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Original subtitles

DÉBORDEMENT

Est-ce que tu viens de dire...

que tu voulais une veste de verre...

avant d'être dégelé ?

Quoi ?

- Tu as dit...

que tu voulais une veste de verre avant d'être dégelé.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

J'ai jamais dit ça.

- Je te jure que oui.

Je suppose que tu parlais dans ton sommeil.

- En fait...

je t'ai demandé si tu voulais aller déjeuner.

Si on devait se lever pour aller déjeuner.

- J'ai pourtant bien entendu...

Qu'est-ce qu'on fait ici ?

Est-ce que ça vaut le coup ?

Ton corps est tellement froid ces temps-ci

que je sais même pas si tu dors ou si t'es réveillé.

- Hé, viens ici.

- Hum... Non. On va aller manger.

- Non, laisse tomber le déjeuner.

Non...

Non, je veux pas manquer le buffet.

- Viens. Peut-être que le type

qui fait des omelettes sera encore là.

- Excusez-moi, mesdames et messieurs !

Mesdames et messieurs, puis-je avoir

votre attention un instant, s'il vous plaît ?

Comme vous le savez peut-être,

ce sera bientôt la saison des pluies ici, à Li Tolqa.

Pour les habitants de la région,

cette période avant l'arrivée des tempêtes

s'appelle »,

ce qui veut dire

On la célèbre avec de la musique folklorique, un festin,

et bien sûr, de la bonne compagnie.

Alors, ce matin, j'aimerais

vous souhaiter la bienvenue à Umbramaq,

et j'en profiterai pour vous parer des pigments »

aux couleurs du littoral.

Ça signifie que nous sommes unis par une profonde amitié

puisque nous allons clore la saison ensemble.

Oh, et si certains d'entre vous

veulent se procurer des masques »,

il en reste à la boutique de l'hôtel derrière.

Alors, bon séjour chez nous !

Merci à tous. Merci.

Madame ?

- C'est quoi, cet endroit ?

- C'était ton idée, tu te souviens ?

Tu sens venir l'inspiration ?

- Oh, merci.

Je croyais que t'avais faim.

- Il y a un bateau qui fait visiter

les îles Tra-kla cet après-midi.

Je me disais qu'on pourrait faire ça,

et qu'on pourrait ensuite aller manger en ville.

Au resto chinois peut-être ?

- Je survivrai pas à un autre souper en ville.

C'est trop artificiel.

Qui peut croire que c'est une vraie ville ?

Pourquoi il y a un restaurant chinois ?

- Ça t'embête si je vais faire un tour ?

Je te rejoindrai sur la plage.

- Vas-y, oui. - OK.

À plus.

- Oh, bon sang !

Qu'est-ce qui se passe ?

- Il veut faire passer un message.

Sûrement un habitant de la région.

Allez, vite, venez !

Arrêtez !

- Qu'est-ce qu'il essaie de nous dire ?

- Il dit qu'il souhaite planter un long couteau juste là.

Et quand tu seras mort,

il va exposer ton corps à l'aéroport

pour faire peur aux autres touristes.

- Ça semble un peu extrême.

- Les Li Tolqans font jamais les choses à moitié.

J'ai adoré ton roman.

- Pardon ?

- T'es James Foster.

J'ai adoré ton roman.

Je suis désolée !

Je voulais pas te mettre mal à l'aise.

- Non, non ! Non, euh, c'est... Merci !

C'est... C'est gentil.

C'est juste que...

très peu de gens ont lu mon livre, alors, ça m'a...

- Gabi Bauer.

- Euh, James Foster. - James Foster.

Alban !

C'est James Foster.

- Enchanté, James. Moi, c'est Alban Bauer.

- Alban. Enchanté.

- J'ai vraiment aimé son livre,

- Oh. Oh oui ! Je me souviens !

- J'ai trouvé ça génial. - Oui.

- James, est-ce que tu accepterais

de te joindre à nous pour souper ce soir ?

Je te vois te promener sur le site depuis quelques jours

et j'aimerais beaucoup apprendre à te connaître.

On a une réservation chez Yangs.

- Ouais, on peut dire que c'était, euh...

une expérience intéressante.

Très formatrice.

- Voilà.

Alors, est-ce que vous désirez autre chose ?

- Euh, ça ira, merci.

- Très bien. Bon appétit, messieurs, dames.

- Merci. - Et faites-moi signe

si je peux faire quoi que ce soit

pour rendre votre expérience encore plus agréable.

- Ça sent bon. - Un gars fascinant.

- En effet !

- Dans le guide touristique, ils décrivent cet endroit

comme étant une expérience culinaire multiculturelle.

- Eh bien, c'est certainement une expérience.

- Alors, Alban, euh, qu'est-ce que tu fais dans la vie ?

- Oh, je suis architecte, mais pratiquement retraité.

Maintenant, je suis directeur à Los Angeles

du journal Glass Pane.

- Tu viens de la France ?

- Oh non.

Je suis né en Suisse, à Genève.

J'ai vécu à Paris, puis LA.

- Hum-hum.

- Moi, je viens de Londres, puis de Paris.

Où on s'est connus. - On s'est connus là-bas.

Sauf que je trouvais pas de travail,

alors j'ai convaincu Alban de partir avec moi.

- Et qu'est-ce que tu fais ?

- Eh bien...

je suis actrice, évidemment.

- Non, c'est vrai ?

- Elle est excellente.

- Je fais surtout de la publicité.

- OK.

- J'ai un contrat avec une agence de LA.

C'est eux qui m'ont formée.

Ma force, c'est échouer avec naturel.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

Échouer avec naturel ?

- C'est l'art de trouver une façon absolument naturelle

d'échouer à n'importe quelle tâche.

Dans toutes les publicités, je suis la fille

qui peut tout simplement pas se passer du produit.

C'est inconcevable que je puisse vivre sans le produit.

OK.

- Donne un exemple. - Non. -

Montre-leur, allez ! - Ouais.

- Je t'en prie ! - Oui ?

Vous voulez que je vous fasse une démo ?

- Bien sûr ! - Oui, je suis curieux de voir ça.

- Allez. - D'accord.

- Elle est incroyable.

- Voyons, c'est...

Je...

J'y arrive pas !

C'est...

Comment je suis censée...

- Oh ! - C'est impossible, non ?

- Qui peut couper du pain avec un couteau ?

Personne.

- Il me faut vraiment le Tranche-Pain.

- Ouais !

- James, avoue qu'il t'en faut un !

- Oui, c'est essentiel. - De toute évidence !

- Et chacun des échecs

requiert sa propre gymnastique physique et mentale.

- Je vois.

Tu sais...

ça doit bien faire six ans

que j'attends ton deuxième livre.

- Ouais, c'est vrai.

- C'est pour bientôt ?

- Euh, on verra.

- Est-ce que j'ai dit une bêtise ?

- Oh non, non. C'est juste qu'il...

il a rien écrit depuis longtemps.

- Non, mais je...

bah, je planche là-dessus.

- Hum, le syndrome de la page blanche ?

- Disons que je commence à croire

que c'est plutôt le manque de talent.

- Non ! - Non !

Ouais !

Non.

- Dis pas ça.

- Bah, en fait, je suis ici

dans l'espoir de trouver l'inspiration.

Ouais, dans un...

truc touristique.

C'est assez pathétique, je sais.

- Alors, comment est-ce que tu gagnes ta vie ?

Est-ce que tu enseignes ?

- Sa femme est riche. - Eh bien...

- Elle est bonne ! - Oui !

- Eh bien, c'est courant qu'un artiste ait un mécène, non ?

- Ouais. - Oh, bien sûr.

Au point où on en est, je crains d'être plutôt

un organisme de bienfaisance.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Bah, euh... Je comprends pas pourquoi on a accepté.

On les connaît à peine.

- On a passé la soirée avec eux.

- Tu sais ce que je veux dire.

On n'est même pas censés quitter le complexe.

C'est un pays défavorisé. C'est pas de leur faute,

mais n'empêche que le taux de criminalité est élevé

et qu'ils ciblent les touristes.

- Qui sait, peut-être que me faire un peu malmener

serait bon pour mon dos.

Je plaisante !

Em, si les Bauer le font, c'est qu'il n'y a pas de danger.

Ils viennent ici tous les ans.

- T'es juste heureux d'avoir trouvé ton fan-club.

- Je savais bien que j'en avais un quelque part.

Allez ! Juste une journée.

Un peu d'aventure !

On va s'amuser.

S'il vous plaît, faites-y particulièrement attention.

- Je veux pas qu'il se renverse. - Je sais, ma chérie.

T'en fais pas. Ça va aller. - Hé !

- Salut ! - Salut !

- Vous êtes venus ! - Ouais.

- Ça va, vous deux ?

- Oui. Ça va. - Ça va bien ?

Passé une bonne nuit ? - Oui. Merci.

- Je suis contente de vous voir.

Lui, c'est monsieur Thresh.

Il a eu la gentillesse de nous prêter sa voiture

pour la journée.

Là, en bas, c'est parfait.

D'accord.

Et voilà !

Attends, je vais t'aider.

- Ah ! - Allez !

- Merci.

C'est pas magnifique ça ?

Oui ! Je l'avoue !

C'est vraiment, vraiment beau, ici.

Mon amour, tu veux ton parasol ?

- Merci, chéri.

- Prends le vin. - Viens.

- Ça aussi ? - Oui, oui, merci.

James ?

Est-ce que tu as envie d'une autre saucisse ?

- Non, si je mange une autre saucisse, je vais vomir.

- Vomis d'abord, puis manges-en une.

La cuisson est parfaite.

- T'essaies de me tuer ou quoi ?

- Je t'engraisse pour que tu serves de repas.

Tu seras notre plat de résistance.

Lorsque l'huile commencera à te sortir par les yeux,

je te ferai cuire dans ton jus, avec du romarin,

et Em te bouffera les couilles comme dans tout bon mariage.

- Qu'est-ce qui te dit que c'est pas déjà fait ?

- Mais non, il est pas assez obéissant.

Gab ? - Hum ?

- Tu veux une saucisse de bison, ma chérie ?

- Non.

- Une autre qui n'obéit pas !

Et elle a même pas de couilles à offrir.

Alors...

pourquoi ce gars-là, si je peux me permettre ?

Il a pas d'argent.

Pourquoi lui ?

- Je sais pas trop. Hum...

C'était pour contrarier mon père, je suppose.

Ton père ?

- Mon père le déteste.

- Oh, allez, sois sérieuse.

- Elle est sérieuse.

- Mon... Mon père dirige une maison d'édition,

et une des choses qu'il m'a toujours dites,

c'est de ne jamais épouser un auteur.

- Ouais, évidemment.

- Mais mon père est un vrai monstre, alors...

j'ai épousé le premier écrivain fauché qui m'a aspergée de café.

- Vraiment ? - Ouais.

- J'ai presque fini.

Oh !

Moi, je dors à l'arrière avec Em.

- Merde, je suis complètement soûl.

Je peux conduire.

- T'en es sûr ? - Ouais, totalement.

- Génial. Merci.

OK.

- C'est pas vrai.

Non !

- Merde, c'était quoi, ça ?

- James ?

- Reste dans la voiture.

Qu'est-ce que t'as fait ?

- Oh, mon Dieu !

- Merde, James !

Merde !

- Je l'ai pas vu. Les phares étaient...

Je voyais rien !

- Il faut qu'on appelle quelqu'un.

- Mais qui ? - L'hôtel.

Ils vont appeler notre consulat.

Personne sait où on est.

- Il faut appeler la police ?

Non, pas la police.

On repart sur-le-champ. On appelle pas la police.

- Euh... Non, attends !

- Tu veux aboutir dans une prison de Li Tolqa ?

C'est pas un pays civilisé. C'est brutal et dégoûtant.

Je finirai pas en prison pour ça. Remontez dans la voiture !

- Mais c'était un accident ! - Elle a raison.

C'est très dangereux pour nous maintenant.

- On peut pas... James, on peut pas...

- Tu sais ce qu'il va t'arriver en prison ?

Les policiers vont te violer

et demain, on va retrouver ton cadavre.

C'est comme ça : c'est des animaux.

Moi, je veux pas ça. Retournez dans la voiture,

on conduit, vous la fermez.

Alban et moi, on parlera à M. Thresh

demain à la première heure. Allez !

Allez ! Alban, prends le volant !

- Hé ho !

- Hé ! - Bonsoir !

Désolée, mais vous pouvez nous ouvrir ?

Et qui êtes-vous ?

- On est... On est des clients de l'hôtel Pa Qlqa.

On loge ici, mais on s'est perdus.

- Comment vous êtes sortis du site ?

Je suis désolé, monsieur...

On revenait de la discothèque

et je sais pas ce qui est arrivé,

mais on s'est égarés en chemin.

Euh, on... on est partis dans la mauvaise direction.

Regardez.

Ma carte d'accès.

Je suis désolé, je sais pas ce qui s'est passé.

Peut-être que la clôture fonctionne mal ?

James, tu as ta carte d'accès ?

- Les touristes n'ont pas le droit de quitter le complexe.

- Oui, on le sait. - On est vraiment désolés.

Ça se reproduira plus.

- Merci !

Oh !

Ça va aller, OK ?

Tout va bien aller.

- On se voit demain matin.

- Oh !

- Oui !

Juste une minute !

J'arrive !

- Monsieur James Foster ?

- Oui ?

- Veuillez nous suivre.

- Excusez-moi...

Excusez-moi, où est-ce que vous nous emmenez ?

Non, non ! Non ! - Lâchez-moi ! James !

James ! Je veux pas !

- On est ensemble ! - James !

- Je veux rester avec elle ! - Me laisse pas toute seule !

- Laissez-moi ! Em, je vais te retrouver !

Je vais te retrouver !

Hé ho !

Hé ho ! Je vous en prie, laissez-moi sortir !

Il y a quelqu'un ?

- Désolé de vous avoir fait attendre.

- Où est ma femme ?

- Mme Foster va bien.

Je viens de lui parler.

Elle est dans une autre pièce au bout du couloir.

C'est une femme charmante.

On peut dire que vous avez de la chance.

Vous fumez ?

- Non, merci.

- Je suis l'inspecteur Iral Thresh.

Mon nom de famille vous dit sans doute quelque chose,

puisque vous avez rencontré mon oncle Dro Thresh,

qui travaille à l'hôtel Pa Qlqa Pearl Princess.

On m'a dit qu'il vous a loué sa voiture hier matin.

James, je vais vous demander si c'est vrai,

mais avant de me répondre, vous devez savoir

que mon oncle aura de sérieux ennuis

s'il vous a bel et bien loué son véhicule,

alors, dans son intérêt, est-ce que vous accepteriez

de dire qu'il ne vous l'a pas loué ?

- Qu'est-ce que ça change pour moi ?

- Rien.

C'est simplement un geste dont je vous serais reconnaissant.

- OK.

- Merci.

Monsieur Foster,

est-ce qu'un employé de l'hôtel nommé Dro Thresh

vous a loué sa voiture hier matin

au Pa Qlqa Pearl Princess ?

- Non.

- Bien.

Le couple Bauer, Gabi et Alban,

m'ont déjà expliqué qu'après avoir volé la voiture

de M. Dro Thresh à l'hôtel Pa Qlqa Pearl Princess,

vous êtes parti en balade avec votre femme sur la côte.

Là-bas, vous vous êtes soûlé

et vous avez renversé un fermier du nom de Myro Myron,

qui est mort sur le coup.

Vous avez fui la scène de l'accident

sans appeler la police, et la famille de M. Myron

a retrouvé son corps sans vie au petit matin.

Votre femme a confirmé cette version des faits.

- Euh... Ah oui ?

Em a dit ça ?

- Hum-hum.

Elle a été très coopérative avec moi.

Selon les lois fédérales de Li Tolqa,

si vous êtes responsable de la mort d'un homme,

notamment dans le cadre d'un accident évitable,

son fils aîné doit vous tuer

pour préserver l'honneur de la famille.

Ça a lieu ici même, au poste, au niveau B.

- Euh...

Quoi ? Vous... Euh, quoi ?

Qu'est-ce que...

Qu'est-ce que vous avez dit ?

- Si la victime n'a pas de fils, c'est l’État qui assume ce rôle.

Mais heureusement, M. Myron a deux fils,

âgés de neuf et de 13 ans.

- Mais, mais, mais... C'est pas... Vous avez pas...

Je suis désolé.

S'il vous plaît. Je vous en prie !

On peut sûrement... - James, soyez sans crainte.

C'est peu probable qu'on vous tue.

Est-ce que vous connaissez la nouvelle Loi sur les doubles

pour les visiteurs internationaux

et les diplomates ?

- Que...

- Un double en chair et en os.

C'est la solution que propose mon gouvernement

aux étrangers dans votre situation,

dans le cadre de notre initiative

pour favoriser le tourisme.

En échange d'une somme considérable,

l’État va fabriquer un double

qui vous remplacera lors de votre exécution.

Un des éléments clés de cette entente diplomatique,

c'est que le double doit être doté

d'une mémoire contenant vos souvenirs.

Il sera donc conscient qu'il est coupable

du crime pour lequel on l'exécute.

Est-ce que vous, James William Foster,

acceptez d'être dupliqué et de payer les frais associés,

afin de vous conformer aux procédures judiciaires de notre pays ?

- Je suis désolé, je...

j'y comprends rien.

- Vous préférez être exécuté ?

Veuillez signer.

- Non, non, non !

- Vêtements, s'il vous plaît !

Entrez.

Mains comme ceci.

Comment tu te sens ?

Em ?

On est où ?

- On est toujours au poste de police.

Dans la salle de réveil.

Tu as mal ?

- Oh ! Ma tête va exploser.

- Il paraît que tout s'est bien passé avec le double.

C'est terminé.

- Le double ?

- Le substitut.

Ils nous attendent en bas pour la suite.

- Il faut souvent plusieurs tentatives.

Même la plus petite imperfection

est totalement inacceptable aux yeux de la loi.

Mais... celui-ci...

a été réussi du premier coup.

- Mais comment...

- C'est horrible.

- On jurerait que c'est moi.

- Vous serez tous les deux présents pour l'exécution.

- Oh non, j'ai pas envie de voir ça.

- Ce n'est pas négociable.

- Oh, mon Dieu !

Oh, mon Dieu !

Oh, mon Dieu !

James.

Non.

Non, non, non !

Pitié !

Fais pas ça !

Je t'en supplie ! J'ai pas...

Non !

Je t'en supplie.

Em !

Em ! Em ! Em, aide-moi !

Em !

Pitié ! Aide-moi !

Aide-moi !

Aide-moi !

Em !

Aide-moi !

Non !

S'il te plaît !

Oh !

- Tenez, vous pouvez garder les cendres.

Voyez ça comme un souvenir.

Une voiture vous attend pour vous ramener à l'hôtel.

- Aide-moi, merde !

Il y a une navette pour l'aéroport dans 15 minutes.

James ?

James ! - Ouais ?

OK.

- Putain de merde.

- Où est mon...

- Quoi ?

- Em, je trouve pas mon passeport.

Je trouve pas mon passeport. - Comment ça ?

- Je sais pas. Je l'avais mis dans ma valise.

Il est pas là.

- Comment ça, tu trouves pas ton passeport ?

- Euh, je sais pas. Je sais pas où il est.

- Arrête, on doit partir.

- Oui, je sais, mais il est pas là.

- On doit partir ! On doit partir !

On doit partir d'ici !

- Si tu veux rentrer sans moi...

je comprends tout à fait.

Je te rejoindrai dès que je pourrai prendre l'avion.

Em ?

- Je trouve ça vraiment dégoûtant.

- Quoi ?

- Je trouve ça vraiment dégoûtant

que t'aies pu rester...

assis là...

à te regarder mourir.

Comme un robot.

C'est quoi ton problème ?

- Je vais descendre à la réception...

pour voir s'ils peuvent m'aider.

OK ?

J'en ai pour une minute.

Oui, je comprends.

Merci. Merci.

Merci de votre patience, monsieur Foster.

Vous voulez qu'on prolonge votre séjour ?

Monsieur Foster ?

- Désolé. Euh...

Je peux prolonger d'une semaine ?

- Sans problème, monsieur Foster,

puisque votre chambre est libre

jusqu'à ce qu'on ferme le site à la fin du mois.

Nous avons plusieurs chambres libres

à cause de la saison des pluies qui approche.

- Je vois.

Dans ce cas, on va rester une semaine de plus, pour commencer.

- Et je laisse la chambre au nom de Em Foster ?

- Oui.

- Merveilleux.

Est-ce que je peux faire autre chose

pour vous aujourd'hui, monsieur ?

- Non. Merci.

- Est-ce que vous partez ?

- Aussitôt que possible.

- C'est dommage.

James, je suis désolée.

Viens prendre un verre avec moi pour que je t'explique.

Je t'en prie.

La première fois qu'on est venus,

Alban travaillait comme consultant

sur la construction d'un nouvel hôtel.

Le Bot Vre Deux.

Tu le connais ?

- Non.

- C'est un complexe à quelques kilomètres d'ici,

un peu plus au nord.

Ils installaient une piscine à débordement, dessinée par Alban.

Le fond était en verre, et il y avait un bar en dessous,

d’où on pouvait épier les baigneurs.

Mais le panneau de verre s'est rompu

et deux ouvriers sont morts.

Le propriétaire du Bot Vre a jugé

que c'était la faute d'Alban, alors on s'est fait arrêter...

puis condamner à mort.

C'est là qu'on a fait la découverte

que tu as faite aujourd'hui.

- La découverte ?

- Ne sois pas fâché.

Vois plutôt ça comme un cadeau.

Tu disais être à la recherche d'inspiration.

C'est plutôt particulier comme expérience.

On en ressort avec une sensation...

C'est difficile à expliquer, mais je vois dans tes yeux

que tu sais de quoi je parle.

Viendrais-tu à notre villa ce soir ?

Au fil des ans, on a rencontré quelques autres personnes

qui partagent notre petit secret.

On jurerait que tu sors tout droit

d'une peinture de grand maître.

Oh, James !

James... te voilà !

Bienvenue !

Tu es complètement transformé.

Tu es encore plus beau maintenant.

On voit la beauté qui ruisselle de tous tes pores.

Tiens.

Bois ça. - Oui.

- Allez, bois.

C'est ça.

Voilà ! Excellent !

Encore un peu. Tiens.

Allez, viens. - Merci.

- Viens que je te présente.

Hé, tout le monde, écoutez-moi...

Voici le nouvel ami dont je vous parlais !

James, je te présente Charles,

Jennifer, le docteur Modan... - Hum-hum.

- et la ravissante Bex.

- Enchanté, messieurs-dames.

- Tu sais que le père de Bex est producteur de films ?

- Hum-hum !

- Wow. - Hum-hum.

Peut-être qu'il pourrait adapter ton livre en film ?

- T'es écrivain ?

- Si on veut.

»?

Qu'est-ce que t'entends par là ?

- James a écrit un roman génial que j'adore.

- Hum ! - Très bien.

Et on peut savoir ce que ça raconte ?

- Laisse-le tranquille.

Sa journée a été très éprouvante.

- Il y a pas de souci.

- Je veux juste en savoir plus sur notre nouveau zombie.

T'as vraiment rien à craindre, James.

Ici, on est tous des zombies.

- C'est vrai que tu aimes manger de la chair fraîche !

- Oh, je t'en prie ! - Mesdames.

On fait tous partie du même clan, James.

Tu en sais encore très peu sur les Li Tolqans,

mais ils sont très forts sur les châtiments,

surtout s'ils savent que tu as de l'argent.

Très conservateurs en dehors des zones touristiques.

- Hum-hum. - Très religieux.

Ils t'exécuteront pour de la drogue,

un blasphème, la sodomie.

- Peux-tu deviner qui ici s'est fait prendre pour sodomie ?

- Sérieusement, c'est incroyable

qu'il y ait encore des personnes en vie dans ce pays.

Tu sais, James, je suis heureux que tu sois là ce soir.

Tu ne pouvais pas mieux tomber.

- Le Dr Modan écrit un article

sur la tradition du double au Li Tolqa.

- Je t'en prie, appelle-moi Bob.

Je me demandais si je pouvais te poser une question

pendant que tu es encore », comme on dit.

- Bien sûr.

- Crains-tu qu'ils se soient trompés d'homme ?

- Oh, bon sang ! - Laisse-moi !

Avec le recul, est-ce que tu crois que c'est possible...

qu'ils aient tué le vrai James ?

C'était ma plus grande peur après mon expérience.

On se réveille dans une toute petite pièce.

Qu'est-ce qui nous dit qu'ils ont pas simplement

interchangé les deux versions ?

On sait pas ce qui s'est passé pendant qu'on dormait.

- Qu'est-ce que ça peut faire ? Il faut que tu lâches prise.

Moi, j'ai lâché.

- J'y arrive pas.

Jusqu'à la fin de mes jours, je saurai jamais

si je suis véritablement moi-même.

- Exactement, alors on s'en fout !

- Qu'est-ce que tu en penses, James ?

Est-ce que tu crains d'avoir été témoin de ta propre mort ?

Ce serait trop beau.

- Dis donc, est-ce que ça va ?

- Euh, oui, oui.

J'ai juste, euh...

Je crois que j'ai un peu trop bu.

- Je crois pas que ce soit ça.

La première journée est assez difficile.

C'est comme si une nouvelle peau essayait de se mettre en place.

- Hum.

- Et dans ton cas, je vois

qu'il se passe quelque chose de spécial.

- Je sens une...

pression...

dans ma tête.

Ça va passer.

- James...

Ce soir, tu me fais confiance.

Le gars du ménage lui a vendu une arme.

Ça va. Viens.

- Oh ouais ! - Elle fonctionne !

- Bravo ! - Très bien visé, Charles !

- James ! James !

Allez, viens par ici une petite minute.

J'aimerais te proposer quelque chose.

T'occupe pas du pistolet.

Il paraît que t'as un problème de passeport. C'est vrai ?

Ça peut te valoir de sérieux ennuis

dans un pays comme celui-ci.

Écoute, je suis prêt à en glisser un mot

à mon contact l'immigration

et à faire ce que je peux pour t'aider,

si toi tu participes à notre petit jeu de ce soir.

Oh !

- Tu vois, c'est qu'on a un plan ce soir, James.

Juste pour s'amuser.

- Oui, raconte-lui pour la mission.

- La mission ? - Oui !

- Un peu plus tôt cette semaine,

le propriétaire du Bot Vre Deux a reçu une médaille

pour avoir contribué à la prospérité de Li Tolqa.

Il y a eu une cérémonie sur la plage.

- On a appris que le propriétaire

vit dans une maison au sommet de la colline

et on a décidé que ce soir,

on irait chez lui pour récupérer la médaille.

On va juste lui faire une petite blague, pour rire.

- En fait...

c'est très important pour nous, James.

Après tout, c'est lui qui nous a fait exécuter.

Entre toi et moi, si on ne répond pas

à un affront comme celui-l,

c'est qu'on est des lâches qui feraient mieux

de s'enchaîner au sol pour ne plus se relever.

Qu'est-ce que t'en dis ?

- Ou peut-être qu'on devrait te tuer tout de suite

pour éviter que tu nous dénonces ?

- On va s'amuser !

T'es fou, Alban !

La beauté avant l'âge !

Je veux un masque !

- On a l'embarras du choix !

Ton parfait sosie.

- Lâche-le, salope !

Alban !

- Fouillez la maison !

- Non ! Tirez pas !

- Rattrapez-le !

Me faites pas de mal !

- Je vous en supplie, ne me tuez pas !

- On l'a !

Regardez !

- Tais-toi !

- Tu t'es déjà servi d'une arme à feu ?

Ce serait tellement facile.

C'est vraiment une chance unique.

Hé !

Mais qu'est-ce que vous faites, les enfants ?

- On se met au défi.

- Oh.

Vous avez pris le temps de visiter ?

James, je suis sûr que tu veux un verre,

accompagné d'un bon cigare.

Vous avez des goûts exquis, monsieur.

Je commence à vous aimer beaucoup !

Oh !

DANSE BOLLYWOODIENNE

J'ai mal.

- Il faut qu'on l'amène en lieu sûr, et tout de suite !

- Oui.

Ma chambre n'est pas très loin.

Ici à droite.

- Aide-moi !

- Tiens bon, on arrive. - Il faut que je m'allonge.

OK. - Alban !

Et voilà !

Viens ici ! Viens m'aider.

Tout va bien, chérie !

- Ça va aller, Alban.

- J'ai besoin de serviettes.

James, qu'est-ce qui se passe ?

- Non, non, non, non, non !

Il faut stopper l'hémorragie.

Reste calme !

Respire. - Oh, mon Dieu, ça fait mal !

Ils pourraient au moins nous apporter de l'eau.

Charles, t'as une bouteille d'eau ?

- Ils ont pris mon sac, chérie.

- Allez, sois galant et cède ta place à Gabi.

- Non, je suis vieux.

D'ailleurs j'ai passé une coloscopie le mois dernier,

et c'était comme admirer une peinture de Jackson...

Polype.

James, sais-tu pourquoi la tradition du double

est unique au peuple de Li Tolqa ?

C'est parce qu'ils ont un sens de la poésie naturel.

On tente depuis des années

de reproduire ces procédés dans nos labos...

mais on est trop prosaiïques.

On s'est jamais questionnés sur le lien...

- Bon, enfin !

Bonjour. On poireaute ici depuis des heures.

- Vous avez été incommodés par l'attente ?

Eh bien...

- Notre pays n'est pas un terrain de jeux

pour les enfants étrangers.

J'ai l'impression que c'est un fait qu'on oublie.

Mais pas aujourd'hui.

Vous avez abusé de notre hospitalité.

Et aujourd'hui, je suis déterminé

à faire passer un message.

- Oh.

- Qu'est-ce que vous en dites ?

- Oui, allez-y !

- J'adore !

Hé, hé ! - Hé, hé, hé !

- Debout ! - Hé !

- Qu'est-ce que vous faites ? - Ne me touchez pas !

- Viens, chérie.

- OK ! - Allez, debout !

- Lâchez-moi !

- Ça va !

- On a compris !

- Allez, avancez.

- Où est-ce qu'on est ? - Avancez !

- Inspecteur !

Inspecteur, où est-ce qu'on va ?

On a l'argent pour payer !

- Hé, hé ! - Qu'est-ce qui se passe ?

- On est prêts à vous payer ! - Où on va ?

- C'est pas comme ça que ça marche !

Qu'est-ce que vous faites ?

Amenez-nous à l'endroit où on paie !

- Alban ! - Hé, on a de l'argent !

- Non, non, non, non, non !

- Non ! Vous pouvez pas nous exécuter !

- On va vous payer ! Je vous en supplie !

- Alban ! Alban !

Lâchez-moi !

- S'il vous plaît !

- Je comprends pas ! Pourquoi ils font ça ?

- Pourquoi vous faites ça ? On va payer !

Laissez-nous partir !

- Par pitié, faites pas ça !

- Vous pouvez pas faire ça ! - Lâchez-moi !

- Gabi ! Gabi ! - Alban !

Je vous en prie !

- Détachez-nous ! Me tuez pas !

Je veux pas mourir ! - Non !

- Dégage ! Tiens ! Toi, reste là !

- James ! - T'approche pas de moi !

Va-t'en ! Je vais vous tuer !

Vous approchez pas de moi !

- James !

- Dégagez ou je vous tue !

Va-t'en ! Tiens ! - James !

- James !

Incroyable !

- Bravo ! - Quelle performance !

- Bravo ! - Ouais !

- Bravo, James !

Je croyais pas que t'avais ça en toi.

- Génial !

Non !

- Magnifique !

- Em ?

Qu'est-ce qui va pas ?

- Ce qui va pas ?

Je m'en vais.

- J'ai toujours pas de passeport.

- Bah, ça veut dire que tu peux rester.

Il paraît que j'ai déjà payé pour une semaine de plus.

Est-ce que je fais un cauchemar ?

Au moins, ça aurait du sens.

Je te reconnais absolument plus,

ton regard n'est plus du tout le même.

- Alors, va-t'en.

Retourne voir papa.

Attends !

Em est partie.

- D'après moi, c'est mieux ainsi.

- Ça fait 10 ans qu'on est ensemble.

- Je sais que c'est pas mes affaires,

mais je crois pas qu'elle soit faite pour toi.

Les femmes comme elle poussent les hommes

à se croire faibles et incompétents.

Il faut du temps pour défaire tout ça.

Du temps et même du sang.

- J'en suis pas si sûr.

- La saison des pluies approche.

Tu viens marcher avec moi ?

- Qu'est-ce que c'est ?

- On appelle ça le ».

C'est une plante médicinale de Li Tolqa.

Un des gardiens me l'a vendue.

- Et ça fait quoi ?

- C'est un hallucinogène.

Et un aphrodisiaque.

La consommation de drogue est condamnée par l’État moderne,

mais cette plante sert à des rituels religieux.

Je veux que tu me montres la force qui est en toi.

- C'est horrible.

- Ça va te plaire, tu verras.

- Ça met combien de temps à faire effet ?

- On s'en va.

Barbares !

Oh !

Fais moins de bruit !

Tu sais, James...

j'ai parlé de ton problème de passeport à mon gendre.

- De mon quoi ?

- Je lui ai parlé de ton nouveau passeport.

Il dit que c'est l'inspecteur Thresh, la source du problème.

Thresh est celui qui t'empêche de partir.

Il espère probablement t'arrêter de nouveau

pour remplir les coffres du service de police.

- Les Li Tolqans ne comprennent qu'une chose : la force.

Tu dois leur montrer que c'est toi

le plus fort dans ce conflit.

- C'est vrai.

- Ce sont des babouins.

- Ce sont des babouins,

mais on a une information qui pourrait t'être utile.

- Ah oui ?

- La névralgie du trijumeau, James.

On a appris que notre cher inspecteur

doit recevoir une injection de glycérol ce soir,

à l'institut de neurologie.

Hé, James !

James !

Toi, tu montes la garde.

- Ce sera pas long.

- Ouais, OK. - OK.

- Alors, tout va bien ?

- Un camion de police m'a...

Il a failli me renverser.

- Oh.

Ils viennent de trahir leur patron.

Ils doivent avoir eu envie de se soûler.

- Montre-lui ta force, James.

Ah, j'adore ça ! - C'est toi, le patron, James.

- Oui, c'est ça !

Allez !

- Vas-y !

C'est ça !

- Ouais !

- Vas-y ! Ouais, c'est ça !

- Salopard, il va te donner une bonne leçon !

- C'est toi le plus fort !

- Ouais !

Ouais !

Excellent.

Il en veut encore !

- Fais-toi plaisir, montre-lui qui mène !

- Pisse dessus ! - Excellente idée !

- Qu'est-ce qu'il fait ? - Il lui pisse dessus !

- C'est toi qui mènes ! - C'est la meilleure !

- Excellent !

- À ton tour, Alban !

- Il est époustouflant !

- Ouais ! - C'est lui le vainqueur !

- Bravo !

- Ouais ! - Belle performance !

- Ouais !

- C'était magique !

Il a tout donné !

- Oh oui ! Ça, c'est vrai !

- Attention, c'est le moment de vérité.

C'est la meilleure !

- James !

James !

- Oh, James ! - Allez !

- Mais qu'est-ce qui lui prend ?

James !

Allons, me dis pas que t'es vraiment fâché ?

C'était juste une blague !

On a payé l'inspecteur pour faire faire un autre double

et s'amuser un peu avec toi.

James, ouvre la porte !

Je peux peut-être amener le double ici

pour que lui et toi, vous me baisiez ?

Tu veux essayer ça ?

Sois pas si pathétique.

C'est vraiment pas sexy.

James !

James !

Sors de là, James !

Mais qu'est-ce que tu fais dans ce bus, James ?

Hein ? Où est-ce que t'as l'intention d'aller ?

T'es qu'un gros bébé !

James !

Passagers de l'autobus !

Livrez-nous vite le lâche James Foster

ou je viendrai tous vous tuer !

Ce n'est qu'une pourriture ignoble et une poule mouillée.

Il vendrait sa mère pour une bouchée de pain

pour sauver sa petite personne !

Ouais !

Jamesy !

Viens par ici !

Approche, mon petit poulet !

Allez, James !

Viens !

Viens !

T'es vraiment pathétique, James.

Un gros bébé pleurnichard.

Je suis très douée pour trouver les types les plus pathétiques.

C'en est ridicule.

On se moque de toi depuis le début.

T'es qu'un objet de divertissement

pour nos vacances.

Et t'es vraiment le pire des conducteurs !

J'arrive toujours pas à croire

que tu l'aies tué ce pauvre gars, James.

Est-ce que tu te souviens de ça ?

On cherchait une façon de te mettre dans le pétrin,

mais en fin de compte, t'es tellement stupide

que tu y es arrivé tout seul.

Plus vite, avance !

Je l'ai jamais lu ton livre.

Hum !

Est-ce que ça te surprend ?

Je suis bonne actrice.

Il y avait pas grand-chose sur toi.

Un seul livre merdique, écrit il y a six ans

et que personne a lu.

Pas une seule bonne critique !

T'es tellement fier, James,

que t'as réellement cru que je l'avais lu.

C'est drôle, d'une façon,

mais quand on y réfléchit, c'est déprimant.

Hum !

J'ai justement apporté une des critiques, Jamesy !

Tu l'as lue, celle-là ?

aussi mauvais que son titre.

Le nouvel auteur James W. Foster

semble ici vouloir surcompenser son manque de talent

par une écriture prétentieuse,

empreinte d'une affectation ridicule

qui ne fait que confirmer

la médiocrité de ce premier roman.

L'auteur n'a visiblement rien à dire

ni les mots pour l'exprimer.

Force est de se demander si l'existence de ce livre

n'est pas uniquement due au fait que Foster

est marié à la fille du magnat de la presse Edward Servek.

On y suit Maurice Tate, un urologue sans intérêt

dont les difficultés conjugales peu convaincantes

le pousseront... >» Oh ! Oh, non !

Alban, mon vin !

Oh ! Oh !

Jamesy ! - Attention !

- Oh non ! Oh non !

- Qu'est-ce qui te prend ? - James !

Oh ! Wô, w, wô ! - OK !

- Hé, arrête !

- Non, non ! - Calme-toi.

James !

- Oh ! Oh, attention !

- Cours, cours, cours ! - Où tu vas ?

- Incroyable !

- Oh, non ! - Il s'est vraiment sauvé !

- Il est parti ! - James !

- Reviens ! - C'est pas gentil !

- James !

- Non !

- Oh non, James !

- Oh ! Il ira pas bien loin !

- Ah !

- James ! - Reviens !

- James !

- Non. Non.

-

Aide-moi, je t'en supplie. >»

- Il y a quelqu'un ?

Il y a quelqu'un ?

Il émerge enfin !

Il est revenu à la vie !

- Hé.

James, viens.

Approche.

Tout va bien. Tout va bien.

N'aie pas peur.

- Aujourd'hui, on va te guérir, James.

Je sais que c'est pas facile,

mais crois-moi sur parole

quand je te dis qu'on est en mission de miséricorde.

Il est temps que tu sortes de cet état larvaire

dans lequel tu te trouves

pour découvrir quel genre de créature tu es réellement.

Amenez le chien.

- Viens, mon chien.

- Le chien est la toute dernière phase de ta métamorphose.

Tu dois répandre le sang pour te libérer de ton passé.

Sacrifie le chien, James.

Je t'ai dit de le tuer !

- Va chier. Allez tous vous faire foutre.

- Ramasse le couteau, James.

Je te jure que c'est pour ton bien.

- Toi, viens le ramasser.

Allez !

Va chercher !

- Approche. Ça va aller.

Viens.

- Ouais.

Hum-hum.

Hum.

On atterrit à 10 h,

alors je serai à la maison vers 11 h, 11 h 30.

Je m'en veux terriblement.

Pardon, Em.

Ouais.

Tu me manques, chérie.

OK.

OK, mais il faut que je raccroche.

Je veux surtout pas manquer la navette.

Mais on va se voir bientôt.

D'accord ?

Je t'aime.

Bye.

- Merci.

- Merci.

- Attention.

- Oh, Charles, as-tu rappelé à Stacy

de déposer une clé sous le pot de fleurs ?

- Je lui ai parlé pas plus tard qu'hier.

- Oui, mais ça entre par une oreille

et ça ressort par l'autre.

- Gabi, vous faites quoi en arrivant à LA ?

- Oh, bah, Alban reprend tout de suite le travail, pas vrai ?

- Ouais, malheureusement, le numéro du printemps

doit sortir sous peu, et j'ai du retard.

- Ce qui veut dire que je vais manger seule

et refaire toute la déco de la maison.

- Pas encore !

- Quand je sais pas quoi faire,

je m'amuse à déplacer les meubles,

et Alban déteste ça. - Tu m'étonnes !

- Bex et toi avez la même manie !

- J'aime changer la couleur des murs.

- Tu fais tout repeindre ? Vraiment ?

- Alban, ça me rappelle qu'on doit payer Jonas

pour les travaux qu'il a faits dans le garage.

- Je l'ai payé le mois dernier. - Ah oui ?

J'ai reçu une facture juste avant notre départ.

Nous allons procéder au préembarquement

des passagers du vol LT-907 à destination de Los Angeles.

Les passagers ayant besoin d'aide,

ceux voyageant avec de jeunes enfants,

de même que ceux voyageant en classe affaires

sont priés de se rendre à la porte C.

C'est notre vol.

James, ç'a été un plaisir.

Et j'espère qu'on te reverra l'an prochain.

- Oui. Bon vol.

- Vous aussi.

Dernier appel pour l'embarquement

du vol LT-606 à destination de Melbourne.

Tous les passagers sont priés de se présenter à la porte 1.

Je répète, dernier appel pour les passagers du vol LT-606.

Sous-titrage : difuze

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