All language subtitles for Fantozzi in paradisio Fr

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Original subtitles

Nous sommes tous réunis ce jour,

...en souvenir d'un ami qui n'est plus parmi nous.

Un employé modèle, obéissant, modeste...

...fidèle, humble, résigné...

...incolore, servile.

Avait fait vœu d'esclavage et de sacrifice.

Un être vraiment médiocre.

Peut-être le meilleur d'entre nous.

Il a survécu 40 ans...

...au rôle difficile de dernière roue du carosse...

...dans le bureau de l'adulation.

Je me souviens du jour où nous avons pris notre retraite ensemble...

- Dépêchons, il est tard. Après j'ai un mariage. - Dépêche-toi !

- Concluez. - Oui.

Nous ne t'oublierons jamais, cher...

Cher... Cher ?

-En fait, je... - Vous me demandez ? - Quel était son nom ? - Je ne sais pas.

- Quelqu'un regarde le nom sur la caisse. -Vous voulez que je...

-Allez. - Il s'appelait...

- Fonelli ! - Nous ne t'oublierons pas, cher Fonelli !

- Devons-nous vous enterrer aussi ? - Je ne suis pas encore prêt.

Alors levez-vous et aidez-nous. Emportons le cercueil.

Faites vite.

Prêts.

Les poignées sont pour le décor ! Portez-le à l'épaule.

-Félicitations mademoiselle. - Condoléances.

- Condoléances. -Bonne chance à la mariée.

-Condoléances. - Bonne chance !

Permettez. Bonne chance.

- Un autre d'entre nous s'en va. - Quel âge avait-il ?

- Notre âge. Nous avons le même âge. - Vous avez le même âge !

- Il y a une génération ici. - Silvani est un bébé retraité.

- N'exagére pas ! -Il avait du cholestérol et de l'hypertension ?

Fantozzi, demande à la veuve.

- Pourquoi moi ? - C'est toi qui a le plus de risque.

-La maladie touche tout le monde. - Le plus exposé ?

Un moment.

Madame, je suis déchiré. Pour mieux me souvenir de lui...

- Quelle tension avait il ? - Plus de 200.

Plus de 200 !

Ouf, moi j'ai 160 !

Excusez moi, combien il avait de cholestérol ?

Plus de 600.

- Plus de 600 ! -Il l'a demandé.

Condoléances.

Condol...

- Les garçons, à la revoyure ! - Où peut on se revoir ?

Au prochain enterrement. Qui sait à qui ce sera le tour !

Pas à moi ! J'ai un bon programme.

Randonnée de 35 kilomètres et hydromassage revigorant.

Pour le déjeuner, un jus de céleri et de carottes.

-ça n'est pas mon tour! - Tu as laissé tomber ton...

A la bersaglièra !

Olė !

- Mais ça n'aurait pas dû être toi ? - Pourquoi ?

J'avais également écrit deux mots qui te conviennent.

Je les lirai à la maison.

- Je les garderai pour quand.. - Non ! Merci.

A ta guise.

Il n'y a plus personne.

Aïe !

Ils n'ont même pas le respect de la mort !

Personne n'en a rien à foutre !

Ils se lèvent à midi, déjeunent chez maman, font la sieste...

...et ils se tapent des filles avec de ces tétons !

Puis ils les jettent au bar comme des trophées de chasse.

Au lieu de cela, nous sommes condamnés au vide de nos vies grises...

...sans tétons et sans trophées.

Comment achètent-ils une Porsche sans travailler ?

- Tu plaisantes ? - Non.

- la drogue, le sturpre ... - Quoi ? - Les sturpres.

Vol, moi pour ces gens-là des voleurs...

des voleurs...

- Je rétablirais la peine de mort. - C'est vrai. Et la torture.

Même la torture pour les vols.

Comptable vous ne feriez pas de cambriolage ?

Ne bougez pas !

On observe et on apprend.

- Je ne suis pas capable de dire ces choses. - Je les dirai.

Ne bougez pas ou mon ami vous fera sauter la cervelle.

- Dois-je les faire sauter ? - C'est un jeu d'enfant.

- Lequel est-ce ? - Celui avec la capuche rouge.

S'il vous plaît, je veux être blanc. Le blanc me porte chance.

- Fais le blanc. -D'accord.

- Ça suffit ! Je me pose des questions ! - Mais c'est du suicide !

- Vous passerez le reste de votre vie en prison ! - Si on se fait prendre ?

Ne t'inquiétes pas. J'ai tout calculé.

Première phase : le camouflage.

on amène la petite-fille Uga en guise de couverture.

Magnifique ! Voici un vendeur. Bonjour.

Pour divertir ma petite fille...

...nous voulons acheter des masques de carnaval.

- Un pour lui et un pour moi. - Là-bas. -Attend-moi ici.

Fantozzi, là-bas. Ils ont des choses merveilleuses.

Voici les masques. Ils te plaisent ?

- Tu n'es pas convaincu ? - Ils ne font peur à personne.

- Non ? - Pas question !

- On ne peut pas avoir peur... - Grand-père!

Fantozzi, que fais-tu ?

Tu ne voisl pas que c'est ton babouin... ta babouine...

- C'est ma petite fille. - Oui, mais elle est habillée avec cette peau de singe...

- Non, c'est du coton. - Du coton ?

Maintenant, pour te protéger, je couvre....

Je veux dire que je te met ce masque.

- C'est mieux. - Oui.

- C'est moins insidieux. - Ces masques sont trop voyants.

Il y en a d'autres là-bas.

Ceux-ci sont plus pratiques. Regarde.

- On respirez mieux. - A quoi ça sert ?

- Prêt à passer à l'action ? - Oui.

Voici les armes.

Filini s'était procuré un pistolet d'athlétisme.

Fantozzi un lance-fusée provenant du démantèlement du Motonave Duilio.

On se sent mieux d'avoir quelque chose à faire.

- J'ai envie de... - La mettre enceinte.

- La mettre enceinte. - Qui ? - Met l'arme dans la ceinture.

- Quelle banque on va voler ? - Fais-moi confiance.

- Je ne veux pas voler celle où j'ai mon argent. - Ne t'inquiétes pas.

- J'ai déjà tout étudié. - Où?

C'est une surprise.

Voilà la surprise !

La méga-firme !

- Dévalisons la banque intérieure. - J'ai perdu ma salive.

On travaille ici depuis 40 ans. On la connais sur le bout des doigts.

Nous allons voler ceux qui ont sucé notre sang depuis 40 ans !

- Tu es d'accord ? -Je souhaite me retirer.

- Pourquoi ? - J'ai une légère envie de vomir.

C'est pas possible ! Aujourd'hui, c'est le jour de paie.

C'est plein d'argent. A l'entrée ! A nous deux!

- Le stationnement est interdit. On aura une amende. - Ne sois pas avare.

Nous serons bientôt riches et tu t'inquiètes de l'amende ? Non !

Toi tu laisses la porte ouverte. Cela facilite la fuite.

J'ai laissé...

Comptable, voici la camionnette de la cantine.

Oui, mais... On va la voler aussi ?

Non, c'est pour entrer. En catimini...

C'est pas le moment de faire des sauts . On est en train de faire un vol !

Je suis enthousiaste.

N'est-ce pas étrange de revenir ici ?

Nous y avons consacré toute notre vie. Regarde !

- Qu'est-ce que c'est ? - Bureau de l'employé perdu.

Fantozzi, on bouge.

- J'avais l'habitude de venir ici pour prendre un café. - Service des réclamations.

- C'est impressionnant. - Arrête le romantisme.

- Nous devons faire le cambriolage. - Laisse-moi jeter un coup d'œil.

-Encore une fois ! -Pitié. -D'accord.

Voilà.

Il y a des soldes.

- Dans d'autres soldes, ça coûte moins cher. - Ce n'est pas la même marque.

Comptable, tout est comme avant.

-Viens. Attention ! - Attention.

Presse toi contre le mur.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je me suis écrasé.

- Passons à l'action. - J'ai...

Maintenant, on se déguise, on prend les armes et on y va ensemble.

Non. Regarde ce qu'il y a d'écrit.

- Une personne à l afois, donc... -Viens ici !

Appliquons le plan B. Faisons B. Faisons B.

- Je fais B. - Lequel est-ce ? - Le B.

Mais que fais tu ?

Selon le plan B, tu vas en avant et j'attend ici. L'arme est chargée ?

- J'ai la fusée dans le canon. - C'est bien, vas y !

- J'avance. - J'avance. - Comme un chat souabe.

Le bouton.

- J'avance. - J'avance.

- Bonjour. - Qui est-ce ?

- Vous avez des objets métalliques sur vous. - Pas moi !

- Vous avez des objets métalliques sur vous. - Oui... Non !

Ne faites pas le malin ! Vous avez des objets métalliques sur vous.

- Nous ne vous laisserons pas entrer. - Je n'ai rien.

A l'aide !

Pour ne pas attirer l'attention Je mets le nez.

Main en l'air! C'est un vol.

Couchez-vous sur le sol, sinon je vous ferai sauter la cervelle !

Fantozzi, toi non. Tu dois faire sauter la cervelle.

Restez calme. Je ne veux pas d'effusion de sang.

- Non. - Vous, vous vous allongez sur le sol.

Vous mettez de l'argent sur le comptoir...

-...ou bien il vous fera sauter la cervelle. - Pardon !

- C'est moi qui le dis ! - Vous voulez le dire ?

Alors dépêchons ! Elle est allongée sur le sol, endormie. Poursuivons.

- Le nez. Alors... Comment je continue ? - Continue le vol, Fantozzi !

- Il a pas de sac pour mettre l'argent ? - On a pas de sac ?

- Directeur, excusez-nous. Il ne l'a pas. - Je l'ai. - Il l'a.

C'est un jeu d'enfant !

C'est l'autre. Maintenant, messieurs, enfermez nous dans la chambre forte.

Tout le monde dans la chambre forte !

Allez, dépêchons !

- Viens Fantozzi. -Nous allons tous à la chambre forte. - Dans la chambre forte.

Toi non !

- Fantozzi, où es tu ? - Dans la chambre forte. - Pas toi ! - Ferme-la.

Ouvre !

- La main ! - C'est rien.

- C'est rien. - C'est la main. Allons-y.

Excusez-moi Je voudrais des informations.

Je dois prendre le Raccordo Anulare.

- Comptable, allons-y. - Oui.

- On part ! - Oui.

J'y vais !

- Où est-on ? Prenons cette voiture. - Mais c'est moi qui conduis.

Tu es presque aveugle. Quasi aveugle.

Nous y voilà. Prêts ? Allez!

Ils ont enlevé le volant.

- On a de la chance ! Il y en a un autre. Je vais conduire. - Non !

Va doucement.

- Fais attention. - Je ne me laisserai pas distraire.

- C'est dangereux dans ce brouillard. - Quel brouillard ?

Ma tête !

- Ils viennent vers nous ! - Qui ?

-Fantozzi, tu veux provoquer un accident ? - Non !

Lâche le volant !

Il y a un monsieur sur le capot.

- Freine. - Ne dis pas de bêtises. On est en fuite.

- Tu as vu ça ? - Vu quoi ?

Je t'explique...

...continuons notre fuite.

Tout s'est bien passé.

- Le parking était mythique. - On ne pense pas à ces choses-là.

Débarrassons-nous des armes.

- Comptable ! - Dans dix minutes, nous serons chez nous...

...pour diviser le paquet.

Le butin ! Aïe ! C'est mieux...

- S'il vous plaît. - Filini ! Fantocci!

Chers inférieurs, montez.

C'était le mégadirecteur galactique lui-même...

Duc Comte Mariarita Vittorio Barambani.

- Bonjour chers inférieurs. - Bonjour.

Vous avez volé l'entreprise qui vous a exploité avec amour pendant des années.

Oui, parce que nous pensions que ça nous revenait en partie.

- Comment nous avez-vous découverts ? -Nous avions de faux nez !

Vous pensiez avoir fait le coup sans notre aide ?

- Non. - Il nous a aidés.

Excusez-moi, Sire. Pourquoi avez-vous fait cela ?

Pour vous donner un bon frisson. Mais cela suffit maintenant.

Mettez le butin sur la table.

Comme ça on le rendra à la banque...

Non. Les auteurs doivent rester inconnus.

L'entreprise sera donc indemnisée par la compagnie d'assurance.

Majesté, le butin ?

Je le prendrai pour ma fantaisie personnelle.

Tout ?

Ne pouvez vous pas, pour une fois partager 50-50 avec nous ?

Non. Je le fais pour votre bien. Mes bien-aimés.

L'argent est une affaire de riches. Vous n'êtes pas mentalement équipé.

Vous pourriez vous faire escroquer par des fraudeurs.

Vous vous retrouveriez avec des jeunes filles.

Ceci...

C'était une curiosité.

Votre vie serait bouleversée.

Remerciez-moi pour la faveur que je vous fais.

Filippo, les inférieurs sont sur le point de descendre.

Unghia, vient dire bonjour à papa.

Bongo, Je suis désolé que tu ne puisses pas venir à la fête.

Mais je comprends. Le travail d'un gorille n'a pas d'horaire.

On ne dit pas gorille mais garde du corps.

Désolé Mariangela. Tu as raison.

- Salut. - Salut.

- Salut. - Salut.

Voilà papa !

Salut papa.

Éteignons les lumières. Papa sera ravi de cette belle surprise.

Viens.

Que se passe-t-il ? Il y a une coupure de courant ?

Bon sang de bonsoir ! Juste le mercredi de la Coupe !

- Où est la télécommande ? - Un, deux, trois.

- Surprise ! - Qu'est-ce que c'est ?

Aujourd'hui, c'est le mercredi de la coupe !

Silence absolu pendant 90 minutes !

Les femmes en cuisine ! Spaghetti à l'huile et aux poivrons.

- Bière glacée et rot gratuit ! - Il y a une timbale de tortellini.

-D'accord. - C'est notre anniversaire de mariage.

Aujourd'hui étant le mythique mercredi de la Coupe ?

La seule joie de ma vie.

ça fait 40 ans, Hugo.

Mais...

40 ans ?

Les 40 ans de mariage sont des noces d'or ?

Ce sont des noces de merde.

Mariangela rentre chez toi. Je ne veux pas célébrer ce mariage ici.

Pina !

Pina, tu es devenue susceptible.

Ce n'était qu'une blague.

Faisons la fête.

- Et le match ? - Le match est fantastique !

Non, j'arrête...

- Merci Ugo. - ...le son.

Ugo, on souffle les bougies ?

Maintenant ?

But !

Celui qui ne saute pas est fou !

- Celui qui ne saute... - Maintenant.

Papa, Uga t'a dédié un poème. Allez.

- Celui qui ne saute pas est un fou ! - Je peux dire le poème, Grand-père ?

Dis le poème ! Qui ne saute pas...

Ma mamie, mon papy, Nous célébrons un heureux événement...

...ici dans votre appartement un peu grand pour deux personnes de votre âge.

Si nous étions logés ici, vous seriez plus pris en charge. Mais il faut faire vite.

Nous sommes expulsés ! Qu'elle merveille pour faire toute une famille !

C'est ce que pensent Uga, maman, grand mère et Bongo.

Faites passer !

- Tu as entendu, Ugo ? - Oui, bien sûr !

- Cela te convient ? - C'est très bien. Maintenant, partez.

-Ils viennent donc s'installer ici ? - Oui. Partez.

- Merci, papy. - Qu'est-ce que tu fais ? Qui ne saute pas...

Laissé seul, Fantozzi s'est laissé aller aux acclamations de la foule.

Au troisième but, il a fait ola tout seul.

Ensuite, il a été possédé de hooliganisme domestique.

Enfin, dans les dernières minutes, il a compris.

Uga, mama, mamie et Bongo. Bongo !

- Qui vient vivre ici ? - Notre fille et sa famille.

- Ils sont expulsés. - Et ils viennent vivre ici ?

- Tu veux les envoyer sous un pont ? - Oui, même sous un pont !

- Nous devons sauver un mariage. - Comment ça ?

Bongo pense trop et Mariangela n'a plus de vie sexuelle.

Mariangela a aussi une vie sexuelle ?

Bien sûr, si Ughina est né !

Pour toi, c'est encore une enfant mais c'est une femme comme les autres.

Un jour, elle m'a avoué...

...que depuis six mois Bongo ne l'a plus touchée.

Des ordures ! Ces animaux là...

Je voulais dire...

Notre gendre a des chaleurs tous les six mois.

Je le sais parce que j'ai regardé l'émission du Dr Angela...

... Gorilles dans la brume. - Ugo, tu as déjà dit oui.

Tu m'as fait dire oui parce que c'était le mercredi de la Coupe.

Le mercredi de la coupe, je ne raisonne pas.

- Mercredi de la Coupe. -Calme toi et réfléchis.

Nous ne sommes plus jeunes. Si quelque chose nous arrive...

...ils nous aideront. C'est le plus beau cadeau qu'ils pouvaient nous faire.

-Venir vivre ici ? - Bien sûr.

Ils ne nous dérangeront pas.

On les met dans le salon, on ne les entendra pas, crois moi.

Encore une fois ! Oui !

Ahh ! Pina !

- Il y a un tremblement de terre ! - Chut ! Ne réveille pas la petite.

Quel est cet objet ? Oui, c'est la petite-fille !

- Je la couvre contre le froid. - Non.

D'accord. Pourquoi devons-nous la garder ici ?

Elle ne pouvait pas rester. Tu n'entends pas ?

- Pina, ils s'accouplent ! - Ils s'accouplent ?

Ils font l'amour, Ugo.

L'amour ?

C'est un amour un peu...

Nous avons sauvé leur mariage. Bongo n'est plus en crise.

Mais je vais être en crise avec les voisins.

Les voisins ne sont pas des animaux. Barriti...

Ils sont tombés.

Ils sont sacrifiés dans ce lit.

- Devons-nous céder notre chambre ? -A qui ? -Aux enfants.

A présent, ce lit, on en avons plus besoin.

Pina, ne me provoque pas.

Ne m'embêtes pas. S'il n'y avait pas de babouin...

Ma petite-fille. Désolé.

- Je vais t'ouvrir comme une pomme ! - Nous ne leur donnons pas notre chambre.

Mais tu jures qu'au moins deux fois par semaine...

-...tu feras ton devoir conjugal. - Deux ?

D'accord.

Très bien, donnons-leur la chambre.

Grand-père !

Accompagne-moi pour faire pipi.

- Seule, j'ai peur. -J'ai aussi peur.

Allons-y. Tu n'es pas sorti depuis longtemps. Donne-moi ta patte.

La petite main.

Viens. La laisse n'est pas nécessaire la nuit.

Pas d'aboiement.

Grand-mère !

Grand-mère !

Me voilà ! Qu'est-ce qui s'est passé ?

Grand-père m'a enfermé dehors.

-Pauvre petite! - Grand-père est méchant !

- Ne pleure pas. - Je ne veux plus le voir !

Grand-père m'a enfermé dehors. Grand-père est méchant !

Tu l'as fait parce que dans ton subconscient tu ne veux plus de nous dans la maison.

Il suffit de le dire et nous débarrassons le plancher !

Ne dis pas ça ! Papa est ravi que tu sois là.

Très.

- Stop ! - Pourquoi ? - Il y a une surprise.

- Ils ont disparu ! - Non, mais il y a du nouveau.

- Ferme les yeux. - Oui.

- Entre et ferme la porte. - Oui.

A trois, ouvre les yeux.

Un, deux, trois.

- Qu'est-ce que c'est ? - C'est un cintre.

Je mets ma veste.

Hugo, regarde le reste.

- Que s'est-il passé ? - Rien.

C'est juste un décor un peu spécial.

C'est l'œuvre d'un architecte cousin de Bongo.

Il a son propre charme. Voici la zone de couchage.

C'est très fonctionnel.

Si tu préfères, c'est un peu primitif, naif.

ça reflète les racines de Bongo.

Bon sang de bonsoir ! Où sont nos racines ? Où sont mes meubles ?

Heureusement, un brocanteur les a pris.

Mon fauteuil aussi ?

Mon diplôme de comptable ?

Même la chambre à coucher ?

Ils m'ont expliqué que c'était horrible. Quand ils l'ont emmenée...

Ils l'ont emmenée...

C'était un truc démodé. Cela ne valait rien.

Même lorsque nous l'avons achetée en 1954...

- Tu te souviens ? - En 1954.

C'était vraiment moche. On l'avait pris car on la payait en plusieurs fois.

Où sera mon lit à présent ?

- Je suis désolée ! - Ne t'inquiétes pas.

Mais nous y avons passé toute une vie...

...ensemble.

Non, Pina !

Ne fais pas cela. Si tu regardes bien tu peux voir qu'il y a la patte...

La main d'un architecte.

C'est un style assez unique.

C'est qui ?

Mais le lit est léger, aéré fonctionnel.

Tu sais ce que je fais ? Je vais me jeter à l'eau !

-Oh ! Quelle douleur ! - Tu t'es fait mal ?

Attend. Voilà.

Maman, j'y vais. Papa, ça te plaît ?

Oui !

- Beaucoup. - Tu as perçu ta pension ?

Oui, ce matin, pendant que vous...

Il faut payer le brocanteur.

Doit-on le payer ?

Il n'accepterait pas ces merdes !

- Merde ? - J'ai du le convaincre.

Il faut également payer le marchand de légumes pour la fête de la banane de ce soir.

- Une fête de la banane ? - C'est une fête.

Pendaison de crémaillère avec des amis de Bongo.

- Es-tu heureuse, Pina ? - ça fait longtemps qu'on a pas été invités à une fête.

Quand je vois une peau de banane...

... je pense à l'Afrique lointaine.

Je pense à la jungle noire, au tigre, à la panthère.

Je pense à la négresse du tucul.

Tucul, tucul.

Le tucul est une hutte...

Ne te mets pas en colère, Ugo.

Les jeunes n'aiment pas être avec les personnes âgées.

- Quels vieillards ? -Ils voulaient être seuls.

Tu es invité chez moi, tu t'habilles...

Cette soirée est vraiment très passable...

Je veux dire gentille. Puis ils nous jettent comme une chaussure.

- Combien de temps dure une fête de la banane ? - Je ne sais pas.

-Toute la nuit aussi ? - Peut-être.

La négresse a dit à Zambo...

... je ne veux pas que tu sois sans tige.

Je ne veux plus te voir sur la porte du tucul.

Après la nuit de merde qu'ils nous ont fait, tu leur apportes les croissants ?

Ils sont chauds. Il les aime beaucoup.

Leurs sacs ! Ils partent !

Ce sont les nôtres.

Les nôtres.

Ils peuvent aussi les prendre, s'ils s'en aillent avec leurs merdes !

Je reprends possession de ma maison.

Ils ont été distraits et ont mis le verrou.

Docteur Bongo ?

Bongo !

Mariangela, ouvre !

- Qui est-ce ? - C'est nous !

- Qui nous ? - Ton père et ta mère.

Chérie, nous t'avons apporté des croissants avec de la crème. Ouvre.

Désolée, mais je ne peux pas. Bongo a dit que ça ne pouvait pas continuer comme ça.

Cette coexistence nous humilie et vous humilie. Quelqu'un doit partir.

-Vous. - Non, vous.

Nous sommes au début de la vie. vous êtes à la fin.

- Mais c'est notre maison. - C'est vrai. Attend.

Elle ouvre.

- Voici le loyer à payer. - Putain, Mariangela !

Tu ne peux pas faire ça à ton papa ! Ouvre lui, tu comprends ?

Ne t'abaisse pas à leur niveau. Ce n'est plus ma babou... mon enfant.

Non, tu l'as bien dit : babouine !

- Babouine ! - Ne nous cherche pas !

Quand votre mère ne sera plus là... C'est-à-dire quand nous ne serons plus là...

...il ne te restera que des remords.

- Pina, les valises. - Bien sûr. Voilà.

Hum ! Je les mangerai tous !

Qui s'en soucie ? On est bien comme on est.

Pina, tu les prends.

Papa ! Maman !

- Oui ? - Les croissants ?

Les croissants.

- Combien de mètres ça fait ? - Cent pieds. - C'est pratique.

Pina, un son de cloches lointain !

C'est très romantique. J'ai envie de l'entendre.

- Quelle belle cuisine ! - Elle est magnifique. - Oui.

- Je le prends. - Voici le contrat. Une signature suffit.

- Où ? - Ugo !

- Ici. - Ugo, aide moi !

Excusez-moi", mais il est dit: adjacences souterraines.

- C'est une gare ! - Poussez-vous !

-Attendez ! - Ugo ! - Je suis chez moi !

- Excusez-moi. - Je me suis désintéressé de l'affaire.

- Tu as dit que tu le prenais et maintenant tu le prends ! - Laisse-moi tranquille !

Tu ne peut pas partir !

Allons-y, Pina.

Fantozzi a fini par trouver une solution presque humaine.

- Ugo, on met la table ? - Oui. Je vais m'arrêter ici.

Ugo, où as-tu mis les courses ?

Je les ai laissé sur le lit.

- Pina : que signifie "danger" ? - Danger.

En accompagnant jusqu'à l'extrême votre frère jusqu'à sa dernière demeure...

...maintenant libéré du fardeau de la vie terrestre...

...souvenez vous que vous aussi devez mourir.

Seigneur, Père de miséricorde Je me présente...

La triste saison des départs se poursuit inlassablement.

Frères, la mort est proche pour tous.

Aujourd'hui, c'était son tour. Demain, ce sera peut-être le vôtre.

Préparez vos cœurs et vos pensées...

...et affinez votre foi.

- Saint Jean et Saint Paul. - Priez pour nous.

- Sainte Anne. - Priez pour nous.

- Saint Étienne. - Priez pour nous.

Fautocci, fais quelque chose ! Il est tard. Je vais rater le shiatsu !

- Qu'est-ce que tu rates ? - Le massage.

- Madame ! - Je m'en vais. Je vous prie de m'excuser.

- Allez ! - Excusez-moi. - Oui ?

- Dépêchez-vous ! S'il vous plaît ! - Madame, comment ça, vite...

- Moi je suis toujours en vie ! -Oui ? Allons-y.

- Qui est don Fantozzi ? - Je suis Fantozzi, sans "don".

Je suis le prêtre.

Les radiographies ne montrent rien. En tant que patient, vous pouvez partir.

En tant que prêtre, c'est mieux que vous restiez.

Qu'y a t'il ?

-Venez. - mais quoi...

Je vais bien, non ?

Je n'ai jamais rien eu.

Monsieur Fantocci, c'est la radiographie de vos poumons.

- Elles sont magnifiques. - Y a-t-il des parents à qui je peux parler ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Ma femme est ici...

Si c'est grave Il vaut mieux qu'elle ne sache rien.

-Vous voyez cette petite tache blanche ? - Elle est petite ! Alors ça va.

C'est la seule partie saine.

Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.

Je t'absous de tes péchés...

Désolé. Vous êtes fou !

Ingénieur... Docteur, c'est sérieux ?

Et alors ? C'est sérieux ?

C'est incurable.

Combien...

Combien de temps me reste-t-il ?

Regardez ça...

...vous me sous-estimez. J'ai un courage impitoyable.

Un an ?

Un mois ?

- Un jour ? - Non ! Une semaine.

Homme chanceux qui connais la date de sa mort...

...utilise le temps qu'il te reste pour préparer le paradis !

Porte le cilice, demande pardon. Repent toi !

Je regrette seulement de ne pas avoir profité de la vie.

En un après-midi, il a fait tout ce qu'il s'était toujours interdit.

Il a mangé 4 kg de moules crues.

Amende et enlèvement par une dépanneuse en double file.

Ne bougez plus !

Faire un pet monstrueux...

... dans l'ascenseur d'un grand magasin.

tapisser les murs d'écrits de dénonciations courageuses.

Finalement, il s'est retrouvé sans plus de souhaits...

... et avec une grande angoisse dans son cœur.

Ugo, quelles sont ces manières ? Me laisser comme ça à l'hôpital !

Heureusement, ils ont dit que tu vas bien.

Je suis en pleine forme.

Ne bois pas de spiritueux ! C'est mauvais pour la santé.

Il n'y a plus rien qui puisse me blesser.

Rien.

Bois une bière, c'est plus léger. Les buveurs de bière vivent cent ans.

- Pina, je peux te dire quelque chose ? - Dis-moi. - Va chier !

- Ugo ! - Excuses moi, Pina.

J'ai eu une journée terrible.

Terrible !

Il faut racheter des vitamines.

Achète la petite boîte, cette fois.

La petite dure une semaine.

Trop c'est trop.

Ugo, arrête avec cette tête d'enterrement !

Je saute !

- Qu'est-il arrivé à Ugo ? - Quel malheur !

Je voulais prendre l'air.

-Je vais m'allonger sur le lit. - Oui, Hugo.

Je suis un peu abasourdi.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je m'entraîne.

Tu as eu la force de ne rien me dire. Tu es un homme merveilleux.

Je veux faire quelque chose pour toi.

Allez ! - C'est ça !

- Allez ! - Il a gagné !

Ils peuvent te tuer !

- Qui doit mourir cette fois-ci ? - Ugo, mon mari. - Mes condoléances.

- Merci. - Mais qu'est-ce que j'en ai à faire ? - Faites une bonne action.

- Egayez ses 7 derniers jours. - Je lui raconterai les blagues !

Non. Vous l'emmenez dans un endroit agréable pour des vacances romantiques.

- Oui, Weekend à la mort ! Allez y, vous. - Ce n'est pas la même chose.

Vous avez toujours été la femme idéale pour Ugo.

Ne soyez pas offensée, mais je n'ai jamais compris pourquoi.

Parce que je suis une femme raffinée. A quelle cote est le 5 ?

-Alors je le jouerai. - Je vous paierai pour votre sacrifice.

- J'ai de l'argent... -Sortez ! - mes bijoux.

- Je pourrais faire des billets à ordre ! - Ça suffit !

- Un cinquième de ma pension de veuve. - Pariez un million sur le 5.

Si vous voulez jouer, sortez l'argent.

- N'oubliez pas que vous nous devez 4 millions. Il reste sept jours. - Sept jours ?

Si vous ne payez pas, nous brûlerons votre maison et nous vous battrons à mort.

Sept jours !

Bon sang de bonsoir !

Je ne pouvais pas perdre!

Écoutez...

- Quand votre mari va-t-il crever ? - Dans sept jours. - Sept jours ?

Combien d'argent avez-vous ?

- Un million. - Donnez-le ! -Vous acceptez ? - C'est un prêt.

- Maintenant, je gagne et je vous les rends. - Si vous perdez ? - Je ne perdrais pas.

- Si vous perdez ? - Si je perd, je me ferai le mort.

Tout sur le 5.

- Votre mari est contagieux ? - Non.

Donnez-moi tout l'argent. Je le donne aux créanciers.

Désolé, ce n'est pas par méfiance. Je vous ai donné un million...

...maintenant je vous donne les bijoux et vous aurez le reste quand ce sera fait.

Je vous ai aussi apporté ceci.

- Qu'est-ce que c'est ? - C'est un engagement signé, une sorte de contrat.

Il ne doit rien savoir. J'organiserai une rencontre fortuite.

Je paierai après le coït !

Ugo, pourquoi ne pas aller faire un tour ?

- C'est une belle journée ! - Pour moi, tous les jours se ressemblent.

- Tu rencontreras peut-être quelqu'un. - Je ne veux rencontrer personne.

Ugo, je peux te dire quelque chose ?

- Tu m'as cassé les couilles ! - Qu'est-ce que tu racontes ?

Je t'ai supporté pendant 40 ans à être ta servante !

Je souffre de tes humeurs ! Je te vois uriner dans le lavabo !

Pina, je...

Tu ne le sais pas, mais je vais...

Tu vas dire de la merde, comme tu l'as toujours fait !

-Maintenant, sors de cette maison ! - Qu'est-ce que tu fais ? -Sors !

- Ecoute, je suis... - Tu es une merde !

-Tu me le dis aussi ! - Sors de là !

- Fout le camp ! - Une merde ?

Si je quitte cette por... baraque, tu ne me reverras plus jamais.

Dieu merci ! Pars !

Tu as complètement changé d'attitude à mon égard.

Fantozzi.

C'est un plaisir de vous revoir !

Pour payer les vacances d'amour...

...qui éclaireraient les derniers jours de sa vie....

Fantozzi a vendu aux enchères la nue-propriété de ses organes.

L'explantation a été garantie après sept jours.

- Trois millions ! - Trois et demi ! - Quatre millions !

Quatre millions et un. Quatre millions deux.

Quatre millions trois. Attribution du lot numéro 4...

...le foie et le pancréas au monsieur là-bas.

Lot numéro 5 Appareil génital complet !

- Je le veux ! - Moi, je le veux !

-Moi ! - C'est mon tour ! -A moi !

- C'est microscopique ! - C'est une poupée ?

C'est une escroquerie !

Retiré.

C'est parce qu'il fait froid ici !

Je passe te prendre.

Me voici ! Bienvenue.

- tu aimes ? - Combien d'étoiles ? - Qui ?

- Comment "qui" ? -Il en a six. - Ce n'est pas trop ?

- L'hôtel en a cinq, l'autre c'est toi. - Tu es un poète, Fantozzi.

-Viens. - Les bagages ? - Je m'en occupe.

Garçon !

Quelle belle suite !

- Romina et Albano ont dormi ici. - Mes couilles !

- Je n'ai pas compris. - J'ai dit : "Wow !"

Le traîneau m'a épuisé. Je dois m'allonger sur le lit.

Je la prends.

J'irais directement au lit. Désolé, j'ai une petite fringale.

- Que fais-tu ? -Au début des vacances, on a dit...

...que peut-être toi et on fait... Non ?

Oui, peut-être. Mais pas comme ça ! Nous venons d'arriver.

Il faut de la patience Pourquoi es tu si pressé ?

Je n'ai pas de temps à perdre.

Ce soir peut-être.

Ces choses se font...

...le soir.

- Dépêchons ! C'est le soir ! - Non, ce n'est qu'un nuage.

- Tu ne vois pas ? - Un nuage.

- Mais quand... - Il est 13h15. On a le temps.

Va au bar et prends du bromure. Apporte-moi un apéritif.

- Qu'est-ce que je prend ? - Le bromure ! - Excusez-moi. Le bar ? - Là-bas.

- Emmenez-le à l'hôpital ! - Pauvre homme !

- Comment est-il devenu comme ça ? - Mon Dieu ! Qui est-ce ?

- Que lui est-il arrivé ? - Le tremplin. C'est un débutant.

- Je pense qu'il va passer la semaine à l'hôpital. - Intéressant ! - Bonjour.

- Je t'ai apporté un apéritif. - Merci.

Je n'ai pas trouvé le bromure mais j'ai pris huit camomilles.

- Je suis très calme. - Bravo !

Ecoute...

Au lieu de rester ici et de t'ennuyer. va et saute un bon coup.

- Où ? - Là-bas.

C'est facile !

Et puis tu ressembleras à un aigle !

Un ange !

Pour un tel homme...

...je n'attendrais pas le soir. - Non ?

Alors je prends le risque !

Non ! C'est dangereux.

- Pour le tremplin ? - Par là.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

- J'irais. - Vous pratiquez ? - Qui ?

- Vous êtes familier avec les sauts ? - Je suis un débutant.

- On peut aussi en mourir. - Mourir ?

- Deux jours ! Eh bien, tôt ou tard... -Et puis allez !

Excusez-moi. Voulez-vous danser ?

Aïe !

Alors, Mademoiselle ?

- Suis-je un ange ou un aigle ? - Un trou du cul ! - C'est bien.

Silvani, incapable de freiner l'ardeur de Fantozzi...

... a eu recours au tristement célèbre "Ronfabien", un somnifère espagnol mortel.

Il est utilisé par les toreros déloyaux...

... pour endormir les féroces taureaux de combat.

Mademoiselle, l'ascenseur nous attend. Qu'est-ce que c'est ?

- Voulons nous célébrer ce merveilleux moment ? - Oui.

-Alors... -Alors... - Tchin Tchin !

- Qu'a-t-il fait ? - Tout est parfait.

Alors bois.

- Mademoiselle, êtes-vous informelle ? - Non, c'est du subjonctif.

Ah. Tracanno ?

Oui, bois !

-Mademoiselle ! - Ça va ? - Comme un lion !

- Mademoiselle, je suis dans un état... - Tu n'es pas fatigué ?

Je lui ai donné toute la bouteille ! Fantozzi tu n'as pas envie de dormir ?

Maintenant, je le fais...

- Puis... - Comme il est intelligent ! Non !

Fantozzi !

Bonne nuit.

Fantozzi tu as offensé ma féminité.

Tu semblais vouloir faire qui sait quoi !

Le moment venu, tu es entré en hibernation comme une taupe.

Je ne sais pas ce qui m'est arrivé.

- Mais ce soir, je vais l'ouvrir comme une pomme ! - Pas si vulgaire.

Il faut plutôt me faire la cour.

Me conquérir, me séduire !

Voilà...

- Me ceuillir un edelweiss. - Oui ! Je vais faire ça...

Un jeu comme celui-ci.

Tu es un véritable animal !

Je voulais dire c'est plein d'edelweiss.

Je peux les prendre tout seul. Je veux celui-là !

- Où ? - Celui dans le précipice.

Au bord du précipice ?

Tu n'as pas peur ?

Non.

Tu sais quoi ? On ne vit qu'une fois.

C'est-à-dire qu'on ne meurt qu'une fois.

Cette petite fleur...

Une petite fleur.

C'est tout.

En bas en haut. En avant.

- En bas en haut. En avant. - Cherche ici. Bravo.

Mademoiselle Je ne l'ai pas fait exprès.

- Regardez ce que j'ai. - En haut, en bas. Allez.

Haut-bas. En avant.

Bon. Je vais aider.

Haut-bas. En avant.

Haut-bas. En avant.

- En haut en bas. Avan... -Ahhh ! Bong sang !

Enleve-moi ce nez !

C'est à moi que vous parlez ? Remarquez, je vais vous laisser... D'accord.

Laissez-moi entrer.

Je suis épuisé.

Un instant. Arrête ! J'ai mes règles ce soir ! Bonjour.

Je comprends que vous n'avez pas respecté le pacte.

Avec mon mari, vous n'avez pas encore consommé.

Je suis consommée ! Cela vous semble-t-il simple ?

La situation ressemble à La Belle et la Bête.

Mademoiselle, je vous parle de femme à femme. J'ai été avec lui toute ma vie.

Je vous assure que vous ne le remarquerez même pas !

Il ira très vite. Il est si petit !

Pour vous, ce n'est rien, pour lui, c'est important.

Mme Pina" de femme à femme. J'ai essayé, mais je ne peux pas !

Est-ce clair ?

Vous êtes insensible et vulgaire ! Je vais vous dire une chose.

Avec moi, vous avez signé un engagement. Si vous ne le respectez pas...

...je vous laisse à la merci des créanciers.

J'arrête car je n'ai plus de jetons.

Bonsoir !

Débarrassons-nous de cette dent. Maudite soit-elle ! - Quelle dent ?

- Tu n'as pas tes règles ? - Fantozzi ! Quel cycle !

Je suis ménopausée depuis 20 ans. Allons-y !

Je me sens un peu mal à l'aise. Je vais demander quelque chose de fort.

J'ai un petit problème. En fait, c'est un gros problème.

Je veux dire que je... Rien.

Je ne l'ai pas fait depuis douze ans et je n'ai plus l'habitude.

- Quelque chose de fort qui m‡e remonterait le moral ? - J'ai trouvé.

Deux cuillères à soupe de cantaride, une de poudre de truffe d'Alba,

...poivre noir, poivre blanc, piment. - Piment !

- Pili pili, poudre noire. - Poudre noire !

- Tritol. - Mais... Tritol ?

- Nitroglycérine. - Nitro... Mah ! -Un peu plus de cantharide.

- Un ananas. - Le fruit ? - Non, une grenade et une mèche courte.

- Dis moi. - Vide-la immédiatement.

- Cul sec ? - Tout de suite. - Comme ça ? -Vite !

C'est sans effet.

Fantozzi, viens !

Qu'est-ce que j'ai raté depuis trente ans !

Je ne savais pas que c'était comme ça !

Qu'est-ce que j'ai perdu !

Pina, j'ai enfin trouvé une vraie femme.

Pas quelqu'un avec des cheveux couleur de rat et une haleine d'égout.

J'ai gâché ma vie à tes côtés. C'est toi la merde, pas moi !

Je ne suis plus ton Hugo.

C'est une lettre urgente. Elle doit être envoyée immédiatement.

Quoi ? Mais...

Un instant.

C'est tout ce que nous avons.

Déchire-moi, mais rassasie-moi de baisers...

Tu as vu...

Pina et Ugo pour toujours.

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Je m'engage à accompagner les derniers jours du mourant Hugo.

Je paierai après le coït...

Une partie en bijoux et une partie avec ma pension de veuve.

Signé. Pina Fantozzi.

Mais...

Pina !

Mais...

La lettre !

Etalon, voici ta jument !

Étalon ?

Ma lettre ! Donne-moi la lettre !

- La lettre ! - Ne reviens pas là dessus !

Je ne le fais pas pour l'argent ! Maintenant, c'est par amour !

- Ne me touche pas, salope ! - Laisse ta femme !

- Fantozzi, où vas-tu ? - Laisse-moi !

Tu m'insultes...

...mais je le dis:

Donne la moi !

Je ne la donnerai pas ! C'est une propriété privée !

- Hé ! - S'il te plaît !

La lettre !

Non ! Attend !

Je l'ai !

Un autre !

Droite ou gauche ? Alors ! A droite.

Je l'ai !

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Il y avait une plaque de glace et j'ai glissé.

- Appelez une dépanneuse. - Oui. Je vais charger les barils.

Voilà !

Je me mets dedans.

Voilà.

J'ai bu toute la bière !

Je ne peux pas parler.

Attention !

Un instant ! Attendez !

La lettre ! Pitié !

Attendez un peu !

C'est le train de...

Chère Pina. J'ai enfin trouvé une vraie femme.

Pas quelqu'un comme toi avec des cheveux de rat...

...et l'haleine d'égouts. J'ai gâché ma vie à tes côtés.

C'est toi la merde, pas moi !

Je ne suis plus ton Ugo.

Je suis très heureuse, Ugo !

Pina !

- Tu as reçu ma lettre ? - Oui, Hugo. - L'as-tu lue ?

- Non, je viens de l'ouvrir. - Donne-la-moi !

Je vais te la lire. Assied toi.

Dans cette lettre...

...j'ai écris...

Ma chère Pina...

...j'ai découvert qui était la femme la plus importante de ma vie.

Celle que j'aime le plus.

C'est toi avec tes cheveux argentés...

...et une haleine qui sent la rose.

Si je pouvais choisir...

...j'aimerais passer le reste de ma vie avec toi.

C'est le dernier jour !

Le coup de sifflet final de l'arbitre suprême n'a pas tardé à sonner.

Fantozzi pensait qu'il pouvait encore trouver le salut.

- Allez, mon frère ! Sprint ! - Sprint.

Fantozzi a pris 2 500 messes à son bénéfice.

Il portait un cilice qui le brulait de l'aisselle au scrotum...

... et il a rejoint les pèlerinages de pénitence les plus durss.

Ugo !

Ugo !

Excusez-moi. Ugo !

Ugo, lève-toi !

Tu n'es pas malade !

Ils ont téléphoné de l'hôpital. Tu es en pleine forme !

Ils ont interverti les radios.

- Ce n'est pas toi qui dois mourir ! - Mais...

- Qui doit mourir ? - Le prêtre qui a été hospitalisé avec toi.

Tu comprends ? Tu n'as plus à mourir ! Hugo, tu n'as pas à...

Maudits soient les déboulonnés les sbullonata, les sderenata !

Je ne meurs plus !

Je ne meurs plus !

Je ne meurs plus !

A l'enterrement de Fantozzi, il y avait les collègues survivants.

Ils se sont accrochés à la veuve pour la consoler.

Ce sont toujours les pires qui partent !

Nous avons perdu notre point de référence vers le bas.

C'était facile de se sentir meilleur que lui.

C'était un bouc émissaire pour nous tous.

J'ai l'impression d'être en train de le voir dans la vigueur des années !

Quelle perte !

Lors de son dernier voyage...

...il ne pouvait pas manquer le compagnon affectueux des week-ends.

Son nuage très personnel en tant qu'employé.

Mon nuage est venu aussi ! Le nuage de l'employé.

Les âmes bénies se hâtent d'embarquer.

Désolé.

- Mademoiselle, quand est-ce qu'on décolle ? - Nous avons déjà décollé.

Tout va bien ?

Excusez-moi un instant.

Est-ce que tu crois que je vais au paradis ?

Tais-toi ou je t'écrase la tête ! - On est des esprits, tu ne peux pas me faire de mal.

Oh mon Dieu, ça fait mal !

ça m'a fait très mal.

Savez-vous où ils nous mènent ?

Où est M. Saint Pierre ?

- Trépassé ! - Oui. > On enlève les chaussures.

Je les ai enlevées.

- Bouddha ! - Fantozzi ! - Ecoutez, docteur...

M. Bouddha, pourquoi pourquoi vous m'avez amené ici ?

Vos missionnaires détournent des millions de nos âmes...

...au cours de la vie terrestre.

Nous réglons les comptes après le passage.

Désolé, Dr Buddha.

J'ai laborieusement gagné le Paradis de l'autre administration.

Ne pourrais-je pas avoir le vôtre ?

Chez nous, le paradis n'existe pas.

Ici, on doit se réincarner dans d'autres vies jusqu'à la purification absolue.

J'ai déjà vécu une vie assez répugnante.

Peut-on l'éviter ?

Ne t'inquiétes pas. Nous avons beaucoup de possibilités de nouvelles vies.

Puisqu'on peut choisir...

J'aimerais renaître grand et mince avec des yeux verts et milliardaire.

Marié à Claudia Schiffer et bon guitariste classique.

J'aimerais skier, patiner, être un mégaprésident...

...et surtout avoir une délicieuse f....

Il n'est pas autorisé à choisir qui tourne la roue.

C'est la Roue de la Fortune ?

Excusez le contexte typiquement catholique.

Dois-je tourner la roue ?

Alors je le fais.

Allez !

- Allez, madame ! Poussez ! - C'est ça !

- Bravo ! -Encore un effort. - Poussez madame !

Bravo !

Mais est-ce que tout recommence ?

Quelle chance j'ai !

Sous titres: Picard 60.

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