All language subtitles for Love Me Tender 1956 720p BluRay DD5.1 x264-TayTO

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Original subtitles

10 avril 1865

Ecoutez ça !

Ecoutez tous, les amis !

Les Sudistes ont été chassés de Richmond il y a 4 jours.

Le général Lee a déjà capitulé.

La guerre est finie !

Les papiers du capitaine.

Sors ces Yankees de là.

Vous deux, enlevez ce cadavre.

Allez, Davis.

Marty, mets-le hors de vue.

Allez-y.

Grouille-toi, Mike.

- Capitaine Cagle ? - Oui.

Commandant Harris.

Nous vous attendions.

Voici l'ordonnance de paiement.

Petite escorte, pour une grosse somme.

Il n'y a plus de Sudistes dans le secteur.

Et la cavalerie de Randall ?

Ils ont fui devant nous comme des lâches.

Bon, passez-moi ça.

Et le chef de gare ?

Il était malade. On l'a ramené au camp.

Où allez-vous ?

- Je retourne au train. - Bon.

Restez à côté et pas un mot.

Vous monterez quand il partira.

Je vous surveille.

Signez ce reçu et portez vite l'argent au camp.

Arrêtez !

- Ce sont des Sudistes ! - Quoi ?

Suivez-les ! Ils ont volé vos soldes !

- Ça va ? - Oui.

Dis, lieutenant,

les Nordistes interdisent qu'on ouvre ça ?

Voilà qui fait plaisir à voir.

Je me sens comme un chaton devant un bol de lait.

- Dommage que ce ne soit pas à nous. - A combien tu arrives ?

12250 dollars.

Lieutenant,

et si on arrondissait la somme, disons...

à 10000 dollars.

On partagerait le reste entre nous.

Sacré voleur. Nos chefs nous fusilleraient.

Comment le sauraient-ils ?

C'est pas moi qui moufterais, pour sûr.

Regarde-nous, pauvres et minables,

à faire peur aux corbeaux.

On n'aurait gagné à cette guerre qu'un ventre creux ?

Ce que tu dis est tentant,

mais pas très légal.

Ce n'est ni légal, ni moral.

Notre armée est plus pauvre que nous.

Tu as raison.

Demain, on remet tout au général Randall.

Bon, tant pis.

Mangeons.

Le régiment a levé le camp.

- Et pour où ? - Je ne sais pas.

Le général devait nous attendre ici.

En huitjours, il a pu être attaqué.

Ils sont partis bien vite.

Allons nous renseigner à Claysville.

Quel est votre régiment?

Le 5e fusiliers de Louisiane.

Ce qu'il en reste.

Où est la cavalerie de Randall ?

Elle s'est dispersée il y a deux, trois jours.

Pour conserver leurs chevaux.

Il serait sage d'en faire autant,

ou les Nordistes prendront les vôtres.

Qu'est-ce que vous chantez là ?

Ce qu'on chante ? Vous ne savez pas ?

Le général Lee a capitulé il y a quatre ou cinq jours,

à Appomattox, en Virginie.

Il s'est rendu ?

Vous êtes fous.

C'est officiel.

Nous avons tous rendu nos armes lundi.

La guerre est finie. On rentre.

En tout cas, ceux qui savent où rentrer.

Le régiment dissous, où va-t-on trouver le général ?

- Nulle part. - Il faut essayer.

Pourquoi ?

Il faut lui remettre l'argent.

Cette capitulation change tout.

Il faut en parler.

On ne peut pas garder cet argent.

Il n'est pas à nous.

A qui est-il, alors ?

- Au gouvernement sudiste, je pense. - Au gouvernement sudiste ?

Il n'y a plus de gouvernement sudiste.

Il a raison.

Notre président sera sans doute pendu.

Alors, il est aux Nordistes.

Qu'on leur rende ? Alors ça, pas question !

J'ai une blessure qui exigera des soins.

Et toi, ton frère a failli mourir en prison dans le Nord.

Ecoute, on n'a pas volé cet argent.

On l'a pris au combat.

C'est une prise de guerre, comme un cheval capturé.

On ne savait pas que la guerre était finie.

C'est un butin légal.

Tu as le droit de ne pas prendre ta part.

Qu'en penses-tu, Ray ?

Ce que dit Vance se tient.

Ce serait idiot de ne pas le prendre.

C'est réglé.

J'ai déjà tout calculé, ça fait 1750 dollars chacun.

Je rentrerai en Géorgie avec.

J'achèterai un cochon et un rocking-chair.

Etje me prélasserai au soleil.

Nous, on montera la plus belle ferme du Texas.

Poursûn

Mais d'abord...

je vais me marier.

Cathy m'attend depuis quatre ans.

Pour moi, ça fait comme 40.

Au lieu de lui revenir sans le sou,

je lui apporterai ça.

Les Nordistes !

Ils font les farauds, maintenant qu'on a capitulé.

Pas nous.

Le Sud a peut-être capitulé,

mais pas nous.

Il vaut quand même mieux nous séparer.

Au revoir.

Si tu viens au Texas,

tu sais où nous trouver.

Je ne bougerai pas de mon rocking-chair.

Vous êtes nouveau, ici ? Où est passé McComb ?

Il est soldat. Je garde la boutique en attendant.

S'il revient vivant...

Tu crois que ce bonnet plairait à maman ?

Il estjoli.

J'en voudrais un en dentelle pour Cathy.

Je n'ai que celui-là.

Qui en aurait envie, de nos jours ?

Lui, il rentre pour se marier !

A condition que sa fiancée le reconnaisse.

Ne crains rien. Cathy me reconnaîtra de loin.

J'aimerais lui apporter un beau cadeau.

Une bague en or ou un bracelet.

Comme colifichets pour dame, je n'ai rien d'autre.

Sauf“

- ce truc qui me sert de souricière. - On le prend !

Regarde, c'est parfait pour un marié.

Et c'est juste ta taille.

- On dirait du beau drap. - C'en est, monsieur.

Le dernier beau costume de la région.

Combien ?

Avec le pantalon, ça fera 14 dollars.

- Je vous offre les bretelles. - Vendu.

Je ne veux pas de billets de banque du Sud.

Ça, ça ira ?

Un billet nordiste de 20 S !

- Je n'en ai pas vu depuis 1863. - Vous le prenez ?

Bien sûr ! Je vous fais un paquet.

Hé, Jethro !

Ma main au feu que c'est le père Jethro !

- Toujours la pêche, hein ? - Sacré lascar !

Comment as-tu survécu tout ce temps ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

- On a tant changé ? - Tu as l'air surpris.

On nous avait dit que vous étiez mort, M. Vance.

Il s'en est fallu de peu.

J'ai failli avaler mon nom de baptême.

Les miens ne savent pas que je suis vivant?

Non, monsieur. Personne ne le sait.

Allons d'abord l'annoncer à Cathy.

Elle n'habite plus sa maison.

Ses parents et votre père ont été tués en même temps.

- Où est-elle ? - Chez vous.

Elle est allée vivre chez votre mère.

Comme la vie est étrange.

Nous survivons à quatre ans de combats,

et il meurt ici, chez lui.

La maison est bien délabrée.

Oui, elle est usée, comme nous.

Entrons comme dans le temps.

Mon fils !

On m'a dit que tu étais mort.

"On" a presque eu raison.

Voici ce qui reste de moi.

Vous êtes sains et saufs.

Tous les trois.

Mes trois fils sont rentrés !

Clint, viens !

Laisse-moi te regarder.

Tu es bien comme tu étais restée dans ma mémoire.

Sauf pour ce qui est du pantalon.

Ce n'est pas le gamin ! Impossible !

Comme il est costaud !

C'est presque un homme !

On te disait mort.

Parle-moi de vous tous. J'ai vu qu'on aura du travail.

Pour commencer, il faut rhabiller Cathy en femme.

J'ai essayé,

mais elle travaille plus dur qu'une mule.

C'est fini. On a trois fermiers en plus.

J'ai tant de choses à te raconter.

Tu ne le sais sans doute pas encore,

mais j'ai épousé Cathy,

il y a trois mois.

C'est un jour à surprises...

Sans Cathy,

on serait morts de faim.

On a eu du mal à garder ensemble le corps et l'âme,

en attendant la fin de la guerre.

Ça a dû être très dur.

Tous mes vœux, Clint.

On a toujours voulu Cathy dans la famille.

Hein, maman ?

Oui, mon fils.

Depuis toujours.

Regarde ce que Vance m'a donné.

Combien de Nordistes avez-vous tués ?

- On ne les compte plus. - Sûr !

Je l'ai ébréchée en égorgeant des porcs.

C'est ça.

Des porcs en uniformes bleus !

J'aurais voulu y aller, pouvoir participer.

Il ne voulait pas rester. Les nouvelles le mettaient en rage.

Tu as bien fait de rester, Clint.

Tu as eu raison.

Ce bonnet est pour moi ?

Il ne fallait pas dépenser pour moi.

C'est un pauvre cadeau pour toi qui nous as tant donné.

Regardez-moi ça !

Un beau costume tout neuf !

C'est pour toi, Clint, offert par nous tous.

Pour moi ?

Ça a dû coûter une fortune.

Où avez-vous eu cet argent ?

Nos économies.

Il nous reste quelques dollars.

Nous, nous n'avons rien.

Mangez tant que c'est chaud.

Viens, Clint.

Asseyez-vous.

Seigneur,

je Vous rends grâce de m'avoir rendu mes fils sains et saufs.

- Ça fait du bien de l'entendre chanter. - Il ne manque que papa.

Tu te rappelles nos soirées passées à chanter ?

Ça, c'est des bons souvenirs.

La voix de Vance dominait.

Voilà sa chanson préférée.

On travaille à l'aube. Allons nous coucher.

Il y en a, des choses à arranger.

Qu'est-ce que tu as, Vance ?

Tu n'es pas comme avant.

Ça va.

Je suis un peu fatigué.

Je sais que Cathy et toi, vous vous aimiez, mais...

Tu nous en veux, à elle ou à moi ?

Vous en vouloir ? Moi ? Bien sûr que non.

C'est bien vrai ?

T'ai-je jamais menti ?

- Non. - Alors ?

J'aimais beaucoup Cathy. Nous l'aimions tous.

Mais je n'ai jamais été amoureux.

Nous étions simplement très bons amis.

Et nous le sommes toujours.

Ne te fais donc pas des idées.

Je suis heureux pour vous deux.

C'est ce que j'espérais.

Nous sommes si amoureux

que je n'ai pas de mots.

Tu n'en as pas besoin.

Ça se lit sur ton visage.

Et sur le sien aussi.

Va te coucher.

Je vais fermer l'écurie.

Il y a des traînards qui volent les chevaux.

Il faut se méfier même des sudistes, désormais.

A demain matin.

Il faut que tu m'écoutes.

Tu n'as rien dit de toute la soirée.

Je veux t'expliquer.

- Il n'y a rien à dire. - Si.

Laisse-moi essayer de t'expliquer.

Tu viens te coucher, Vance ?

Quand dirons-nous à maman, pour l'argent ?

Dans deux ou trois mois.

Il ne faut pas nous faire remarquer.

Comme tu voudras, Vance.

Il faut acheter des semences, si on veut une bonne récolte.

La récolte attendra.

Mieux vaut employer l'argent ici qu'en semences.

Ta jument se déferrait.

J'ai arrangé ça.

Depuis une semaine, j'essaie de te parler seul.

Ne veux-tu pas comprendre ?

Demande-t-on à une femme pourquoi elle se marie ?

Tes yeux le demandent. Or tu n'as pas à douter de moi.

Je t'ai attendu comme j'avais promis.

Je pensais à toi tout le temps.

Je priais pour toi chaque soir.

Puis on a annoncé ta mort,

etj'ai voulu mourir aussi.

Je t'aimais, Vance.

Je t'aimais tant. Tu le sais ! Comment peux-tu en douter ?

C'est bien ce qui me fait mal.

Je le sais etje ne peux pas oublier.

Il faut oublier, tous les deux,

- si on veut vivre sous le même toit. - Je le sais.

Le temps arrangera peut-être les choses.

Je veux que tu sois heureuse.

Je ne le serai que si tu l'es.

Je t'entends passer tes nuits sans dormir...

à penser à moi et à Clint à mes côtés.

Pourquoi lui as-tu dit qu'on ne s'aimait pas ?

J'aurais dû lui dire la vérité ?

Il la connaît, je la lui ai dite avant le mariage.

Pourquoi ?

Je n'aime pas vivre dans le mensonge.

Il t'a cru, quand tu as nié notre amour.

Il t'a cru parce qu'il t'aime tout autant qu'il m'aime.

S'il peut oublier le passé, tu dois bien y arriver.

Essaie, je t'en supplie. Pour moi.

Que fais-tu ?

Quelque chose ne va pas ?

Cathy, tu pleures.

Pourquoi pleures-tu ?

Je ne sais pas.

Un cauchemar. Je rêvais de la guerre et tout.

Ne pleure pas.

Tout cela est fini.

Il n'y a plus à s'inquiéter.

Je l'espère.

Te reperdre si vite...

Je m'y attendais, bien sûr.

Je voyais ton cœur se briser de plus en plus.

Tu as pris la bonne décision.

La seule possible, maman.

J'ai essayé mais je peux pas rester.

Clint comprendrait tout.

- Ton départ lui ouvrira les yeux. - Non.

Je lui dirai que je vais voir ce qu'on peut faire en Californie.

Il le croira.

Et vous ne lui direz rien.

Quand pars-tu ?

Demain.

Le plus tôt sera le mieux.

Demain, on ira tous à la vente de charité pour la nouvelle école.

J'y annoncerai mon départ à Clint et à Cathy, etje partirai.

Ils seront bouleversés.

Peut-être.

Mais ils n'oseront pas faire un esclandre devant leurs amis.

Je n'en suis pas si sûre.

Clint ne voit et ne jure que par toi.

C'est pourquoi je pars.

Ça ne va pas t2

Vous êtes en beauté.

Faudra que je vous surveille.

Allons, Clint.

Dépêchez-vous, on va manquer la fête !

Tu ne prends que 200 s, Vance ?

Vous en avez davantage besoin.

Le reste de ma part, donnez-le à maman.

Dites-lui la vérité, que c'est bien à nous.

Tu devrais en prendre davantage.

Prends-en plus de 200.

Tu auras besoin d'argent, dans l'Ouest.

Je trouverai du travail, ne t'inquiète pas.

Soyez naturels.

Que Clint et Cathy ne se doutent de rien.

En route !

Que faisiez-vous ?

Vous vous pommadiez les cheveux ?

AIDEZ-NOUS A TERMINER LA NOUVELLE ÉCOLE

ACHETEZ MÊME SI vous N'EN AVEZ PAS BESOIN

Achetez pour aider à bâtir la nouvelle école ! Par ici !

On veut des billets de 20 dollars !

On a besoin d'argent pour reconstruire l'école !

Une autre, Clint ! Une autre !

Ce n'est pas une vache de 20 ans !

Comment ça, tu pars ? Pour où ?

Un de mes amis de régiment a un ranch en Californie.

Il a besoin d'un associé,

- etj'ai la bougeotte. - Ce n'est pas ça.

Tu pars à cause de moi et Clint.

Peut-être.

Je ne peux plus le regarder en face.

On ne veut pas que tu partes.

Tu es chez toi, et on t'aime.

L'amour, il y en a parfois trop.

Un jour, ça éclate et c'est la catastrophe.

Pense à moi, les autres sauront pourquoi tu es parti.

Il faudra t'y faire.

Ne pars pas, tu connais mes sentiments !

- Tais-toi, Cathy. - Tu sais que...

Même si c'est vrai, ne le dis pas.

Pas maintenant.

Ni jamais.

Qu'est-ce que tu as ?

Ça ne va pas t2

- Qu'est-ce qu'elle a ? - Je lui ai dit que je partais.

J'allais te le dire à toi.

Tu pars ? Comment ça ?

Ces messieurs vous cherchent.

Voici le commandant Kincaid et M. Siringo.

Bonjour. Soyez les bienvenus.

- Nous resterons peu. - On espère.

Je suis récupérateur des biens

perdus ou volés pendant la guerre.

Bonne nouvelle. Nous avons beaucoup perdu, par ici.

- Vous voulez notre liste ? - Nous avons la nôtre.

Trois des frères Reno faisaient partie d'un groupe

qui a attaqué la gare de Greenwood en Louisiane,

le 10 avril 1865.

Autrement dit, il y a deux mois. Habillés en Nordistes,

vous avez pris 12250 dollars appartenant à l'armée

à un officier, dans le train.

Vous agissiez peut-être sur l'ordre de vos chefs

en ignorant que la guerre était terminée

depuis la veille à midi.

- Tu sais de quoi il parle ? - Non.

Il nous prend pour d'autres.

Il n'y a pas d'erreur.

Un de vos hommes nous a déjà rendu sa part du butin.

Il a donné les noms de ses complices.

Alors, il ment.

Ne fais pas de bêtises.

Je vous ai connus tout petits.

Je ne veux que votre bien.

Si tu as l'argent, rends-le tout de suite.

Nous n'avons pas volé d'argent.

C'est possible, mais nous devons nous en assurer.

L'officier payeur reconnaîtra ses agresseurs.

Suivez-nous.

Si quelqu'un veut nous voir, qu'il vienne.

Nous restons ici.

Soyez raisonnables.

Sinon, nous vous arrêtons tous les trois.

Nous vous emmenons dans le train, ce soir.

- En selle. - Vous n'avez pas le droit !

- Mes frères n'ontjamais rien volé. - Ne t'en mêle pas.

Allez chercher les chevaux.

Ne t'inquiète pas, maman. Tout ira bien.

Ne t'inquiète pas.

Ne crains rien, Martha. Je vais avec eux.

Si l'officier te reconnaît, on est perdus.

Comment pourrait-il ? On était barbus.

Impossible de nous reconnaître.

Qu'est-ce qu'il y a, M. Vance ? Vous avez des ennuis ?

Rien de grave, Jethro.

Un petit malentendu.

On va arranger ça vite fait.

C'est un coup monté.

- Ça cache quelque chose. - Bien sûr.

Va chercher de l'eau chaude.

Les Nordistes se vengent sur les plus valeureux de leurs ennemis.

Ils ont inventé une histoire d'argent volé.

Que va-t-on faire à Vance ?

On l'enfermera dans un cachot humide.

Oui, Clint ?

Pourquoi dis-tu : "Vance" ? Nous, on s'inquiète pour les trois.

C'est ce que je voulais dire.

Qu'est-ce que c'est?

"Y a quelqu'un.

- Pose ça. - Restez à l'intérieur.

Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?

Vous êtes un Reno ?

Oui, et alors ?

On a connu vos frères.

Ils ne sont pas là ?

Vance, Brett ou Ray ?

Non, pourquoi ?

On vient les prévenir, les Nordistes les recherchent.

Trop tard.

Ils ont été arrêtés et embarqués.

- C'était un mensonge, hein ? - Bien sûr.

Emmenés où ?

On les emmène à Tyler ce soir par le train.

- Allons-y. - Attendez ! Je viens !

Il faut le retenir. Ça va être épouvantable.

Etes-vous vraiment des amis de Vance ?

Ne craignez rien. On vous connaît. Vous êtes Cathy.

Vance nous a montré votre portrait mille fois.

Il est naturel que son frère veuille le libérer.

Bonsoir, mademoiselle.

Je comprends votre réaction pour cet argent.

Mais même si on ne vous reconnaît pas, vous risquez la prison.

Tous les trois.

Je ne vous veux aucun mal. Je veux simplement récupérer l'argent.

Je vous fais une offre.

Promettez de rembourser,

etj'abandonne les poursuites.

On oublie tout.

C'est votre dernière chance.

Si on vous reconnaît, vous en prendrez pour 10 ans.

Même libéré, vous serez surveillé votre vie durant.

L'argent vous sera inutile.

Je sais que vous l'avez.

Voici les 20 dollars payés au bazar.

C'est bizarre.

Si la guerre avait fini autrement,

c'est lui que vous interrogeriez.

Alors ?

Nous n'avons pas tout, nos parts seulement.

Où est le reste?

Je ne sais pas.

Mon offre est pour la totalité.

Je vous aiderai,

mais on ne peut donner que ce qu'on a.

Alors, je ne peux rien.

Ne bougez pas.

Sam, baisse-toi !

Prends son revolver, Ray.

Prends-lui les clés des menottes.

Arrête le train à ce château d'eau.

Descendez vite, tous les trois ! Assis, les autres !

Descendez ! Assis, vous !

Que fais-tu ici ?

Je viens t'aider.

En selle et partons !

Ils se sont enfuis !

Il faut vite aller en Louisiane.

Envoyez partout, par télégramme,

le signalement de ces hommes.

Qu'on tire sur eux à vue.

Mécanicien, ramenez ce train à Bedford.

Les Reno n'y sont pour rien.

Ils étaient aussi étonnés que nous.

Je suis sûr qu'ils étaient dans le coup.

Tout était organisé.

N'est-ce pas ?

Les apparences sont pour, mais je ne suis pas convaincu.

S'il pensait à s'évader, pourquoi Vance a-t-il avoué ?

Exactement.

Vous cherchez à défendre cet homme ?

Votre méthode a échoué.

Avec ma méthode, je les aurai, et l'argent aussi.

- Clint, rentre à la maison. - Quoi ?

Pars avant qu'on te voie avec nous.

C'est tout, comme remerciements ?

Je ne demandais rien.

- A personne. - On t'emmenait en prison.

Siringo était prêt à traiter. Désormais, il nous traquera.

On peut passer de l'autre côté du Mississippi, où on ne risque rien.

Pas si vite.

Quittons la route et discutons.

Je vous ai commandés pendant 4 ans. L'ai-je mal fait?

Vous savez que j'ai horreur de capituler.

Mais nous serons traqués jusqu'à la mort.

Tu l'avais donc pris, cet argent ? Pourquoi ne pas me l'avoir dit?

Nous y voyions un dédommagement légitime.

On y avait droit.

Tu étais d'accord. Pourquoi as-tu changé d'avis ?

Siringo a promis de tout oublier,

si on lui rend l'argent.

Il marchera encore, malgré l'attaque du train.

Il n'y a pas eu de blessés.

Rendons cet argent, il ne vaut pas ce risque.

Oui, on nous a déjà trop tiré dessus.

Et vous ?

Faites comme vous voulez. Moi, je garde ma part.

Moi aussi.

Moi aussi.

Vous n'échapperez jamais à cette chasse à l'homme.

- On tirera à vue. - On prend le risque.

Tu ne peux y gagner que les pires ennuis.

L'ennui, c'est que tu n'as plus de cran.

- Filons, les gars. - Attendez !

Siringo veut tout l'argent ou rien.

C'est donc à moi de vous sauver, même malgré vous.

Prends l'argent et leurs armes.

Je vais chercher nos parts.

Rendez-vous à l'aube au moulin de Hanna.

Brett, toi et Ray compris.

Et si tu nous mens ?

Si Siringo ne t'a rien proposé du tout?

Et s'il l'a fait, que vaut sa parole ?

Je m'y fie.

Personne ne sait que tu es mêlé à ça.

Va en ville et trouve Siringo.

Dis-lui que je lui remettrai tout l'argent demain.

Apporte-nous sa réponse au moulin.

Ça te rassure ?

On n'a pas le choix.

Bon, vas-y.

Dire que c'était un ami.

C'est le meilleur ami que vous ayez jamais eu.

On n'a encore rien trouvé.

Si l'argent est là, il est enterré.

Si vous savez où, dites-le-nous avant qu'il ne soit trop tard.

Je ne sais rien.

Ils n'avaient pas d'argent etj'ignore où ils sont.

Vous ne nous croyez pas ? Vous nous avez tout appris.

Où est Clint ?

Il est allé en ville.

Nous allons devoir laisser trois hommes ici jour et nuit.

Pourquoi ?

Au cas où vos fils reviendraient. Par hasard.

- D'où venez-vous ? - Pas de questions. Ecoute-moi.

On a des ennuis. On s'en tirera, si tu nous aides.

Mais bien sûr, M. Vance.

S'ils reviennent, on les tuera. Je ne peux pas attendre comme ça.

Comment les alerter ? Où sont-ils ?

J'irai en ville. Quelqu'un nous aidera.

- Ils ne te laisseront pas partir. - J'essaierai.

Jethro ! Que fais-tu ici ? Où as-tu trouvé ça ?

M. Vance m'a envoyé le chercher.

- Où est-il ? - Dans ma cabane.

Donne-moi ça. Si les soldats dehors t'attrapent...

- Je peux vous aider, madame ? - Non, merci.

Cette selle est trop lourde pour vous.

Je selle mon cheval tous les jours.

- Lequel des Reno est votre mari ? - Ça ne vous regarde pas.

J'essaie seulement d'être aimable.

La guerre est finie, vous savez.

On ne le dirait pas, à voir l'état où on met notre maison.

Laissez les honnêtes gens en paix.

Les honnêtes gens ne volent pas et n'arrêtent pas les trains.

C'est la consigne, je dois fouiller ceux qui sortent.

Bon, fouillez-moi.

Dites que je vous ai fouillée.

Je ne veux pas d'histoires.

- Que fais-tu ici ? - J'ai apporté l'argent. Et les autres ?

Ils attendent. Nous le restituerons et nous serons libres.

Mais les soldats ont l'ordre de tirer à vue !

Je dois parler à Siringo. Clint lui a annoncé ma visite.

Donne-moi l'argent et... Attends ! Ne bouge pas.

Ça va?

Si on arrive à traverser le marais, il y a une cachette.

Ils ne nous ont pas vus. Allons-y.

L'argent rendu, tu comptes partir quand même ?

Ça ne servira à rien. Nous ne pourrons jamais oublier.

Toi et moi, nous le savons.

Personne d'autre ne doit le savoir.

- Tu as vu Siringo ? - Oui.

- Qu'a-t-il dit? - C'est oui.

Si on apporte l'argent, il passera l'éponge.

- Et nous ? - Pour vous tous.

Mais il n'a pas pu faire lever l'ordre de tirer sur vous.

- Vance devrait être là. - On l'attendait.

J'ai vu Jethro. Il m'a dit que Vance était passé chez lui.

Vance l'avait chargé de déterrer l'argent.

Cathy l'a pris

pour le porter à Vance.

C'est la fille qu'on a vue ?

C'est ma femme.

Ta femme ?

La fiancée de Vance ?

Continue. C'est tout ce qu'a dit Jethro ?

Vance et Cathy ont dû fuir devant les soldats.

- Cathy n'est pas rentrée ? - Non.

Ils doivent être loin, maintenant.

Allez savoir où ils sont.

Comment ça ?

Il a tout l'argent sur lui.

Est-ce que tu insinues qu'il nous volerait ?

Pas seulement nous.

Tu sais qu'il était fou de Cathy ?

Tu te trompes, Mike ?

- Il l'a aimée, mais c'est du passé. - Pourquoi lui mens-tu ?

Son portrait ne le quittait pas.

Il comptait l'épouser.

Autant que tu saches qu'il la voulait, et maintenant, ils ont fui.

Avec notre argent.

Ils avaient dû tout combiner.

Clint, attends ! Viens, Ray.

Il faut les retrouver avant lui.

Ils sont peut-être tous dans le coup. Allons-y !

Personne ne connaît cet endroit.

Gosses, on venait chasser ici.

Tu y seras en sécurité en mon absence.

Je m'inquiète pour toi, Vance.

Si jamais il nous trouve,

il te tuera.

Je dois en prendre le risque.

Clint m'attend sûrement au moulin.

- Que lui diras-tu ? - De rapporter l'argent.

Reste ici.

Je t'envoie quelqu'un ce soir.

Tu es certain qu'ils allaient par là ?

Tu ne chercherais pas à nous égarer ?

Vous et ses frères comptez peut-être nous semer.

C'est organisé.

Etj'aurais envoyé ma femme en plein danger ?

Peut-être pas. Mais si c'est une ruse, tu auras affaire à nous.

A mon avis, ces deux-là nous ont tous possédés.

Fermez-la ! J'en ai assez !

Alors, retrouve-les vite.

J'y tiens plus que vous.

S'il les trouve, il ne voudra rien entendre. Il est hors de lui.

Vance ne nous trahirait pas. Il est caché quelque part.

Attends. Je sais où il peut être. Laisse-les continuer.

Tu vois ? La jument de Cathy.

Il est parti au moulin. Il pensait vous y trouver.

S'il ne vous voit pas, il ira seul chez Siringo.

C'est ce qu'on pensait.

On doit t'expliquer quelque chose.

Clint croit que tu as fui avec Vance.

- Je le lui ai dit. - Pas comme ça.

Il croit que tu l'as quitté.

Ce n'est pas vrai ! Qui lui a donné cette idée ?

Gavin. Il croit que Vance t'a enlevée avec l'argent.

Il ne nous écoute même pas, il est fou de jalousie.

S'il trouve Vance, il fera n'importe quoi.

Laissez-moi lui parler. Où est-il ?

Essayons de le trouver.

Maintenant, tes frères l'ont rejoint. Une preuve de plus.

Ils sont tous de mèche. Celui-ci nous trompe aussi.

Moi ? Vous verrez.

J'y passerai ma vie mais je les retrouverai.

- Où est-il ? - Ecoute-Ia, Clint. Ecoute-Ia bien.

Ne va pas CFOÎFS ces mensonges.

On ne m'a rien dit.

J'ai toujours su la vérité.

- Laisse-moi te... - Cesse de mentir !

J'ai cru à tes mensonges !

Je t'ai crue, quand tu parlais de cauchemars.

Hier, tu as parlé à Vance et tu m'as quitté.

Laisse-la t'expliquer !

Pour qu'elle mente encore ?

Dis-moi qu'il n'était pas ton amant !

Dans mon lit, tu rêvais de lui !

Tu regrettais Vance ! Tu regrettais de m'avoir épousé !

Clint, calme-toi.

Il ne t'a pas embrassée, depuis son retour ?

- Arrête... - Peux-tu dire que c'est faux ?

- Tu l'aimes ! Je devrais te tuer ! - Non ! Arrête !

Je sais que tu mens !

- Je vais te tuer ! - Clint, arrête !

Vous savez comme moi quelle était leur relation !

Vous essayez de la protéger !

Tiens-le.

Rentre à la maison.

Va où nous t'avons trouvée. Attends Vance, il peut revenir.

Préviens-Ie. Qu'il nous y attende.

Elle rentre à la maison. Toi, tu viens en ville avec nous.

Les mains en l'air ! Ils te mentent, Clint.

Elle part rejoindre Vance. On n'a qu'à la suivre.

C'est faux. Vance nous attend au moulin de Hanna.

Avec l'argent pour Siringo, comme promis.

Tu crois qu'on va avaler ça ?

Prends leurs revolvers.

Rends à Clint le sien.

Fais ce que tu veux, Clint. Nous, on la suit.

Tu as raison. Ils nous trompent encore.

Vous deux, allez au moulin, ou au diable, si vous voulez.

Mais ne nous suivez pas. Allons-y, les gars.

Il faut trouver Vance, mais où ?

Si on ne le trouve pas au moulin, nous irons en ville.

Tu vois ? Elle nous mène droit à lui.

- Où est-il ? - Je ne sais pas.

Tu mens !

- J'ai dit la vérité. - Tu cherches à le protéger !

Laisse-la, Clint.

S'il l'a laissée, il reviendra.

Attendons tranquillement qu'il arrive.

Ils veulent ta peau. Clint est avec eux.

Ils croient que tu les as escroqués.

Essayons de les surprendre et de leur expliquer.

Rendons d'abord l'argent.

Porte ça à Siringo et explique-lui ce qui se passe.

Où vas-tu ?

On va essayer de les précéder à la grotte. Amène des renforts.

Il ne te laissera pas parler.

Nous avons essayé, Cathy aussi.

Et il l'a presque tuée.

Il m'écoutera.

Je t'avertis, c'est le plus dangereux d'entre nous.

C'est lui. Avec Brett.

Cachez-vous et surveillez-la.

On attendra qu'ils approchent.

Ils nous ont devancés.

Ils sont Ià-haut avec elle.

Reste ici. C'est moi que ça regarde.

Pas si vite, Vance. L'un d'eux peut te tirer dessus.

Pas Clint.

Il retiendrait celui qui voudrait tirer.

Tu n'as pas vu sa tête.

Tu m'entends, Clint ?

Je sais ce que tu penses, Clint,

mais tu te trompes. Complètement.

Cathy ne voulait que m'apporter l'argent.

Il n'y a rien d'autre entre nous, je te le jure.

Je sais qu'il ment.

J'allais partir, Clint.

Etje vais partir. Définitivement.

Mais d'abord, j'avais cette affaire avec Siringo à régler.

Il n'a pas eu le temps d'aller en ville et de revenir.

C'est une ruse pour nous faire sortir.

Ray porte l'argent à Siringo.

Nous serons des hommes libres.

Ne gâchez pas tout sur un coup de folie.

Il ment, j'en suis sûr.

Il a l'argent sur lui.

Il revient la chercher.

Et elle le sait.

Tu ne réponds pas, Clint ?

Tire donc. Il ne cherche qu'à gagner du temps.

Il s'approche pour tirer.

Ray et Brett arrivent peut-être par derrière.

Qu'est-ce que tu as ?

Tu voulais sa peau. Tire !

Pourquoi te mentirais-je ?

Je suis venu te dire que nous pouvons rentrer en paix chez nous.

Chez nous...

Pour y trouver quoi ?

Tire ou je l'abats moi-même !

Prenons l'argent et filons !

Ne l'approchez pas !

Ne le touchez pas !

Ne bouge pas, reste tranquille.

Où est Vance ? Il faut que je lui parle.

Vance, je ne voulais pas.

Je le sais bien, Clint.

Tout va s'arranger.

Tout va s'arranger ?

Adaptation: Anne Rouet

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