All language subtitles for Dune.2000.DVDRip.partie 2

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Original subtitles

Arrakis.

Dune.

Une terre si assoiff�e, qu'on ch�rit une larme.

C'est l� et seulement l� que l'on peut trouver

L'�pice.

Le plus grand tr�sor de l'univers.

Une intarissable source de conflits,

de trahisons, et de meurtres.

Non.

Encore un cauchemar, mon oncle ?

Non, une indigestion, c'est tout. La nourriture est terrible ici.

J'ai h�te de quitter cette plan�te pourrie.

Que fais-tu l� ?

Ils sont morts, mon oncle.

La sorci�re Bene Gesserit et son fils, morts tous les deux.

On a d�couvert un sietch de Fremen pr�s du lieu o� s'est �cras� notre engin.

Ils ont �t� sauv�s par ce faux jeton d'Atreides, Duncan Idaho.

L'�cologiste, Kynes, �tait avec eux.

L'homme de l'Empereur.

Nous avons tu� Idaho, captur� Kynes.

La sorci�re et son fils sont entr�s dans une temp�te � bord de leur engin.

- Vous avez vu les corps ? - Ils sont s�rement morts.

Vous avez vu les corps ?

Rien ne survit � ce genre de temp�te.

Le vent souffle � plus de 800 km/h.

Rien ne survit.

J'ai dormi pendant combien de temps ?

Pas longtemps.

La temp�te s'est calm�e, il y a peu.

C'�tait Yueh.

C'est lui qui nous a trahis.

Ils retenaient sa femme.

Tu devrais la mettre, Paul.

C'est toi le duc, � pr�sent.

Il faut sortir d'ici.

J'ai trouv� des vivres dans le compartiment pr�s de la porte.

Un compas, des lunettes, des combinaisons.

- O� irons-nous ? - Il faut trouver les Fremen.

Les Fremen ?

Nous aurons besoin d'eux

pour reprendre Arrakis.

Comment savoir par o� aller ?

Au sud.

C'est s'enfoncer dans le d�sert.

Il doit y avoir des communaut�s de sietch.

C'est l� que nous trouverons les Fremen,

si nous ne mourons pas avant.

�a va.

C'est le stress. �a va.

Je vous en prie, Votre Majest�. Contr�lez votre col�re.

Tu croyais pouvoir me le cacher ?

Ou tu croyais que je serais trop simple d'esprit pour comprendre ?

Laisse-nous.

Ce qui s'est pass� sur Arrakis d�passe mes pouvoirs, ma fille.

Une vieille querelle entre clans.

Ne sois pas condescendant. Il ne te suffit pas de m'avoir utilis�e ?

Utilis�e ?

Tu m'envoies chez le duc pour marquer ton soutien,

tu fais de moi un messager de ton respect

- alors que tu complotes dans son dos. - Tais-toi.

C'�tait peut-�tre ton id�e, Fenring ?

Ce serait bien en accord avec ton esprit pervers.

- Fais attention � ce que tu dis. - Et sinon, que feras-tu ?

Tu m'enverras crever dans le d�sert comme ce pauvre gar�on et sa m�re ?

Personne ne les y a envoy�s. Ils ont fui.

Malgr� les efforts du baron,

qui m'a assur� qu'il avait tout fait pour assurer leur protection.

Tu es impliqu�, p�re. Je le sais.

En tout cas, tu n'as rien fait pour l'emp�cher.

Assez !

Viendra le temps, ma fille,

o� tu devras te d�faire de ta na�vet�

et apprendre ce que signifie diriger un empire.

Et quand ce moment viendra, p�re,

tu apprendras peut-�tre � le regretter.

Encore quelques kilom�tres, c'est tout.

Vite, nous avons peu de temps.

Le soleil sera bient�t au z�nith.

Nous serons � l'ombre ici.

S'il y a des patrouilles d'Harkonnen aussi loin, ils auront du mal � nous rep�rer.

Quel dommage.

Quel dommage que tu sois m�l� � tout �a, docteur.

Je n'y suis pas m�l�, baron.

Je suis le serviteur de l'Empereur, ni plus ni moins.

Ce n'est pas toi qui les as guid�s vers ce trou pourri de Fremen ?

C'�tait une id�e d'Idaho.

- Il �tait ami avec eux. - Oui.

On conna�t les efforts qu'a fait Idaho au nom du duc.

Un stratag�me idiot.

O� �taient ces sales Fremen quand il en a eu besoin ?

Que diras-tu lorsque l'Empereur te demandera ce qui s'est pass� ici ?

Que penses-tu ?

Le d�sert tue sans discrimination, baron.

J'imagine que cette pute de Bene Gesserit

et son rejeton s'en sont aper�u, n'est-ce pas ?

Assurez-vous qu'il se souvienne de ses faibles excuses, lorsqu'il sera face

au doux sourire de la mort.

Muad'dib.

Parle-moi des eaux de ton pays, Muad'dib.

Sur Caladan, nous �tions ma�tres dans les airs et sur mer.

Ici, il nous faut ma�triser le d�sert.

- Entends son appel. - Parle-moi des eaux.

Parle-moi des eaux de ton pays, Muad'dib.

La nuit sera bient�t tomb�e. Nous partirons.

Tu t'es repos� ?

Un peu.

- Comment te sens-tu ? - Mieux.

J'essaierai de moins nous ralentir ce soir.

Comment va ma s�ur ?

Je fais � nouveau des r�ves.

J'ai des visions.

M�me �veill�.

Je l'ai vue, m�re, dans ton ventre.

M�me ton p�re l'ignorait.

Pourquoi ?

Je n'ai pas eu le temps.

Qu'as-tu fait de moi ?

- Je t'ai donn� naissance. - Un monstre.

- Non, pas un monstre. - Quoi, alors ?

Cet endroit me transforme.

C'est l'�pice.

Elle est dans l'air, dans la nourriture.

Je n'y peux rien.

Bois tout.

Le meilleur endroit pour conserver l'eau, c'est le corps.

La combinaison se charge du reste.

Si on reste sur cette dune, nous atteindrons ces montagnes plus vite.

Crois-tu que ce soit une bonne id�e ?

C'est le chemin le plus court.

�a va ?

Oui.

Attends.

�a n'aurait pas d� arriver.

Je n'ai pas fait attention � ces dunes.

On a perdu le compas.

Tu entends ?

C'est un ver !

Il a d� entendre notre chute. Cours !

- Je ne le vois pas ! - Ne t'arr�te pas !

Des coups ?

Quelqu'un l'a rappel�.

Tu as senti ? Cette odeur de cannelle.

L'�pice.

Partout.

Lorsque le ver �tait l�.

Il a d� y avoir des gens pour que toutes ces plantes survivent.

Des Fremen.

Il faut les trouver.

La plupart des intrus regrette de les avoir trouv�s.

Ne courez pas. Il n'y a pas d'issue.

Je vous connais.

Vous �tes Stilgar,

le Fremen qui est venu voir mon p�re avec Duncan Idaho.

Vous vous �tes mal d�brouill�s en tombant.

Vous avez attir� un ver.

Vous nous observiez ?

- Tout ce temps ? - On ne vous a pas vus.

- Ce n'�tait pas le but. - Nous perdons notre temps.

- C'est le gar�on dont Liet parlait. - Tu en es s�r ?

- Prenons leur eau et filons. - Tais-toi, Jamis.

Comme vous voyez, j'ai un probl�me � r�gler.

Mon peuple est prudent et pragmatique.

Ce sont des qualit�s, dans le d�sert.

Parfois, il vaut mieux rater une occasion que s'attirer des ennuis.

Votre seule valeur pour l'instant, est votre eau.

Tu connais la loi, Stil.

Oui.

La loi.

Dis-leur de laisser mon fils.

Dis-le-leur.

Arr�tez ! Laissez le gar�on tranquille.

Vous m'entendez ?

Est-ce ainsi que vous accueillez les amis de Liet ?

Alors ?

En tant que chef de cette tribu,

j'offre refuge � la femme Bizarre et � son fils.

Aucun Fremen ne vous fera de mal tant que vous serez sous ma protection.

Pendant combien de temps ?

Ne faites pas l'idiote.

Vous fuyez les Harkonnen.

Ne nous fuyez pas �galement.

Dieu merci !

J'ai entendu parler des Bizarreries.

Imaginez ce qu'un homme pourrait en faire.

Nous avons beaucoup � apprendre l'un de l'autre.

Tu peux descendre, petit ! Ta m�re a montr� ce qu'elle sait faire.

Il ne viendra pas si je ne dis rien.

De la discipline. C'est bien.

Le voil� !

Il n'est pas bless�.

On descend.

Laissez-moi.

Il a fait du bruit en grimpant.

Il a beaucoup � apprendre.

- Stilgar. - Tu peux te d�placer, Jamis ?

Il m'a surpris, c'est tout.

- Bien s�r que je peux bouger. - Bien.

Nous avons deux personnes non form�es avec nous.

En ligne avec les ailiers.

Il faut atteindre la Grotte des Cr�tes avant le z�nith.

Chani, tu te charges de lui.

Je m'appelle Paul.

Jusqu'� ce qu'on te donne un nom.

Suis-moi. Fais exactement comme moi.

L�-bas, c'est chez nous,

Sietch Tabr.

Nous y serons demain.

Demain ?

�a doit �tre � des centaines de kilom�tres d'ici.

Ce sera un dur voyage.

Le soleil va bient�t se lever.

Les patrouilles viennent jusqu'ici. Il ne faut pas qu'ils nous voient.

Donnez-nous vos combinaisons, on r�cup�rera votre eau pour vous.

Voici de la nourriture.

L'�pice.

Nous n'avons pas les mets qu'on trouve dans les villes.

�a ne fait rien.

C'est elle, n'est-ce pas ? Celle que tu as vue en r�ve ?

Je le vois � la fa�on dont tu la regardes.

Je ne sais pas ce que �a signifie.

Fais attention, Paul.

Nous sommes nouveaux pour ces gens, ils le sont pour nous.

Il faut �tre prudent dans nos paroles et dans nos actions.

Il faut pr�dire l'avenir et faire en sorte qu'il devienne pr�sent.

Ce sont des gens superstitieux.

Nous devons nous plier � leurs l�gendes pour survivre.

Je suis le ma�tre des sables. Je suis une cr�ature du d�sert.

Une cr�ature du d�sert.

Je n'ai pas fini !

J'ai encore des choses � accomplir !

La masse pr�-�pice.

Je suis une cr�a...

Explosion d'�pice.

Quelque part � l'est.

Un champ assez important, apparemment.

Il faut envoyer des �claireurs avant que les pirates Harkonnen n'arrivent.

Vous r�coltez l'�pice ?

Pour soudoyer la Guilde Spatiale.

C'est la volont� de Liet.

Afin qu'ils ne mettent pas de satellites dans nos cieux.

Ainsi personne ne voit ce que nous faisons ici.

Tu apprendras.

Amtal !

J'invoque l'amtal.

Jamis.

Qu'est-ce ?

Il veut r�gler ce qui s'est pass� l'autre soir.

C'�tait un accident.

Il l'a emport� en utilisant la sorcellerie, au bassin de Tuono.

Amtal ! C'est mon droit !

Il ne faut pas intervenir. Jamis le d�fie.

Tu commences quelque chose que tu vas regretter.

- Stilgar. - Recule.

Si tu sais ce qui est bon pour toi, tu trouveras un moyen digne

de r�soudre ceci.

Silence !

J'invoque le silence. Elle essaye de me jeter un sort.

Si tu recommences, nous saurons qu'il s'agit de sorcellerie.

Je ne pourrai plus vous prot�ger, toi et ton fils.

Viens. Tu ne peux pas l'arr�ter.

Le crys, notre arme rituelle.

Sers-t'en bien.

Que ta lame se brise.

Je vais tremper ce couteau dans ton sang.

Il faudra d'abord trouver mon sang.

- Tu te rends ? - Me rendre ?

Pas de reddition. C'est un combat � mort !

- Il n'a jamais d� tuer. - Quoi ?

Alors il apprendra.

Finis-le. Ne joue pas.

Il a vaincu Jamis.

C'�tait inutile.

C'est notre coutume.

Votre coutume. Se tuer les uns les autres.

Aucun homme ne reconna�t de chef sans le d�fi du combat.

Il y a une l�gende chez nous

qui dit qu'une voix viendra du hors-monde.

Celle du Mahdi.

Il d�tient la cl� de notre avenir.

On dit que sa m�re sera une Bene Gesserit.

Une Sayyadina.

Une amie de Dieu.

Il y a des rumeurs sur toi et ton fils.

Venant de la ville. De Liet.

Tu esp�res que c'est moi ? Et Paul ?

J'esp�re,

et je crains.

Si c'est le cas, ton fils me d�fiera un jour,

pour le contr�le de la tribu.

Le huanui est pr�t. C'est l'heure.

Notre coutume.

De l'eau vient toute vie.

La chair appartient � la personne,

mais son eau appartient � la tribu.

J'�tais un ami de Jamis.

Lorsque l'avion nous a �cras�s,

au Trou-du-Rocher,

c'est Jamis qui m'a aid� � me sauver.

J'�tais un ami de Jamis.

J'�tais un ami de Jamis.

Il m'a appris

que lorsqu'on tue,

on doit payer.

Il verse des larmes.

Il donne de l'eau aux morts.

Jamis portait 33 litres d'eau de la tribu.

C'est mesur�.

L'eau issue d'un combat est confi�e au gagnant.

Parce que tu te bats sans ta combinaison,

tu peux r�cup�rer l'eau que tu as perdu au combat.

Prends-en soin pour la tribu,

sois g�n�reux si besoin est.

Transmets-la, le temps venu, pour le bien de la tribu.

Il lui faut un nom.

Il est temps.

Comment veux-tu qu'on t'appelle, jeune Atreides ?

Par quel nom veux-tu �tre connu des Fremen ?

Comment s'appelle cette petite souris ?

Celle du d�sert. Celle qui saute.

Muad'dib.

C'est le nom que tu d�sires ?

Oui.

Muad'dib.

La sagesse du d�sert.

Elle se cache du soleil. Voyage la nuit.

On l'appelle "l'instructeur des gar�ons".

Muad'dib.

Tr�s bon choix.

Dor�navant, nous t'appellerons Muad'dib.

Attendez mon signal et faites exactement comme moi.

Votre vie en d�pend.

L�.

Pr�parez-vous.

Qu'est-ce que c'est ?

Celui qui viendra. Mahdi.

Le collecteur que Stilgar a envoy� sur le site de l'explosion.

Elle a besoin de temps, Muad'dib.

Liet est mort.

- On a trouv� ses restes sur le site. - Le docteur Kynes est mort ?

Perfidie des Harkonnen.

Elle aimait tant son p�re.

Il faut changer le collecteur de ros�e.

Parle-moi des eaux de ton pays, Muad'dib.

Il y avait des rivi�res.

De grosses veines charg�es d'eau.

Provenant de la neige des montagnes,

jusque dans des lacs si grands qu'on n'en voyait pas l'autre rive.

Des oc�ans d'eau.

Notre maison �tait sur la c�te.

De grosses vagues se jetaient sur les falaises.

Je m'endormais en les �coutant.

Mon p�re avait un r�ve.

Qu'un jour,

on puisse changer cet endroit,

pour qu'il ressemble � ton pays.

Un pi�ge � vent.

Il y a beaucoup d'humidit�, ce matin.

Mon p�re repose en paix.

On a des milliers de r�serves comme celle-ci.

Nous sommes peu nombreux � les conna�tre.

Je connais cet endroit.

- Personne du hors-monde n'est venu ici. - Si, moi.

Dans mes r�ves.

C'est l'eau que nous utiliserons pour transformer Arrakis.

Comme nous l'a enseign� mon p�re,

une voix du hors-monde viendra.

Le Mahdi.

Nous transformerons Arrakis en paradis.

Aucun homme ne souffrira plus du manque d'eau.

Viens.

Vous m'avez fait demander, Votre Majest� ?

- J'ai une mission sp�ciale pour toi, Farrah. - � votre service, Madame.

Je t'envoie sur la plan�te des Harkonnen, Giedi Prime.

Je veux que tu t'infiltres dans la famille du gros baron.

Son neveu, Feyd, celui qui est narcissique,

devrait �tre particuli�rement sensible � tes charmes experts.

Et comment dois-je l'utiliser ?

Je veux savoir ce qui s'est pass� la nuit o� le duc Leto et sa famille ont �t� tu�s.

Je veux savoir quel �tait le plan,

qui est impliqu�

et quels �taient les alli�s des Harkonnen.

Je ferai de mon mieux.

Je n'en doute pas.

Tu avais raison, Stil.

On peut toujours compter sur la voracit� des Harkonnen pour l'�pice.

- �quipe de reconnaissance � terre. - Avan�ons vers le champ d'�pice.

Vous avez entendu ?

M�me pas eu besoin d'ab�mer l'engin.

Les hommes le prendront pour aller aux grottes de Bight.

Notre derni�re communication.

Aucun S.O.S., aucune �pave, d'apr�s nos enqu�teurs.

C'est le troisi�me engin du mois !

Le champ d'�pice �tait un faux.

- Un pi�ge pour les attirer sur place. - Salet�s de Fremen !

On a captur� ceux-ci, dans un village pr�s de l'enceinte,

connu des sympathisants du d�sert.

Merci, gouverneur.

Nous sommes des r�fugi�s.

- Nous avons faim. - Menteur !

Des espions ! Voil� ce que vous �tes !

Pour ces salet�s de Fremen !

Ces salet�s de Fremen qui pillent mes r�serves d'�pice !

- Qui d�truisent mon �quipement ! - Non. Nous sommes pauvres. D�sarm�s.

Il essayait de se d�barrasser de ceci.

Passez le mot aux ordures du d�sert !

Dites-leur ce que vous avez vu ici !

Dites-leur ce qui les attend !

Mahdi !

Laisse �a et viens voir, Feyd. Je veux que tu voies �a.

La derni�re lettre d'amour de ton fr�re.

Mahdi !

Il semble s'amuser.

L'app�tit de sang de cet idiot m'�tonnera toujours.

Quand il en aura fini, il ne restera pas de population � gouverner.

Remets-toi, mon joli.

Je ne l'autorise � les brutaliser, � les attaquer que jusqu'� l'arriv�e

de Feyd le magnifique, qui les sauvera de Rabban la brute.

Ils seront pr�ts � t'accueillir, mon joli.

Feyd, le sauveur.

Ils t'acclameront dans la rue.

Tu pourras leur offrir la t�te de ton fr�re, si tu le souhaites.

Ensuite, tu pourras les serrer, comme des tenailles,

afin que nous puissions, de l'�pice, faire ripaille.

Aucun homme ne reconna�t de chef

sans le d�fi du combat.

C'est la coutume.

D�fie-le !

Que vois-tu,

Muad'dib,

quand tu pars ainsi ?

O� vas-tu ?

Dans plein d'endroits, Stil.

Plein de chemins.

Plein de choix.

Ces choix,

sont-ils bons ou mauvais ?

Ce n'est pas toujours �vident.

Ce sont soit des bons choix, soit des mauvais choix.

Tu n'as jamais peur, Stil ?

Des temp�tes ?

De l'avenir.

L'avenir est, c'est tout.

On dirait des fant�mes ! Partout !

�vacuation imm�diate ! Il en arrive d'autres !

�vacuation imm�diate !

Nous sommes pr�ts, Muad'dib.

C'est l'heure. D�p�chons-nous.

Il attend, R�v�rende M�re.

- Quelqu'un sait qu'il est l� ? - Non.

Il a �t� clair en arrivant. Il ne veut voir que vous.

Que les autres sorci�res nous laissent.

Comme vous voudrez.

Cette visite est indiscr�te et inattendue.

Esp�rons qu'elle n'�veillera pas la curiosit� de l'Empereur.

Les soup�ons de l'Empereur sont ais�ment apais�s

par son recours � nos services.

Vous aimez � nous le rappeler.

Les navigateurs s'inqui�tent.

- S'inqui�tent ? - Ils sont troubl�s � propos de l'avenir.

Il y a un probl�me en perspective.

Quel genre de probl�me ?

Ils sont troubl�s par une s�rie de liens qu'ils ne peuvent explorer...

une conjonction d'�v�nements...

d'innombrables d�cisions d�licates, au-del� desquelles s'ouvre une voie

invisible.

Et o� se trouve cette s�rie de liens ?

Sur la plan�te Arrakis.

C'est le Clan Harkonnen qui en a maintenant le contr�le.

Les Atreides sont morts.

Il ne s'agit pas d'une querelle de clans.

Nous percevons l'intervention d'un ordre venant d'en haut.

Un faux pas serait catastrophique.

Nous nous comprenons ?

Absolument.

Nous ferons notre possible.

J'ai cru

sentir quelque chose.

L'�pice doit couler.

L'�quilibre des forces doit �tre pr�serv�.

Sayyadina ?

Je suis r�veill�e, Chani.

Des nouvelles, un message ?

Non. Les raids se font dans le bassin de Haga.

La communication est trop risqu�e tant qu'ils ne sont pas en plein d�sert.

- Pardonnez-moi, Sayyadina. - Autre chose ?

Non.

C'est votre peau.

Ma peau ?

Nous avons entendu des histoires sur ceux du hors-monde,

ceux qui viennent de plan�tes d'eau.

Leur peau est douce comme une cr�me.

- La peau de Muad'dib est ainsi. - Paul ?

Muad'dib est encore jeune.

La jeunesse irradie sa peau.

Oui.

Je prie pour qu'il rentre sain et sauf.

Moi aussi, Chani.

Les trafiquants transportent notre don d'�pice � la Guilde Spatiale maudite.

L'Empereur ne le sait jamais.

Les pots-de-vin sont chose dangereuse. Ils grandissent.

Le moyen le plus s�r est le plus lent.

Les pots-de-vin lib�rent notre ciel. Nous gagnons du temps.

�a ne va pas ?

J'ai cru voir une connaissance.

Je les rappelle. Je leur dirai d'attendre.

Non.

Laisse-les partir.

Je dois faire erreur.

Gurney.

Mon p�re s'impatiente.

Ces troubles sur Arrakis deviennent difficiles � g�rer

et nous manquons de temps.

Je veux que tu organises un voyage � Giedi Prime.

Madame ?

Le neveu du baron f�te son anniversaire.

L'Empereur doit �tre repr�sent�, tu ne crois pas ?

Je suis d'humeur pour une soir�e.

De plus, il est temps de me d�faire de ma na�vet�.

Elle n'ira pas !

Je ne laisserai pas cette enfant curieuse et t�tue errer dans Babylone.

Mon Dieu, ce serait une catastrophe.

L'a�n�e des filles de l'Empereur, s�duite par des types comme Harkonnen

et ses rejetons �pouvantables.

Ce serait catastrophique.

Mais il se pourrait que le s�ducteur soit s�duit.

En �tant au fait des plans du baron, nous serons pr�ts pour la finale.

Nos agents sur Giedi Prime ont un acc�s limit�.

Votre fille, par contre,

s'est montr�e dou�e pour recueillir des informations.

Bien surveill�e, je pense qu'elle serait tr�s utile,

une fois de plus.

Vous entendez les voix dans vos sietches.

Ils disent que le Mahdi est l�.

Mais vous,

naibs des tribus, restez prudents. Vous r�sistez.

Je vous offre l'avenir.

L'avenir tel que le voyait Liet.

- Comment sais-tu ce que Liet voyait ? - Je l'ai moi-m�me vu.

Ici.

Et l�.

Une fois Arrakis lib�r�e des inf�mes Harkonnen,

nous pourrons r�aliser son r�ve.

Je le promets.

Arrakis deviendra le paradis que Liet a imagin�.

Tu ne lib�reras jamais Arrakis avec des raids.

Il faut une guerre totale.

C'est pourquoi je vous demande des centaines de vos meilleurs hommes.

Je veux leur enseigner la Bizarrerie

afin qu'ils vous reviennent et forment d'autres centaines.

Que ces centaines-l� en forment d'autres.

Les centaines se transformeront en milliers !

Les Fedaykin.

Une force pour rivaliser avec les terribles Sardaukar.

Une force qui terrifiera l'Empereur lui-m�me !

Mon p�re m'a dit un jour,

qu'ici, sur Arrakis,

il fallait ma�triser le d�sert pour r�gner.

Vous ma�trisez le d�sert

et rien ne peut vous arr�ter,

si vous avez foi.

Alors, c'est toi.

Jessica de la Bizarrerie, notre R�v�rende M�re Ramallo.

Mapes avait dit que tu �tais tr�s belle.

Elle a aussi dit qu'elle avait piti� de toi.

Je n'ai pas besoin de piti�.

C'est � voir.

On parle beaucoup de vous dans les sietches.

On parle du Mahdi.

On cite le nom de Muad'dib.

Il a le caract�re d'un chef, comme son p�re.

Les hommes admirent son courage.

Il lui faudra plus que du courage pour affronter ce qui se pr�sente.

Le gar�on

sait-il ce qui se passe ici ?

Il en est conscient.

Vous avez su exploiter notre l�gende.

Il fallait bien survivre.

Vous r�ussirez,

un certain temps.

Souviens-toi d'une chose : la l�gende qui vous prot�ge

peut aussi vous d�truire.

- Comment te sens-tu ? - Bien.

Je fatigue parfois.

En bonne sant�.

�a grandit vite.

J'ai vu celle qu'ils appellent R�v�rende M�re.

Oui. Elle est venue du sietch du sud.

- Pour quoi faire ? - Pour me voir.

Pour te voir.

Elle est Bene Gesserit.

C'est l'une de nos missionnaires.

C'est pratique.

Stilgar dit que tu as beaucoup appris.

Il est plus valeureux que Hawat.

J'ai remarqu� que Chani �tait heureuse de te revoir.

Pourquoi ne l'as-tu pas �pous�, m�re ?

Parce que je l'aimais.

Tant que ton p�re n'�tait pas mari�,

certains clans pouvaient encore esp�rer une alliance par le mariage.

Nous savions ce que cela signifiait.

- Aucune illusion. - Tu l'aurais laiss� faire ?

Je l'aurais encourag�.

La politique.

Oui.

La politique.

Pendant le hajra,

j'ai r�v� de ce jardin.

Il �tait dans un autre endroit.

J'y �tais ?

Oui.

Et il y avait des enfants

qui jouaient, heureux.

Quel r�ve merveilleux.

Crois-tu qu'il est possible d'aimer quelqu'un suffisamment

pour y renoncer ?

Je crois

qu'il est parfois n�cessaire de partager son aim�

avec quelque chose de plus grand.

Tout est li�.

Les vivants et les morts, l'anim� et l'inanim�.

C'est un syst�me.

Chaque partie fonctionne au service du tout.

Respire l'air, Muad'dib.

La cannelle.

La masse pr�-�pice est en dessous de nous.

� 30 m peut-�tre, ou plus, mais elle est m�re.

Le Cr�ateur a abandonn� son nid il y a longtemps.

Ses enfants se sont rassembl�s pour survivre.

Ils ont grandi. Ils perdent leur eau � pr�sent.

Elle se m�langera � leurs d�chets.

Quand il y en a assez,

une bulle de mousse g�ante se forme et se soul�ve avec une force incroyable.

Une explosion d'�pice.

Elle remplace le sable du dessus.

Le soleil et la chaleur s�chent le tout,

et bient�t...

- L'�pice. - Le tr�sor de l'univers.

Le ver

est l'�pice.

� pr�sent, tu sais.

Nombreux sont les petits qui meurent dans l'explosion.

Les autres s'en vont pour former Shai-hulud, le Grand Ver.

Nous en capturons quelques-uns.

Leur croissance est stopp�e pour l'Eau de la Vie.

�a suffit pour l'instant.

Lorsque la religion et la politique se m�lent,

un tourbillon se cr�e.

Tu es le Kwisatz Haderach.

Celui qui peut �tre � plusieurs endroits en m�me temps.

Tu es le tourbillon.

Il fait presque nuit.

C'est l'heure de rentrer au sietch.

Tu as r�v�.

Tu es trop impatient, Farok.

Tu as boug� trop t�t.

Essaie encore.

Observe sa posture.

Le moindre changement dans sa respiration te donne l'avantage.

C'est mieux, Farok. �a viendra bient�t.

Je m'appelle Otheym.

Voici mes fr�res du Sietch Gara Kulan.

Nous sommes venus voir celui qui s'appelle Muad'dib.

Tu es loin de ta tribu, Otheym.

Nous sommes venus rejoindre votre croisade.

Nous voulons apprendre la Bizarrerie.

Nous voulons devenir Fedaykin.

- Vous avez la permission de votre naib ? - Oui.

- Nous nous battrons comme Muad'dib. - Je te crois.

Que leurs eaux se m�lent aux n�tres.

Je dois vous f�liciter pour votre parfait h�ritier, baron.

C'est son 100e gladiateur cet apr�s-midi.

Il semble pr�t.

Nous pouvons peut-�tre profiter de l'occasion

pour nous entretenir.

Il y a beaucoup � dire.

En effet.

Si cela vous convient, Madame.

Je suis satisfaite de cette distraction.

Bien.

Si vous le permettez.

Quel autre clan aurait accept� de s'humilier

pour que l'Empereur se d�barrasse d'un duc encombrant ?

Il se pose la m�me question.

Veux-tu dire que l'Empereur contemplerait l'id�e d'agir contre moi ?

La sp�culation n'est pas une science fiable, baron.

Mieux vaut concentrer notre �nergie sur ce qui est essentiel.

L'�pice doit couler.

Je dois dire que je trouve l'architecture Harkonnen plut�t...

curieuse.

Les patrouilles Harkonnen prennent davantage de risques,

et s'avancent plus que jamais dans les r�gions du sud.

T�t ou tard, nos pots-de-vin � la Guilde ne suffiront plus � notre protection.

Alors c'est d�cid�.

Nous partirons avec les prochaines lunes.

Lorsque les Harkonnen arriveront ici,

il ne doit rien rester que le vent hurlant dans les rochers.

Nous ne pouvons faire marche arri�re.

Domptez le Cr�ateur.

Le Cr�ateur est mort.

L'Eau de la Vie.

Que Shai-hulud ait piti� de nous deux.

La nuit tomb�e, il nous faudra quitter ce sietch,

notre foyer pendant si longtemps.

Nous devons avancer dans le d�sert vers le sud,

l� o� les Harkonnen diaboliques ne nous suivront pas.

Mais notre R�v�rende M�re ne survivra pas un nouvel hajra.

Afin de ne pas partir sans sa force et sagesse,

Sayyadina Jessica a accept� d'�tre aujourd'hui initi�e.

C'est dangereux et Jessica peut �chouer.

Afin de ne pas tout perdre, Chani,

fille de Liet sera sacr�e Sayyadina,

Amie de Dieu.

Je consacre la fille de Liet

dans l'ordre des Sayyadina.

Voici l'Eau de la Vie, l'eau qui purifiera ton �me.

Si tu es notre R�v�rende M�re, l'univers s'ouvrira � toi.

Que Shai-hulud en soit le juge.

� pr�sent, bois.

Que lui arrive-t-il ?

L'eau est empoisonn�e jusqu'� ce qu'elle la transforme.

Il faut laisser faire les choses.

M�re ?

N'y va pas.

C'est un endroit qu'on ne peut regarder.

Seul le Kwisatz Haderach peut y aller.

Tu dois te d�tourner, Jessica, ou tu perdras la t�te.

N'aie crainte. J'ai beaucoup � te montrer.

Voici ma vie, Jessica de la Bizarrerie.

Et les vies qui pr�c�dent sont � toi maintenant.

Tu es enceinte. Tu aurais d� nous le dire.

Saintes M�res, qu'avons-nous fait ?

Cela vous transforme toutes les deux.

Ta fille est en danger. Prends-la dans tes bras.

Elle doit voir tout ce que nous voyons.

C'est la seule fa�on de la sauver.

Transforme les eaux, Jessica. Maintenant.

Le plan �tait parfait, si simple et si m�chant.

Bien s�r.

Vous avez aid� votre oncle � l'�laborer, n'est-ce pas ?

Le duc Leto pensait qu'il gagnait le contr�le d'Arrakis,

mais il �tait gav� pour le sacrifice final.

Le meurtre, Feyd. Parlez-moi du meurtre.

Rapide et impitoyable.

Les Atreides n'ont pu en r�chapper.

Les Sardaukar avaient boucl� le palais en quelques heures.

Les Sardaukar.

C'est moi qui ai envoy� le dernier communiqu� � votre p�re.

M�re ?

Oui ?

M�re Ramallo est partie.

Mais elle demeure avec nous.

Tu as transform� les eaux.

Nous savons que tu es r�elle.

Paul ?

La R�v�rende M�re a transform� l'Eau de la Vie.

Nous pouvons maintenant la boire !

Le fils et la m�re, la concubine du duc et son fils,

qu'en avez-vous fait ?

Perdus dans la temp�te, d�vor�s par le d�sert.

Vous avez retrouv� les corps ?

On ne les a jamais retrouv�s.

Vous n'avez jamais retrouv� les corps ?

Tu trembles.

J'ai peur.

De quoi ?

De toi.

Tu me fais voir des choses.

Que vois-tu ?

Je nous vois ensemble.

Il y a une temp�te terrible.

J'ai un enfant dans les bras.

Notre enfant, Muad'dib.

Ce n'est pas un r�ve.

Je te connais, Chani.

Je t'ai toujours connue.

Nous nous sommes assis sur un rocher et je t'ai rassur�e.

Nous nous sommes caress�s dans la nuit du sietch.

Nous avons vieilli ensemble.

L'histoire dira que les Fremen allait enfin trouver leur messie.

Que Paul Atreides aurait sa vengeance

et que le monde allait changer pour toujours.

Mais la saga de Dune est loin de toucher � sa fin

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