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Original subtitles

Par conséquent, je demande que ce Tribunal

juge impartialement,

mais avec une juste rigueur,

les inculpés Francesco Coppola, fils de Joseph

et Franco Lo Grugno, fils de X,

coupables de ces crimes.

Monsieur le Président, Messieurs du Tribunal,

j'ai fini.

Greffier, le procès-verbal est enregistré ?

Oui, monsieur.

Alors, la parole est à la défense.

Monsieur le Président, Messieurs du Tribunal.

Je représente ici un collègue illustre,

disons un professeur qui n'a pu intervenir.

C'est ma première défense, mon premier procés.

Je dois annoncer avec une profonde tristesse

que mon professeur,

illustre professeur de droit, des lois et de la vie,

l'avocat Eugenio Petulacci, ne peut intervenir à ce procès

pour une circonstance glorieuse auquelle il a répandu

sa part de sang pour notre patrie bien-aimé,

et glorieuse, et invincible,

et belle et sacrée,

et mère de nous tous et de vous aussi.

Mon illustre professeur, l'avocat Eugenio Petulacci,

comme je le disais a été glorieusement écrasé

par un camion italien

porteur du glorieux drapeau de notre armée

dont le volant était tenu par un jeune homme courageux et héroïque qui, paraît-il,

s'est maintenant engagé dans la mafia sicilienne.

De ce jeune, j'ai l'impression, nous en entendrons reparler.

Et maintenant, voyons ces deux là que nous appellerons ? Des soldats ?

Ils ne sont pas dignes d'être des soldats,

ni de porter cet uniforme. Voulez-vous les appeler hommes ?

Ils ne le sont pas parce qu'ils n'ont pas prouvé d'être de bons soldats,

car qui n'est pas un bon soldat, et encore moins un homme bon.

Comment devons-nous les appelez ? Des êtres, des individus, des protozoaires ?

Qui sont-ils ? Nous verrons, nous verrons ce qu'ils sont.

Ceci est mon premier combat, mon premier procés.

Je ne sais pas comment je vais m'en sortir.

Ce n'est pas de ma faute. Tout le monde fait ce qu'il peut.

Mais qui sait, peut-être vous serez chanceux.

Je pourrais commencer ma ligne de défense,

Je pourrais commencer en me référant au droit du soldat,

le droit du soldat comme étant une sorte de petit

"Consecucio temporis veris", de forme militaire juridique et social.

Il pourrait même se référer

au droit de l'homme civil et libre,

l'homme projeté contre toutes ces choses, ces structures et ces institutions,

de la Révolution française,

Vu par Thomas Birch, en 1872.

Un traité dont l'étude

demanderaient des mois, des années.

Mais étant un homme peu bavard, je renonce à cela...

- Mais vous le connaissez - Moi ? Non.

Avec des adversaires de ce calibre

Les procés se gagneraient sans problème.

Pourquoi baser ma défense sur une ligne juridique ?

Nous n'avons pas deux délinquants, nous n'avons pas deux coupables,

ou deux criminels. Nous avons deux frères,

deux enfants de la même mère, tout comme nous,

deux Italiens, fils de la Sicile

éloignée de l'Italie par un bras de mer rachitique.

Car, comme nous, ils parlent notre langue.

Comme nous, ils respirent de l'air de ce ciel bleu

De cette magnifique Italie. Comme nous, ils se rechauffent au soleil

Tout comme nos fruits, nos champs de maïs.

Ils s'expriment comme nous le faisons,

réchauffés et portés par ces longs et miséricordieux

bras que sont le langage, la langue...

Italique. Ils utilisent nos mots,

nos concepts, notre langue.

Ils sont Italiens, comme nous.

Avocat, avocat, vous embrouillez tout le monde.

Je demande un interprète.

Expliquez-vous.

- Expliquez-vous. - Papa, dis-le lui.

Il dit que vous embrouillez tout le monde.

Ou si vous préférez "Achanta le mui".

Je comprends tout, mais pas "Achanta le mui".

Ça doit être un résidu de la terminologie arabe.

- En raison d'une ancienne domination... - Avocat, allez aux faits.

Eh bien, passons aux faits.

Les événements remontent à 1915,

En mai.

L'Italie est une haie de roses.

Roses et pétales,

Le vent, la calme brise se transforma en tempête.

Les nuages de la guerre font entendre le clairon,

Et de Gennargentu dans les Alpes, jusqu'aux Apennins,

les plus beaux bourgeons de notre jeunesse sont soufflés...

- Procureur De Scarollis. - La poitrine...

Et la pluie, chaque goutte d'eau devient une note et...

Merci De Scarollis !

Nous avons tous ici fait cette guerre, sauf vous,

par conséquent, laissez cette rhétorique inutile

et ne nous faites pas perdre notre temps.

Les faits, les faits ! - Les faits. 1915.

Les événements ont commencé ce matin là quand Francesco Coppola,

ici présent, commença une guerre personnelle.

Son avancéee, une avancée qui partit...

Des arrières de la pauvreté vers l'avant-garde de la richesse

grâce à un héritage inopiné et inattendu.

Dites-moi, oú est la maison de Michele Fetuso ?

Oh, attendez un peu, je vais vous le dire tout de suite.

Voyez-vous cette route là-bas ?

Eh bien, pas par là.

Mais par ici. Toujours tout droit,

sans regarder personne en face, toujours tout droit, sans crâner.

Pas le premier chemin, ni le second.

Vous verrez qu'il y a le ravin.

Mais faites attention de ne pas prendre un coup sur la tête de la part...

Du fermier car c'est son champ et on ne peut pas y aller.

Et quand serez arrivé au fond, mais bien au fond...

vous devez reculer parce que vous l'aurez dépassé, compris ?

Ensuite, ne tournez plus à gauche

mais à droite. Alors, vous verrez une porte.

Frappez à la porte et vous verrez un homme avec une moustache,

Il est du coin. Demandez-lui, il sait oú il se trouve.

Mais si je vais tout droit, ça n'est pas plus rapide ?

Je ne sais pas.

Je suis un pasteur, je connais très bien la Lucania,

Veneto, Emilia, Allemagne, tout...

Il est mort ? - Pas encore.

- Et quand va-t-il mourir ? - Vous devez être patient,

Don Pepe. Misère. Cet homme est éternel.

Oncle Michele, ne meure pas encore.

Tu vas nous manquer. Tu vas nous manquer...

Pauvre oncle Michele. Tu vas nous manquer.

Il lui as manqué la santé.

Oú allez-vous ?

C'est ici que meurt Michele Fetuso ?

Oui, c'est ici que meurt Michele Fetuso.

- Êtes-vous un invité ? - Non, un parent.

- Est-il mort ? - Espérons que non.

Ce serait un problème pour tout le monde.

- Il tenait à vous ? - Et comment.

Il faut encore partager...

ses biens.

Heureusement. Je suis arrivé à temps.

Silence ! Ne pleurez pas !

Oncle Michele.

Hey, répondez-moi, vous êtes mort ?

- Non, je ne suis pas encore mort. - Il n'est pas mort.

Vous ne voulez pas me laisser mourir en paix ?

Oui monsieur. Voilà ce que nous voulons.

Mais avant, vous devez diviser l'héritage.

Faites ce que vous en voulez. Que voulez-les vous que j'en fasse.

Très bien. Oncle Michele, La Marculina, à qui la laissez-vous ?

- Qui est la Marculina ? - 20 hectares de terres.

Un bon terrain.

Et la cabane dans la montagne, à qui vous la laissez ?

A Petruccio et Mariolina.

Avez-vous entendu ? Il vous laisse la cabane dans la montagne.

- Wow ! - Hé bien.

La cabane de la montagne...

Et le palais, à qui le laissez-vous ? - Alfio.

- Remercie, Alfio. - Merci. Merci, oncle Michele.

Il avait également un palais ?

Un palais ! Palais est un bœuf décoré.

Il a remporté quatre médailles à la foire.

Et Nichelina, à qui vous la laissez ?

- Marieta et Augustine. - Remerciez.

Dieu te récompensera, oncle Michele.

Quelle récompense ? Nichelina est une poule.

- Une poule ? Quel avare ! - Non, puant (Fetuso) !

- Et Miguzo, à qui vous le laissez ? - A Calogero.

- Calogero, salue et remerciei. - Merci, mon oncle Michele.

- Et l'oliveraie, qui l'aura ? - Teresa.

Oh, Teresa, bien. Et le porc, à qui vous le laissez ?

- Azalia. - Merci, mon oncle Michele Merci.

Et Cherino, Filadelfio, Nuncciata, Caroline,

Margheritta... Á qui vous les laissez ?

Oncle Michele, parlez avant que je me retrouve sans rien.

À toi.

Bien. Il est en train de mourir comme un saint.

La maison et tout ce qu'il y a à l'intérieur...

Á toi qui es si bon.

Soyez béni, oncle Michele. Soyez béni !

Et maintenant, oui, vous pouvez mourir en paix.

Bien, meurt !

Oncle Michele, et pour moi, vous me laissez quoi ?

Je suis le fils de la soeur de la cousine de ta femme.

Va-t-en et laisse-le mourir en paix.

J'ai le droit moi aussi. Oncle Michele, qu'est-ce que vous me donnez ?

Tu as raison.

- Tu es bon. - Oui, mais tu me donnes quoi ?

- Tu es très bon. - Oui, mais tu me donnes quoi ?

Un timbre ?

Mon oncle, un dernier effort.

Franchino. - Franchino !

- Qu'est ce que c'est ? Une ferme ? - Mais quelle ferme ?!

Un cheval ? - Quel cheval !

- Un bœuf. - J'ai des cornes, moi ?

- Je suis Franchino. - Toi ?

Je suis orphelin et oncle Michele m'a élevé comme un fils.

Et maintenant que le pauvre oncle Michele est parti,

- Tu es désormais mon père adoré. - Mais quel père adoré !

Je renonce à ce patrimoine. Ça me dégoute.

- Papa, papa. Ne dis pas ces choses là. - Ne m'appelle pas papa ! Je m'en vais.

Vous êtes tous fous ici.

Hey ! Nous sommes des gens raisonnables. Nous ne sommes pas fous.

D'accord, laissez-moi passer.

Tu ne peux pas partir tout seul. Tu veux partir seul ?

Et le petit, qui s'en occupe ?

Quel petit ? Il est plus âgé que moi.

Les années ne comptent pas.

Quand on est un orphelin, on est toujours faible.

Eh bien, je ne le veux pas entre mes jambes.

La pauvre, est-il laid ?

Il est beau ?

Il est comme il est. Ça suffit. Et tu te le gardes comme ça.

Ecoute, ingrat.

Oncle Michele, pendant sa jeunesse, a toujours été un homme d'honneur

et sa volonté doit être respectée.

Extrêmement respectée !

Donc, alors que vous avez reçu des maisons,

des charettes et des chevaux, moi, avec la faim que j'ai,

- Je dois nourrir ce macaque. - Oui monsieur. C'est ton problème.

Donne-lui des bananes si tu veux, mais c'est ton problème.

Tu dois le protéger, le maintenir et tu dois l'aider...

Á son bon développement. Compris ?

- Bel héritage ! - J'en suis.

Bien sûr, "je pars, je pars ..."

Et il m'a laissé dans le pétrin !

Papa. Papa adoré,

maintenant que je t'ai trouvé, je ne t'abandonnerai jamais.

Le macaque... Je veux dire l'orphelin,

S'affectionna à ce père retrouvé par hasard.

Que pouvait faire Coppola ?

Coppola, comme un kangourou,

Essaya d'aider, de protéger,

De le ramener dans son marsupium d'affection, le marcassin.

Je veux dire, la petit orphelin.

Mais avec toute l'affection qu'il avait,

et toute la gratitude qu'avait l'autre,

Un jour, l'irréparable se produisit.

Tu veux bien me laisser en paix ? Tu veux bien partir, oui ou non ?

Papa, pourquoi veux-tu m'abandonner ?

Ne m'appelle pas papa ! Je ne suis pas ton père.

Oui, papa. Emmène-moi avec toi.

Où dois-je t'emmener ? Où ?

C'est ma maison. C'est tout ce que j'ai.

Mais tu m'as maintenant.

Oui, je l'avais oublié cet héritage.

Ce patrimoine, ce beau patrimoine.

- Tu crois que je suis un idiot ? - Non !

Je serai petit mais avec un grand cerveau.

J'ai quelques idées ici...

Allons-nous manger tes idées ? Ou ton cerveau ?

Je mange à peine avec ce que je vends,

et je dois tirer la charrette parce qu'ils m'ont réquisitionné l'âne.

Nous sommes en guerre, tu sais ?

Un de ces jours, tu peux recevoir la lettre et finir au front.

C'est pas si mal, les soldats mangent tous les jours.

Deux ou trois fois par jour.

Je ne veux pas aller à la guerre juste pour manger.

Je suis un pacifiste.

Et je me suis bien comme ça, même sans âne.

- Tu as trouvé un âne. - Où est-il ?

C'est moi, papa. Monte dessus et...

Je vais te faire voir comment on tire une charette.

Tu es fou ? Laisse-la.

Maintenant, tu vas voir.

Papa !

Papa, ne m'abandonne pas !

Papa,

La charette s'est cassée.

Salopard, tu m'as ruiné. Tu m'as tout cassé.

Non, il y a encore ce plat qui est intact.

Tout ! Tu comprends que tu m'as ruiné ?

Dégage !

Tu m'as cassé les noisettes !

Dégage !

Il m'a laissé seul.

Qui ne meurt pas, se revoit.

Brave garçon.

Et qui meurt ...?

- On ne le revoit plus. - Et toi, tu veux nous revoir, pas vrai ?

Bien sûr. Á peine je vous ai vus, j'ai sauté de joie...

Brave gars... vous avez entendu les gars ?

Dis-moi, pourquoi as-tu abandonné ce gamin ?

Abandonné ? Je l'ai perdu.

- Je le cherche partout. - Ah oui, eh ?

- Je le jure. - Eh bien, nous l'avons trouvé.

Franchino ! Où es-tu ?

Père, je suis là.

Père, mon père,

Pourquoi m'avoir abandonné dans cette maudite jungle ?

Tu ne l'embrasses pas ?

Mon fils !

Quelle scène touchante !

Tiens-le ou il va tomber !

Tu ne vois pas ? Il est faible, le pauvre.

Prends-le dans tes bras. Et écoute-moi, mon garçon.

C'est ton enfant et tu dois t'en occuper toute ta vie.

Même dans la tombe.

- La tombe ? - Me suis-je bien expliqué ?

- Oui. - On y va les gars.

Qu'a donc fait le bon Coppola ?

Encore une fois, il mit à contribution son affecteux marsupium

Pour le petit morse . Je veux dire, l'orphelin.

Désolé, marcassin. Orphelin.

Et encore une fois, il se laissa convaincre et se lança dans une nouvelle aventure.

C'étaient des moments très graves pour L'Italie.

Ces moments où les sombres défaitistes

Aux visages et au sang blême,

Réfugiés dans l'ombre malade des Cafés d'une...

Italie consternée,

Avaient changé le nom glorieux et inoubliable de Caporetto,

En celui, plus résigné, de Capochino.

Mon fils, fais-le pour ton pays. Fais-le pour ton roi.

Fais-le pour ton père qui était un fugitif à l'époque.

Et surtout, méfis-toi des femmes.

Un don pour la Croix-Rouge.

Qui donne un sou recevra une caresse sur la joue

et si je reçois une Lire, un petit baiser ici.

Et pour cents Lire ?

Je te donne une gifle. D'autres dons, messieurs ?

Je me fie à toi, Hector.

Hector, je me fie à toi, tu es mon meilleur ami.

Fais comme si elle était tienne. Reste très près d'elle.

Tu te sentiras tellement seule dans ce grand lit.

Ne t'inquiéte pas mon chéri,

le plus grand est dans la cave.

Et nous en avons acheté un tout petit.

Alors tu te souviens de ce que je t'ai dit ?

Bien sûr, je m'en souviens.

Très prudent avec les grenades,

fumer peu de cigarettes et prendre la quinine tous les soirs.

Et maintenant adieu ma belle, le moment est venu,

Si je ne devais pas partir, ça serait vraiment un drame.

D'accord, vas-y.

Pauvre madame ! C'est votre mari, non ?

Oui, mais ne vous inquiétez pas.

Il a l'habitude. Il est déjà parti à la guerre en Libye.

Papa, tu vas voir comme mon idée va bien marcher.

Dés qu'ils vont nous voir, ils nous rempliront de cadeaux.

Cigarettes, nourriture. Et des paquets, plein de paquets.

Papa, à partir de maintenant je vais prendre soin de toi.

Oui. Je peux maintenant dormir tranquille.

- La charité. - Un petit paquet.

- La charité. - Nous acceptons les paquets.

Nous sommes deux malheureux.

Mon Dieu, des mendiants !

- La charité. - Donnez-nous un paquet.

Les pauvres.

Ça doit être très douloureux pour vous de ne pas aller combattre.

Mutilés ?

Vous devez souffrir !

Et comment. Les recrues reçoivent tout,

Des paniers, des cadeaux, des dons et nous,

pauvres diables, on nous donne rien.

Je voudrais être un homme.

- Pourquoi, madame ? - Vous êtes très bien comme vous êtes.

Afin de servir le pays. Je le ferais avec passion.

Vous aussi vous le feriez avec passion, non ?

Avec passion. Vive la patrie !

Avec passion nous le faisons.

Avec passion, tu es dégoûtant.

Ne dis rien à ma femme.

Lieutenant, le train est déjà prêt.

Au revoir.

- Désolé, chéri. - Il était temps.

- Papa, démutile-toi. - Et s'ils nous enrôlent ?

Momentanément. Maintenant, nous allons voler...

Deux de ces bandes que les recrues ont mis sur le bras et ainsi,

Ils nous donneront des paniers, des dons, des cadeaux,

Et nous serons rassasiés. Papa !

Tu as un fils intelligent.

Mlle de la Croix-Rouge.

Que veux-tu soldat ?

Vous nous donnez un petit paquet ?

J'ai distribué tous les paquets, mais voici un bouquet de fleurs.

Papa, ce bouquet de fleurs est pour toi.

- Je vais manger des fleurs ? - Les moutons en mangent bien.

- Es-tu une recrue ? - Non, pas tout à fait.

D'accord, montez, montez !

- Monte, cretin ! - Allez, monte toi aussi, allez, vite.

Eh bien, nous voulions seulement...

Montez !

Qui a parlé de paquets ? Tais-toi !

Contrôleur ! Le signal.

Ne t'inquiéte pas, Papounet, nous descendrons au premier arrêt.

Excusez-moi monsieur,

- Quel est le prochaine arrêt ? - Caporetto.

Donc, c'est la guerre. Eh bien, c'est pas drôle.

Papa, je sais que ça va te sembler étrange...

mais j'ai très peur.

Eh moi non ?

C'est de ta faute si nous sommes dans cet enfer.

Papa, j'ai l'impression que si cela continue,

nous allons nous retrouver au paradis.

- Je veux maman ! - Tais-toi !

Ces gredins !

47ième Brigade d'infanterie.

Quoi ? Ne faites pas d'enfantillage,

ici, nous devons être de vrais hommes.

Qu'est-ce que fait la troupe ?

Elle tire et espère.

"Chère maman, ne t'inquiéte pas,

Pour les vacances, je serai à la maison. Bisous, Pasquale."

- Combien sont-ils ? - Dix.

Tu as entendu ce choc, maman ?

11. Non, 10, on peut maintenant atteindre les 11.

Maman, j'ai essayé.

Papa, papa.

- Mais qu'est-ce que tu fais ? - Tu es vivant, Papa.

- Mais qu'est-ce que vous faites ? - On s'embrasse

parce que nous nous aimons, nous sommes père et fils.

Ce n'est pas vrai, je profite de cette occasion...

pour ponctuer notre situation civile,

Nous sommes victimes d'une tragique erreur.

Une erreur des chemins de fer.

Car nous sommes allés à la gare pour chercher des paquets,

mais on n'a pas eu les paquets, Ils nous ont emballés...

Et ils nous ont envoyés ici. De ce fait sergent, nous voudrions...

- Des paquets ! - Silence ! Votre devoir est de tirer !

D'accord, d'accord, nous tirons.

Je vais par là et toi tu tires.

Personne ne dit t'as de partir. J'ai dit "tirer" !

Sergent, je profite de cette occasion

Pour faire valoir mes droits en tant que citoyens de classe moyenne.

Arrêtez de dire des conneries.

Maintenant, vous devez chanter

Comme font vos compagnons.

Chantez ! Ainsi. L'ennemi croira que notre moral est excellent.

Chantez !

Papa, cette chanson si sombre et funèbre

Me suggère une idée. - Une autre idée ?

Si, pour des raisons, disons, austro-hongroises,

tu devais mourir horriblement, mutilé par un Grenade

qui explose sur ton casque en pulvérisant ton cerveau

Et ta boite crânienne,

Tes biens deviendraient mes biens, non ?

Qu'est ce que tu manigances, tu veux me tuer ?

Non, je voulais juste avertir ta conscience.

Hey, écoute comme cette mitrailleuse joue la danse de la mort.

Mais quelle mitrailleuse ?

C'est le journaliste américain, il ne fait rien d'autre qu'écrire.

La situation devient plus compliquée.

Nous devons sortir d'ici et nous mettre en sécurité.

C'est ça, papa, donnons l'adieu aux armes.

Merci beaucoup pour le titre.

Papa, un avion.

Qui est ce téméraire qui vole aussi bas au-dessus des lignes ennemies ?

- Qui est-ce fou ? - C'est Baraka, comme toujours.

Baraka ou Buratino, C'est certainement un fou.

Il se lance en parachute.

Mais parlez en italien, bon sang !

Il va où ?

Il tombe dans les lignes ennemies.

Non, le vent l'amène chez nous.

Oh bon sang ! Quel morceau !

A vos ordres, mon colonel.

- Commandant Baraka ! - Je ne suis pas le commandant Baraka.

- Vous êtes la Santossa ? - Oui, moi-même, colonel.

J'ai été envoyé par le haut commandement pour donner un spectacle

afin de distraire vos héroïques combattants.

Mais vous auriez pu venir autrement au lieu de risquer votre vie.

Je dois démontrer que le danger ne me fait pas peur.

Je veux me battre aux côtés de vos soldats.

- Ah, si elle vient ...! - Colonel,

Avec elle au front, je ne peux répondre de mes soldats.

Si les batailles sont difficiles à gagner, avec cette fille, ça sera impossible.

Je ne comprendrai jamais ce qu'il dit.

- Vous feriez mieux de venir. - J'attends une réponse, colonel.

Venez avec moi, venez avec moi.

Je vais vous expliquer la situation.

- Dites-moi, Colonel. - Naja, vous êtes une artiste célèbre

et j'apprécie les spectacles que vous donnez à l'arrière,

parce qu'ils aident à maintenir le moral de nos troupes.

Je suis moi-même un de vos fans.

Et vos transformations, genre Frégoli...

A qui est cette arme ?

Messieurs les officiers !

Au rapport dans dix minutes !

C'est précisément avec ces imitations que je pourrais vous aider, Colonel.

Je pourrais être une espionne.

Vous voulez faire la Mata Hari italienne ?

Mettez-moi à l'épreuve, Colonel. Je parle très bien l'allemand.

Mais qui parle L'Allemand ?! Qui est à l'appareil ?

Lieutenant Faccardi.

Lieutenant Faccardi, je vous mets en état d'arrestation !

Écoutez Naja. Retournez vite à l'arrière.

Je vais vous trouver un moyen de transport.

En attendant, je vais retourner...

Dans la boue.

Oui, la boue des tranchées, avec mes hommes...

Qui risquent leur vie. - Les chanceux.

Excusez-moi, monsieur le soldat.

- Où va-t-on par ici ? - Á, à...

- Á Monza ? - Á, à...

- Á Monreale ? - Á la rue de la morgue !

- Et par là ? - Aussi.

Papa, je pense que nous devrions aller à droite.

Si tu dis à droite, nous irons à gauche.

Att... Attention à la marche !

À vos ordres.

L'ordre est le suivant : à peine les Autrichiens...

cesseront de tirer, nous lancerons l'attaque.

Mais maintenant, faisons la distriubtion d'eau-de-vie.

Oui, double ration. Seulement pour les anciens.

Car les autres ne sont pas encore prêts pour se lancer à l'attaque.

- Allez-y, sergent. - Á vos ordres.

Qu'est-ce que je t'ai dit ? Ici, nous sommes en sécurité.

On n'entend même plus un coup de feu.

Heureusement, papa.

- Vous êtes des anciens ? - Pourquoi ?

Si vous êtes des vétérans, vous avez le droit à l'eau-de-vie,

Si vous êtes des bleus, rien du tout. - Nous sommes des anciens !

- Eh bien buvez. - Tu as vu, papa ?

Et ensuite, tu diras que tu n'as pas un fils intelligent. - Pour une fois.

- C'est quoi ce tord-boyaux ? - 180 degrés. Ça va vous motiver.

Attention !

- Nous sommes tout ouïe. - Nous sommes très attentifs.

Debout !

Je ne peux pas sergent,

la tranchée m'arrive au cou et si je me lève, ils vont me liquider.

Quand je dis "debout" vous devez vous lever ...!

Qu'est-ce que je vous disais sergent !?

Cinq, quatre, trois, deux, un.

À l'attaque !

Bon sang, mon pistolet !

Á l'attaque ! Savoie !

Savoie !

Que faites-vous, idiots ?!

Debout, allez à l'attaque !

- Qui a donné l'attaque ? - Pourquoi ils n'y vont pas...

Et nous oui ? - Parce que ce sont des recrues !

L'honneur de lancer l'attaque appartient aux anciens combattants.

Mais si nous sommes des recrues.

Ah, quand il fallait boire l'eau-de-vie...

vous étiez des vétérans et maintenant vous êtes des recrues.

Si vous n"attaquez pas, je vous fait sauter la cervelle !

Je vous tue ici ! Allez, à l'attaque !

L'attaque est là ! Savoie !

- Allez ! - En avant, à l'assaut !

Souvenez-vous d'Alamo !

Qui êtes-vous ? - Moi ?

Soldat Rino Ferruccio.

Né à Trieste, mais originaire de Portogruaro.

Qu'est-ce que vous faites ?

Ne me le demandez pas, parce que je n'y comprends rien.

Il y a beaucoup de confusion.

Quoi qu'il en soit, je crois qu'il faut libérer notre...

Chère Trieste de la...

Domination étrangère de l'obsolète empire autro-hongroise.

Papa, ce type est fou.

- C'est moi le fou. - Non Papa, tu es normal.

C'est moi le fou à écouter tes stupidités.

Pourquoi tu me traites comme ça ? Je t'ai procuré de l'eau-de-vie.

Ne me rappelle pas l'eau-de-vie ! Assassin !

Papa, ne me quitte pas. Tu fais de moi un orphelin !

C'est moi qui veut rester sans enfant. Tiens !

Je m'en vais ! Je n'ai pas besoin de toi ! Je vais gagner la guerre tout seul !

Papa, ne me quitte pas !

Quelqu'un a vu mon père ? Où est-il ?

Avec tellement de fumée, je ne vois rien. Papa !

Papa ! Je t'ai retrouvé.

Hey, vous êtes de mon peloton. Encerclez cette position ennemie.

Mais attention, elle est pleine de snipers.

- Peur ? - C'est un de tes amis ?

- Où est-il ? - Qui ? - Monsieur Peur.

Ne te fâche pas, C'est toi qui l'a dit, Peur.

- Mais qu'est-ce que j'ai fait ! - Tu es innocent,

et si quelqu'un dit le contraire je le tue.

- Ne bouge plus ! - Turi "La Mafia"!

Je suis un sniper spécialisé de l'armée continentale de Sa Majesté.

Donc, tu voulais abandonner l'orphelin sur le champ de bataille, hein ?

Non, ce n'est pas vrai. Je le jure !

Ne jure pas scélérat, je ne te crois pas.

- Va chercher l'enfant. - Franchino ?

Oncle Turi, merci, merci !

Que je suis content de te retrouver sur le champ de bataille.

Merci, oncle Turi. Allez, papa.

Allez-vous battre !

Qui es-tu ?

Moi, allemand. Vous Italiens.

- L'ennemi. - "Ja" modestement "ja".

- Et maintenant ? - Et maintenant, je dis...

J'ai compris immédiatement à cause de votre mauvaise odeur.

Dûe à votre eau-de-vie. Moi aussi d'ailleurs.

Papa, je pense qu'il est comme nous,

Un qui cherche des paquets. J'ai compris suite à votre chute...

que vous avez un peu peur. Moi aussi d'ailleurs.

J'ai compris votre peur. Quel assaut violent.

- Moi aussi d'ailleurs. - Eh bien, mais que faisons-nous ?

Que faisons nous ? Je vais vous le dire...

Nous restons ici tranquillement dans ce gros trou.

Et nous attendons de voir comment finira la bataille.

Si les Allemands gagnent, vous serez mes prisonniers.

Si les Italiens gagnent, je serai votre prisonnier.

- Qu'en pensez-vous ? - Le chef de famille, c'est toi.

Et ce fût ainsi, qu'à la fin de leur première attaque,

ces deux inconnus et valeureux héros,

Réussirent à faire un prisonnier.

Ils ne reçurent aucune médaille d'or.

Ils ne reçurent aucune mention de guerre.

Ils ne reçurent aucune mention élogieuse.

Ils ne reçurent aucun jour de repos.

Ils ne reçurent...

Ces humbles fantassins,

Au milieu d'autres humbles fantassins.

Dans un humble hôpital oú ils pouvaient assister...

Á un humble spectacle.

Là oú se trouvait la formidable Naja !

Cette belle et ravissante femme !

Elle qui fit dire au colonel Daini,

connu non seulement pour son aspect militaire

mais aussi pour son acuité mentale,

Elle lui fit dire : "Je suis un soldat."

"La vie d'un soldat est difficile."

"Mais avec Naja, je la vivrais toute la vie".

- C'est celle de la gare. - Quand nous faisions les mutilés.

Quel morceau. Du premier choix !

Tu aimerais bien avoir un enfant grand comme moi.

Descends immédiatement.

Bouge !

Mais qui ose !

Non comtesse. Ce n'était pas pour vous.

Je l'espère.

Pauvre fille !

- Voleuse ! - Pie qui chante !

- Voleuse ! - J'ai dit pie qui chante capitaine !

- C'est un ordre ! - Pie qui chante !

Vipère !

- Pauvre et vilaine fille ! - Mais que dis-tu ?

Tout le monde l'insulte. Pourquoi pas moi ?

Ce sont des titres de chansons.

Merci, merci les gars. Je voudrais satisfaire vos demandes,

mais ce soir je veux consacrer un numéro spécial

Au coronel Daini. Un numero de transformisme.

Une minute, je vais me changer et je reviens tout de suite.

- Tu est très jolie ! - Arbucci, contrôlez-vous !

Contrôlez vos nerfs.

Il est fatigué.

- Comment ? - Parlez-vous français ? - Oui bien sur !

Puis-je ? Lieutenant Fazzardi, Chef du services des interprètes.

Vous ne me croyez pas ?

Ma femme va m'envoier un colis.

Comme c'est gentil.

"Je pense à toi jour et nuit en compagnie d'Hector."

Brave fille, elle y pense, avec Hector... La nuit surtout...

Que voulez-vous dire ? Hector est mon meilleur ami.

- Il prend soin d'elle. - Je comprends maintenant.

Hector est son défenseur. Hector de Truie (Troie).

Du calme les gars, du calme.

Maintenant, pour finir le programme,

Ce soir, je vais tenter cette transformation pour la première fois ce soir.

Le plus typique des sergents du régiment.

Le sergent le plus sergent de tous les sergents.

Cependant, elle ne pourra pas tromper de vieux renards comme nous.

- Qu'en dites-vous lieutenant Fiorelli ? - Je ne crois pas, colonel.

Vous savez qu'elle vous ressemble un peu. - Vous croyez ?

Bien sûr, elle n'a pas de moustache.

Bande de moutons, bougez-vous !

Je vais tous vous mettre au trou !

Parfait. Parfait.

Identique.

Qu'est-ce qui vous fait rire, "andouille"?

Il m'a appelé andouille.

"Andouille" veut dire idiot.

Papa, il t'a offensé.

Pourquoi nous en vouloir, sergent ?

En fin de compte, nous vous avons aidé avec ce prisonnier que nous avons capturé.

J'aurais préféré que vous finissiez prisonniers.

Ou pourquoi pas moi Afin de ne plus vous revoir.

Papa, je soupçonne que le sergent ne nous aime pas.

Nous remercions Naja,

pour ses extraordinaires... imitations.

Oui, ce qu'elle a fait maintenant.

Maintenant, le spectacle continue

avec la performance de monsieur..., du magicien Macarroni.

Eh bien. C'est mieux ?

- Je ne vais pas bien. - Je comprends.

Distrayez-vous avec le spectacle.

Mais que dis-tu ?

Je ne vais pas bien !

Je te dis que je ne vais pas bien !

Lit douillet, spectacle à domicile,

infirmières qui te chouchoute, permissions spéciales. Tout pour les malades.

Et en plus si tu leur demandes comment ils vont, il te disent : mal.

- Comme c'est agréable d'être malade. - Agréable, oui.

Cette fois, c'est moi qui a une idée, viens.

Où m'emmènes-tu ? Maintenant, c'est le numéro de la danseuse.

Je me fous de ta danseuse, viens.

Il n'aime pas les danseuses.

- Colonel, un message de Mlle Naja. - Merci.

Vous n'assistez pas au spectacle ?

- Vous n'aimez pas les danseuses ? - Vous vous ennuyez quand nous nous amusons ?

Mais c'est quoi ? C'est du troisième degré ? Un tir croisé ?

Cher Colonel Daini, je vous ai prouvé mes capacités...

et je veux servir mon pays. Je vous attend dans ma loge

Pour un plan d'action. Votre Naja.

Elle est folle. Lieutenant Fiorelli,

allez dans la loge de la Mlle Naja et dites-lui

qu'elle doit s'enlever de la tête certaines idées absurdes.

Ça sera fait, colonel.

C'est une mission très agréable.

Papa, pourquoi avoir enlevé nos vêtements ?

Alors tu n'as rien compris.

Si je donne un coup à la tête, qu'est-ce qui se passe ?

- Tu me casses la tête. - Et il en sort quoi ? - Du sang.

- Et je me sens mal. - Quoi ?

Parce que je suis allergique au sang, donc je m'évanouis.

S'ils me voient évanoui et toi avec la tête fracturée, où nous emmènent-ils ?

- Où nous emmènent-ils ? - Ouais, où nous emmènent-ils ?

- Á l'hôp... - Á l'hôp...

Á l'hôp... - L'hospice.

Quel hospice ? Hôp...

- Hostel. - Comment hostel ?

- Je ne sais pas. - A l'hôpital.

- Qu'est-ce qu'il y a à l'hôpital ? - La morgue.

Lits moelleux, des infirmières qui nous chouchoutent, permissions spéciales.

Papa, si tu le dis, c'est pour mon bien.

Bravo. - Je me sacrifie.

Papa, frappe fort, ne me fais pas souffrir.

- Le sang est sorti ? - Je n'ai rien senti.

C'est pourtant bien du plomb.

- Mais ça, c'est du fer. - Que faites-vous, feignants ?

Répondez-moi ! Où avez-vous mis vos uniformes ?

- Les uniformes ? - On nous a volé nos uniformes.

- Qui était-ce ? - Je n'ai rien remarqué.

Est-ce que vous vous foutez de moi ?

- Sergent Carusón ? - Á vos ordres.

Á vos ordres, mon capitaine.

- Que faites-vous ici, sergent ? - Je disputais ces deux là.

Pourquoi ? Qu'ont-ils fait ? Dites, dites.

Parlez, parlez. Compris, assez !

Hey, sergent Carusón, vous savez quoi faire maintenant ?

Non. - Allez décharger le camion avec votre peloton. - Oui monsieur.

- Ensuite, prenez les mines. - Oui monsieur.

Ensuite, allez miner le champ d'en face.

Après une marche forcée de 34 km, vous irez retrouver ceux de l'arrière.

- Compris ? - Oui, capitaine.

- Qu'est-ce que vous attendez ? - Vos ordres, capitaine.

Je viens juste de vous les donner. Si nous n'allons pas au front,

Où irons-nous ? - Oui, capitaine.

Le sergent est un peu grognon, mais il est fondamentalement bon.

Vous êtes malade, oui, ça se voit.

Tu es très maigre et toi aussi, tu n'as pas la forme.

Mais soyez tranquille, nous allons vous guérir.

Et une fois guéris, lorsque vous serez au front, personne ne vous arrêtera.

Courage ! Mettez vous à l'aise. Ce n'est rien.

Papa, as-tu entendu cela ?

Ne t'nquiète pas. Nous n'irons plus au front.

Les permissions sont suspendues pour tout le monde, sans distinction.

Voyous.

- Tout est prêt. - D'accord, Fiorelli.

Naja ne vous embêtera plus, je lui ai dit qu'avec ces costumes...

Elle ne peut tromper personne. - Et surtout moi.

Mais j'ai l'impression qu'elle peut apparaitre d'un moment à l'autre.

Comme Mazzini, Garibaldi ou habillée comme vous.

En fait, je ne suis pas Fiorelli.

Naja, mais comment est-ce possible ?

Mettez la moustache parce qu'ils pourraient...

Mais ce sont les moustaches de Fiorelli. Vous avez enlevé ses moustaches ?

Et maintenant, où Fiorelli ?

- Dans la loge. - Et peut être en sous-vêtements.

Hé, vous savez quoi ? Vous êtes douée.

Très très douée.

- Ça me fait penser que... - Quoi ?

Je pense que si vous m'avez trompé,

Vous pourriez aussi...

Connaissez-vous le maréchal Von Gasmen ?

Notez que j'ai pris une importante responsabilité.

Écoutez, les Autrichiens ont placé au-delà de Caporeto...

un terrible canon. Un 420.

Il pourrait balayer tous mes hommes avec un seul coup.

Nous abandonnons nos positions ce soir

et nous allons nous retirer au sud. Vous allez rester ici.

Vous allez devenir une espionne allemande.

Frau Gretel. Je vais vous donner tous les documents nécessaires.

Le maréchal von Gasmen, est très sensible

aux charmes féminins.

Si vous parvenez à le rendre amoureux...

Le reste sera notre affaire.

Notez que je vous confie une mission qui peut vous coûter la vie.

Réfléchissez bien avant d'accepter.

C'est tout réfléchi colonel. Merci. Merci.

Quel enthousiasme.

La moustache m'a un peu géné.

La porte. - Quelle porte ?

- La porte. - Je l'ouvre ? - Ferme-la !

C'est un endroit fait pour nous.

Viens.

- Doucement. - Huh ? - Doucement !

Une fois le jour levé, nous irons en ville nous mélanger à la foule.

- En sous-vêtements ? - Je vais trouver un vêtement.

- Deux vêtements. - Un. Le mien.

Car une fois dehors, c'est chacun pour soi et dieu pour tous.

- Tu m'abandonnes ? - Oui. - Tu me plantes là ? - Oui.

- Mais qu'est-ce que je t'ai fait ? - Tu me le demandes ?

Qui a cassé ma charette et ma marchandise ? - Moi.

Qui a eu l'idée d'aller à la gare en tant que mutilés pour les paquets ?

Moi. - Qui m'a emmené au front avec l'excuse de l'eau-de-vie ?

Toujours moi ! J'ai un million d'idées dans ma tête, papa.

- Et ne m'appelle pas papa. - Oui, Père.

- Ne m'appelle pas père. - Oui, papounet.

Ne m'appelle pas papounet !

Nous ne sommes pas des parents de sang.

Je sais, nous sommes père et fils.

Mon Dieu, il y a un chat dedans.

Nous devons l'aider à sortir.

- Une queue sans chat - C'est la malle de Naja.

Regarde tous les uniformes.

C'est une artiste bien organisée.

Ne fais pas le bouffon.

Quelqu'un vient.

Vite feignants !

Le sergent casse-noisettes.

Ils ont peut-être vu que tu t'es enfui...

Et ils veulent te fusiller ? - Tu ne t'es pas enfui toi ?

- Je ne veux pas qu'ils te fusillent. - Tais-toi !

Allez, dépêchez-vous ! Allez, feignants !

Vous avez 42 minutes pour vous reposer,

puis vous déchargerez les camions, vous prendrez les mines,

et minerez l'ensemble du champ.

Puis vous ferez une marche forcée de 34 km

pour atteindre nos arrières.

Avez-vous entendu toutes les choses que vous avez à faire ?

Ne l'oubliez pas.

Les gars, ce travail doit être fait avec enthousiasme.

Va te faire foutre.

Tu as entendu ? Ils partent dans 42 minutes, nous pouvons dormir tranquille.

- Tu ne veux pas chanter une berceuse ? - Allez, dors.

42 minutes plus tard, la situation avait changé

Papa, papa, je me suis réveillé.

- Je le vois bien, sont-ils partis ? - Pas encore.

- Bon sang ! - Comment allons-nous faire pour fuir ?

Laisse-moi y penser.

Mettons-nous un peu de pailles pour passer inaperçus.

Ça pourrait être une bonne idée, mais je suis trop grand...

Pour passer pour une gerbe. Une quoi ?

Une gerbe.

En attendant, enlevons la cape et descendons.

- On se décape ? - Oui.

- Et pourquoi ? - Un jour, tu comprendras.

Vite.

Et ne fais pas de bruit. Descends.

- Moi aussi ? - Oui.

Que fais tu ? Descends.

S'il te plait. Attends.

- Dépêche-toi. - Je suis là.

Ne fais pas de bruit.

Ce n'est pas moi, ce sont eux qui ronflent.

Qu'est ce que tu attends ? Lavons-nous.

Pourquoi dois-je me laver ? Ne devions-nous pas nous enfuir ?

Nous devons fuire devant tout le monde ?

Tu ne vois pas qu'ils ne partent plus. Lave-toi.

- Elle est comment ? - Chaude.

Papa, mais comment parlent-ils ?

Ils sont du nord.

Tais-toi ! Que dis-tu ? Pourquoi attirer l'attention ?

Excusez-le. C'est un cul-terreux du sud.

Mais d'où viennent-ils ?

Peut-être du Tyrol du Sud.

Les typiques cul-terreux du sud.

Sergent !

Bravo sergent, vous avez fait deux prisonniers.

Le prisonnier c'est moi, ce sont tous des Allemands. Dégage !

Ce sont des Allemands !

Papa, je me suis lavé.

Ce sont des Allemands.

- Nous sommes dans un camp allemand. - Où sont les Allemands ?

S'ils découvrent que nous ne sommes pas allemands, ils vont nous tuer.

Nous devons trouver deux uniformes allemands et les porter immédiatement.

Il y a tout dans la malle de Naja.

Ce caporal bavarois voulait brûler vive la vieille...

car elle lui avait refusé des œufs.

Oui, c'est une exagération...

Et il voulait nous fusiller parce que nous lui avons dit de ne pas le faire.

Mais il n'est pas si méchant que ça. Il ne ferait pas de mal à une mouche

Le caporal Hitler.

Compris, hein. A partir de maintenant, tu n'ouvres plus la bouche.

Et si tu me demandes quelque chose ?

- Je ne te comprend pas. - Et si tu me demandes quelque chose ?

Tu répondras «Jawohl». Tu sais ce que cela signifie ?

- Non. - Si.

Belle, belle et splendide Italie.

Tout est beau, les oiseaux, les enfants...

Florence, Saint Pierre, Les spaghetti, tout est beau.

Les belles femmes. Mais les Italiens...

Les Italiens sont moches, moches et il faut tous les tuer !

Tous les tuer...

parce que nous voulons conquérir L'Italie pour l'Allemagne...

Afin que notre empereur soit le plus grand !

Et maintenant, nous allons chanter ensemble !

L'ennemi a planté des mines sur un passage fondamental.

Vous devez ouvrir un passage pour une patrouille de reconnaissance.

Deux bénévoles sont nécessaires.

Je dis volontaires parce qu'il y a 99% d'y laisser la peau.

Ceux qui s'offriront...

Restent ici. Les autres sortent.

Très bien !

Vous êtes prêts à sacrifier votre vie...

Pour la victoire du grand empire austro-hongrois !

Eh bien, allez-y.

Vite.

Vite !

ATTENTION MINES

Nous ne disposons pas de matériel pour trouver des mines.

Au risque de votre vie, vous faciliterez notre avancée.

Les raquettes Caporal.

Et ils ont encore envie de plaisanter.

Vous devrez laisser des traces visibles en marchant ainsi.

Pour l'empereur ! Venez ici !

Stop ! - Par là !

Les Allemands se cachent, ça doit être un jeu.

Mais quel jeu ?

Ils nous entraînent pour être prêts quand la neige tombera.

- Papa, je vais courir. - Fais attention.

Si tous les soldats étaient comme ça...

Quoi ?

Si tous les soldats étaient comme ça, nous pourrions conquérir le monde.

Au fond, les Allemands nous veulent du bien.

Se balader dans le champ ce n'est pas si dangereux.

Dangereux ? Mais que dis-tu !

Papa, courons pour nous amuser.

Oui, et tirons-nous.

- Qu'est-ce qu'il y a, papa ? - Attends, je suis coincé.

Pourquoi s'arrêtent-ils ?

Ils sont sur une mine !

Tire un coup sec, elle va se libérer.

Ces gars-là sont fantastiques.

École prussienne...

Ils ont réussi !

Papa, ils nous appellent. Qu'est-ce qu'ils disent ?

- Qui les comprend ? - Revenez !

Ils veulent que nous repartons en arrière.

Non ! Stop !

À gauche.

Bien. Les raquettes.

Ils font des signes pour que nous enlevions nos raquettes.

Ne jetez pas les raquettes !

Que dois-je faire, monsieur l'hongrois ? Je la jette ?

Qu'est-ce qui se passe, papa ? !? Ce sont les nôtres ?!

Mais ce ne sont pas les nôtres ! Nous sommes dans un champ de mines !

Capitaine, le maréchal Von Gassman...

Veut que ces héroïques soldats passent le voir dans son quartier.

S'ils se sauvent...

Vous êtes responsable de leur arrivée au quartier général.

- J'ai peur ! Á l'Aide ! - Ne crie pas, ils nous entendent.

S'ils découvrent que nous ne sommes pas Allemands, ils nous tuent.

Ils nous applaudissent, Ils nous prennent pour des artistes. Que veulent-ils ?

Un bouton manquait à une veste d'un de vos soldats.

Je trouve cela impardonnable.

Cher colonel,

Vous avez perdu trop d'hommes pour conquérir cette position.

Nos deux héros auraient pu mourir dans ce champ de mines.

C'est impardonnable.

Vous... m'êtes antipathique.

Maintenant, vous savez quoi faire.

Celui qui fait une erreur doit payer !

Enterrez-les.

Mais où allez-vous ? Les cadavres sont là.

Général, Mme Gretel attend d'être reçue.

Eh bien, après le déjeuner, nous prendrons le café ensemble.

J'ai su au sujet de votre comportement dans le champ de mines.

Je vous ai appelés car...

Je suis heureux d'avoir deux héros dans ma caserne.

J'attends de tout le monde...

La correction maximale...

Et une précision maximale.

Tout le monde sait qu'avec moi...

Qui se trompe doit payer !

Le maréchal Von Gassman vous recevra après le dîner.

Bien. Il me donne le temps de prendre un bain d'eau de Cologne.

Au revoir.

Le général veut être bien servi. Compris ?

Pour le cuisinier.

Le cuisinier...

Eau.

Vin !

Oeuf.

Oeuf.

Pain !

Pain !

J'ai l'impression que vous avez fait quelques erreurs.

Et avec moi...

Qui se trompe doit payer !

Papa, s'ils nous voient, ils te tuent !

- C'était bien le moment de faire prout ! - Tu l'as également fait.

Tais-toi ! Regarde qui est là.

- Papa, c'est une femme. - Qui c'est ?

- Naja ! - Que fait-elle ici ?

Elle est habillée tout en noir.

Elle arrive !

Entrez, Von Gassman.

Mme Gretel...

Vous êtes toujours aussi fascinante.

Si tu éternues, je te tue.

Et vous, toujours aussi galant.

Je vous trouve changée depuis notre dernière rencontre à Vienne.

Vous vous souvenez de cette soirée dans les collines de Grinzing, pas vrai ?

Bien sûr... Mais pourquoi ne pas vous asseoir ?

Nous avons tout notre temps.

Avant, vous devez me dire pourquoi vous êtes venue ici !

Vous avez bien appris l'italien...

Pas aussi bien que certaines italiennes qui ont appris l'allemand.

Le général allemand. Alors c'est un espion.

Ces cheveux ne sont pas aussi beaux que ceux de Mme Gretel.

Il l'a scalpée.

Serait-il Indien ?

Une espionne ! Une jeune espionne qui va prendre cent ans de prison.

Il faut me dire toute la vérité et attention, ne vous trompez pas.

Car avec moi, qui se trompe doit payer !

Et même si je vous dis que je suis une espionne

Qu'ai-je à y gagner ? Je sais ce qui m'attend.

Les Italiens disent "C'est donnant-donnant".

Si vous me donnez la chance de détruire l'armée italienne avec le 420,

Je vous épargnerai.

Je préfère mourir !

Stupide héroïsme.

Si tu collabores, pas fusillée.

Où est le gros de l'armée ?

Je ne le vous dirai pas.

Je saurai tout de toute façon avec scopolamine,

Notre sérum de vérité.

Il veut la fusiller.

Non, il veut lui donner une injection. Au pire, il la fusille après.

Mais est-elle est malade ?

Lors de l'injection de scopolamine, le subconscient dit la vérité,

Même si vous ne voulez pas.

Rilk ! La scopolamine.

Allez, dépêchons-nous, nous avons perdu trop de temps avec cette espionne.

Nous devons faire quelque chose, nous devons la sauver.

Mais que pouvons-nous faire ?

Fuyons. Dépêchez-vous !

Rilk, vous avez fait une grosse erreur en me faisant

l'injection de sérum de vérité,

Celui qui se trompe doit payer !

Capitaine Bolzer au rapport.

Mais quel rapport !

Et parlez italien, nous sommes en Italie, et tout le monde doit parler italien.

Attention à ne pas faire des erreurs.

Parce qu'avec moi, qui se trompe doit payer !

Comme devront payer ces trois espions qui ont fui,

Je vais les capturer et les fusiller.

Tout comme a payé le capitaine Rilk qui m'a fait...

Une injection de sérum de vérité, ce qui fait ressortir

nos instincts enfouis dans notre subconscient,

mais je ne crains pas mes instincts car je suis un prussien.

Je peux plier mais je ne casse pas, je suis le plus brave soldat

De l'armée allemande, compris ?

Et ne me faites pas perdre plus de temps. Que voulez vous ?

Le Colonel Salle veut savoir quand la grande offensive commencera.

Si tu me donnes un baiser, je te le dis.

J'ai toujours aimé les barbus.

Bonjour, capitaine.

Mes salutations, Mlle.

Capitaine, arrêtez la charette ! Il y a trois espions dedans !

Alarme ! Il y a trois espions dans la charette !

Santa Barbara, patronne des pilotes, sauve-nous !

Le sol est plein de trous, attention !

Si vous avez peur, faites ce que je fais : Fermez vos yeux !

Papa, j'ai trouvé ces deux gros cigares.

- Quelle marque ? - Dy na mi te.

Dynamite ? Stop Naja ! Nous transportons de la dynamite,

la première bosse nous fera exploser !

Mieux vaut exploser que se faire fusiller par les Autrichiens.

- Qu'est-ce que je fais avec la dynamite ? - Jete-la sur les Autrichiens !

- Ils nous ont perdu de vue ! - Un trou !

Encore une fois au milieu des Allemands !

Dépêchez-vous les gars, montez dans l'avion !

Poussez-vous ou bien nous vous écrasons !

On a réussi les gars !

Oh mon Dieu, papa !

- Papa ! - Nous avons réussi.

Non ! Nous, nous avons réussi.

Papa, on vole ! Fais-moi descendre !

Nous nous dirigeons vers les lignes italiennes.

Fais-moi descendre !

- Eh bien, saute ! - J'ai très peur.

- Papa ! - Ferme-la !

Calmez-vous, les gars.

Tout ça à cause des paquets.

- Maintenant, tu avoues. - Je ne veux plus de paquets.

Et maintenant ? Quoi de pire que ça ?

Ils nous tirent dessus.

Ils nous prennent pour des Autrichiens. Nous devons partir d'ici.

Santa Rosalia

protecteur des pêcheurs, sauve-nous !

Hé, les gars, le 420 autrichien !

Oh mon Dieu, comme il est long !

Il faut donner sa position au haut commandement italien.

Et qui va les avertir de notre position ?

Il faut détruire ce foutu canon.

Seulement comme ça, nous pourrons libérer l'avancée de nos soldats.

Je dois rejoindre le haut commandement italien.

- Et comment ? - C'est mon problème.

Ne vous inquiétez pas. Je vais sauter en parachute.

- Qu'a-t-elle dit ? - Elle saute.

Mais elle va se faire mal. Maman !

Mais qu'est-ce qu'elle fait ? Elle est folle !

Faites ce que je fais. Sous le siège il y a un parachute.

- Un quoi ? - Un parachute.

Mademoiselle Naja ! Mademoiselle !

Elle a sauté en parachute !

Papa, donne-moi mon parachute.

- Où tu vas ? - Attends ici.

- J'arrive ! - Ne me laisse pas, attends-moi !

Lâche-moi !

Attends-moi ! Ne me laisse pas !

Papa, à l'aide, papa !

Papa, les bersagliers, nous avons gagné !

Victoire, Victoire, Victoire !

Nous avons gagné, nous avons...

Et au nom de cette victoire

Je vous demande de donner à mes deux protégés

ce qu'ils ont mérité dans cette bataille,

dans cette guerre dans laquelle ils ont si héroïquement

combattu, même avec des vêtements civils.

Ensuite, ils ne pourront plus dire "patrie ingrate".

Non, la patrie n'est pas ingrate. Je demande que la patrie

donne à ces deux braves soldats

précisément ce qu'ils doivent recevoir.

Fusillés avec les honneurs.

Je vous demande de faire une escouade d'exécution spéciale

Afin qu'ils s'en souviennent avec gratitude, avec joie.

Et non un peloton d'exécution dans le dos...

comme on donne aux soldats indignes.

Mais une exécution de face.

Et sans bandeau,

sans bandeau, avec les yeux grands ouverts.

Afin qu'ils puissent voir ces balles, le dernier message qu'envoie la patrie

directement dans leurs cœurs.

Mais quelle exécution ? Je suis un civil !

- C'est lui le coupable. - On n'a rien fait !

Nous sommes allés à la gare pour les paquets.

Je le jure, je le jure, nous avions faim !

Monsieur le Président, Messieurs de la Cour,

avant le jugement final,

Je vous rappelle que nous sommes dans une cour martiale,

en temps de guerre. Aujourd'hui tu es là, demain tu es mort...

Mais pour ces deux-là, aujourd'hui sera le jour le plus court !

Après avoir entendu l'accusation et surtout la défense,

cette cour a délibéré que les deux accusés,

Francesco Coppola et Franco Lo Grugno,

Sont absous des crimes dont ils ont été accusés

Et sont donc libérés. Je proteste !

Comment cela absous ? J'ai demandé une exécution héroïque.

Nous ferons appel à la Cour suprême.

Avec des funérailles à la charge de L'État. Je vais vous y emmener aux fusils.

Je ne veux plus voir personne. Sortez ! La séance est levée.

C'est bien. Je vais vous dire : ma mission est terminée.

Nous nous reverrons en appel.

Je pars et je suis désolé de laisser cette cour

ma permission spéciale vient d'expirer.

L'hôpital psychiatrique me l'avait relachée pour quelques heures.

Je dois y retourner à 16:30 parce qu'ils nous donnent la soupe

les prugnes cuites, et à 17:00, je fais une analyse d'urine.

Eh bien, au revoir. La sentence est celle qui a été donnée.

Mais soyons amis. Fusillons-nous comme des frères

Et rappelez-vous : Vive L'Italie, vive la France,

Á bas l'Empire austro-hongrois, un chant de guerre !

Je l'avais dit, il est fou.

Papa. Viens ou tu vas y rester.

Heureusement tout se termine bien.

Évidemment, tout s'est bien terminé.

- As-tu vu qui était le président ? - Qui ?

- Naja, Naja, qui est capable de tout. - Non

Tu te souviens, au théâtre, quand elle a imité Garibaldi, Martini,

Christophe Colomb ? Regarde, Elle s'est rembourrée

pour sembler plus grosse. Je vais te montrer. Allez, papa, viens.

- Excellence. - Quoi ?

- J'embrasse vos mains. - Non, il ne faut pas, jeune homme.

Naja, nous te remercions, tu as été phénoménale.

Naja !

Pas de blague.

Ne fais pas cette tête. Enleve cette moustache.

Mais il est devenu fou ?

Je suis très heureuse que vous avez été acquittés, les gars.

Un verdict très juste, Général.

Papa, la moustache n'est pas fausse, elle est vraie.

Aussi vrai que si vous ne partez pas tout de suite

Je vous fais fusiller. Partez !

Nous partons tout de suite.

Au revoir, monsieur le général. Ciao, Naja.

Au revoir les gars et bonne chance.

- Et que voulez-vous ? - Servir la patrie, si possible.

Encore ? Attendez au moins la prochaine guerre.

Espérons qu'elle arrive bientôt.

Vous n'êtes pas folle au moins, non ?

Enfin libres !

Libres, papa !

Papa, nous sommes libres. Je serai toujours avec toi.

Cicció.

Je te contrôle. Où l'emmènes-tu maintenant ?

Au zoo.

Mais quel zoo ?!

Ces hommes savent ce battre !

Nous avons conquis les fleuves et nous conquerrons les affluents.

Nous avons conquis Pola et nous conquerrons aussi L'Anatolie.

Trento est enfin nôtre et après Trento

nous ferons "Trento et un".

Paix et bonheur mes frères ! Paix et bonheur !

Traduit par un passant Juillet 2016

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