All language subtitles for Les.Armes.S01E16.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

- Go!

- Whitestone, c'est un groupe paramilitaire?

- Oui.

- On prend l'argent des contribuables

pour payer le projet de Craig.

- On a le premier client potentiel

de Whitestone dans 2 heures.

- Pourquoi je paierais Whitestone

pour un service que je pourrais

avoir gratuitement auprès des Forces

avec de meilleurs soldats?

- JTF16 est sous-financé,

alors que l'argent que vous allez investir dans Whitestone

va servir uniquement à votre mission.

- Vous allez partir

avec le commando que vous avez vous-même mis sur pied?

- C'est notre plan depuis le début.

- Ingérence dans les activités courantes de la base...

activités criminelles...

lobbying illégal,

non-respect du protocole

quant à l'utilisation de JTF16.

Il y a assez de stock

pour que vous passiez le reste de votre vie en prison.

Vous et tous ceux qui vous ont suivi dans vos activités.

- Les gars de JTF16 ont pas de statut légal.

Vous pouvez rien contre eux.

- Non, mais vos adjudants, oui.

- Tu sais ce que Craig en pense de ça, les junkies et tout?

- Es-tu après dire que je suis un junkie?

- Pas loin. Es-tu capable d'arrêter, au moins?

- Gauche. Gauche, droite, gauche!

Gauche, gauche, gauche,

gauche, droite, gauche.

Gauche, gauche, gauche, droite, gauche.

(soupir)

Gauche, gauche, gauche, droite, gauche.

- Excuse.

Mon char partait pas.

- Ton char qui était parké sur la base toute la nuit?

- Craig...

était-il fâché que je rate le meeting?

- Il s'est pas pointé.

- Comment ça?

- J'aurais jamais pensé vivre ça dans ma carrière,

encore moins à mes premiers jours

à la tête des Forces militaires canadiennes.

- Je vais certainement pas m'excuser

de vouloir protéger mon pays des menaces étrangères.

- JTF16 a été créé avec vous

dans le but de contre-attaquer les Russes.

- On a 2 sections de 6 hommes.

On fait des miracles pour se préparer

avec un budget mince comme une feuille de papier!

Mes hommes sont tannés de vous voir

justifier votre passivité par des motifs politiques!

- Vous avez brûlé du monde avant de les enterrer dans un trou.

On parle de multiples meurtres,

de profanation de cadavres, de dissimulation de preuves.

- Vous pensez qu'ils font quoi, nos ennemis,

au front avec les corps de nos hommes?

Des funérailles nationales?

On est en guerre sur notre propre territoire

et vous me parlez de respecter l'ennemi!

- On parle des conséquences de vos actes.

Votre attaque contre la mafia russe a été tellement sauvage

qu'elle a mené à une riposte

qui a coûté la vie à l'adjudant-chef Wesley Augustin.

Je doute pas que vos intentions soient nobles,

mais votre refus de travailler en équipe nuit à tout le monde,

à commencer par vous-même.

- Ca fait assez longtemps que je suis dans les Forces

pour savoir que je peux pas me fier

à l'agenda politique de l'état-major.

- Les choses ont changé, colonel.

Nouvelle garde, nouvelle opportunité.

Si on se regroupe pas, on va perdre l'avantage.

- La seule raison pour laquelle vous êtes pas déjà en prison,

c'est que vous avez une utilité non négligeable

au sein des Forces,

et que vous avez des états de service exceptionnels.

Mais ça tient à un fil.

Vous avez 2 choix.

Soit vous rentrez dans le rang, vous et vos hommes,

soit on vous emmène tous en cour martiale.

- Mon choix est fait. - Prenez quand même 10 minutes.

Messieurs.

- Puis, ça se passe bien? - Oui.

- Euh, est-ce que ça enregistre?

- Non, j'en ai une autre à installer

avant de tout mettre en fonction.

Je vais tout vous montrer ça.

(fermeture de portière)

- Euh, est-ce que c'est possible de bouger l'escabeau?

Ma soeur vient prendre un café.

- Oui, je peux.

Salut!

Café?

- Gauche, gauche, gauche!

- S'il choisit d'aller en prison,

on sera pas plus avancés.

On va perdre une quinzaine d'excellents sous-officiers

et l'entièreté de JTF16 d'un coup.

- Est-ce qu'on peut traîner Craig en cour martiale

sans traîner ses gars?

- Tout est possible. - Problème réglé.

- Non, je les connais, ses gars. Ils vont traîner en bloc.

- On se réorganisera.

De toute façon, il va peut-être

accepter de rentrer dans le rang.

- Il fonctionne pas aux menaces.

- Dans ce cas, j'aurai pas le choix de l'emmener en cour.

On peut pas se permettre que d'autres pensent

qu'il peut faire ce qu'ils veulent au sein des Forces.

- Donnez-moi une heure avec lui. Je vais le convaincre.

- Il y a pas à être convaincu.

Il va suivre les ordres ou payer le prix.

- On peut pas se passer de lui en ce moment.

Ecoutez, moi non plus, je suis pas un fan du gars,

mais dans le contexte actuel,

c'est mieux d'avoir Craig de notre bord que Craig en prison,

et vous le savez.

Une heure, c'est tout ce que je veux.

Si ça fonctionne pas, faites ce que vous voulez avec lui.

- Vous êtes dans mon chemin.

- On va aller prendre une marche.

- On s'attendait à plus de rigueur de votre part,

compte tenu de la situation de votre père.

- J'ai fait ce que vous m'avez dit.

J'ai risqué beaucoup pour vous envoyer ça.

- On vous a demandé 30 dossiers médicaux.

On en a reçu 29.

- C'est ça que vous me reprochez?

D'avoir oublié un dossier?

- Vous savez comme moi que c'est pas un oubli.

Vous avez jusqu'à minuit ce soir.

- Je vous donnerai pas le dossier médical de mon mari.

- On en veut 30,

incluant votre mari.

- Non.

- J'ai fini.

Je vais vous montrer comment ça marche pour les contrôler.

- Avec plaisir. Merci d'être passée.

- Gauche, gauche, gauche, droite, gauche.

Gauche, gauche, gauche, droite, gauche.

Gauche, gauche, gauche, droite, gauche.

Gauche, gauche, gauche, droite, gauche.

Pas cadencé, marche.

Halte!

Vous avez 10 minutes. On se rejoint dans le gym.

- Ca va, Rose?

- Mal au ventre.

(paroles entremêlées)

- T'avais juste à pas brosser hier.

- Faudrait pas qu'elle finisse comme Lucas, hein!

- T'as eu des news finalement?

- Oui, c'est appendicite.

C'est juste une bad luck.

- Lucas l'a peut-être filé à Rose?

(rires)

- C'est quoi qui te prend de me pitcher

en dessous de l'autobus devant tout le monde?

- Si t'as honte d'avoir brossé, t'avais juste à pas le faire.

- Une bouteille à deux et une pinte,

c'est pas ce que j'appelle une brosse.

- J'imagine.

Dad, comment il va?

(bips du clavier de la porte)

- Depuis le jour 1, vous pensez que je suis là

pour vous mettre des bâtons dans les roues, hein?

- Vous êtes là parce qu'on m'a tassé

de mon poste de commandant.

Fait que oui, pour moi, vous étiez un obstacle.

- Savez-vous c'est quoi, la première chose que j'ai pensée

quand Foster m'a offert votre poste?

Que jamais je serais

à la hauteur d'un monument comme vous.

Vous êtes un des plus grands officiers

de l'histoire contemporaine des Forces,

si c'est pas le plus grand.

Moi, je voulais travailler avec vous,

je voulais apprendre de vous.

Mais vous m'avez accueilli comme un trou de cul.

Vous m'avez pris de haut, vous m'avez infantilisé,

vous m'avez ignoré, vous m'avez menacé.

Vous avez essayé de m'amadouer, vous m'avez intimidé,

vous m'avez même espionné, crisse!

- J'ai pris mes précautions.

- La seule chose que vous avez pas faite,

c'est me donner une chance.

Je le sais pas si c'est mon âge ou mon orgueil,

mais à la seconde ou j'ai mis le pied dans mon bureau,

vous m'avez déclaré la guerre.

- Est-ce que vous pensez que c'est facile...

pour moi, de me faire humilier comme ça?

De me faire déposséder

de tout ce que j'ai construit pendant un quart de siècle

à cause d'un événement?

Voulez-vous savoir ce qui est arrivé au soldat Bastien?

Xavier Augustin voulait me trahir.

Il voulait parler de Whitestone et de JTF16 aux médias!

Il a essayé d'embarquer Bastien avec lui.

Il a refusé.

Alors, Augustin a tué Bastien, et c'est ça qui s'est passé.

(cris étouffés)

(râlement)

Je l'ai su le lendemain.

J'ai essayé de gérer ça du mieux que j'ai pu.

Qu'est-ce que t'as fait, hein?

A quoi t'as pensé?

Mais jamais j'aurais donné l'ordre de faire tuer Bastien!

- Mais vous avez fait exécuter Xavier Augustin.

- Il a tué son frère d'armes. Ca fait de lui un ennemi.

(déclic de chargement d'arme, coup de feu)

Et je tolérerai jamais

qu'on s'en prenne à mes hommes, jamais!

- Si vous m'en aviez parlé quand je suis arrivé,

on aurait pu régler ça ensemble, trouver une solution!

J'aimerais ça que vous me laissiez la chance

de vous prouver que je peux être un commandant

efficace, solide, et j'aimerais ça aussi que vous me prouviez

que vous êtes le plus grand homme

à avoir porté cet uniforme-là,

parce qu'à date, il y a rien qui me le démontre!

(soupir)

- Vous pensez que ça peut donner quelque chose, vous et moi?

- Ca va pas donner quelque chose, ça va tout changer.

Votre philosophie, celle de Drouin,

et moi, pour faire le pont entre les deux!

Pas de mind games, pas de coups bas,

pas de menteries, pas de politique,

du monde qui travaille du même bord

et on va aller chasser les Russes du Canada

à grands coups de pied dans le cul!

Mais c'est votre call.

(♪ Du hip-hop joue dans les haut-parleurs. ♪)

- Hé, je peux te demander un conseil?

Ah, c'est juste que ça va pas full bien avec Rose,

et je sais pas par quel bout prendre ça.

- Mais parle-lui.

- Comme hier, elle est partie

sur la brosse en pleine semaine pour aucune raison.

- Hé, elle était pas sur la brosse.

Elle a pris une bière, j'étais là.

- Oui, mais elle m'a dit qu'elle était avec Dad.

- Oui, Dad était là aussi.

- Elle fait ça pour me rendre jaloux?

- OK, t'es jaloux de Dad? - Non.

- Bien, qu'est-ce que ça fait qu'elle soit

au bar toute seule avec ou pas?

Hein?

Hé, lui as-tu déjà dit que tu l'aimais?

- On sort ensemble.

- Non, mais lui as-tu déjà dit?

- Mais oui, ça va comme de soi.

Moi, je commencerais avec ça.

Des fois, c'est le fun de savoir de quel bord les gens sont.

- Hé! Je m'attendais pas à te voir.

- Bien, ça me tentait pas de me faire à manger chez nous,

fait que Steph m'a emmené ici.

- Presque plus de symptômes, sauf la lumière.

- Cool. Est-ce qu'on a des nouvelles du conducteur?

- Euh, il a eu son congé de l'hôpital.

(soupir)

Il va être correct.

- My God, je suis contente.

- Hé! Tranquillement, commotion.

- Je m'excuse, je m'excuse.

Ca te va bien, les lunettes.

- Veux-tu t'asseoir?

- Oui.

- Euh, ça te dérange de me ramener chez nous?

Je suis un peu fatigué.

- Mais non, pas de trouble.

- Je suis contente de t'avoir vu, t'as l'air mieux.

Es-tu correct? - Ca va, merci.

- Non, c'est...

Oui. Oui.

J'ai parlé à toute la gang.

Il y en a pas un qui sait ou est Craig.

- J'espère qu'il va pas disparaître

pendant un autre 2 semaines.

- Il est peut-être

avec son client de Whitestone, chose, "Keetle".

- Kittle.

- Kittle, osti, je le "feele" pas, man.

- Fais-lui confiance.

- Votre décision?

- J'ai passé un quart de siècle à gérer Kanawata.

On a questionné mes méthodes,

mais j'ai produit les meilleurs soldats d'infanterie au pays,

en suivant mes valeurs et mon instinct.

Mais pendant toutes ces années-là,

on a questionné mon jugement,

un chef d'état-major après l'autre

qui refusait de me faire confiance.

Ca m'a obligé à sortir du système militaire officiel...

et partir une structure en parallèle,

pour protéger mon pays comme l'ennemi,

qui, au moment ou je vous parle,

s'est infiltré et nous attaque sur notre territoire!

J'ai fait à ma tête, oui...

parce qu'on me faisait pas confiance.

Et si je suis le moindrement honnête avec vous...

je dois avouer...

que j'ai fait subir le même traitement

au lieutenant-colonel Savard.

Je vous ai pas fait confiance. Je vous ai pas donné de chance.

Cette partie de blâme là, je l'accepte.

Et je vais corriger le tir.

Je vais mettre la clé dans Whitestone

et m'en tenir à mes fonctions officielles.

- Ravie de l'entendre.

- Ce sera pas simple.

Va falloir que j'explique ça à mes gars à JTF16,

mes sous-officiers.

Ce sera pas facile.

Je vais avoir besoin de votre aide.

(sonneries de cellulaires)

- Meeting avec Craig à 17h00 icit.

- Moi, je fais confiance.

(soupir)

- As-tu des pinottes?

- C'est fait.

Il me reste 2 heures pour me préparer à leur parler.

- Vous êtes un bon orateur.

Vous allez trouver les mots. - C'est pas aussi simple que ça.

C'est des hommes vaillants,

qui prendraient une balle pour leur patrie.

Si je les invite à revenir dans le giron

d'une institution que j'ai décriée pendant des années,

ils comprendront pas.

- Une révolution.

C'est l'angle qu'il faut prendre.

Leur dire qu'on va révolutionner les Forces, mais grâce à eux.

C'est qui, vos leaders? - Caron, Dallaire.

- Hum. Mon préféré.

- Ca reste une machine de guerre et un leader exceptionnel.

- Si on leur offre des postes clés avec des pouvoirs accrus...

- Pas trop accrus.

- Des postes clés avec une marge de manoeuvre importante, alors.

Ca va les valoriser, leur donner l'impression de contribuer.

- Ca va prendre des moyens, sinon, ça reste du vent.

- Vous auriez besoin de quoi, dans un monde réaliste?

- Une déclaration publique conjointe...

comme quoi les Russes ont commis un meurtre sur la base

et qu'on s'engage à répliquer.

- Je devrais pouvoir faire passer ça au ministre.

Quoi d'autre?

- Le dégel du budget de JTF16.

- Accordé.

- Et la création d'une nouvelle section de 6 hommes.

- Donc, environ 60% d'augmentation de budget?

- Si je veux avoir l'air sérieux, ça va prendre ça.

Ils veulent tous faire partie de JTF16.

Si on offre 6 postes en plus des 2 vacants,

ça fait 8 opportunités de plus pour eux.

Ils vont s'entraîner, se préparer, avoir un objectif.

(coup de sifflet)

Et ils auront pas le temps de voir ce qui manque.

- All right!

- Va falloir que j'arrête de te laisser gagner?

- Tu vas juste être plus fâchée de perdre.

- All right, next.

- Girard, Vanier, place toi!

- Je comprends votre logique,

mais je peux pas trouver tout cet argent-là d'un coup.

La majeure partie des nouvelles sommes

va à la marine et à l'armée de l'air.

- Je vais faire des coupes sur la base.

Je vais aller chercher la moitié de ce que ça prend pour JTF16.

Mais en échange, vous allez chercher l'autre moitié.

- Ecoutez, ce que vous me demandez est énorme.

- Allez, allez! That's it. Pousse.

(cris entremêlés)

- Hé, Girard.

- Allez!

On se replace, soldate Girard!

- Envoye, pousse, Girard!

- On veut envoyer JTF16 dans le Nord.

Le département américain de la Défense

veut les envoyer en Palestine.

C'est sûr qu'on peut dédoubler les entraînements

et risquer des pertes d'efficacité.

- Ou créer une nouvelle section de 6 hommes

qu'on va entraîner exclusivement

pour la mission américaine en Palestine.

- Si vous acceptez, tout le monde y gagne.

Vous allez être perçue à jamais comme celle qui a changé

la culture des Forces en quelques jours.

- Oui, go! - Envoye, Girard! Envoye!

C'est vous ou l'ennemi!

(cri)

Allez, let's go!

- Break!

C'était quoi, ça, soldat Vanier?

- La soldate Girard m'a désarmé.

- Elle vous a pas désarmé! Vous avez abdiqué.

- Non, caporal-chef.

- Etes-vous en train de dire

que j'invente des affaires, soldat Vanier?

- Non, caporal-chef.

- Vous pensez que la soldate Girard

a pas ce qu'il faut pour faire sa job?

Vous pensez qu'elle est pas assez forte?

- Jamais de la vie, caporal-chef.

- Dauphin, Durand, tour à tour,

vous allez désarmer le soldat Vanier.

Let's go!

- On se place. Let's go, Vanier.

- Let's go, Metellus.

(coup de sifflet)

(paroles entremêlées)

- Hé, Audrey!

Lui as-tu parlé? - Ca, c'est ta job.

C'est pas la mienne.

- Elle est partie ou? - Chez vous.

Elle va prendre mon char? - Elle avait mal au ventre.

Je vais te faire un lift après.

- C'est quoi, l'idée de boire de même?

- Hé, man, come on! Ouvre-toi les yeux!

Voyons, t'es pas cave?

- De quoi tu parles?

- Une fille qui a tout le temps mal au ventre,

qui se demande si tu l'aimes pour vrai

et qui a pas ses règles.

T'es pas vite, vite, hein, pour un gars qui a fait la maîtrise.

Ah!

- Fuck, fuck!

- Allô!

Chérie?

(sonnerie de téléphone)

- Allô, c'est Rose.

Laissez un message et je vous rappelle. Merci!

(sonnerie de cellulaire)

(soupir)

- Oui?

- OK, fait que tu me filtres, dans le fond.

- J'ai des responsabilités

comme commandant de la base qui passent avant toi.

- Au point de pas être capable

de me texter que tu peux pas venir?

- Tant que tu vas me texter "bunker", je vais t'ignorer.

- J'aurais bien écrit "local 208",

mais je t'ai vu sortir de la place avec notre ami Craig.

Et c'est drôle d'arriver dans le bunker

et de voir qu'il y a plein de dossiers qui manquent.

Ca file comme quelqu'un qui me joue dans le dos.

- J'ai remis ce que j'avais à remettre à l'état-major.

- Vont-ils l'arrêter?

- C'est fini, Kim. Il n'y a plus d'enquête.

- Il a fait tuer Xavier Augustin.

- Xavier Augustin était un meurtrier.

Il a voulu dénoncer Craig, Bastien a pas voulu le suivre

et Xavier l'a tué.

Je sais que t'aimais Wesley, mais Xavier était un meurtrier.

Il aurait fini en prison, de toute façon.

- Non, mais ça reste que Craig a quand même fait tuer Xavier.

Personne est au-dessus de la loi

et moi, je refuse de laisser passer ça!

- Regarde, oui, Craig a fait des choses discutables,

mais là, on est en temps de guerre.

Faut choisir nos combats.

- Fais donc ce que tu veux. Moi, je continue.

- Non, Kim!

(soupir)

Fuck!

(soupir)

(sonnerie de téléphone)

- Allô? Allô, Dad. Ca va? C'est Mick.

C'est weird comme question, mais sais-tu elle est ou, Rose?

- Elle est avec moi.

- OK, mais peux-tu me la passer, s'il te plaît?

- Euh, attends.

- Non.

- Elle veut pas te parler pour le moment.

- Pourquoi elle veut pas?

- Euh, elle va te rappeler plus tard.

- OK, peux-tu juste lui demander...

- J'ai raccroché. - Oui, c'est correct.

(bips)

- Messieurs.

- Colonel.

- Je vous l'ai déjà dit.

Je vais vous le redire.

Vous êtes tous des soldats exceptionnels...

les meilleurs que j'ai eu l'honneur de diriger.

Vous avez du courage, de l'abnégation.

Vous êtes tous, à votre façon,

les fils que j'aurais aimé avoir.

Mais aujourd'hui...

on arrive à la fin d'une étape.

Certaines décisions

ont causé la mort de l'adjudant-chef Wesley Augustin.

Une mort qui aurait pu être évitée.

C'est pourquoi j'ai pris la décision

de mettre fin aux activités de Whitestone,

décision effective immédiatement.

- Wesley est mort pour rien, dans le fond?

- Au contraire.

Sa mort nous a ouvert les yeux.

Elle nous a permis de réaliser qu'il fallait changer de cap,

qu'on pouvait pas protéger notre pays tout seul,

qu'on a besoin d'aide.

Ce que je vous propose aujourd'hui,

c'est d'embarquer dans la 2e phase de notre mission.

- C'est quoi, la 2e phase?

- Celle...

ou on réintègre les Forces militaires canadiennes

en bonne et due forme.

- Sérieux? - Messieurs, s'il vous plaît.

- On a saigné pour Whitestone!

- Adjudant. - Impossible!

On a éliminé toute une section

de la mafia russe à nous autres tout seuls!

On a tout donné et vous nous chiez dans les mains?

- Vous allez me parler avec respect!

Je suis rentré dans les Forces avant même que vous soyez né!

Vous allez le considérer

chaque fois que vous me parlez, compris?

- Oui, colonel!

- C'est pas une capitulation.

C'est un choix.

Et un choix, ça vient avec des possibilités.

Ecoutez-moi bien.

Dorénavant, le budget de JTF16 va être augmenté de 40%.

Il va compter une section supplémentaire de 6 hommes.

La mission dans le Grand Nord est maintenue,

s'ajoute à celle-ci une mission en Palestine.

Adjudant-chef Thomas Dallaire.

- Oui, colonel?

- En plus de vous occuper de la Hell Week,

vous allez m'assister à temps plein à la gestion de JTF16

et préparer la nouvelle section pour sa mission en Palestine.

- Oui, colonel.

- Adjudant Jean-Molse Caron.

Vous allez piloter une milice interne

chargée de localiser et de neutraliser

toute forme d'intrusion ennemie sur la base.

(sonnerie de cellulaire)

Espions, agents doubles, informateurs,

toute forme de terrorisme interne.

Ce que je vous propose aujourd'hui...

c'est de participer activement à une révolution,

qu'on attendait depuis longtemps au sein des Forces.

Ceux qui me suivent...

faites un pas en avant.

Personne?

Adjudant Caron?

(claquement de porte)

(sonnerie de cellulaire)

- Oui?

- (Craig): Ils embarquent dans le train.

- Toute la gang?

- Caron m'a envoyé chier.

Mais pour le reste, ça va. - Parfait.

- Puis?

- C'est parti.

(sonnette de porte)

- Oui, bonjour, euh...

je suis la blonde de Jason Emond,

qui a servi avec votre fils...

ex-blonde, en fait.

Il est décédé l'an passé, un suicide.

- Je suis désolée d'apprendre ça.

- J'organise une commémoration pour souligner sa mort,

vu que ça fait un an, et j'aurais voulu inviter Arnaud.

- Il est en phase terminale de cancer, il pourra pas y aller.

- Oui, j'ai su ça. Je suis désolée.

- Bonne soirée. - Je comprends.

Excusez-moi, excusez-moi. Euh...

Mais si c'était possible d'enregistrer

une petite vidéo avec lui

que je pourrais faire jouer pendant la cérémonie?

- Allez-vous-en, Mme Falardeau.

- Ex... excusez-moi, comment vous savez mon nom?

- Laissez mon fils tranquille.

Sinon, j'appelle la police.

- Hé! Je suis content de te voir.

- Je vais aller prendre une douche, OK?

- Ca marche.

- Comment ça va avec tes kids?

- Mon avocate est là-dessus.

- Penses-tu qu'elle va réussir à avoir la garde?

- C'est en processus. - J'imagine.

Fait que tu vas passer pas mal de temps là-dessus?

Tu vas avoir moins de temps pour sortir?

Attention à toi.

- C'est quoi, ton plan?

- De quoi?

- Avec Rose?

Ton plan, c'est quoi?

- Excuse-moi de te dire ça, gros,

mais... ça te concerne fuck all.

- Tu penses que tu peux t'investir

en amour et à JTF16 en même temps?

- Il y a plein de couples de militaires dans les Forces.

- Pas à JTF16.

- Qu'est-ce que t'en sais? On connaît même pas leur identité.

- Il y a des postes, des grades,

des carrières qui permettent d'avoir des familles.

Ca implique juste de... faire un choix, c'est tout.

- J'en ai pas, de famille, moi.

- Pas pour l'instant.

- Gros... je me mêle pas de tes shits.

Mêle-toi pas des miennes.

Bonne soirée!

Veux-tu t'asseoir?

Audrey m'a dit.

T'es enceinte?

As-tu passé un test?

- Non.

- Mais pourquoi tu lui as dit ça?

- J'étais en retard de 10 jours.

- Ca veut pas dire que t'es enceinte.

- J'ai pas dit que je l'étais, mais que je pensais l'être.

- De la façon qu'elle me l'a dit,

c'est comme si c'était officiel.

- J'ai jamais été en retard de ma vie,

fait que 10 jours, à mon âge...

- Peut-être passer un test avant qu'on se mette à capoter?

- Tu capotes?

- Tu capoterais pas, toi?

A l'âge qu'on a?

On vient de rentrer dans l'infanterie.

C'est pas comme si ça faisait 7 ans qu'on était ensemble.

- Ca te prendrait combien de temps pour pas que tu capotes?

- Je sais pas, 3, 4 ans?

Je sais pas, j'imagine qu'on sait quand on est prêts?

- Donc, t'es pas prêt?

- Tu l'es, toi?

- Non.

- Bon, bien, le sujet est clos.

Fais un test, puis...

on verra ce qu'on fait après.

Hé...

je vais être là pour toutes les étapes.

T'es pas toute seule.

- Mettons que je voulais le garder,

ça te ferait quoi?

- Ca fuckerait mes plans en osti.

- T'es plans?

- Nos plans, tes plans, mes plans.

- Est-ce que tu m'aimes, Mick?

- On est un couple. - Ca répond pas à ma question.

- Je trouve que oui.

- Donc, si on est en couple, c'est parce qu'on s'aime?

- Bien, c'est rare que les gens sont en couple

parce qu'ils s'halssent.

- Mais pourquoi t'es pas capable de me le dire?

Je t'aime.

(soupir)

Tu le sais ce qui m'est arrivé à mon après-bal.

Tu le sais que c'est toffe pour moi

de faire confiance à un gars,

encore plus de lui dire que je l'aime, mais je t'aime.

Sauf que j'ai besoin de me sentir safe.

T'as beau me faire plein de speechs sur JTF16,

le fait qu'on est des militaires avant tout

puis ainsi de suite, mais...

en ce moment, là...

la seule affaire qui me ferait du bien,

c'est que tu me regardes dans les yeux

et que tu me dises que tu m'aimes.

- On peut pas l'avoir, cet enfant-là.

On est juste allés trop vite.

- Je suis pas allée prendre une douche, j'ai eu mes règles.

Je suis pas enceinte, finalement.

- Je m'excuse, Rose.

- T'es libre.

(soupir)

- Oui, bonjour, c'est Louis- Philippe Savard à l'appareil.

Je m'excuse de vous déranger à cette heure-là.

J'ai un petit problème avec mes caméras.

- Ah oui, c'est la n°6.

Je devais être déconcentré quand votre belle-soeur est passée.

- Qui? - La soeur à votre femme.

Je vais passer demain pour arranger ça.

Pas besoin d'être là vu que la caméra est dehors.

- OK, merci!

(écoulement de l'eau du robinet)

J'ai payé l'installateur.

- Super, merci!

- Je lui ai parlé au téléphone.

Il y avait une caméra qui marchait pas.

- OK.

- Il m'a dit que ça se pouvait,

parce qu'il a été déconcentré quand ta soeur est venue.

Comment elle va, ta soeur?

C'est quoi, les Russes sont revenus, c'est ça?

- Non, non. - Non?

C'est qui, d'abord? Faut que tu me le dises, Maria.

- Personne qui te concerne. - Personne qui me concerne.

Je suis le commandant d'une base infiltrée par l'ennemi.

Ma femme se fait intimider par les Russes. Oui, ça me concerne.

- C'est pas... - Quoi? Faut que tu me parles!

- J'ai entrepris des démarches

pour me mettre en arrêt de travail.

J'ai rencontré une professionnelle

du centre de santé mentale.

Je vais pas bien, Louis.

Les Russes, les caméras,

tout ce qui s'est passé depuis qu'on est ici,

mon père, Foster...

Je n'en peux plus, je suis fatiguée. Je suis fatiguée.

Je suis épuisée.

- Fuck! Fuck, fuck, fuck!

(petits sanglots)

- Hé, Rambo. En forme?

- Correct.

- Rose est pas là?

- Elle lâche les Forces.

(sonnerie de cellulaire)

- Oui, allô?

- Oui, Kim Falardeau?

- Moi-même.

- Oui, c'est Arnaud Laurin.

Euh, t'es venue sonner chez nous hier soir.

- Euh, oui, tout à fait.

- Premièrement, je suis désolé pour ma mère.

Je l'ai entendue te revirer de bord.

Elle est très protectrice, mettons.

- Non, il y a aucun stress, pas de trouble. Je comprends.

Comment t'as eu mon numéro?

- Ah, j'ai demandé à un chum

de trouver un numéro dans le registre des Forces.

Euh...

(toux)

Ecoute, j'ai pas tout entendu

ce que vous avez dit, toi et ma mère,

mais... j'ai connu ton chum,

puis... ça me ferait plaisir

de faire un vidéo pour sa commémoration.

C'est un bon gars, Jason.

Et un bon soldat.

Es-tu là?

- Oui, euh... Faut que j'aille travailler,

mais est-ce que je peux te rappeler à ce numéro-là?

- Oui, euh, bien, peut-être juste me texter avant

pour être sûr que ma mère soit pas à côté, OK?

- Oui, pas de trouble.

OK, à tantôt.

- Salut, là!

(bips)

- La base de Kanawata a été victime d'une attaque

de la part du régime russe.

L'adjudant-chef Wesley Augustin a été assassiné à son domicile

par des mercenaires à la solde d'un groupe paramilitaire russe.

Ils sont activement recherchés par les forces de l'ordre.

Il s'agit d'une première au Canada

et, en tant que cheffe d'état-major,

je vous annonce qu'il s'agit aussi d'une dernière.

J'invite le colonel Alan Craig

à vous faire part d'annonces importantes

en réaction à cette attaque sauvage et injustifiable.

Colonel.

- Merci, générale.

Dorénavant,

les ressources de notre division d'élite vont augmenter,

ainsi que leurs effectifs... considérablement.

Nous préparons une riposte musclée

afin d'envoyer un message clair

que non, nous ne tolérerons

aucune attaque sur notre territoire.

Non, nous n'accepterons aucune intrusion sur le sol canadien...

ni toute autre forme de violation...

de notre intégrité nationale.

Tous ceux qui tenteront de nous infiltrer

subiront de lourdes conséquences.

- Colonel.

(déclics d'appareils photo)

C'est une nouvelle ère qui débute au sein des Forces...

avec Kanawata comme épicentre.

Pour rassurer les civils sur la base,

j'ai élevé la cote de sécurité à quatre, soit le maximum.

Maintenant, pour les membres du rang,

je n'ai qu'une seule chose à dire.

Que la Hell Week commence.

(cri)

- Les portes ouvertes de la Hell Week se déroulent sur 2 jours,

demain, avec les postulants de la base,

après-demain, avec ceux d'ailleurs au Canada.

Etes-vous prêts?

- Oui, adjudant-chef!

- Avez-vous des nouvelles de l'adjudant Caron, sinon?

Vous savez que je vais devoir le passer

en procès par voie sommaire pour absence sans permission.

- Je pense pas que le persécuter, ça va aider.

- Je cherche du monde. Embarques-tu?

Sous-titrage: MELS

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