parler. Je connais bien.

Fortune énorme. Enorme.

Enorme.

Ah, quelle chaleur!

Thème musical du film

Nous avons unété...

Rires

Enorme.

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