All language subtitles for Ni le Ciel ni la Terre 2015

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranรฎ)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Downloaded from YTS.MX

Official YIFY movies site: YTS.MX

Viens. Viens la.

A ta place.

Oui. Tiens.

Poste sud pour poste nord.

Poste sud. Parlez.

Capitaine, j'ai un civil avec du betail en visuel.

Il descend du village sur secteur 43, vers la frontiere.

C'est le fils de Malek.

Poste nord, vous l'avez ? Il monte sur votre secteur.

Pourquoi il est la ?

Stop !

Get off !

Position.

Attention. Sommation.

Goliath !

Poste sud, vous n'avez pas vu le chien ?

Negatif, capitaine.

J. B., le chien n'est pas avec vous ?

Non. Je ne crois pas.

- On ne le trouve plus. - Attends.

- Vous allez a la choura ? - Non. Lernowski, oui.

Lernowski,

les deux, la...

Les deux, c'est pour le village. OK ?

On ne l'a pas vu ici.

Pourquoi il etait pres de la frontiere ?

Il n'a rien a faire la. On l'a dit et repete.

"C'est pas votre probleme."

Si, c'est mon probleme. Il n'a rien a faire la.

Il veut l'argent pour le mouton.

Rappelle-lui que grace a nous, il n'y a plus de combat au village.

Il s'en fout, il veut l'argent.

100 dollars.

Je vais lui faire un cheque.

Bon. Et Malek, il en pense quoi ? Je n'avais pas ete clair, la-dessus ?

"Le mouton est mort dans vos barbeles. Vous devez payer."

Non, je ne paie pas.

Non. Bon. On ne va pas se facher. On va s'arreter la.

On se revoie la semaine prochaine. Merci a tous.

A terre !

Putain. Mais ils sont ou ?

- A midi ! - Ou, "a midi" ? Je les vois pas !

William !

Contact.

Je repete, contact. Poste sud, vous les voyez ?

Negatif. Je n'ai pas de visuel.

Tireurs en 43,7 ou 43,8. Vous devez descendre a couvert.

Ils sont ou ?

A droite.

Plus a droite.

William !

T'as rien. C'est bon, t'as rien.

Benj !

En face de toi.

A 12 heures. La ligne de crete.

Je suis pret. 1er, 2e et 3e rochers. 2 kalachs derriere.

Maintenant.

Tire plus a droite.

Vas-y.

Feu !

Plus a droite.

Nourris le feu.

Je te laisse. Moi aussi, je t'aime.

Je t'aime fort.

Assieds-toi.

- Desole, pour tout a l'heure. - Ne t'inquiete pas. Ca arrive.

Et ta femme, ca va ?

Ca va.

- Je lui dis pas tout, mais ca va. - Moins t'en diras, mieux ca vaudra.

C'est pour bientot, non ?

Un petit garcon ?

Je demanderai a Lernowski qu'il me tatoue la date.

Tu sais, Tek, il ne faut plus lui laisser.

Moi, je la prends, ou toi, mais pas lui.

Tu sais quoi ? Ce que j'aime pas, c'est de sortir sans les blindes.

Tu as deja vu un mec sauter dans un VAB ?

Non.

J'ai vu ca, a Kaboul.

On a du aller chercher le corps.

Je te jure, Tek,

c'etait plus un corps mais un puzzle. Il y en avait partout.

Des doigts dans un gant, des bouts de chair...

Il y avait meme un genou crame au milieu des cailloux.

Il fallait tout ramasser, morceau par morceau.

Ca nous a pris...

Bax, combien de temps ca nous a pris ?

Je ne sais pas. 4 ou 5 heures.

Et a la fin,

le sac ne faisait pas le poids d'un homme.

Le mec etait tellement detruit qu'il n'en restait rien.

- Vous avez fait quoi ? - Le capitaine a pris le sac,

il est parti plus loin et il a creuse pour le remplir de terre.

On a scelle le sac et le cercueil, pour ne pas que la famille l'ouvre.

Le gars est reparti comme ca en France,

avec de la terre.

Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

Poste nord pour FOB.

Poste nord. Parlez.

Merci. Passe-moi le capitaine. Vite.

Qu'est-ce qu'ils foutent ?

Bax...

Poste nord. Parlez.

Capitaine, j'ai une dizaine de villageois sur la crete.

Ils crament un truc.

Ils sont descendus ? Ils se sont rapproches des postes ?

Non. Ils se tiennent sur leur secteur.

- Je fais quoi ? - Rien, pour l'instant.

Tant qu'ils restent la, tu les tiens a l'oeil.

A vos ordres.

Poste nord. Quoi, encore ?

Capitaine, on ne trouve plus Tek et Delcourt.

Quoi ?

Leur poste est vide.

J'avais plus de reponse. Je pensais que c'etait leur radio,

mais la releve est arrivee, et il n'y a personne.

C'etait quand ?

A l'instant.

J'ai sorti tout le monde, mais on n'a rien.

Qu'est-ce qui s'est passe ?

Des civils se sont approches, cette nuit ?

Negatif. On les a vus remonter au village.

Ensuite, plus rien n'a bouge.

Je ne comprends pas, capitaine.

Ils n'ont pas pu sortir sans que tu les voies.

Je sais pas ce qui s'est passe. J'ai pas quitte le secteur des yeux.

- Vous avez dormi ? - Comment ca a pu vous echapper ?

Ils ne seraient pas partis sans prevenir.

- Il y a forcement eu un contact. - Un "contact" ?

Ces cons ont du entendre un truc et ont du aller voir les civils.

On va les retrouver au fond d'un trou.

Ils etaient ou, ces civils ?

En tete de crete.

C'est un mouton, capitaine.

Tu les as eus en radio avant ou apres le passage des civils ?

Avant, je crois.

Oh, capitaine...

Bax, allez-y.

Si je trouve la trace de mes hommes, j'embarque tout le monde.

"Personne n'a rien fait."

Pourquoi ces gosses etaient autour de mes hommes ?

"Ils montaient les moutons dans la montagne."

Pourquoi tu n'es pas a l'ecole ?

- Il est berger. - "Berger..."

Evidemment. Vous etes tous bergers.

Montre-moi tes mains.

Montre.

Elles sont propres, pour un berger.

Fouille-le. Vois s'il planque un portable.

Non. Il est clair.

Pourquoi vous etiez la-haut, cette nuit ?

Pour bruler le mouton mort dans les barbeles.

Pourquoi ?

Il n'a pas ete tue comme il faut, alors ils ne peuvent pas le manger.

Pour une sortie de plus de 2 hommes dans la vallee,

je veux etre prevenu.

- "Personne ne va dans la vallee." - Et lui, l'autre jour ?

"Pour les hommes avec les moutons, c'est different."

Vous protegez quelqu'un. Vous avez peur.

C'est Sultan. C'est ca ? Ou il est.

Si je dois revenir ici et tout bruler

pour retrouver mes hommes, je le ferai.

Et il n'y aura plus que des cendres.

"Si tu fais ca, on ira jusqu'a Kaboul pour dire ce que tu as fait,

"et c'est toi qui finiras dans les cendres."

Ne me parle pas sur ce ton.

- Ils veulent de l'argent ? - J'en sais rien.

On n'est pas a Kaboul. Ca marche pas comme ca, ici.

Fais-les parler.

Qu'est-ce que vous croyez que c'est ? Al-Qaida ?

Voici le releve satellite de la nuit.

Chaque image a ete prise a 30 secondes d'intervalle.

En dehors des villageois qui ont quitte la zone a 2 h 44

et l'arrivee de la releve a 6 h 03,

on n'a releve aucune trace de passage,

ni sur le secteur, ni sur la frontiere.

Mais tout s'est passe sous les yeux de deux d'entre vous.

- William... - Oui ?

Va la-bas.

- Qu'est-ce que j'ai fait encore ? - Va la-bas.

- La ? - Non. Continue un peu.

Assieds-toi au milieu du camp.

Ici, c'est bon ?

Voila. Oui.

Regarde-le.

- Tu l'as en visu ? - Oui.

Au caporal.

Ce simple truc bloque le rayonnement thermique.

Ne croyez pas uniquement ce qui se passe dans vos visees.

Je veux plus voir ca dans les postes.

On n'a aucune idee de ce qui s'est passe,

s'ils sont vivants ou morts,

mais on va les retrouver.

Ceux qui me connaissent bien vous le confirmeront,

je n'ai jamais abandonne ni un homme ni une depouille

sur le terrain. Alors on va retourner ce secteur.

Voici mes ordres :

interdiction de sortir du champ de vision des chefs de groupe,

on ferme les postes et on reajuste les fenetres de tir.

Personne ne doit pouvoir rentrer ou sortir par la.

Posez des detecteurs de mouvement au-dessus des postes.

Ne dites rien sur les disparitions,

tant qu'on n'a rien de plus a dire aux familles.

Par respect pour elles, je bloque la ligne, pour le moment.

Vous pouvez disposer.

Je n'y crois toujours pas.

La couverture, ca fonctionne en position, pas en deplacement.

Et ca fait du bruit.

Qu'est-ce que je pouvais leur dire ?

Je me demande meme s'ils ne sont pas partis.

Pour aller se faire tuer au Pakistan ?

Capitaine...

Oui ?

Je peux vous demander quelque chose ?

Vas-y.

Je voudrais une benediction.

Un aumonier ? Maintenant ?

Si les combats reprennent et qu'il m'arrive quelque chose...

Et ca, la ? Ca ne suffit pas ?

Les benedictions, c'est pour les morts.

C'est de sang-froid que t'as besoin. C'est avec ca qu'on rentre entier.

Je vais voir ce que je peux faire.

Lernowski, vous avez quoi ?

Un piquet, capitaine.

Decris le dispositif. Pas de fil ?

Non. Il n'y a rien d'autre.

Un metre. Du metal, rouille. Un piquet, quoi.

Fais venir Mercier, qu'il passe ca au detecteur.

R. A. S.

C'est un bete piquet. C'est tout.

R. A. S., capitaine.

OK. On continue.

- Tu ne t'es pas fait relever ? - Non.

Je ne bouge pas, tant qu'on n'a pas ces batards.

Si ca ne tenait qu'a moi, on ne chercherait pas comme des cons.

Pourquoi ?

Au village, je les aurais fait parler.

La nuit ou 2 soldats disparaissent, ils sortent cramer du betail ?

Civils en approche !

Stop !

Get out !

Soldiers of France, open the gate !

Lacrymo !

Open the gate !

Qu'est-ce que c'est que ce clown ?

Allez, fouille-le.

C'est bon. Il est clair.

Dis-lui de s'identifier.

Il s'appelle Gulbbudin Bakhtawar.

Demande-lui s'il a vu beaucoup d'hommes sans vetement.

Quoi ?

Il a vu beaucoup d'hommes sans vetement ?

"Non, mais j'ai vu beaucoup de vetements sans homme."

Laisse-le entrer.

C'est le colonel de Kaboul qui l'envoie.

Vous devez lui donner des messages ou...

Je pense plutot qu'il veut dire une image.

Demande-lui si le colonel le laisse entrer comme ca.

A Kaboul, tout le monde le connait.

"Pourquoi tu me jettes de la fumee, debile de chretien ?

"Je viens t'aider."

Bon. C'est bon.

La-dedans, il y a les photos de mes 2 hommes.

Il suit les instructions du colonel,

et des qu'il a des informations, il revient.

Tiens.

Et cette fois, il depose sa moto, il attend qu'on vienne le chercher.

Ca lui evitera de se reprendre une lacrymo en pleine tete.

Il a compris ?

- Ca veut dire "oui" ? - Oui.

Bon. Quand est-ce qu'il pense pouvoir revenir ici ?

Quand ? "Inch'Allah", quand ?

C'est bon. Vous me le sortez.

Merci.

Poste sud pour FOB.

Poste sud. Parlez.

C'est bon. Il est passe. Sorti en secteur 43,9

a 21 h 45.

OK. Je transmets.

Tu en veux ?

Non.

Oh ! Qu'est-ce qui se passe ?

Putain...

Une bestiole.

Je sors verifier.

OK. Vas-y.

Je confirme : R. A. S.

Ca y est. Je le vois.

Comment il l'a fume, le truc !

Tu as encore du chocolat ?

Oui. Dans mon sac.

- Ou ca ? - Dans la poche du haut.

Ca va ? Tu tiens ?

Ben oui, je tiens.

Tu sais, je les ai vus, l'autre nuit.

Qui ca ?

Tek et Delcourt,

dans un reve.

C'etait dans une grotte.

Ils etaient la. Ils dormaient.

Et...?

Ben, c'est tout. C'etait juste bizarre, de les voir.

Tu devrais la fermer, avec tes histoires.

Au camp, on dit que tu ferais mieux de fermer ta gueule

et d'ouvrir le feu quand on te l'ordonne.

- Je vais pisser. Tu me remplaces ? - Oui.

Ben ?

Ben !

Oh ! Ben !

Ben !

Oh ! Ben !

Oh !

J'etais la, comme d'habitude.

Juste la. J'etais comme ca.

- T'as dormi ? - Les detecteurs se sont pas allumes.

- On etait en face. - Il faisait jour, deja.

Dis-nous la verite.

J'ai pas dormi. C'est lui qui s'est endormi.

- Tu mens ! - J'etais la. Il bougeait pas !

Tu ne me laisses pas le choix.

Aux arrets.

Tes mains.

Ils entrent dans ma zone de tir. Je fais quoi ?

Attends.

Ils disent quoi ?

Khalil !

Je n'entends pas.

Il dit quoi ?

Traduis.

Il veut negocier avec vous.

Il veut negocier demain matin, a 6 h, sur la frontiere.

Dis-lui que je suis d'accord, mais a midi, en plein jour.

Alors ?

Il est d'accord.

Je veux plus de toi la-haut, William.

Tu mets la section en danger.

Tu seras interroge par l'etat-major.

Tu rentreras avec le 1er convoi. C'est mieux pour tout le monde.

Il y aura une enquete. Tu devras temoigner.

Temoigner de quoi ? Il etait la. Il s'est endormi.

Voila de quoi je temoignerai.

Il va falloir trouver autre chose.

C'est la-haut que je suis utile. Pas ici. Il faut remonter.

- Il se passe des choses, la-haut. - Bien sur.

Des hommes se font tuer ou enlever.

Vous n'avez pas compris ? Il faut y retourner.

Il faut y dormir. Il faut comprendre !

- Sinon on va tous y passer. - Quelque chose t'a echappe,

comme ca nous a echappe a tous, alors arrete de te monter la tete.

Tu retraces par ecrit le deroulement de cette nuit

et tu le signes.

C'est clair ?

Tu auras des comptes a rendre.

Ca ne va pas etre simple.

On va les retrouver

et on va rentrer.

Ils les renseignent depuis le debut. C'est sur. C'est un code.

Quelqu'un surveille. Pas de mouton, "voie libre", un mouton, "danger".

- Alors on descend le mouton ! - Non. On annule.

On se replie.

Bon. Les gars, on degage.

Ils sont ou ?

En position !

- Tu vois quoi, d'en haut ? - On n'a rien, capitaine.

Il demande ce qu'on veut.

Demande-lui ou sont mes hommes. Je veux les voir.

- Il dit qu'il veut voir ses hommes. - Quels hommes ?

J'en sais rien, moi !

Bon. Demande-lui de me prouver que mes hommes sont en vie.

Il n'a pas vos hommes.

Il accepte de negocier pour que vous lui rendiez les siens.

Il n'a pas du tout mes hommes ?

Non, mais il pense que vous avez les siens.

Dis-lui de se montrer

et on parle face a face.

Ils vont sortir. Personne ne tire. Personne ne tire.

Couvrez-moi.

Il demande qui retient ses hommes, si c'est pas nous.

Demande-lui combien il en a perdu et comment.

"Celui qui attaque mes hommes et que je ne connais pas

"connaitra la haine d'Allah."

Demande-lui s'il est bien Sultan.

C'est lui. Il demande qui tu es, pour demander.

J'ai envoye un homme au Pakistan il y a 2 jours

pour negocier pour moi. Un Afghan. Il l'a rencontre ?

- Il n'a rencontre personne. - Je lui propose un marche.

Je le laisse chercher ses hommes ici, dans mon secteur,

il me laisse faire pareil de l'autre cote.

Qu'est-ce que tu fous ?

Traduis.

On etablit ensemble un cessez-le-feu.

Aucun ordre de tir n'est donne tant qu'on n'a pas nos hommes.

Je le laisse meme approcher de ce village,

"le village des hommes qui mentent".

Qu'est-ce qu'il dit ?

On dirait qu'il fait semblant de parler a quelqu'un.

Tu es sur ?

Je suis sur qu'il parle tout seul.

Capitaine, on ne negocie pas seuls avec des talibans.

Il est en train de nous mentir.

Vas-y. Arrete ca.

Il demande une garantie.

Si je trouve celui qui a mes hommes, je trouve celui qui a les siens.

Il demande que vous juriez.

Je le jure.

A lui, maintenant.

Il jure aussi.

Mais si tu le trahis, il viendra t'egorger.

A tous, on les laisse passer.

On y va ?

On attend.

Allah n'empechera pas une 2e maison de bruler.

Moi, je le peux.

Il dit : "Allah est grand."

Je comprends pas.

Tu veux pas ce qu'il y a de mieux pour les tiens ?

"C'est pas a moi de decider ce qui doit arriver ou pas.

"C'est votre guerre, on n'a pas a vous aider."

Tu veux voir les talibans ici ou l'armee de ton pays ?

"Je ne veux rien. C'est Allah qui decide. Et..."

- "Et" ? - "Et je t'emmerde."

On n'en tirera rien.

Capitaine !

Regardez ca.

On l'a trouvee chez ces deux-la.

D'ou vient cette moto ?

"Mon fils l'a trouvee dans la vallee."

"Il a trouve la moto ici. Il n'y avait personne."

Ca, tu me l'as deja dit. Je veux savoir le reste.

On passera la nuit ici, s'il le faut, mais vous parlerez.

"Je dirai rien.

"Degagez ou vous disparaitrez comme des chiens.

"Fils de pute. Fils de chien."

Il continue les insultes.

Ca y est. Ca y est.

C'est bon.

Il demande qu'on releve son pere.

Il vous dira tout, si vous relevez son pere.

"Pas par terre, sur la moto."

Alors je t'ecoute.

Qu'est-ce qui se passe, ici ?

Tu es sur la terre d'Allah.

C'est ca que tu veux ? C'est ca ?

Il n'a rien fait.

Bon.

Donc, ici, on est sur la terre d'Allah.

Sergent, "Allah", vous n'aurez que ca.

Traduis.

"Oui."

Jusqu'ou va la terre d'Allah ?

Elle va derriere la montagne et elle s'arrete.

Le camp et le village sont sur la terre d'Allah ?

"Non."

C'est interdit, de marcher sur cette terre ?

Tu peux marcher mais pas dormir.

Il m'arrive quoi, si je dors ici ?

- "Allah te reprend." - A quoi tu joues ?

Quand est-ce que ca a commence ? Quand les soldats sont arrives ?

"Non. Bien avant."

Depuis quand ?

Viens la.

Donne-lui.

Dedans.

Non. La.

Pourquoi on amene un mouton ? Il n'y a pas d'herbe.

C'est la terre ou Allah te pardonne.

Qu'est-ce qui m'arrive, si Allah me pardonne ?

Si Allah te pardonne, tu es pardonne. C'est tout.

Allah ne rend pas les hommes en echange ?

Donc, je donne un mouton a Allah,

le mouton disparait et je suis pardonne ?

Non. Tu dois laisser le mouton 1 jour et 1 nuit,

tu le ramenes au village et tu l'egorges.

Et si Allah reprend le mouton ?

- Allah ne prend pas le mouton. - Pourquoi ?

Parce que le mouton ne dort pas par terre.

Non, mais tous les moutons dorment par terre !

Si tu laisses un mouton quelque part seul,

il a peur, donc il dort debout.

Et le chien ?

Le chien dort par terre, c'est pour ca qu'il disparait.

Regarde.

Je me couche, la, comme ca,

et je m'endors.

Ne fais pas ca.

Ecoute. Si je dors ici...

Un homme descend de la montagne, il me tue

et m'amene plus loin pour me bruler...

Traduis.

Tu viens le lendemain et tu crois que c'est Allah,

alors que c'est un homme qui l'a tue.

T'as jamais vu Allah,

donc tu peux pas etre sur que c'est lui.

"Si."

Comment tu peux etre sur d'une chose que tu vois pas

et que t'as jamais vue.

"Regarde ceux-la.

"Il fait nuit et tu ne vois pas les hommes, la.

"Si tu prends tes jumelles, tu les vois.

"Donc, tu ne vois pas les hommes la-bas,

"mais c'est pas qu'ils ne sont pas la,

"c'est que tu n'as pas tes jumelles."

Capitaine, c'est la FOB.

Oui ?

Capitaine, William s'est echappe.

Il a pris la moto.

William !

La.

C'est ferme de l'interieur.

William !

C'est le sien, capitaine.

Somniferes.

Il faut se sortir de la et vite.

Capitaine, je remonte pas la-haut.

- Il faut riposter. - Riposter contre qui ?

Il faut des preuves,

des elements.

Ca fait 5 jours qu'on cherche ces preuves...

qu'on suit vos ordres.

4 hommes en moins, des talibans sur notre secteur,

c'est ce que vos ordres ont amene.

- Ca devient inexplicable. - Les explications manquent.

Dis-nous ce que tu crois, Antares.

- Qu'on ne connait pas notre ennemi. - Comment on se bat contre ca ?

Hein ?

Moi, je marche plus. J'appelle l'etat-major.

He !

Tu laisses ca, la.

Il est 11 h. On est mercredi.

Le dernier convoi de ravitaillement part demain a 8 h.

Je laisse ceux qui le veulent repartir avec le VAB.

Mais decidez-vous maintenant. Il n'y aura pas de 2e occasion.

Si vous decidez de rester,

c'est que c'est clair dans votre tete :

quoi qu'il se passe,

je dirige et continuerai a diriger cette section.

Aumonier Oscar Varennes. Enchante, capitaine.

35e regiment, 4e compagnie.

Vous etes ici depuis combien de temps ?

Quelques semaines.

Des combats ?

Pas vraiment, non.

Une mission delicate. C'est tout.

- Ils vous ont dit quelque chose ? - Rien. Justement.

Mon boulot, c'est aussi de sentir les hommes,

de savoir quand ils sont trop pres du bord.

La, vos gars ont le vertige.

- Faites votre boulot. Rassurez-les. - Les rassurer ?

Dieu, ce n'est pas une peluche qu'on serre dans le noir.

Je ne sais pas, moi. Dites-leur que...

que Dieu est amour.

Vous avez vu ce merdier, pour sortir des choses pareilles ?

Bon. Ca suffit.

Vous repartez demain avec le blinde de ravitaillement.

"Alors que les hommes etaient livres a un profond sommeil,

"une parole est arrivee jusqu'a moi.

"Voici ce qu'elle me murmurait.

"'Le sort de l'homme sur la terre est celui d'un soldat

"'et ses jours sont ceux d'un mercenaire.'

"J'etais tranquille, mais Il m'a secoue.

"Il m'a saisi par la nuque et m'a brise.

"Il a tire sur moi comme sur une cible.

"Il ouvre en moi breche sur breche. Il fond sur moi comme un guerrier.

"Sachez que c'est Lui qui me poursuit.

"Il m'a brise de toutes parts, m'a traite comme un ennemi.

"Ses troupes se sont mises en marche.

"Elles ont campe autour de ma tente.

"Oui, bientot, je me coucherai dans la poussiere.

"Il me cherchera et je ne serai plus."

C'est bon ? Tu as un signal ?

C'est bon.

Appelle satellite.

C'est quoi ?

La femme de William. Elle veut vous parler.

- Comment elle a eu ce numero ? - Je sais pas.

- Allo ? - Capitaine Bonassieu ?

- Comment avez-vous eu ce numero ? - William me l'a donne.

J'ai accouche. Je veux qu'il le sache.

Cette ligne est reservee aux militaires.

Je veux lui parler.

- Je lui dirai. - Je veux lui dire moi.

C'est impossible.

- Je dois raccrocher. - Attendez.

Au revoir.

Antares, il se passe quoi, la ?

Reviens en place. Je ne t'ai plus en visuel.

Antares !

C'est bon.

Ca va.

J'y arriverai.

Tu as trop peur pour ca.

Ca va le faire.

Il faut attendre.

Ca fait des nuits que je dors pas.

Quand j'y arrive, je fais le meme reve.

Je les vois.

Tu vois quoi ?

Delcourt, Tek,

Benj, William...

endormis dans une grotte,

sous la frontiere.

C'est William qui t'a monte la tete.

"William" ?

Il me l'a raconte, ce reve. Il l'a raconte a tout le monde.

Il ne m'a rien raconte.

Personne ne m'a rien raconte.

Il nous dit de degager, qu'il est arrive en premier.

Qui a trace ce cercle ?

C'est lui.

Et...

il y a quoi, dedans ?

C'est l'endroit de la sourate.

Quoi ?

Quelle sourate ?

La sourate des gens de la caverne. C'est les villageois qui l'ont dit.

Fais un releve.

D'abord le noir.

Alors ?

Il y a une cavite a trois metres.

Un point haut ?

Il y a un conduit qui descend par la.

Sergent, ca bouge.

Ils veulent voir le trou.

Dis-leur de poser leurs armes.

Ils ont peur.

- Peur de quoi ? - De ce qu'on va trouver.

C'est l'histoire de quelques hommes qui fuient la ville

et qui se cachent dans une caverne.

Ils demandent a Dieu de les aider.

Alors Dieu les endort pour de nombreuses annees.

Certains disent qu'ils etaient 4, d'autres, 5.

Certains disent qu'ils etaient 7 avec un chien.

- Un "chien" ? - Oui.

Avec eux, il y avait un berger et son chien

qu'ils avaient rencontres en chemin.

Le chien s'etait endormi a l'entree de la caverne,

pattes etendues, et quand tu le regardais,

tu voyais ses dents. Et il avait ses yeux grand ouverts,

comme s'il protegeait l'entree

alors qu'il dormait depuis des annees.

Et quand il s'est reveille...

On continue. Allez.

On descend tout.

On a creuse. Il n'y a personne, la-dessous.

J'ai reve d'une grotte. Ils sont la.

Comment ils peuvent etre la ? Il n'y a pas d'entree, ni de sortie !

On degage avant que les F16 nous tombent dessus.

- Khalil...? - J'en sais rien. Je comprends rien.

Il a bien dit un truc, la !

Il dit que vous faites n'importe quoi,

que le capitaine est pire qu'une chevre.

Comment il peut mettre son mouton ici, avec tout ce bordel ?

Voila. Ca vous va ?

"Vous ne les retrouverez pas. Personne ne les retrouvera.

"Ils ne sont plus."

Il faut reboucher ce merdier, maintenant.

"Capitaine Bonassieu,

"ca fait plus d'une semaine que je suis sans nouvelles.

"Plus personne ne repond, au camp.

"Il y a des rumeurs, ici.

"Les autres familles parlent de combats,

"d'otages.

"S'il lui est arrive quelque chose, je veux le savoir.

"Maintenant."

Capitaine...

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Ca y est. Ca a commence.

- Quoi ? - C'est lui.

Il faut que vous compreniez, capitaine.

Au depart, il n'y avait rien.

Meme pas des pierres.

C'est lui qui a pose les arbres,

les betes,

les femmes,

les hommes, vous, moi.

Mais c'est fini, maintenant.

Il fait marche arriere. Il nous reprend un par un.

Ca a commence ici, mais c'est peut-etre arrive ailleurs.

Et bientot, ce sera partout,

tout le monde.

Ce sera au tour des enfants,

les peres, les meres.

Bientot, il n'y aura plus rien.

Il n'y aura plus personne.

Un jour, quelqu'un voudra faire la paix,

et personne ne repondra.

J'ai peur, capitaine. J'ai peur de ca.

Antares !

Vous m'en sortez 4

et vous les tondez.

On les quoi ?

"Sarah,

"les combats ont repris depuis quelques jours.

"Je ne peux pas t'en parler.

"Il n'y a rien a dire. Personne ici n'a rien a dire.

"Chacun se bat,

"se tait et ferme les yeux.

"Alors moi aussi, je me tais et je ferme les yeux.

"Je ferme les yeux a cet instant.

"Je suis invisible.

"Je suis ici, dans les montagnes et la peur.

"Je suis la, chez nous, dans la maison, a cote de toi,

"a cote du petit.

"En les rouvrant, je me dis que j'y etais peut-etre vraiment."

"William,

"je ne te reconnais plus.

"Je ne reconnais plus tes mots.

"Qu'est-ce qui se passe ?

"Tu m'avais dit qu'il n'y aurait plus de combat avant ton retour,

"que c'etait une question de jours.

"J'ai vu avec ta mere de nouvelles images de la-bas.

"Ils annoncent toujours plus de morts.

"Ils racontent que beaucoup d'entre vous reviennent muets,

"incapables de prononcer un mot.

"Reviens-nous, William.

"Reviens-moi."

Repos.

"Capitaine Bonassieu,

"en exposant deliberement vos hommes a un tir fratricide,

"vous etes accuse d'etre responsable de la mort de 4 d'entre eux.

"En vertu de l'article L 456 B,

"vous etes mis aux arrets en vue d'une comparution

"devant le tribunal de la coalition internationale.

"Dans l'attente des conclusions de l'enquete,

"vous etes somme de vous constituer prisonnier."

Reposez armes !

"Sarah,

"l'assaut a commence cette nuit.

"J'entends autour de moi monter le cri des hommes

"et le claquement des armes.

"Je respire profondement,

"et lentement, je m'enfonce."

"Je sens la terre qui me berce et me rappelle a elle,

"comme un mauvais fils parti depuis trop longtemps.

"J'entends parler les morts."

Pour Tek !

"Nos morts."

Pour Delcourt !

"Tous nos morts."

Pour Benj !

"Ils me reconnaissent."

- Pour William. - "Ils me rappellent a eux.

"Sarah,

"je ne m'endors pas,

"je ne pars pas, je ne disparais pas,

"je m'absente.

"Je suis derriere une porte et je t'attends.

"Je t'attends dans un monde a l'interieur du monde,

"dans un monde a cote du monde,

"dans un monde tout autour du monde."

Sous-titrage : Tinh-di Tang pour Eclair Media

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.