All language subtitles for Dune.2000.DVDRip.partie 1

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Original subtitles

Arrakis.

Dune.

Friches de l'Empire

et plan�te la plus pr�cieuse de l'univers,

car c'est l�, et seulement l�, que se trouve l'�pice.

L'�pice.

Sans elle, pas de commerce dans l'Empire.

Pas de civilisation.

Arrakis.

Dune.

Patrie de l'�pice.

Le plus grand tr�sor de l'univers.

Celui qui en a le contr�le, est ma�tre de notre destin.

P�re !

Ing�nieurs Mentat attendus aux b�timents de fusion.

Sp�cialistes des �quipements de survie, d�part imminent.

Cette avanc�e sur Arrakis tombe plut�t mal pour le Clan Atreides.

La loyaut� de ton p�re envers l'Empereur est �prouv�e.

Souviens-toi, Paul,

que notre soci�t� est un tissu complexe de forces rivales.

Notre civilisation repose sur un tr�pied politique,

une structure des plus instables.

L'�quilibre des forces est trompeur entre l'Empereur,

le Congr�s des Clans et la Guilde Spatiale, cens�ment impartiale,

qui exerce un monopole sur le transport interstellaire.

Tout cela, compliqu� par une culture commerciale f�odale qui...

Le Dr Yueh serait d��u.

Il saurait alors ce que �a fait.

Votre attention.

D�part de Caladan � 0-10:00.

Ce n'est jamais facile de partir, Paul.

Dis-toi que c'est une nouvelle aventure, l'aventure de ta vie.

T'appelles �a une aventure ?

Quitter son foyer pour aller sur un grain de poussi�re perdu ?

Tu es le fils d'un duc.

Tu as des devoirs, des responsabilit�s.

Comment pourrais-je l'ignorer ?

Chaque jour, j'ai des responsabilit�s au petit d�jeuner et des devoirs au d�ner.

L'ironie ne te sied pas.

Je veux simplement voir mon p�re.

Moi aussi.

Votre attention.

D�part de Caladan � 0-10:00.

Tout le personnel Atreides est pri� de se pr�parer au d�part.

La R�v�rende M�re est arriv�e.

Elle veut te voir avant le d�part pour Arrakis.

Tu lui as donn� ton visage, Jessica.

Mais il tient ses yeux du p�re.

Et son courage.

C'est ce que nous verrons.

Viens, mon gar�on.

Que je te voie de plus pr�s.

Si tu sais ce qui est bien pour toi, fais ce que je dis.

Je jugerai moi-m�me de ce qui est bien pour moi.

Ta m�re t'a enseign� beaucoup de choses, je vois.

Elle me dit que tu r�ves.

R�v�rende,

- si je puis... - Ce sera tout, Jessica.

Depuis quand se permet-on de traiter Madame Jessica comme une servante ?

C'�tait une servante.

La mienne.

Et elle �tait dou�e...

jusqu'� l'�ge de 16 ans, lorsque ton p�re l'a prise.

J'aimerais que tu me parles de tes r�ves.

Ce ne sont que des r�ves.

De quoi ?

Vous pouvez me le dire, non ?

Sais-tu ce que c'est ?

C'est une �preuve, jeune Atreides.

Une �preuve de quoi ?

Mets ta main � l'int�rieur, tu verras.

Qu'y a-t-il � l'int�rieur ?

La douleur.

Je tiens le Gom Jabbar contre ton cou, jeune Atreides.

Laisse ta main dans la bo�te, tu vivras.

Enl�ve-la, tu mourras.

Je ne dois pas avoir peur. La peur tue la pens�e.

C'est exact, mon gar�on.

Prie.

Je saurai faire face � ma peur, elle me traversera.

Lorsqu'elle sera partie, il ne restera rien. Rien que moi.

Aucune femme n'a support� une telle douleur, mon enfant.

Tu es dou�, jeune Atreides,

mais il te reste beaucoup � apprendre.

Il a surv�cu.

Tu aurais d� me pr�venir.

Elle n'en avait pas le droit.

Je suis d�sol�e.

Paul.

Tu �tais cens�e avoir une fille.

Tu as compliqu� les choses irr�m�diablement.

La fille d'un Atreides aurait pu �pouser l'h�ritier Harkonnen.

Cela aurait mis un terme � l'inimiti� entre les clans.

Mon duc d�sirait un fils.

Esp�ce d'arrogante,

placer ses d�sirs au-dessus de notre int�r�t.

Comment oses-tu tourner le dos � des si�cles de reproduction programm�e.

Je paierai pour mes erreurs.

Ton fils paiera avec toi.

On fera ce qu'on peut.

Il m�rite peut-�tre la gr�ce,

mais pour le p�re, rien.

Par chance ta musique n'est pas aussi mauvaise que ton combat, Gurney.

Dommage que Duncan ne soit pas l�.

- J'aurais eu un vrai entra�nement. - L�, tu vas trop loin.

Hol� ! Gurney.

Ne c�de pas � la col�re.

Rapide � la d�fense, lent � l'attaque.

Tu as oubli� ton principe de base, Gurney.

�a m'�tonnerait.

Baisse les yeux, petit.

Tu pr�f�rerais chanter comme un soprano la prochaine fois ?

� croire que je ne suis pas d'humeur aujourd'hui.

Pas d'humeur ?

L'humeur, c'est pour le b�tail et les femmes, petit.

Ce n'est pas pour le combat.

M�me avec les Bizarreries que tu tiens de ta m�re.

C'est cette vieille sorci�re Bene Gesserit.

Elle aura dit...

ou fait quelque chose.

Le navigateur arrive.

La navette N-117 de la Guilde Spatiale entre au centre de transport.

L'acc�s � cette zone est r�serv�.

Nous serons bient�t en route vers Arrakis.

On dit qu'ils d�pendent de l'�pice,

et que sans elle, ils ne peuvent naviguer.

On le dit.

Ils �taient humains, n'est-ce pas ?

Jusqu'� ce que l'�pice les transforme.

Je crois que personne ne sait au juste.

Je n'en ai jamais vu.

Personne.

C'est interdit, Paul.

Inutile de risquer nos privil�ges de navigation en essayant.

Tout personnel ext�rieur � la Guilde dans ses quartiers.

Arrakis est-il aussi terrible qu'on le dit, Thufir ?

Les temp�tes, peut-�tre.

Elles te mangent la chair sur les os.

Seul, le ver g�ant ne craint pas les temp�tes d'Arrakis.

Ce ne sont pas les vers qui m'inqui�tent.

Ton p�re est un homme redoutable, Paul.

M�me l'Empereur le craint.

Je pr�f�re mettre ma vie entre ses mains plut�t que de croire

les paroles d'une sorci�re Bene Gesserit.

Pourquoi les d�testes-tu ?

Les Bene Gesserit ?

Je ne les d�teste pas.

Je ne leur fais pas confiance.

Je suis un Mentat.

Je crois � la logique, aux statistiques, pas au mysticisme et � la proph�tie.

Votre attention. Tout personnel Atreides dans ses quartiers imm�diatement.

Pr�parez-vous au d�part.

Navette N-117 de la Guilde Spatiale entre au centre de transport. Acc�s r�serv�.

Je r�p�te.

Navette N-117 de la Guilde Spatiale entre au centre de transport. Acc�s r�serv�.

Voici le d�but.

Le pi�ge est pr�t, la proie approche.

Un hiver glorieux s'appr�te � s'abattre sur le Clan Atreides et ses h�ritiers.

Les si�cles d'humiliation v�cus par ma famille

seront enfin veng�s.

Mais Arrakis �tait � moi !

Tais-toi, Rabban.

J'ai fait ce que tu m'as dit, mon oncle.

J'ai fait peur au peuple.

J'ai �cras� cette vile plan�te.

Il avait dit "soumettre", pas "�craser".

Rabban d�sire contr�ler un jour le Clan Harkonnen, Feyd.

Et il ne peut m�me pas se contr�ler lui-m�me.

Explique notre plan, Mentat.

C'est un plan �l�gant et vicieux, cher baron.

Bien s�r.

C'est moi qui l'ai �labor�.

Pour que l'Empire survive, l'�pice doit couler.

Mais la production est devenue inconstante.

L'Empereur a sagement d�cid� qu'un seul homme �tait assez honn�te

et loyal pour se voir confier la t�che de reprendre la production en main.

Le duc Leto Atreides.

En interrompant temporairement 80 ans de r�gne des Harkonnen,

ainsi que tous les profits qui en d�coulent.

J'ai dit "temporairement", esp�ce d'idiot.

Il faudra peu de temps au duc Leto pour penser qu'il contr�le

fermement Arrakis.

L�, alors qu'il sera absolument confiant...

Le tra�tre frappera.

Un tra�tre ? Qui �a ?

Pour le moment, �a reste mon petit secret.

Et les autres grands clans ? Ils vont protester.

D�naturer le sens commun, mon neveu, est le propre de tout complot.

Voyez-vous, mes neveux, un homme populaire suscite la jalousie

et le duc Leto est tr�s populaire.

Les autres grands clans seront ravis de s'en d�barrasser,

sans jamais l'admettre.

L'�pice

coulera.

L'Empereur sera satisfait et le Clan Harkonnen

sera plus puissant que jamais.

Seul et vuln�rable au bord de l'univers,

le valeureux duc Leto conna�tra enfin la peur.

� la fin, il n'aura plus confiance en personne

pas m�me la sorci�re Bene Gesserit avec qui il couche.

Ils lutteront les uns contre les autres comme des rats qui se noient.

Au moment o� le tra�tre sera d�voil�,

le sort des Atreides sera d�j� r�gl�.

Mon fils me parle souvent de ta gr�ce f�line, Duncan.

Je ne voulais pas vous surprendre, Sire.

Voici le dernier rapport sur l'�migration.

Ils craignent qu'on soit aussi terribles que les Harkonnen.

Nous en perdons trop.

Il nous faut des chasseurs d'�pices, des conducteurs et des m�t�orologues.

Dois-je les persuader de rester ?

Non.

J'ai un projet plus important pour toi.

Je veux que tu ailles dans le d�sert.

Les Fremen ?

On me dit qu'il y en a des centaines, dans des villages

qu'ils appellent "sietches".

Au fin fond du d�sert.

Par-del� les montagnes.

Les Harkonnen se sont moqu�s de ceux du d�sert.

Les ont chass�s pour s'amuser.

- Je doute qu'ils esp�rent mieux de nous. - Alors il faut y rem�dier.

Nous aurons besoin d'alli�s ici, Duncan.

Je veux que tu recherches leur chef,

ce Liet dont on entend parler.

Un fant�me.

Il n'existe peut-�tre pas.

C'est peut-�tre m�me plusieurs hommes.

� toi de le d�couvrir.

Essaye de gagner du temps, que je puisse montrer nos bonnes intentions.

Si j'ai de la chance, ils nous jugeront tous d'apr�s toi.

Vous m'honorez, Sire.

Je sais que je te mets en danger

mais tu es le seul qui a ma confiance pour cela.

C'est un vieux poste militaire.

Un t�moin du rude climat.

Que fait-il ?

C'est un vendeur d'eau, Madame.

Vous n'aurez pas affaire � ces gens.

La citerne du palais contient pr�s de 200 000 litres

et elle est toujours pleine.

Qu'ont-ils dans les yeux ?

Ce sont les Fremen, les gens du d�sert.

C'est � cause de l'�pice.

Elle est partout : dans l'air, la nourriture.

� l'�ge de douze ans, leurs yeux deviennent compl�tement bleus.

Il y a des gardes partout.

Ce n'�tait pas comme �a sur Caladan.

Les appartements de la famille sont dans l'aile ouest. On apporte les meubles.

Qu'est-ce ?

C'est une vieille coutume, dit-on.

Les invit�s jettent de l'eau sur le sol apr�s s'�tre lav� les mains.

Ils gardent ce qui est absorb�.

C'est une coutume avilissante.

Idaho a bien pr�par� notre arriv�e, Sire.

Et Duncan ?

O� est-il ? Puis-je le voir ?

Je l'ai envoy� en mission sp�ciale.

Sois patient.

J'ai r�uni le cabinet militaire selon vos ordres.

Non, ne montez pas �a.

Je veux mettre les armoiries ici.

C'est la premi�re chose qu'un visiteur doit voir.

C'est la maison des Atreides � pr�sent.

Nous ne sommes pas comme les Harkonnen.

Vous serez trait�s avec respect ici.

� partir de maintenant, nous parlerons la langue de la dame.

La Shadout Mapes, Madame, charg�e du personnel.

Montre � Madame nos appartements. Veille � ce qu'elle ait ce qu'il lui faut.

Je te retrouve apr�s la r�union.

Par ici, Madame.

Viens, Paul.

Les hommes nous attendent.

Moi ?

Maintenant ?

Il est temps que tu participes.

J'ai fait en sorte que les filles grattent les murs.

La puanteur des Harkonnen est enfin partie.

Construit par ceux du hors-monde, il y a longtemps.

Une chapelle � la m�moire de ce qu'ils ont laiss� derri�re en venant ici.

Mille personnes pourraient vivre un an avec l'eau

qu'on utilise ici en un mois.

Les Harkonnen s'assuraient qu'on ne l'oublie pas, Madame.

Ton nom, Shadout, signifie "plongeur de puits" n'est-ce pas ?

J'ai �t� �lev�e dans les sietches du d�sert, Votre Noblesse.

Appelez-moi Madame, Mapes. Je ne suis pas noble.

Je suis la concubine du duc.

Il n'a pas de femme ?

Je suis sa seule compagne, la m�re de son fils.

Tu es Bene Gesserit.

Oui, je connais les langues anciennes.

Je suis form�e � l'ancienne.

Cet endroit est pr�cieux. Il faut le prot�ger.

Dis aux gens que cet endroit leur appartient, � pr�sent.

Tant que nous serons les ma�tres ici,

la famille Atreides le gardera en leur nom.

Reste l�.

Rend-leur leur argent.

Allez.

C'est une coutume, Madame.

Plus maintenant.

Fais ce que j'ai dit.

On ne vendra plus d'eau � la porte des Atreides.

� la fin de chaque repas, toute personne qui se pr�sente � cette porte

recevra une coupe pleine gratuite.

Est-ce possible ?

Est-elle celle qui nous apportera le Mahdi ?

La chose doit se faire.

Et les comptes des mines ?

Les op�rations des Harkonnen sur l'�pice

ont co�t� chaque ann�e 10 milliards de solaris.

Est-ce que vous croyez vraiment que les Harkonnen ont pli� bagage ?

Gurney, je veux entrer en contact

avec les trafiquants qui op�rent dans le d�sert.

Dis-leur que, dor�navant, nous ignorerons leurs actions

tant que c'est profitable pour nous.

L'Empereur veille jalousement sur ses profits tir�s de l'�pice, Sire.

C'est une chose de tol�rer les trafiquants.

C'en est une autre d'empocher une part de leurs gains.

Eh bien, dis-lui ce qu'on fait.

Cr�ditez la somme tout enti�re � son nom, Shaddam IV.

Mais ensuite, d�duisez-la de nos imp�ts en tant que frais r�els.

En d'autres termes, en tant que co�t d'op�ration.

Quoi ?

J'aimerais voir la t�te du baron quand il apprendra �a.

Les parasites Harkonnen, enrichis par le racket des trafiquants

seront d�couverts.

Finis les pots-de-vin.

L'Empereur ne peut s'y opposer.

Pas publiquement, en tout cas.

Bien vu, petit.

Allons...

La fille d'un empereur doit mieux faire.

Elle m�rite d'�tre h�riti�re.

On me dit que son ambition est plus litt�raire que politique.

Ne sous-estimez jamais le talent politique d'un esprit �veill�, Majest�.

Le subterfuge et la ruse sont de meilleurs alli�s qu'un c�ur redoutable

et un dos solide.

Il ne lui manque que la sup�riorit� de notre sexe.

Il faudra donc bien la marier.

Quelqu'un de flexible.

Dommage que ce ne soit pas le jeune Atreides.

Un gar�on remarquable, para�t-il.

L'union de la naissance et de l'�ducation.

Il nous faut envoyer au duc Leto une marque de notre amour.

Il faut qu'il continue de nous appr�cier.

Pourquoi sommes-nous venus ici, p�re ?

Ne me dis pas que c'est une question d'honneur ou de devoir.

Il y a autre chose, n'est-ce pas ?

Je ne t'ai jamais menti, mon fils.

On nous a charg�s de la marchandise la plus pr�cieuse dans l'univers.

Pour cette seule raison, nous avons des ennemis.

Pourquoi ne pas les combattre ?

Les exposer

devant l'Empereur ?

Et s'il en faisait partie ?

C'est une dure le�on, mon fils.

Dans notre monde, l'int�r�t personnel est ma�tre.

L'Empereur a besoin de nous

pour l'instant, afin d'administrer Arrakis et de faire couler l'�pice.

Mais il nous craint, Paul.

Il craint mon influence sur les grands clans.

S'il d�cide que dans son int�r�t

le Clan Atreides doit tomber, il ne fera rien contre.

Il se peut m�me

qu'il fasse tout pour acc�l�rer les choses.

Si tu as raison, alors nous sommes dans un pi�ge.

Peut-�tre.

Mais �tre conscient du pi�ge est d�j� un moyen d'y �chapper.

J'aurais du trahir le Clan Atreides

et fuir au fin fond de l'univers.

Ton sens de l'honneur t'en emp�che, mon amour.

Non, je suis trop las.

Cette lutte infinie doit cesser.

Les Harkonnen sont des crapules.

Qu'importe le prestige qu'ils essaient d'acheter,

ils ne jouiront jamais du respect que tu as su gagner.

Le respect ne nous assurera pas la paix.

J'�changerais tout cela contre un endroit quelconque.

Un lieu o� nous serions seuls, o� Paul serait en s�curit�.

Et o� mon seul souci serait ton bonheur.

Alors, peut-�tre je pourrais enfin...

Ne parle pas de ce qui est impossible, je t'en prie.

Tu appartiens � ton �poque, je suis faite pour mon destin.

M�me si je pouvais tout recommencer,

je ne changerais rien.

C'est l'un des tiens, Turok ?

Des mercenaires Harkonnen.

Quelqu'un envoie des signaux du palais.

Garde ta force pour le d�sert, Atreides. On a d�j� averti le palais.

Nous avons des hommes parmi vous.

- Sont-ils dignes de confiance ? - Ce sont des Fremen.

Je m'occupe d'eux.

Je n'ai pas voulu vous d�ranger.

Pardonnez-moi, Madame. Je contemplais le jour levant.

J'ai cru voir ma femme marcher, un instant.

Ma condition de Suk est cens�e m'avoir d�barrass� d'�motions telles que l'espoir.

Mais c'est tout ce qui me reste.

Nous avons des espions partout, Dr Yueh.

Si elle est encore en vie, nous la trouverons.

C'est presque un sacril�ge

de gaspiller son eau sur une terre si assoiff�e.

Je suis d�sol�e de t'avoir tra�n� dans ce lieu dangereux.

Je suis venu de plein gr�, Madame.

Seule la moiti� des v�hicules des sables fonctionne,

mais la plupart des ornithopt�res seront bient�t op�rationnels.

Ceci est une usine moissonneuse.

On en a pr�s de 1 000.

Cela para�t grand, mais certains vers du d�sert

pourrait en faire une bouch�e.

Et les boucliers ?

Ils sont inutiles dans le d�sert.

Un simple bouclier corporel attirerait tous les vers dans un rayon de 100 km.

Cela les rendrait fous de rage.

L'�cologiste de l'Empereur, le Dr Kynes.

Nous pr�f�rons le terme traditionnel de plan�tologue.

C'est vous que nous devons remercier pour nos combinaisons.

J'esp�re qu'elles vous vont.

Il s'agit d'un filtre � haute efficacit� et un �changeur de chaleur.

L'�piderme est poreux.

La sueur passe dans des filaments chauff�s et des pr�cipitateurs de sel.

L'eau est r�cup�r�e dans des poches et peut-�tre tir�e � l'aide de ce tube.

La perte d'eau est alors minimale, moins de 15 millilitres par jour.

C'est infime.

C'est le but.

Vous �tes un Fremen.

Je suis accept� dans le village et dans le sietch.

Mais je suis au service de l'Empereur.

Vous avez d�j� port� ce genre de combinaisons ?

C'est la premi�re fois.

On vous a aid� � la mettre ?

Non, j'ai trouv� logique de faire ainsi, c'est tout.

Eh bien,

le d�sert nous attend.

Maintenez le cap � 120 degr�s sud-est, Sire.

Bien.

C'est l� que le contrema�tre des sables rassemble son �quipement.

Combien d'hommes y a-t-il par �quipe de forage ?

Le moins possible.

La mine est, au mieux, une aventure p�rilleuse.

Quelqu'un de perdu aussi loin a-t-il d�j� surv�cu ?

Des hommes ont r�ussi � s'�loigner, en traversant les zones rocheuses,

o� les vers s'aventurent rarement.

Des Fremen ?

Oui.

Nous y sommes.

Voici la moissonneuse.

Ce sont les �claireurs, l� ?

Oui.

Ils rep�rent les traces de vers.

"Les traces de vers" ?

Partout o� on trouve l'�pice, il y a des vers.

Toujours ?

Ils d�fendent les sables de l'�pice.

A-t-on essay� de les �liminer ?

La r�gion est trop importante. Ils sont trop nombreux.

C'est un lieu fertile, � en juger par la couleur.

Est-ce une trace de ver ?

O� est l'appareil d'�vacuation de la moissonneuse ?

Trace de ver � environ 40 km.

Il vient sur vous.

Environ six minutes avant contact.

Est-ce toujours aussi limite ?

Pas avec la proc�dure usuelle. L'appareil devrait �tre l�.

- Il y a combien d'hommes l�-dedans ? - En g�n�ral 23.

- Vous �tes s�r que le ver va attaquer ? - Aucun doute.

�quipage de la moissonneuse, ici le duc Leto.

Nous vous embarquons. Stoppez les op�rations et pr�parez-vous � �vacuer.

Patrouilleurs, atterrissez. Pr�parez l'embarquement.

Ils n'ont qu'une capacit� de quatre hommes plus l'�quipage.

On ne peut en prendre que deux.

Vous deux, d�montez les si�ges. On les jettera � l'atterrissage.

�a fera trois places de plus.

Ici moissonneuse Delta Ajax Niner. On a presque fini la r�colte.

Laissez tomber l'�pice. Pr�parez-vous � �vacuer.

C'est un ordre !

Ver en vue. Dix degr�s sud-ouest.

Vitesse estim�e � 40 n�uds. Il s'approche.

Contact estim� � cinq minutes.

Contrema�tre des sables, ceci est un ordre du duc.

Cessez les op�rations et �vacuez la station imm�diatement

ou je coupe votre vaisseau en deux au laser.

Je l'entends.

Le ver.

Je l'entends qui vient.

Par ici !

Vous deux, venez ici !

Les autres dans les patrouilleurs !

Courez, bon sang !

Baissez-vous et accrochez-vous.

Que font-ils ?

Sire, il faut y aller ! Vite !

Surcharge.

Il faut prendre de l'altitude, il va nous aspirer.

Surcharge.

Ascension impossible.

Que le Cr�ateur et son eau soient b�nis.

Que ses mouvements soient b�nis.

Que son passage purifie le monde.

Qu'il soit le gardien du monde pour son peuple.

Et les hommes qui sont rest�s ?

- Lancez un vaisseau � leur recherche. - Ils �taient trop pr�s du ver...

Faites-le quand m�me.

Lorsque Dieu d�cide que l'heure est venue pour tel homme,

il l'envoie au bon endroit.

Paul.

Je veux qu'on m'am�ne les pilotes de l'appareil absent.

Quelqu'un doit payer pour ce gaspillage.

Cet homme est diff�rent.

Il a risqu� sa vie et celle de son fils afin de sauver des hommes plut�t que l'�pice.

Un chef de cette trempe pourrait inspirer une loyaut� fanatique.

Voici ce que je te l�gue, mon fils.

La plus grande richesse de l'univers et une lutte sans fin pour la d�fendre.

Les anciens disaient souvent que le danger et l'occasion

sont une m�me chose.

Ce n'est pas un des exercices livresques du Dr Yueh, Paul.

Sur Caladan, nous �tions ma�tres dans les airs et sur mer.

Ici, il nous faut ma�triser le d�sert.

Ma�triser le d�sert.

Souviens-t'en.

Mahdi.

La popularit� de Leto grandit de semaine en semaine.

Il a ruin� notre syst�me de pots-de-vin et de protection.

Il a r�ussi � maintenir le quota d'�pice malgr� notre sabotage.

M�me ce b�tard de Kynes, fait des rapports favorables � L'Empereur.

Et que d�duis-tu de tout cela, mon neveu ?

Plus on attend, plus il sera difficile � d�loger.

Piter, encore une fois, veux-tu ?

Le succ�s continu de Leto �nerve les autres grands clans, Rabban.

Nous entendons des chuchotements, des mesquineries, qui pourraient

engendrer une jalousie consid�rable.

Tu parles !

Nous avons un tra�tre parmi eux.

Il faut agir maintenant !

Votre d�cision, mon oncle.

L'esclave est un beau sp�cimen, n'est-ce pas Rabban ?

Peut-�tre Feyd devra-t-il faire attention aujourd'hui.

Non.

Peut-�tre que mon cher fr�re devra se d�penser aujourd'hui.

Ce que tu ne comprends pas,

c'est que je d�sire que Leto soit populaire.

Je veux qu'il se sente en s�curit�.

Qu'il se sente confiant.

La confiance engendre la distraction.

Et c'est l� qu'on est le plus vuln�rable.

Quel beau gar�on.

On sait peu de choses sur le ver des sables qui habite la zone d�sertique d'Arrakis.

On sait que le ver est attir�

par les vibrations et le bruit de l'activit� mini�re.

Cependant, aucun lien entre le ver et la production d'�pice n'a �t� �tabli.

Il faut changer le collecteur de ros�e.

Le collecteur de ros�e ?

Du chromoplastique.

La nuit, �a se rafra�chit tr�s vite.

Le matin, la lumi�re du jour le r�chauffe.

La surface condense l'humidit� de l'air

qui retombe et maintient les plantes en vie.

- Une vraie beaut�. - Une beaut� inutile.

Dans un lieu si perdu.

C'est la loi du minimum qui domine, ici.

Si on n'apprend pas � vivre avec, les conditions ne changeront jamais.

Vous voulez dire que les conditions, ici, pourraient changer ?

Devenir favorables ?

Qu'on pourrait changer l'�cologie de la plan�te ?

Cela d�pend.

De quoi ?

De qui s'occupe du d�sert.

Peut-�tre un jour, viendra celui qui comprendra,

qui verra l'avenir et saura ce qui est possible.

Celui qui changera Arrakis :

le Mahdi.

Vous m'avez demand� de me renseigner sur les cris de l'autre jour.

Les mots que les gens criaient sur votre passage.

"Mahdi", ou quelque chose comme �a.

Cela signifie "messie".

Il y a une l�gende ici, une proph�tie

qui dit qu'un chef viendra de l'hors-monde.

Un gar�on. Le fils unique d'une Bene Gesserit.

Il les guidera vers la libert�.

Un messie ?

Paul ?

Ce sont des gens simples, Sire.

Ils vivent d'espoir.

Parle-moi des eaux de ton pays, Muad'dib.

Je m'excuse, Sire.

Mapes ne m'avait pas dit que vous �tiez l�.

Attends.

Ce n'est pas grave.

J'�tais fatigu�.

Je me suis endormi.

Continue ton travail.

Dis-moi,

les cuisiniers utilisent-ils beaucoup d'�pice ?

Sur Arrakis, l'�pice est partout, Sire.

Partout.

Ne bouge pas.

Fais exactement ce que je dis.

C'est un chasseur-chercheur.

Ils tuent

instantan�ment, si on bouge.

�coute-moi.

L'op�rateur, o� qu'il soit,

ne peut r�agir qu'au mouvement.

Reste parfaitement immobile.

Tiens bon.

La peur tue la pens�e.

Tu as de la chance d'�tre vivante.

J'�tais la cible ?

Il se dirige vers ce qui bouge, c'est tout.

Vous auriez pu le laisser faire et sauver votre peau.

Il y a un tra�tre parmi vous.

Quelqu'un de proche.

De tr�s proche.

Je le veux vivant !

H�, toi !

Ils ont essay� de tuer mon fils !

Il a l'air du coin.

- On ne peut l'identifier. - C'est un Harkonnen.

- Il n'�tait pas seul... - Arr�tez, tous les deux !

Br�lez-le.

Enti�rement, sauf les mains.

Mettez de l'�pice sur chacune,

et envoyez-les au baron sur Giedi Prime.

Il a failli tuer mon fils.

Sortez ! Tous !

Esp�ce de con.

Je t'ai dit que je voulais que ces Atreides se sentent en s�curit�.

Mais non, tu ne pouvais attendre. Tu as agi � ta guise.

Ton initiative les a mis sur leur garde.

Et maintenant, Piter ?

Il semble souhaitable d'acc�l�rer notre programme.

Encore une trouvaille !

Comment se fait-il que je sois entour� de deux conseillers aussi extraordinaires ?

Il y a le probl�me du transport des troupes, bien s�r.

Nous n'avons pas termin� de n�gocier avec la Guilde Spatiale.

Foutue Guilde Spatiale, avec ses navigateurs.

M�me l'Empereur ne peut se d�placer sans l'autorisation de la Guilde, cher baron.

Et que sugg�re votre esprit retors, mon cher Mentat ?

Offrez une augmentation du profit sur l'�pice,

payable en avance, sur les r�serves personnelles de Rabban...

Tu es fou...

Continue, Piter.

Nous devons retourner la situation � notre avantage.

Peut-�tre que ton incomp�tence sera utile, apr�s tout,

et pr�cipitera la chute des Atreides.

Tu es fatigu�, p�re.

Oui.

La d�g�n�rescence des grands clans m'�puise.

Notre clan n'a pas d�g�n�r�.

Non ?

Ton assassin n'est pas venu ici tout seul.

Qui soup�onnes-tu ?

Ce ne sont que des soup�ons.

Je ne peux rien prouver

et il y a assez de soup�ons comme �a.

Ce ne peut �tre Gurney.

Il savait que ton assassin aurait �t� plus utile vivant.

Il est impulsif, p�re. Il n'est pas rus� de la sorte.

Ni intelligent comme Yueh.

Ce n'est pas Yueh ?

Sa condition de Suk le rendrait fou.

Ne te laisse jamais aveugler par les sentiments, mon fils.

Il y a bien quelqu'un.

Il faudra y faire face t�t ou tard.

C'est ainsi que �a fonctionne.

Ils s�ment la m�fiance

pour qu'on se craigne les uns les autres.

Retiens bien cette le�on, mon fils.

Si tu veux contr�ler Arrakis, pr�pare-toi � combattre la peur avec la peur.

La peur et le pouvoir.

C'est � nous.

L'homme argent� est un fabricant de combinaisons de Carthag.

Un produit inf�rieur � celui des Fremen.

La femme aux traits durcis, pr�s de lui, dirige un service d'escorte � Arsunt.

On dit que sa client�le est impressionnante.

Pr�s de la chemin�e, Lingar Bewt, transporteur d'eau, du p�le.

L'homme � sa droite...

Un repr�sentant de la Guilde Spatiale. �a se voit.

Celui qui est avec Thufir, c'est Esmar Tuek, un magnat du trafic.

Ses vaisseaux sont rapides, si besoin est.

Madame, Sire,

je suis honor� de votre invitation.

Vous �tes toujours le bienvenu ici, Dr Kynes.

Nous avons trouv� l'appareil manquant, d�tourn� par des agents Harkonnen.

Ils ont tent� de le revendre dans un camp de trafiquants.

Ils sont morts.

Nous vous devons beaucoup.

Madame veillera � ce qu'il ne vous manque rien.

Avec plaisir.

Tr�s honor�, Madame.

Il para�t qu'ils ont perdu une autre moissonneuse � cause d'un ver.

Si cela continue, ils n'auront plus assez d'argent pour acheter de l'eau.

Mesdames et messieurs, Sa Majest� la princesse Irulan Corrino.

Altesse, votre venue est une grande joie.

Mon p�re vous offre son respect et son affection, duc.

L'Empereur tient � manifester sa confiance dans le Clan Atreides.

Sa garde est assur�e par les sbires Sardaukar de l'Empereur.

Les coutumes de l'eau sont fascinantes, ici,

n'est-ce pas, Votre Majest� ?

Lorsque je suis arriv�e, on a r�cup�r� mes serviettes de bain si vite.

Afin de r�cup�rer l'eau absorb�e, j'imagine.

C'est certain.

Je ne trouve rien de fascinant, ici.

Sans l'�pice, personne ne se soucierait de cet endroit.

C'est une bonne chose pour un vendeur d'eau tel que vous.

J'aime regarder les oiseaux voler au-dessus d'Arrakis.

Nombreux sont ceux qui survivent sans eau.

Ce sont des charognes, des buveurs de sang.

Quelle adaptation curieuse, non ?

Vous voulez dire, des cannibales ?

J'ai dit qu'ils boivent du sang, pas forc�ment de leur propre esp�ce.

Pourquoi pas ?

La pire concurrence vient de sa propre race.

De ceux qui mangent � la m�me table.

On dit que les Fremen boivent le sang de leurs morts.

Est-ce exact, Dr Kynes ?

Pas le sang.

L'eau de l'homme.

C'est n�cessaire, quand on vit dans le d�sert.

Le corps humain est compos� d'eau � 70 %.

Un homme mort n'en a plus besoin.

Au moins quelqu'un qui s'amuse.

Attention, petit.

Cette bi�re d'�pice monte � la t�te avant que tu t'en aper�oives.

Joue, Gurney.

Que nous ayons un peu la paix, toi et moi.

Si le fils de mon duc bien-aim� me donne l'ordre de me d�tendre,

alors, qu'il en soit ainsi.

C'est vraiment ce que tu ressens,

pour mon p�re ?

"Bien-aim�" ?

Mon petit.

Si je ne r�fl�chissais pas, je prendrais �a pour une accusation.

C'�tait juste une question.

Ton p�re m'a affranchi du joug des Harkonnen.

Il m'a pris chez lui, a fait de moi son ma�tre de combat.

Celui ou celle

qui l�vera la main sur lui

se la verra coup�e par moi avant d'�tre tu�.

J'ai honte de t'avoir soup�onn�, Gurney.

Assez, petit. N'en parlons plus.

Messieurs et mesdames, si je puis me rel�cher,

moi, le baron Harkonnen,

j'ai d�cid� que le sceau de notre v�n�rable clan,

cette chim�re confuse et laide, le griffon,

ne repr�sente plus de mani�re ad�quate l'ambition de notre app�tit.

Par cons�quent, alors et donc, ergo et cetera,

notre moi royal et vaste,

� partir de ce jour, et partout dans l'univers,

ne sera plus d�sign� par le nom de Harkonnen.

Nous serons

le Clan des Porcs.

Je vois pourquoi on dit que ton talent au couteau

n'a d'�gal que ta ma�trise de l'instrument, Gurney Halleck.

Est-ce votre coutume de laisser un invit� d'honneur

sans m�me avoir la courtoisie de pr�senter ses excuses ?

Pardonnez-moi, Altesse.

Attention.

La bi�re d'�pice monte � la t�te sans m�me qu'on s'en aper�oive.

J'ai remarqu�.

Vous vous attendiez � quelqu'un de plus d�licat, non ?

"Raffin�" pour �tre exact.

Il y a un proverbe ancien, auquel je crois :

"L'habit ne fait pas le moine."

Nous ne sommes pas diff�rents l'un de l'autre.

Vous ne savez pas ce que vous dites.

On m'avait parl� du Paul lunatique,

du Paul triste, du Paul en col�re et malheureux,

exil� � Arrakis, pauvre ch�ri,

o� il h�ritera un jour de la charge du bien le plus pr�cieux de l'univers.

Et une lutte constante pour le d�fendre.

Nous souffrons de la solitude due � notre naissance.

Sauf que demain vous rentrerez dans votre palais confortable sur Kaitain.

Confin�e dans des jardins parfaits et des appartements vides.

Vers vos servantes, votre entourage.

Avec leur flatterie et leurs paroles mesur�es.

H�riti�re de l'Empereur.

Qui maudit ma m�re de lui donner des filles plut�t que des fils.

Tu te moques de moi.

Non.

J'essaie de t'int�resser.

Tu vas danser avec moi ou rester debout, l'air confus ?

Je ne voulais pas venir, tu sais.

Servir de d�coration diplomatique � mon p�re

n'est pas vraiment une partie de plaisir.

Mais tu te r�v�les plus compliqu� qu'on ne le dit.

J'aime ce qui est complexe.

Nous vous cherchons, Votre Majest�.

Vous m'avez trouv�e.

- Vous �tes bless�e ? - Calmez-vous, capitaine.

La princesse est sous ma protection.

Je t'en prie.

- Du calme, Gurney. - Assez, capitaine.

- Gurney. - J'ai dit assez, capitaine !

Il est tard, Majest�. La navette vous attend.

Je ne suis pas pr�te � partir.

Les ordres de votre p�re sont stricts.

Tu vois ?

Nous devrions peut-�tre jouer le r�le des adultes.

Donner l'exemple � nos amis col�reux.

Tu es plus int�ressant que tu ne parais, Paul Atreides.

J'esp�re que nous nous reverrons.

Mon p�re vous r�compensera sans doute pour votre ob�issance abrutie, capitaine.

Muad'dib.

P�re ?

Duncan ?

Pardonnez mon arriv�e un peu brutale, Sire.

Nous avons pris un groupe d'agents Harkonnen.

Les Fremen les ont trouv�s dans une grotte du bouclier rocheux.

L'un d'eux, Turok, a �t� gri�vement bless�.

- Je l'ai amen� ici d'urgence... - Mais il est mort.

Voici Stilgar,

le chef de la tribu de Turok.

Nous avons beaucoup entendu parler de Leto Atreides dans le d�sert.

J'esp�re que cela marquera le d�but

d'une amiti� entre nous.

Mon peuple a longtemps souffert sous le joug de gens comme vous.

Non, pas comme moi, ni personne de ma famille.

Tout cela a chang� avec la venue � Arrakis du Clan Atreides.

Duncan ?

Paul.

Stilgar, voici mon fils, Paul Atreides.

Oui.

Nous en avons aussi entendu parler.

Les Fremen veulent que je reste avec eux.

C'est un bon guerrier.

Et il a fait de son mieux pour notre ami.

Cela nous rassurera.

Double all�geance, Sire, � vous et � leur tribu.

Ce n'est pas le premier.

Liet sert deux ma�tres.

Dites � votre peuple, Stilgar, que le duc Leto Atreides

honore le sacrifice que votre guerrier a fait pour nous.

Je ne souhaite que la paix entre nous.

Nous vous remercions pour l'eau de son corps, Stilgar

et l'acceptons dans l'esprit dans lequel elle nous a �t� donn�e.

Duncan Idaho,

ton eau nous appartient � pr�sent.

Le corps de notre ami demeure avec le duc.

Son eau appartient � pr�sent aux Atreides.

C'est le lien qui nous unit.

Mapes ? Mapes !

Qui a fait �a ? Qui ?

Le tra�tre.

Qui �a ?

Le garde, mort.

Boucliers.

Les boucliers.

Gurney !

Yueh !

Que Dieu me pardonne.

Je n'ai pas le choix.

Pourquoi ?

Il faut que je sauve ma femme.

Nous avons peu de temps.

Les Harkonnen seront bient�t dans le palais.

Je vous laisse la revanche finale,

pour la terrible chose que j'ai faite � vous et � votre famille.

Vous aurez votre revanche, Sire, je vous le promets.

Souvenez-vous de la dent.

La dent, Sire.

Lorsque vous serez face au baron,

souvenez-vous de la dent.

Un Sardaukar de l'Empereur.

Le duc ! O� est le duc ?

Pas dans ses quartiers, pas plus que le jeune ma�tre.

Les b�tards !

Pas de prisonniers.

D�s que la ville sera calme, Piter,

renvoie toutes les troupes de Sardaukar � notre fr�gate.

On ne doit laisser aucune trace des forces de l'Empereur.

Piter.

C'est dommage qu'elle soit b�illonn�e.

Elle a une si jolie bouche.

Une jolie bouche avec le dard d'un scorpion.

On conna�t ta sorcellerie Bene Gesserit.

Je devrais peut-�tre te couper les cordes vocales,

et Piter pourrait profiter de toi.

Mais, peut-�tre que non.

Pas de sang sur mes mains.

Aucune id�e de ce qui t'est arriv�.

Lorsque je verrai la vieille salope,

diseuse de v�rit� de l'Empereur,

je n'aurai qu'� dire : "J'en sais rien."

M�ne-les dans le d�sert.

Que les vers fassent le reste.

On ne doit pas retrouver les corps.

Il a l'air suffisamment neutralis�.

Voici ma part du contrat, baron.

Je vous ai promis le duc. Le voici.

C'est une vue exquise.

Maintenant, votre contrepartie.

Je suis un homme de parole.

O� est-elle ?

Vous avez promis qu'on serait r�unis.

Vous avez dit qu'elle serait libre.

J'ai fait ce que vous vouliez.

O� est-elle ?

Votre femme est libre, mon bon docteur.

Compl�tement libre.

Lib�r�e de sa d�pouille mortelle.

Lib�r�e de sa cage corporelle.

Lib�r�e par moi.

Je vous ai promis des retrouvailles et je tiens parole.

Comme vous pouvez le voir.

Vous croyez m'avoir vaincu.

Ne vous fiez jamais aux tra�tres.

M�me pas � ceux qu'on fabrique.

Mon noble duc, j'esp�re que vous appr�ciez le spectacle.

Je vous ai �pargn� afin que vous soyez t�moin de la trahison.

Quoi ?

Paul.

Le gar�on.

Je n'en sais rien, je l'ai laiss� dans le d�sert, avec votre superbe femme.

Mes hommes les ont laiss�s explorer la beaut� des sables d'Arrakis.

Ils verront peut-�tre des vers.

On ne peut tout de m�me pas avoir tout ce sang noble sur les mains.

L'Empereur a bien insist� l�-dessus.

Oui,

votre Empereur bien-aim�.

�a montre bien qu'il ne faut jamais �tre plus populaire que le patron.

Sauf si on a l'intention de le virer.

J'ai dit �a, moi ? Ce n'est pas prudent.

Je dois passer trop de temps avec mon idiot de neveu, Rabban.

Vous ne direz rien, n'est-ce pas ?

Peut-�tre pouvons-nous continuer.

Continuer ?

C'est un kanly, Piter !

Une vendetta !

Je veux en savourer chaque seconde.

Ma famille d�teste les Atreides depuis des g�n�rations.

Ils sont le grain de sable de nos yeux, la puanteur pendant nos repas,

ces Atreides arrogants, toujours sur notre chemin.

Je veux que Leto appr�cie la beaut�

de ce que je lui ai fait.

Je veux qu'il sache que moi, le baron Vladimir Harkonnen,

suis l'instrument de la chute de sa famille,

de l'extinction du Clan Atreides,

et de l'apog�e du Clan Harkonnen.

La dent.

Que dit-il ?

Dent.

Que dit-il, Piter ?

La dent.

Non !

Vous avez besoin d'autres preuves du choix des cieux ?

Atreides est mort, vive Harkonnen !

Il est mort.

P�re est mort.

- Que fais-tu ? - On ne survivra pas � d�couvert.

Il faut nous abriter.

Mais les Harkonnen patrouillent.

Il y a des vers.

Il faut prendre le risque.

C'est l'un des n�tres ?

C'est trop risqu�.

C'est peut-�tre les Harkonnen, venus nous achever.

Vite ! Les Harkonnen patrouillent dans la zone. Ils arrivent.

Attachez-vous.

- Quel est cet endroit ? - Un petit sietch des Fremen.

Une temp�te approche. Restons ici en attendant l'accalmie.

Liet, nous devons parler.

Restez l�.

Comment saviez-vous o� nous trouver ?

Le Dr Yueh nous a envoy� un messager.

Il nous a dit que vous seriez emmen�s au sud du bouclier rocheux.

Sire,

je dois vous remettre ceci.

Les patrouilles des Harkonnen sont l�.

- Ils ont rep�r� notre engin. - Ils vous appellent Liet.

C'est vous, n'est-ce pas ?

Celui qu'on ne voit jamais, qui n'existe peut-�tre m�me pas.

Leur chef...

Je pr�f�re le mot "guide" � celui de "chef".

Vous les guidez ?

Jusqu'� l'arriv�e de Mahdi.

Un engin des Harkonnen approche.

Sire.

- Vous venez avec nous ? - Non.

- Ils vous tueront. - Moi ?

Je suis le Dr Kynes.

Je travaille pour l'Empereur, souvenez-vous.

Je dirai que j'�tais votre otage.

Je vous en prie, Sire.

Je dois rester avec les Fremen, je l'ai promis � votre p�re.

Accroche-toi.

On n'arrivera pas � les semer.

Paul, la temp�te. On ne peut y aller.

Nous n'avons pas le choix.

Rien ne peut survivre � ces temp�tes.

Ils ne nous suivront donc pas, sauf s'ils veulent mourir.

Je ne dois pas avoir peur.

La peur tue la pens�e.

Je saurai faire face � ma peur, elle me traversera.

Lorsqu'elle sera partie, il ne restera rien.

Rien que moi.

La l�gende dit que la nuit o� le Clan Atreides perdit Arrakis,

une �toile explosa dans le ciel de leur patrie sur Caladan.

Mais la saga de Dune est loin de toucher � sa fin

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