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- David est à l'hôpital dans le coma.
Depuis cet après-midi.
- Avez-vous des noms en tête
de personnes qui ont des idées de vengeance?
- On apprécierait que vous nous suiviez au poste, madame Liù-Lemieux.
- À quoi tu penses? - Qu'il mériterait pas de vivre.
- T'es peut-être en danger, David.
Je me sens prêt à la revoir.
Pourrais-tu m'aider avec ça?
- Faudrait qu'on se voie pour signer les papiers.
On peut pas rester mariés indéfiniment.
- Es-tu au courant si Bérénice l'a revu
depuis qu'il est sorti de prison?
- Pourquoi vous voulez savoir ça?
- Mes patrons ont acheté le chalet.
Ils ont acheté le chalet?
Elle pourrait être en danger.
- Est-ce que je pourrais parler à Rémi?
J'ai quelque chose d'important à lui dire.
- Le téléphone, ça existe encore, tu sais.
- Faudrait juste que quelqu'un réponde.
Béré.
Qu'est-ce qui se passe?
- Euh, David est aux soins intensifs.
Victime d'un délit de fuite.
Ce serait un miracle qu'il s'en sorte.
- Pourquoi tu me regardes? J'ai rien à voir là-dedans! Franchement!
- J'accuse personne, je voulais juste que Rémi soit au courant
puis j'aimais mieux lui dire en personne qu'au téléphone.
- Bien, maintenant que c'est fait...
Je m'en vais.
Béré.
T'es au courant que Maris-Do s'est trouvé un condo?
Non.
(musique mystérieuse)
Si je peux faire quoi que ce soit, je suis toujours là.
- Je pense que t'en as déjà assez fait!
Il est à quel hôpital?
(indicatif musical)
(stridulation d'insectes)
(rires)
(musique dramatique)
- Pourquoi t'as demandé à me voir ici?
Ça n'a plus rapport.
- Parce que c'est la dernière fois que je viens te voir.
- Je comprends que t'as une vie en dehors des murs, Béré.
Tu peux rencontrer qui tu veux, je m'en fous.
Mais laisse-moi pas.
C'est fini.
(impact sec)
(inspiration profonde)
(♪♪)
- Je devrais revenir dans deux heures, max.
Prends ton temps.
Charles va me ramener à la maison après la rencontre.
Quelle rencontre?
Avec le médiateur.
- Déjà? - Oui, c'est toujours bon d'avoir des contacts.
- Bérénice m'a recommandé son collègue.
(vrombissement mécanique)
Il va aviser rapidement le service correctionnel
s'il juge que je suis vraiment prêt.
- Tu veux pas j'y aille avec toi?
- Voulez-vous que je vous laisse?
Non! Non.
Lysanne a besoin de toi.
Puis...
t'es pas d'accord avec ma décision.
Bien, je...
je peux prendre le temps d'y penser,
on peut y aller un autre tantôt, je peux pas croire!
Je suis prêt, là.
Puis tu y vas avec Charles.
- J'ai besoin de quelqu'un de neutre.
(musique émotionnelle)
Ça va aller?
C'est un choc.
Je suis jamais revenue ici, moi.
- Les premières fois, c'est rough.
Mais je te jure, ça finit par prendre une autre couleur,
une autre signification.
Comme tous les traumatismes, j'imagine.
Je suis rendu que je parle comme un psy.
C'est quand même surréel.
(musique mystérieuse)
- À la fin du cégep, les poulettes!
(rire)
(♪♪)
(cris)
Vania!
Il faut appeler une ambulance, vite!
(respiration saccadée)
(vomissement)
- Tu me le jures que c'est pas toi, là.
La confiance règne.
Les images vidéos.
- Ça me ressemble pas tant que ça.
- On voit même pas ma face! - Bien, c'est ça.
- Puis tant qu'à, là... je l'aurais piqué, lui!
- Quand tu dis des affaires de même, tu me fais peur.
- Là, c'est toi qui es rushante.
Que j'aie fait ça ou pas...
ça changerait quoi?
T'aideras pas Rémi.
Il va le revoir, Fraser.
Sont en train de rencontrer un médiateur en justice réparatrice
en ce moment même pour ça!
Pardon?
(musique dramatique)
Bonne rencontre, mon gars.
S'il y a quoi que ce soit...
je suis juste à côté.
Merci, man.
- Il y a une machine à café puis des bouteilles d'eau à votre disposition.
Merci.
(vrombissement mécanique)
Enchanté, Rémi.
Enchanté.
(raclement de gorge)
- Bérénice m'a dit que vous aviez parlé ensemble
de la possibilité que tu rencontres ton agresseur.
J'y pense depuis longtemps.
- Qu'est-ce qui fait en sorte qu'aujourd'hui, tu te sens prêt?
- Le fait de l'avoir vu à TV, ça...
ç'a rendu concret qu'il soit sorti de prison.
J'ai l'impression que ce serait moins rough de le rencontrer ici,
dans un cadre sécurisé,
que par hasard, en faisant notre épicerie.
J'aurais voulu le faire avant.
Quand il m'a fait... une demande en 2020.
Il était encore en prison, mais...
j'ai pas osé.
Pourquoi?
- « Pour qui » serait plus juste.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Ma blonde puis notre amie Lysanne étaient pas d'accord.
Les deux s'occupent de moi depuis le début.
Vania était leur grande amie aussi,
j'ai pas voulu les...
les contrarier, à ce moment-là.
- C'est beau. Mais on avait parlé de quelque chose de plus léger, lumineux, festif.
Tu sais, ce qu'on veut avec la série sans alcool,
c'est que ça ait quand même l'air le fun.
- En ce moment, la bière sans alcool m'inspire moins.
Tu vas y aller?
Arrête avec ça.
Ça doit faire 10 ans que j'ai pas été dans un meeting.
- Bien, justement, t'es peut-être dûe pour un refill.
Esti de Fraser à marde!
Tout ce qu'on vit là, c'est encore à cause de lui!
(Elle pose son verre.)
Faut pas que Rémi le rencontre.
- Bérénice a vu des cas semblables qui ont donné des bons résultats.
Ce qu'on voit le plus souvent,
c'est que les hommes violents restent violents
restent violents d'une relation à l'autre.
Puis les tueurs récidivent.
- Parce qu'on entend juste parler de ceux-là.
Pas des autres qui ont fait du travail sur eux-mêmes.
- Peu importe le travail que Fraser pourrait faire sur lui-même,
ça ramènera jamais Vania.
- Si ça pouvait nous ramener un peu de paix dans nos coeurs...
dans nos têtes.
(musique émotionnelle)
- T'es vraiment en train de flancher.
- Ça fait combien de temps que vous vivez ensemble?
Presque 20 ans.
Quand je suis sorti de l'hôpital dans le temps,
je vivais chez mes parents, mais...
Marie-Dominique venait me visiter tous les jours.
Encore aujourd'hui, je comprends pas pourquoi.
- Peut-être parce qu'elle t'aimait.
C'est ce qu'elle dit.
(rire)
Je suis chanceux.
Marie-Do, c'est une femme spéciale.
On se le cachera pas, la vie avec un gars comme moi...
c'est pas évident.
Vous avez une fille ensemble?
(petit rire)
C'était un gros deuil pour moi
de me dire que j'aurais pas d'enfants.
Marie-Dominique aussi.
On a décidé de plonger.
On a eu Zoé.
Elle a quel âge?
16, mais 30 dans sa tête.
(rire)
- C'est le propre des enfants qui ont des parents qui vivent avec des grands handicaps.
Ils deviennent matures rapidement.
- Sans vouloir t'offenser. - Non, c'est exactement ça.
Ma fille m'apporte à boire, à manger
puis elle m'aide à mettre mes bas depuis qu'elle a un an et demi.
(musique dramatique)
Tout ça...
à cause de lui.
(trafic urbain)
Puis?
Qu'est-ce qui se passe?
- Je pourrai pas avoir mes traitements de chimio.
Mes globules blancs sont pas encore en nombre suffisant.
(soupir)
Je t'ai dérangée pour rien.
- Bien, non, pas pour rien, pour toi, maman.
Je te promets d'être là pour ton prochain.
- Bien, je veux pas que tu prennes congé trop souvent de ton travail.
Ton père peut toujours être là.
Moi aussi, je peux être là.
Je veux être là!
On a déjà perdu trop de temps à cause de votre ex-employé.
Oui.
- Papa, il l'a vraiment congédié?
- David a rappelé ton père pour lui demander
s'il pouvait rester encore un mois. Maximum!
Le temps de se revirer de bord.
Il n'aurait plus aucun contact avec la clientèle.
(écoulement d'eau)
(musique dramatique)
Merci.
- C'est émotif pour toi, c'est sûr.
- La route était cahoteuse, aussi.
- J'ai pas grand-chose à t'offrir d'autre à boire que de l'eau puis du café.
De l'eau, c'est parfait.
J'ai du pot, aussi.
Si jamais t'as besoin de te détendre un peu puis que t'en fumes encore.
(petit rire)
De temps en temps.
- Il va faire quoi après? Le prendre en pitié?
L'inviter à souper! À Noël!
Je sais bien pas ce qu'on pourrait lui donner à l'échange de cadeaux.
- Une série de couteaux! - Lysanne!
- À la limite, je peux comprendre Rémi de vouloir
entendre des excuses de vive voix.
Mais nous autres...
- Ça pourrait peut-être t'aider dans ta sobriété.
- Je pense pas que les excuses du meurtrier responsable
de ma dépendance puisse en être le remède.
De toute façon...
depuis quand c'est rendu obligatoire, cette démarche-là?
C'est pas obligatoire.
Mais Bérénice y croit puis Rémi veut vraiment essayer.
- Anyway. Je l'ai déjà dit à la police.
- Quoi, ça? - Que ça se pouvait que Fraser
essaie de rentrer en contact avec Rémi.
Rémi voulait pas!
- J'ai pas dit qu'il l'avait déjà fait.
J'ai dit...
qu'il fallait être vigilant.
Avoir posé un geste héroïque
pourrait lui donner l'impression de redevenir tout puissant.
Comme tout bon psychopathe qui se respecte.
- Je le connaissais pas vraiment avant l'agression.
On allait au même cégep, mais on n'était pas dans la même gang.
Mais c'est lui qui m'a fait connaître Vania.
Je m'occupais de la radio étudiante.
Il arrêtait pas de faire des demandes spéciales pour la...
reconquérir quand elle l'a laissé.
- J'ai voulu savoir c'était qui, la fille.
Quand j'ai rencontré Vania...
on a eu un coup de foudre.
Puis c'est venu à ses oreilles.
- S'il accepte de te rencontrer...
qu'est-ce que t'aimerais lui demander?
(musique dramatique)
(pépiement)
(expiration prolongée)
- Je niaise pas quand je dis que t'as pas changé.
- Ça fait presque 13 ans qu'on s'est pas vus, c'est sûr que j'ai changé.
Pas juste physiquement.
- Qu'est-ce tu veux dire?
- Même si tu me fais des beaux yeux, je ne flancherai plus.
(rire)
- Moi, ça, te faire des beaux yeux?
- Bien oui, tu sais ce que je veux dire. - Pantoute.
S'il y en a un qui a pas confiance en ses beaux yeux, c'est bien moi.
- As-tu rencontré quelqu'un depuis que t'es sorti?
- Dans mon cas, c'est pas évident.
Avec ce qui s'écrit sur les réseaux sociaux,
c'est pas demain que ça va arriver.
- Il y a des femmes à qui ça fait pas peur.
Des femmes... comme toi?
- Moi, c'est pas pareil, quand je te fréquentais, t'étais en prison.
Je me sentais en sécurité.
Puis là?
(musique inquiétante)
T'as peur de moi? De ma réaction?
De la mienne aussi.
Si on s'était vus dans la salle de visite
ou dans l'appartement, on se serait rapprochés...
touchés.
Je ne veux plus ça.
Je veux être complètement libre.
Je t'avoue que je me sens pas complètement à l'aise.
Surtout ici.
T'as peur d'être avec moi.
Honnêtement, un peu.
Ça te fait quoi?
Mal.
Mais je peux en vouloir à une seule personne pour ça.
Moi. Je parle de moi.
J'ai détruit vos vies puis la mienne, aussi.
- Es-tu retourné au pont?
(respirations saccadées)
(pépiement)
C'était juste une question, hein, on n'est pas obligés d'y aller.
Faut que je le fasse.
(cri)
Mon ASC m'a posé la même question.
Je veux avoir une réponse.
(musique grave)
(respiration saccadée)
- Je vous dérange-tu?
- David, qu'est-ce tu fais là?
Je t'aime.
(respiration saccadée)
- Lâche-moi, s'il te plaît. - Je t'aime.
(sanglots)
- Laisse-moi partir, OK?
Ça va être correct.
(Rémi): Je l'ai pas vu, la...
(impact de lame)
...la poignarder.
J'étais déjà tombé.
Rémi!
- Je ne sais plus si je me souviens vraiment
de comment ça s'est passé ou si...
c'est tout ce qu'on m'a raconté.
- Quand tu repenses à cette soirée-là...
comment tu te sens?
(raclement de gorge)
(soupir)
Arrêtez ça!
(musique angoissante)
David, lâche-le!
C'est ma blonde!
(respiration saccadée)
- Lâche-moi! - David, arrête ça!
- Lâche-moi, man!
(soupir)
(musique dramatique)
David!
(respiration saccadée)
On peut s'arrêter si tu veux.
Je suis désolé.
(reniflement)
(sanglots)
Je suis désolé.
(sanglots)
Je suis désolé.
- J'ai appris la mort de Vania quand je suis sorti du coma.
Les funérailles étaient passées.
(sanglots)
Rémi. Rémi.
On peut s'arrêter, on peut prendre une pause.
(respiration difficile)
Charles! Peux-tu venir nous rejoindre, s'il te plaît?
(musique inquiétante)
Hé. Rémi.
Regarde-moi, Rémi.
Regarde-moi, Rémi.
(respiration difficile)
(craquement de briquet)
- Non, non, non, je n'en veux plus.
Faut quand même que je conduise pour rentrer en ville.
- Il y a rien qui presse, hein, j'ai de quoi faire un souper.
T'as-tu un chum?
Des enfants?
(petit rire)
- Mais je vois quelqu'un de très patient depuis deux ans.
Puis j'ai porté deux enfants.
Pour des amis.
Pour des amis?
(petit rire)
- Bienvenue dans le nouveau monde.
Les mères porteuses, la procréation assistée, c'est quand même assez commun.
Je savais que je voulais pas de famille à moi,
mais d'aider un couple solide à réaliser ce rêve-là...
Je te l'ai déjà dit.
J'aurais aimé ça avoir des enfants.
Avec Vania.
- Je le garderai pas. - Mais pourquoi pas?
- David, ça fait même pas six mois qu'on se connaît!
Je suis contre l'avortement.
- C'est déjà tout arrangé. - Bien, je veux être là.
- Regarde, Lysanne, elle va venir avec moi parce que j'ai besoin de calme.
Pas de quelqu'un qui pogne les nerfs.
- Même si je finissais par rencontrer une femme qui en voudrait avec moi...
je ferais jamais ça.
Juste à imaginer le jour où je dis à mon kid ce que j'ai fait.
No way.
Je ferais jamais porter ce fardeau-là à un enfant.
- Hé, je pogne les nerfs juste quand tu cruises tout ce qui bouge!
- De toute façon... nous deux, c'est fini, David.
Rentre-toi ça dans tête.
Qu'est-ce tu fais? Lâche-moi!
Là, tu me redonnes mes clés d'appart.
Je les ai pas sur moi.
On a des documents à signer.
- Il a seulement besoin d'un boost d'oxygène.
Il va être correct.
Merci. Merci.
(vibration de cellulaire)
Allô, Marie-Do.
- Allô, j'ai pas pris ton message.
Comment ça s'est passé?
- Écoute, on est revenus chez vous plus vite que prévu.
Rémi a eu un malaise respiratoire.
- Je savais que j'aurais dû être là.
- Il aurait juste jamais dû se pointer là.
J'arrive.
(soupir)
(sonnerie de cellulaire)
- Hé, Sylvain. Comment ça s'est passé?
- Bien, ça a bien commencé, mais mettons que ça a comme mal fini.
- Rémi a changé d'idée? - Non, non, non!
Il a eu un malaise, là, les paramédicaux sont venus.
- Ah, c'est pas vrai? - Oui, ç'a été paniquant.
Mais...
son accompagnateur avait l'air en contrôle de la situation.
- Oui, Charles, il est habitué, il s'occupe souvent de Rémi.
Bien, merci de me l'avoir dit, je vais prendre des nouvelles.
OK. T'es où, toi?
Euh...
je suis en train de régler mon état civil.
T'es sérieuse?
T'es dans le nord, t'es avec lui?
- Oui, mais ça va bien. Inquiète-toi pas.
Il a l'air comment?
- Vous parlez de quoi? - Je veux juste qu'on divorce.
- OK. Mais garde ton cellulaire près de toi, s'il te plaît. Au cas.
Promis.
Bye.
Bye.
(musique mystérieuse)
- J'ai une couple d'affaires à grignoter avant le souper.
Mais j'ai pas d'alcool.
Si t'es pas difficile, j'ai apporté de la sauce à spaghetti
que j'ai faite moi-même.
J'ai de quoi faire des burgers ou une salade avec un steak qu'on pourrait se partager.
- C'était pas prévu, je vais pas prendre ta bouffe.
- Ça me ferait plaisir, Bérénice.
Vraiment.
- À condition que tu signes ça avant.
Comme c'est une demande conjointe à l'amiable, c'est pas compliqué.
Deal?
- Hé, c'est cool que tu viennes me donner un coup de main.
- Oui, mais tu sais que j'ai mis ma vie en péril?
J'ai skip mon cours de math. Mon père, il va me tuer!
- Ah bien, écoute, ça me touche que tu prennes autant de risques pour moi.
Oui, mais c'est pas gratuit.
Tu vas te faire payer?
Oui, mais pas en argent.
Non, je vais...
bien, en fait, va falloir que tu me rendes un service, toi aussi.
Genre quoi?
Bien, à...
avec mon projet de vengeance.
Zoé, je...
je suis pas à l'aise avec l'idée.
Je te comprends, mais...
de là à le faire pour de vrai...
- OK, parce que toi, tu trouves ça juste que mon père
soit paralysé des pecs aux pieds.
Non! Non, vraiment pas.
C'est juste que j'ai pas le goût de finir en taule non plus!
Ça arrivera pas, là!
(vrombissement de machine)
Hé!
Check qu'est-ce tu fais!
Ça y est.
Ta mission de sauvetage d'une âme damnée et désespérée
est officiellement terminée.
- C'était pas une mission, c'était une étude de cas.
Qui s'est transformée en vraie relation.
Tu le sais.
- Ton rat de labo ne t'intéresse plus?
Non, dis pas ça.
Tu le sais à quel point t'es important pour moi.
Pas assez, faut croire.
(musique dramatique)
- Tu peux-tu me le dire maintenant pourquoi t'as rompu du jour au lendemain?
- Qu'est-ce que j'ai fait?
C'est juste trop lourd.
Ça fait des années que j'ai une double vie.
Que je mens à mes amis les plus proches.
- Pas en parler, c'est pas mentir.
J'étais en amour avec toi.
Mais c'était impossible, ça.
- Ça devrait bien aller, maintenant.
- À demain. - À demain. - Merci.
- Merci, Carmen. - Merci.
- C'est pas si grave. - Rémi, t'étais en détresse respiratoire!
- Mais ça m'arrive, de temps en temps.
Mais là...
...mais là, c'est parce que tu parlais de revoir ton agresseur.
(sonnette)
Hé.
David Fraser.
On devrait l'ouvrir.
- Non, non, non, je vais lui remettre moi-même.
Mais papa, c'est anonyme.
Ça me surprendrait que ce soit des félicitations
pour son acte héroïque.
- Hé, on sait jamais. Donne, donne.
- Il est maintenant? En tout cas, pas chez lui, je suis passée le voir.
- Attends, tu serais prête à le revoir?
- Pour lui dire de démissionner, oui.
Il est où, là?
- Il est au chalet. - Ah, tu me niaises?
- Non. On veut t'éviter de le revoir, c'est tout.
- Papa! Pourquoi tu tiens tant à continuer de l'aider?
Là, t'as-tu peur de lui?
Non...
non, j'ai juste une parole, moi, puis...
j'essaye de faire pour le mieux.
(grognement)
(sonnerie de cellulaire)
- Excuse-moi.
Allô?
Grâce à tes bons conseils,
Rémi s'est presque retrouvé à l'hôpital!
Je suis désolée.
- Faudrait pas insister pour qu'il continue la démarche.
C'est pas bon pour lui.
- J'insisterai pas, mais je te jure
que ça peut changer des vies pour le mieux.
- Pas pour tout le monde, faut croire. Bye.
Bye.
C'était pour le travail.
- Est-ce que Rémi puis les filles sont au courant que t'es ici?
(musique intrigante)
- Ils sont encore au courant de rien.
Sinon, je les aurais déjà perdus.
- Le distributeur ne les veut plus.
Il peut pas faire ça.
Quand je dis qu'on devrait pas
brasser de la bière pour d'autres compagnies...
- Oui, mais c'est rentable, d'habitude! - Bien, pas là.
Là, va falloir écouler tout ça en plus des nôtres.
Sais-tu combien ça peut nous coûter en pertes, là, si on y arrive pas?
- Je sais pas, non. - Cher!
- Marie-Do. Attends.
Je me sens pas bien quand t'es en criss contre moi.
- T'encourages Rémi à se mettre en danger.
Non!
Ton chum a une tête de cochon.
Il prend ses propres décisions.
Je l'aide, c'est tout.
Puis si ça va mal, je suis là.
- Excuse-moi. T'as rien à voir là-dedans.
(soupir)
Ça nous vire tous à l'envers de savoir
que David Fraser est pas loin.
(musique émotionnelle)
(musique rythmée à la radio)
(petit rire)
Approche.
Il te mangera pas, là.
Il arrive à peine à siphonner son smoothie.
Très drôle.
Bien, moi, je trouve que oui.
(rire)
Aweille, viens.
- Je suis vraiment contente que t'aies passé la soirée avec nous.
Peut-être que tu comprends mieux pour...
pourquoi je veux le venger?
(soupir)
Puis...
bien, pour le service que j'ai à te demander...
non, pas de panique, c'est juste un lift.
Oui.
OK.
(musique intrigante)
(discussion inaudible)
(rires)
(♪♪)
- S'il accepte de te rencontrer...
qu'est-ce que t'aimerais lui demander?
- Pourquoi il m'a pas juste cassé la gueule?
Pourquoi il m'a poussé en bas du pont?
Il aurait pu s'arrêter avant.
(respiration rauque)
Marie?
Marie-Do?
(signal d'alarme de machine)
(gémissement)
(musique dramatique)
- C'est pour ça que je veux jamais le revoir.
Je vais te tuer!
(cri)
Toi, tu dois être contente.
C'est ça que tu voulais, que je nous venge!
(sanglots)
Je veux continuer la démarche.
Avec toi.
J'ai besoin que tu sois là.
(stridulation d'insectes)
- Va falloir que je parte bientôt,
j'ai quand même deux heures de route à faire.
- Bien, justement, c'est peut-être plus prudent que tu restes.
Il y a une chambre d'ami.
Mais si tu décides de partir,
texte-moi en arrivant chez vous,
je veux être sûr que t'es bien rentrée.
Merci pour le souper.
Euh...
je t'ai toujours dit que mes parents m'avaient renié.
Mais je t'ai menti.
C'est moi qui a coupé le contact avec eux autres.
Pourquoi?
Pour les débarrasser.
Ils ont eu assez honte de moi, de m'avoir mis au monde.
Non, pourquoi tu m'as menti?
- Pour éviter que t'insistes pour que je les revoie.
Tu t'es retrouvé tout seul?
Jusqu'à ce que t'arrives.
T'aurais pu me dire la vérité.
Surtout quand on s'est rapprochés.
- Rendu là, j'avais peur que tu me le pardonnes pas
puis que tu refuses le mariage.
C'est 3000 $.
Cash.
- Juste pour lui faire casser les jambes?
(musique inquiétante)
- Je sais ce qui m'a retenu de te laisser là.
- Je suis juste venue chercher de l'information.
Je te l'avais dit d'avance, tu m'aurais pas donné de lift.
Je commence à te connaître.
- Oui, bien, moi aussi, je commence à te connaître.
Fais-moi pas le regretter.
(musique mystérieuse)
(fermeture de classeur)
Mélanie!
Voyons.
Mélanie!
Elle est partie voir David.
- Bien là, faut pas qu'elle lui tombe dessus!
Pourquoi pas?
Il sait des affaires.
À propos du meurtre de Julie.
- Qu'est-ce que tu dis là?
- Pourquoi tu penses que je suis autant hésitant de le congédier?
Il aurait des informations qui pourraient aider à relancer l'enquête.
- Quelles informations? - J'en sais pas plus pour le moment.
- Mais il en a jamais parlé à la police!
- Bien, pas encore. - Qu'est-ce qu'il attend?
- D'avoir un meilleur dossier, plus de crédibilité...
On dirait qu'il a peur, aussi.
Tu crois ça, toi?
(soupir)
(musique dramatique)
Bien dormi?
Mieux que je pensais.
(pépiement)
(♪♪)
Je te l'ai dit, ça...
ç'a quelque chose de thérapeutique de revenir.
- Peut-être.
Café?
S'il te plaît.
T'attends quelqu'un?
Non.
(soupir)
Sers-toi.
Je reviens.
(claquement de porte)
- Je te dérangerai pas longtemps,
je vois que t'as de la visite.
Je suis pas ici pour te surveiller.
Juste pour te remettre ça.
Ça, c'est une copie d'une publication sur le web qui pourrait t'intéresser.
T'es sur une liste de prédateurs amoureux à éviter.
Des hommes violents, abuseurs, fraudeurs à éviter
dans des relations amoureuses.
- Puis c'est toi qui a donné mon nom?
- Non, je sais pas, c'est anonyme.
Mais je trouve que c'est une très bonne idée.
- Puis tu t'es déplacée jusqu'ici juste pour me donner ça?
- Et pour te dire de démissionner!
Pas dans un mois, là, tout de suite!
- M'as-tu déjà aimé, Mélanie?
Pourquoi tu veux savoir ça?
- Je veux savoir si ce que j'ai ressenti, c'était réciproque.
Ça peut pas l'être.
Parce que j'ai tué personne, moi!
Sors de nos vies, David, sinon, ça va mal virer pour toi.
(musique inquiétante)
J'ai juste trouvé 200 $.
Vois ça comme un dépôt.
(♪♪)
- Zoé, qu'est-ce t'as fait? Je t'ai vue donner l'argent.
- Désolé de vous avoir fait attendre, madame Desrosiers.
Il y a personne qui m'attend.
- Étant donné que votre fils a refusé la démarche,
je voulais vous proposer des rencontres de groupe avec des parents
qui, comme vous, ont un enfant qui a été trouvé coupable de meurtre.
Je suis pas fermée à l'idée.
Bérénice est pas là, aujourd'hui?
- Non, non, elle est pas encore arrivée.
Vous voulez lui parler?
La mettre en garde, plutôt.
- Excuse-moi, c'était...
la fille de mes patrons.
- Il se passe quelque chose avec elle?
- J'aurais aimé ça, mais quand elle a su ce que j'avais fait,
ça s'est arrêté là.
OK.
Pas en parler, c'est pas mentir.
- Oui, j'aurais peut-être pu t'en parler, hier soir.
On se doit rien.
J'avais un contact privilégié
pour avoir des nouvelles de David
pendant ses années en prison.
J'ai su que Bérénice lui avait rendu visite et...
qu'ils s'étaient même mariés.
J'ai su aussi que les visites avaient cessé en 2011.
On se reverra pas?
Même pas à ton bureau?
Ça serait mieux pas.
(musique dramatique)
On peut continuer à s'écrire, si tu veux.
S'écrire?
Câlisse.
Bonne chance, David.
(claquement de porte)
- Ce qui m'inquiète, c'est qu'ils recommencent à se fréquenter.
Maintenant que David est libre.
Sans surveillance.
Presque.
Pourquoi ça vous inquiéterait?
(fracas)
- J'ai des raisons de croire qu'il a voulu l'éliminer, elle aussi.
Avant de s'en prendre à Vania.
(musique angoissante)
- As-tu revu David Fraser?
Ici, je veux dire.
Non. Non, pas encore.
Sous-titrage: difuze
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