All language subtitles for Mr.Lucky.1943.DVDRip.XviD-SoSISO-French

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Original subtitles

� votre place, je ne ferais pas �a.

Merci du conseil, mais si elle saute ?

Vous inqui�tez pas.

Elle ne fera rien. Elle restera l�.

Ensuite, elle fera les cent pas,

puis elle s'accoudera et regardera la mer...

Il faut un permis, pour venir l�.

Mon vieux, si elle le voulait,

elle serait re�ue � la Maison Blanche !

Ne vous y frottez pas, cette dame n'est pas n'importe qui.

Parlant de permis, o� est le v�tre ?

Vous �tes nouveau, ici ?

Ah, vous �tes commandant ?

J'ai d�barqu� en canot.

Je l'ai amarr� au bout de la jet�e.

Je vous avais dit que tout irait bien.

Que va-t-elle faire ?

Regardez...

Elle attend le retour d'un bateau

qui g�t au fond de l'Atlantique !

- Quel bateau ? - Il s'appelait le "Fortuna".

Le bateau-casino ? Il �tait amarr� ici, � une �poque.

- J'�tais � la jet�e 27... - Oui, oui...

Son proprio s'appelait Joe-le-Grec.

�a vous dit quelque chose ?

S�r ! Il suffisait d'ouvrir le journal.

Vous le connaissiez ?

J'�tais le commandant du "Fortuna".

Dites, il �tait vraiment grec ?

On ne savait qu'une chose : c'�tait un dur !

Mais pas n'importe lequel, un dur de dur !

Trop malin pour �tre heureux.

Il vous a jou� un tour ?

Il se l'est jou� � lui-m�me.

Comment �a ?

Voil� comment...

C'est ici qu'elle l'a vu pour la derni�re fois.

Quand �tait-ce ?

Du temps o� le "Fortuna" mouillait ici.

Nous ne bossions plus. Nous �tions fauch�s, dans la mouise...

Un jour, Joe s'est ramen�, la gueule enfarin�e

et toujours de la glace dans le c�ur.

On s'�tait fait interdire la C�te Ouest.

On cherchait des fonds pour d�marrer la saison � La Havane.

Joe �tait plut�t dans le p�trin...

Il y avait � bord un petit marin grec, Bascopolous...

Comment va Bascopolous ?

Il est bon pour avaler son acte de naissance.

Qu'a dit le m�decin ?

D'apr�s lui, il est cuit.

Il ne lui donnait qu'une heure � vivre, il y a deux heures !

Comment �a s'est pass�, en ville ?

On n'est plus dans le pl�tre, on peut appareiller.

Tant mieux, tes lascars devenaient nerveux.

Pr�viens-moi quand le petit aura calanch�.

Blubber, r�pare-moi �a !

Elle ne marche pas ?

Trop bien !

Mais il n'y a pas de clients !

Il y en aura o� l'on va. R�pare-la.

Salut les gars... Je l'ai !

�a valait ses 10 000 dollars.

Sign� du juge de la Cour sup�rieure.

Il a fallu sept avocats et mon talent.

Range �a dans le coffre, Zepp.

On ira � La Havane d�s que Bascopolous aura can�.

Oublie �a, Joe, ce bateau n'ira nulle part.

- Qui a dit �a ? - L'Oncle Sam.

C'est quoi c'te blague ?

Une blague ? Regarde plut�t...

"J. Bascopolous, G. Zepp, Joe Adams..."

A �t� d�clar� apte � servir dans l'arm�e.

Ils n'ont pas le droit ! Je suis un civil !

C'est ce que tu crois.

J'y ai droit aussi. "Apte � servir dans l'arm�e".

Pas le temps de se couper une jambe.

- On arrose qui pour y �chapper ? - Pas moyen.

Ma guerre, je l'ai d�j� faite.

J'en ai bav� pour m'en sortir. Mais j'ai gagn� cette guerre.

Tu vas aider � gagner celle-ci.

C'est pas ma guerre.

T'en fais pas, patron, j'ai tout arrang�.

Un avion peut nous emmener � Mexico dans deux heures.

De l�, on pourra rejoindre Rio.

On bossera l�-bas jusqu'� la fin de la guerre.

Doucement, Crunk.

Ils sont pleins aux as, l�-bas !

Du calme, je te dis.

Vous croyez que je vais renoncer � ce bateau pour �a ?

Vous avez rien re�u ?

Fallait pas garder ton nom. Change chaque mois, comme nous.

Qui dit que c'est mon nom ?

J. Bascopolous...

Il a �t� d�clar� quoi, lui ?

"4-F"... �a veut dire quoi ?

Qu'ils ne veulent pas de lui. Il est inapte.

Veinard jusqu'� la tombe !

Inapte, hein ?

C'est vrai ?

Allez, du vent !

L'un d'entre nous n'ira pas � l'arm�e.

Et ce serait toi ?

On est associ�s, non ?

�a veut dire qu'on fait 50-50...

Tu veux la moiti� de �a ?

Sa r�forme contre ma moiti� du bateau.

Que ferais-je du bateau � l'arm�e ?

Non, celui qui gagne aura aussi le bateau.

Alors, qui ?

Tu veux couper ?

Non, aux d�s.

Je marche.

- Je vais les chercher. - Attends !

Pourquoi ne pas respecter les formes ?

Les d�s posent probl�me ?

Le type n'est pas encore mort !

Quand il aura rejoint le grand cirque, ce sera diff�rent.

Nerveux, hein ?

Joue-nous �a bien.

Brelan de rois, Joe !

Prends une s�che, Crunk.

Carr� de rois, Joe,

en deux coups !

Fais mieux !

Une minute, patron...

� toi !

Brelan d'as...

Tu croyais jouer avec un amateur ?

Je ne comprends pas...

Et l'�l�phant, qui vient de passer aux pattes boueuses ?

Je n'ai pas trich�, Joe.

Vraiment ?

Alors, souffle pour la chance.

Souffle !

Je ne roulerais pas mon propre associ� !

Jamais de la vie ! Un as de plus, et c'est gagn�.

Et voil� !

On dirait que l'arm�e a besoin de gars comme toi.

Tu feras bien attention.

Je mettrai dans mon bureau un beau drapeau � une �toile,

rien que pour toi.

� plus tard, Swede.

O� vas-tu, Joe ?

- Chercher de l'argent en ville. - On n'est pas d�pl�tr�s ?

Si, mais �a nous a mis � sec. Il nous faut 50 000 $ en coffre.

- Comment vas-tu faire ? - Laisse-moi l'apr�s-midi.

Sers la main du nouveau Joe Bascopolous !

Prends cet argent, et paie les fun�railles � Joe Adams.

Des fleurs blanches ! C'�tait un bon gars.

- De quoi parle-t-il ? - Explique-lui.

Je change de cravate et de fonce-et-fume.

Je crois que �a suffira.

Impatient d'�tre incorpor� ?

�a m'a d�j� tant co�t� !

Dommage, vous avez 21 de tension, on ne peut pas vous prendre.

Vous �tes inapte. D�sol�.

- C'est grave si je me saoule ? - Ce n'est pas bon.

Je vais me saouler, et rester saoul !

C'est b�te... un si bon patriote !

Il a eu un choc...

Jette-moi �a.

Tu as trouv� le bl� ?

M�me pas le premier grain !

- Je ne reconnais plus cette ville ! - Et tous tes contacts ?

Soit ils ont �t� appel�s,

soit ils ont d�cid� de se ranger

et de payer leurs imp�ts.

Comment vas-tu faire, Joe ?

J'ai essay� tout le monde.

Notre chance a tourn�.

- Fais attention ! - Regarde !

Six d'un coup !

C'est un signe du ciel. Il faut foncer !

Vas-y, je t'attends.

�a marche que si on s'y met � deux.

Tu veux nous porter la poisse ou quoi ?

C'est un coup gagnant. On ne peut pas rater.

Assieds-toi, patron.

Doucement... Le type s'�nerve.

Comment allez-vous ?

Enchant�.

Achetez un ticket pour notre bal de charit�.

- S�r ! - Un ou deux ?

Deux.

C'est 50 $ chaque.

C'est affreusement cher, mais nous avons besoin de 100 000 $.

Vraiment ? Quelle co�ncidence !

Pour quoi faire ?

"Le Secours aux victimes de guerre."

�a m'int�resse.

- Votre adresse ? - Elle est sur le ticket.

Merci. Je passerai.

Je laisserai peut-�tre un petit quelque chose.

SECOURS AUX VICTIMES DE GUERRE

- O� est le grand patron ? - Elles sont tr�s occup�es.

Je veux faire un don.

De quel ordre ?

70... 80 000 $.

Ne bougez pas !

Il y a un monsieur l�-bas...

Le Capt. Steadman voudrait vous voir.

Un instant, Mme Ostrander.

Vous avez dit 70 ou 700 $ ?

70 000 $.

Je vous l'avais dit ! Par ici, je vous prie.

Capitaine Steadman, voici M...

Votre nom m'a �chapp�.

Joe ! Comment allez-vous ?

M. Joseph, bien s�r.

Asseyez-vous. Fermez la porte en sortant.

Homme remarquable, vous ne pouviez mieux tomber.

La vente de nos tickets se r�v�le si d�cevante...

Nous devons envoyer un bateau de produits m�dicaux en Europe.

Tout cela co�te tant ! Il nous faut de l'argent de toute urgence.

Vous envisagiez un don en liquide ?

- Je ne traite qu'en liquide. - Splendide !

- Mais j'aurai besoin d'aide. - Bien entendu.

Je dirige des cercles de jeux. C'est mon m�tier.

Nous n'enqu�tons jamais sur l'origine des fonds.

Pour votre affaire de charit�, c'est du sur mesure.

Je veux juste un monopole sur les jeux.

Blackjack, d�s, roulette... Vous aurez votre argent en un soir.

- Je ne comprends pas. - C'est simple :

donnez votre bal, je m'installe � c�t�.

Rameutez les clients,

je m'occupe des croupiers, du mat�riel.

Vous n'aurez qu'� empocher les gains.

Mais supposez que vous perdiez ?

L'hiver dernier � Palm Beach, j'ai perdu...

C'est ce que je dis ! Vous y avez laiss� un paquet ?

Je vais vous montrer.

Vous �tes le client, lancez les d�s.

- Vraiment ? - Allez-y.

Double as.

Maintenant, admirez.

Sept !

J'ai de la chance. Je ne peux pas perdre.

Lancez encore.

Vous �tes toujours le client. Prenez le cornet.

Agitez les d�s dedans.

Quatre ? C'est un coup difficile... Regardez !

Sept !

Comment faites-vous ?

J'influence ! Faites venir les gens, vous aurez vos 100 000 $.

- Mais il s'agit de hasard ! - Pas comme je le fais.

Combien le bal peut-il vous rapporter ?

Entre 15 et 20 000 $

Mais vous visez les 100 000 !

Faites �quipe avec moi, en une nuit vous les aurez.

Mais il ne faudra pas �couter ce pic-vert !

Il se trouve que les jeux sont interdits dans ce pays.

� Reno, il y a plus de cercles que d'�piceries !

Il se trouve qu'on est � New York !

Quel dommage !

Dorothy, voici M. Joseph. Mon lieutenant, Mlle Bryant...

J'ai d�j� eu le plaisir.

Il se trouve que nous avons un comit� de conseillers financiers...

Et ils n'auraient pas trouv� une si bonne id�e ?

Tout le monde ne peut pas le faire. Car c'est...

Dangereux, en effet !

Mlle Bryant a raison.

Si vous nous couchiez tout cela par �crit...

Nous pourrions le soumettre � notre prochain conseil.

Vous �tes trop press�es pour �a.

Nous ne parrainerons rien que nous puissions regretter.

Au revoir, M. Joseph. Et merci.

Ne vous laissez pas prendre par le d�mon du vice !

Dorothy, n'oubliez pas la banque.

Quelle banque est-ce ?

Elle est au 31 Est, 39e rue.

- O� va-t-on ? - � la banque.

BANQUE DU SANG

Suivant.

Mlle Bryant, c'est votre troisi�me visite.

Nous vous donnerons un insigne d�s que vous aurez fini.

Asseyez-vous l�.

Suivant.

C'est � toi, l'ami.

Avancez tous d'un cran.

�a, c'est une surprise !

Pas particuli�rement. Il se trouve que je m'y attendais.

Et ne croyez pas que votre ent�tement y changera quelque chose.

Comment pouvez-vous laisser passer l'occasion

de rapporter 80 000 $ � la Cause ?

Quelle Cause ?

Si vous tenez tant � servir la Cause, allez � l'arm�e !

"4-F"...

- Vous me semblez plut�t "apte". - Vous aussi semblez en forme.

C'est � cause de mes art�res...

Et vous donnez du sang ?

Mon sang est "apte", seules mes art�res sont "4-F"...

Bascopolous !

Je croyais que c'�tait M. Joseph...

Si on s'appelle Bascopolous, imaginez comment on vous appelle !

Pourquoi ne m'avez-vous pas laiss� finir avec la capitaine ?

Il se trouve que vos mobiles me paraissent suspects.

Je donne mon sang, et mes mobiles lui paraissent suspects !

La personne qui en h�ritera se d�couvrira

sans doute une passion soudaine pour les d�s.

Et le pauvre soldat qui h�ritera du v�tre en fera des gla�ons !

Il se trouve que...

� quoi rime ce refrain continuel "il se trouve que..." ?

Il se trouve que je le dis fr�quemment.

Et il se trouve que je vous offre...

Au revoir. Et la r�ponse est non !

Ce n'est pas la sortie...

Quelle m�g�re !

Il faut vous reposer 20 minutes !

Va jouer, s�urette, j'ai la forme.

- Il faut vous allonger. - Je me sens au poil.

- Patron ! - Comment c'�tait ?

Ils n'ont pris qu'une pinte. Demain, je donne 4 litres !

C'est de la...

Je vous l'avais dit !

Section des libert�s conditionnelles, � Joe Bascopolous

Veuillez vous pr�senter sans d�lai devant le juge.

Suite � vos trois pr�c�dentes condamnations,

toute r�cidive sera punie de l'emprisonnement � vie.

Qu'y a-t-il, Crunk ?

Je croyais qu'on avait d�ratis� le bateau.

Que fais-tu l�, alors ?

Joe est r�veill� ?

Qu'es-tu revenu faire ?

Je causerai � Joe, si �a ne te d�range pas.

L'h�ro�que arm�e grecque

a d�, une fois encore, subir l'assaut

des troupes d'invasion allemandes et italiennes...

Patron, "Apte" est revenu.

Je n'entends rien. �teins-moi �a !

Quelles nouvelles, Joe ?

Tu n'es pas en uniforme ?

J'ai encore deux semaines devant moi.

Je n'ai pas o� cr�cher. Tu permets que je reste ici ?

- Pourquoi pas ? - Merci.

Tu as trouv� de l'argent ?

J'ai une piste en or massif. Si �a marche !

Qu'est-ce qui t'arr�te ?

Un iceberg, mais je le ferai fondre.

Tu permets que j'aille me chercher de quoi grignoter ?

Va voir aux cuisines.

Merci, Joe...

Merci beaucoup.

Tu as tort de laisser Zepp dans les parages.

- Faut �tre sympa avec un soldat ! - Je t'aurais pr�venu.

"Ne laisse pas une chance � un escroc, et m�fie-toi de tes amis".

Souviens-toi de �a.

Il me faut une voiture quelques jours, pour parader.

Un de mes potes a une limousine.

Va la chercher, et rendez-vous au dock dans 30 minutes.

BUREAU DE RECRUTEMENT

Ciao, Crunk.

Il nous faudra vendre davantage de tickets, mais comment ?

M�me en vendant tout, �a ne fera que la moiti�.

Mlle Bryant, il y a ici une recrue, je ne sais quoi faire...

Retenez-la, toutes les mains sont utiles.

L'affaire est un peu particuli�re...

Envoyez-la-moi avant qu'elle ne change d'avis.

Recevez-la, j'ai � faire. Elle est peut-�tre richissime...

Elle, c'est moi !

J'ai repens� � vos paroles d'hier.

Je me demandais pourquoi je ne serais pas utile ici !

Vous voulez faire partie de cette organisation ?

� chacun de faire son devoir ! Sans cette faiblesse cardiaque...

Ces art�res !

C'est la m�me chose. Alors ?

Et votre id�e de casino ?

Je l'ai abandonn�e. Pourtant, elle �tait bonne.

Bonne pour la Cause ! Dommage !

En tant qu'officier recruteur, je ne peux refuser quiconque.

Mais je vous mets en garde. Les rares hommes que nous avons eus

ont demand� � �tre mut�s dans des branches plus actives.

Les femmes leur tapaient sur les nerfs.

�a ne me d�rangera pas.

J'aurais d� m'en douter !

Lisez d'abord ceci, nous sommes tr�s exigeantes.

Vous permettez que je m'asseye ?

Bien entendu !

Si j'ai bien compris, vous d�sirez vous engager ?

En pleine conscience ?

Je ferai tout pour aider la Cause !

C'est magnifique, n'est-ce pas ?

Il nous faut un homme ici, vous le disiez vous-m�me.

- Pourquoi chercher ailleurs ? - En effet !

Vous savez ce que vous faites ?

Absolument !

Vous avez peut-�tre raison...

La discipline lui fera du bien.

Remplissez le formulaire, je vous apporte un insigne.

Signez en bas, M. Baspopolous.

Bascopolous !

- Vous avez pu m'oublier ? - Jamais !

Vous aimez ?

Si j'aime ? Je suis fascin�e !

Et voil�, vous �tes des n�tres. Monsieur...

- Bascopolous. - Oui, bien s�r.

Bascopolous ? Vous �tes grec ?

Am�ricain naturalis�.

Au travail. Dorothy va s'occuper de vous.

Vous me raconterez comment �a s'est pass�.

C'est absolument merveilleux !

Tout est arrang�.

Debout. �tez votre chapeau de mon bureau.

�teignez cette cigarette. On ne fume pas pendant le service.

Changez la bonbonne d'eau.

Aimeriez-vous commencer par une �uvre de propagande ?

Oui, Monsieur... Oui, Madame.

Savez-vous tricoter ?

Tricoter ?

Je vous ai demand� si vous saviez tricoter.

En Angleterre, les hommes frapp�s d'incapacit� tricotent !

Le Lt-colonel Barnstable �tait un champion du tricot.

Il s'y �tait mis alors qu'il �tait dans le pl�tre.

Je ne tricote pas !

Voil� le genre d'attitude que nous combattons !

Je veux bien...

Nous voulons former

des hommes pour tricoter ostensiblement dans les lieux publics !

- Serai-je assez costaud ? - Je suis s�rieuse !

La moiti� des femmes qui tricotaient ici l'an pass�

apprennent � pr�sent � conduire des ambulances et des bus.

Je devrai aussi broder ?

Vous ne semblez pas avoir saisi l'esprit de cette organisation.

Les gens d'ici n'ont pas la possibilit� de monter au feu.

Ils le d�plorent, mais ils sont d�cid�s � aider dans la mesure

de leurs moyens !

Je ne me d�gonfle pas, mais je ne sais pas tricoter.

L'affaire est close !

Voyez Mme Van Every, elle est notre meilleur instructeur.

Ou dois-je d�chirer ceci ?

Le tricot !

Votre chapeau !

Asseyez-vous avec les autres filles. Je vais vous montrer.

Laissez-moi voir vos mains.

De tr�s bonnes mains... �a vous sera facile.

Avant tout, il faut apprendre � tenir les aiguilles.

Vous tenez le tricot dans la main gauche...

Vous prenez l'aiguille...

Nous allons �duquer vos papattes !

Vous prenez l'aiguille et la passez dans le point.

Vous faites une boucle, et jetez la laine dessus.

� vous d'essayer.

Tenez les aiguilles et le fil.

Vous voyez comme c'est simple ?

Je vais vous apprendre � faire les c�tes.

Une maille � l'endroit, comme tout � l'heure,

mais ensuite, une maille � l'envers !

C'est �a, et non ce que vous venez de faire, cochon !

� l'envers !

Vous ramenez vos aiguilles vers l'avant...

Quel bon gar�on !

Jetez la laine devant et non plus derri�re...

C'est la diff�rence entre l'envers et l'endroit...

Vous avez r�ussi ! B�ni soit-il...

Ramassez... Vous l'avez...

� l'endroit, � l'envers... � l'endroit, � l'envers...

Soyez calme, patient, pr�cis !

Pouvez-vous m'aider ? J'ai tout perdu !

Je commence � aimer �a !

Petit pionnier... On pers�cute les pionniers

� cause de leur courage moral !

Patron, on te regarde !

Et alors ?

- Que vont-ils penser ? - Tu me fais rater !

- Joe, par piti� ! - Boucle-la !

Mme Van Every, voici Crunk, mon chauffeur.

Enchant�e, M. Crunk.

�te ton chapeau, et fais-moi dispara�tre cette cigarette !

Assieds-toi.

Donnez-lui des aiguilles.

Ne vous alarmez point, jeune homme... Montrez-moi ces mains.

Montre-les � la vieille bique ! Et ton courage moral ?

Montrez-moi �a.

En voil� des mains agiles !

Tout d'abord, il faut apprendre � tenir les aiguilles.

Celle-ci dans une main...

Et l'autre aiguille de telle fa�on...

Vous prenez le truc, vous le passez ici...

Ensuite vous passez la ficelle entre les deux trucs...

Vous la reprenez, vous tirez...

Ce n'est pas plus compliqu� !

C'est une vraie drogue.

Tu as abord� la maille � l'envers ?

Je n'en suis pas encore l�.

Tu n'aurais pas d� me laisser seul avec toutes ces cingl�es.

Je devais voir la patronne tant que l'autre avait le dos tourn�.

- �a a march� ? - Je crois.

Elle va l'envoyer pa�tre. Va te coucher.

Tu commences t�t, demain.

Et cet iceberg, tu l'as d�gel� ?

J'ai eu une meilleure id�e : je le contourne.

Vous avez accept� mes couvertures � un prix convenu.

Je perds d�j� de l'argent !

Voudriez-vous revenir sur un accord ?

Ce n'est pas du tout ce que nous avions compris !

Je ne suis qu'un pauvre d�molisseur...

Je n'ai d�moli cet h�tel que pour les couvertures !

Ne hurlez pas comme �a !

Bonjour. Quel est le probl�me ?

Elle me doit 2 400 $, voil� le probl�me.

Il veut qu'on paie 6 $ pi�ce ces couvertures usag�es !

J'aurais pu en tirer 10 $.

De pauvres h�res grelottent, et lui veut nous voler !

Vous devriez avoir honte de profiter de la p�nurie.

On n'a pas abrog� la loi de l'offre et de la demande !

6 $ pi�ce !

- O� est mon ch�que ? - Nous n'avons pas cette somme.

N'allons pas trop vite en besogne.

Ne devrions-nous pas examiner ces couvertures ?

Pourriez-vous me tenir mon tricot ?

C'est de la tr�s belle marchandise.

�a vaut bien 6 $.

Nous ne les avons pas !

C'est le probl�me, M....

McDougal.

Elles ne les ont pas.

Mais vous me semblez bien sympathique.

Je vous les joue � pile ou face.

12 $ ou 4 $.

Nous ne pourrons jamais les payer 12 $ !

N'ayez crainte, si je perds, j'en serai de ma poche.

Je d�testerais avoir ces pauvres h�res sur la conscience !

Alors, qu'en dites-vous ?

12 ou 4 ? �a marche. Face !

Non, pas avec cette pi�ce, elle est "pile" des 2 c�t�s.

Un joueur me l'avait donn�e. Je ne voudrais pas vous rouler.

Et si nous le jouions...

En la cachant derri�re le dos ?

Vous �tes pr�t ?

Et voil� : 4 $ pi�ce !

Vous pouvez payer ?

Redonnez-moi une chance !

Quitte ou double !

Je ne crois pas... Ce ne serait pas bien...

On n'aime pas les jeux, ici.

D'accord. Vous �tes pr�t ?

Quitte ou double !

C'est dr�le, �a n'arrive qu'une fois sur mille...

�a ne m'arrivera plus !

Peu importe. Ce soir vous dormirez du sommeil du juste.

Maintenant, vous �tes des n�tres.

"J'ai contribu� � secourir les victimes de guerre"...

J'ai �t� eu par "Le Secours aux victimes" !

Ils ne veulent pas d�charger les camions ?

Il se trouve qu'ils sont pleins de mat�riel m�dical, de s�rum !

Dites-le-leur, et rappelez-moi en cas d'ennuis.

Entrez.

Je cherchais une fa�on de vous remercier pour les couvertures.

Nous avions l'avantage : c'�tait � l'autre de deviner.

Mme Steadman me parlait, hier...

Pour les jeux, c'est exclu.

Vous ne me faites toujours pas confiance ?

Et depuis votre arriv�e, je me demande pourquoi.

Que faut-il faire ? Vous apporter son c�ur dans une assiette ?

Qu'esp�rez-vous tirer de tout ceci ?

Je vous l'ai dit, j'essaie d'apporter ma petite pierre.

�a n'explique rien.

Je n'aime pas en parler.

Les Grecs stoppent les Nazis dans la vall�e de Vardar

- Vous connaissez Vardar ? - En Gr�ce ?

Le nom de Bascopolous...

est vieux de 5 si�cles, l�-bas.

Que sont devenus mes fr�res,

ma jeune s�ur ?

Vous imaginez ces types dans la cuisine de ma m�re ?

Toutes les nuits, je me demande comment aider...

L'arm�e m'a refus�, que puis-je faire ?

Rassembler de l'argent pour aider ces pauvres gens.

Maintenant, vous savez tout.

Je suis profond�ment navr�e...

Ne vous excusez pas, je regrette juste d'avoir eu � le dire.

- Votre tricot ! - Oh oui, heureusement !

Je ne sais comment vous remercier.

Du tout ! Je ferais la m�me chose pour n'importe qui.

Je dois me rendre aux docks.

Nous avons un petit ennui avec une livraison de fournitures.

Voulez-vous m'accompagner ?

Bien s�r !

On peut prendre ma voiture.

Du vent !

Attention !

�a, des mailles � l'envers ? Tu en as saut� une !

Je le dirai � Mme Van Every !

- O� va-t-on ? - Aux docks, en centre-ville.

Promettez-moi une chose, Joe...

Ne tricotez plus jamais !

Vous demandez beaucoup !

Qu'est-ce que c'est ?

Un rouleau de pi�ces de 10 cents.

- Pour quoi faire ? - C'est une habitude.

�a tient bien dans la main.

- O� est M. Comstock ? - Au t�l�phone.

Je suis Mlle Bryant. Je viens r�gler cette affaire...

Veuillez d�charger ce camion au plus vite.

Je vais tout arranger avec M. Comstock.

Bien, mademoiselle.

Allez, les gars !

Pas si vite, mon grand ! Attendez un peu.

Livrez la marchandise sans autorisation

et vous aurez affaire � la justice !

Je vous ai d�j� dit que le paiement se faisait � la livraison.

Nous pensions vous payer d�s samedi !

Je ne travaille pas comme �a.

Vous me devez 1 300 $.

Vous payez ou je renvoie tout � l'entrep�t ?

Nous ne pouvons payer avant samedi.

Samedi, ce sera 10 % de plus !

M. Comstock, s'il vous pla�t...

Qui est-ce ?

Je travaille pour Mlle Bryant, et je vous donne raison.

Si vous avez un stylo, je vous signerai un ch�que.

Comment saurais-je s'il est approvisionn� ?

Si vous avez un t�l�phone, nous pourrons ais�ment v�rifier.

Dans le bureau.

Je vous suis.

Voil�, tout est sign�.

Vous pouvez commencer � d�charger.

Retournons � la fabrique.

Vous avez m�jug� M. Comstock... Un chic type, un p�re de famille.

Et votre rouleau de pi�ces ?

D�pens� en pourboires.

Avez-vous d� frapper fort ?

Moi, frapper ?

Je suis un paisible citoyen !

Il aurait pu vous tuer avec son crochet.

Ce n'est qu'une �gratignure.

Peut-on s'arr�ter chez un tailleur pour faire repriser mon fume ?

Votre quoi ?

Mon fonce-et-fume, mon "costume" !

Quel est ce double langage ?

Un souvenir d'Australie.

Comme "chapeau", avant-propos, "chaussures", crisse-et-susurre...

- Tr�s po�tique ! - C'est chantant.

Vous �tes une "demoiselle", une �-tire-d'aile...

Et qu'�tes-vous ?

Un "gars", gare-aux-d�g�ts !

Cette �-tire-d'aile va veiller

� ce que le gare-aux-d�g�ts fasse repriser son...

Gros-z�ro, son "accroc".

Nous irons chez moi, c'est sur le chemin.

- Il y aura quelqu'un ? - Non.

Soudain, on vit entrer un trois- pommes et sa monte-les-gammes...

Un trois-pommes, c'est un "homme"...

Une monte-les-gammes, une "madame"... !

Crunk me dit : Piper-Heidseick le in-fine

de la vacarme-et-larmes dans le viens-moins-loin...

Une minute, je suis perdue !

Piper-Heidsick, c'est "pointe tes yakas"...

- "Regarde" ? - Oui, le in-fine...

Le "nez"... !

De sa vacarme-et-larmes dans le viens-moins-loin.

De sa "femme" dans le "coin" !

Et qu'est-il arriv� ?

Crunk a re�u un coup de poing dans le pif.

- Comment �a ? - Le gars venait d'Australie !

Merci. Je finirai moi-m�me.

Au-lavoir, l'ami !

Dois-je appeler les bonnes-d'acier ?

- Les quoi ? - Les "policiers", en vernaculaire...

Ne me dites pas que vous avez �t� en Australie ?

J'y ai connu ma vacarme-et-larmes. Mme Foster.

Pardonnez-moi, Mlle Dorothy,

mais savez-vous bien qui est ce monsieur ?

Je crois, pourquoi ?

Savez-vous qu'il porte un pis-aller ?

Un quoi ?

Un "pistolet", dans la langue famili�re... Un flingue, quoi.

Ne vous inqui�tez pas, c'est pour se donner un genre.

�a lui donne de l'assurance.

Alors, ce fonce-et-fume ?

Vous avez cousu �a avec une fourchette ?

- Je n'ai jamais su coudre. - Demandez � Van Every !

Foster �tait retourn�, il voulait appeler les bonbonnes d'acier...

- Pourquoi �a ? - � cause du pis-aller.

J'en porte toujours un, sinon je me sens tout nu.

- Avez-vous d�j� tu� ? - Non, je suis trop bon tireur.

Ne confondez pas, je suis joueur, pas gangster.

Dites-m'en d'autres.

Des mots qui chantent...

Si nous �tions ensemble, vous seriez ma chair-de-la-vie...

Ma "ch�rie", quoi.

C'est mon aimant-d'amour que vous porteriez �... l'actionnaire !

Le type qui m'a offert cet aimant- d'amour n'est autre que ma m�re.

Encore.

Les brins-capricieux, les "cheveux"...

Les deux-curieux, les "yeux", le in-fine...

Nord et Sud, les livres-ouverts...

Bas les masques, on est entre nous.

Ne soyez pas stupide.

Arr�te ton petit jeu, chair-de-la-vie !

Vous n'y �tes pas du tout !

Alors ne roulez pas des yeux !

Vous croyez que je vous ai amen� ici pour...

Ce n'�tait pas �a ?

Ou vous avez chang� d'avis ?

Nous tournons en rond.

Il se trouve que nos opinions diff�rent.

Et si nous le jouions comme avec McDougal ?

Vous voulez dire ce...

Pr�te ?

Gardez votre calme.

- Quelle main ? - Ni l'une ni l'autre !

Soyez bonne joueuse, il faut choisir.

Ouvrez les deux !

On dirait que vous avez perdu !

Mais avec McDougal...

C'�tait diff�rent.

"Ne laisse pas une chance � un escroc, mais ne trompe pas un ami"...

J'y crois, c'est ma vie. Croyez-vous que je voudrais vous rouler ?

Vous avez perdu !

J'ignorais les r�gles du jeu.

O� est mon avant-propos ?

Vous occuperez-vous de l'organisation des jeux ?

�tes-vous s�re de pouvoir me faire confiance ?

Maintenant, oui.

March� conclu !

Elle m'a offert la concession des jeux sur le plateau.

Apr�s ce coup, � nous La Havane !

Quelle sera notre part ?

Nous raflerons tout ! Les jeux sont faits, rien ne va plus !

On leur laissera des clopinettes, pour faire vrai.

J'ai besoin d'un matelas de 5 ou 6 briques pour le d�marrage.

Personne n'a du pognon � gauche ?

- Rien ! - Juste l'argent du tabac.

Demandes-en � ces dames !

Tu vois le patron demander des sous � maman comme un gosse ?

- �a ficherait tout par terre. - Alors ?

J'en cueillerai sur un arbre !

Je vous demande pardon...

Mlle Dorothy vient d'arriver.

Laissez-nous, Foster.

- Cher grand-p�re ! - Approche, Dut.

Attends, je me poudre l'in-fine et coiffe mes brins-capricieux...

O� as-tu p�ch� ce baragouin ?

Aupr�s de Foster...

Son argot est merveilleux, tu devrais parler avec lui.

Il m'est d�j� arriv� de parler � Foster !

Qui �tait ce gangster que tu as introduit ici ?

Ne me dis pas que tu t'inqui�tes pour moi ?

Aucun gangster ne ferait le poids contre toi,

mais je n'en veux pas chez moi !

Que faisais-tu avec ce sc�l�rat ?

J'apprenais des choses.

Je crois que tu l'appr�cierais. Vous avez beaucoup en commun.

- Je dois r�ver ! - Vous �tes tous deux des durs.

Tu l'es d'une fa�on hautement morale et civilis�e,

mais fondamentalement, vous avez le m�me caract�re.

C'est absurde ! Que trouves-tu � un pareil individu ?

Joe est le premier homme dont j'aie peur... C'est passionnant.

Cet individu ne t'a pas fait des avances, au moins ?

Bien s�r ! Il m'a embrass�e.

Sur les livres-ouverts.

J'ai feint d'�tre f�ch�e, mais en r�alit�, �a me plaisait.

Je ne saurais tol�rer ce genre de...

Ne t'inqui�te pas, je ne risque rien.

D�barrasse-toi de lui !

D�s qu'il aura cess� de m'�tre utile ! Je le reconnais,

j'aurais trop de mal � le dresser.

Bonne nuit, grand-p�re.

- Son nom ? - � ce gare-aux-d�g�ts ?

Tu ne me croiras jamais : Joe Bascopolous.

Joe quoi ?

Bascopolous. Tu comprends pourquoi je l'appelle par son pr�nom.

Bonne nuit, chair-de-la-vie !

Quelle activit�, ce matin !

On se bousculait pour notre bal. Le t�l�phone sonnait sans arr�t...

Les gens ont appris, pour les jeux ?

Comment ? M. Bascopolous m'a fait promettre le secret.

� moi de m�me !

Et vous n'avez rien dit ?

500 tickets de plus pour midi, ou je change d'imprimeur !

- Bonjour... - Cher g�nie !

- Vous, en retard ? - Je cherchais un vapeur � affr�ter.

- Qu'y a-t-il ? - Cet avant-propos...

Vous ne l'aimez pas ?

Si je l'aime ? Je suis fascin� !

Veronica, avons-nous 6 000 $ en banque ?

Bien s�r que non. Pour quoi faire ?

La Commission des Convois fait rentrer un cargo lundi.

Nous ne pourrons en disposer qu'en versant une caution de 6 000 $

Laissez, je tirerai un ch�que sur mon compte personnel.

Nous r�gulariserons cela vendredi.

Vous �tes merveilleuse.

Voulez-vous que je porte ce ch�que ?

Pourquoi pas ? Regardez dans l'annuaire, c'est dans Fulton St.

Cher ange !

Es-tu devenue folle ? Il y aura des tables de jeu le soir du bal ?

Comment le sais-tu ?

Comment ne le saurais-je pas ? On en parle jusqu'� la Bourse !

- Formidable ! - Tr�ve de frivolit�s !

Je sais qui est derri�re tout �a, cette canaille de Basco-machin !

Grand-p�re, ne dis pas de b�tises.

J'ai d'abord �t� r�ticente, mais �a permettra d'affr�ter un cargo.

Trouve un autre moyen.

Mon trisa�eul Bryant n'a-t-il pas enrichi

la R�volution en organisant des loteries ?

C'�tait diff�rent. L�, je l'interdis.

Dans ce cas, signe-moi un ch�que personnel de 100 000 $.

Je ne vais ni te soudoyer ni discuter. Je te donne un ordre !

Cesse de r�agir en grand-p�re !

Je refuse de voir mon nom associ� � celui d'un... gredin !

Je t'aurai pr�venue. � pr�sent, je vais prendre des mesures !

Fichez le camp d'ici.

Qu'on ne voie plus vos cheveux noirs et gras !

C'est un avertissement !

Des tickets pour le bal ?

Qui est ce vieux cro�ton ?

Mon grand-p�re. Et ce n'est pas un cro�ton.

Il ne m'aime pas beaucoup.

Parfois il crache du feu, mais il se calme. N'ayez crainte.

Je suis sans crainte.

- C'est le ch�que ? - Remettez-le � M. Hargraves.

Je veux �tre s�re de pouvoir utiliser ce bateau.

Le formulaire A. P. 127/0

accusant r�ception sera au courrier du soir.

Au revoir, monsieur.

Allez-vous encaisser ce ch�que ?

Pardon ? Qu'entendez-vous par l� ?

Rien...

Sinon qu'une affreuse rumeur fait le tour de la ville...

- Une rumeur ? - Oui.

Selon laquelle vous n'aidez pas les associations caritatives...

Que diable racontez-vous l� ?

Sugg�rez-moi comment justifier le fait que ces dames

aient � vous donner aujourd'hui un argent dont elles ont besoin

pour organiser leur soir�e de demain.

Nous ignorions que �a posait probl�me !

Vous voyez le genre ? �a fait mauvais effet !

Notre organisation se sent de tout c�ur avec vous.

Mais certains membres pensent que la Gr�ce, la Chine,

la Tch�coslovaquie pourraient profiter de...

Mais peut-�tre vous retrouveriez-vous en posture d�licate ?

Cher monsieur, je puis vous assurer qu'en ce qui me concerne...

J'aurais peut-�tre d� me taire...

Mais ces excellentes dames avaient foi en vous, M. Hargraves !

Je vois que vous prenez tr�s � c�ur cette histoire de ch�que...

Mais certainement !

Supposons que je vous r�serve ce cargo sans caution ?

Je ne veux pas vous faire enfreindre les r�gles !

Je suis s�r que dans le cas pr�sent, ce serait parfaitement...

J'�crirai tout ceci � Mlle Bryant, et lui retournerai son ch�que.

Je vous �viterai cette peine.

Et nul besoin de lettre, votre parole me suffit.

Nous sommes d'accord.

Au revoir, M. Hargraves.

Quelle est cette chose ?

Ceci ? Un couvre-th�i�re tricot� main.

Tricot� main ?

Jolies fleurs... De la belle ouvrage !

Content que vous appr�ciez...

Aiguilles normales ?

- M. Hargraves est-il l� ? - Non, monsieur.

- Payez-le. - Entendu, M. Bryant.

En grosses coupures ?

Passez-moi la police.

Mlle Bryant ?

O� puis-je trouver

Joe Bascopolous ?

Il n'est pas ici.

- O� est son bureau ? - L�-bas.

Attendez !

Merci d'�tre venus. Mon grand-p�re vous a appel�s, n'est-ce pas ?

Je le lui ai demand�. Bascopolous m'a toujours paru louche.

De quoi s'agit-il ?

- Nous voulons lui parler. - C'est grave ?

Quand on a 3 condamnations derri�re soi,

porter une arme sans permis est une chose tr�s grave !

Qui est-ce ?

L'employ� de la Cie des Eaux... Je l'ai attendu tout l'apr�s-midi.

Demandez-lui de venir une minute.

Il �tait temps que vous arriviez !

J'ai t�l�phon� chez vous plusieurs fois.

Est-ce l� votre conception du service ?

On a re�u trois bonbonnes-d'acier,

mais pas le r�frig�rateur !

Trois bonbonnes-d'acier ?

Si c'est votre maximum !

J'�tais presque d�cid�e � m'adresser ailleurs !

O�, par exemple ?

� l'avenir, le Plaza Fountain Place fera l'affaire !

Asseyez-vous. Je crains que l'attente ne soit longue.

Que fais-tu avec �a ?

Je cherche un verre.

Au Plaza Fountain !

J'ai rendez-vous avec une petite maligne.

Serrez-moi la pince.

Pourquoi les flics me cherchent-ils ?

Montez.

Grand-p�re... � cause de votre pis-aller.

Pour le flingue ? Ils ne me garderont pas 2 heures.

- Montez. - Mon chauffeur est � l'angle !

Je l'ai renvoy�. Mettez �a et ravalez vos questions.

Nous sommes sortis de la ville, nous quittons l'�tat...

Puis-je poser une question, madame la ma�tresse ?

Je dois parler � grand-p�re.

- Au t�l�phone. - On en a pass� des milliers !

L'appel doit provenir d'un lieu pr�cis. Grand-p�re n'est pas idiot.

- C'est loin, ce lieu pr�cis ? - Assez.

- Voulez-vous que je conduise ? - Si �a ne vous g�ne pas.

Ne bougez pas une minute.

Je r�ve de faire �a depuis que vous m'�tes apparu.

Pourquoi ?

Je l'ai depuis plusieurs jours, mais le courage me manquait.

Vous permettez que je vous apprenne � faire les n�uds ?

Regardez.

Vous tenez cette partie.

- Gardez un �il sur la route. - Comment voulez-vous que...

Vous commencez comme pour un n�ud ordinaire.

Mais l�, vous passez au-dessus...

Vous descendez...

Vous faites le tour...

Vous remontez et vous nouez.

On appelle �a "le n�ud Windsor".

Vraiment ?

Une petite minute...

N'est-ce pas mieux ?

Plut�t gros, non ?

C'est plus �l�gant que vos mesquines petites hernies !

Vous aimez la cravate ?

�a devrait aller.

Dites merci !

D'accord, merci.

Depuis quand n'�tes-vous plus sous le contr�le de quiconque ?

Je ne l'ai jamais �t�, et ne le serai jamais !

Et je noue moi-m�me mes cravates !

- Comment allume-t-on ? - Ce n'est pas branch�.

- C'est la maison du vieux ? - La mienne !

Elle vient de ma famille qui avait toujours des histoires...

Le genre d'histoires que j'aimerais bien avoir !

Pr�tez-moi vos allumettes.

- O� sommes-nous ? - C'est juste un petit salon.

Il n'est pas mal.

C'est ici que j'avais coutume de recevoir mes soupirants.

Apr�s le th�, nous regardions le feu en nous tenant la main !

Allumeriez-vous un feu, Joe ?

- L'interurbain ? - Qui �tes-vous ?

Rassurez-vous, c'est Mlle Bryant.

- Comment allez-vous ? - Tr�s bien, merci.

Je voudrais parler � mon grand-p�re, � New York.

C'est bien son num�ro. Vous essayez ?

Ils s'en sont bien sortis, pour une famille � histoires !

Disons qu'ils ne faisaient jamais ce qu'on attendait d'eux.

Regardez-les, ces chers fous...

Peut-�tre comprendrez-vous mieux mes propres fantaisies.

Qu'a-t-il fait ?

C'�tait un grand adorateur de femmes...

Un chasseur et un des h�rauts de l'amour du XIX e...

- D'o� tenait-il son fric ? - De lui.

Il �crivait des po�mes, imprim�s � compte d'auteur.

- D'o� tenait-il son fric ? - De lui.

Il g�cha sa vie � essayer de d�penser son h�ritage.

Et il en mourut.

O� est le type qui a fait tout le pognon du d�part ?

L�-bas.

Mon trisa�eul... Parti d'une cabane en bois, arriv� � la fortune.

Savez-vous comment il est mort ?

Tu� par une balle, � Harper's Ferry...

Il avait ralli� John Brown dans sa lutte contre l'esclavage.

Lui-m�me poss�dait des esclaves,

mais il s'�tait enflamm� au pr�che d'un fermier yankee.

La famille a eu du mal � faire oublier ce scandale.

Vraiment ?

Rappelez-moi d�s que vous avez la ligne, c'est important.

Quels arguments allez-vous employer ?

Je ne dirai pas grand-chose, c'est surtout lui qui parlera.

Il �voquera vos trois condamnations...

Je r�pondrai que je m'en fiche.

Quelles condamnations ?

Cessez cette com�die, Joe, c'est inutile.

Mais de quoi parlez-vous ?

Je sais tout. Les policiers m'ont racont�.

Je n'ai jamais �t� �pingl� de ma vie.

Je vous en prie, soyez franc.

Je n'ai pas toujours �t� r�glo,

mais question taule, je suis comme un nouveau-n�.

Grand-p�re ?

Calme-toi. Je suis dans le Maryland.

Le Maryland !

C'est bien toi qui avais appel� les policiers ?

Tu connais les lois du Maryland, n'est-ce pas ?

Donne-moi ta parole que tu renonces � utiliser la police,

ou je l'�pouse.

Je l'�pouse !

Ah, ce n'est pas possible ?

Je te donne dix secondes pour te d�cider.

Tu vas voir si je bluffe !

C'est termin� !

Donne-moi ta parole.

Ta parole d'honneur.

Merci. Et ne t'en fais pour rien.

Ne vous avais-je pas dit de me laisser faire ?

Vous �tes formidable.

- �a a march�. - �videmment !

Vous aviez le gourdin id�al : moi !

Pour vous, rien ne peut �tre pire que de m'�pouser.

Pour vous autres, les gens comme moi sont des b�tes.

Nous sommes si mauvais, et vous, si bons...

Qu'attendez-vous, des f�licitations ?

Avec vos chances du d�part, ce serait un comble de ne pas r�ussir !

Vous vous croyez sup�rieure, mais qu'avez-vous fait ?

C'est lui qui a gagn� votre fric, il est n� dans une cabane !

Savez-vous o� j'ai grandi ?

Dans une bicoque crasseuse au sol de terre !

Vous parlez des deux c�t�s de votre famille,

chez nous, il n'y en avait qu'un, et il �tait pauvre !

Comme il n'y avait pas assez � manger, je me suis enfui � 9 ans.

J'en avais assez de la faim qu'a connu ma m�re jusqu'� sa mort !

Je vous en prie...

Je ne me plains pas. Moi, �a ne me fait rien.

Mais je sais ce que valent les gens comme vous !

Comme moi ?

Je sais que vous me traversez du regard comme une vitre sale.

Pas moi, Joe. Des gens comme grand-p�re.

Je pensais que vous lisiez en moi.

S�r ! Tout est bon pour la Cause !

Je ne suis pas dupe.

Quand l'argent sera rentr�, je serai vir�.

Vous vous trompez sur mon compte.

Venez.

Nous pourrons nous quereller � loisir sur le chemin du retour.

Couvrez les braises, voulez-vous ?

Vous croyez vraiment que je me trompe ?

J'aurais d� vous gifler.

Pourquoi ne l'avez-vous pas fait ?

Vous m'auriez gifl�e � votre tour.

Je ne sais que faire avec une fille comme vous.

Moi non plus.

Si, je sais.

Tu es rendue !

Tu devrais garder la voiture, mon ch�ri.

Tu ne dis rien ?

Tu n'es pas content ?

Je ne sais pas.

Je ne sais pas si je le suis.

INTERDICTION DE TOURNER � GAUCHE

Il a dit...

Je n'ai pas bien compris. Il dit qu'il est un gare-aux-d�g�ts.

- Un gare-aux... - C'est ce qu'il a dit.

Refais-moi mon n�ud, d'accord ?

Oui, je suis content !

Je ne veux pas de bavures. Mettez-vous en place � 19 h 30,

pour �tre pr�ts � 20 h.

Crunk sera dans la cage, il aura une mise de d�part de 6 briques.

C'est moi qui apporterai les caisses � double-fond.

Ces dames ne devront pas y toucher !

Attention !

D�s qu'on aura remball�, rendez-vous au bateau.

Ce sera tout.

Tu es pr�t � lever l'ancre ce soir ?

Les remorqueurs seront l�, et la mar�e tombe au poil.

Que sais-tu de Bascopolous ?

Pas moi, le marin qui a souffl� sa veilleuse.

Pas grand-chose, pourquoi ?

Je crois avoir tir� un mauvais num�ro.

Une lettre �tait arriv�e pour lui.

Passe-moi cette chemise... Pour Bascopolous ?

J'allais la d�chirer.

Je dois l'avoir quelque part.

- La voil�. - Ouvre-la.

- Que dit-elle ? - C'est du grec.

Quelqu'un lit le grec, parmi nous ?

J'aimerais en savoir plus sur ce gars.

Voil� ce que tu peux faire :

il y a une �glise grecque apr�s la jet�e.

Demande au pr�tre de te la lire.

Oui, je pourrais faire �a.

Je suis venu te dire au revoir. Je suis convoqu� pour demain.

- Tu viens � notre f�te ? - Non, merci.

- Tu as besoin d'oseille ? - �a ira.

Alors bonne chance, soldat !

Vous d�sirez me voir ?

Oui, mon p�re. J'ai une lettre, mais je ne lis pas le grec.

Je suis assez press�, mais je peux payer.

Vous mettrez ce que vous voulez dans le tronc.

Je suis ici pour aider ceux qui le demandent.

�a vient de votre m�re.

C'est ainsi.

Votre m�re a un tr�s beau nom :

Maria. Un saint nom !

"Joseph, mon fils bien-aim�.

"Plaise au Ciel que cette lettre t'atteigne.

"Tu m'as tant de fois bris� le c�ur

"par tes mauvaises actions.

"Mais quand tu sauras la chose terrible

"qui est arriv�e � ceux qui t'aiment,

"je suis s�re que Dieu t'ouvrira les yeux

"et purifiera ton �me."

Merci, mon p�re. Je voulais juste savoir qui avait �crit.

"Je t'�cris pour te dire combien je suis fi�re

"de mes autres fils, tes fr�res.

"Tires-en � ton tour fiert�,

"autant que douleur.

"C'est arriv� il y a deux dimanches.

"Nous revenions de l'�glise

"quand un rugissement a empli le ciel.

"Soudain, de grands parachutes

"sont descendus en d�rivant

"vers le pr� en bas du village.

"Nous �tions trop effray�s pour faire quoi que ce soit d'autre

"que de les regarder, bouche b�e...

"Sauf ton fr�re Petros.

"La col�re a assombri son visage.

"Hommes de Gr�ce, a-t-il cri� aux autres,

"les charognards s'abattent sur notre troupeau !

"Venez avec moi !"

"Il y avait cinq fusils au village,

"mais aussi des fourches et des faux,

"et des hommes de grande vigueur.

"Ton fr�re Petros et ton fr�re Euladio

"ont men� les autres vers le pr�.

"Il y avait des carr�s de lys blancs,

"et avant qu'une heure n'ait pass�,

"c'�tait comme si le champ avait �t� couvert

"de lys rouges...

"Pas un des n�tres n'a surv�cu,

"mais une centaine d'Allemands sont morts,

"et la Gr�ce aura v�cu dans l'honneur une heure de plus.

"Ils contr�lent notre village, bien s�r.

"Je gagne de quoi manger en faisant leurs lits,

"en faisant la vaisselle � l'auberge.

"Pourtant, je me sens soutenue par mon Dieu

"et ma grande fiert�.

"Ta m�re, Maria."

Que Dieu vous r�conforte.

Prions ensemble.

� genoux.

Notre P�re, Toi qui vois toutes les souffrances humaines,

nous T'implorons d'apporter la consolation � cette m�re,

et � toutes les m�res, en ce monde d�chir� par la guerre.

Emplis le c�ur de tous leurs fils

de bravoure,

et de volont� � s'opposer au mal.

Comme cette femme qui a inspir� le c�ur de son fils Joseph,

qui, � Tes yeux,

est fr�re de tous les hommes.

Sais-tu l'heure qu'il est ? Pourquoi as-tu tard� ?

As-tu eu des probl�mes avec le vieux ?

D'apr�s Foster, il est parti voir Hargraves � Washington.

Et cette f�te ?

Abominable !

Il n'y a pas un chat !

C'est merveilleux. Ils sont tous l�-haut � br�ler leur argent !

Tu danses ?

Plus tard.

Salut, patron !

Joe, o� �tais-tu tout ce temps ?

Vas-tu me laisser gagner, ce soir ?

On ne s'est pas vus depuis Rio !

- Et ce bateau ? - Tu migreras pour l'hiver ?

J'allais envoyer Herbie te chercher.

- �a se pr�sente bien ? - De la p�che en aquarium !

Ouvre.

- On a enfonc� les 100 000 $ - Passe-moi 6 briques.

Un bon coup, patron. On va ramasser 200 briques !

Tu as d�j� pass� deux heures sur un banc � regarder ta vie ?

On ne ramassera rien pour nous !

Je croyais qu'on prenait tout !

Je garderai juste de quoi payer les gars.

- Le reste ira au Secours. - Mais Joe...

Tu permets que je me blouse moi-m�me, oui ?

Vois qui c'est.

Doucement... Je dois voir Joe.

Il y a deux types de la libert� conditionnelle au bateau.

- Que veulent-ils ? - Ils en ont apr�s Bascopolous.

Il avait plong� d�j� trois fois.

Trois condamnations ?

Vu les risques pour toi, j'ai v�rifi�.

J'ai trouv� cette lettre du juge...

Il a laiss� une petite clause.

Suite � vos trois pr�c�dentes condamnations,

toute r�cidive sera punie de l'emprisonnement � vie.

� la prochaine embrouille, Bascopolous plonge � vie !

- Tu ferais mieux de te tirer. - Pas ce soir.

- Mais s'ils viennent ici ? - Je suis propre.

�a m'inqui�te, Joe.

- Tu as un feu sur toi ? - Bien s�r !

Planque-le. Pourquoi prendre des risques ?

- Merci pour le tuyau. - Y a pas de quoi.

- Si je peux aider... - Reste dans le coin.

Si tu les vois se pointer, rencarde-moi.

Comment �a marche ?

Quand le patron n'est pas l�, cette cage est priv�e.

D'accord, Crunk, c'est priv�.

Qui est l�-dedans ?

Les sandwiches sont pour les gars.

Je vais leur parler. Aux gars, pas aux sandwiches.

Qu'as-tu, chair-de-la-vie ?

�a ne va pas ?

Mes yeux se sont ouverts.

Il m'est arriv� quelque chose, aussi.

Quoi donc ?

J'ai �t� frapp�e par la foudre.

Personne ne danse.

Est-ce important ?

Souviens-toi de ceci :

je ne t'ai pas menti. Mais tu avais raison et moi tort.

Pour moi, tu as toujours raison.

Tu auras tout ce que tu veux,

de quoi remplir deux bateaux... peut-�tre trois.

Il y a autre chose que je veux.

N'approche plus les gens comme moi, tu ne ferais que t'y br�ler.

Ce soir, je fais mes adieux.

Emm�ne-moi avec toi !

Tu connais M. Hargraves. L'inspecteur de police Costello.

Ils sont l� � ma requ�te.

Tu n'as pas tenu parole !

Rien du tout. Le Capt. Costello est venu faire cesser ces jeux.

Mais d'abord, je vais d�masquer cet individu !

Sais-tu que c'est un voleur ?

Il a encaiss� tes 6 000 $ ! Avez-vous re�u l'argent, Hargraves ?

Non, j'ai cru qu'il d�chirait le ch�que.

Du calme, mon bon !

Vous aviez quitt� la ville, je ne pouvais vous les remettre avant.

Je crois que je vous dois des...

Ne vous excusez pas.

- Tout est r�gl� ? - D�guerpissez d'abord !

J'exige que ces jeux cessent ! Je ne cherche pas le scandale,

mais interviens, ou ce policier le fera � ta place !

C'est d�j� gagn�. Que le comit� vienne faire les comptes.

Mon enfant...

Excuse-moi, je dois rassembler le comit�.

C'est votre dernier coup.

On arr�te. Que les croupiers apportent les caisses � la cage.

Arr�te le jeu.

Ce sera tout pour ce soir !

Crunk, nous fer...

Les flics sont en bas, on ferme les tables.

O� est Crunk ?

Qui croyais-tu berner, Joe ?

Depuis le d�but, nous savions que cette fille te tenait.

Je d�clare r�int�grer notre association. Des objections ?

Il suffit que le juge sache que Bascopolous a mont� ce cercle

pour que tu finisses tes jours � l'ombre.

Je peux prouver qui je suis.

Tu es Joe Adams, le d�serteur ?

Tu t'en tireras pour dix ans !

Allons, sois sage, Joe.

D'accord, je sais quand j'ai perdu.

Les dames arrivent.

Qu'elles entrent.

Ce n'est pas le moment de faire les clowns avec les double-fonds,

sinon �a pourrait barder !

M. Bascopolous, c'est merveilleux !

Je suis appauvrie mais ravie ! On n'a plus un sou.

Mesdames, voici quelques-uns de nos amis.

Voici les caisses.

La table de craps n� 3...

Venez compter vos gains.

Comment �a s'ouvre ?

C'est formidable ! On se croirait � No�l !

C'est peu !

39, 40, 41...

- Seulement 41 $ ? - On a perdu sur la fin.

- 94 $ ? - Une soir�e de guigne...

Celle-ci sera peut-�tre pleine.

C'est l�ger.

Un peu plus lourd.

122 $ ? Je n'arrive pas � y croire...

- Qu'allons-nous leur dire ? - Il faudra inventer.

C'est affreux ! Mary, combien avez-vous ?

Seulement 208 $ !

- Est-ce la derni�re ? - C'est tout. 87 $...

- Quel est le total ? - Une minute.

- Combien a-t-on fait ? - Elles font l'addition.

812 $, au total !

La Banque a pay� de malchance.

Mais j'ai vu des sommes �normes changer de mains !

Il n'y a plus rien � faire maintenant.

Si, je sais quoi faire : il y a des policiers en bas !

Une minute !

Je savais que nous perdions.

J'ignorais que ce serait � ce point.

Comment le saviez-vous ?

Joe me l'avait dit.

N'est-ce pas, Joe ?

C'est exact.

Je le sais depuis une heure.

- Vous savez bien que... - Mais non.

Descendons, et inventons quelque chose.

Allez, d�p�chez-vous de vider les caisses.

Ainsi, tu lui avais dit qu'on perdait ?

- On a combien, d'apr�s toi ? - Pr�s de 200 briques.

Laissez le fric sur la table et retournez au bateau.

Paie les croupiers venus en extra.

Commencez � sortir le mat�riel.

Ramasse tout, et allons-y.

Fais-le, toi. Je te fais confiance.

Ne lui ouvre pas.

Une balle perdue... C'est ton arme.

Laisse-moi entrer !

J'ai menti parce que je n'aurais pu vivre avec toi en prison.

Mais que je vive ou meure, je ne te laisserai pas cet argent.

Fais-la sortir.

Je t'en prie, donne-le-moi.

Il ne nous appartient pas. Donne-le-moi, et va-t'en.

Fais-la sortir.

Il n'y a rien, il n'y a jamais rien eu de bon en toi !

Je dois prendre cet argent.

Laisse-moi !

Je te reconnais l�, mon vieux Joe !

Allez, on met les bouts.

Ouvrez cette porte !

Mlle Bryant !

Tu vas bien, ma ch�rie ?

Appelez une ambulance. Conduisez cet homme � l'h�pital.

Tu as neuf vies, toi...

Je t'aurai enlev� cette drag�e dans une minute.

Tiens, mords l�-dedans.

Comment te sens-tu ?

Bien, l'ami.

Tiens bon !

M. Bryant n'est pas l�, et Mlle Dorothy...

Inutile de nous annoncer, nous montons directement.

Je crains qu'elle ne vous re�oive pas.

Je cherchais � vous joindre. Nous devons faire une d�claration.

Avez-vous vu la presse ? C'est affreux !

Non, je n'ai rien lu.

Vous ne savez pas pour notre cargo ? Il a coul� avant d'arriver !

M�me avec l'argent, nous n'aurions rien pu faire partir.

La pauvre ch�rie, elle a �t� choqu�e.

Nous ferions mieux de d�cider nous-m�mes quoi dire.

Apr�s tout, j'ai autoris� ces jeux, c'est donc ma faute.

Mais que pourrions-nous bien dire ?

D�clarons de fa�on solennelle que nous avons �t� refaites !

Je recevrai les journalistes seule dans la biblioth�que.

Vous n'y �tes pour rien, tout est de ma faute.

- Je suis tout aussi responsable. - Pas du tout.

Il ne me reste qu'une chose � faire : dire la v�rit�.

Priez-les d'entrer.

- Elle ne les verra pas sans moi ! - Ni moi !

Qu'ils entrent dans la biblioth�que, Mlle Dorothy va les recevoir.

Ne les laissez pas ! Je veux voir Mlle Bryant.

Vous �tes Mlle Bryant ?

Non, impossible... Ni vous non plus.

- Elle est en haut. - Elle ne re�oit pas.

Elle me verra. J'ai un paquet pour elle.

- D�sirez-vous me le confier ? - Je le lui remettrai moi-m�me !

O� est sa chambre ?

- Qu'est-ce que c'est ? - D'apr�s vous ?

C'est bien vous ! Cet argent est pour vous.

Attendez !

Une minute... O� est-il ?

- Qui �a ? - D'o� vient cet argent ?

Un type dans le parc me l'a pass� pour vous.

Vous mentez ! O� est-il ? O� est Joe ?

Je ne connais pas de Joe.

� quoi ressemblait cet homme ?

Je ne sais pas. Je ne l'avais jamais vu.

- Alors, Swede ? - D'o� sors-tu cette cibiche ?

D'un type... Je l'en ai soulag�.

Il suffirait que tu tousses une fois pour partir en bouillie !

Que s'est-il pass� ?

Rien du tout.

- �a a march� ? - Comment non ?

Comment �tait-elle ?

Juste comme tu l'avais dit.

C'est comme �a qu'elle �tait.

Vous avez v�rifi� tous les h�pitaux ?

Continuez de chercher.

Il y a une fin � tout. Tu te rends malade !

Je sais que tu me veux du bien,

mais je t'en prie, pars, laisse-moi seule.

Et si tu le retrouvais, que ferais-tu ?

Ce que je ferais ?

Je l'entourerais de mes bras pour ne plus le laisser partir !

Ridicule !

Hargraves vient d'appeler. Notre cargo est pr�t � appareiller !

Quelle chance, ce bateau et toute cette publicit� !

En ville, on ne parle plus que du Secours !

Quant � l'argent, il en pleut !

Tu sais, Dut,

je ne me sens pas tr�s bien depuis quelque temps...

Je comptais sur toi pour m'emmener me reposer dans le Sud.

Qu'en dis-tu ? Quelques semaines � Palm Beach.

Qu'en dis-tu ?

Bonjour, M. Bryant. Mlle Bryant...

Nous avons r�solu cette affaire : il est mort.

- Qui est mort ? - Bascopolous.

Un vilain bougre ! Regardez ce casier...

3 ans � San Quentin, 2 � Leavensworth, 5 � Sing Sing.

Sans parler des d�lits mineurs.

Qu'y a-t-il ?

- Ce n'est pas Bascopolous ? - Oh si !

On a v�rifi� avec le m�decin-l�giste et le commandant du bateau

o� il travaillait. Le propri�taire, lui, avait disparu.

Le bateau aussi, d'ailleurs. Mais on l'a retrouv�.

Au quai 48, ils chargent un cargo, le "Chair-de-la-vie"

avec des produits m�dicaux de chez vous.

Redites-moi le nom de ce bateau !

Le "Chair-de-la-vie"... Mais c'est r�cent.

CHAIR-DE-LA-VIE

O� est Joe ?

O� est Joe ?

Je vous en supplie, o� est-il ?

Joe, emm�ne-moi avec toi ! Je t'en prie, mon ch�ri !

Je t'aime... Emm�ne-moi avec toi !

Tu n'as rien � faire avec un escroc comme moi,

sinon mettre de la boue sur ta robe... Laisse passer le temps.

Laisse s�cher.

�a partira � la brosse.

Non, Joe, je t'aime !

Emm�ne-moi avec toi !

Adieu, chair-de-la-vie !

�a s'est termin� comme �a.

Qu'est-il arriv� au Grec ?

Il a livr� la marchandise, et il a rejoint la marine marchande.

Au retour, le "Chair-de-la-vie" a fait ex aequo avec une torpille.

Dr�le de fin pour un type pareil !

On ne tue pas un gars comme Joe.

On est l� depuis dix jours,

c'est pour �a que je tra�ne...

Il est all� en ville. Je lui ai dit qu'on se retrouverait ici.

Je savais qu'elle serait l�, et j'esp�rais que...

Je vois le topo.

Swede, o� �tais-tu ?

Je t'attendais.

Le canot est au bout de la jet�e, retournons au rafiot.

J'ai chang� d'avis, on ne rentre pas � bord ce soir.

�coute, Joe...

C'est notre derni�re nuit ! Un taxi nous attend, on va en ville.

Faut faire quelque chose !

- Pardon ? - �coutez...

Vous avez un canot au bout de la jet�e,

il ne peut rester l�-bas.

C'est contre le r�glement. C'est un danger pour la navigation.

Il a raison.

L'un d'entre vous doit l'amener jusqu'ici.

Eh bien, vas-y, Joe.

Pourquoi moi ?

- Je peux t'en donner l'ordre. - Tu ne ferais pas �a.

C'est l'un ou l'autre !

Jouez-le � "pile ou face". Vous �tes joueur, non ?

J'ai t�t� � �a, oui.

J'en ai une ! D'accord ?

"Face", c'est vous, "pile", c'est lui.

Qu'en dites-vous ?

C'est la seule fa�on de trancher.

Pourquoi pas ?

D'accord, �a marche.

C'est "face" !

Merci, l'ami !

Adaptation : Paul J. MEMMI

Sous-titrage : C. M. C. - Paris

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