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La Wibbly Wobbly Team présente :
DOCTOR WHO CLASSIC
Traduction : Miss et NetwälRouj Correction : Keina
Sous-titrage : Albinou
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IAN : Léon ? LÉON : Oui.
LÉON : Vous devez être Ian.
IAN : C'est exact. LÉON : Vous êtes seul ?
IAN : Oui. Jules m'a dit que vous pourriez m'aider.
IAN : Des soldats !
LÉON : Oui, je sais. Vous êtes venu tout droit dans mon piège, hein, Ian ?
1x08 "THE REIGN OF TERROR"
Partie V : "A BARGAIN OF NECESSITY"
Ian tente de s'enfuir.
LÉON : Inutile de songer à vous échapper. Et personne ne viendra vous sauver,
vous pouvez me croire. Personne ne viendra ici.
IAN : Si je ne reviens pas, Jules va se douter de quelque chose.
LÉON : D'ici à ce que cela se produise, mon ami, nous serons partis.
Et après ça, nous nous occuperons de lui.
Léon fait signe au garde qui attrappe Ian et l'enchaîne au mur.
IAN : On ne sait jamais qui sont vraiment nos amis !
LÉON : Ma collaboration avec Jules ne pouvait durer toujours.
Il se doutait que...
qu'un traître, puisque c'est le mot que vous voulez utiliser,
travaillait dans son organisation.
Mais ce n'est pas grave.
Nous sommes prêts à le prendre au piège, lui aussi.
IAN : Alors qu'est-ce que vous me voulez ?
LÉON : Des renseignements.
Ian sourit.
LÉON : Vous allez coopérer, Ian.
Réfléchissez bien. Nous avons tout notre temps.
Léon quitte la pièce et laisse Ian avec deux soldats.
Un des soldats s'approche d'Ian et le menace d'une baïonnette.
SOLDAT : Il vous donne du temps pour réfléchir.
IAN : Je n'ai pas besoin de temps, je ne sais rien.
SOLDAT : Ça, c'est nous qui allons en décider quand vous parlerez.
Et vous allez parler, oh ça oui !
BARBARA : Oh, Docteur, je ne pensais pas vous revoir un jour !
DOCTEUR : Jeune femme, vous devriez maintenant savoir
qu'on ne se débarrasse pas aussi facilement du vieux Docteur.
BARBARA : Dites-moi, comment êtes-vous sorti de la ferme en feu ?
DOCTEUR : Oh, ce n'est pas le moment d'y penser.
Que s'est il passé ? Où est Susan ? Comment va-t-elle ?
BARBARA : Elle est ici. Ils nous ont arrêtées ensemble.
DOCTEUR : Elle est ici ? BARBARA : Oui.
DOCTEUR : Elle va bien ? BARBARA : Oui, elle va bien.
Elle a eu un peu de fièvre mais elle est rétablie maintenant.
DOCTEUR : Bien. À présent nous devons retrouver Chesterton
et nous efforcer de regagner le vaisseau.
BARBARA : Oh, je sais où il est ! DOCTEUR : Hum ?
BARBARA : Je sais où il est. DOCTEUR : C'est vrai ?
BARBARA : Nous étions tous cachés dans la maison d'un certain Jules Renan...
LEMAÎTRE : Pas maintenant, geôlier ! GEÔLIER : Mais, citoyen...
LEMAÎTRE : Plus tard ! GEÔLIER : Mais...
LEMAÎTRE : Pas maintenant t'ai-je dit !
GEÔLIER : Je viens juste de recevoir un message du Premier Député, citoyen !
LEMAÎTRE : Eh bien, que dit-il ?
GEÔLIER : Robespierre demande à vous voir immédiatement.
C'est de la plus grande importance. Robespierre a dit immédiatement, citoyen.
LEMAÎTRE : Oui, oui.
Ils s'éloignent des cellules.
LEMAÎTRE : Est-ce que la gamine a été enfermée ailleurs ?
GEÔLIER : Bien sûr. Je m'en suis chargé moi-même,
- comme vous en aviez donné l'ordre. LEMAÎTRE : Bien.
Elle doit rester dans sa cellule, compris ?
La porte ne doit être ouverte sous aucun prétexte.
GEÔLIER : Comme vous voulez, citoyen. LEMAÎTRE : Et si quelqu'un désobéit,
c'est toi que je ferai guillotiner.
DOCTEUR : Oui, c'est ça ! C'est bien ça !
BARBARA : Oh, je n'aurais jamais dû emmener Susan consulter ce médecin.
DOCTEUR : Ne vous blâmez pas, Barbara.
En réalité, tout s'est arrangé pour le mieux.
Nous retrouver aurait pu prendre un temps fou.
BARBARA : Vous pensez qu'on a une chance de sortir d'ici ?
DOCTEUR : Eh bien, on semble m'accorder pas mal de considération.
BARBARA : Oui, dans cet accoutrement, ça ne me surprend pas.
DOCTEUR : Oui, plutôt impressionnant, non ?
Maintenant, écoutez-moi...
Je vais passer cette porte.
Donnez-moi quelques minutes, puis sortez à votre tour et quittez la prison.
BARBARA : Vous êtes sérieux ? DOCTEUR : Parfaitement,
mais je n'ai pas le temps de vous expliquer. Faites ce que je vous dis.
BARBARA : Et Susan ?
DOCTEUR : Eh bien, je vais m'occuper d'elle et je vous suivrai plus tard.
BARBARA : Mais Docteur, vous... DOCTEUR : Allons, allons,
il n'y a pas de mais qui tienne, ne discutez pas.
Vous savez que mes plans fonctionnent toujours à merveille, hum ?
Le Docteur se dirige vers la porte.
DOCTEUR : Attendez quelques minutes, alors.
DOCTEUR : Ah, dites-moi. Lemaître est-il ici ?
GEÔLIER : Il, euh, il est parti voir le Citoyen Robespierre.
DOCTEUR : Oh fichtre, fichtre, et moi qui voulais le voir de toute urgence !
GEÔLIER : Eh bien je suis sûr qu'il sera vite de retour, citoyen.
DOCTEUR : Non, non, non, cette affaire ne peut attendre !
Je viens juste d'interroger cette jeune femme
et je suis persuadé qu'elle est membre de ce dangereux Parti des Traîtres.
GEÔLIER : Oh, je vois, je vois.
DOCTEUR : Elle pourrait nous donner le nom de tous les traîtres de ce pays !
GEÔLIER : Peut-être pourrait-on la faire parler ?
DOCTEUR : Non, aucun espoir, aucun.
Elle mourra plutôt que de dénoncer les siens.
Non, je pense qu'il doit y avoir un moyen de se servir d'elle...
si seulement nous pouvions mettre la main sur ses amis grâce à elle...
GEÔLIER : Peut-être... DOCTEUR : Hum ? Hum ?
GEÔLIER : Peut-être... DOCTEUR : Peut-être que quoi ?
GEÔLIER : Eh bien, si elle venait à s'échapper, on pourrait la suivre.
Une fois qu'elle aura retrouvé les traîtres, il suffira de les arrêter.
Lemaître l'a fait, une fois.
DOCTEUR : Mon cher, quelle excellente idée !
Quelle excellente idée ! Oui, bien sûr, mais pourquoi n'y ai-je pas pensé ?
Oui, c'est ce que nous allons faire et Lemaître sera ravi !
Bon, écoutez-moi bien, geôlier,
je veux que vous ouvriez les portes de la prison et que vous restiez hors de vue.
GEÔLIER : Oh, mais euh... DOCTEUR : Allons, allons,
pas de mais, voyons !
Tôt ou tard, cette jeune femme va passer ces portes et nous pourrons la suivre !
Allons, faites vite !
Le geôlier acquiesce et va ouvrir la porte de la cellule.
Plus tard, Barbara ouvre la porte, ne voit personne, et s'en va.
JULES : Ian, Barbara, Susan ? Ian ? Ian ?
Ian remue et grimace alors que les fers coupent ses poignets ensanglantés.
SOLDAT : Alors, on s'impatiente ? C'est bon signe.
Le Citoyen Colbert sait vraiment s'y prendre
pour faire parler les salauds dans ton genre.
Il les laisse tout seuls, il les fait mariner.
Moi, j'ai une autre méthode.
Le soldat s'apprête à frapper Ian.
LÉON : Arrête ça !
Désolé, je crains que certains de mes hommes ne soient très emportés.
Ian, je ne tiens pas vraiment à ce qu'il vous arrive quoi que ce soit,
mais je pense que vous savez des choses
qui vont servir la cause pour laquelle je me bats.
IAN : Vous perdez votre temps avec moi. Je ne suis que du menu fretin.
LÉON : Vous ne pensez quand même pas que je vais vous croire ?
Allons, nous avons appris l'existence de James Stirling il y a deux mois de ça.
Nous le cherchons depuis.
IAN : Nous ? LÉON : Oui.
Je sers depuis le début la cause révolutionnaire.
Si vous saviez à quoi ressemblait la France il y a six ans, avant la Bastille,
vous comprendriez.
IAN : Je comprends, mais je ne peux pas vous aider.
LÉON : Dites que vous ne voulez pas !
La France n'existera vraiment que lorsque nous nous serons débarrassés
des sangsues de l'aristocratie qui nous pompent le sang depuis si longtemps.
IAN : Il faut me croire, je ne peux vraiment pas vous aider...
LÉON : Ian ! Parlez et vous m'éviterez tourments et souffrances.
C'est votre seule chance !
Est-ce que vous vous rendez compte que dès que j'en aurai fini avec vous,
je vais vous envoyer en prison et vous faire guillotiner ?
Par contre, si vous parlez, je peux vous laisser partir !
IAN : Jules a dû vous dire tout ce que je sais.
LÉON : Ah, bien sûr. Qu'a dit Jules ?
Que Webster vous a donné un message pour Stirling.
IAN : Oui, c'est vrai. Seulement je ne connais pas ce Stirling.
- C'est pour ça que je suis là. LÉON : Oh, ça, je veux bien le croire.
Mais vous devez savoir comment fonctionne leur organisation.
Vous en faites partie, vous et Webster !
Il ne vous aurait pas fait confiance, sans cela.
Allez, dites-moi qui vous a envoyé d'Angleterre ?
Comment êtes-vous venu et qui vous a aidé ?
IAN : À quoi ça sert ?
LÉON : Je ne comprends vraiment pas ce que vous espérez y gagner !
Si vous ne fournissez pas ces informations, je les trouverai autrement !
Allez, soyez raisonnable. Tâchez d'éviter la guillotine.
IAN : De toute façon, vous ne croiriez pas mon histoire.
LÉON : Et si vous me laissiez en juger ?
Comment êtes-vous venu en France ?
IAN : Vous voulez vraiment savoir, hein ?
LÉON : La vérité...
IAN : Oh oui, la vérité pure et dure.
LÉON : Vous me le jurez ? IAN : Oui, je le jure.
Je suis venu ici avec trois amis, dans une boite volante.
J'ai quitté l'Angleterre en 1963.
Un soldat brandit sa baïonnette sur Ian.
JULES : C'est bon, Léon ! Relâche-le !
Le second soldat braque son mousquet mais il se fait descendre par Jules.
Léon dégaine son pistolet, mais Jules lui jette son arme vide dessus.
Léon grogne et recule en titubant. Le soldat restant s'apporche de Jules.
En se débattant, Ian frappe la jambe du soldat alors qu'il braquait Jules.
Jules attrape le soldat par la gorge et le plaque contre le mur.
Jules retourne le soldat pendant que Léon se ressaisit et tire.
Jules récupère le mousquet du soldat et tire sur Léon, le tuant sur le coup.
JULES : Espèce de traître ! C'est toi, l'ennemi du peuple !
Jules libère Ian de ses chaînes.
IAN : J'ai pensé que j'avais perdu la tête quand je vous ai vu ici.
Pourquoi êtes-vous venu ?
JULES : J'ai de mauvaises nouvelles.
Barbara et Susan ont été arrêtées chez le médecin.
IAN : Oui, c'est ce que j'ai crains dès que Léon s'est montré.
Il faut qu'on réussisse à leur parler.
JULES : Je pense qu'il vaut mieux retourner à mon refuge.
IAN : Quoi ? Mais les soldats y seront déjà !
JULES : En fait, connaissant Léon,
il aura voulu se réserver le droit de m'arrêter lui-même.
De toute façon, nous allons devoir prendre le risque.
SUSAN : Quoi ? Qu'est-ce que vous voulez ?
DOCTEUR : Susan ! Susan ! C'est... c'est moi, mon enfant ! C'est moi !
SUSAN : Oh, Grand-père ! Oh Grand-père, vous nous avez retrouvées !
Mais comment êtes-vous sorti de la ferme ?
DOCTEUR : Mon enfant, ce serait trop long à expliquer maintenant.
SUSAN : Barbara est enfermée ailleurs. DOCTEUR : Oui, je m'en suis déjà occupé.
Elle a sûrement quitté la prison, et doit être déjà loin. Et je...
DOCTEUR : Chut ! Quelqu'un vient ! Pas un mot ! Je reviens dès que je peux !
SUSAN : Soyez prudent ! DOCTEUR : Chut !
GEÔLIER : Mais, citoyen ! DOCTEUR : Hum ?
GEÔLIER : Vous n'avez pas pris de gardes pour suivre la prisonnière ?
DOCTEUR : Moi ? Bien sûr que non !
GEÔLIER : Mais... que... pourquoi ?
DOCTEUR : Mais c'est que j'avais le sentiment, mon cher ami,
que vous alliez vous en charger !
Dites-moi, vous croyez vraiment que je vais pouvoir suivre quelqu'un,
habillé comme cela ?
GEÔLIER : Je n'aurais pas pu y aller non plus !
Je ne peux pas quitter la prison !
DOCTEUR : Pourquoi ne pas l'avoir dit, alors ?
Eh bien, l'avez-vous dit ?
GEÔLIER : Non, citoyen.
DOCTEUR : Non, et à votre avis, que va dire Lemaître ?
Vous pouvez être sûr qu'il va vouloir savoir qui a eu l'idée.
GEÔLIER : C'était moi. Citoyen, vous devez m'aider !
DOCTEUR : Je vais essayer. Bon, pas d'inquiétude, je vais vous couvrir.
Mais, vous savez, j'ai bien l'impression
que cette jeune fille est mêlée à tout ça, d'une façon ou d'une autre.
Maintenant, il me semble que si nous la laissions s'enfuir,
je pourrais la suivre moi-même et tous les arrêter !
Il me faut juste la clé de sa cellule.
GEÔLIER : Citoyen, Lemaître a donné des ordres clairs.
Si cette porte devait être ouverte, je perdrai ma tête.
C'est ce que Lemaître a dit juste avant de partir, c'est ce qu'il a dit !
DOCTEUR : Lemaître, Lemaître !
Mais enfin, vous ne pouvez pas décider par vous-même, jeune homme ?
GEÔLIER : Ouais, ben, dès son retour, vous n'aurez qu'à voir ça avec lui, citoyen.
Je ne suis qu'un humble serviteur.
Et si jamais ses ordres n'étaient pas suivis, alors...
DOCTEUR : J'exige que vous ouvriez cette porte !
GEÔLIER : C'est déjà fâcheux de perdre un prisonnier.
Si j'en perdais deux, ce serait la fin !
Surtout vu les ordres. Lemaître sera bientôt de retour.
Nous ferons ce qu'il dira. En attendant, la porte reste fermée.
Robespierre fait les cent pas lorsque la porte s'ouvre et Lemaître entre.
ROBESPIERRE : Ah, bien, Lemaître. Personne ne doit nous déranger.
Les nouvelles sont graves, citoyen, et nous n'avons que peu de temps.
LEMAÎTRE : Je suis à vos ordres. Vous n'avez qu'à me donner vos instructions.
ROBESPIERRE : Il y aura demain une réunion à la Convention.
LEMAÎTRE : Oui, citoyen, je sais.
ROBESPIERRE : On m'a prévenu que quelques hommes d'influence,
des traîtres jusqu'au dernier,
ont l'intention de porter des accusations contre un autre membre.
LEMAÎTRE : Vous avez leurs noms ?
ROBESPIERRE : Oh, je suis conscient qu'ils sont toujours en train de comploter.
Mais cette dernière information laisse à croire
que les membres de la Commune sont de plus en plus nombreux à prendre parti.
Ils ont l'intention de m'empêcher de parler ! Ils veulent ma fin !
LEMAÎTRE : Tout n'est pas perdu, citoyen.
Vous avez encore beaucoup d'amis à la Convention.
ROBESPIERRE : Mais puis-je leur faire confiance ?
Si la motion est acceptée,
ils se retourneront contre moi, juste pour sauver leur têtes.
Croyez-moi, Lemaître.
Si ce complot réussit demain, le 27 juillet 1794 deviendra historique !
LEMAÎTRE : Dites-moi qui mène ce groupe, citoyen,
et il sera immédiatement exécuté !
ROBESPIERRE : Patience, Lemaître. Nous n'avons pas qu'un seul ennemi.
S'ils veulent prendre le pouvoir, ils vont avoir besoin de l'armée.
Quelqu'un a dû arranger des rencontres.
LEMAÎTRE : Qui donc ?
À mon avis, le député Barrass mène la rébellion,
mais je dois en être certain avant de frapper.
Il n'y aura pas de seconde chance, Lemaître.
LEMAÎTRE : Dites-moi ce que je dois faire.
ROBESPIERRE : J'ai appris que Barrass quittait Paris ce soir.
Je suppose qu'une rencontre est prévue.
Vu la situation, il ne peut y avoir d'autre raison.
Je veux savoir qui il rencontre et connaître leur accord.
Si je l'apprends, je peux encore les battre.
LEMAÎTRE : Et si c'était un piège ?
ROBESPIERRE : C'est bien ce qui m'inquiète, Lemaître.
Ce soir, mes hommes seront partout.
À vous de surveiller Barrass.
LEMAÎTRE : Je ne vous décevrai pas.
Lemaître se dirige vers la porte.
Qui ont-ils l'intention de mettre en accusation, citoyen ?
ROBESPIERRE : C'est moi, Lemaître !
C'est moi, Robespierre, qu'on accuse !
Lemaître sort. Un député parle à un soldat et s'en va.
Lemaître s'approche du soldat, lui dit quelques mots, puis s'en va.
Ian et Jules entrent dans le refuge.
JULES : Léon avait raison...
Léon avait raison. Ce n'est pas lui qui m'a parlé de cet endroit.
Pour l'instant nous sommes en sécurité ici.
Mais je vais bientôt devoir abandonner cette maison. Ça devient trop dangereux.
IAN : Barbara ! Nous pensions qu'ils vous avaient arrêtées !
BARBARA : C'est le cas.
Mais quand nous sommes arrivées à la prison, le Docteur était là.
IAN : Comment ?
BARBARA : Et habillé comme s'il menait la révolution !
D'après ce que j'ai compris, la moitié des hommes, là-bas, sont à ses ordres !
IAN : Toujours égal à lui-même.
JULES : Le Docteur ? Vous voulez dire, le grand-père de Susan ?
BARBARA : Oui, c'est bien ça. IAN : Et où est Susan ?
BARBARA : Oh, il la ramène bientôt. Moi, je suis sortie bien tranquillement.
IAN : Tranquillement ? Mais...
Je ne comprendrai jamais comment il s'arrange pour s'en sortir.
Qu'a-t-il dit ?
BARBARA : Eh bien, pas grand chose. Nous n'avons pas eu l'occasion de discuter.
Mais il sera bientôt là et,
sans aucun doute, nous aurons droit à l'histoire en entier, encore et encore.
Barbara remarque les blessures aux poignets d'Ian.
BARBARA : Mais qu'est-ce que tu as ? IAN : Oh, ce n'est pas grand chose...
Disons que... j'étais en mauvaise posture et Jules est arrivé à temps.
BARBARA : Et Léon ?
JULES : Il est mort, Barbara.
Je l'ai tué.
BARBARA : Tué ?
JULES : Oui. C'était lui, le traître que nous cherchions.
IAN : Il n'y avait pas d'autre solution, Barbara.
JULES : Il méritait de mourir. C'était un traître.
BARBARA : Qu'entendez-vous par "c'était un traître" ?
IAN : Quand je suis arrivé à l'église, il s'est retourné contre moi.
- Il allait me tuer. JULES : Il nous a trahis, Barbara.
BARBARA : À vos yeux, c'était un traître...
aux yeux des siens, un patriote.
IAN : Barbara, rien qu'en venant ici nous avons choisi notre camp.
Jules lui a tiré dessus et l'a tué. J'aurais aussi bien pu y rester.
JULES : Et Robespierre ? Je suppose que vous pensez...
BARBARA : Eh bien, ce n'est pas parce qu'un extrémiste comme Robespierre...
IAN : Oh Barbara, Jules est notre ami !
- Il nous a sauvés la vie ! BARBARA : Je sais tout ça !
Mais la Révolution a du bon et les révolutionnaires aussi.
Elle a permis au monde d'évoluer et des gens biens, honnêtes,
ont donné leurs vies pour que les choses puissent changer.
IAN : Et moi je pense qu'il a eu ce qu'il méritait.
BARBARA : Va donc jeter un œil dans les manuels d'histoire, Ian,
avant de décider ce que chacun mérite !
DOCTEUR : Mon enfant !
SUSAN : Oh, Grand-père ! J'ai cru que vous ne reviendriez pas !
DOCTEUR : Je te ferai bientôt sortir, mais j'ai besoin de ton aide !
Écoute, je veux que tu te mettes par terre
derrière la porte et que tu ne bouges surtout pas !
SUSAN : Mais Grand-père...
DOCTEUR : Fais-le mon enfant, ne discute pas ! Fais-le maintenant !
Et surtout pas un bruit ! Reste là !
DOCTEUR : Quelqu'un arrive !
SUSAN : Soyez prudent ! DOCTEUR : Ne... ne t'inquiète pas.
Susan s'accroupit derrière la porte et ne bouge plus.
Le Docteur s'éloigne de la cellule et retourne vers le geôlier.
GEÔLIER : Je vais y laisser ma tête, moi, dans cette histoire.
Mais que va dire Lemaître ?
DOCTEUR : Oh, toujours pas rentré, alors, hein ?
GEÔLIER : Il sera là d'une minute à l'autre !
DOCTEUR : Hum...
DOCTEUR : Geôlier ! Geôlier ! La jeune fille, elle n'est plus là !
GEÔLIER : Quoi ? DOCTEUR : Elle n'est plus là !
Le geôlier se précipite vers la cellule de Susan et regarde à travers les barreaux.
GEÔLIER : Elle n'est plus là !
Lorsque le geôlier ouvre la porte, le Docteur le frappe avec une bouteille.
DOCTEUR : Par là, mon enfant, vite ! Vite !
Lorsque Susan sort, Lemaître entre et les voit en train de s'échapper.
LEMAÎTRE : Gardes ! Gardes !
Les soldats accourent et les retiennent alors que le geôlier lutte pour se relever.
GEÔLIER : Il m'a roulé, citoyen. Il m'a roulé !
LEMAÎTRE : Enfermez-la.
GEÔLIER : Il a agi comme vous l'avez prédit, citoyen.
Il a tenté de faire relâcher la jeune fille
et a laissé partir l'autre prisonnière !
DOCTEUR : Oh, pitié, économisez votre salive !
Je suis tout à fait capable de m'expliquer tout seul.
LEMAÎTRE : Assez, geôlier.
Je pense qu'il est grand temps que nous ayons une petite discussion.
Lemaître part avec le Docteur. Le geôlier sourit.
DOCTEUR : J'insiste pour que vous réfléchissiez.
Relâchez tout de suite la petite !
LEMAÎTRE : Je crains que vous ne soyez pas en position
d'exiger quoi que ce soit !
DOCTEUR : Nous parlons de position, monsieur ?
- Vous savez à qui vous vous adressez ? LEMAÎTRE : Pas encore.
Mais j'ai la ferme intention de le découvrir.
Vous reconnaissez ceci, citoyen ?
DOCTEUR : Du tout. Je devrais ?
LEMAÎTRE : Et ceci. Ils sont à vous, n'est-ce pas ?
Échangé contre ces très beaux vêtements
et la cocarde d'un député de province.
DOCTEUR : Savez-vous que c'est le plus joli conte de fées
que j'ai entendu de toute ma vie ?
LEMAÎTRE : J'aurais pu vous faire arrêter à n'importe quel moment !
DOCTEUR : Effectivement. Pourquoi ne pas l'avoir fait ?
Le Docteur veut rendre l'anneau.
DOCTEUR : S'il vous plait, gardez l'anneau.
LEMAÎTRE : Pourquoi ne pas l'avoir fait ?
Eh bien, vu la situation politique et vu ma position, j'ai besoin d'amis.
Même s'ils sont des ennemis. Des gens que je peux appeler à l'aide.
Et si j'ai quelque chose contre eux, alors tant mieux.
DOCTEUR : Je vois maintenant très bien
pourquoi vous ne vouliez pas me voir quitter la prison.
LEMAÎTRE : Je savais que je ne vous reverrais pas si vous la quittiez.
DOCTEUR : Mais vous avez assoupli les règles aujourd'hui,
j'aurais pu sortir quand je voulais.
LEMAÎTRE : En laissant votre petite fille ?
Juste une hypothèse, mais correcte, de toute évidence.
Je savais que je vous avais tant qu'elle demeurait sous clé.
Si vous vous souvenez, lorsque je vous ai rencontré la première fois,
vous cherchiez vos amis.
La jeune femme, que, d'après le geôlier, vous venez de libérer,
la fille et, euh, comment déjà ? Ian.
DOCTEUR : Alors vous saviez tout depuis le début ?
LEMAÎTRE : Disons seulement
que j'ai complété mes connaissances au fur et à mesure.
Écouter aux portes reste très efficace.
DOCTEUR : Que voulez-vous ?
LEMAÎTRE : Donc je vois que nous nous comprenons.
Si vous êtes d'accord pour m'aider,
votre petite-fille sera relâchée
dès que vous aurez respecté votre part du marché.
DOCTEUR : Le moins que je puisse faire est d'écouter.
LEMAÎTRE : Bien ! Maintenant,
je suis à peu près certain que vous travaillez avec, ou pour, Jules Renan.
Je pense que vous avez utilisé sa cachette.
Vous savez sûrement où elle se trouve, et sinon, votre petite-fille, elle, le sait.
DOCTEUR : Je n'ai jamais rencontré cet homme !
Oh, je comprends parfaitement pourquoi vous devez vouloir le trouver,
mais si vous pensez que je vais le trahir,
alors vous avez un pauvre jugement en matière de caractère.
LEMAÎTRE : Si vous voulez voir votre petite-fille libérée,
il faudra me conduire à sa cachette.
DOCTEUR : Jamais, monsieur, je refuse ! LEMAÎTRE : Je le répète.
Si vous voulez que votre petite-fille soit libérée, vous n'avez pas le choix !
BARBARA : Où est Jules ?
IAN : Il est allé au bout de la rue, guetter Susan et le Docteur.
BARBARA : Eh bien, le Docteur aura dû patienter jusqu'au bon moment.
IAN : Oui, mais combien de temps pouvons-nous les attendre ?
BARBARA : Oh, je ne sais pas.
Chaque fois que quelqu'un passe devant la maison, je m'imagine que c'est eux.
IAN : Oui, je sais.
Barbara, je suis désolé pour Léon,
mais il n'y avait pas d'autre issue, crois-moi.
BARBARA : Je sais.
Je tenais à m'excuser auprès de Jules...
Je suis tellement écœurée de la mort, Ian.
Jules entre.
Il semble que nous ne serons jamais en mesure d'y échapper.
JULES : Il n'y a pas d'autre moyen, Barbara.
Pas un signe de vos amis.
BARBARA : Eh bien, nous devrions attendre encore un peu.
JULES : J'ai laissé la porte ouverte.
IAN : Oh, alors, maintenant, n'importe qui peut entrer !
JULES : Tâchez d'être patient, Ian...
Je ne connais que trop bien ces longues heure d'attente. J'en ai eu mon lot.
BARBARA : Jules...
quand je vous ai parlé avant, je...
les choses que j'ai dites...
JULES : Vous les avez dites à cause de Léon, l'homme.
Oui, je sais.
Mais j'ai fais ce que je devais faire à cause de ce qu'il représente.
Ne vous êtes-vous pas demandée pourquoi j'accomplissais tout ça,
pourquoi je me cachais dans l'ombre, que je me battais au coin des rues ?
IAN : Nous avions pris pour acquis le fait
que vous apparteniez à l'autre côté, l'aristocratie.
JULES : Non.
Non, je n'ai ni titre ni position.
J'appartiens, eh bien, au milieu.
Mais je déteste voir l'ordre jeté aux orties.
Il ne peut y avoir de fidélité ou d'honneur là où l'anarchie règne.
BARBARA : Et Léon était votre ami.
JULES : Il n'y a plus que deux camps aujourd'hui, Barbara.
Ceux qui règnent par la terreur et le mensonge
et ceux qui se battent pour la vérité et la justice.
Celui qui est prêt à trahir ces principes est pire que le démon en enfer !
Les voilà.
Lemaître !
Votre ami nous a trahis !
Prochain épisode :
Partie VI : "PRISONERS OF CONCIERGERIE"
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