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Original subtitles

[chanson soul "Lovely Day", de Bill Withers]

Ange, s'il te plaît.

J'aime bien celle-là, la céramique noire, ça va avec tout.

Sur une cheminée, c'est joli.

Et les flammes,

ça te rappellera des souvenirs.

Non, non, non ! Ange, écoute, s'il te plaît.

On est tous tendus, lĂ .

OĂą est mon argent ?

Je t'écoute.

Les huissiers m'ont tout pris, mĂŞme ma montre.

J'ai plus rien.

Ça devait marcher ta cryptomonnaie.

Mon développeur m'a arnaqué.

Il a volé le programme à Microsoft, je me suis fait entuber, c'est tout.

- On s'est fait entuber. - Mais j'ai investi de l'argent, moi.

Attends, quand tu investis, tu prends des risques.

Non, non, non !

D'accord, je vais te rembourser. Je vais te rendre tes 80 000 euros.

C'était 100 000.

Exact.

Et comment ?

Je vais demander à ma mère.

- Je suis son dernier. - À ta mère.

Son chouchou, elle peut rien me refuser.

[thème rappelant le tic-tac d'une horloge]

Tu as trois jours, Benoît.

Pff !

[thème mélancolique]

[il souffle]

[sonneries]

- Maman ? - Benoît ?

- Je te réveille pas ? - Non.

Tu te rappelles que tu as une mère ?

- Tout va bien ? - Oui, super. En pleine forme.

- Il fait beau à Marrakech ? - Oui, très beau.

- Enfin, il fait nuit, là. - Oui, bien sûr.

Bon, super.

Je t'avais dit que j'avais monté une boîte ?

- Elle va être cotée en bourse. - Chéri, je suis ravie de t'entendre.

Mais quand tu parles de tes boîtes,

c'est pour me demander de l'argent.

Je vois pas de quoi tu parles.

Et ton père et moi avons décidé

de ne plus te donner un centime.

C'est pour ton bien.

OK, donc je t'appelle uniquement pour te demander de l'argent ?

Il est presque minuit.

Je te connais, je vois pas d'autre raison.

Oui, tu me connais...

Si je t'appelle si tard, c'est que...

je vais me marier.

Je pouvais pas attendre pour te l'annoncer.

Mais il est minuit, je rappellerai à une heure plus décente.

Roland !

Roland !

Roland !

Roland !

ArrĂŞte de crier.

Tu vas réveiller tout l'hôtel.

- Benoît a téléphoné. - À cette heure-là ?

Il veut de l'argent, hein ?

OK, il nous appelle que pour nous demander de l'argent ?

Tu es vraiment...

Benoît nous a appelés pour nous annoncer...

Oui ?

Il va se marier !

Mon Benoît ?

Mais évidemment ton Benoît. Qui ?

[tonalités]

[le portable sonne]

Oui ?

Mon chéri, j'ai annoncé la bonne nouvelle à papa.

Il est tard, lĂ .

Je suis si contente. Raconte-moi tout.

Demande-lui s'il s'agit bien d'une fille.

Parle-moi de ta future femme.

- Elle est comment ? - C'est parti pour l'inquisition.

Non, mais j'ai pas de nouvelles de toi depuis des mois,

tu me dis que tu vas te marier, j'ai le droit de demander.

Bien sûr. Que te dire ?

C'est... Hm ! Ça a été le coup de foudre.

Et elle est...

mannequin, voilĂ .

[elle chuchote] Elle est mannequin.

Et... je comptais venir demain à Marrakech pour vous la présenter.

Merveilleuse idée. Mon assistante va vous prendre les billets.

- Super. - On a vraiment hâte.

Moi aussi, maman.

On est super contents, fiston !

- Arrête, tu vas réveiller l'hôtel. - Bon, à demain ?

- Oui, bonne nuit, chéri. - Bonne nuit.

Ben voilĂ .

Je suis dans la merde.

Qu'est-ce que tu fous lĂ  ?

J'ai Ă  te parler, Emily.

Tu me demandes de me faire passer pour ta fiancée devant ta famille ?

Ils fêtent l'anniversaire de mariage de mes parents chaque année là-bas.

Je n'y vais plus, mais lĂ , c'est le moment de faire mon retour.

- Avec ma future femme. - Et c'est quoi le plan ?

Tu leur dis que tu te maries

et puis quoi ? - C'est simple.

On se prélasse quelques jours tous frais payés.

Ma mère va me demander comment je compte financer le mariage.

LĂ , je leur dis

qu'on va faire simple

car on met de côté pour s'acheter un trois-pièces.

Là, normalement, je repars avec un gros chèque.

Je t'adore et j'oublierai jamais tout ce que tu as fait pour moi.

Mais tu es malade.

Enfin, je vais pas te laisser

te faire rĂ´tir

par un mafieux.

Je passe te prendre demain. Merci, tu me sauves la vie.

Tu vas passer

un week-end de rĂŞve.

[Fiona] Oui, bien sûr. Oui.

Oui, oui.

Pour Benoît ?

- Les panneaux photovoltaĂŻques, oui. - J'ai une valise.

Les panneaux solaires,

ça n'a rien à voir.

La différence ?

C'est mieux, oui.

LĂ , on est sur du voltaĂŻque.

Oui.

Hm, hm. Ouais.

Ah, Ă  Dunkerque ? Deux minutes.

Y a pas de soleil, même l'été ?

Sinon, vous avez

un Compte Personnel de Formation ?

AllĂ´ ?

AllĂ´ ?

AllĂ´ !?

Fils de pute.

Pardon, Benoît ?

Toujours Benoît.

Une fois, j'attendais un Stéphane, un gars monte et c'était Jean-Claude.

- Un autre gars. - Je suis Benoît.

C'est parti...

Benoît.

Bien joué, c'était un piège.

En avant...

Benoît.

Non, "Guingamp".

C'est pas grave. Allez.

Ah...

Vous vous dites que c'est rare les chauffeurs femmes.

- Non. - En fait,

c'est cool, chauffeur Uber, pour une femme.

C'est pas payé de ouf,

donc j'ai plusieurs boulots, mais c'est calme.

C'est important, le calme.

Très. Après, attention,

la voiture, c'est provisoire.

Moi, je voudrais ouvrir

un salon de coiffure classe dans une ambiance chic

et élégante.

Il fait quoi

cet enculé !?

- Ton clignotant ! - [klaxon]

Fils de pute, tu vas voir.

Tu fais quoi, toi ?

- Un pour chaque trou, salope, va ! - Ça va pas ?

[Fiona] C'est pas vrai !

J'avais un pied en 41 et l'autre en 44.

- LĂ , devant la voiture rouge. - OK.

Ça passe vite quand la discussion est intéressante.

Je vais la chercher et on file à l'aéroport.

Je laisse tourner le compteur.

Je rigole, c'est Uber. En fait, c'est un système qui...

Un système...

qui...

Je sais pas comment ça marche.

Ah, tu es prĂŞte ?

- Donne, le Uber nous attend. - Benoît...

Mon agent m'a décroché une grosse pub pour L'Oréal.

Une fille est malade.

Je pars tout de suite Ă  Londres pour le shoot. Tu comprends ?

Non, toute ma famille nous attend au Maroc.

Je suis désolée.

Attends, si tu viens pas, ma famille me donnera pas d'argent.

Si j'ai pas d'argent, des méchants font me faire des choses méchantes.

Tu vas pas me laisser tomber ?

[claquement de porte de voiture]

Chier !

Doucement, je suis en leasing !

Il est fou, lui.

[Fiona] Du coup, on va oĂą ?

[il soupire]

[tonalité]

Sophie, comment tu vas ? C'est Benoît à l'appareil.

Écoute, c'est fou, je pensais à toi.

Enfin, Ă  nous.

Et...

Et j'avais envie de t'inviter en week-end.

On s'est pas vus depuis longtemps.

Capri ?

À Capri, c'était un malentendu.

- On était dans le noir, je... - [tonalité]

AllĂ´, Sophie ?

OK.

OK, OK, euh...

Non.

Pff !

Allez.

[tonalité]

Allô, Ségo ?

Comment elle va ? C'est Benoît. Ben.

Écoute, je pensais à toi.

Enfin, Ă  nous. AllĂ´ ?

- [tonalité] - Allô, Ségo ?

Excusez-moi.

Dépêchez-vous, j'ai pas que vous.

Vous avez

votre passeport ?

Ben oui.

Comme je refais ma carte d'identité, j'ai mon passeport.

Vous gagnez combien ?

Ça vous regarde pas, ça.

Je vous propose un job.

Un voyage tous frais payés à Marrakech

avec une petite prime.

- Faut faire quoi ? - Faire croire Ă  ma famille

que vous êtes ma fiancée, pendant trois jours.

Faut que je ken ?

Ça sera pas nécessaire.

Ça sent l'embrouille. C'est quoi la carotte ?

Y en a pas, j'ai besoin d'argent. Un placement qui a mal tourné.

Mes parents ne m'aideront que s'ils pensent

que je me marie.

Dites-leur que vous ĂŞtes "dep".

On est au 20e siècle.

Non, au 21e siècle.

Si.

Et je ne suis pas homosexuel, voilĂ .

Donc...

vous gagnez combien par jour ?

Ma mère s'occupe de mes demi-frères...

Juste un chiffre.

Elle n'a plus sa pension.

Alors, faut faire

chauffer la marmite.

Et c'est pas une expression.

Vu que le petit a mis de l'aluminium

dans le micro-ondes.

Du coup, c'est chiant. Pas pratique.

OK, bon.

Pour le séjour, je vous propose 5...

500 euros ?

Je le ferai pas

en dessous de 700.

- Deal. - Je l'aurais fait pour 600.

- J'allais vous proposer 5 000. - [elle rit]

Très bonne vanne.

Allez, en route pour l'aéroport !

5 000 euros, mais qui fait ça ?

C'est une très bonne vanne.

[thème pop]

Dylan, tu t'occupes de Yacine et de maman pendant trois jours.

Je pars servir de chauffeur à un mec blindé. Je compte sur toi.

Oui, d'accord.

J'arrive ! Je te tiens au courant, d'accord ?

Vite, on doit changer les billets.

Et de vĂŞtements.

Quoi, ils sont pas bien ?

J'ai dit que ma fiancée était mannequin.

Et ?

Je suis petite, d'accord.

Mate-moi ça, frérot.

Elle fait quoi ?

J'ai compris.

- C'est super. - Pas besoin d'ĂŞtre Naomi Campbell

pour être mannequin. - Ça aide.

En tout cas,

il te faut une garde-robe. On va faire un peu de shopping.

Comme dans "Pretty Woman" ? Hé, m'oblige pas à te "péta".

Dans "Pretty Woman", t'as capté ? C'est une pute, en fait.

On oublie "Pretty Woman".

Oui. Je suis bien comme ça.

Arrête avec ça.

Je peux faire ça aussi, sinon.

[chanson soul]

Non.

Très bien. C'est super, ça, tiens. Essaye ça.

Ça...

Ça, c'est bien, voilà.

Tout se passe bien

avec votre...

Cousine. C'est ma cousine.

C'est pas trop frustrant de voir tous ces gens partir ?

Pourquoi, vous voulez

m'emmener avec vous ?

Pardon, mais vous gagnez combien par jour, ici ?

Ça vous dit un week-end tous frais payés ?

Tu fais quoi, toi ?

Pardon ?

Tu en profites pour draguer mon mec, morfale, va !

Pardon, je croyais que vous étiez cousins.

Et ils font comme ça des cousins ? Non, je crois pas !

Elle dit pas ça.

Elle a une gueule de pélican !

Vas-y, lâche-moi !

Bonne journée, désolé.

- Pourquoi tu fais ça ? - T'es mon mec, je suis une lionne.

Ça va le faire, t'inquiète.

Non, ça va pas le faire.

[il reçoit un message]

[Fiona] Non, pourquoi ?

OK, on y va,

mais plus d'embrouilles. - Oui, chef.

- Allez. - On peut manger un grec avant ?

Sauce samouraĂŻ.

T'aimes pas la sauce samouraĂŻ ?

AM-1245, autorisé à décoller. Piste 36.

Merci.

[Benoît] Donc, la patronne, c'est ma mère.

Elle dirige les entreprises Duval Métal avec mon père.

Plus ou moins parce que mon père, face à ma mère, il bronche pas.

- [elle souffle] - Ensuite, tu as Pierrick et Sidonie.

Mon grand frère et ma grande sœur, c'est des vrais serpents.

Ça va ?

Ça va, oui. Non, j'ai pas souvent pris l'avion.

- "Pas souvent", c'est-à-dire ? - Zéro.

T'as jamais pris l'avion ?

Non.

Excusez-moi.

Monsieur ?

Je peux avoir une vodka ?

- Pas avant le décollage. - [elle grelotte]

Bon, je vais voir.

Merci.

Ça va te faire du bien, ça.

J'ai froid.

Je sens plus mes jambes.

Il fait tout noir.

[elle inspire et expire bruyamment]

Oh ! LĂ , lĂ , lĂ , lĂ , lĂ  !

Ah non, non, non !

- Ouh ! Là, là, là ! - Qu'est-ce que tu fais avec ça ?

Celle qui fait ça a dit de le mettre.

En cas d'urgence. Fiona, l'avion est le moyen de transport le plus sûr.

Non, c'est l'escalator.

Je me sens pas bien.

Tu as bu tout ça ? Donne.

Oh !

Touche pas Ă  mes affaires.

On va se détendre.

On parle du séjour.

Tu as deux, trois petites choses à mémoriser et ça ira bien.

- Méfie-toi de mon frère et de ma sœur. - [elle rote]

Ils veulent prendre le contrôle de la société de ma mère.

Je me sens pas bien.

- Je veux sortir. - OĂą ?

De l'avion.

Oui, au prochain arrêt. Châtelet, ça te va ?

Ouais, c'est bien.

- Tu fais quoi ? - Faut que je sorte maintenant.

- Non. - Lâche-moi !

[elle gonfle son gilet] Je veux sortir !

Laissez-moi sortir !

- Au secours ! - Fiona !

- Laissez-moi sortir ! - Madame, s'il vous plaît.

Mais laissez-moi sortir !

Lâchez ça !

- Calmez-vous ! - Lâchez-moi !

Non. Oh ! LĂ , lĂ  ! Non.

[Fiona vomit] Rha, putain !

[thème oriental]

[Solange] Pardon.

J'attends mon fils.

Il arrive avec sa fiancée, elle est mannequin.

Quelqu'un sait si l'avion de Paris a du retard ?

Non ?

Ah, ils sortent !

Benoît ! Benoît, mon chéri ! Pardon.

Chéri.

Maman, ça va ?

Que se passe-t-il ?

Psychopathe, va !

Rien, un malentendu.

- On lui a donné un sédatif, ça va. - Aaah...

Mais pourquoi ?

Parce qu'en fait,

Fiona a précisé qu'elle ne mangeait pas de viande.

Elle est juive ?

Oui, bien sûr, Fiona est juive.

Un problème ?

Pas du tout.

J'ai dit quelque chose ? Non, bon.

Bref, ça a dégénéré, j'ai voulu rattraper le coup.

Je vais faire un scandale.

Non, tout va bien.

On y va.

- Sûr ? - Elle est en pleine forme.

[thème oriental]

Et papa ?

Depuis qu'il a arrêté de fumer, il ne fait plus que du sport.

Il avait un squash.

Elle est pas un peu rouge ?

Non, elle va très bien.

C'est un petit sédatif, ça va passer.

[Fiona pète]

[elle baisse la vitre]

Et sinon, tu as lu des trucs bien dernièrement ?

Euh...

[chanson raĂŻ : "Golou l'mama", de Rayan]

[Roland] HĂ© !

Ça va ? Je me suis même pas arrêté pour prendre une douche.

En plus, j'ai oublié

de la déclencher, elle, tant pis.

Alors, la fiancée ?

Ils lui ont donné un sédatif dans l'avion.

- Pourquoi ? - Parce qu'elle est juive.

Ça devient n'importe quoi, les avions.

Oh, mon grand !

- Oh, mon fils, excuse-moi, je... - Ça va ?

- Alors, ta fiancée ? - Justement, maman t'a...

Je veux pas

qu'elle soit gênée à son réveil.

Qu'elle réalise qu'elle a dormi.

Allez Ă  la piscine,

on vous rejoint. - D'accord.

Bon, je continue un peu, je sens que j'en ai sous le pied.

On se voit Ă  la piscine.

Allez, Ă  tal' !

"Ă€ tal'..."

Tu es sûr que ça va aller ?

[Fiona pète]

Oui, je vais la réveiller doucement avec des caresses, des câlins.

Non, je dirai rien !

- On a atterri ? - Oui, on est Ă  l'hĂ´tel.

- Cool. - Mais tu as bavé sur ma mère.

J'ai pas ronflé au moins ?

Non, ça, non.

Waouh, l'hôtel de bâtards.

- Je t'avais pas menti. - Mieux qu'Aquaboulevard, frérot.

Arrête de m'appeler "frérot".

- OK, cousin. - Non plus.

Ça marche.

[des enfants crient]

Juliette, surveille les enfants.

Norbert, Anne-Claire, Casper, on ne court pas !

- Pierrick, donnons-leur les tablettes. - Les écrans, ça abrutit.

Bon, vous lâchez ces pistolets !

Non, revenez ici !

- Hm ! - Ah, ils sont lĂ  ?

La fiancée de votre frère a eu un petit souci dans l'avion.

Donc, ils sont

dans leur chambre, ils vont venir après.

Elle est comment ?

- Qui ? - La fiancée est comment ?

Oh, elle est très... très...

bien, quoi.

Elle est très bien.

Bon, on sait que par le passé, Benoît a fait des mauvais choix.

LĂ , il entre

dans une nouvelle phase.

Oui, pardonnons-lui les scandales, les investissements foireux,

les mensonges.

Les investissements foireux.

Les chantages.

- Bien foireux. - Et...

Bon !

T'es lourd, Pierrick.

Un peu d'eau ?

Du thé.

Eh ben oui, voilĂ .

Ils font comme ça, non ?

Po, po, po, je suis dans un palace Ă  Marrakech !

- Ça tue ! - Arrête avec ça.

- Tes parents ont tout casqué ? - Voilà.

- Vous mangiez pas de pâtes, vous. - Des linguine.

HĂ©, personne m'insulte en italien.

C'est pas une insulte, c'est...

Je m'occupe de la chambre. Arrête avec ça.

Je prends le lit du haut, vu ?

Norbert !

Oh ! Excuse-toi !

Ă€ moi, tu me fais un doigt ?

Viens ici, bâtard, je vais te monter en l'air !

Revenez ici !

Revenez, petits enfoirés !

-Grouille !

- Putain de talons Ă  la con. - Avance !

Ce que je vais leur foutre dans la gueule. Oh !

J'insiste, j'aimerais avec vue sur la piscine.

Bien sûr.

- C'est pour ma fiancée, elle... - Bande de bâtards !

Revenez ici, petits enfoirés !

- Pardon. - Monsieur ?

On y est presque !

Revenez ici !

Merdeux de merde.

- HĂ©, la vieille ! - Vous allez voir !

Trou du cul.

- Pardon, poussez-vous ! - Oh !

[la femme crie]

C'est pas possible.

- Papa ! - Qu'est-ce qui se passe ?

- Viens ici, petite merde ! - Quoi ?

Te mêle pas de ça, toi.

- Je vous conseille de... - Toi, ferme ta gueule.

- Fiona ? - Oui ?

Solange, la maman de Benoît.

Je suis venue à l'aéroport,

mais vous dormiez. - Ah, enchantée, Solange.

- Vous avez retrouvé des couleurs. - C'est juste le...

Le petit mal élevé.

C'est Norbert,

mon petit-fils.

Ben oui.

Ben, il a eu de la chance.

J'allais lui péter la gueule à lui et à son bouffon de père.

Qui est votre fils.

Pierrick, oui.

Pierrick.

La famille, quoi.

[Solange] Mais asseyez-vous.

Je m'assois.

Pierrick, sers

un peu d'eau à Fiona. - Bien sûr.

- Ça fait du bien de l'eau. - Oui.

Fiona ?

Je t'ai cherchée partout, je me suis inquiété.

Mais pourquoi ? On fait connaissance.

Bon, formidable.

Ça va ?

Super.

C'est Fiona qui est super. Où tu as trouvé une telle merveille ?

Personne me trouve, moi.

Bon, alors, on a réservé au japonais.

Poisson cru non gras pour votre père.

Nous, on a déjà mangé dans l'avion, puis Fiona est encore fragile.

Elle doit se reposer. Hein, bébé ?

Bébé ?

Bébé, tu dois te reposer.

Non, je vais plutĂ´t me faire bronzer le cul.

Allez, on vous retrouve pour le dîner.

Ă€ tout Ă  l'heure.

Donc, ça, c'est le mannequin que Benoît va épouser ?

[Sidonie] OK, elle a l'air un peu con,

mais ça suffit pas pour être mannequin.

Waouh...

Bon, pour le moment, ça se passe moyen.

Je veux que tu les épates au dîner.

Plus de baston et plus de gros mots, OK ?

Élégance et raffinement.

- Je peux prendre le peignoir ? - Oui, mais écoute-moi.

Ça va pas, on n'est pas au point.

Fiona, on est lĂ  pour trois jours.

Il faut que tout se passe bien. Le dernier jour,

il y a un déjeuner d'anniversaire pour leur mariage.

On doit tenir jusque-lĂ .

Je peux prendre ça aussi ? Celui de ma mère est cassé.

Même la table à repasser. Écoute-moi.

Sérieux ? Waouh.

Je t'écoute de ouf.

Merci.

Je vais te donner un petit cours pour évoluer chez des bourgeois

un rien coincés.

Du cul, ouais.

Ça, faut pas dire. Tu manges la déco, là.

La déco.

- OK, on reprend. - On reprend.

Bonjour, je suis Benoît.

Bonjour, je suis Fiona. Sans "a" ça fait "fion".

Non.

Ben non.

[thème oriental]

Je supporte pas cette chaleur. Ah ben, voilĂ .

[Norbert] Lâche-moi, arrête !

Tu comptes aider ta femme ?

- Je suis caché ! - Bien sûr. Juliette !

Il est derrière l'olivier !

[Juliette] Que fais-tu lĂ  ?

C'est pas vrai !

Ça devient un problème,

tes enfants. - Juliette est dépassée.

Les enfants, au dodo !

Attendez-moi !

Désolée pour tout à l'heure.

-T'inquiète, si t'as besoin d'aide, je connais bien les enfants.

- C'est vrai ? - Oui.

- Que faites-vous ? - Casper, lâche la jambe de monsieur.

OK, tu es juive et tu manges casher.

- Hein ? - Allez, viens.

Ah, Fiona, enfin.

Roland, le papa.

Enchanté, beau gosse, ça va ?

Bien, la chemise.

Elle est...

Ouais, ouais.

Je sais, oui.

[rires]

Plein.

Plein, plein, plein.

Les enfants sont couchés.

Ouh, non, malheureux. Je vais prendre

de l'eau pétillante. - Plate.

- Y a moins de sel. - Plate.

Je fais un régime pour retrouver ma taille mannequin.

- Ah. - Justement.

Fiona, tu es mannequin, c'est ça ?

- Tout Ă  fait. - Oui.

Les mannequins de 2 m, c'est terminé.

Ah ben oui.

Et Fiona est mannequin de mains.

- De mains ? - Oui, de pieds, aussi, parfois.

Mais surtout les mains.

Elle double plein de stars, ses mains sont très recherchées.

Cette main est assurée

pour des centaines de milliers d'euros.

- Vraiment ? - Oui, vraiment.

Ça, c'est 50 000.

LĂ , il y en a pour 100 000.

150, 200, tu sais compter.

- Tu as doublé qui ? - Secret.

Sophie Marceau, Virginie Efira, Marion Cotillard.

- Après... - C'est formidable, hein, chérie ?

- Oui. - Et mĂŞme, une fois,

Beyoncé.

Ouais, pardon,

elle est pas noire, Beyoncé ?

Waouh, raciste un petit peu, quand mĂŞme.

[Solange] Sois gentil, Pierrick.

- Garde tes opinions. - Oui.

- Quoi ? Mais... - Chut.

Monsieur ?

De la batavia.

Et c'est ma préférée.

Vous ne mangez pas casher ?

[elle crache]

Pardon, Roland.

La religion, c'est important

pour moi et... - Oui, bien sûr.

Bon appétit.

- Ça s'est bien passé, non ? - T'as craché sur mon père.

Oui, oh...

Mais juive ou pas, la prochaine fois, je déchire un agneau entier.

Oh, je te parle !

Susceptible.

Papa, faut que je te parle.

Non, là, je peux pas, j'apporte des glaces pour... ta mère.

Elle adore ça.

Bon, Ă  la base, en plus de fĂŞter votre anniversaire de mariage,

ce qui est un vrai plaisir...

- Bien sûr. Ça fond, pardon. - On devait discuter de la succession.

Tu sais qui maman va choisir ?

Oui, ah oui.

C'est une évidence, hein ? Il n'y a qu'un seul choix possible.

Vraiment ?

Mais, Sidonie...

Je t'adore, papa.

Ben non, pas la cerise, quand mĂŞme.

[quelqu'un prend une douche]

Oh, c'est quoi le délire ?

Passe-moi une serviette.

Prends le sèche-cheveux.

Il est lĂ .

Oui, il est lĂ .

Et un peignoir.

Il va tout me prendre, c'est pas vrai.

Je te remercie.

[Pierrick] Ah, papa.

Putain...

- Faut que je te parle. - Non, je dois apporter ça à ta mère.

Deux minutes.

Ce week-end avait pour but, outre l'immense joie

qu'on a de venir...

Oui, je sais, le but, c'était la succession de ta mère.

- Oui. - Il n'y a qu'un choix possible.

Vraiment ?

Mais, Pierrick...

J'en étais sûr.

Merci, papa.

Merci.

Faut arrêter de prendre les cerises des gens, c'est pénible.

[quelqu'un entre]

[Roland] T'es pas couchée ?

Tu étais passé où ?

- Moi ? - Hm.

Ben moi, je...

J'ai fait du cardio Ă  la salle.

J'aime bien faire du sport avant de me coucher.

Une petite douche après, et hop.

Et j'ai croisé les enfants.

Il faut vraiment que tu parles

Ă  Pierrick et Sidonie, ils se demandent qui tu vas nommer.

Tu en penses quoi

de la petite ? - De Fiona ?

Écoute...

C'est pas son genre.

Je comprends, mais il y a quand mĂŞme...

Elle est spéciale, non ?

J'aime pas juger, mais elle est spéciale.

- Oui, spéciale, spéciale... - Tu crois qu'on a raté

l'éducation de Benoît ?

- Alors lĂ ... - Oui.

On l'a trop gâté.

J'ai pas du tout l'impression de l'avoir trop gâté.

C'est de ma faute, c'est ça ?

Non...

- Dis-le. - Je ne dis pas ça.

Elle vient d'arriver, cette petite.

Alors, tu vois...

On va lui laisser un peu de temps.

Oui.

Oui, tu as raison.

Faut que je parle de la succession avec Pierrick et Sidonie, non ?

Oui.

C'est une bonne idée.

Hm.

[stridulations d'insectes]

Pff !

On a frôlé la catastrophe.

On va refaire du coaching

pour éviter de tout foirer. - Je préfèrerais aller en boîte, moi.

Non, coaching, et après, dodo.

OK, frérot.

Pour la millième fois, arrête avec "frérot".

Bon, je dirai que tu es malade, tu resteras ici.

Non, non.

Je t'écoute.

Regarde.

Cher ami.

Pouvez-vous me passer

le pain, s'il vous plaît ? Je raffole des tartines.

Hm, hm, hm.

Slurp !

- Hm, hm, hm, hm, hm. - Fiona.

Sois juste naturelle.

Mais pas trop naturelle.

Si tu pouvais réfléchir un peu

avant de parler, ce serait super.

Puis n'oublie pas :

faut qu'on sente que tu m'adores, n'hésite pas à donner des détails.

Que ça fasse un peu plus crédible.

Genre, sur mes grains de beauté, mes fossettes, ça, c'est bien.

- Fossettes, OK. - Vas-y.

Chéri, peux-tu me passer le pain avec tes longs bras ?

Bien sûr, mon cœur.

Tu sais de quoi j'ai envie ?

J'ai envie de toi.

Tu me rends folle.

Attends, Fiona...

Quoi, "Fiona" ?

Il y a cru, le con !

- Non. - Si, tu bandes !

Mais pas du tout.

Si, banding !

C'est qui la grande actrice ? Nique sa mère, Marion Cotillard.

J'y ai pas cru du tout.

- Tu bandes de ouf ! - C'est le pli du pantalon.

Bon, allez, au lit.

- Oh, tu vas oĂą, lĂ  ? - Dans ma chambre.

Et moi, je dors oĂą ?

Non, le premier arrivé dans la chambre prend le lit.

Si tu veux.

[Fiona] Gagné !

Il bandait, le con !

- Je bandais pas ! - Si, tu bandais !

[musique orientale au loin]

[il reçoit un message]

[thème inquiétant]

[il soupire]

[quelqu'un frappe]

Benoît, c'est maman !

[elle frappe Ă  nouveau]

- Benoît ? - Oui, maman, j'arrive !

Bon, tu vas ouvrir à ta mère, oui ?

[thème oriental et enjoué]

Benoît !? [elle tambourine à la porte]

Fiona, Fiona !

- Fiona ! - Pas l'école !

J'ai rien fait !

Réveille-toi, ma mère est dehors.

Pff !

Maman, tu tapes

depuis longtemps ? - Mille ans.

- Tu exagères. - Salut, Soso.

Ce bordel ! Tu me rends folle, toi.

- [elle lui tape les fesses] - Oui.

Fiona, je voulais vous proposer un moment tranquille entre filles.

J'ai privatisé le spa.

Non, on voulait passer la matinée au lit, hein, bébé ?

Mais tu es infatigable, toi.

Ouh ! Ouh !

Ouh !

Ouh...

- Tu devais faire un tennis avec papa. - Ah oui, merde.

- Comment ? - Zut.

Fiona.

Je m'habille et on y va.

T'es un animal, toi.

Avec tes grains de beauté et tes chaussettes.

Elle voulait dire, mes fossettes, pas mes chaussettes.

Le matin, quand elle prend pas de café, elle est...

Donc, tennis avec papa.

Je vais me changer.

["Shape of you (Arabic Version)", de Rachid Aseyakhe]

Pardon, je suis en retard.

C'est pas grave, laisse tomber le tennis.

Tu veux pas qu'on aille prendre un petit déjeuner ensemble ?

Je connais un super petit café.

Tu aimes le café ?

- Oui. - Parfait.

- Aziz ! - Oui ?

Tiens.

Alors, tu cours, tu cours,

tu cours,

tu cours.

- D'accord. - Merci, l'ami.

Allez, viens.

[Roland] Ah...

- C'est pas du café, ça. - Non.

C'est de la "mahia", une eau-de-vie Ă  base de dattes.

Contrairement au café, ça n'empêche pas de dormir.

Bon appétit.

Oh ! LĂ , lĂ  !

Vas-y, c'est sans gluten.

Il est mĂŞme pas 10h.

Et ?

Santé.

[il tousse]

Ah, d'accord.

Ah, c'est du feu, quoi.

Ça passe bien, hein ?

Prends une merguez.

Papa. Dès que je rentre à Paris, j'organise le mariage.

On s'aime trop avec Fiona.

On veut plus attendre.

Ça va, c'est une de temps en temps. Tu sais que c'est un coupe-faim ?

Eh ouais.

Tu trouves pas que c'est un peu rapide pour un mariage ?

Ta mère veut inviter la Terre entière, tu sais ?

Oui.

Be seha.

Be seha.

Nous, on veut faire un petit mariage. Petit comité, simple.

Si tu fais ça, ta mère ne te le pardonnera jamais.

Maintenant, si c'est une question d'argent...

Ben oui.

J'ai pas les moyens de faire un grand mariage.

Et puis, par rapport Ă  Fiona,

je veux pas ĂŞtre le fils Ă  papa qui laisse ses parents tout payer.

- C'est pas mon style. - Je comprends.

Eh bien, on va te faire un petit virement discret.

Puis c'est toi qui vas tout gérer.

Allez, tiens.

Cul sec.

Rha !

Il y a quoi déjà, dedans ?

[clapotis]

Hm !

[Fiona] C'est quoi

cette touffasse ?

- Comment ? - Soso, vous pouvez pas

rester avec une schneck vintage comme ça.

[Sidonie chuchote] Je t'expliquerai.

J'ai été esthéticienne.

Sidonie, va te faire un gommage, je m'occupe de ta mère.

Et mettez un truc sur le...

LĂ , il y a tout... Oh ! LĂ , lĂ  !

- Vous êtes sûre, hein ? - Oui, je vous ai préparé un mélange

de cire et de miel.

Après ça, vous aurez une teuche décapotable.

Une "teuche" ?

Ben oui... Allez Soso, comptez jusqu'Ă  3 trois.

Un.

[scratch]

[Solange hurle]

Ah, Aziz.

Merci, Aziz.

[son portable vibre]

- Merci beaucoup. - Je te rejoins, papa.

- Je vais prendre un café. - OK.

- Ouais, Emily ? - Je m'en veux de t'avoir lâché.

- Tu m'as mis dans la merde. - C'est une grosse campagne.

- Ben, écoute... - [Sidonie] Super, ta fiancée !

Elle a épilé la chatte de maman !

- Bravo ! - Quoi ?

[Emily] Benoît ?

Maman, je bosse, lĂ . Oui, je suis sur un gros taf.

Tout le monde m'adore de ouf.

C'est génial.

- Je t'embrasse. - Fiona ?

- Hé, j'ai même pas payé... - Tu as fait quoi à ma mère ?

- Tu voulais qu'on devienne copines. - Pas en lui faisant le maillot !

Fallait le dire.

Quoi, de pas épiler ma mère ? Mais t'es abrutie.

HĂ©.

Tais-toi.

Mon père va me faire un virement, alors, tu fais pas tout foirer.

Donc tu restes

dans la chambre.

- Fiona ? - Hm.

C'est pas possible

d'être aussi débile !

Elle a fait quoi Ă  maman !?

Ben...

Tu as entendu.

Elle est mannequin esthéticienne, c'est ça ? N'importe quoi !

- C'est pas net cette histoire ! - Elle est lĂ .

Quoi ?

Pas bougé.

C'est à cause de Benoît, ça.

Il me stresse

à jouer le fils idéal, il redevient un sérieux candidat.

Il débarque comme par hasard quand maman va nommer sa remplaçante.

Ou son remplaçant.

Hein ?

Ou son remplaçant.

Bien sûr.

Oui, bien sûr.

On va pas le laisser faire.

- Ben non. - Détends-toi.

- On va s'en occuper. - Tu as raison.

Oui.

On va pas

se laisser faire, ça va aller.

- Toujours là. - Bon, c'est terminé pour moi.

- Je vais faire un plouf, Ă  plus. - Bisous.

[il souffle]

[il frappe]

Oh, Benoît ?

Papa.

Ça va, mon grand ?

Oui, et toi, mon papa ?

[Solange] Roland, donne un pourboire

et viens t'occuper de ma chachatte.

Maman a une nouvelle petite teuche.

Toute douce.

Je voulais juste

m'excuser pour... - De ?

Fiona, le spa.

Ah non, laisse tomber, ça va.

C'est beaucoup mieux qu'avant.

Roland ?

Miaou, miaou, miaaaou !

Je vais vous laisser, papa.

Ah, Benoît.

On va déjeuner tous ensemble.

Super, mais Fiona ne sera pas là, elle est un petit peu fatiguée.

On tient à sa présence avec ta mère.

Puis après,

entre deux verres de jus de détox, on parlera de votre mariage, hein ?

Ça marche.

Rolaaand !

[Benoît] Je vous laisse.

Fiona ? Qu'est-ce que tu fais ?

- Tu me parles trop mal, je me casse. - Pose ce fer et écoute-moi.

J'écoute pas.

Je suis venue rendre service. J'aurais mĂŞme pu ken avec toi.

Mais lĂ , "ciao bello", comme on dit ici.

C'est de l'italien.

Ah ouais ? Et "Nique ta mère", c'est quoi ?

Du français.

Fais-moi un peu de place.

Vas-y, Aziz, mets la gomme.

[Benoît] Fiona.

Allez, c'est ridicule.

Aziz, mets la gomme.

[le moteur patine]

Fiona.

Écrase-le, Aziz.

[le moteur patine]

Allez, ciao.

Attends, Fiona.

- J'ai été injuste, désolé. - Appelle-moi un taxi.

- Je veux pas que tu partes. - La débile s'en bat les steaks.

Je te demande pardon. C'est moi le débile.

J'ai vraiment besoin de toi.

OK, je...

Je dois de l'argent Ă  des mecs dangereux.

- De Sarcelles ? - Non.

- De St-Ouen ? - Non.

- De Vitry ? - Non.

- D'Orly ? - Des mecs de Paris intra-muros.

Bon, la prochaine fois que tu me parles mal, je te fracasse.

Et je veux 400 euros en plus. Non, 500.

- À la base, je prévoyais 5 000 euros. - Ben, c'est 500 ou rien, voilà.

OK.

5 000 euros, toujours la mĂŞme blague.

Allez, dans la chambre, et que ça saute !

Plus vite !

- Je veux pas y aller ! - Venez ici, les enfants !

Tu vas oĂą, Kader ?

- Lâche-moi, toi. - Oh, c'est ta future tata !

Je m'en branle.

Ça va pas ou quoi ?

Maman n'est pas contente, Norbert !

C'est un enfant. La violence n'a jamais rien résolu.

Je vais lui parler

Ă  Kader.

- Sûre ? - Oui.

Bon, OK. On se retrouve Ă  la piscine.

- Oui. - Puis sois ferme.

- Oui, oui. - Venez, les enfants.

[les enfants] HĂ©, on va oĂą ?

Vas-y, mange la terre, mange !

Alors, c'est qui ta tata préférée ?

- Madame... - Ta gueule !

- C'est qui ? - C'est vous.

- Vous, qui ? - Tata !

Voilà, c'est ça.

- T'as compris ? - Oui.

Lève-toi, c'est bon.

Prends ton chapeau.

Attends-moi !

- [Casper] Laisse-moi, non ! - [Juliette] Stop, ça suffit !

Tiens-toi tranquille, Casper. C'est insupportable.

- Ça fait chier ! - Oh, pff !

[Casper] Je vais Ă  la piscine !

Tu as fait quoi, toi ?

Ils vont me tuer, ces gosses.

Kader veut bien s'occuper des petits, hein ?

Oui, tata.

-C'est bien.

- Laissez votre mère profiter un peu. - D'accord, tata.

Allez.

Sans courir !

Ils sont adorables.

Comment tu as fait ?

Tu sais, il suffit d'être pédagogique.

Je crois que Kader

aime la terre, tu devrais le mettre

au jardinage. - Merci.

Je t'en prie.

Salut.

T'es pas banale.

Reste bien tranquille.

- Ah, Benoît. - Maman.

Ton père et moi, on était dans la chambre

pour régler des problèmes administratifs

au sujet de...

Bon, je t'embĂŞte pas

avec les détails.

Je suis affamée, on va déjeuner.

Non, on va plutĂ´t rester ici.

- Tu as cru que c'était une question ? - Ben oui, t'as cru quoi ?

La planche Ă  repasser,

c'est pour quoi ?

L'administratif avec maman, ça se passe comment ?

Bon, je vais Ă  mon cours de "coursplif".

- CrossFit. - Oui.

- Tu manges pas avec nous ? - Laisse ton père s'entraîner.

Il a déjà mangé dans la chambre.

[Solange] Allez, Benoît.

Choukran.

[les enfants rient et crient]

[Fiona] Kader !

[Casper] Un, deux, trois !

Waouh !

Shit !

Can you stop it ?

Pardon, il savait pas que ça mouillait.

Fucking kids.

T'as dit quoi, Donald Trump ? Reste tranquille.

What ?

C'est toi, "fuck". Fuck ta mère ! Pars ou je t'arrache ta perruque.

[les enfants crient]

Vas-y !

Elle a un truc

avec les enfants. Pierrick, surtout, bouge pas.

Je suis avec les Japonais, lĂ .

Arigato gozaimasu.

Juliette ?

[Sidonie] Moi, j'ai pas voulu d'enfants

parce que mon bébé, c'est la boîte.

Pas de mari, pas d'enfant,

tu me rends fière.

[les enfants] C'est la guerre !!

[Benoît] Tu es dure, maman.

C'est pas ce que je veux pour elle.

Elle gâche sa vie, cette idiote.

[Fiona] Vas-y, ramasse ta perruque !

[les enfants] Il a pas de cheveux ! [rires]

Elle n'est pas conventionnelle,

ta Fiona.

Elle est rafraîchissante. Je parle comme une vieille bourgeoise.

En tout cas, je supporte à 100% votre idée de vous marier.

D'ailleurs, mon Benoît,

si tu veux revenir travailler avec nous, j'ai un beau bureau pour toi.

Merci, maman.

[Sidonie] Putain, c'était son plan

depuis le début. - Évidemment.

- Il débarque avec sa fiancée... - T'es en boucle.

Il veut prendre ma place de président.

Ma place de présidente.

Toi et moi, c'est pareil. L'ennemi, c'est lui.

Oui, je suis avec toi sur ce coup-lĂ .

Tu es moite.

Oh, dégueu.

[les enfants] On veut faire une montgolfière !

Moi, j'ai pas la force.

Tu avais promis.

Oui, mais parfois, on dit des choses et on les fait pas.

Tu avais promis.

- Je peux les emmener, moi. - Ben non.

Ben si, je me détends, là.

OK, on y va.

- Je peux gérer seule. - Je préfère venir.

Puisqu'elle te le dit.

Ben oui.

[Solange] Je dois aller chercher papa.

On a Pilates dans dix minutes.

Doucement avec papa.

Il est accro au sport. Tu verrais ses scores

sur sa montre...

Je viens avec vous.

Je passe pas assez de temps

avec mes neveux et nièce adorés.

Allez...

[Solange] Tu sais que si ça se passe mal,

tu peux pas les licencier.

[Pierrick rit]

Ben oui.

Allez, en route,

mauvaise troupe !

Bougez vos culs !

Amusez-vous bien.

On va faire connaissance, cool.

Il fait plus frais ici.

[thème oriental]

C'est un truc de fous !

- Doucement, les enfants ! - Laisse-les, ils s'amusent.

Comme ça, on peut parler un peu. On n'est jamais tranquilles.

- Tu vas devenir ma belle-sœur. - C'est vrai.

Le problème, c'est que je ne crois pas du tout à votre histoire d'amour.

OĂą sont les enfants ?

Oublie les enfants.

Vous ne vous embrassez jamais, pas un geste complice.

J'ai dû voir Benoît nu plus souvent que toi.

- C'est chelou, ça. - Il adorait se balader à poil.

Je peux dessiner sa teub les yeux fermés.

Moi aussi.

- Ah ouais ? - Ouais.

Allez.

Vous dessinez

des montgolfières ?

Euh... oui.

Ça va pas, bande de tarées !

- Elles sont dégonflées. - Ben oui.

Bon, allez.

Un.

- Deux. - Trois.

- Eh ouais. - Ah ouais, quand mĂŞme.

- Tu l'as jamais vue, en fait. - Si.

Montre ton dessin.

En fait, je l'ai raté.

Bon, allez, c'est quoi l'arnaque ?

Y a pas d'arnaque.

- OĂą sont les enfants ? - T'es qui, une michto ?

Tu parles de moi ?

- [souffle] - Putain !

ArrĂŞtez le ballon !

Waouh !

ArrĂŞtez, descendez !

Kader ! Kader !

Oui ?

Tata arrive, les enfants !

Salut, tata !

[souffle du brûleur]

[elle crie]

Descendez !

Descendez !

[elle crie]

[rires]

Non, nooon !

[elle hurle]

[le dromadaire blatère]

[Pierrick] Ah.

Alors, tu as découvert quoi ?

Que les enfants sont cinglés. Vous avez foiré leur éducation.

C'est pas une grande découverte, ça.

- Comment ça s'est passé ? La vérité. - Bien, bien.

Enfin, les enfants se sont envolés seuls

dans une montgolfière, mais sinon, bien, franchement.

C'est pour qui, ça ?

Pour le déjeuner de demain.

Mes parents t'apprécient, ils sont OK pour le mariage.

Ma mère m'a fait un virement.

On a réussi.

Je t'avais dit que j'étais chanmée.

C'est gentil.

La dernière fois qu'un mec m'a gâtée, il m'a offert un grec

avec supplément harissa.

Merci.

Moi aussi, j'ai un cadeau.

Enlève ta chemise.

- La longueur est parfaite, lĂ . - Donc, tu es chauffeuse VTC,

télémarketeuse, esthéticienne et tu es coiffeuse.

Non, j'ai eu une embrouille avec mon CAP.

Une sale histoire. Depuis, j'ai du mal Ă  me faire embaucher.

Mon rĂŞve, ce serait d'ouvrir mon propre salon.

C'est bon. Allez, admire-toi.

[il soupire]

C'est pas mal, ça.

- Tu es douée, en fait. - Ben oui.

Demande à ta mère si elle est pas contente.

Oui...

[le portable vibre]

J'ai l'image "grosse touffasse".

- Allez. - C'est bon.

Voilà vos clés, monsieur.

[brouhaha]

Quoi ?

On dirait que tu as grossi.

C'est l'eau.

Je bois beaucoup d'eau.

Ça me fait gonfler, c'est de la rétention d'eau.

Il fait quoi Benoît ?

Sidonie, appelle-le.

Dis-lui qu'on a réservé à 20h.

- Je suis sur le coup, papa. - Alors, fais-le.

Bonjour. Je cherche Benoît Aubry-Duval.

Je suis sa fiancée.

C'est la dernière ligne droite.

Demain, on fête l'anniversaire de mariage de mes parents et terminé.

- Ça va aller ? - Oui, t'inquiète.

C'est mieux comme ça.

Ben, viens.

Excusez-nous pour le retard.

Au contraire, vous arrivez pile au bon moment.

[Emily] Mon chéri...

J'espère que vous n'avez pas organisé tout le mariage sans moi.

- Qui est cette fille, Benoît ? - Oui, Benoît, c'est qui ?

C'est qui ? Tu es allé chez le coiffeur ?

Quelqu'un d'autre veut savoir

qui c'est ? - Moi.

[Roland] Benoît.

C'est qui ?

C'est Emily, c'est ma fiancée.

Que j'ai quittée

pour Fiona.

Et ?

C'est léger comme explication.

[Pierrick] Attends, attends.

Tu as quitté Emily pour Fiona ?

T'as vu

ta gueule, toi ?

La situation est un peu gĂŞnante.

Emily, vraiment, tu embarrasses tout le monde.

Pardon, je sais que c'est difficile pour toi.

J'aime Fiona et on va se marier.

D'accord.

D'accord.

C'est pour elle que tu m'as quittée ?

Attends.

Tu parles de moi ?

Ah !

- Putain ! - Désolée, elle a pris

pour tout le monde.

Trop de sous-entendus.

Fallait que ça parte.

Emily.

Emily, attends.

Je culpabilise, je viens et je me fais agresser ?

Sérieux, tu as vu

ma gueule ?

Je suis désolé.

T'as que ça à dire ?

C'est qui cette fille, sérieux ?

C'est compliqué.

Ouais, ben, bon courage pour la suite.

[il soupire]

[Solange] Allez, Benoît, nous t'écoutons.

Je fais une entorse à mon régime car je suis contrarié. On t'écoute.

- Oui, j'étais avec Emily. - Il n'y a pas si longtemps.

- Elle est un peu folle. - Bien sûr, les femmes

sont des hystériques.

J'ai pas voulu dire ça.

La vérité,

c'est qu'on a parlé mariage avec Emily.

Puis j'ai connu Fiona.

Ça a été un coup de foudre et je veux que ce soit elle ma femme.

- Roland, réponds-lui. - Ben...

Donc un jour, c'est Emily,

le lendemain, Fiona. Et la semaine prochaine ?

- Ça n'a pas été du jour au lendemain. - Ben non.

Oui, ça s'est enchaîné, mais ça s'est pas chevauché.

Rien Ă  voir.

C'est pas clair.

Je vous aurais présenté Fiona si j'étais pas sûr ?

Non...

Roland, réponds-lui. Bon, Fiona, prenez un peu le temps.

n'est pas à quelques mois près. - Si, justement.

Si.

Parce que Fiona...

est enceinte.

- Quoi ? - Quoi ?

- Quoi ? - Fiona est enceinte.

Elle veut se marier

avant d'accoucher. - Oui.

Rapport Ă  sa religion, qui est le judaĂŻsme.

Roland, réponds-lui.

Roland...

Ben...

Mazel tov.

[stridulations d'insectes]

Tu en veux ?

Je peux pas, je suis enceinte.

On va leur dire quoi dans neuf mois ?

Que tu as perdu le bébé.

Et que notre couple n'a pas survécu à cette tragédie.

D'ici là, j'aurai réglé mes affaires.

Je perds mon bébé et toi, tu me quittes ?

T'es une ordure, en fait. T'es capable de tout.

Imagine la peine des gens qui t'aiment.

Je parle de tes parents, moi, je te déteste.

Tu as raison.

C'est nul ce que j'ai fait.

Je suis désolé.

Je vais te rajouter une prime.

- Tu me proposes de l'argent ? - Hm, hm.

Je suis pas une merde, moi. Me touche pas !

Mais j'ai qu'une parole.

J'irai au bout, mais après, je veux plus te voir.

[thème mélancolique]

Fiona.

Fiona ! On va ĂŞtre en retard !

Fiona !

Fiona !

Crie pas, je suis lĂ .

Ah oui, tu es très...

C'est ça, va t'habiller.

On va ĂŞtre en retard.

Oui, pardon.

Oh, mes enfants.

Je vous attendais.

- Ça va, Fiona ? - Oui.

Tu es sublime.

Merci, Roland.

- Bon anniversaire, papa. - Merci.

Vous me faites le plus beau des cadeaux.

Ce bébé,

c'est...

C'est le bonheur.

[Roland sanglote]

Allez.

HĂ©, maman.

Joyeux anniversaire de mariage.

Oh, mes chéris, vous...

Vous m'avez...

Vous nous avez émus.

Vous ferez des parents extraordinaires.

Extraordinaires.

- Et comme vous voulez vous marier... - Dis-leur.

- Alors... - Nous allons célébrer

votre union aujourd'hui.

Ce lieu

va vous porter bonheur.

Quoi ?

Alors, on...

Mon fils.

C'est magnifique.

- Waouh, on est complètement... - Oui...

On est surpris.

- Mais... - Je peux pas me marier.

Je peux pas

me marier parce que...

Parce que c'est impossible sans ma mère, on peut pas.

"Impossible sans sa mère."

Et elle a raison. Viens, Fiona.

"Impossible sans sa mère."

- On va oĂą ? - Mais oui.

On ne peut pas se marier

sans sa mère.

- Alors, j'ai pris la liberté... - [marche nuptiale au violon]

D'inviter ta mère

et tes deux frères.

Et aussi,

- M. le rabbin. - Ah.

VoilĂ .

- C'est qui ce mec, en fait ? - Chut ! Ne me fais pas honte

devant ma riche belle-famille.

[elle crie des youyous]

Ma chérie, c'est le bonheur !

Merci, c'est ma mère.

Quel est votre prénom hébraïque ?

Euh...

- C'est... - Depuis quand elle est juive ?

Complique pas tout. Elle est juive, point. Tais-toi.

- Votre prénom hébraïque ? - C'est...

- C'est Rachel. - Rachel.

Rachel.

Ça vient de l'hébreu "rahel" qui signifie "brebis".

Elle trouve ses origines

dans l'Ancien Testament.

C'est la deuxième épouse de Jacob.

Mais c'est surtout

le prénom de Jennifer Aniston dans "Friends".

[tout le monde ricane]

C'est vrai.

Benoît Blaise Antoine Aubry-Duval.

Blaise,

comme saint Blaise, apĂ´tre et martyr de...

Du début du 4e siècle.

Et que l'on célèbre le 10e jour après l'octave de l'épiphanie.

Connu pour avoir inventé l'expression :

"Ă€ l'aise, Blaise."

Donc, Fiona Rachel Lepic,

voulez-vous prendre pour époux Benoît Blaise Antoine

Aubry-Duval ?

- Oui, je le veux. - Benoît Blaise Antoine

Aubry-Duval,

voulez-vous prendre pour épouse Fiona Rachel Lepic ?

Non.

Fiona et moi,

on n'est pas en couple.

Elle n'est pas enceinte.

Je le savais !

Je le savais ! Je le savais ! Depuis le début, je le savais !

Cette fille incroyable a aidé un pauvre type à faire quelque chose

de dégueulasse.

Je l'ai rencontrée dans son Uber.

Elle a accepté de jouer ma fiancée

parce que j'étais dans la merde.

C'est pas grave, on est lĂ . Allez, mariez-vous.

J'ai emprunté

de l'argent Ă  de mauvaises personnes.

J'ai pas eu le courage d'ĂŞtre honnĂŞte avec vous.

Eh ben, bravo, Benoît !

Bravo !

Génial, tu nous mets

la honte Ă  tous !

[violente gifle]

Ferme ta gueule.

Je sais pas si vous pourrez me pardonner.

[chanson mélancolique]

Solange !

Tu peux ĂŞtre fier de toi.

Désolée.

Bonjour, M. Duval.

Bonjour, Pierre.

Maman, merci de me recevoir.

Je voulais que tu saches...

Je voulais que tu saches que... Pff !

Ange.

HĂ©.

Elle est dure en affaires, ta mère. Mais on a trouvé un arrangement.

- Vraiment ? - Hm.

C'est d'elle dont tu devrais avoir peur.

Elle est plus dangereuse que moi.

Ce week-end ne s'est pas passé comme je l'avais espéré.

Nous n'avons pas parlé

de l'avenir du groupe.

Mais ce qu'a fait Benoît...

Tais-toi.

Et en vous observant,

j'ai réalisé que si j'avais réussi des choses sur le plan professionnel,

j'en avais ratées aussi beaucoup sur le plan familial.

Non, maman.

L'attitude de Benoît...

Tais-toi.

Je vais rester un peu à la tête de Duval Métal.

Vous travaillerez ensemble,

comme une famille.

Pour me prouver

qui sera digne de reprendre ma place. - Maman, moi, ta place,

je la veux pas.

Toi, on va retenir sur ton salaire

tout ce que j'ai versé à Ange.

Pierrick, tu vas en profiter

pour t'occuper enfin un peu de tes enfants.

Et Sidonie,

cette société, c'est pas une famille, c'est un travail.

Alors, trouve-toi un mari.

D'accord.

Mais j'ai besoin

d'une dernière avance.

Il est complètement fou, lui.

C'est important.

Écoute-moi bien...

C'est accordé !

On t'attend lundi matin, Ă  9h.

Ne sois pas en retard, hein ?

On est très à cheval

sur la ponctualité.

10h, ce sera très bien, mon chéri.

10h, c'est bien aussi.

[Benoît] Non, c'est pas une vanne, avance.

Si c'est un jeu sexuel tordu, c'est mort.

OK, voilĂ .

Qu'est-ce que vous foutez lĂ  ?

C'est quoi, ça ?

Je te présente ton salon.

- Mais non. - Mais si.

- Mais non. - Si, si.

- Non. - Bon. Voilà les clés.

Le mot d'ordre, c'est :

chic, classe et élégance. - Ça déchire sa mère.

On est chez moi, lĂ  !

Je serai ta première cliente.

Viens, on va visiter.

Dis-moi.

[la mère] Mais c'est le top du top !

Tu touches pas ma sœur, tu ouvres un salon de coiffure,

tu mets des pantalons serrés.

C'est cool, mais j'ai capté.

Super, mec, on est ensemble.

On t'a capté. Mais c'est cool.

- Alors ? - Merci.

Il voulait quoi mon frère ?

Savoir pourquoi il s'est rien passé entre nous.

- Parce que t'es pas ouf, frérot. - Waouh.

- Je suis toujours pas ton frère. - Non.

[la mère] Mais sinon...

Je vous mets pas la pression, mais c'est quand le mariage ?

[youyous]

Maman.

ArrĂŞte, lĂ , tu fous la honte !

Ma chérie...

Elle est gentille, mais elle croit que j'ai quatre ans.

["When you look at me", de Christina Milian]

Putain. OĂą je vais trouver un mari, moi ?

Je vous dépose où ?

Combien vous gagnez par jour ?

[Fiona hurle]

Descendez ! Descendez !

Kader, je vais lâcher !

Sous-titrage : Denis Poudou pour Tri Track

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