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Original subtitles

MERCI !

Quelques idées, le jour de la St Valentin 2004.

C'est une fête inventée par les boîtes de cartes de vœux

pour déprimer les gens.

J'ai séché le boulot, aujourd’hui.

J'ai pris un train pour Montauk.

Je ne sais pas pourquoi.

Je ne suis pas du genre impulsif.

Je n'avais pas le moral en me réveillant, ce matin.

Je dois faire réparer ma voiture.

Cindy ? C'est Joel.

Joel ! Je ne me sens pas très bien, aujourd'hui.

Une intoxication alimentaire.

On se gèle sur cette plage.

Montauk en février. Bravo, Joel.

Des pages arrachées. Je ne me souviens pas avoir fait ça.

Apparemment, c'est la première fois que j'écris en deux ans.

On fait tout un plat du sable.

Ce ne sont que de minuscules cailloux.

J'aimerais rencontrer quelqu'un !

Mes chances sont quelque peu limitées

vu que je ne peux pas regarder dans les yeux une femme que je ne connais pas.

Je devrais peut-être me remettre avec Naomi.

Elle était sympa. C'est bien d'être sympa.

Elle m'aimait.

Pourquoi je tombe amoureux de la moindre femme

qui me regarde à peine ?

Salut.

- Pardon ? - J'ai dit, salut.

Salut. Bonjour. Salut.

Je peux m'asseoir plus près ?

- Vous allez où ? - À Rockville Center.

Vous rigolez ? Moi aussi !

- C'est vrai ? - Quelle coïncidence !

On se connaît ?

- Vous allez chez Barnes & Noble ? - Oui.

C'est ça ! Je vous ai vu !

Je trime là-bas depuis... cinq ans maintenant.

- Ça fait cinq ans ? - Je me souviendrais de vous.

Ça doit être les cheveux.

- Quoi donc ? - Ils changent beaucoup. De couleur.

Donc vous ne me reconnaissez pas.

- Ça s'appelle Bleu Ruine. La couleur. - Je vois.

- C'est un nom qui a du punch, hein ? - J'aime bien.

Toutes les couleurs de la gamme ont des noms qui ont du punch.

Rouge Menace. Jaune Fièvre. Vert Révolution.

Ça pourrait être un job de trouver ces noms.

Vous croyez que ça pourrait exister, un job pareil ?

Combien de couleurs y a-t-il ? Cinquante, peut-être ?

Quelqu'un l'a déjà, ce job.

Agent Orange. C'est moi qui ai trouvé celui-là.

J'exprime ma personnalité dans une pâte.

J'en doute.

Vous ne me connaissez pas, donc vous ne savez pas, si ?

Pardon, je voulais juste être sympa.

Oui. Je vois.

- Je m'appelle Clementine, au fait. - Je suis Joel.

- Salut, Joel. - Salut.

Pas de plaisanteries.

Oh, non, vous n'en feriez pas, vous voulez être sympa.

Je ne connais pas de plaisanteries sur votre nom.

Huckleberry Hound.

Je ne sais pas ce que ça veut dire.

Huckleberry Hound ? Vous êtes fou ?

On me l'a déjà dit.

Oh, ma chérie, oh, ma chérie Oh, ma chérie, Clementine

Tu étais perdue à jamais

J'en suis désolée, Clementine

- Non ? - Pardon.

Mais c'est un joli nom. C'est ravissant.

Ça veut dire "miséricorde", non ? Clémence ?

C'est peu approprié. Je suis une garce rancunière, pour tout vous dire.

- Je n'aurais pas dit ça de vous. - Pourquoi pas ?

Je ne sais pas. Je...

Je ne sais pas. Je...

- Vous avez l'air sympa donc... - Ah, je suis sympa, maintenant ?

Vous ne connaissez pas d'autres adjectifs ? "Sympa" ne me va pas.

Je ne veux pas l'être et je ne veux pas que les autres le soient avec moi.

Joel, c'est ça ?

Oui.

Je suis désolée d'avoir crié.

Je ne suis pas dans mon assiette.

J'ai honte de l'admettre mais j'aime bien que vous soyez sympa.

Maintenant, je veux dire.

Je ne sais pas ce que je vais aimer d'un moment à l'autre

mais là, je suis contente que vous le soyez.

Je devrais peut-être...

- J'écris... - Oh, pardon !

- Non... - Ce n'est rien.

Vous savez, c'est...

Portez-vous bien.

Bon sang !

Je peux vous ramener si vous voulez.

- Il fait froid. - Oui. D'accord.

OK. Il gèle.

- Vous n'êtes pas un obsédé ? - Non.

- C'est vous qui m'avez parlé. - C'est dans le manuel de l'obsédé.

C'est vrai ? Il y a un manuel ?

Je devrais le lire.

Je suis désolée si je vous ai paru cinglée.

- Je ne le suis pas vraiment. - Ce n'est rien.

Ce n'est pas ce que je pensais de vous.

Vous voulez monter boire un verre ?

J'ai de quoi et je pourrais...

Ça ne fait rien. Pardon, c'est stupide. Je suis gênée.

- Bonsoir, Joel. - Non...

Deux Bleus Ruine.

- Merci. - Buvez, jeune homme.

Toute la séduction sera moins repoussante.

Je plaisante ! Allons !

Vous ne parlez pas beaucoup, hein ?

Pardon.

C'est juste que... Ma vie n'est pas très intéressante.

Je vais au travail, je rentre chez moi.

Je ne sais pas quoi dire.

Vous devriez lire mon journal. Les pages sont blanches.

C'est vrai ? Ça vous rend triste ? Vous angoisse ?

J'angoisse toujours en pensant que je ne vis pas la vie à fond,

que je ne profite pas de tout,

que je ne dois pas gâcher une seconde de ma vie.

- J'y pense. - Ah oui ?

Vous êtes vraiment sympa.

Il faut que j'arrête de le dire.

Je vais me marier avec vous. Je le sais.

D'accord.

Vous devriez venir au Charles, un jour.

- Il gèle à cette époque de l'année. - C'est angoissant.

Exactement. Je préparerai un pique-nique.

Un pique-nique de nuit. C'est diffèrent.

- Et on pourrait... - Ce serait bien.

Mais je devrais y aller.

- Vous devriez rester. - Non, vraiment...

- Je dois me lever tôt. - Je voudrais que vous m'appeliez.

Vous le feriez ? Ça me ferait plaisir.

Oui.

Souhaitez-moi une heureuse St Valentin au téléphone.

Ce serait sympa.

- Vous avez mis longtemps ! - Je viens d'arriver.

Je vous manque ?

Curieusement, oui.

Vous avez dit "oui". Ça veut dire qu'on est mariés.

J'imagine que oui.

Demain soir ? Lune de miel sur glace ?

Elle est solide à cette époque de l'année.

- Je ne sais pas. - Viens.

Allez.

C'est si beau.

N'est-ce pas ?

Ne va pas trop loin !

- Ça va ? - Aïe.

Oh, mes fesses !

- Je crois que je devrais rentrer. - Viens !

- Et si ça casse ? - Et si ? Ça t'inquiète tant que ça ?

Viens ici. S'il te plaît.

Ça glisse.

- C'est chouette. - Je vais te montrer quelque chose.

Allez.

Je crois que j'ai entendu un crac.

Elle ne va pas se fendre. Ni se casser. Elle est si épaisse.

Montre-moi les constellations que tu connais.

Je n'en connais aucune.

- Montre-les-moi. - D'accord.

- Il y a Osidius, là. - Où ça ?

Là. Tu la vois ? La descente en piqué et la croix.

Osidius l'emphatique.

- Tu me fais marcher ? - Non.

Osidius. Là. La descente en piqué et la croix.

La ferme !

Cocorico.

Désolé de te réveiller. On est arrivés.

Je peux venir chez toi ?

Pour dormir ? Je suis fatiguée.

D'accord. Oui. Entendu.

Je vais chercher ma brosse à dents.

- Je peux vous aider ? - Comment ça ?

Je peux vous aider ?

Non.

- Que faites-vous ici ? - J'ignore ce dont vous parlez.

Merci.

- Je cherche le 159. - C'est quel numéro, là ?

Je ne sais pas.

Bon sang. Ils pourraient éclairer les numéros, ou mettre un numéro...

- C'est lui ? - Je crois, oui.

- C'est lui. - Attends.

C'est lui.

- Salut, Joel. - Frank.

Et merde.

Les seules cartes que je reçois pour la St Valentin sont celles de ma mère.

C'est pitoyable, hein ?

Tu as de la chance d'avoir Clementine. Elle est cool.

Tu as prévu quelque chose avec elle ?

- Non. - C'est demain.

Tu ferais mieux de réserver. Tu ne veux pas finir au Mac Donald ?

Un Mc Romantique ! Des frites avec le milk-shake ?

- Je dois dormir. - Il est 20 h 30.

Patrick, arrête.

Que le spectacle commence.

Fais doucement.

Enlève-le.

Salut, Joel. Ça va ?

Salut, Franck.

Je ne reçois que des cartes de ma mère pour la St Valentin.

C'est pitoyable, hein ?

Tu as de la chance d'avoir Clementine, Joel.

Tu as prévu quelque chose avec elle ?

- Non. - C'est demain.

Tu ferais mieux de réserver. Tu ne veux pas finir au Mac Donald ?

- Non. - Si.

La St Valentin est dans trois jours. Je voulais que ce soit résolu.

J'étais prêt à le résoudre. Donc je l'ai appelée.

Et elle a changé de numéro.

Je suis allé aux halles d'antiquités lui acheter un truc.

J'allais aller la voir au boulot lui souhaiter une heureuse St Valentin.

Et... Vous n'allez pas me croire.

Elle était là... avec un type.

Un type très jeune.

Elle m'a regardé comme si elle ne connaissait pas.

Oui ?

Je peux vous aider, monsieur ?

- Salut, Clemato. - Patrick ! Mon bébé.

- Que fais-tu là ? - Je suis venu te faire la surprise.

N'hésitez pas à me demander quoi que ce soit.

- Ça va ? - Oui. Je m'ennuie et je suis fatiguée.

- J'ai envie de toi. - Ah, super.

Pourquoi m'a-t-elle fait ça ?

Hé, vous voulez un joint ?

Mon Dieu, Rob, arrête.

Elle me punit pour avoir été honnête.

- C'est horrible. - Je devrais aller chez elle.

N'y va pas, mon pote. File.

- C'est trop... - D'accord.

- Faut pas que j'aie l'air désespéré. - C'est peut-être un signe.

Fais un break. Non ?

Écoute, Joel. Franchement.

- Rob... - Voilà ce qui se passe.

Ne fais pas ça. Qu'est-ce que tu fais ?

Qu'est-ce que tu proposes, Carrie ? Quelle est ta solution ?

- Il n'est pas question de nous. - Non. Il est question de Joel.

Qui est un adulte, d'accord ? Pas le fils à sa maman Carrie.

- Qu'est-ce que tu... ? - Fais ta lessive.

Super. C'est génial.

J. Barish est effacé de la mémoire de Clementine Kruczynski.

Ne mentionnez plus jamais leur relation.

- Qu'est-ce que c'est ? - C'est un endroit qui fait ce truc.

Lacuna, bonjour.

Non, je suis désolée. L'offre a expiré en début d'année.

Oui, bien sûr. Je peux vous caser.. Le cinq ?

C'est un mercredi.

D'accord. Comment ça s'écrit ?

Entendu. Et votre numéro de téléphone professionnel ?

Très bien. Bonne journée. À bientôt.

- Je peux vous aider ? - Je suis Joel Barish.

- Pardon ? - Je suis Joel. Barish.

- J'ai rendez-vous avec le Dr... - ...Mierzwiak.

- Remplissez ça. - Je veux juste lui parler.

- Vous devez quand même remplir ça. - Vraiment ?

Merci.

- Je n'ai pas de stylo. - Il y en a un avec.

Lacuna, bonjour.

Cette offre n'est plus valable depuis le début de l'année.

M. Barish ?

- Comment allez-vous ? - Pas très bien.

La vache, Stan !

- Pardon. Je voulais juste... - Je travaille !

Pardon.

- Tenez, docteur. - Merci.

Vous n'auriez pas dû voir ça. Je m'excuse.

- C'est un canular, n'est-ce pas ? - Je vous assure que non.

Non.

C'est impossible.

Écoutez, nos fichiers sont confidentiels, M. Barish,

donc je ne peux pas vous montrer de preuve.

Je dirai juste que Mlle Kruczynski n'était pas heureuse,

et qu'elle voulait tourner la page.

Nous offrons cette possibilité.

"Mlle Kruczynski n'était pas heureuse et voulait tourner la page."

"Nous offrons cette possibilité."

Qu'est-ce que ça veut dire ? Je suis le type le plus sympa qu'elle ait connu.

Merde !

Rob, arrête !

- Ce n'est rien. - Carrie, je fais une cage à oiseau.

Que te dire, Joel ? Clementine est comme ça.

Elle est impulsive. Elle a décidé de t'effacer sur un coup de tête.

Sur un coup de tête ?

Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

Attendez ! Je suis désolée, docteur.

- Il est entré directement. - Je veux le faire.

J'ai dit qu'avant la St Valentin, on était pleins.

- Ça va aller, Mary. - Il y a des patients qui attendent.

M. Barish, si vous voulez bien entrer.

Mary, occupez-vous de Mme Woo. Au revoir, Mme Woo.

M. Barish, la première chose que vous devez faire,

c'est rentrer chez vous et rassembler tous les objets

qui ont un lien avec Clementine.

N'importe quoi.

Ils serviront à créer une cartographie de Clementine dans votre cerveau.

Il nous faut des photos,

des vêtements, des livres qu'elle vous aurait achetés,

des CD que vous auriez achetés ensemble.

Des notes dans votre journal.

On veut débarrasser votre appartement, débarrasser votre vie

de Clementine.

Après la cartographie, des techniciens procèderont à l'effacement de chez vous.

À votre réveil le lendemain matin,

vous serez dans votre lit, comme s'il ne s'était rien passé.

Une nouvelle vie devant vous.

Réveille-toi, mon pote !

Non, vous ne pouvez pas subir l'effacement 3 fois dans le même mois.

On ne procède pas comme ça. Comment allez-vous, M. Barish ?

Oui, je suis là.

Je sais que c'est une urgence. Je peux vous caser le premier mars.

Vous pourriez parler au docteur et...

D'accord. Prenons rendez-vous. Quand voulez-vous venir ?

- M. Barish. - Il est occupé cet après-midi.

Demain, ce serait mieux. Vers 12 h 15, ça vous va ?

Le mois de février est chargé à cause de la St Valentin.

Voici Stan Fink, un de nos techniciens qualifié et expérimenté.

- Il s'occupera de vous ce soir. - Enchanté, M. Barish.

Je m'appelle Joel Barish, je suis venu effacer Clementine Kruczynski.

Très bien. Parlez-moi de Clementine.

Je vivais avec une femme,

Naomi, il y a deux ans,

et mes amis Rob et Carrie nous ont invités à une fête sur la plage.

Je n'aime pas les fêtes. Naomi a eu un empêchement mais j'y suis allé.

Et j'ai rencontré Clementine.

Pardon.

On va procéder des souvenirs les plus récents aux plus anciens.

Chaque souvenir a un noyau émotionnel

et en effaçant ce noyau, on entame le procédé de dégradation.

À votre réveil demain matin,

tous les souvenirs que nous aurons ciblés auront disparu,

comme un rêve au réveil.

Y a-t-il des risques de lésions cérébrales ?

Techniquement parlant, nous causons une lésion au cerveau.

C'est comparable à une soirée trop arrosée. Rien de grave.

Vous êtes à l'aise ?

Ce qu'on fait, M. Barish,

c'est qu'on crée une cartographie de votre cerveau.

Mettons-nous y.

Si on veut faire ça ce soir, il y a du travail à faire.

Je veux que vous réagissiez à ces objets, M. Barish.

- L'anecdote est drôle. - En fait...

L'affichage sera meilleur

si vous vous abstenez de décrire l'objet verbalement.

- Concentrez-vous sur les souvenirs. - Pardon.

L'activité est saine. L'affichage aussi. Très bien.

Voilà un autre objet... Prochain objet.

Une tête de patate.

Prochain objet.

Concentrez-vous sur les souvenirs.

Patrick, tu peux me rendre service ?

Patrick, rends-moi service, tu veux ?

Tu peux vérifier le régulateur de tension ? Ça donne quoi ?

- Ça a l'air d'aller. - C'est vrai ?

Je n'arrive pas à effacer complètement.

Vérifie les branchements, s'il te plaît.

Ah, vous êtes là.

Qu'est-ce que je... ? Je ne comprends pas.

Pourquoi est-ce que je suis là et... ? Mon Dieu, déjà vu.

- Déjà vu. C'est... - Bien. Mettons-nous-y.

- Si on veut faire ça ce soir... - ...il y a du travail à faire.

- Je suis dans ma tête ? - Je crois, oui.

Oui, il me semble. Ça ressemblerait à ça.

Très bien.

On se débarrassera des objets quand on aura fini.

Pour ne pas que vous soyez troublé par leur présence inexplicable chez vous.

Voilà.

Patrick ?

Patrick ?

J'ai l'affichage de ma voix.

Pourquoi y a-t-il autant de fils ?

- Ça va mieux ? - Tu es sûr de l'avoir bien installé ?

- Comment allez-vous, M. Barish ? - Et voilà, M. Barish.

- Je ne sais pas si j'approuve. - Je vais essayer ça.

Et votre journal. C'est précieux.

"J'ai rencontré quelqu'un. Je ne sais pas quoi faire."

"Clementine, elle est formidable."

- Nom de Dieu ! Fais attention ! - Quoi ?

Recule. Vas-y doucement.

- Tout va bien. - Faudrait pas lui détruire le cerveau.

- OK. Un de moins. - C'est un dépotoir, cet endroit.

C'est un appartement, Patrick.

Pas un dépotoir mais c'est ordinaire. Pas très original.

Et ça sent le renfermé.

Patrick, on peut se mettre au travail ?

La nuit sera longue. Allez.

C'est la dernière fois que je t'ai vue.

Il est trois heures.

J'ai... plus ou moins... détraqué ta bagnole.

Tu conduis soûle ? C'est pathétique.

J'étais un peu éméchée. Ne me dis pas que je suis pathétique.

C'est pathétique. C'est irresponsable, putain.

Tu aurais pu tuer quelqu'un. C'est très possible.

- On regarde les nouvelles pour voir ? - Bon sang, je n'ai tué personne.

Elle est juste cabossée, putain. Tu es quoi, une vieille dame ?

Et toi, qu'est-ce que tu es ?

- Une ivrogne ? - "Une ivrogne" ! Mon Dieu !

Tu viens des années 50 ? "Une ivrogne" ?

Reconnais-le, Joel. Tu as flippé parce que je suis sortie tard sans toi.

Et dans ton cerveau de moineau,

tu te demandes : "Elle a baisé avec quelqu'un ce soir ?"

Non, Clem, je présume que tu as baisé avec quelqu'un ce soir.

Ce n'est pas comme ça que tu te fais apprécier ?

Je suis désolé, d'accord ?

Clem, je ne le pensais pas, d'accord ?

- Tes clés. Je n'en ai plus besoin. - J'étais juste...

...en colère ou agacé. Je ne sais pas.

Touché coulé. Mary vient, ce soir.

- Ah oui ? - Je voulais juste que tu le saches.

J'aime bien Mary. Je ne sais pas si c'est réciproque.

Si, elle t'aime bien.

Alors je devrais peut-être inviter ma copine.

- J'ai une copine. - Tu fais ce que tu veux.

Je t'ai dit que j'avais une... ? Oui.

- Je t'ai dit que j'avais une copine ? - Concentrons-nous, Patrick.

La situation est un peu bizarre.

- Avec ma copine. - J'en suis sûr.

Ce n'est pas po... !

- Clem, laisse-moi te raccompagner. - Dégage, espèce de pédé !

Regarde autour de toi ! Tout s'écroule.

Je t'efface et je suis content.

Tu me l'as fait en premier. Je n'arrive pas à y croire.

Nom de Dieu ! Clem !

Tu m'entends ? Demain matin, tu auras disparu !

Une fin parfaite pour cette histoire merdique !

J'attire un fille, il y a un problème ?

Non, mais c'est drôle.

Qui est mieux physiquement ? Lui ou moi ?

Patrick, on travaille.

Tu te souviens de la fille de la semaine dernière ? Avec les patates ?

Cette fille ? C'est la copine de ce type.

C'était. On a arrangé ça.

Je suis tombé amoureux d'elle cette nuit-là.

- Quoi ? L'enfoiré ! - Quoi ?

Elle était inconsciente, mec.

Elle était belle et...

J'ai volé une de ses culottes.

- La vache ! - Ce n'est pas... Elle était propre.

Ne me dis pas ça. Je ne veux pas savoir ces conneries.

- Elle était propre. - Arrête !

- On doit bosser. - Bon, d'accord.

Tiens mes papiers.

Ce n'est pas tout.

Après ce soir-là, je suis allé la voir au boulot et je l'ai invitée à sortir.

- Quoi ? - Bon sang !

Nom de Dieu, Patrick.

Tu sais que c'est contraire à l'éthique ?

Ce n'est pas si grave. Enfin, quoi ?

Ne me regarde pas comme ça. Qu'est-ce qu'il y a ?

Patrick, tu lui as volé sa culotte !

Il y a quelqu'un.

Il a volé ta culotte.

Je ne vois personne.

Joel ? Où sont mes bottes ?

Pourquoi tu me montres des poisons ? Tu comprends le français ?

Des potions, j'ai dit. Potions.

Des philtres d'amour, s'Il te plaît.

Je pète les plombs.

J'aurais dû te laisser au marché aux puces.

Tu veux y aller ?

Je veux un bébé.

- On en parlera plus tard. - Non. Je veux un bébé.

Je ne crois pas qu'on soit prêts.

Tu n'es pas prêt.

Clem, tu crois vraiment pouvoir t'occuper d'un bébé ?

Quoi ?

- Je ne veux pas en parler ici. - Je ne t'entends pas.

Je ne te comprends jamais. Putain de ventriloque.

On va en parler !

Tu ne peux pas dire ça et dire que tu ne veux pas en parler.

Je ferais une très bonne mère, putain.

J'adore les enfants. Je suis créative, intelligente, je ferais une super mère.

C'est toi, Joel. C'est toi qui ne veux pas t'engager.

Tu as de la chance que je m'intéresse à toi.

Je ne sais même pas pourquoi. Je devrais rompre maintenant.

Te laisser au marché aux puces avec la camelote.

Tu pourrais te trouver un rocking-chair dans lequel tu crèveras.

- Salut, Patrick. - Ça va ?

Il gèle, dehors.

- Tu as bien trouvé ? - Oui.

Pas mal.

Le pauvre.

- Vous n'avez pas de l'alcool fort ? - On n'a pas encore regardé.

- Patrick ? - Je vais faire les honneurs.

Mary me déteste. Je n'ai jamais eu de chance avec les filles.

Si tu arrêtais de voler leurs culottes...

- Je n'ai pas tout dit. - J'en ai assez entendu.

- Tu n'en voulais pas, si, Patrick ? - Non, ça va aller.

Attends.

"Heureux soient les négligents car ils surpassent même leurs bévues."

C'est Nietzsche. Par-delà bien et mal.

Je l'ai trouvé dans mon Bartlett's.

- C'est quoi, ton Bartlett's ? - C'est un livre, Patrick.

Un livre de citations.

Howard sera dans le Bartlett's, un jour.

- C'est clair. - Howard, c'est du pur Bartlett's.

- Il peut se réveiller ? - Non.

Tu ne me dis rien, Joel.

Je suis ouverte.

Je te dis tout. Tous les trucs gênants.

Tu ne me fais pas confiance.

Parler tout le temps n'est pas communiquer.

Ce n'est pas ce que je fais.

Je veux te connaître.

Je ne parle pas tout le temps. Bon sang !

On doit partager, Joel.

C'est ça, l'intimité.

- Ça m'énerve que tu aies dit ça. - Pardon.

Ma vie n'est pas très intéressante.

Je veux lire le journal dans lequel tu griffonnes.

Qu'est-ce que tu écris si tu n'as pas de pensées, de passion, d'amour ?

19 novembre 2003.

Dîner chez Kang's, pour changer.

On est comme ces couples tristes qui font de la peine au restaurant ?

On est des morts vivants ?

Je ne supporte pas que les gens pensent ça de nous.

C'est joli.

- Le poulet est bon ? - Oui.

- Un peu plus ? - Non, merci.

Elle va être soûle et débile, maintenant.

Tu pourrais enlever les poils du savon quand tu as fini de te doucher ?

- C'est vraiment... - Dégoûtant.

Dégoûtant.

- C'est... - Repoussant.

C'est repoussant.

Patrick, on peut travailler ?

- Patrick. - Salut, Mandarine.

Oh, Patrick, c'est toi.

- Je n'ai pas le moral. - Pourquoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Je ne sais pas. - Je peux vous aider, monsieur ?

Qu'est-ce qui te préoccupe ? Tout va bien.

Tu as peur de quoi ?

- Tu m'aimes ? - Bien sûr que oui.

Où sont les livres d'aide personnelle ?

- Tu me trouves moche ? - Non ! Tu es belle !

- Je devrais peut-être venir. - Non, non.

Je ne sais pas. Je suis dans tous mes états, Patrick.

Laisse-moi venir. Je te remonterai le moral.

Stan, je peux m'absenter ? Ma copine ne va pas bien.

- On est en plein... - Laisse-le partir.

Je t'aiderai. Ça ne peut pas être bien compliqué.

Elle me déteste. Elle veut que je parte.

Vas-y.

D'accord. J'arrive tout de suite, Mandarine.

Ça te plaît ?

- C'est la couleur de mon sweat-shirt. - Ça me plaît.

- C'est vrai ? - On dirait une mandarine.

- Clementine la mandarine. - Juteuse et sans pépins.

J'aime bien.

J'aime les mandarines.

- Tu me vois faire le canard ? - Mandarine.

Le canard.

- Pourquoi t'appelle-t-il comme ça ? - Qui ?

- Oh, mon Dieu. - C'est cool.

C'est leur nom. Les Clash. C'est le seul groupe qui ait existé.

- Ce n'était pas leur nom pour rien. - C'est dément.

Comme la justice sociale. Oui, c'est incroyable.

Ce que Howard offre au monde...

- Oui. - Il permet aux gens de recommencer.

C'est beau. Un bébé est si pur, si libre et si propre.

Les adultes sont accablés de tristesse et de phobies.

Et Howard efface tout.

- Bébé, qu'est-ce qui se passe ? - Je ne sais pas.

Je suis perdue. J'ai peur. J'ai l'impression de disparaître.

Ma peau se décompose. Je vieillis. Rien n'a de sens.

- Tu ne vieillis pas ! - Plus rien n'a de sens !

- Mandarine ! - Plus rien n'a de sens.

- Rien n'a de sens. - Ça va aller.

Si on sortait danser ?

- Tu veux aller à Montauk avec moi ? - Montauk ?

Oui. Non ! Viens à Boston avec moi.

- Oui, le week-end prochain. - Non, maintenant.

Maintenant. Oui. Je dois y aller. Je dois voir le Charles gelé.

Salut, c'est Joel.

Laissez un message après le bip et je vous rappellerai.

Décroche ! Décroche, mec !

Attends.

Allô ? Oui, qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai un petit problème avec ma copine.

Tu peux t'en sortir sans moi, ce soir ? Je suis désolé.

Ne t'en fais pas. Ça roule. Elle est sur pilote automatique.

- Merci. Je te revaudrai ça. - Je dois raccrocher.

Charles...

"Regarde. Toi et moi sur le fleuve Charles."

"Je pourrais mourir, Clem. Je suis heureux."

"Je n'ai jamais ressenti ça. Je suis au paradis."

Je suis si excitée.

- Moi aussi. - Cool.

Je t'ai acheté... ça.

Joyeuse St Valentin.

Qu'est-ce que c'est ?

Je ne sais pas. Ouvre.

- Il est magnifique. - Ça te plaît ?

C'est tout à fait mon goût.

Jamais un garçon ne m'a offert de bijou que j'aimais.

Merci.

Allons-y.

- Joely ? - Oui, Mandarine ?

Je suis moche ?

Petite, je croyais que je l'étais.

Je pleure déjà, je n'y crois pas.

Parfois, les gens ne comprennent pas que les enfants se sentent seuls.

C'était comme si je ne comptais pas.

À huit ans, j'avais des jouets.

Des poupées.

Ma préférée était la plus moche, que j'appelais Clementine.

Je lui criais après :

"Tu ne peux pas être moche ! Sois jolie !"

C'est bizarre. Comme si je pouvais la transformer.

Et que j'allais changer par magie.

- Tu es jolie. - Joely.

- Ne me quitte jamais. - Tu es jolie.

Mierzwiak, laissez-moi garder ce souvenir. Juste celui-là.

Je ne veux pas te tenir la main. Viens.

Arrête !

Je pourrais mourir, Clem.

Je suis...

heureux.

Je n'ai jamais ressenti ça.

Je suis...

au paradis.

Je veux tout arrêter.

Je vous ferai signe.

Je veux tout annuler !

Vous m'entendez ? Je ne veux plus de tout ça ! Je veux arrêter !

Il y a quelqu'un ?

- Clementine ! - Joel ?

- Quoi ? - On doit y aller.

- Je sais comment arrêter ça. - Arrêter quoi ?

- Joely ? - Viens.

Sens mon aisselle !

- Sens mon aisselle ! - Non !

Concentre-toi, Clem.

On doit retourner au bureau. Il y avait un magnétophone.

Non, pas la photo !

Par ici ! Allez !

Regarde-moi ! Je suis bien, là.

Nos fichiers sont confidentiels, donc je ne peux pas vous montrer de preuve.

Je dirai juste que Mlle Kruczynski n'était pas heureuse

et qu'elle voulait tourner la page.

- Parlez-moi de... - "Dites ce dont vous vous rappelez."

- Il a dit ça. - Pourquoi a-t-on vu ce jour-là ?

- Attends... Merde ! - Hé, regarde !

- On va voir ma grand-mère. - On ne prend pas le train.

- Ne me fais plus courir ! - Viens !

Pourquoi on court toujours ?

Je vous en prie...

Commencez par me raconter tout ce dont vous vous rappelez...

Mierzwiak ! Réveillez-moi !

Je suis désolé, M. Barish. Je croyais que vous aviez compris la procédure.

Non. Vous l'effacez de ma mémoire.

Vous m'effacez de sa mémoire.

Je ne sais pas. Il y a un truc.

Je suis dans mon lit. Je le sais. Mon cerveau.

Je fais aussi partie de votre imagination, Joel.

Comment puis-je vous aider ? Je suis dans votre tête. Je suis vous.

Désolé.

- Qui est-ce ? - Il travaille pour nous.

C'est Patrick.

Le bébé.

Il vole mon identité.

Il m'a tout volé.

Il séduit ma petite amie avec mes mots et mes cadeaux.

Il a volé sa culotte.

Nom de Dieu, il a volé sa culotte.

Je pourrais mourir, Clem.

Je suis heureux.

Je n'ai jamais ressenti ça. Je suis au paradis.

Je veux rentrer.

Quoi ?

Attends, Clem !

Clem, ils t'effacent.

Joel, regarde, ici !

Clem, concentre-toi ! Je les ai payés, d'accord ? Je suis bête.

- Chéri, calme-toi. Regarde le paysage. - Il faut que ça s'arrête.

Avant que je me réveille en t'ayant oublié.

Appelle-les et annule, alors.

Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne peux pas. Je suis endormi.

- Réveille-toi ! - Tu veux que je me réveille ? D'accord.

Je vais essayer, tu es contente ? Je vais me concentrer.

Voilà. C'est une super idée.

Ça marche super bien.

Oh, mon Dieu. C'est quoi ?

- Nom de Dieu. Qu'est-ce que... ? - C'est une tâche de naissance.

Ça a marché. Pendant une seconde.

- Tu vois ? - Je ne pouvais pas bouger.

Ça alors, Joel tomberait-il encore dans son propre piège ?

Mieux vaut prouver que j'ai tort...

Je ne veux pas en parler.

Très bien.

- Alors ? J'écoute. - Je ne sais pas.

Tu m'as effacé de ta mémoire. C'est pour ça que je l'ai fait.

- Je suis désolée. - Toi.

Tu me connais. Je suis impulsive.

C'est ce que j'aime chez toi.

J'ai une autre idée.

Ça, c'est un souvenir de moi.

Tu voulais coucher avec moi après avoir regardé mon entrejambe.

Les effaceurs vont venir. Emmène-moi ailleurs.

Dans un endroit où je n'ai pas ma place. On se cachera jusqu'à demain.

La vache. Je ne me souviens de rien sans toi.

C'est adorable, mais essaie, d'accord ?

Ça marche ! Je suis douée !

Où es-tu ? Je suis censée venir avec toi !

Vous pouvez remuer la soupe et surveiller Joel ?

- Il aime rester à côté de moi. - Pas de problème.

Ça a marché. Mon Dieu ! Regarde ! Ça a marché !

Regarde cette robe ! Je l'adore ! Si seulement je pouvais l'emmener !

- Qui suis-je ? - Mme Hamlyn.

- OK. - Je dois avoir 4 ans.

- La vache. - J'ai trouvé le saladier.

Je sers de la salade et des haricots verts. Il va bien ?

Ça va, chéri ? Je pourrais nettoyer toute la journée.

Ça vous dérangerait de rincer des haricots ?

Pas du tout. J'adore cette cuisine.

- Merci beaucoup. - Elle ne me regarde pas.

Elle est occupée. Elle ne me regarde pas. Personne ne me regarde.

- Je veux ma maman. - Oh, bébé Joel !

- Mon bout de chou va bien ? - Oui.

- Vous avez de quoi boire ? - Voulez-vous un cocktail ?

- Il n'est pas 17 h, mais... - J'aimerais une vodka.

- Je vais voir si j'en ai. - J'attends là.

Hé ! Non, chéri. Joely !

Ta mère veut que je te surveille. Retourne sous la table !

- De la glace ! - Après le dîner !

Allons, Joel !

- Joel, grandis ! - Ne me laisse pas, Clem.

- On a fait un bond en arrière. - J'ai peur.

- Je veux ma maman ! - Ne pleure pas, bébé Joel !

Ça va aller, bébé Joel. Joel !

Arrête ! Regarde, ça marche. On se cache !

Chéri, regarde.

Attends.

Mon entrejambe est toujours là, comme avant.

Beurk !

- Ça s'est arrêté. - Quoi ?

Ça n'efface plus. Oh, merde.

C'est terrible.

- Il est sorti de la cartographie. - Il est où ?

Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu racontes ?

C'est grave. Ça ne va pas du tout.

Où sont mes lunettes ? Voyons. Merde !

Qu'est-ce qu'on fait ?

- Qu'est-ce qu'on fait ? - Je ne sais pas.

- Qu'est-ce qu'on fait ? - Je ne sais pas, je t'ai dit !

- Pardon. Qu'est-ce qu'on fait ? - Je ne sais pas !

Tu me fais flipper. Calme-toi.

On doit faire quelque chose ! Il va se réveiller à moitié grillé !

- Tais-toi. Tu me fais flipper. - Et...

À moitié grillé... Ça me fait envie.

- J'ai faim. - Et merde.

Quoi ?

- On devrait appeler Howard ! - Non, pas question.

C'est mon... Je peux m'en occuper.

Il est à moitié grillé. On n'a pas le temps de décorner.

- J'ai la situation en main ! - Arrête de décorner !

D'accord, j'appelle Howard.

Mon Dieu.

- Allô ? - Howard ? C'est Stan.

Je travaille sur le type, je crois qu'on l'a perdu

et je n'arrive pas à le ramener.

Dis-moi ce qui s'est passé avant qu'il ait disparu.

Je n'étais pas devant l'écran. Elle était sur pilotage automatique

car je suis allé pisser.

- Où est Patrick ? - Il était malade, il est rentré.

Nom de Dieu.

- Quelle est l'adresse ? - Je suis désolé.

159 South Village, Appartement 1-E, Rockville Center.

- Il arrive. - Je reste.

- Prends tes affaires, Mary. - Je reste.

- Tu devrais partir. - Que dalle.

- Merde. - Je suis défoncée.

- Tu dois y aller. - Réveille-toi, Mary.

Je ne veux pas qu'il me voie défoncée.

On va avoir des ennuis si Howard arrive...

Arrête ! Joel ! Regarde !

Je veux qu'elle me porte dans ses bras ! C'est si fort comme désir !

Regarde-moi ! Tu te souviendras de moi demain matin,

tu viendras me voir, tu me parleras de moi et on recommencera.

On pourrait boire un petit cocktail.

Ce Patrick. Il me copie.

- Patrick qui ? - Ce type !

- Quoi ? - Il est chez moi.

C'est un effaceur. Il est tombé amoureux de toi

et il s'est présenté comme s'il ne te connaissait pas.

- Et vous sortez ensemble. - C'est vrai ? Il est mignon ?

Tu es parfaite.

Tu es la fille la plus merveilleuse que je connaisse.

Tu es douce. Tu es belle.

Intelligente et drôle.

Et... sympa.

Quoi ?

Bon, voilà.

- Pousse-toi. - Attention.

Allez.

Bon sang, ce que je suis défoncée.

Le collyre que tu m'as donné n'a rien fait.

Sois cool.

- Bonsoir, Mary, que faites-vous là ? - Elle est venue nous aider.

Je voulais mieux comprendre la procédure.

C'est important pour mon travail de comprendre le mécanisme interne.

Pas le travail que je fais, mais celui qui est fait par les autres au travail.

Le travail de mes collègues.

Bien. Voyons si on peut régler ce problème.

- C'est étrange. - J'ai essayé ça.

- Vous êtes passé par le port C ? - Oui, bien sûr.

Enfin... oui.

Bien.

- Vous voulez le brancher ? - Oui.

J'ai exécuté les programmes utilitaires et ça n'a rien donné.

Donc j'ai comparé les mémoires aux fichiers imprimés.

- Tenez, Howard, une chaise. - Merci.

Voilà. Avec plaisir.

Bon, je vais passer en revue toute la mémoire.

On verra si on trouve quelque chose.

J'adore prendre mon bain dans l'évier. Je me sens en sécurité.

Je ne t'ai jamais vu si heureux, bébé Joel.

Voilà. Je ne comprends pas pourquoi il est hors-cartographie.

Que faisait-il là-dedans ?

Il a les yeux ouverts.

- Ça lui est déjà arrivé ? - Non.

Ce n'est pas bon signe.

Je vais lui injecter ça.

Ne le voyez-vous pas ? Je vous aime, Antoine.

OK, on l'a retrouvé.

C'était beau à voir. On aurait dit un chirurgien ou un pianiste de concert.

Merci, Mary.

Vous devriez aller vous recoucher. Je m'en charge.

Ne le voyez-vous pas ? Je vous aime, Antoine.

Quelle chance j'ai. Collez-moi une bouche.

Ne m'appelez pas Antoine. Mon nom est Wally.

Je sais, mais comment une femme peut aimer un homme appelé Wally ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Des gens sont sortis de vos fesses.

C'est vrai ?

- Je l'ai eu. - Mandarine !

- Viens. Il faut y aller. - Qu'est-ce que tu fais ?

Sors, s'il te plaît !

- Tu peux courir mais pas te cacher. - Allez, Clem !

Je suis là. Un camion.

Doc ? Je vous en prie.

Bien. Commencez par me dire ce dont vous vous souvenez.

C'est bizarre. Il est dans un souvenir qu'on a déjà effacé.

Au moins, on sait qu'il est de retour dans la cartographie.

On dirait qu'il a développé une résistance à la procédure.

Merde.

- Viens. - Cache-moi dans un souvenir lointain.

Cache-moi dans ton humiliation.

- Humiliation. - Allez, petit bébé !

Attendez ! Howard !

- Il a encore disparu. - Oh, non.

- Je suis désolée, Howard. - Humiliation.

- Humiliation. Humiliation. - Joel !

Ça ne me plaît pas non plus. J'essaie de trouver un souvenir secret horrible.

J'ai une surprise... Oh. Je te le demanderai demain.

Bonne nuit, mon chéri.

- Je suis désolée, Joel. - La ferme !

Regarde ! Joel !

Joel, regarde où on est !

- Ça ne va pas. - Cache-moi dans un endroit secret.

Frappe-le ! Frappe-le, Joel !

Je ne peux pas ! Je dois rentrer !

Je le ferai plus tard !

- Il a une amoureuse ! - Qu'est-ce que je fais ?

Freddy, tu ne me fais plus peur.

Lève-toi. Allez. Ils n'en valent pas la peine !

- Il n'écoute pas. Viens. - Imbécile !

- J'ai si honte. - Ce n'est rien.

- Tu étais petit. - C'est ma maison. C'était.

- Si seulement je t'avais connue, petit. - Tu aimes ce chapeau ?

Tiens. Fais-toi plaisir. Tu peux me tuer pour de vrai cette fois.

Mais tu vas vraiment mourir.

- Un, deux, trois... - Tu es morte !

- Oh, ma maman. On s'amuse ! - Bonjour, maman de Joel.

- Il me tue. - Tu n'es pas encore morte ?

Tu es morte !

Je crois savoir. Je ne comprends pas mais je le retrouve.

Ça va, Joel ?

C'était nul. Tu as duré trois secondes.

- D'accord. Une dernière fois. - Après, je dois partir.

- Regarde un peu. - C'est super cool !

Attention !

C'est du duvet !

Notre maison !

Notre maison !

Clem, on doit y aller !

Viens !

On doit y aller. Clem, on doit partir.

Ce n'est pas le moment !

- Je ne sais pas où on va. - Ce sera chouette.

- C'est le meilleur endroit. Par là. - Non, par là.

Tu ne m'aides pas du tout !

Lâche-moi, Joel !

J'aime vous regarder travailler, Howard.

Je vais prendre l'air.

Si ça ne vous embête pas. Je vois que vous avez la situation en main.

Oui.

Vous aimez les citations, Howard ?

- Comment ça ? - Les citations célèbres.

Ça m'inspire de les lire.

J'en ai lu certaines que vous aimerez peut-être.

Oh. J'aimerais beaucoup les entendre.

Il y en a une qui dit :

"Heureux soient les négligents car ils surpassent même leurs bévues."

- C'est de Nietzsche, n'est-ce pas ? - Je ne vous apprends rien.

Mais elle est bien. Je suis content qu'on la connaisse tous les deux.

Il y en a une autre que j'aime. Elle est de Pope Alexander...

- Alexander Pope ? - Ah, oui !

Merde ! Je ne voulais pas passer pour une andouille en disant Pope Alexander

- et voilà que je le dis. - Ce n'est pas grave.

Vous êtes un ange.

Voilà la citation : "Heureux est le sort des vestales irréprochables !"

"Le monde qui oublie le monde oublié."

"Le rayonnement éternel de l'esprit parfait."

"Chaque prière acceptée et chaque vœu résigné."

Je veux être un gros éléphant,

avec une trompe énorme comme ça.

Je ne connaissais pas celle-là. Elle est très jolie.

J'ai pensé que ce serait approprié.

J'admire le travail que vous faites, Howard.

- Sans vouloir m'immiscer. - Ce n'est rien. Ça fait plaisir de...

Pardon.

Je vous aime depuis longtemps.

- Je n'aurais pas dû dire ça. - Vous êtes une fille merveilleuse.

Mais j'ai une femme et des enfants. Vous le savez.

Oh, Mary, on ne peut pas faire ça.

Bonjour, Mme Mierzwiak.

- Quoi ? - Oh, mon Dieu.

Merci, Stan. Merci beaucoup.

Hollis.

Attends, Hollis !

- Je le savais. - Ça n'a pas commencé comme ça.

Je suis venu travailler ! Ça ne se reproduira plus.

J'ai le béguin pour lui, c'est stupide. Je l'ai forcé à m'embrasser !

Ne sois pas un monstre, Howard, dis-le-lui.

- Me dire quoi ? - Ma pauvre enfant.

Tu peux l'avoir. Tu l'avais.

Quoi ?

On a un passé ensemble.

Je suis désolé. Tu voulais subir l'effacement. Tu...

Tu voulais le faire pour oublier...

Je dois finir mon travail. Il fait presque jour.

On parlera plus tard, d'accord ?

Je vais te raccompagner.

Et merde. Bon sang !

- Salut. - Salut.

Je ne pensais pas te revoir.

Je te croyais humilié. Tu t'es enfui, après tout.

- Je voulais juste te voir. - Ah oui ?

Je voudrais t'inviter à sortir.

- Tu es marié. - Pas encore. Pas marié.

Je ne suis pas marié.

Je te dis tout de suite que je suis une fille compliquée.

Je ne vais pas tourner en rond autour de ton mariage ou de ta vie.

Si tu veux être avec moi, tu es avec moi.

Trop de mecs pensent que je suis un concept, que je vais les combler

ou que je vais leur donner vie.

Mais je suis juste une fille perdue qui cherche la paix intérieure.

- Je ne veux pas de la tienne. - Je me souviens très bien de ça.

- Je t'avais catalogué, non ? - Tu avais catalogué la race humaine.

Probablement.

Je croyais quand même que tu me sauverais la vie, même après.

Je sais.

Ce sera diffèrent,

essayons une autre fois.

Souviens-toi de moi.

Essaie.

On pourrait peut-être.

Commence par me dire ce dont tu te souviens.

Je t'ai tout de suite apprécié.

Tu ne m'as pas draguée du tout. Ça m'a plu.

J'étais timide au début.

Je voulais que tu penses que j'étais intelligente.

Il me tardait d'aller au travail.

Je rêvais qu'on se marie, qu'on ait des enfants et...

- Oh, Howie, je ne peux pas faire ça. - C'est la meilleure solution, Mary.

Je sais. Oh, mon Dieu.

- Je prends le fond et... - Non.

- Tu veux que je porte... - Aide-moi.

- Prends la glacière. - Je prends la glacière ?

Je peux la porter. Je vais la porter.

Ne prends rien. Remonte le truc. Remonte le coffre.

C'est le jour où on s'est connus.

Tu étais près de l'eau. Je te distinguais au loin.

Je me souviens que tu m'attrais déjà.

Je me suis dit "C'est bizarre. Je suis attiré par le dos de quelqu'un."

Tu portais ton sweat-shirt orange que j'ai fini par bien connaître.

Et par détester.

Je pensais : "C'est cool, un sweat-shirt orange."

Salut.

Je vous ai vu assis tout seul.

Je me suis dit : "Dieu merci."

"Quelqu'un d'autre qui ne sait pas communiquer."

Oui. Je ne sais pas quoi dire.

Je suis Clementine. Je peux vous prendre un morceau de poulet ?

Et tu l'as pris sans attendre ma réponse.

C'était si intime, comme si on était déjà amants.

- Je suis Joel. - Salut, Joel.

Pas de plaisanteries à propos de mon nom.

Du genre,

Oh, ma chérie, oh, ma chérie Oh, ma chérie, Clementine

Huckleberry Hound, ce genre de trucs ?

- Oui. - Non, pas de plaisanteries.

Ce que je préférais quand j'étais petit, c'étais mon jouet Huckleberry Hound.

Votre nom est magique.

Ça y est, Joel. Tout aura bientôt disparu.

Je sais.

Qu'est-ce qu'on fait ?

Profitons-en.

- Tu es marié ? - Non.

Venons vivre dans le coin.

Mais je vis avec quelqu'un.

- Un homme ou une femme ? - Quoi ? Une femme.

Au moins, je ne fais pas fausse route.

- Tu connais ces gens ? - Bien sûr que non. Viens.

- Ils ont peut-être un chien. - Il n'y a pas de chien.

Qu'est-ce que tu fais ?

- On se gèle dehors. - Je n'y crois pas.

Viens. La voie est libre.

Personne ne viendra ce soir, crois-moi.

Il fait sombre.

Comment s'appelle ta copine ?

Naomi, mais on n'est pas vraiment...

Peu importe.

Super. Je vais chercher des bougies, des allumettes...

- Et le bar. - Oh, mon Dieu.

- On devrait y aller. - La ligne est coupée. Quoi ?

- On devrait y aller. - Pourquoi ?

C'est notre maison, juste pour la nuit.

On est David et Ruth Laskin.

- Tu veux être qui ? - Je ne sais pas.

Je préfère être Ruth mais je suis flexible.

Qu'est-ce que tu... ?

- L'alcool. - Oh, non.

- Du vin, ça te va ? - Je ne sais pas...

Choisis le vin, je vais trouver la chambre

et enfiler quelque chose de plus Ruth.

- Je serai Ruth-ilante. - Je devrais y aller.

Je dois rentrer avec les autres.

- Alors va-t'en. - C'est ce que j'ai fait.

J'ai pensé que tu étais peut-être folle. Mais tu étais excitante.

- J'aurais aimé que tu restes. - J'aurais aimé rester.

Maintenant, je le regrette. Je regrette beaucoup de choses.

Je regrette...

Je regrette de ne pas être resté. Vraiment.

Je suis descendue et tu étais parti.

- Je suis sorti. Je suis parti. - Pourquoi ?

Je ne sais pas. J'ai eu peur, comme un gosse. C'était plus fort que moi.

- Tu as eu peur ? - Oui.

Tu devrais le savoir.

Je suis retourné près du feu, pour fuir mon humiliation.

- J'ai dit quelque chose de mal ? - Oui.

Tu as dit "Alors va-t'en", avec dédain, tu sais ?

- Je suis désolée. - Ce n'est rien.

Et si tu restais cette fois ?

Je suis parti. Il n'y a plus de souvenir.

Reviens et improvise des adieux, au moins.

Faisons semblant.

Au revoir, Joel.

Je t'aime.

Viens me voir à Montauk.

Ce n'est pas de ma faute. L'avion s'est écrasé. Je n'ai rien fait.

Tu es défoncé et tu conduis.

L'herbe rééquilibre, ça stimule.

Science Network a fait des examens médicaux.

Chéri, regarde la route.

Je t'ai vu parler à une jolie fille.

- Elle était sympa. - Oui, c'était qui ?

C'était juste une fille.

OK.

- Je vais déposer la camionnette. - Merci, Stan.

À plus tard.

- Tu as toutes tes affaires. - Oui.

Tu ne reviens pas. Je ne reviendrais pas à ta place.

- Tu jures que tu ne savais rien ? - Je te le jure.

- Tu n'as pas fait l'effacement. - Bien sûr que non, mon Dieu.

Et tu n'as jamais soupçonné qu'on était ensemble ?

Une fois, peut-être.

Je rentrais d'un boulot et tu étais à côté de sa voiture.

Je t'ai vu lui parler et j'ai...

Je t'ai fait signe et tu as ri...

J'étais comment ?

Tu avais l'air heureuse.

- Heureuse avec un secret. - Et après ça ?

Je ne vous ai jamais revus ensemble donc j'ai...

Je me suis dit que c'était mon imagination.

Je t'aime beaucoup, Mary Svevo.

Tu sais ?

Merci.

- Je vais chercher ma brosse à dents. - Oui.

Où es-tu, Clem ? Je m'inquiète. J'ai l'impression que tu m'en veux.

Je ne sais pas ce que j'ai fait.

Qu'est-ce que j'ai fait ? Je t'aime tellement.

Je ferais n'importe quoi pour te rendre heureuse. Tout ce que tu voudras.

Je vais passer dans la matinée voir si tu vas bien.

- J'ai passé une soirée sympa. - "Sympa" ?

J'ai passé la meilleure putain de soirée de ma putain de vie, hier soir.

Je préfère.

C'est bizarre.

Aux patients du Dr Mierzwiak. Je m'appelle Mary Svevo.

"Vous ne vous souvenez pas de moi."

"Je travaillais dans un cabinet où vous êtes venue faire effacer votre mémoire."

- Depuis, j'ai décidé... - C'est une pub.

...pour y remédier, je renvoie leurs fichiers aux clients.

Je suis Clementine Kruczynski,

et je suis venue effacer Joel Barish.

- Qu'est-ce que c'est ? - Je ne sais pas.

Il est ennuyeux. Est-ce une raison valable pour effacer quelqu'un ?

J'ai repensé à celle que j'étais avant.

J'ai changé. Je suis toujours de mauvaise humeur.

Je ne m'aime pas quand je suis avec lui.

Je ne supporte même pas de le regarder.

Il a un sourire pitoyable, désolé,

un air de chien battu.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Rien.

Le charme s'est envolé.

- Tu te fous de ma gueule ? - Non.

- Tu te fous de ma gueule. - Non, Joel.

- C'est évident. - Parlons une minute...

Patrick, dégage... Dégage d'ici !

- On peut en parler ? - Non. Dégage !

Joel Barish...

- Salut, Clementine. - Salut.

Ça fait plaisir de te voir.

...très cultivée. Elle est intelligente, je crois, mais pas cultivée.

Je ne pouvais pas lui parler de littérature.

Elle est plus du genre à lire des magazines.

Son vocabulaire laisse à désirer.

Le fait est que, j'avais honte en public...

Salut.

Salut.

Regarde ce que j'ai trouvé.

Je crois que Clementine est séduisante

car sa personnalité paraît vous libérer d'une existence banale...

J'ai l'air bien maigre.

...un météorite qui vous transportera vers un autre monde,

un monde où les choses sont excitantes.

Mais on s'aperçoit vite que c'est une ruse...

Je suis désolé de t'avoir crié après.

Ce n'est rien.

Je t'aime beaucoup. Je regrette d'avoir dit ces méchancetés.

Je vais l'éteindre.

Je le mérite.

Ses histoires de cheveux, ce sont des conneries.

- J'aime beaucoup tes cheveux. - Merci.

- J'aime beaucoup tes cheveux. - Merci.

- Tu veux quelque chose à boire ? - Tu as du whisky ?

Elle faisait l'amour de manière désintéressée.

Ça m'a frappé, le dernier soir.

Ce n'était pas sexy, c'était triste.

Désolé, je croyais en avoir plus.

Clem pense que le seul moyen de se faire apprécier par les gens,

c'est de baiser avec.

Ou faire croire qu'elle se fera baiser devant eux.

Je crois qu'elle est si désespérée et si mal dans sa peau

que tôt ou tard, elle finit par baiser avec tout le monde.

- Je ne fais pas ça. - Ce n'est pas ce que je pense de toi.

- Parce que je ne le fais pas. - Je sais.

Ça me vexe que tu aies dit ça car je ne suis pas comme ça.

Je suis désolée de tout ça, je vais...

y aller, je suis un peu perdue et je ne devrais pas rester.

- Au revoir. - Au revoir.

- Je croyais si bien la connaître. - Ravie de t'avoir rencontré.

C'est dommage de passer tant de temps avec une fille

et de se rendre compte que c'est une inconnue.

Attends.

- Quoi ? - Je ne sais pas. Attends.

Attends. Je ne sais pas. Je veux que tu attendes un moment.

- D'accord. - C'est vrai ?

Je suis pas un concept, juste une fille perdue qui cherche la paix intérieure.

- Je ne suis pas parfaite. - Rien ne me déplaît chez toi.

- Tu verras. - Là, je ne vois rien.

Tu trouveras des défauts.

Je finirai par m'ennuyer et me sentir piégée car je suis comme ça.

D'accord.

D'accord.

Post-traitement : OggiWan

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