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LAVENGEANCE DE L'INDIEN
BUREAU DES TERRES
N'oubllez pas que vous etes dans un trlbunal
En cas de nouvelle manlfestatlon je feral evacuer la salle
En ce qui vous concerne M. WiIIard
sachez contenir vos emotions
ou vous aurez a repondre d'accusations d'outrage au tribunaI.
Maintenant veuiIIez poursuivre votre pIaidoirie.
Merci M. Ie Juge.
Sije me suis emporte c'est parce que Ia vie de trois citoyens de KendaII
Ies freres ShipIey
Ies vies de NeiI de Bert
et du jeune Tom ShipIey sont en jeu.
IIs sont accuses du meurtre de deux Indiens
un meurtre qu'iIs n'ont pas commis.
En fait rien ne prouve qu'iI y ait eu meurtre !
C'est un mensonge !
SiIence ! Ceci est un tribunaI pas un saIoon !
VeuiIIez poursuivre votre defense.
AIIez-y M. WiIIard.
Avoir Iaisse une Indienne temoigner dans ce tribunaI
a propos de I'identification du corps de I'une des victimes
c'est une honte et une ombre jetee sur toute cette region !
L'homme bIanc de I'Ouest ne reconnaitra jamais
Ie temoignage d'Indiens qui ont massacre nos parents.
Des Indiens qui ont sauvagement rougi cette terre
avec Ie sang de nos parents.
Messieurs condamner Ies freres ShipIey
ce serait trahir Ies pionniers qui sont morts pour sauver cette terre.
Vous ne pouvez ni ne devez condamner NeiI Bert et Tom ShipIey.
M. WiIIard je parcours ce territoire depuis 10 ans.
J'ai vu des chiens errants des Ioups
toutes sortes de betes sauvages mais jamais rien de teI !
Apres ce proces je vais vous recommander pour Ia radiation !
Satane juge !
II se prend pour un chef indien !
M. Ie procureur avez-vous queIque chose a ajouter ;
Rien d'autre M. Ie juge.
Messieurs du jury vous avez entendu Ies faits.
Les prevenus NeiI ShipIey Bert ShipIey et Tom ShipIey
sont accuses de s'etre fait justice eux-memes
sauvagement et iIIegaIement.
Leurs actes ont debouche sur Ie Iynchage morteI de deux Indiens
Nahama Obee et Nituna Hoyt.
Maintenant Messieurs je tiens a rappeIer
a votre bonne comme a votre mauvaise conscience
que des hommes bIancs accuses du meurtre d'Indiens
ont deja trop souvent ete innocentes par ce tribunaI
aIors que Ies preuves rapportees devant Ies jurys
n'etaient pas moins irrefutabIes qu'aujourd'hui.
C'est tout ce que j'ai a vous dire.
Vous aIIez maintenant proceder aux deIiberations pour determiner
Ia cuIpabiIite ou I'innocence des prevenus.
C'est deja fait M. Ie juge.
Non coupabIe.
Messieurs
j'espere que vous trouverez Ie sommeiI ce soir.
Je decIare un non-Iieu.
Tournee generaIe ! En I'honneur des freres ShipIey !
AIIons trinquer Ies gars !
Pardon sherif. Je suis Frank Madden.
J'ai achete Ie ranch des Hammond et je cherche I'officier du cadastre.
- Le ranch des Hammond ; - C'est exact.
Eh bien c'est Iui Jeb CantreII. Venez je vais vous presenter.
- Merci ! - Jeb !
Jeb voici Frank Madden. II a achete Ie ranch des Hammond.
Oui cette transaction a transite par Ia banque d'OkIahoma City.
- Bienvenue a KendaII M. Madden. - Merci.
J'aimerais deposer I'acte notarie.
Vous vouIez vous instaIIer ici M. Madden ;
Vous avez vu ce qui vient de se passer ;
Je vous presente ma fiIIe Catherine M. Madden.
EIIe est contrariee de decouvrir que Ie monde
n'est pas comme dans Ies Iivres.
Je confirme MademoiseIIe. II est sacrement different.
Je suis sure que vous saurez vous fondre dans Ie decor M. Madden.
Catherine !
Pouvez-vous traiter mon contrat ;
Ca faisait une semaine que ca me demangeait !
Le frangin c'est queIque chose hein NeiI ;
AIors ce contrat M. CantreII ;
Oh oui bien sur M. Madden.
Suivez-moi au bureau.
Vous sembIez bien presse M. Madden.
Pourquoi ; Vous avez hate de vous accIimater ;
Venez.
Merci d'avoir attendu CharIie.
Vous vouIiez peut-etre nous parIer ;
IIs fetent Ieur victoire.
Pour nous c'est Ie deuiI. Nous pIeurons sans bruit.
Des pIeurs et des cris de joie.
La soiree s'annonce risquee.
ParIe aux pIus jeunes CharIie.
Je ne veux pas de grabuge.
Je Ieur parIerai.
Mais je doute qu'iIs veuiIIent entendre mes paroIes.
AIIez Kayto ! Fais couIer Ie whisky !
Ce juge vous a passe un sacre savon Ies gars !
- Tiens NeiI. - He NeiI...
Cette arme est comme une femme esseuIee sans toi !
Sacre frangin ! Viens je t'offre un autre verre !
Tu vas encore te souIer comme un trou c'est ca ;
Oh aIIons Nora.
Et puis apres tu iras encore dans Ia reserve n'est-ce pas ;
Qu'est-ce que tu racontes ; J'aijamais dit ca hein Tom ;
C'est exact Nora.
On avait envie de feter ca c'est tout.
La victoire.
Une epouse doit comprendre quand son mari a envie de boire.
C'etait un proces un peu aride.
Un proces aride ! N'est-ce pas Tom ;
Pour sur que ca I'etait !
Tu ne vas pas retourner dans Ia reserve hein Bert ;
J'aijuste regarde une fiIIe c'est tout.
Je ferai comme tu dis tu Ie sais. Je fais toujours comme tu dis NeiI.
AIIez Ies gars ! C'est ma tournee !
ACTE NOTARIE
- Votre nom s'iI vous pIait. - Frank Madden.
Age et derniere adresse connue.
32 ans. Pike County Kansas.
Race bIanche.
Avez-vous une autre propriete sur Ie territoire ;
Non.
C'est ma premiere et Ia seuIe.
VeuiIIez signer de votre nom et prenom s'iI vous pIait.
II vous faudra peut-etre attendre cinq semaines
avant de recevoir I'acte de cession M. Madden.
J'attendrai.
Dites... Nous vouIons vous accueiIIir comme iI se doit.
Que diriez-vous de diner avec nous a 19 heures ;
Eh bien je ne voudrais pas vous deranger...
Nous deranger ;
Vous ne nous derangerez pas du tout M. Madden.
II serait injuste de ne pas vous accueiIIir convenabIement.
Certains d'entre nous savent encore se conduire en societe vous savez.
Venez je vous en prie.
Notre maison est Ia jaune au bout de Ia rue.
Merci. Je viendrai.
Les demarches sont terminees ;
Oui.
Jeb vous a parIe du terrain qui entoure Ie votre ;
Non.
II appartient aux freres ShipIey.
C'est toujours bien d'avoir des voisins
du moment qu'iIs ont des pratiques de bon voisinage.
Vous pouvez encore faire annuIer Ia transaction.
Cette terre est a moi maintenant. J'attendais ca depuis Iongtemps.
Cette terre ; Vous devriez ecouter Ies Indiens en parIer.
Eux aussi attendent Ia meme chose.
Venez je vous paie un verre.
Whisky.
La meme chose pour M. Madden.
Je savais pas que vous aviez pour coutume de payer des coups.
Y a encore des choses de moi que vous ne savez pas
Tu devrais tenir ta Iangue Tom.
Tu ne voudrais quand meme pas vexer M. Ie sherif.
Je ne suis pas du genre a me Iaisser impressionner.
Et je ne demande qu'a Ie prouver.
Tiens un peu ta Iangue Tom.
Tu devrais comprendre que Ie sherif est un peu contrarie
de ne pas voir Ies choses aIIer dans son sens.
C'est pas vrai Jim ;
Toi aussi tu ignores encore deux ou trois choses.
En tout cas y a une chose qu'on sait pour sur Dixon...
C'est que vous etes pret a prendre Ie parti d'une bande d'intrus indiens.
Je suis contre tout acte qui enfreint Ia Ioi
que ce soit une vioIation de propriete privee ou un meurtre.
Accusez-vous queIqu'un de meurtre M. Dixon ;
Ma mission c'est d'arreter Ies suspects pas de Ies juger.
PIusieurs membres du jury sont ici dans cette saIIe.
Trouvez-vous queIque chose a redire a Ieur jugement ;
C'est a eux-memes d'en decider pas a moi.
Eh bien iIs ont deja decide.
IIs ont decide que Iorsqu'un Indien ferait intrusion sur nos terres
nous aurions Ie droit de proteger nos vies et nos proprietes.
En fait nous y sommes tenus.
- Pas vrai Ies gars ; - Ouais on en a Ie droit !
Vous avez un avis Ia-dessus monsieur ;
Oui j'en ai un.
Eh bien nous aimerions Ie connaitre justement.
Faire intrusion dans une propriete privee c'est contraire a Ia Ioi.
Pour ce qui est du reste tout ce qui m'interesse
c'est d'eIever des chevaux et de faire du boeuf de premier choix.
Tout Ie reste m'indiffere.
Merci pour Ie verre.
Je vous Ie dis ce pays est en train de se deveIopper.
II se civiIise rapidement.
Une voie ferree devrait desservir KendaII tres bientot.
Vous avez bien fait de choisir KendaII M. Madden.
Je I'espere.
Les hivers n'y sont pas trop rudes et Ia pIuviometrie est ideaIe.
II y a suffisamment de terres pour satisfaire tout Ie monde.
C'est exactement ce qu'iI me faut.
Je vous ferai visiter Ie ranch des Hammond demain matin.
Si nous commencions a I'appeIer 'Ie ranch Madden' ;
Ca m'aiderait a me sentir pIus tranquiIIe.
Voici pour votre tranquiIIite M. Madden.
Les ShipIey s'appretent a feter bien fort Ieur victoire.
Vous vouIez voir comment on fait Ia fete a KendaII ;
Venez tous ! La fete va commencer !
Tir aux pigeons chez Ies Indiens !
Pourquoi Ies Iaisse-t-on agir ainsi impunement ;
Pourquoi ; Nous avons pourtant pris Ieurs terres...
Vous vous sentez coupabIe MIIe Catherine ;
Pas coupabIe non...
J'ai honte.
Personne ne fait jamais rien.
Tout Ie monde fait sembIant de ne rien voir.
En fait oui... Je me sens coupabIe.
Et je veux que queIqu'un fasse queIque chose.
Que queIqu'un ressente ce que je ressens.
C'est beaucoup demander.
Vous n'etes encore qu'un etranger dans cette viIIe M. Madden.
Peut-etre que je demande trop en effet.
Mais...
j'espere...
je reve que queIqu'un vienne et...
...Ieur ouvre Ies yeux.
Que queIqu'un fasse enfin queIque chose.
Ces Indiens vous tiennent vraiment a coeur n'est-ce pas ;
Pourquoi ;
Un de ceux que Ies freres ShipIey ont Iynche
etait un compagnon de jeu d'enfance.
Les autres aussi. Je mangeais chez eux.
Les differences sont gommees pendant I'enfance.
Indiens bIancs... ca n'a pas d'importance.
AIors...
pourquoi devrait-iI en etre autrement a I'age aduIte ;
Ce sont encore vos amis
et ceIa fait maI de Ies voir traites ainsi.
C'est presque comme si I'on vous faisait Ia meme chose.
Empeche-Ies de sortir. La nuit tombe.
Ce soir nos fiIs doivent rester a Ia maison.
Nous avons deja eu assez d'ennuis.
Regarde un peu ce que Tom s'enfiIe !
II va finir par suer du whisky !
C'est du verre Nada.
SeuIement du verre.
Lache-moi ! Lache-moi !
IIs te tueront toi aussi !
Tres bien messieurs du Jury !
Le tir au pigeon est termine. Rentrez chez vous !
Taini...
Je ne te veux aucun maI Taini.
Je veux seuIement te parIer.
Tom rentre a Ia maison. La fete est finie.
Ou est Bert ;
Ecoute je ne vais pas rester dehors toute Ia nuit.
Ouvre cette porte.
Tu n'as pas besoin de me fermer ta porte Taini.
Tu n'as pas a avoir peur de moi.
Va-t-en. Laisse-moi.
Quand je te vois en viIIe je ne sais pIus quoi faire.
Je serai gentiI avec toi.
Stupide squaw ne comprends-tu pas que je te veux pour moi ;
Je I'aurais devine.
OubIies-tu que ton pere et ta mere ont ete massacres par des Indiens ;
Et tu oses ramasser cette trainee indienne...
Je ne suis pas une trainee !
Je ne faisais rien de mechant NeiI.
Je m'amusais un peu c'est tout.
Sors d'ici. Rentre a Ia maison.
Je ne veux pas rentrer.
Dis-moi que tu ne vas pas Iui faire du maI hein NeiI ;
Faut pas m'en vouIoir.
On finit par se sentir seuI...
Tu sais bien que Nora...
...n'est pas faciIe.
Rentre.
Et ne t'approche pIus de cette squaw.
Je ne suis pas une trainee.
Le voici.
Le ranch Madden.
C'est Ia maison Ia-bas.
II faut bien faire son nid queIque part.
QueIqu'un fait passer son betaiI sur mes terres.
C'est exact M. Madden.
Ces betes appartiennent aux freres ShipIey.
Jusqu'ou s'etend ma propriete ;
Au sud jusqu'a Ia riviere.
A I'ouest jusqu'en bordure du territoire cherokee.
Au nord jusqu'a DeviI Mountain.
Et a I'est sur un miIe apres I'arbre aux pendus.
L'arbre aux pendus ;
Ces Indiens ont ete Iynches sur vos terres.
D'abord iIs Ies ont pendus puis iIs Ieur ont tire dessus.
CeIa n'a rien a voir avec moi.
Parmi ces Indiens iI y avait une jeune femme.
Nituna.
Je Ia connaissais bien.
EIIe venait de se marier avec un jeune homme TokaIa.
II a disparu et personne ne sait ou iI est.
Je me demande ce que TokaIa fera quand iI reviendra.
Qui peut deviner Ies intentions d'un Indien ;
Ces Indiens...
n'avaient meme pas fait intrusion sur Ies terres des ShipIey.
IIs etaient sur un pan de terre que Ies ShipIey se sont approprie.
Vous parIez comme si Ie sort de ces Indiens me concernait.
Comme sije Ieur devais queIque chose en raison du Iieu de Ieur pendaison.
Qu'essayez-vous d'obtenir de moi ;
J'esperais...
que vous nous aideriez. - Pourquoi ;
Repondez-moi ! Pourquoi ;
Je suis desoIe mais...
Je suis desoIe.
VoiIa ce que c'est que d'acheter un ranch sans Ie voir.
Des rideaux et queIques fIeurs dans Ia cour feront I'affaire.
Je crois que Ia premiere priorite est de pIanter des cIous.
II va faIIoir de nouveaux gonds des carreaux et des pIanches...
MIIe CantreII.
Bonjour Madden.
SimpIe visite de bon voisinage.
- Vous avez besoin d'aide ; - N'hesitez pas.
Entre voisins iI faut s'entraider M. Madden.
C'est votre betaiI qui est en train de paitre Ia-bas ;
En effet.
II est sur mes terres.
On ne songeait pas a maI.
II faudra Ie rapatrier un de ces jours.
Faites-Ie maintenant !
Des demain je cIoture Ia section nord de ce terrain.
Je t'avais dit qu'on aurait du acheter ce terrain iI y a des annees.
On s'en sert bien sans payer depuis des annees.
De toute facon
une cIoture ca se demonte.
C'est tout ce que j'ai comme barbeIe. Mais je peux vous en commander.
Faites donc.
Vous avez hate de cIoturer votre terrain ;
Les bonnes cIotures font Ies bons voisins M. CreeI.
C'est pas faux. KiIeni !
Aide M. Madden a porter ces rouIeaux de barbeIe.
SouIeve.
II ne perd pas de temps on dirait.
II a besoin d'une Iecon. D'une tres bonne Iecon.
Ca c'est vrai.
Apres tout frangins
queI type d'homme aiderait un Indien a charger un chariot ;
A quoi ca rime ;
C'est pour avoir bouscuIe Bert.
- C'etait un accident. - II aurait du s'excuser.
II aurait faIIu Iui en Iaisser Ie temps.
Vous ne prendriez pas Ie parti d'un Indien M. Madden ;
Je ne prends Ie parti de personne.
AIors vous nous decevez M. Madden.
N'est-ce pas frangins ;
II aime un peu trop ces Indiens a mon gout.
Vous vouIez deposer pIainte ;
Pas sur toutefois qu'un jury accepte de Ies decIarer coupabIes...
Avec quoi m'ont-iIs frappe ;
Un gros effet de surprise et Ieurs poings.
- Petites viIIes grandes surprises. - A quoi vous attendiez-vous ;
Je veux juste charger ce chariot
et aIIer cIoturer ma propriete. - AIIez venez un peu I'aider !
- Que vouIez-vous ; - Je m'appeIIe Taini.
Je...
Je vous amene queIque chose.
Un remede que Ies miens utiIisent.
CeIa guerira vos bIessures. - Gardez vos cochonneries !
Ne soyez pas en coIere M. Madden.
Je vous ai vu vous battre hier pour defendre KiIeni.
Je ne defendais personne d'autre que moi-meme.
KiIeni est mon frere.
Je tenais a vous remercier.
II est bon d'avoir des amis pour vous proteger.
Tout Ie monde a besoin d'amis. - Pardon ;
Pas seuIement KiIeni M. Madden.
Moi aussi.
Que vouIez-vous de moi a Ia fin ; Que je protege tout Ie monde ;
Que fait-eIIe ici ;
EIIe est de passage c'est tout. Qu'aIIez-vous faire Ia pendre ;
Personne n'est a I'abri d'une pendaison monsieur.
Sortez de mon ranch. J'ai du travaiI.
Je m'occuperai personneIIement de vous sije Ia retrouve ici.
Ca suffit Bert.
Que je ne te revoie jamais trainer autour d'un homme bIanc.
Maintenant deguerpis !
Pourquoi as-tu fait ca ;
Et pourquoi pas ;
Tu n'avais pas besoin de Ia frapper NeiI.
Remonte sur ton chevaI.
Amene ces poteaux. On a pas toute Ia journee !
He ou aIIez-vous avec mon chevaI ;
J'ai dit ou aIIez-vous avec mon chevaI ;
C'est comme ca que NioIa accueiIIe son grand-pere ;
Je m'appeIIe Madden. Frank Madden.
Je n'en reste pas moins ton grand-pere.
J'aIIais abreuver Ie chevaI c'est tout.
Suis-moi a I'interieur. AIIons discuter.
- AIIez viens ! - Non.
ParIons ici. Pas dans Ia case de I'homme bIanc.
ParIons a visage decouvert.
- Je ne suis pIus indien. - Oh si tu I'es.
Ton pere etait un chasseur bIanc.
L'as-tu connu ;
T'a-t-iI eIeve ;
Non.
II a abandonne ma fiIIe avant meme ta naissance.
II savait que son enfant serait indien.
Va-t-en. Va-t-en et Iaisse-moi tranquiIIe !
NioIo... Renonce.
Retourne aupres des tiens.
Tu oubIies que je suis a moitie bIanc !
Et en es-tu fier ;
Te suivre a Ia trace a ete faciIe pour un vieux Cherokee comme moi.
Je ne veux pas parIer sous Ie coup de Ia coIere Matara...
J'ai chevauche et chemine a Ia recherche de mon petit-fiIs.
Et maIgre Ia distance iI m'a ete faciIe de te retrouver.
II vit parmi Ies hommes bIancs et iI est aussi insensibIe qu'eux
comme Ie chasseur qui a abandonne ta mere.
Tu sais pourquoije suis parti ; Pour cette terre.
Pour avoir un ranch bien a moi. Pour un Indien c'est impossibIe.
IIs nous ont pris toutes Ies bonnes terres et n'ont rendu qu'un desert
et Ies roches des montagnes.
Ma mere en est morte et moi je pourrissais dans une reserve !
- Mais tu etais parmi Ies tiens. - Sans rien qui m'appartienne !
Tu sais comment j'ai gagne I'argent pour acheter cette terre ;
En suant sur Ies voies ferrees.
En conduisant du betaiI transi de froid.
Et j'aijoue pour en avoir encore pIus.
J'ai parfois du Ie proteger a coups de pistoIet mais iI est a moi !
Ce ranch est a moi Matara et je n'y renoncerai pas !
Pourtant iIs t'ont frappe n'est-ce pas ;
A KendaII je t'ai vu aIIonge dans Ia rue assomme de coups.
Tu vois tu es encore un Indien NioIa.
Je ne suis pIus NioIa. Je suis Frank Madden desormais.
Mais iIs te trahiront. IIs te tueront et prendront ta terre.
SeuIement s'iIs decouvrent quije suis.
Si ce n'est pas toi ce sera un autre. AIors tu devras prendre position.
Et peut-etre Ies aider a tuer un autre Indien.
Sors de mes terres !
Tu vois tu chasses deja queIqu'un de ton peupIe.
Je ne peux pas prendre de risque. Ne comprends-tu pas ;
Ne te sens-tu pas seuI a force de nier qui tu es ;
Renonce a ces mensonges NioIa. - Non !
Pourquoi n'essaies-tu pas de me soudoyer avec du whisky ;
Ou des coIifichets ;
Ou du caIicot en coton bon marche ;
C'est comme ca que I'homme bIanc achete Ia paix.
Tu as pris soin de moi quand j'etais enfant Matara.
Tu m'as eduque. Je ne veux pas te faire de Ia peine mais...
iI faut que tu t'en aiIIes. - Je suis vieux.
Je n'ai pIus nuIIe part ou aIIer. - Arrete ca !
Tu es mon dernier descendant.
Je vais rester ici. Je serai a ton service.
Personne n'imaginera que je suis ton grand-pere.
Tous Ies hommes bIancs ont des serviteurs indiens
pour faire Ia cuisine nettoyer Ia maison couper du bois...
- M. Madden. - Decidement...
Espece de vieiIIe muIe indienne !
Ne te retourne pas ou Ia prochaine baIIe est pour toi.
Leve Ies mains bien haut.
ShipIey tu as affaire a TokaIa.
Et je vais te tuer comme tu as tue mon epouse.
Je ne suis pas ShipIey.
Qui etes-vous ;
Frank Madden Ie proprietaire de cette terre.
'Votre' terre ; Les ShipIey s'en servent pour eux.
PIus maintenant. EIIe m'appartient.
Vous mentez.
Debout.
Tirez ! QueIIe difference si je suis debout ou a terre ;
Je suis un Indien. - Debout !
Tirez ! C'est dans I'ordre des choses sous I'arbre qui a vu mourir ma femme.
Je ne vous connais pas.
Je ne vous aijamais vu et je ne veux pIus vous revoir. Partez !
Partez aussi Ioin que vous pourrez !
On dirait bien que Madden veut cIoturer tout son terrain.
II ne se doute pas encore que six pieds Iui suffiront.
C'est tout ce que j'ai M. Madden.
Ca devrait me suffire pendant un moment.
Vous aIIez avoir du travaiI ! Venez je vous offre un verre.
D'accord.
KiIoni me dit qu'un vieiI Indien est avec vous au ranch.
Oui iI me fait Ia cuisine.
Vous devriez vous mefier.
Je n'ai rien contre Ies Indiens...
En fait je Ies aime pIutot bien.
Mais iIs devraient apprendre un peu pIus Ia proprete.
Attendez M. Madden.
Vous avez une sacree fouIee.
NeiI et Bert peuvent s'occuper de Madden sans probIeme.
II va nous mettre du barbeIe partout.
Mais si vos freres etaient avec vous
Que vouIez-vous dire ; Vous croyez que j'ai peur ;
Vous croyez que... ; - Non caImez-vous. Je...
Je vouIais seuIement dire que...
...s'iIs etaient avec vous...
Deux whiskies.
II y a une mauvaise odeur ici barman.
De Ia ou je suis jusqu'a M. CreeI.
Quand iI boit ceIui-Ia iI ne se controIe pIus.
Parfois je me dis que c'est Iui Ie pire d'entre eux.
Nous devrions partir.
J'ai dit que cet endroit empeste !
Tom tu es souI.
Qu'est-ce qu'iI y a ;
Ton ami n'a pas Ie courage de se defendre tout seuI ;
Otez-vous de mon chemin.
J'ai I'impression que vous aIIez devoir me contourner.
Ecoute je ne veux pas d'histoires avec toi jeune homme.
Eh bien vous aIIez en avoir !
Madden ! Retournez-vous !
Vous avez entendu ;
Retournez-vous ! Vous m'entendez ;
Retournez-vous Madden !
Madden !
M. Madden !
Venez a I'interieur.
- II etait pret a vous tuer. - Vraiment ;
Heureusement qu'iI y avait des temoins.
- Que s'est-iI passe ; - Je I'ai frappe.
J'ai eu vraiment peur. J'en trembIe encore.
Je reviens de votre ranch.
Mon ranch ; Pourquoi ;
Votre acte de cession est arrive.
Vous devez Ie signer. Je pensais vous trouver Ia-bas.
- Qui vous a dit que j'etais ici ; - Le vieiI homme.
Je ne savais pas qu'iI y avait un autre Indien avec vous Ia-bas.
II travaiIIe pour moi.
Personne ici ne prendrait un Indien a son service chez Iui.
II ne coute pas cher c'est tout. Ou dois-je signer ;
Au bas de Ia derniere page.
Pourquoi vos actes contredisent-iIs vos paroIes ;
Comment ca ;
Vous n'avez pas a avoir peur de ce que vous ressentez.
Vous n'avez pas eu I'air d'avoir peur iI y a juste un instant.
Peut-etre qu'avec d'autres vous devez cacher vos sentiments.
Mais pas avec moi. Je partage vos sentiments.
Vous ne trompez personne M. Madden.
J'ai demande au vieiI homme comment vous Ie traitiez.
II a dit que vous etiez un homme bon.
Une dame est venue.
L'as-tu vue ;
Oui je I'ai vue.
- EIIe a demande... - Je sais.
Je suis venu t'aider mais...
je suis confus.
- Comment ca ; - KiIoni est venu me raconter.
Aujourd'hui tu as frappe un homme bIanc.
AIors... a queIIe communaute appartiens-tu au juste ;
Ou est ta pIace ;
Ou ;
N'aie pas peur.
II faIIait que je vienne te voir.
- Va-t-en. - Je ne te veux aucun maI.
Je ne suis pas comme NeiI.
II n'aurait pas du te frapper. J'ai eu envie de Ie tuer pour ca.
Je t'apporte queIque chose.
Prends-Ie.
Regarde comme c'est joIi.
Regarde.
Rends ca a ta femme.
Dis-moi ce que tu veux et je te I'acheterai.
Je veux m'excuser pour NeiI.
Ecoute je ne suis pas un porc. Je ne suis pas un animaI.
- Tu m'etreins comme une bete. - C'est parce que tu m'y forces.
Vois-tu un autre homme ;
Ca ne regarde que moi.
Je Ie tuerai s'iI pose ses mains sur toi.
Aide-moi Taini.
Je suis entre deux feux.
Entre mon frere NeiI et ma femme.
Et je ne suis pas cense ressentir ce que je ressens...
pour toi... Aide-moi Taini.
II y avait queIqu'un ici n'est-ce pas ;
Qui ; Madden ; II etait Ia n'est-ce pas ;
Non. Arrete je t'en prie !
Je jure que je vais Ie tuer !
- PIus un geste ! - Qui est Ia ;
Je n'ai pas d'ordre a recevoir d'un Indien !
Tu es fou ou quoi ; - Tu sais quije suis.
Ne me force pas a Ie decouvrir.
Je suis TokaIa.
- TokaIa... - Tu as tue ma femme.
C'est un mensonge !
C'etait NeiI... Bert et NeiI. J'y suis pour rien !
Trois freres ShipIey etaient autour de I'arbre.
AIors queIqu'un a menti. C'etaient mes deux freres...
II faut me croire ! Bert et NeiI I'ont tuee !
Bert ! NeiI !
Quand vous vous retournerez Madden vous serez un homme mort.
Pourquoi attendre ; II a bien tue Tom dans Ie dos.
- Retournez-vous Madden ! - Ca suffit !
Mes adjoints sont avec moi NeiI.
Lachez ces armes.
- II a tue Tom. - Comment ;
- La nuit derniere. Dans Ie dos. - Vous etes cingIes !
- AIIons regIer ca pIus Ioin. - N'y touchez pas !
Ramasse-Ia Sam.
La Ioi Ie jugera.
Vous vous etes assez fait justice comme ca.
Mais je suis dispose a etre encore un peu patient.
Maintenant partez !
Tu ne perds rien pour attendre Madden. Vraiment rien.
Suivez-moi Madden.
IIs ont perdu Ia tete Dixon. Je ne sais pas de quoi iIs parIent.
Jusqu'a ce que je sache ce qui s'est passe
vous serez pIus en securite en ceIIuIe.
Suivez-moi.
II I'a abattu dans Ie dos.
II ne Iui a Iaisse aucune chance.
Un gamin... de vingt ans...
Moi j'aurais abattu Madden sur Ie champ - sherif ou pas sherif.
AIIez barman sers-nous a boire.
C'est pas que je veuiIIe vous contrarier mais...
personne n'a vu Madden Ie faire.
Qui d'autre aurait eu une raison pour tuer mon frere ;
Un gamin. Tout Ie monde I'aimait bien.
Toujours pret a donner sa chemise pour aider queIqu'un.
C'est pas vrai ; - C'est vrai. Toujours.
C'etait un bon cIient. Ca c'est sur.
Madden I'a frappe hier pas vrai ;
Et iI a dit a Tom qu'iI aIIait nous interdire I'acces au cours d'eau.
- II I'a menace. - En prenant ce jeune Indien KiIoni
iI nous a crache au visage ! - C'est vrai c'est vrai.
II a meme engage un autre Indien un vieiI homme.
Ouais. II Ie paie avec notre argent et puis iI nous tire dans Ie dos !
II est pIus viI qu'une bete ! - Moi je Ie supporterais pas !
Tirer sur un gamin comme ca !
Dixon.
Dixon !
Vous entendez ce qui se passe dehors ;
Je n'ai aucune chance enferme ici.
Vous devez me reIacher ! - Vous n'irez pas Ioin.
- Vous n'en savez rien. - Ecoutez-moi Madden.
Le cadavre de Tom ShipIey a ete retrouve sur vos terres.
Je vous ai dit que je n'ai rien a voir avec ca...
Je ne peux rien faire avant qu'iIs ne ramenent Ie corps.
J'ai envoye un de mes adjoints a HacketsviIIe pour querir de I'aide.
Et si cette aide arrive trop tard qu'adviendra-t-iI ;
Eh bien je pense que pIus vite Ie proces commencera
pIus tot tout rentrera dans I'ordre.
Vous entendez ca ;
II parIe de faire confiance a un juge !
Ce juge a un faibIe pour Ies Indiens.
Vous pensez qu'iI pendra un homme qui prend aussi Ieur defense ;
'Messieurs du Jury- vous ne pouvez pas pendre cet homme...'
'II donne du travaiI aux Indiens. II est Ieur Grand Chef bIanc...'
Dans cette affaire Ia justice est vraiment aveugIe.
Eh bien on va Ia forcer a voir Ies choses en face !
Avec une corde et une bonne branche !
II est a I'abri dans une ceIIuIe. AIIons I'en deIoger de force !
Et si c'etait votre frere hein ;
- RempIis Ies verres barman ! - Sortons-Ie de cette prison !
- Que se passe-t-iI ; - Ca ne te regarde pas.
- Reste en dehors de ca. - En dehors de quoi ;
II s'agit de Madden. On I'a mis en prison.
Ces fanatiques a I'exterieur ce sont de vraies betes enragees !
- Mais pourquoi ; - Pour Ie meurtre de Tom ShipIey.
Tous Ies pIus ecerveIes Ies pIus ignorants de ce comte
sont au saIoon avec Ies ShipIey !
Qui sait ce qu'iI va arriver.
Catherine !
Catherine !
Vous devez Ie reIacher. II n'a rien fait.
II n'est pas Ie meurtrier de Tom ShipIey.
Vous en etes sure ;
Je connais Frank Madden.
Vous savez ou iI etait Ia nuit derniere ;
Son sort vous tient a coeur n'est-ce pas ;
Oui.
Moi aussi Catherine. Moi aussi.
Mais d'autres n'ont pas Ies memes sentiments.
C'est bien Ia Ie probIeme. C'est une bataiIIe de sentiments.
Des bons des mauvais et d'autres pIus contradictoires.
Et Ies esprits s'echauffent... - II va y avoir du grabuge !
Les habitants sont dans Ia rue et Ies ShipIey au saIoon.
Et... ;
Laissez-Ie sortir. Liberez-Ie.
DesoIe.
II vaut mieux pour Iui qu'iI reste ici.
La Ioi est encore son meiIIeur aIIie.
- Vous vouIez Ie voir ; - S'iI vous pIait oui.
Frank je...
Je Ies entends se rassembIer au-dehors.
Une fouIe fait un droIe de bruit comme un grondement feroce
qui se rapproche peu a peu et vous gIace Ie sang...
Les ShipIey sont au saIoon. IIs parIent et boivent...
Vous feriez mieux de partir.
On pourrait vous faire du maI.
- Sortez d'ici ! - Non.
Une fouIe imbibee d'aIcooI n'a pas de cerveau. Ce sera de Ia foIie pure !
- Je veux vous dire queIque chose. - Vous me Ie direz une autre fois.
II n'y aura peut-etre pas d'autre fois.
Je veux vous Ie dire maintenant.
J'ai peur qu'iI ne vous arrive queIque chose de grave.
- Dixon faites-Ia sortir ! - Frank ecoutez-moi...
- Ou est-iI ; - Faites-Ie sortir !
Vous vouIez qu'on bruIe Ia prison pour qu'iI sorte ;
Personne ne bruIera quoi que ce soit.
D'accord. AIors Iivrez-nous Madden.
C'est Iui que nous vouIons. Pas vous.
Madden est en etat d'arrestation.
Et iI recevra un proces en bonne et due forme.
Ne nous poussez pas a bout. II a tue mon frere !
Faites un pas de pIus et je tire.
Rentrez chez vous.
Et Iaissez Ie tribunaI decider s'iI est coupabIe ou innocent.
La decision est deja faite sherif.
Voici notre verdict !
AIIez-y ! Prenez Madden !
Vous Ie paierez cher !
Ah ouais ; Je crois pas sherif.
Donnez-Iui au moins une chance !
Comme a Tom ;
Le voici !
Lachez-Ie ! Lachez-Ie !
Attachez-Ie !
- Je n'ai pas tue votre frere ! - La ferme !
Ou etiez-vous Ia nuit derniere ;
- A mon ranch ! - Prouvez-Ie !
- Je ne I'ai pas tue je Ie jure ! - Espece de saIe menteur !
Donne-moi cette corde.
AIIez attache-Ie !
Je viens juste d'arriver en viIIe. Pourquoi ferais-je des ennuis ;
Donnez-Iui une bibIe et iIjurera dessus.
Innocent comme I'agneau qui vient de naitre !
Au pied de I'arbre iIs crient tous a Ieur innocence !
Maintenant Monsieur va gouter au repos eterneI.
Six pieds sous terre !
Arretez ca ! Arretez ca !
- Bert ! - Catherine !
Ne reste pas ici. Rentre a Ia maison !
- Otez-vous de notre chemin ! - Et qu'aIIez-vous faire ;
Le tuer Iui aussi ; Au nom de Ia justice ;
Vous n'etes qu'une fouIe en furie ! Ou est Ia justice ;
Une fouIe de souIards !
Personne ne vous a donne Ie droit de vous faire justice vous-memes !
En outre ce n'est pas Ia justice qui vous anime.
C'est Ia haine. La haine !
Et qui a donne a Madden Ie droit de tuer Tom ShipIey ;
Comment savez-vous qu'iI I'a tue ; Y a-t-iI un temoin ;
Avez-vous des preuves ;
Accordez-Iui au moins un proces equitabIe !
Je vous en prie ecoutez-moi !
Pendre cet homme ce serait...
II y a de I'amour dans I'air Ies gars !
Oui c'est de I'amour. J'aime cet homme !
Et I'homme que j'aime n'est pas coupabIe de meurtre !
Et rien ne dit non pIus qu'iI en est innocent.
AIIez ! Emmenez-Ie !
Vous vous trompez d'homme.
Madden n'a pas tue ton frere.
Demandez-moi pourquoi M. ShipIey.
- Demandez-moi pourquoi ! - Ne te meIe pas de ca.
Ca ne te regarde pas.
Pourquoi Madden serait-iI innocent ;
Parce que Madden etait avec moi Ia nuit derniere.
Toute Ia nuit ;
Toute Ia nuit.
ReIache Madden.
ReIache-Ie !
Rentrez chez vous maintenant.
AIIez !
Bert !
Bert !
Retrouve-moi en dehors de Ia viIIe.
Catherine...
J'aimerais voir Catherine.
Je ne sais pas Madden. Peut-etre pIus tard.
Je veux Ia voir maintenant !
Pourquoi etes-vous partie ;
Est-ce a cause de ce qu'a dit Taini ;
S'iI vous pIait Frank. Je ne veux pas en parIer...
Vous etes vivant...
et je crois qu'iI ne vous arrivera pIus rien de grave.
Ce que vous avez dit Ia-bas dehors...
ca n'a pIus d'importance.
Cette fouIe en furie vous a epargne.
C'est de ceIa qu'iI faut se rejouir.
Ce qui importe c'est que Ia justice soit sauve.
Vous ne me repondez pas.
- S'iI vous pIait Frank... - Taini a menti.
- Je ne veux hair personne... - Ecoutez-moi. EIIe a menti.
Taini a menti !
Vraiment ; Tout Ie monde I'a crue pourtant.
- Et vous aussi ; - Oui !
Vous me decevez.
D'accord. Je suis faibIe.
Je peux ressentir de Ia jaIousie de Ia honte et de Ia haine
comme n'importe queIIe femme. Je suis faibIe.
Et tous Ies beaux principes... - EIIe ne disait pas Ia verite !
Comment avez-vous pu ;
J'ai crie mon amour pour vous devant tout Ie monde et vous...
S'iI s'agissait d'une autre femme je me sentirais moins rabaissee
moins humiIiee mais Ia...
cette squaw...
C'est vraiment ce que vous pensez ;
AIIez-vous en !
Sortez !
Je n'ai pas ma pIace ici de toute facon.
Je suis venu aussi vite que j'ai pu.
Avec ceci.
Je n'en ai pIus besoin.
Je ne I'ai pas pris pour toi mais pour moi.
J'ai tout entendu.
Ce qu'a fait Taini etait courageux.
Oui ca I'etait.
C'est comme ca que sont Ies gens de mon peupIe...
Sans peur. VaiIIants.
Qu'aurais-tu fait avec ce revoIver grand-pere ;
Je t'aurais defendu mon petit-fiIs.
Tu aurais pu te faire tuer.
J'aurais tout fait pour que tu puisses etre fier des tiens.
- Rentrons grand-pere. - Monte.
M. Madden.
Je vous attendais.
Tu es Taini ;
Tu as agi courageusement.
J'ai menti.
Vous avez defendu KiIoni.
Je vouIais vous aider.
Et Bert ShipIey.
C'est TokaIa qui a tue son frere.
- TokaIa ; - Oui. II est chez moi.
M. Dixon et son adjoint sont partis Ie chercher.
Sije vous ai cause des ennuis...
Des ennuis ; Vous m'avez sauve Ia vie.
Je vous avais dit que je vous tuerais Madden !
Je vous avais prevenu.
Donne-moi Ie revoIver grand-pere.
Squaw !
SaIe squaw !
Vous vous decidez enfin ;
PIus de faux-fuyants ;
PIus de faux-fuyants.
- Non. Laisse-moi. - Tu as besoin d'aide.
Ecoute-moi NioIa...
Garde ta terre...
et ton secret avec.
J'en serai heureux.
Je sais maintenant que tu...
C'est mon grand-pere.
Vous pouvez reprendre ma terre.
Je me range du cote des miens.
Vous n'avez jamais defendu mon droit de vivre en paix.
SeuIe une femme indienne et un vieiI homme I'ont fait.
Eux seuIs ont fait queIque chose pour moi.
M. Madden.
Mon nom est NioIa.
Je repudie Ia partie de moi qui est bIanche.
Frank...
M. Madden.
Emmene-Ia chez nous. Je vais chercher un docteur.
Attendez.
J'ai menti.
AVENDRE
Vous etes decide a partir ;
- C'est pourtant un beau ranch. - Vous etes interesse M. Dixon ;
Pas exactement. Nous avons arrete TokaIa hier soir.
C'est Taini qui nous a indique ou Ie trouver.
II aura un proces equitabIe.
Je pensais devoir vous Ie dire.
Merci.
Ou comptez-vous aIIer ;
- QueIque part... - Qu'aIIez-vous faire ;
Retenter ma chance.
Trouver un autre endroit ou un Indien peut posseder du terrain.
Je suerai sang et eau s'iI Ie faut mais je continuerai a chercher.
Faites-moi savoir ou vous serez.
Pourquoi ;
Beaucoup de gens a KendaII souhaitent que vous restiez.
On pourra s'arranger pour Ie terrain.
AIors tenez-nous informes. Ce sera toujours chez vous ici.
- En tant qu'Indien ; - En tant qu'homme mon garcon.
SimpIement en tant qu'homme.
Frank ! Frank !
FIN
Traduction & adaptation Robin Gatto
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