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- Continue. - Ces munitions se font lourdes.
- Je vais donner ma démission. - C‘est un boulot stable, non ?
Nourri, logé, grand air, bonnes heures. De quoi tu te plains ?
- Plus qu‘un mois à tirer. - J‘aimerais avoir fini.
Lâche cet obus et ce sera fini tout de suite.
La première section de tank sur la lune!
On se dépêche. On part à 5 h 00.
Réalisé avec la coopération
de l‘armée des Etats-Unis et du ministère de la Défense.
1-6, ici 1-1, en position, terminé.
Conducteur, halte ! Canonnier, explosif!
- Feu ! - A vos ordres !
Cessez le feu.
Feu !
Conducteur, halte. Canonnier, explosif.
Droite 2-0. Chute à 200 !
- La baraque blanche. - Vue.
- Feu. - A vos ordres !
- Comme s‘il avait des yeux. - Faut me voir avec un lance-pierre.
Conducteur, à la base. Bravo.
- Compris. - Rentrons, chauffeur, parle parc !
Des nouvelles pour Francfort, sergent ?
C‘est pour demain. Dernière nuit ici. Trouvez-moi une pépée.
- Blonde, brune ou rousse ? - Chauve, tant qu‘elle se tortille.
Tu as tout compris !
Jeeter, les ordres sont arrivés. Je dois parler à Cookie.
Je vais voir s‘il est au poste de commande.
Beau gosse 5, ici Beau gosse 1-1.
- Beau gosse , terminé. - C‘est toi, Cookie ?
- Quoi de neuf ? - Francfort !
Génial ! Je viens de l‘apprendre.
Ça change tout pour ce soir.
Faut annuler notre numéro, j‘ai d‘autres projets.
Annuler ? Et nos nouvelles chansons ?
Désolé, je dois aller chanter ailleurs.
J‘ai des adieux à faire.
Tu as réussi à convaincre Müller et tu nous plaques en souriant.
Je n‘ai pas dit que je souriais !
Cookie a raison, Tulse. Notre carrière d‘abord !
D‘accord. Mais jusqu‘à 22 h seulement.
Rick, à propos de Francfort. Grande nouvelle.
- Ecoute ça. Marla y est ! - Marla ? A Francfort ?
Tu as entendu ce que j‘ai entendu ?
- Il y a du tonnerre ? - Tu es aveugle ?
Quoi, aveugle ? Il l‘a touché ?
- Notre jour de veine! - Qu‘est-ce qu‘on va faire ?
Voilà l‘sergent !
On bavarde a la radio et on démolit la chenille ?
- Mes excuses. C‘est ma faute. - Tu es le conducteur, non ?
Il s‘est excusé ! Ça ne compte pas dans l‘armée ?
Il a cassé la chenille, sergent. C‘est pas de chance.
Tais-toi. Vous voulez que j‘alerte les dépanneurs ?
- Vous feriez ça, sergent ? - Restez pas plantés là. Réparez !
Vous resterez là jusqu‘à ce que ce soit fini.
Alors je pourrai pas vous trouver la pépée !
- Je t‘emmène ! - Eh, une minute!
Faut bien que quelqu‘un fasse le rapport.
"Faut bien que quelqu‘un fasse le rapport.“
Au revoir !
Les filles, c‘est une monnaie d‘échange, Tulsa.
- Ne me regarde pas, je suis fauché. - J‘aimerais être fauché comme toi.
Cookie ! Je suis resté quatre heures sous ce tank.
Si je me rengage, ce sera comme général.
Pas moi. Je suis un civil-né !
Et les 300 dollars que vous me devez ?
Tous les jours, vous posez la même question !
Je ne les ai pas sur moi, faute de poches !
- On m‘a chipé mon savon. - On l‘a mangé au petit-déjeuner.
Où est-il ? Lancez-moi mon savon !
D‘accord, d‘accord...
- Tulsa ! - Salut, Lizzie.
Mon oncle m‘a prêté sa voiture. On va faire un tour plus tard ?
Désolé, chérie. On joue, ce soir.
Tu ne comprends pas. Ici !
- Mais... la voiture ? - Après, peut-être.
Garde ton moteur chaud.
Vous avez de la chance, sergent. On joue ici, ce soir.
- Regardez, ces formes ! - Pas mon type. Où est Dynamite ?
- Salut, sergent. - Cette fois, tu as des poches !
Le fric. J‘accepte n‘importe quel acompte.
Vous avez été patient.
Vous aurez la moitié de ce que Müller nous donnera!
J‘attendrai.
- Voilà Papa Müller. - A plus tard, sergent.
- Bonsoir, Papa Müller. On est là. - Prêts pour l‘audition.
Dites, j‘ai dit ni oui, ni non.
- Vous avez dit “peut-être“. - Le “peut-être“ est un non.
Je ne mise pas sur des débutants.
Nous sommes les meilleurs de ce côté du Rhin !
On pourrait faire votre gloire !
Vous découvrirez “Les trois flammes“ et ça ne vous coûtera pas cher.
- Je ne peux rien payer. - Accepté.
- Accepté ? - On doit s‘entraîner.
Si ça ne me coûte rien, alors, je risque.
- On est drôlement bon marché. - Pensez au bon côté.
Comme ça, McGraw n‘aura la moitié... de rien !
Salut, sergent. Une de chaque. Choisissez!
- Repos. - Le rouge est ma couleur préférée.
Allez, les filles, allons au bar.
- Comment tu t‘appelles ? - Britta.
Tu es avec moi.
Regarde. Papa veut nous donner du fric.
Nous voilà professionnels ! Jouez, je reviens.
- Vous avez été épatants. - Merci.
Ça nous aidera à ouvrir notre night-club en Amérique.
Tant que c'est en Amérique. Je ne veux pas de concurrence.
- Bonne chance. - Merci, Papa.
20 marks, ça fait 10 dollars.
- 10 dollars plus 290, ça fait… - Mes 300 dollars !
- Une minute, sergent. - Quoi ?
D‘accord. Je voulais vous remercier. Voilà tout ce qu‘on vous doit.
Sergent, vous nous avez rendu un grand service
en nous prêtant l‘argent pour acheter les instruments.
Je vais vous faire une faveur.
- Qu‘est-ce que c‘est ? - Un ancien restau de chili con came
qu‘on va transformer en la plus formidable des boîtes de nuit.
C‘est le bail. Ricki, Cookie et moi,
on s‘installera sitôt après notre libération.
Et sergent, vous serez notre associé.
- Pourquoi ? - Parce que vous êtes un chic type.
Pourquoi vous n‘auriez pas une part de notre night-club ?
- Avec... des femmes ? - Des choeurs entiers !
- Vous les ferez répéter. - Je les ferai répéter...
Et ceci représente votre part. Merci, cher associé !
- Qu‘est-ce que tu fais ? Il chante ! - Et alors ? J‘préfère l‘original !
- Arrête ça ! - Arrête Tulse !
- Je vais l‘arrêter ! - Fais pas ça, Jeeter.
Les femmes et les enfants d‘abord !
La police ! Viens, Tulsa !
Fichons le camp!
Papa, v‘là pour la casse !
Désolé, Papa.
Sergent, c‘est une bonne décision. Votre signature sur ce papier
fait de vous le co-propriétaire du night-club.
J‘espère ne pas faire une bêtise.
- J‘oubliais. On a besoin de 300 $. - 300 ?
- Un chèque fera l‘affaire. - Tu m‘en as piqué 300 hier soir.
Je vous explique. La signature du bail n‘est qu‘une étape.
Il nous en faut 600, et vous êtes le trésorier...
- Je démissionne. Donne—moi mon fric. - Pas de querelle entre partenaires.
Quoi ? J‘arrive, Joe.
J‘ai rien entendu.
- A tout à l‘heure. - Où vas-tu ?
- Rattraper le type qui a vu Marla. - Tu veux des adresses ?
Tu sais que je n‘aime pas les restes.
Le sergent a signé le bail ?
Oui, mais il ne veut rien savoir pour l‘argent.
A quoi bon ? Il nous faut 600 dollars. On en a 300.
Je sais.
Comment sont les frauleins, à Francfort ?
Délicieuses avec moi. Ça va pas être évident pour toi.
Je tenterai le coup. A Hawaï, je me défendais.
J‘avais 12 petites jupes dans ma cantine.
Dynamite gagnait à tous les coups ! Ou presque.
C‘est ce “presque“ qui distingue les hommes des gamins !
Toi, à Francfort, t‘as toujours réussi ?
Turk a échoué une fois. Hein, Turk ?
- Lili ? - Oui.
- Elle ne compte pas. - Qui c‘est ?
Une danseuse de l‘Europa.
Pas un soldat américain n‘a réussi. Elle est très taquine.
Un volcan qui renferme un iceberg.
Ah oui ? 50 dollars que je la dégèle !
J‘en mets 50 de plus !
Je l‘ai reconduite jusqu‘à sa porte. On verra si elle te fait monter
et si tu restes quelques heures, jusqu‘à l‘aube.
Donne-moi trois jours !
- Je te donne une semaine. - Marché conclu.
- 10 sur Dynamite! - 20.
- Je mise 50. - Moi 25 !
- Je mise 300 sur Dynamite. - 300 ?
- Qui fait mieux ? - Ici !
Attendez, je mise aussi. 50 dollars.
- Mais t‘es avec nous. - Et je parie contre !
- Je me charge de tout. - Prends les enjeux.
- D‘accord. - Ecris bien mon nom !
Bonjour, Padre !
On s‘informait sur les galeries de peinture de Francfort.
Bien sûr. Vous trouverez de magnifiques tableaux à l‘Europa.
Au pas de course !
Briefing du capitaine Hobart ! Rassemblement !
Donne-moi ça.
Compagnie... halte!
Droite toute !
Repos. Ce sera rapide.
Sachez que vous êtes des ambassadeurs américains en Allemagne de l'Ouest.
Votre comportement à Francfort sera de la plus extrême importance.
Il ne faut pas de brebis galeuse et ce n‘est pas le cas.
Sergent Bixby. Vous êtes un bon soldat mais il y a un problème.
- Des pères allemands se plaignent. - Je n‘en connais pas.
C‘est regrettable. Nous nous sommes réunis
et avons décidé de vous affecter en Alaska.
- Vous pouvez pas faire ça ! - Qui a parlé ?
Vous embarquez à 10 h 00. Train à 09 h 50. Des questions ?
Compagnie... garde-à-vous !
Congédiez vos pelotons !
Rompez.
Va voir ce que tu peux faire avec Turk.
Du sucre dans ton café ?
- Deux morceaux. - Avec plaisir.
Turk, tu comprends, faut être régulier.
C‘est pas notre faute si on expédie Dynamite en Alaska.
- Qu‘est-ce que tu en penses ? - D‘accord, Cookie.
- Merci. - N‘importe lequel peut séduire Lili.
- Arrête de plaisanter. - Cookie, on y va.
- Mes affaires ? - Dans le train !
- Alors ? On annule ? - Non!
Bonne chance. Vous en aurez besoin.
Faut que tu nous sortes de là.
Ecoutez, pour moi, séduire, c'est un plaisir, pas un business.
Quand je suis sentimental, je pense pas à l‘argent.
- Qui est second sur la liste ? - Jeeter.
Il a été marié six fois. Il doit plaire.
Il lui reste peut-être du charme. Je vais lui demander.
300 dollars de fichus ! Je suis dans le pétrin avec le sergent.
T‘es pas le seul embêté !
Il y a Rick et moi, notre night-club en Oklahoma, tout.
T‘as bousillé “Les trois flammes“.
- C‘est vrai. - J‘savais que tu nous lâcherais pas.
- Je peux pas remplacer Dynamite. - Tu es modeste. C‘est ce qu‘il faut.
Un type modeste, distingué, qui fasse le premier pas !
- Vite, tiens ! Hé, les gars ! - Attention, Cookie.
- J‘ai trouvé où Maria travaillait. - Tu es bien parti.
On est deux !
Tulsa va remplacer Dynamite.
Drôle d‘accueil ! Rien.
A qui fais-tu signe ?
On ne sait jamais. Quelqu‘un pourrait répondre.
Je le gardais pour ma nuit de noces mais vu l‘importance...
Laisse-moi faire à ma guise. Et ne m‘inonde pas de parfum!
- Alors ? Marla ? - Je dois y aller avant la fermeture.
- Bonne chance. - Bonne chance.
Comment tu vas rompre la glace avec la fille ?
Je vais faire du charme ! Je vais lui dire : “Toute ma vie, Lili,
“j‘ai rêvé de rencontrer une jolie fille comme vous!
- “On va chez vous ?“ - Non. Faut être plus subtil !
Ah oui ? “Jeune fille,
“je ne suis pas un de ces piliers de night-clubs.“
"Donnez-moi votre clé, je vous rejoindrai.“
- C‘est ça ta subtilité ? - Il rigole, Harvey.
Ne vous en faites pas. Je ferai ça bien, proprement.
Calmez-vous. Ecoutez…
Je veux bien faire ça pour vous, les gars, pour nous tous.
Mais n‘essayez pas de m‘aider, d‘accord ? Allons-y.
Opération Lili !
Nom d‘une pipe. La voilà! Notre objectif de ce soir.
- Dis quelque chose. - Tu l‘as dit.
Les gars, venez voir ça !
- Elle sait les calmer, hein ? - Ça va être dur.
Peut-être pas. Il faut de la stratégie !
Venez dans le bureau. On va réparer ça.
Du vin pour M. Klugmann. Offert parla direction.
Je crois que je vais partir en reconnaissance.
Poussez-vous. Laissez-moi faire.
Vous permettez ?
- Oui, bien sûr. - Merci.
- Je vous offre un verre ? - Non, merci.
Mesdames et messieurs, un colonel américain
désirerait entendre chanter un de ses soldats.
Le spécialiste Tulsa MacLean peut-il approcher ?
Chantez, soldat ! Votre public vous attend.
C‘est peut-être la fin d'un merveilleux début.
- Je t‘avais dit de ne rien faire. - J‘ai rien fait.
"J‘ai rien fait !“
Attendez de voir ce gars, c‘est un de mes copains. Tulsa McLean.
Le spécialiste Tulsa McLeane. Vous le connaissez ?
- Jamais entendu parler de lui ! - De Tulsa ?
- Pas mauvais, votre ami ! - Vous vous entendriez bien avec lui.
Vous êtes tous les deux des artistes. Attendez. Je vais le chercher.
Du vin !
T‘as une touche ! Elle t‘attend.
- Où ? - Viens !
Où est Lili ? Elie attendait mon copain.
- Je ne crois pas. - J‘ai une touche ?
Je crois qu‘elle nous a eus.
- Et maintenant ? - A toi de me dire.
Nous n‘avons perdu que le premier round.
Mais on peut être K.O. au premier round !
Je vous sers à boire ?
- Un arsenic avec glace ! - Deux.
- Deux bières. - Bien, deux bières.
S‘il vous plaît, soyez gentille.
Si j‘ai noyé Herr Klugman, c‘est sa faute.
Je ne lui ferai pas d‘excuses.
Bien, ne lui faites pas d‘excuses, mais c‘est notre meilleur client.
Asseyez-vous à sa table et soyez aimable !
Dites-lui que je suis fatiguée et que je rentre.
- Il ne l‘admettra pas. - Très bien.
Alors dites-lui que j‘étais déjà invitée par deux soldats américains.
- Vous désirez autre chose ? - Sait-on jamais !
L'Italie est vraiment le pays des oeuvres d‘art.
Vous deviez me présenter votre ami.
Oui ! Tulsa, Lili. Lili, Tulsa.
- Vous vous asseyez ? - Je veux bien.
- Voilà. - Merci.
- Tu es rapide. - Je ne vous ai jamais vu ici.
C‘est la première fois que vous venez à l‘Europa ?
- Oui. - Il n‘est jamais venu.
Education soignée, bonnes manières.
Il pourrait être diplomate mais il préfère être soldat.
Votre chanson m‘a plu. Vous étiez chanteur avant d‘être mobilisé ?
Je le serai après. Avec Cookie et un autre, on va ouvrir un club.
Ce garçon n‘a pas besoin de ça pour vivre. Oh, non.
C‘est pas un fils à papa gâté comme les autres millionnaires du pétrole.
On ne devinerait pas qu‘il héritera d‘une grande partie du Texas.
- Ecoute… - Désolé, c‘est sorti tout seul.
Tulsa veut y arriver par lui-même sans devoir un sou à son vieux.
- Il a du caractère ! - Va faire un tour, Cookie.
J‘y vais avant de parler des chemins de fer de ton grand-père !
Je ne me plais pas ici. Allons ailleurs.
Comme vous voulez, chérie. Vous pouvez quitter le night-club ?
Je pars quand je veux. Et je veux partir maintenant.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Tu veux pas connaître la suite ?
Je me suis fait un pari à moi aussi. Allez-y.
- Où allons-nous, chérie ? - Ne m‘appelez pas comme ça.
- Ça vous dérangeait pas dedans. - Maintenant, on est dehors.
Je croyais que vous et moi, on s‘entendait bien.
Vous et Herr Klugman, vous êtes pareils.
- Attendez, chérie. - Pas de chérie !
- Si on va ailleurs ce soir,... - On ne va nulle part.
Vous m‘avez débarrassée de Herr Klugman. Merci.
- Je rentre chez moi. Seule. - Mais on devait sortir!
Un jeune riche du Texas trouve facilement une fille.
Je ne suis pas un jeune riche. Millionnaire du pétrole!
Je n‘ai approché le pétrole qu‘en travaillant dans une station-service.
- Et le chemin de fer ? - Mon grand-père était chef de train.
Pourquoi fiez-vous ?
Venez, pauvre millionnaire ! Je vous paie un verre, chéri !
Allons-y.
Quand votre ami a parlé de vos biens au Texas...
- Si vous aviez vu votre tête ! - Voilà pourquoi je perds au poker!
Tulsa est formidable !
- Content de vous voir, Lili. - Moi aussi.
- Pas votre genre de musique, hein ? - Trop lente ?
Un peu différente, c‘est tout.
Mais si c‘est trop lent, c‘est fade ?
Ça dépend. Le rythme doit juste exsuder.
- Was ist “exuder“ ? - Montrez-lui “was ist exsuder“.
- Je vous montre “was ist exsuder“. - Ja, ja.
- “Das ist exuder.“ - Jawohl.
C‘était charmant !
- Voulez-vous qu‘on aille ailleurs ? - Oui, allons-y.
Le voilà reparti…
Turk n‘avait pas pu aller plus loin.
Je paye.
Si on allait dîner quelque part, sans musique ?
J‘ai une idée. Allons chez moi.
Vous aurez du lierderkranz sur du pumpernickel et du café.
Je ne voudrais pas vous déranger.
Mais on y sera tranquilles. Et je fais bien la vaisselle.
Va pour lierderkranz, pumpernickel et café.
Et pour le dessert, du strudel.
Vous êtes affamé.
La croissance, m‘dame. Un taxi.
On peut marcher. C‘est tout près. En chemin, on achètera du strudel.
- Merci, m‘dame ! - Je n‘aime pas “m‘dame“...
Moi non plus, chérie.
Surveillez-les. J‘appelle Cookie.
L‘Europa, s‘il vous plaît.
Parle plus fort ! Alors ?
Des progrès. Il la ramène chez elle. Elle va lui faire un sandwich.
Et ils vont acheter du strudel.
Bravo. On ne fait rien de bon l‘estomac vide.
Il reste trois heures et demie.
Il fera bien de manger tout ça lentement.
Laissez-moi son adresse au quartier.
Je rentrerai peut-être tard.
Vous êtes ravissante, Tina !
Le patron vous a permis de m‘emmener ?
Je lui ai dit que j‘étais votre cousin Angelo.
- Et il vous a cru ? - Pourquoi pas ?
Vous me croyez bien, non ?
Avant d‘aller plus loin, je veux que vous sachiez...
- J‘suis pas ce genre de type ! - Quel genre de type ?
Celui que vous vous imaginez! Un bourreau des coeurs.
- Vous vous êtes trompée. - Mais je vous crois.
On ne donne pas des médailles de bonne conduite à n‘importe qui!
Taxi, bitte.
On va bien s‘amuser, ce soir. J‘adore les night-clubs.
- Je les ai en horreur. - Que faisiez-vous à l‘Europa ?
Je suis si seul. Je suis un soldat loin de mon foyer.
Je suis loin de chez moi aussi. Je suis de Milan.
C‘est drôle, non ? On est tous les deux seuls, loin.
Sans appartement où s‘inviter,
où on pourrait s‘asseoir et lire
et peut-être écouter des disques.
- J‘ai un appartement. - C‘est vrai ?
- Mais pas de disques. - Pas de disques ?
On se fiche des disques. On va jouer notre propre musique.
Fraulein va vous donner l‘adresse.
Parlez-moi encore de l‘Oklahoma.
- Je vous ai tout dit. - C‘est si intéressant.
Votre grand-mère indienne était une vraie Cherokee ?
Elie fumait la pipe et jouait de la guitare. Elle m‘a appris.
Pour moi, les Indiens ne jouaient que du tam-tam.
Ça, c‘est dans les films. Mon oncle, Ours Boiteux -
c‘est son vrai nom - était le roi de la clarinette.
Oui, dans les films, les Allemands commandent des sous-marins
et toutes les Françaises dansent le french cancan !
Tout à fait. C‘est ça, le problème avec les gens.
Si les peuples apprenaient à se connaître,
tout irait mieux, partout.
Beaucoup mieux !
- Vous l‘aimez, ma pizza ! - Voilà pourquoi Néron était gros !
Je suis contente. Je vais en faire une autre.
- Non. Bavardons. - D‘accord.
Parlez-moi de Park Avenue, de New York. D‘où vous venez.
Que voulez-vous savoir, bambino ?
Vous vous trompez. Un bambino, c‘est un garçon !
Quelle erreur. Vous n‘avez rien d'un garçon, ça non.
Pour habiter Park Avenue, il faut être riche !
Cookie, vous êtes riche ?
L‘argent n‘est pas tout, Tina.
Regardez, moi, par exemple. Avant de devenir soldat,
je ne fréquentais que des filles de la haute.
Artificielles, ennuyeuses. Elles jouaient au tennis,
avaient des pères riches mais n‘auraient pas su faire une pizza !
Jamais de la vie !
- Je n‘ai pas de perruche ! - De père riche !
C‘est ce que j‘ai dit. Mais depuis que j‘ai 12 ans, je fais des pizzas.
Je sais ce qui plaît aux hommes.
Je l‘ai tout de suite deviné. Vous êtes très compréhensive.
Vous êtes une charmante paysanne italienne comprehensive !
J‘suis de la ville, mon père est boucher.
Encore mieux ! Une charmante fille de boucher!
- Tina, je vous respecte. - Moi aussi.
C‘est ce qui fait vivre le monde. Le respect !
Qu‘est-ce que vous venez faire chez Tina ?
C‘est aussi chez moi. On habite ensemble.
Tulsa, je vous présente Tina. Mais vous l‘avez vue à l‘Europa !
Je vais préparer le café et le strudel. Viens m‘aider, Tina.
- Comment as-tu fini ici ? - Ça n‘a pas été facile !
T‘as encore tout bousillé.
- Que fait-il là-haut ? - On s‘en fiche.
- Tulsa doit être seul avec Lili. - On le sait.
- Je suis censé être seul avec elle. - Rien à faire, ce soir.
Alors, prends ta casquette.
Lili, tu enfreins ta règle. Tu as fait monter quelqu‘un.
Il n‘est pas comme les autres. Il est si ouvert. Et si franc.
Comme mon Cookie !
- Lili... - Tout va être prêt.
- Nous sommes obligés de partir. - C‘est dommage.
C‘est notre première soirée en ville,
et nous devons rentrer tôt.
Sans ça, on perdrait notre perme de demain !
- J‘ai des projets pour nous. - Tina, passe-moi un sac.
Je vais vous donner du dessert.
Merci. A propos de la perme, demain...
On pourrait aller jusqu‘à Aschaffenburg.
J‘en meurs d‘envie. J‘ai toujours voulu y aller. Où est-ce ?
- Il faut y aller. - Aves ordres, mon général !
- Tu parles allemand ? - Et toi, italien ?
- Le strudel. - Merci.
Tina, tu sais quoi ?
En Oklahoma, les Indiens ne jouent pas toujours du tam-tam.
Et avant moi, il n‘a connu que des filles qui avaient des perruches !
Cookie, comment t‘as fait pour monter ?
- Je suis idiot! - Ça oui.
- Turk n‘a pas parlé de colocataire. - Tu ne lui as pas demandé.
Pourquoi ne pas vous avouer battus et me laisser conclure le pari ?
- Parce qu‘on va gagner. Hein ? - Oui.
Ce soir, prise de contact. Demain, corps à corps !
Regardez où vous marchez ! Qu‘est-ce que...?
Bonjour, sergent. Vous tombez bien.
- Je voudrais une perme. - Non, tu es de garde.
- Mais c‘est samedi ! - Oui, c‘est samedi.
- C‘est important. Pour nous ! - Pour nous ?
Je voudrais faire engager notre trio pour le gala de l‘Armée.
Ce serait une excellente publicité pour notre night-club !
- Pourquoi ne pas l‘avoir dit ? - Je suis bête.
Sergent McGraw.
Merci, sergent. Vous pouvez en remplir une pour Cookie ?
- Sergent McGraw. - Merci, sergent.
Et une pour Rick. S‘ils nous font passer une audition.
Si j‘y allais ? Tu pourrais dire que je suis le manager ?
J‘aimerais bien, sergent, mais ils ont besoin de vous ici.
- Vous dirigez l‘équipe. - Ah oui ?
- Oui, oui. C‘est vrai. - Merci, sergent. Merci.
Tout ce qui bouge me rappelle cette fille !
J‘ai pas de veine.
Muté en Afrique pendant un an,
je reviens ici et Marla est partie sans laisser d‘adresse.
Pas de chance.
Ça marche. Tout ce qu‘il fallait, c‘était du savoir-faire.
Ça me donne une idée. Je vais graisser la patte à sa propriétaire.
- Merci, Cook! - Qu‘est-ce que j‘ai dit ?
Allez, on s‘arrête. Trois jours de perme.
- Pour toi. - T‘es un pote. Ça me sert bien.
Comment t‘as fait ? Peu importe.
Lili vient me prendre dans une demi-heure.
Tu te débrouilles bien avec Lili.
Mais je ne m‘amuse pas autant que je le devrais, à cause du pari.
Faut pas que ça t‘arrête. C‘est naturel.
Elle te plaît, tu lui plais.
Et si ça rapporte un peu aux copains, où est le mal ?
- T‘as peut-être pas tort. - Voilà.
Bonne chance.
Bonjour. Je préfère ça.
- Si j‘avais sa chance... - Tu l'auras. Voici notre car.
- Le soldat... - Je veux vous parler de Marla.
Je vous ai dit qu‘elle ne vivait plus ici.
Elle a déménagé sans laisser d‘adresse.
- Permettez-moi... - Jeune homme,
même pour un million de marks, je ne pourrais rien dire.
- Mais... - Ne revenez pas.
Vous perdriez votre temps.
- Marla ? Chère enfant... - Oui, Mme Hagemannn ?
- Il est revenu ! - J‘espère qu‘il ne reviendra plus.
On ne peut être entêtée comme ça que si l‘on est amoureuse.
Vous ne voulez pas le voir ? Il a l‘air si gentil.
Je suis sûre que s‘il savait, il…
Mme Hagemannn, ne parlons plus de lui, je vous prie.
Vous avez des paysages comme ça, en Oklahoma ?
Non, m‘dame.
On a Catfish Creek et Red River, mais c‘est tout !
Allons.
Francfort am Main s‘appelle comme ça parce que elle est située sur le Main
qui se jette dans le Rhin, qui se jette dans la mer.
C‘est intéressant.
Regardez cette superbe oeuvre ancienne.
L‘artiste l‘a datée. 1959.
Pour ceux qui l‘ignorent, “liebe“ signifie “aime“.
Il est inutile de dire ça à un soldat.
C‘est le premier mot qu‘il apprend !
- Vous aussi, Tulsa ? - Oui.
- Tenez : aime la choucroute! - Je ne pensais pas à la choucroute !
Là aussi.
Et là.
- Fritz était un coureur! - Vous savez...
J‘ai un aveu à vous faire.
Hier soir, je me suis assise à votre table en pensant :
- “Encore un dont il faut se méfier.“ - Et moi, je me suis dit:
“Voici la fille dont j‘ai tant entendu parler !“
- J‘ai donc une réputation ? - Oui, mais excellente.
On vous compare à de la glace. Vous êtes un iceberg !
Un poisson mort.
Tous ces compliments me tournent la tête !
C‘est joli, ja ?
Des Apaches.
Pourquoi sont—ils si excités ? Le cirque est là ?
- Mieux que ça : les marionnettes. - Je n‘en ai jamais vu.
Je voudrais avoir encore 7 ans.
Venez ! Ça nous rajeunira.
Si le soldat l‘aime, il tiendra bon.
Dix contre un qu‘il ne réussit pas.
- On parie ? - On parie.
Fin heureuse. Vous avez gagné.
Ce n‘est pas tout. Il va chanter pour elle.
- Sans musique ? - Il y a un orchestre.
- Je vais essayer d‘arranger ça. - Oui.
Vous connaissez cet air ? Vous pourriez le jouer ?
- On essaie ? - On essaie, comme vous dites.
Ça n‘engage à rien.
Devant vous, le célèbre Niederwald. Le sommet s‘élève
à 300 m au-dessus du niveau de la mer et 225 m au-dessus du fleuve.
Ça ne tombe jamais en panne, ces trucs ?
Voyez-vous qu‘on reste coincés en haut ?
- Ne vous inquiétez pas. - Au contraire ! Je l‘espère !
On se sent bien ici. C‘est intime.
Les vignes du Niederwald existent depuis 300 ans.
- Je n‘aime pas avancer de face. - Asseyez-vous la.
Et je m‘assieds là.
Voyez comme les vignes sont bien alignées !
- Tulsa ! Que faites-vous ? - Je viens près de vous.
- Ce n‘est pas mieux ? - Beaucoup mieux !
Vous n‘avez pas dit un mot depuis longtemps.
- Cette journée ne vous a pas plu ? - Si ! Trop, peut-être.
Jusqu‘ici, j‘ai décidé de tout !
Ce soir, après le travail, on fait ce que vous voulez.
Allons, ma chérie.
C‘est si généreux de m‘offrir ce billet pour Milan.
- Je me réjouis de voir mes parents. - Je connais le mal du pays.
Je ne peux pas retourner à Park Avenue
mais je peux vous offrir un voyage dans votre famille.
- Merci. - Gardez la monnaie.
Vous ne devez pas rater l‘avion.
- Il ne va pas tarder. - Tout ce que vous faites pour moi!
C‘est pour moi aussi ! Si vous êtes heureuse, je suis heureux.
“L‘avion pour Milan a deux heures de retard.“
Cookie, n‘attendez pas… Vous êtes déjà trop aimable.
- Comment pourrai—je vous remercier ? - Je trouverai un moyen.
Au revoir, Tina.
Entrez.
Mon millionnaire de l‘Oklahoma... Où allons-nous, ce soir ?
C‘est ce dont je venais vous parler.
- Je dois annuler notre rendez-vous. - Vous n‘êtes plus libre ?
Si, je veux juste annuler. C‘est tout.
Je comprends. Un soldat...
ne peut pas sortir une fille tous les soirs.
Non, ce n‘est pas ça. J‘ai passé un après-midi formidable.
- Moi aussi. - Je ne cesse d‘y penser depuis.
- Vous me plaisez beaucoup. - J‘en suis heureuse.
- Plus que beaucoup. - Je suis enchantée.
Un garçon comme moi, toujours en déplacement,
rencontre une fille qu‘il apprécie beaucoup, comme vous.
Ils sortent ensemble, ça leur est agréable.
Et brusquement, ça devient sérieux.
Et l‘un des deux risque de souffrir ! Je ne veux pas.
Je vois. Vous avez bien réfléchi.
Oui.
Et ce serait préférable pour moi si on ne se revoyait plus ?
Eh bien, voilà.
- Salut, Tulse ! - Assieds-toi.
Bonne nouvelle. Pas de coloc, ce soir. J‘ai expédié Tina à Milan.
- J‘ai annulé notre rendez-vous. - Quoi ? Oh, non.
- Tu n‘as pas parlé du pari à Lili ? - J‘ai annulé, c‘est tout.
On serait deux à penser que je suis salaud!
- Tu es fou ! - Je rentre à la caserne.
Le pari est perdu. Rien ne me fera changer d‘avis.
D‘accord. Tu es né honnête, ce n‘est pas ta faute.
- Personne n‘est parfait. - Désolé, les gars.
Du gin !
Rick essaye de te contacter.
Il m‘a donné ce numéro. C‘est important !
Merci beaucoup.
- Vous avez l‘air de vous marrer. - Ferme-la.
Qu‘est-ce que j‘ai dit ?
J‘ai une idée ! Ne bougez pas.
Où va-t-il ? Qu‘est-ce que vous manigancez ?
- Oui ? - C‘est moi, Cookie.
Entrez.
- Je suis contente de vous voir. - C‘est vrai ?
Je prenais un verre. Vous m‘accompagnez ?
Je ne dis pas non.
Ça ne me regarde pas… Mais vous alliez boire ça toute seule ?
Pas tout. Un peu.
- Mon moral est à zéro ! - Le mien aussi.
J‘allais plutôt demander un calmant.
Ça va vous aider.
C‘est trop bête, vous et Tulsa.
Quel personnage. Je ne suis pas habituée à ce qu‘on me laisse tomber.
- Je comprends que vous soyez fâchée. - Je ne suis pas fâchée.
Au fond, je l‘admire. Trinquons.
- A un gentleman. - Oui. A Benedict Arnold.
Vous savez, Cookie, dans ce milieu, c‘est rare
et réconfortant de rencontrer un garçon qui ait des principes !
Je le regretterai.
- En scène, Mlle Lili! - Je suis prête.
- Veuillez m‘excuser. - Je rejoins mes copains.
Je ne veux pas rater votre numéro.
Je viens de quitter une fille qui m‘a l‘air drôlement amoureuse.
Tulsa n‘est pas encore battu.
Je croyais que Tina était à Milan.
C‘est vrai. La colocataire !
Elle a déjà dû faire l‘aller et retour. A plus tard.
Tina, que faites-vous là ?
- J‘ai changé d‘avis. - Et vos parents ?
Mais je me serais ennuyée de vous !
- Et de mon travail. - Vous m‘avez manqué aussi !
Ce soir, on fera toutes les boîtes de la ville. Tous les deux.
Génial, Cookie !
Tulse ! Entre ! Merci d‘être venu.
- Que se passe—HI ? - Enlève ton chapeau.
Bien. Assieds-toi. Assieds-toi. Non. Debout !
D‘abord, un cigare.
Je suis là pour une urgence, pas pour fumer un cigare.
J‘ai retrouvé Marla. On va se marier.
Ça alors. Et tu veux un garçon d‘honneur ?
- Non. Un baby-sitter. - Un baby-sitter ?
- Contente de vous revoir, Tulsa ! - Moi aussi.
- Tous les deux ! - Il est beau, n‘est-ce pas ?
Il est beau, oui. Mais comment... ?
Enfin, qui... Félicitations, Rick !
Tu imagines ? Heureusement que sa propriétaire a parlé.
Mme Hagemannn est une femme très sage.
Tulse doit avoir un million de questions.
- Eh bien... - Raconte pour ton orgueil stupide.
Tu t‘es enfuie enceinte sans me le dire.
Ce n‘était pas de l‘orgue". J‘ai reçu une lettre d‘une Américaine
qui prétendait être la fiancée de l‘homme qui m‘aimait !
C‘était sa version. J‘avais le certificat de mariage
et l‘autorisation de t‘épouser.
Mais je ne savais pas. Il fallait me le dire.
Je n‘en ai pas eu l‘opportunité. Tu es partie.
- Ecoutez, je... - Désolé, Tulse, pose tes questions.
Je crois que tu as répondu à tout.
Nous allons nous marier à Heidelberg.
- Donc on a besoin d'un baby-sitter. - Je veux bien t‘aider, Rick,
mais le manuel du soldat n‘a pas prévu ce cas-là !
T‘en fais pas. S‘il pleure, tu lui donnes son biberon.
Son mélange est prêt.
Mais il ne pleurera pas. Il est très sage.
- Bien. - Je vais le recoucher.
Bonne nuit, fiston ! Bonne nuit, mon petit!
- Dis-lui bonne nuit. - Bonne nuit.
- Je vais lui offrir un cadeau. - Un vélo ?
- Un vélo ? - Puisque c‘est un garçon !
- Comment il s‘appelle ? - Junior.
Junior ? Bien trouvé.
Prête, chérie ?
- Il va dormir comme un bébé. - C‘est un bébé.
- On y va. - Prenez votre temps !
Si vous avez faim, il y a de quoi manger à côté du biberon.
- Prends soin de toi. - Oui.
Alerte !
Reste calme. Calme-toi. Je dis ça pour nous deux.
N‘aie pas peur !
Tes parents vont revenir. Ils sont allés se marier.
Je suis ton oncle Tulsa. On va jouer.
Regarde...
Je te comprends. Tu as peut-être faim, hein?
On va arranger ça.
On va arranger ça.
Repos ! Repos ! Attends.
Doucement. Reste tranquille.
Reste là, je vais chercher ton lait.
Ne t‘en va pas. Surtout, ne t‘en va pas.
Regarde ce que tu m‘as fait faire !
J‘arrive. Schnell.
Ça suffit.
C‘est pas pour toi, ça !
Donne-le à oncle Tulsa. Allez.
Manuel du soldat, section 43.
“Dans le corps à corps, utilisez vos connaissances de judo.“
Si seulement tu étais de ma taille, fripouille!
Allez. Donne-moi ça.
Du lait. Du lait... Il me faut... Pas de lait.
Il me faut du lait.
Et du secours !
Tu en fais un patin !
L‘Europa. C‘est une urgence.
Téléphone, Mlle Lili.
- Allô ? - Lili ? C‘est moi, Tulsa.
- Quel est ce bruit ? - C‘est le bébé.
Le bébé ?
Je vous dérange pendant votre travail, mais je garde
le bébé d‘un copain qui est parti se marier. J‘ai des ennuis.
Vous ne savez pas comment le changer ?
Je n‘en suis même pas là.
Je ne crois pas.
J‘ai cassé son biberon avec son mélange
et il n‘arrête pas de pleurer, il devient fou.
- Je suis dans le pétrin. - J‘allais partir.
Soyez chez moi dans environ 20 minutes.
J‘arrive. A tout à l‘heure. Viens, petit monstre !
Bonnes nouvelles, c‘était Tulsa !
L‘amour fleurit. Elle lui a dit d‘une voix douce:
“Chez moi, dans 20 minutes.“ Qu‘est-ce que vous attendez ?
Opération patrouille à l‘aube.
Attends. Doucement.
Heureusement que les femmes s‘en chargent.
Qu‘est-ce qu‘il apporte ?
Un magnum de champagne, voyons ! Il voit grand.
Il n‘est que 2 h 30. Il peut encore se faire vider !
Mais non. Allons prendre un café, l‘attente sera longue.
Le monstre est calmé. Il a l‘air sage.
C‘est une bombe à retardement. On ne sait jamais quand il éclatera.
Je rigole. Ne te fâche pas.
Lili, je suis désolé de vous avoir dérangée si tard.
Vous êtes la première à qui j‘ai pensé. La seule.
Je suis flattée.
Je suis aussi heureuse. Je ne croyais pas vous revoir.
Moi non plus.
C‘est une chance qu‘in ait eu ce petit, ce soir.
- Vous aimez les bébés ? - Quand ils sont grands !
Arrêtez donc. Restez tranquille !
Il va se remettre à pleurer.
Les bébés adorent pleurer.
Ils pleurent s‘ils ont faim, si leurs dents percent...
Et parfois, s‘ils veulent qu‘on leur chante une berceuse.
J‘ai compris. Du chantage !
Et oui. Ça n‘existe pas les berceuses, en Oklahoma ?
Je n‘aime pas ton regard, petit monstre.
Bon, je m‘en vais. J‘essaye juste de me souvenir des paroles.
Je ne m‘en suis pas trop mal tiré ?
Pour votre récompense, venez m‘aider à la cuisine.
Encore de service !
Une heure pile. Je vous l‘ai dit. Il est trop tôt pour rentrer.
Encore une heure. Il y a deux heures qu‘il est une heure!
Bon sang. Ma montre s‘est arrêtée. Garçon ! Garçon !
De la bière. On voudrait de la bière.
Cookie, je n‘ai pas soif, je suis fatiguée. Je veux rentrer.
Ça, c‘est de la garde d‘enfant !
- II dort. - Il ne bronchera plus.
Vous pensez que je dois le ramener ?
Ce serait préférable.
Je vais y aller, faut profiter de ce qu‘il dort.
Je pense, oui.
Je vais chercher le panier.
Réveille-toi, petit monstre ! Réveille-toi.
Réveille-toi. Bravo.
Je peux compter sur toi.
Eh bien. C‘est réglé. Restez jusqu‘à ce qu‘il se rendorme.
C‘est bien.
- Le voilà ! - Non !
C‘est l‘aube. Tu as perdu !
Tulsa !
Vous avez le biberon mais vous avez oublié le lait.
A demain ? Non, aujourd‘hui ?
Oui. Mais pas tout l‘après-midi.
Je répète demain... aujourd‘hui. Pour le gala de l‘armée.
Nous en faisons partie. Je vous y verrai.
- Oui. - Eh bien, au revoir.
- Au revoir. - J‘ai oublié quelque chose.
Et il fignole !
C‘est bien que vous soyez venu.
Je remercierai votre bureau de recrutement.
Ils seront surpris. Ce sera la première fois.
10 pour moi. 20 pour lui.
- Dynamite n‘aurait pas fait mieux. - Très bien, très bien.
- L‘essentiel, c‘est qu‘on palpe. - N‘insiste pas.
Très bien ! Je pense que c‘est bon. Merci, Lili.
Merci. A ce soir...
Très bien. Prenez cinq minutes.
- Bonjour, maestro. - Combien de chansons ?
- Une. - Bon. Et un bis ?
Pas de bis. Répétition dans un quart d‘heure.
Ne partez pas, je reviens tout de suite.
Pas commode, le maestro.
- Tiens ! - On vous laisse.
Vous vous êtes remis de votre garde d‘enfant?
Le petit monstre m‘a rendu service.
- Je ne vous aurais jamais revue. - Je vais vous dire mon secret.
Je vous aurais donné un jour pour m‘appeler. Ou deux !
Le troisième,... je vous aurais appelé !
Excusez-moi. Dis, il y a du pétard. Le capitaine veut te voir.
- Pourquoi ? - Tu as gagné le pari, non ?
Il est resté toute la nuit chez vous, pas vrai ?
- Sans offense, madame. - Il n‘y avait pas de pari.
- Il était annulé. - Mais tout le monde a été payé.
Je dois voir Cookie, il doit savoir.
Je sais ce que vous pensez.
Bien entendu. S‘agissait-il d‘un autre couple ?
- Non. De nous. - Je vous écouterai une autre fois.
- Non. Maintenant. - Très bien, soldat.
- Combien ça vous a rapporté ? - Hier soir, ce n‘était pas un pari.
Ce n‘était pas la peine d‘emprunter un bébé pour entrer chez moi.
Vous sous-estimez votre pouvoir de séduction !
- McLean, le capitaine te demande. - Faut que je voie un copain.
Suis-moi.
Attends ici.
Excusez-moi, Mlle Lili, le capitaine voudrait vous parler.
Merci.
Deux bébés ne peuvent pas se ressembler à ce point ! C‘est toi.
- Vous êtes Lili ? - Oui.
Je suis la maman du bébé !
Merci d‘avoir aidé Tulsa. Les hommes sont si maladroits.
Ce sont des bébés eux-mêmes.
Il gardait vraiment votre enfant ?
- A qui le dites-vous ! - Mlle Lili ?
Mlle Lili, l‘armée vous doit des excuses.
Ce garçon vous rencontrait dans un but intéressé.
- Il y avait un pari. - Passer la nuit seul chez vous.
Ce n‘était pas le cas, capitaine. Nous avions un chaperon.
Tulsa et moi gardiens ce bébé.
Oui, le nôtre!
Du baby-sitting. Je ne peux pas vous muter pour ça!
Si seulement j‘avais su que vous faisiez ça avant.
Ma femme et moi, nous bridgeons demain soir...
- Si on vous confiait des jumeaux ? - Je m‘en tirerais.
Voilà, petit monstre. Retourne avec ton papa. J‘ai du travail.
Lili, ce n‘est ni le moment, ni le lieu, mais…
Bien sûr que je dirai oui. Je vous aime !
On se marie ? Cet après-midi ?
- Si j‘obtiens l‘autorisation. - Peut-être.
Et ce soir, après le spectacle, vous gagnerez votre pari !
Vous n‘avez jamais fait ça ?
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