All language subtitles for One.Nation.One.King.2018.FRENCH.HDRip.XviD-FuN

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian Download
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Marre de streamer ? Apprends le code web Gratuit et non scolaire: www.becode.org

Le Seigneur n'est pas venu pour �tre servi, mais pour servir.

Bient�t, j'aurai des sabots.

De l'eau, vite !

S'il faut combattre, il faut combattre.

Avec des piques, des fusils, des canons, des marteaux.

Combattre pour se d�fendre.

Ce n'est pas un crime.

Vous avez lib�r� quoi ?

Sept pauvres diables. Un fou, quatre faussaires, un voleur de poule...

- Au diable les prisonniers ! - On a pris la poudre.

Trois cent barils pour nos fusils.

Cl�mence ! Tu perds la t�te ?

Toi, occupe-toi de tes s�urs. Allez !

On va manquer d'eau.

Place pour mon p'tit Prosper !

Passe l'eau et passe la fortune !

Margot.

C'est bon, Fran�oise. Va voir ta fille.

Paris r�sistera aux troupes du Roi.

Paris a fait tomber la Bastille !

J'�tais pench� dessus. J'avais mon canif � la main.

Le gouverneur ne bougeait plus trop.

J'ai senti un coup de coude et voil� le canif qui se plante dans le cou du gouverneur entre deux os.

- � d'autres ! - Chanson !

Tu lui as tranch� la t�te au gouverneur de la Bastille.

Parole de cuisinier, je vous le dis, j'ai r�agi � coup de pieds.

Depuis le temps que ces tours inf�mes nous glacent le sang et les os !

Je ne le nie pas, vous avez �t� magnifiques !

Enfin !

Magnifiques comme des hommes sans dieu.

Alors on a d�cid� que le Desnot, il garderait la t�te jusqu'au matin.

Vous savez ce qu'il r�pond, le bougre ?

�tant mari�, si j'am�ne la t�te toute poisseuse du gouverneur chez moi,

cela risque de faire une r�volution avec ma femme.

- Vous en avez fait quoi ? - De la t�te ?

Ben comme toi, tu aurais fait.

Tu veux voir, Cl�mence ?

Il avait la t�te dure, le gouverneur !

C'est pas lui !

On vient de remporter

le fort de la Bastille.

Ah, la belle journ�e !

La belle journ�e !

Saint-Antoine a pris

Ces tours inf�mes.

Et moi, Reine Audu,

Je pourrai dire, j'ai combattu.

Avec le temps, tout s'fera.

Du sel, du pain on aura.

Apr�s l'�pine, la fleur viendra

De l'eau-de-vie � plein pot.

All�luia !

All�luia.

Souffle.

Souffle.

Souffle.

�a va.

Venez voir !

Solange !

C'est la premi�re fois que je voie le soleil dans cet angle de vue.

Fran�oise ! Fran�oise, viens vite !

Lumi�re !

Allez, viens l�, toi !

Regarde si c'est pas beau !

Touche le soleil et fais un v�u.

Arr�tez !

Arr�tez !

Femmes des Halles !

Femmes des faubourgs, nous toutes !

�coutez !

Nous voulons que le Roi quitte Versailles.

Et sa cour inf�me.

Nous voulons du bl�, du pain et des droits.

Nous voulons que le Roi quitte Versailles.

� Paris dans nos murs.

La libert� nous donnera du pain et des ailes.

Nous voulons que le Roi quitte Versailles et sa cour inf�me.

Nous voulons que le Roi quitte Versailles et sa cour inf�me.

Hier pi�tiner la cocarde, demain la mitraille.

Nous allons � Versailles chercher notre Roi.

Nous allons � Versailles chercher notre Roi.

Nous voulons du bl�, du pain. Du pain et des droits.

Toutes en ch�ur !

Que le Roi quitte Versailles � Paris dans nos murs.

Que le Roi quitte Versailles � Paris dans nos murs.

La libert� nous donnera du pain et des ailes.

La libert� nous donnera du pain et des ailes.

Nous avons des choses � vous dire.

O� sont les coquins qui ont accord� le v�to au Roi ?

Nous sommes � l'Assembl�e, ici.

Faites que les farines �chappent aux accapareurs et nous soit redonn�es.

Faites que la cocarde ne soit pas insult�e.

Le pain est rare.

Il faut se lever dans la nuit pour esp�rer avoir une miche.

Le pain... et des bonnes lois, c'est pareil. C'est de l'espoir.

Les nouveaux droits.

L'�galit�. - �coutez-nous.

C'est �a que nous voulons.

Je vous dit une seule voix � la fois.

Qui d'entre-vous porte la parole, s'il vous pla�t ?

Citoyen Maillard. Patriote et vainqueur de la Bastille.

Messieurs. Messieurs.

Messieurs, Paris souffre.

Paris a faim.

Combien de sacs sont rentr�s en ville durant ces derniers dix jours ?

Cinquante-trois. - Balivernes !

Oui, Messieurs.

53 sacs et 500 setiers de bl�. - Pur mensonge !

Pour des centaines de milliers de Parisiens affam�s.

On nous fout le nez par terre.

On ne fait pas du pain avec de la poussi�re.

Messieurs.

Ne voyez-vous pas que c'est une man�uvre ?

- On est fatigu�es. - On a faim. On en peut plus.

Ces femmes sont manipul�es par le duc d'Orl�ans.

Je ne suis pas Autrichienne.

Je suis de la Halle.

Je suis Reine Audu.

Et j'ai une pierre dans le ventre !

Et toi l'emplum�, tu as quoi dans le ventre ?

Du r�ti, des pintades ?

Cette lavandi�re...

a enterr� son b�b� il y a six jours.

Raconte-leur. Faut qu'ils sachent !

Pr�sident, sommes-nous oblig�s d'�couter ces gens de peu ?

Foutre !

- Gredin ! - Ce sont vous, les gens de peu !

Je vous rappelle au respect de ce lieu.

Nous avons une constitution � �crire pour la France.

Ce qui nous sauvera, c'est que le Roi vienne faire son s�jour � Paris.

Qu'il chasse les accapareurs et les affameurs.

La place d'un roi n'est pas d'�tre loin de son peuple.

Louis XVI � Paris !

Le Roi � Paris !

Le go�t de la libert� leur passera.

Le Roi � Paris ? Jamais !

La place du Roi est � Versailles.

De votre vie, vous ne verrez jamais le Roi � Paris.

Messieurs. Messieurs.

Pr�sident.

Allons au Roi, en d�l�gation,

porter au ch�teau la position si malheureuse de Paris.

Et nous obtiendrons sa signature pour les d�crets de septembre.

Le pays les attend et le pays les esp�re.

Le Roi sera touch� par ces femmes.

Allons obtenir ces signatures.

Margot !

Ils reviennent du ch�teau.

Tu m'as fait peur.

J'ai attendu trois heures

dans le salon de l'�il de b�uf.

Puis un valet est venu.

Il m'a accompagn� jusqu'� la salle du conseil.

Le Roi...

Le Roi...

M. Mounier, vous avez mon acceptation.

Merci, Majest�.

Si votre Majest� pouvait me donner son accord par �crit ?

D�claration des droits de l'homme et du citoyen.

Article premier.

Les hommes naissent et demeurent libres et �gaux en droit.

Les distinctions sociales ne peuvent �tre fond�es que sur l'utilit� commune.

Article deux.

Va au diable !

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels

et imprescriptibles de l'homme.

Ces droits sont la libert�,

la propri�t�,

la s�ret�,

et la r�sistance � l'oppression.

Le principe de toute souverainet� r�side essentiellement dans la Nation.

Le Roi a sign� !

Vive l'Assembl�e nationale !

Prenez bien soin de mon pauvre Versailles.

Enfin voil� donc que le Roi

Sapergu� ! Quitte Versailles.

Pour venir � Paris tout droit s'installer loin de la canaille.

La Reine est venue aussi accompagn�e de leurs petits.

Accompagn�e de leurs petits.

Para�t qu'il refusait de venir,

Et dansait sur nos cocardes.

Alors il fallu le qu�rir et abattre quinze ou vingt gardes.

� la vue de nos canons, le Roi devint doux comme un mouton.

Le Roi devint doux comme un mouton.

Maintenant qu'il est � Paris,

Et qu'il boira l'eau de la Seine,

Le Roi tout ragaillardi fera l'amour � notre souveraine.

Pour lui mettre, comme dit le cur�, un enfant de ch�ur dans le b�nitier.

Un enfant de ch�ur dans le b�nitier.

Nos d�put�s eux aussi quittent Versailles.

L'Assembl�e s'installe dans l'ancien Man�ge du Roi.

� deux pas des Tuileries.

Messieurs.

Le comit� de constitution vous propose une division du royaume en 80 d�partements.

J'ai l'honneur d'observer que la cause que je d�fends...

touche de si pr�s aux int�r�ts du peuple que j'ai droit � toute votre attention.

Le mode d'�lection censitaire que vous d�fendez est un crime.

En l'�tat actuel, l'�galit� politique est d�truite.

Jetez vos yeux sur cette classe.

Qu'on d�signe avec m�pris par le nom de � peuple �.

- C'est le peuple ! - C'est comme �a qu'on l'appelle.

- Comment il s'appelle ? - Je l'ignore.

Je ne connais que Mirabeau.

C'est un avocat. Il d�fend l'�galit�.

On sait pas si c'est Roberspierre ou Rabaispierre.

Vous qui d�gradez la plus grande partie du genre humain

par les mots de � canaille � ou de � populace �.

Cette multitude d'hommes dont je d�fends la cause ont des droits

qui ont la m�me origine que les v�tres.

Qui vous a donn� le pouvoir de le leur �ter ?

Monsieur de Robespierre, vous �tes un pr�dicateur de l'anarchie.

Voulez-vous une Assembl�e de mendiants ?

D'orphelins ?

Silence dans les tribunes !

Ils sont idiots ici. C'est ici qu'on fait les lois ?

Laissez parler Robert-Pierre, bon sang !

Silence dans la tribune !

Il n'y a pas deux mani�res d'�tre libre.

Il faut l'�tre enti�rement ou redevenir esclave.

Vous pouvez donner des lois aux citoyens mais vous ne pouvez pas les an�antir.

- Sage d�cision ! - Retournez � Arras, M. de Robespierre.

Il n'y a pas deux mani�res d'�tre libre.

- Il n'y en a qu'une. - La n�tre.

Mes chers fid�les,

si je vous ai r�unis, c'est pour vous parler des avantages de la R�volution.

Autrefois, nous �tions captifs.

Timides.

Faibles comme des esclaves.

Aujourd'hui,

l'encens et le parfum de notre libert�...

se font sentir dans toute l'Europe.

Oui.

Le nom � Fran�ais �...

sera d�sir�...

de l'univers entier.

Oui, je vous le dis, mes amis.

Au nom du P�re,

du Fils,

et du Saint-Esprit.

Amen.

Pardonnez-vous. Oubliez les offenses, les remords, les regrets.

Et cessons ce temps de querelles et de jalousies

au pied de cet arbre de libert�.

Il en resterait encore un.

Comment t'appelles-tu ?

Tout homme a un nom.

M�me toi.

Je suis un �ne.

Basile,

tu te souviendras de ce jour.

De quoi accuse-t-on cet enfant de Dieu ?

Il a vol� ma montre.

Si ce Basile travaille pour toi.

Ce que tu estimeras juste d'accepter.

Pardonne-moi.

Allez, Julien, pardonne-lui.

Cl�mence.

Il g�le � pierre fendre !

- �a va Tonin ? - �a va. Et toi Janis ?

Tiens, voil� notre Moli�re !

Alors Janis, qu'as-tu fait aujourd'hui.

Je suis pas sorti et je me suis lav� les pieds.

Pour f�ter la nouvelle machine.

Guillotin,

m�decin politique.

Imagine un beau matin que pendre est inhumain et peu patriotique.

Guillotin dit : la m�canique tombe...

comme la foudre. La t�te vole, le sang afflue, jailli.

L'homme... n'est... plus.

Sacredi�, vous ne devinerez jamais ce qu'ils viennent de voter � l'Assembl�e.

La constitution.

Quand est-ce qu'on la voit, notre constitution.

Ils y travaillent, Gabrielle.

Ils y travaillent encore et encore.

Je sais : les biens de l'�glise qui reviennent � la Nation.

D�j� fait.

- Des com�diens citoyens. - D�j� fait.

- Des Juifs citoyens. - D�j� fait.

- Dis ! Alors ? - Je sais, je sais.

Des femmes actives. Des femmes qui seraient citoyennes.

Quoi, t�te creuse ?

Elle est pas tomb�e toute seule, la Bastille.

- J'y �tais. - On y �tait toutes � la Bastille.

Pardon, mais moi je suis active.

�a s'entend dans toute la cour.

Elle est jamais fatigu�e, la Landelle !

Son Landelle, il est tendu comme du bois vert.

Ils ont vot� !

C'est aujourd'hui, samedi 12 f�vrier 1791

qu'il est permis � tout le monde en France de cultiver du tabac.

Comme le sel, on pourra dire � vive le tabac libre � !

Sacredi�, non ?

- Au tabac libre ! - Au tabac libre, alors.

Pourquoi Janis voterait et pas nous ?

T�, parce que les com�diens ont des droits civiques, maintenant.

Janis votera jamais.

Il est trop pauvre.

Tu en sais quoi, vieux noyau ?

Et moi je suis trop femme pour voter !?

Trop pauvre !?

Janis,

seront actifs...

ceux qui paient des imp�ts.

Le vote censitaire est le vote des plus riches.

C'est des sc�l�rats. Faut les changer !

On a le nez dans la poussi�re.

De rien, on est devenus des pas-grand-choses.

Mais moi j'y crois !

Qu'as-tu fait de mon royaume ?

Majest� ?

C'est vous ?

Le Grand Louis ?

Encore dans ton lit !

Paresseux !

Tu as perdu ton rang, ta place.

Ton peuple.

Qu'as-tu fait de mon royaume ?

R�ponds � ton Roi-Soleil.

J'entends aussi que tu as abandonn� Versailles !?

Abandonner Versailles ?

J'en ai �t� chass�.

- Mis�rable ! - Roi fain�ant !

N'as-tu point d'autres distractions � tes ennuis que ton oreiller et tes r�ves ?

Laissez-moi vous expliquer, Henri de Navarre.

On me retient aux Tuileries. Les temps sont difficiles.

Je fais de la politique.

Tu fais surtout honte !

Mes anc�tres.

Un v�to ?

Qu'est-ce que c'est que cette coutume ?

Un v�to !?

C'est tout ce qu'il me reste.

- Assez ! Suffit ! - Tu nous affliges !

- Tu nous ruines. - Non !

Tu n'as donc rien appris ?

L'histoire ne nous fait pas.

Nous faisons l'histoire !

Ne te vante plus d'�tre un Bourbon !

Tu n'es qu'un bouffon ! - Un d�g�n�r� !

Tu nous ruines.

Louis le Terne !

Louis le Z�ro.

Fant�me !

Adieu.

Restez ! Ne me laissez pas !

Seul un sursaut d'orgueil te sauvera.

Comment ?

La guerre.

Le Roi a fui !

Le Roi a fui !

Quel l�che ! Nous laisser comme �a.

C'est honteux !

Plut�t mourir que de souffrir l'invasion par des troupes �trang�res !

Vive les patriotes !

Fid�lit� � l'Assembl�e.

Fid�lit� aux d�put�s !

Ah �a ira, �a ira, �a ira, malgr� les mutins, tout r�ussira.

Je jure fid�lit� � l'Assembl�e nationale.

Ah �a ira, �a ira, �a ira, malgr� les mutins, tout r�ussira.

Il n'y a plus que nos d�put�s pour nous d�fendre.

Faut faire alliance. - Comme l'eau et la terre.

Fid�lit� � la Nation !

- Vive la libert� ! - Vive la loi !

Fid�lit� � l'Assembl�e nationale !

Fid�lit� � l'Assembl�e nationale !

- Fid�lit� � la Nation ! - Fid�lit� � nos d�put�s !

Vive l'�galit� !

Et quand on les aura tous pendus, on leur fichera la paille au cul.

Ah �a tiendra, �a tiendra, �a tiendra, et dans deux mille ans, on s'en souviendra.

Regardez !

Ils ont arr�t� le Roi !

Le Roi est pris ?

Ils ont arr�t� le Roi !

� Varennes.

Avec la Reine.

Sanson, notre Roi ne fuit pas !

C'est un gros peccata !

Le roi a fui !

- Eh, gredin ! - Eh, la R�volution !

Je veux revoir mon Roi.

Tu me dois encore 50 jours de corv�e.

Halte.

Bois.

Eh, gros Louis sans cervelle, j'ai deux dindonneaux pour toi.

Ta bouche, ignorant ! On respecte le souverain.

Ce gros cochon fugitif. Tu veux la guerre ?

Tu veux la Nation d�chir�e ? - Il ne veut pas la guerre.

Sans Louis, tout l'�difice s'effondrerait.

Ton calme, Barnave, m'�tonne.

O� vas-tu, citoyen ?

Le 25 juin,

tout Paris est sur la place Louis-XV...

pour voir le retour du tra�tre.

Fran�ais,

reprenez vos droits !

Sentez vos forces !

Sentez votre dignit� !

Fran�ais,

aujourd'hui c'est � vous de dicter les lois.

M�me Marat est sorti de son trou.

Le voil� ramen� dans nos murs, ce brigand couronn�.

Parjure, tra�tre et conspirateur !

Ne vous laissez toucher ni � ses larmes, ni � ses promesses.

S'il a d�sert� son poste une fois, il le d�sertera dix mille !

Maintenant, silence pour le tra�tre !

Lui ? Citoyen ?

Mange, �a fait plaisir � voir.

Tu n'as rien vu � Varennes ?

Tu n'as rien vu � Varennes ?

Laisse-le. Mange.

Tu n'as rien vu ?

Sais-tu ce qu'il se passe ici ?

Sais-tu pourquoi le Roi est parti et pourquoi on l'a ramen� ?

Tu as une famille ? Arr�te, toi ! Arr�te ! Tu as un clocher ?

Voil� qu'il a de la peine, le h�ros !

Mamie ! De quel pays viens-tu ?

Laissez-le tranquille avec vos fichus questions ! C'est pas de �a dont il a besoin.

J'ai pas de p�re, pas de m�re.

Je vais, je viens, j'avale la poussi�re.

J'ai pas de clocher.

J'ai personne dans les yeux.

Alors, il reste ?

Il reste.

Le Roi est-il un simple citoyen ?

Punissable comme un autre ?

- Il a trahi. - Il a d�sert�.

Un roi est � la fois un homme, un citoyen, un fonctionnaire.

Dans les faits, le Roi a trahi.

- Il a �t� enlev�. - Oui, enlev�.

Peut-�tre non pas par... une contrainte de corps.

On l'aurait forc� par une contrainte de l'esprit.

Le Roi allait en terre �trang�re pour changer nos plantes fertiles en un oc�an de sang.

Et vous le d�fendez ?

Silence, la tribune. Silence ! Le pr�sident.

Une r�volution ne doit exister que par l'ordre. Le d�sordre l'an�antirait.

La parole est � M. Prugnon.

Le jour o� la France aura des repr�sentants perp�tuels et point de roi...

sera le dernier jour de la libert�.

Tout pouvoir finit presque toujours par corrompre les hommes.

L'usage de l'autorit� engendre l'ambition de l'autorit�.

L'histoire de toutes les r�volutions,

repr�sente des �tres de pouvoir qui finissent par exercer le plus terrible de tous les despotismes.

Celui qui porte le costume de la libert�.

Quand il y a dans un �tat un corps qui dit � je veux �,

il faut un autre corps qui puissent dire � je ne veux pas �.

S'il y a r�union de pouvoirs dans un seul corps, il y a despotisme.

C'est pourquoi nous avons besoin et d'un Roi et d'une Assembl�e �lue.

Pour que l'�tat soit assis sur ses deux jambes,

debout,

en �quilibre.

La Nation grandira.

Bien parl�, Joseph !

Achetez mes rubans !

Elle est tr�s bien, la hauteur.

Voil�.

Venez lire.

Tu me prends la main.

Et ton linge ?

Tu rigoles ?

Il y a belle lurette que je ne rigole plus avec les hommes.

Tu dis quoi ?

Je dis :

ami, j'en connais des qui ont pris la Bastille,

et moi, j'en connais une qui va prendre le Basile.

Il y aura des suites.

J'aime pas les voleur de poules.

D�gage !

C'�tait avant.

Ils ont aucune parole.

D�gage.

Avant, on entendait le pardon.

Tu vas partir avec la nuit ?

Non, je veux ma ch�rie.

Je veux ma ch�rie.

J'ai vu le soleil.

Il m'a touch� la main.

J'ai vu le Roi.

Il m'a touch� la t�te.

Un jour, j'ai vu la Reine aux gobelins.

Et elle a lanc� un mouchoir aux enfants en riant.

�trange.

Ta l�vre.

Basile !

Tu crois qu'on va r�ussir ?

Monsieur Barnave, vous avez la parole.

Messieurs.

Tout gouvernement, pour rendre le peuple heureux, doit le rendre libre.

Tout gouvernement, pour �tre bon, doit renfermer en lui...

les principes de sa stabilit�.

Tout changement est aujourd'hui fatal.

Tout prolongement de la R�volution est aujourd'hui d�sastreux.

Allons-nous terminer la R�volution ?

Si la R�volution fait un pas de plus, elle ne peut le faire sans danger,

car pour prolonger la libert�, le premier acte qui pourrait suivre...

serait l'an�antissement de la royaut�.

Car pour prolonger l'�galit�, le premier acte qui pourrait suivre serait l'attentat � la propri�t�.

Vous �tes attach� � la propri�t� comme un esclave � son ma�tre !

Marat, calmez-vous.

Messieurs, si la R�volution est faite pour la Nation,

elle ne doit pas toucher � la propri�t�. Elle doit s'arr�ter...

au moment o� la Nation est libre et o� tous les Fran�ais sont �gaux.

Foutaises ! Les Fran�ais ne sont pas �gaux !

Silence !

Silence dans les tribunes ou j'interromps la s�ance.

Si la R�volution continue dans les troubles,

d�s lors, elle n'est plus que l'avantage de quelques hommes.

D�s lors, elle est d�shonor�e et d�s lors,

nous le sommes nous-m�mes.

Aujourd'hui...

Aujourd'hui tout le monde doit sentir que l'int�r�t commun est que la R�volution s'arr�te !

�coutons ceux qui nous disent de toutes parts

� Vous avez �t� courageux, vous �tes puissants, �

� soyez aujourd'hui sages et mod�r�s. �

� C'est l� que sera le terme de votre gloire. �

Oui, Messieurs.

Il est temps de terminer la R�volution.

Il est temps d'en terminer avec Monsieur Barnave !

Et ce temps est venu, ce temps est aujourd'hui,

le 15 juillet 1791. En cons�quence...

j'adopte la proposition de M. Salle, partisan de l'inviolabilit� du Roi.

Parjure !

Fossoyeur du peuple ! Fossoyeur de la Nation !

- Parjure ! - Parjure !

�a veut dire quoi, � inviolabilit� � ?

�a veut dire qu'ils ne feront rien contre le Roi.

Ces d�put�s sont des...

des sc�l�rats.

On leur a jur� fid�lit� et ils nous l�chent.

Ils veulent qu'on reste des enfants.

De bons enfants incapables de comprendre.

Juste bons � �tre sans yeux, sans m�moire.

- Comment c'�tait ? - Triste.

Mais on les aura.

Nous voici revenus pire qu'en 89 !

Un pacte entre Barnave et l'Autrichienne !

J'en ai des larmes de sang.

On fait quoi, alors ?

On prend un autre roi ? - Je ne veux pas d'un autre capet.

Pour qu'il nous trahisse lui aussi et se ligue avec l'Autriche, l'Espagne, l'Italie...

Dis ce que tu penses, Citoyen.

Je ne suis pas une mouche de Lafayette, j'y connais rien aux lois.

Mon m�tier, c'est de faire des vers.

Un po�te ! Monsieur fait des rimes.

L'Oncle, il fait des verres. Des flacons pour le vin.

Pour l'ivresse.

D�clarons sur le champ que la France n'est plus une monarchie.

Pour devenir quoi ?

Une r�publique, comme � Rome.

C'est aller vite en besogne.

C'est ce que les Cordeliers r�pandent dans tout Paris.

C'est nous, les Cordeliers.

Foutre ! C'est pas votre quartier, ici.

- On p�titionne. - On a d�pos� 17 p�titions depuis juin.

Sign�es par 30.000 citoyens. - Et citoyennes.

Hier encore, on s'est fait d�savou�s � l'Assembl�e.

La R�publique est un mot abstrait pour le peuple.

Je connais des Sans-culottes qui d�fendront la monarchie jusqu'� la derni�re goutte de leur sang.

D�fendre la monarchie ?

Pourquoi d�fendre la monarchie ? C'est la R�volution qu'il faut d�fendre.

Dimanche, nous appelons toutes les sections de Paris � p�titionner.

Au Champ-de-Mars.

Venez sans arme. En famille.

Ce sera un beau jour pour la libert�.

Au Champ-de-Mars.

Si c'est pour la libert�, tu m'y verras.

L'Oncle.

Antoine-Fran�ois Momoro. Imprimeur, graveur, libraire.

Varlet, Jean-Fran�ois.

Candole, Fran�oise.

Margot Laforce.

Nous aussi, tu nous y verras.

- Vous �tes � quelle section ? - L'Arsenal.

Saint-Antoine.

- L'Arsenal a p�titionn� ? - Fallait passer le fleuve !

On est aux Cordeliers.

Y a pas besoin de carte. Les femmes sont admises.

Surtout les jolies femmes comme vous.

Les Cordeliers. C'est pas un club d'�pousailles.

Les jaloux font aussi de tr�s bons r�publicains.

C'est ce qu'on verra.

On se promenait.

Les cocardes �taient sur toutes les poitrines.

On parlait.

On �tait bien.

Quand il y eut le drapeau rouge,

le drapeau rouge de la loi martiale.

Dispersez-vous ! Loi martiale !

Tirez-moi du plomb dans le cul de cette canaille !

L'arme � la main !

L'Oncle ? L'Oncle ?

Seigneur, donne-leur le repos �ternel.

Et que sur eux sans fin brille ta lumi�re.

Par la mis�ricorde de Dieu.

Que repose en paix les �mes des fid�les d�funts. Amen.

Amen.

Je vous salue, Marie, pleine de gr�ce.

Le Seigneur est avec vous. Vous �tes b�nie entre toutes les femmes.

Et J�sus, le fruit de vos entrailles, est b�ni.

Sainte Marie, m�re de Dieu, priez pour nous, pauvres p�cheurs.

Maintenant et � l'heure de notre mort. Amen.

Ange de Dieu, toi mon gardien, � tout instant veille sur moi,

La nuit, le jour et le matin.

Toute ma vie, sois mon soutien.

Garde-moi de tout mal et guide-moi vers la vie �ternelle. Amen.

Amen.

On les mettre ensemble dans la bo�te.

Notre p�re qui �tes aux cieux, que ton nom soit sanctifi�,

que ton r�gne vienne, que ta volont� soit faite sur la terre comme au ciel,

donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour,

pardonne-nous nos offenses,

comme nous pardonnons aussi � ceux qui nous ont offens�s.

Marat a fui. Ils arr�tent du r�publicain � tour de bras.

J'ai vu Robespierre dans une maison � St-Honor�.

Louis-Joseph Henri, dit l'Oncle.

Fran�oise Candole.

Janis, fils de Nicolas Barrucan, com�dien.

Allez au Diable !

Vous �tes en �tat d'arrestation.

Louis-Joseph Henri, dit l'Oncle.

C'est moi. Respectez les morts.

Janis, fils de Nicolas Barrucan, com�dien.

Fran�oise Candole.

C'est moi.

Citoyenne.

T'es-tu rendue au Champ-de-Mars le dimanche 17 juillet 1791 ?

Oui.

Comme d'autres.

Nomme.

Nomme.

Tonin.

Paco.

Pourquoi tu t'y �tais rendue ?

Pour signer la p�tition.

Comme tout bon citoyen.

On est venus sans armes.

Sans cannes ni b�tons.

Elle parlait de quoi, cette p�tition ?

Le v�u des citoyens.

Vivre libre. Et point de Louis XVI.

C'est donc que tu as sign� pour la d�ch�ance du Roi ?

J'ai sign� pour la justice.

Pour la R�volution.

La libert�... ou la mort.

La libert� ou la mort.

As-tu lanc� ou vu lancer des pierres ?

Non.

Tu es membre d'un club ?

Non.

Quels journaux lis-tu ?

Je ne suis pas de celles qui savent lire.

Vous en avez compt� combien, de nos morts ?

D�sol�, c'est moi qui pose les questions.

400.

Vous avez jet� 400 patriotes � la Seine.

Que nenni !

De m�moire d'homme, a-t-on d�j� vu des policiers jeter des hommes � la Seine ?

- Marat le dit. - Marat est un rat. J'�coute pas les rats.

Alors pourquoi Bailly a ordonn� de faire lever les filets de St-Cloud ?

Pour que la mer avale tous ces morts.

Voil� ce que vous cachez.

Assez ! Remettez celle-l� en cellule.

J'ai pas fini.

Moi si. Les enrag�s me fatiguent.

La garde nationale a tir� sur les ordres de Lafayette, non ?

La garde nationale, c'est bien des citoyens comme toi et moi ?

Depuis le 14 juillet, les citoyens d�fendent Paris.

Alors, dis-moi, citoyen...

comment des citoyens ont pu tirer sur d'autres citoyens ?

Pour moi, le mot de citoyen a une valeur.

Y a pas plus l�che, y a pas plus ignoble comme trahison.

Lafayette, tu as tu� ma s�ur Margot.

Lafayette, j'irai cracher sur ta tombe.

La constitution garantit comme droit naturel et civil...

la libert� � tout homme d'aller, de rester, de partir...

sans pouvoir �tre arr�t� ni d�tenu...

que selon les formes d�termin�es par la constitution.

La libert� � tout homme de parler...

d'�crire, d'imprimer et publier ses pens�es.

La libert� aux citoyens de s'assembler paisiblement et sans armes.

De la royaut� et du Roi.

Article un.

La royaut� est indivisible et d�l�gu�e h�r�ditairement � la race r�gnante

de m�le en m�le � l'exclusion perp�tuelle des femmes et de leur descendance.

Article deux.

La personne du Roi est inviolable et sacr�e.

Son seul titre est Roi des Fran�ais.

Monsieur Thouret nous apporte de la lecture.

Article trois.

Le pouvoir l�gislatif est d�l�gu� � une Assembl�e nationale compos�e de repr�sentants

librement �lus par le peuple.

Eh bien Messieurs les ministres,

nous allons lire.

Mardi 13 septembre 1791.

Messieurs, le Roi accepte. Il fera ex�cuter la constitution.

Le Roi demande un pardon g�n�ral pour tous.

C'est le plus beau jour que la France ait connu depuis 1.400 ans qu'elle existe.

Jamais la cour,

ni ses serviteurs,

ne vous trahiront dans le sens grossier et vulgaire.

Ils vous tromperont.

Ils vous endormiront.

Ils vous �puiseront.

Ils vous trahiront avec art,

avec mod�ration,

avec civisme,

avec patriotisme.

Ils vous trahiront lentement,

constitutionnellement,

comme ils ont fait jusqu'ici.

Le si�ge du mal n'est pas en Europe,

� Varsovie ou de l'autre c�t� du Rhin,

le danger est � deux pas d'ici,

il est aux Tuileries,

il est au Man�ge.

Le danger est aussi...

au milieu de nous.

Courage !

Allez, crie, ma fille ! Lib�re-toi ! L�che !

Allez, crie !

T'as raison. Il va faire chaud dans mon atelier.

Lib�re-toi.

Tu es la plus belle.

Encore un effort, Fran�oise.

Madame Sainte-Marguerite, digne vierge de Dieu,

ayez piti� de nous.

Reste assis.

Bois.

Celle-l�, elle s'est pas fait prier.

Et voil� !

Bon Dieu, Solange, c'est toi qui va chercher l'eau !

Allez, viens avec moi, toi.

Basile, la vie donne � tous les hommes.

Maintenant, emm�ne-le � l'�glise.

Le pays est en guerre.

Les arm�es amies du Roi menacent de d�truire Paris

si l'on porte atteinte � Louis XVI ou � sa famille.

Les sections sont dans la plus forte fi�vre.

Y en a qui disent que le devoir le plus sain, la foi la plus ch�rie,

c'est d'oublier la loi pour sauver la Patrie.

L'Assembl�e nationale d�bat et l'ennemi s'approche.

Citoyens des sections de Paris,

frappons le colosse effrayant du despotisme.

Qu'il tombe !

Qu'il se brise en �clats !

Et que le bruit de sa chute fasse p�lir les tyrants jusqu'aux extr�mit�s du monde.

Unissons-nous. Disons d'un accord commun,

Louis XVI n'est plus Roi des Fran�ais.

La France ne sait pas vivre sans roi.

Alors ne peut-il y avoir d'autres rois que ce Louis, que ce tra�tre ?

Lafayette pr�pare un coup d'�tat.

Oui, nous demandons un droit.

Le droit de suspendre la loi, mais c'est pour sauver la Patrie.

Pourquoi les d�put�s vous �couteraient ?

Les d�put�s sont libres de nous �couter ou non.

- Et apr�s ? - Tu connais la r�ponse, citoyen.

Elle est �crite dans la d�claration des droits o� tes enfants apprennent � lire.

L'insurrection est un droit

qui appartient � tous.

Soyons pas �tonn�s...

si nos ennemis invoquent avec tant d'ardeur la constitution.

Vous oubliez un peu vite...

que tous les despotes de l'Europe se sont coalis�s pour faire la guerre � la France...

et sauver le capet.

Marie, ne te plains pas, porte plainte.

- Grande gueule ! - On peut le faire !

Non, on peut pas. La constitution est sacr�e. Vous le disiez, �a.

C'est �a, oui.

De quoi t'as peur ? Parle ! Ici on est francs. Pas de censure.

On sait tous ce qu'il y aura. Le chaos et l'anarchie.

Je ne signe pas pour le chaos.

O� vous arr�terez-vous, les Cordeliers ?

� S'arr�ter �. Tu parles comme l'inf�me Barnave.

L'idole est pourrie. Faut la renverser, c'est tout.

Vite dit.

Mieux vaut un roi cat� qu'un nouveau tyran.

- Il a raison. - Bon sang, non. Jamais !

�coute-moi bien. La constitution est un contrat comme un autre.

La constitution nous met en danger. Alors on la d�chire et on en fait une autre, non ?

O� est le probl�me ?

Ce n'est pas de l'anarchie, c'est de la justice.

�mile, signe avec moi.

Je n'ai pas peur du chaos.

Du chaos sont n�es des grandes choses.

Vous ajoutez de la guerre � la guerre.

Je ne signe pas pour la guerre civile.

Quand y aura plus les lois, y aura quoi apr�s ?

La vie.

Y aura la vie apr�s.

Tu auras la mort.

Vous me voyez ?

Oui, on te voit.

- Tu veux nous dire quoi ? - Vous me voyez ?

C'est qui, ce dr�le ?

Moi je signe.

Regardez tous.

Regarde, toi.

1 heure de la vie d'un homme libre vaut mieux que 100 ans de la vie d'un esclave.

Moi, je signe.

Nous avons trop dormi pendant des si�cles.

Moi, je signe.

La libert� ou la mort. �mile, signe !

�mile, t'es vraiment un l�che.

Barrucan, Janis.

Fran�oise Candole.

Basile.

Asseyez-vous l�, s'il vous pla�t.

Messieurs, notre seul et unique espoir n'est plus que dans la r�sistance � l'oppression.

Nous demandons que Louis XVI abdique la couronne.

La lev�e de 400.000 hommes pour r�quisitionner le bl� dans les campagnes.

Qu'il soit fait des lois s�v�res contre toute esp�ce d'accaparement.

L'usure, le monopole sont des assassinats moraux.

Le peuple se lasse.

Citoyen Varlet.

Vous oubliez un peu vite que la souverainet� appartient � tout un peuple,

non � une section du peuple.

Si justice et droit ne sont pas fait au peuple...

par le corps l�gislatif...

jeudi � onze heures du soir,

le m�me jour � minuit, le tocsin sonnera.

La G�n�rale sera battue et tout se l�vera � la fois.

Silence ! Nous allons proc�der au vote.

Assis ou lev�. Qui appuie la motion d'accusation de M. Lafayette ?

Qui appuie la motion inverse ?

- Honte sur vous ! - Parjures !

Vous �tes tous des sc�l�rats !

Je pense qu'il n'y a pas lieu � accusation contre M. Lafayette.

Nous demandons l'appel nominal.

Paris...

ne fait pas la loi � la France,

et ne le fera jamais.

Louis est notre rempart.

Mon ami,

j'attends avec inqui�tude des nouvelles de votre sant�.

Nous touchons ici aux plus grands �v�nements.

L'Assembl�e a hier absout Lafayette.

Et tout semble pr�sager pour cette nuit-m�me la plus grande commotion � Paris.

C'est maintenant.

R�veille-toi.

Basile. C'est l�, oui.

C'est maintenant.

C'est le signal.

Saint-Antoine se l�ve.

Saint-Marcel se l�ve.

Les 48 sections de Paris se l�vent.

Basile, l'insurrection n'est pas le jour de la vengeance nationale.

Sans-culotte, citoyen, c'est simple.

Ce sera la libert� ou la mort.

Vous allez conna�tre une journ�e bien plus terrible que toutes celles que vous avez connues.

Debout !

En formation !

La libert� ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval.

- Rentre chez ta m�re. - J'ai pas de m�re.

- Chez ton p�re alors. - J'ai pas de p�re.

Fous-moi le camp, petit !

Capitaine.

Le Val-de-Gr�ce s'oppose � la sortie des canons.

Leur section r�siste.

Je me ferai hacher en morceau mais les canons partiront.

- Je veux pas que tu meures. - Et moi, je veux pas perdre ma vie � la gagner.

J'aimerais mieux me faire clouer aux murs de ce palais...

que de me r�fugier au Man�ge.

Les insurg�s arrivent par milliers des faubourgs.

Il n'y a de s�ret� que dans l'Assembl�e.

Mais enfin Monsieur, o� sont nos troupes ?

Il n'y a pas assez d'hommes pour garantir votre d�fense.

Sire, ce n'est plus une pri�re que nous venons vous faire.

Mais un devoir.

Monsieur Roederer, r�pondez-vous de la vie du Roi ?

Oui.

L'Assembl�e sera votre refuge.

Soit.

Marchons.

Fid�lit� !

Fid�lit� � notre Roi !

Fid�lit� � notre Reine !

Feu !

Nous sommes tous citoyens. Tous fr�res.

Poussez-vous !

�a br�le !

P'tit Prosper.

Louis XVI est en cage

Qu'il mange, qu'il mange du fromage

Comme un oiseau sauvage

Il faut le conserver

Il faut le conserver

Sans le laisser sauver

Ainsi que sa femelle, Antoinette hypocrite et cruelle

Gros Louis sans cervelle

Par elle est attrap�

Par elle est attrap�

Et le peuple tromp�

Se l�ve et prend les armes, pour cesser, pour cesser les alarmes

Louis dans ces vacarmes croyait �tre vainqueur

Croyait �tre vainqueur

Mais les supp�ts sans c�ur

Basile.

Basile.

Je demande que l'Assembl�e nationale veille...

sur la s�ret� des prisonniers suisses, trente officiers,

en les mettant sous la sauvegarde de la loi et de la loyaut� de la France.

Pr�sident, ce Suisse fut mon ennemi.

Je veux le loger et je veux le nourrir.

Fraternit� !

Citoyen Cl�ment, ton nom appara�tra au proc�s-verbal de la s�ance.

Laissez passer. Faites place. Place !

Citoyen-Pr�sident, je demande la parole.

L�gislateur.

Citoyen.

Ce sont les nouveaux magistrats du peuple qui se pr�sentent � votre barre.

Ce sont les nouveaux dangers de la Patrie qui ont provoqu� notre nomination.

Que les tra�tres fr�missent � leur tour.

Ce jour verra le triomphe des vertus civiques.

Article premier.

Le peuple fran�ais est invit� � former une convention nationale.

Article deux.

Le chef du pouvoir ex�cutif est provisoirement suspendu de ses fonctions.

Jusqu'� ce que la convention nationale ait prononc� sur les mesures qu'elle croira devoir adopter

pour assurer la souverainet� du peuple et le r�gne de la libert� et de l'�galit�.

Article trois.

La commission extraordinaire pr�sentera en le jour un mode d'organiser un nouveau minist�re.

Article quatre.

La commission extraordinaire pr�sentera �galement en le jour un projet de d�cret

sur la nomination du gouverneur du prince royal.

Article cinq.

Courage, ma fille ! L'Oncle est salement bless�. Basile me l'a dit.

- T'as vu Basile ? - Oui.

Que valent nos combats compar�s � nos victoires ?

Que valent nos blessures compar�es � nos conqu�tes ?

Jusqu'ici, on a agit� le peuple.

Parce qu'il fallait lui donner l'�veil contre les tyrans.

Maintenant,

il faut que les lois soient aussi terribles

contre ceux qui y porteraient atteinte

que le peuple l'a �t� en foudroyant la tyrannie.

Il faut que les lois punissent tous les coupables.

Pour que le peuple n'ait plus rien � d�sirer.

Nous t'�coutons, � Danton.

Il faut faire justice au peuple,

pour qu'il ne se la fasse pas lui-m�me.

Que la loi soit terrible et tout rentrera dans l'ordre.

Citoyens,

prouvez que vous voulez le r�gne des lois.

Et prouvez aussi que vous voulez le salut du peuple.

Et surtout,

surtout �pargnez le sang des Fran�ais.

Messieurs, �coutez ceci :

� � voir la trempe... �

� de la plupart des d�put�s � la Convention nationale, �

� je d�sesp�re du salut public. �

� Cinquante ans d'anarchie vous attendent ! �

� � peuple babillard, si tu savais agir ! �

Cet appel au crime est sign� de Marat.

�coutez Marat.

J'ai donc dans cette Assembl�e un grand nombre d'ennemis personnels.

Que ce monstre soit arr�t� sur le champ !

Je supplie l'Assembl�e de ne pas se livrer � un exc�s de fureur contre moi.

J'atteste que c'est �crit et fait depuis dix jours.

Dix jours.

Avant-m�me l'ouverture de la Convention.

Alors j'�tais indign� de voir...

triompher cette faction de la Gironde qui me poursuit aujourd'hui.

Une minorit� de ces hommes-l�. Oui !

J'ai demand� que le peuple se nomma un dictateur.

- Faites taire ce rat ! - Un tribun militaire.

Si le peuple avait pu sentir la sagesse de cette mesure,

tout aujourd'hui serait tranquille.

Les tra�tres auraient fr�mi.

100.000 patriotes n'auraient pas �t� �gorg�s.

100.000 patriotes ne seraient pas menac�s de l'�tre.

Des flots de sang vous feront un jour sentir votre erreur.

Mais...

la preuve incontestable que je veux marcher avec vous...

vous les v�ritables amis de la Patrie.

Cette preuve, la voici.

Le premier num�ro du journal de la R�publique fran�aise.

Tu l'aurais vu,

Et si, par une folle n�gligence de mon imprimeur je n'avais pas eu ce journal,

qu'auriez-vous fait ?

Incroyable.

Vous m'auriez donc vou� au glaive des tyrans ?

Un fauve.

Cette fureur est indigne d'hommes libres.

Et je ne crains rien sous le soleil !

Si l'acte d'accusation e�t �t� lanc� contre moi,

je me br�lais la cervelle devant vous.

Solange ?

Voil� donc le fruit de trois ann�es de cachots et de tourments essuy�s pour sauver la Patrie.

Voil� le fruit de mes nuits blanches,

de mes travaux, des dangers que j'ai courus.

Eh bien, je resterai parmi vous pour braver vos fureurs !

J'appuie la proposition de Bar�re.

D�cr�tons que la R�publique fran�aise soit une et indivisible.

Quand je suis revenue � moi, j'ai entendu :

Il est d�cr�t� que les actes publics porteront d�sormais la date

de l'an premier de la R�publique fran�aise.

R�publique. La R�publique. Nous y sommes.

Il faut qu'ils nous �coutent, sinon c'est...

c'est Danton qui aura raison.

Et demain sera toujours plus terrible.

L�ve la t�te.

Tu fais quoi, avec le four ?

Le fou ? Marat est fou, mais sans lui la R�volution serait de l'eau ti�de.

Je te parle du four.

Il s'�teint.

On fait quoi ?

Je suis pas s�r d'�tre le mieux plac� pour voir dans l'avenir.

Quoi, Dieu ?

Tu crois que Dieu nous approuve ?

Il soutiendrait les tyrans et les contre-r�volutionnaires ?

Ces vermines qui complotent,

mettent du verre pil� dans les farines et nous attaquent aux fronti�res. Foutre !

�videmment que Dieu approuve la R�volution !

Il ne soutiendrait pas l'�galit�, les nouveaux droits ?

Solange, tu verras.

L'ivresse de la libert� se r�pandra dans tous les c�urs.

Et les morts de septembre ?

Ceux-l�, paix � leur �me.

Je passe la commande du bois.

Approche.

Un.

Deux.

Trois.

Quatre.

Cinq.

Six.

Sept.

Huit.

Tu n'es pas pr�t.

Je te croyais plus dur.

La parole est au citoyen Saint-Just.

Je dis que le Roi doit �tre jug� en ennemi.

Que nous avons moins � le juger qu'� le combattre

De peuple � roi, je ne connais pas de rapport naturel.

Les citoyens se lient par le contrat.

Le souverain ne se lie pas.

Pour moi, je ne vois point de milieu.

Cet homme doit r�gner ou mourir.

D�trompez-vous, Monsieur Saint-Just.

Juger le Roi serait la moindre des dignit�s.

Il opprima une nation libre. Il se d�clara son ennemi.

Il abusa des lois. Il doit mourir pour assurer le repos du peuple,

puisqu'il �tait dans ses vues d'accabler le peuple pour assurer le sien.

On ne peut r�gner innocemment.

Tout roi est un rebelle et un usurpateur.

Il est le meurtrier de la Bastille, de Nancy, du Champ-de-Mars, des Tuileries !

Quel ennemi, quel �tranger nous a fait plus de mal ?

On cherche � remuer la piti�

On ach�tera bient�t des larmes.

On fera tout pour nous int�resser, pour nous corrompre, m�me !

La parole est au citoyen Fauchet.

Ici j'invoque, citoyens, cette m�me justice �ternelle de la nature,

dont les lois sont ant�rieures � toutes les lois sociales.

Vous nous promettez le repos de la Patrie dans le crime national ?

M. St-Just, votre repos de la Patrie est une sanglante inf�mie qui ferait horreur...

� toute la terre.

Tu dois pouvoir tenir vingt secondes.

Vingt secondes, c'est quoi ?

Compar� � tes ann�es de tra�ne-mis�re ?

Vingt secondes pour manger � ta faim.

Onze.

Douze.

Treize.

Quatorze.

Quinze.

Seize.

Va boire.

Citoyens, l'Assembl�e a �t� entra�n�e loin de la v�ritable question.

Il n'y a point ici de proc�s � faire.

Louis n'est point un accus�.

Vous n'�tes point des juges.

Vous n'avez point une sentence � rendre pour ou contre un homme.

Mais une mesure de salut public � prendre,

un acte de providence nationale � exercer.

Le proc�s du tyran,

c'est l'insurrection.

Son jugement, c'est la chute de sa puissance.

Sa peine, celle qu'exige la libert� du peuple.

Qu'il tue les rois, mais qu'il ne s'�rige pas en roi lui-m�me.

Silence, les amis de Brissot !

Les peuples ne jugent pas comme les cours judiciaires.

Ils ne rendent point de sentence.

Ils lancent la foudre.

Ils ne condamnent pas les rois.

Ils les replongent dans le n�ant.

Pour moi, vous le savez,

j'abhorre la peine de mort prodigu�e par vos lois.

J'ai demand� l'abolition de la peine de mort

� l'Assembl�e que vous nommez encore constituante.

Et je n'ai pour Louis ni amour ni haine.

Je ne hais que ses forfaits.

Je prononce � regret cette fatale v�rit� :

Louis doit mourir. - Non, M. Robespierre !

Parce qu'il faut que la Patrie vive.

Je demande que la Convention nationale le d�clare tra�tre � la Nation fran�aise.

Criminel envers l'humanit�.

Je demande qu'� ce titre,

il donne un grand exemple au monde,

dans le lieu m�me o� sont morts le 10 ao�t...

les g�n�reux martyrs de la libert�.

Alors ? �a donne quoi ?

C'est rat�.

Recommence.

Doucement. Pas trop.

Pas trop, je te dis !

Et pour conna�tre les tra�tres,

car il y en a dans cette assembl�e,

Nommez-les !

Et pour conna�tre les tra�tres,

pour les conna�tre avec certitude,

je vous propose un moyen infaillible.

C'est que la mort du tyran soit vot�e par appel nominal.

Et que cet appel nominal soit publi�.

Le jour du jugement approche.

Ayez le courage de dire la v�rit�.

La v�rit� br�le en silence dans tous les c�urs

comme une lampe ardente dans un tombeau.

L'appel nominal peut commencer.

La question est pos�e en ces termes :

Quelle peine Louis, ci-devant Roi des Fran�ais,

a-t-il encourue ?

Le tirage au sort ayant d�cid� de la lettre G,

ce sera au d�partement de la Garonne � se prononcer en premier.

Je crois que... le tyran nous nuira plus par sa mort

que par la continuation de sa honteuse existence.

Je conclus pour la r�clusion

jusqu'� la paix et pour le bannissement � cette �poque.

Citoyens,

je descends dans ma conscience...

Le peuple...

n'a pas le droit...

d'�gorger un prisonnier vaincu.

On dit que les cours d'Europe, les Autrichiens, la Prusse, l'Angleterre, l'Espagne,

ont envoy� � Paris leurs plus belles putains pour corrompre les d�put�s.

Tout le monde est ma�tre de son lit, personne de son tombeau.

Je craindrais que la t�te de Louis

n'ouvr�t en tombant l'ab�me des passions et les volcans de l'ambition.

Je crains l'anarchie et cela suffit pour �carter de mon esprit toute id�e de mort.

R�gulier.

Doucement.

Chez... une nation libre et g�n�reuse,

la mort est un outrage � l'humanit�.

Je n'ai ni p�re ni fils � venger.

Mais cent mille de mes concitoyens.

La mort.

Pour faire quelque chose de fort, de solide, il faut mieux que du temps.

Il faut y mettre de la douceur.

La douceur du geste, tu comprends ?

Je n'aime point les longs discours dans les questions �videntes.

Ils sont d'un sinistre pr�sage pour la libert�.

Je vote pour la mort.

Je ne suis pas de cette foule d'hommes d'�tat

qui ignorent qu'on ne compose point avec les tyrans.

Qui ignorent qu'on ne frappe les rois qu'� la t�te.

Je vote pour la mort du tyran.

La mort dans les vingt-quatre heures.

Manuel dans son avis du mois de novembre a dit :

Un roi mort, ce n'est pas un homme de moins.

Je vote pour la mort.

Trop tard, peut-�tre, pour l'honneur de la Convention.

Dans l'intime conviction o� je suis,

que Louis est le principal auteur des forfaits qui ont fait couler tant de sang le 10 ao�t.

Et de tous les massacres qui ont souill� la France depuis la R�volution.

Je vote pour la mort du tyran dans les vingt-quatre heures.

Uniquement...

pr�occup� de mon devoir.

Convaincu que tous ceux qui ont attent� ou attentront...

� la souverainet� du peuple m�ritent la mort,

Je vote pour la mort.

- Le monstre ! - Son parrain ! Son propre sang !

L'arbre de la libert�,

a dit un ancien,

cro�t lorsqu'il est arros� du sang de toutes esp�ces de tyrans.

La mort de Louis XVI est dans mon intime conviction

le tombeau de la libert� publique.

Et le triomphe des ennemis de ma Patrie.

Je vote pour le bannissement.

La mort.

Puisque Louis XVI fut l'ennemi du peuple,

de sa libert� et de son bonheur,

je conclus � sa mort.

La peine contre les conspirateurs est la mort.

Cette peine est contre mes principes.

Je ne la voterai jamais.

Je suis convaincu que Louis est coupable.

Mais sa mort, quoique juste,

me para�t avoir des dangers que n'a pas sa conservation.

Je vote pour la mort, mais en adh�rant au sursis.

Le vote est clos. Nous allons proc�der � son d�pouillement.

Je proteste. Il manque un d�put�.

370 voix pour la mort imm�diate de Louis.

319 pour le bannissement.

Je d�clare au nom de la Convention

que la peine qu'elle prononce contre Louis Capet est la mort.

Elle est parfaite.

On y est. On a r�ussi par Dieu !

Arr�te de remuer ta langue ou je te l'arrache !

Parjure ! Je plains vos �mes !

Vermine ! V�roleuse !

Assez ! Assez !

Tu vas te taire, oui ?

Allez, assez. Assez !

Je plains vos �mes !

Maintenant qui va laver les pieds des pauvres au Jeudi saint ?

On sera tous Sans-culottes et sans t�te !

La R�volution leur donnera des sabots !

La belle blague.

Vous �tes des monstres, des criminels.

Tuer notre Roi. Mais de quel droit ? Par quel orgueil ?

Quelle honte ! Quelle tristesse !

Tu m�rites la danse � bascule !

Landelle, il est o� le mal ?

Le mal est aux nostalgiques.

Toi ?

Dans mille ans, vous vous en repentirez encore.

B�ni soit mon rocher !

Qu'il triomphe, le dieu de ma victoire !

Ce dieu qui m'accorde la revanche,

Qui soumet � mon pouvoir les nations.

Tu me d�livres de tous les ennemis.

Tu me fais triompher de l'agresseur.

Tu m'arraches � la violence de l'homme.

Aussi je te rendrai gr�ce parmi les peuples.

Seigneur, je f�terai ton nom.

Vous n'avez qu'� m'ex�cuter comme je suis l�.

Je crains la chose impossible.

Faites attention. �a glisse.

Il est gros.

Il est grand.

O� est mon peuple ?

Mon bon peuple ?

Taisez-vous !

Taisez-vous !

Je meurs innocent.

Bourreau, ne tremble pas !

L'univers te regarde !

Vive la Nation !

C'est trop rapide ! C'�tait mieux avant !

Avant ils lui auraient broy� les os. Ils auraient jet� ses cendres au vent.

Pour mon jugement dernier.

En R�publique, le sang d'un Roi porte bonheur.

Marie. Marie-Pique.

�galit�. Une enfant de 92.

Marre de streamer ? Apprends le code web Gratuit et non scolaire: www.becode.org

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.