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La Wibbly Wobbly Team présente :
DOCTOR WHO CLASSIC
Traduction : Albinou Correction : Enkanel
Sous-titrage : El kapinou
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Mais je vous dis qu'il vient de partir voir le citoyen Robespierre.
Êtes-vous sûr que c'est si urgent ? Bon, de quoi s'agit-il ?
- Je voudrais lui donner ceci. - Qu'est-ce que c'est ?
Une preuve contre un traître !
LEMAÎTRE : Lemaître, pour le citoyen Robespierre.
ROBESPIERRE : Faites entrer le citoyen Lemaître.
1x08 "THE REIGN OF TERROR"
Partie IV: "THE TYRANT OF FRANCE"
LEMAÎTRE : Voici la liste complète et détaillée
des exécutions récentes, citoyen.
ROBESPIERRE : Qui est-ce, Lemaître ?
LEMAÎTRE : Un député Régional en visite de notre province du Sud, citoyen.
Et comme la province en question doit être discutée,
j'ai pensé que le citoyen pouvait nous faire son propre rapport.
ROBESPIERRE : Je vois. Je suis toujours prêt à écouter
un rapport de première main sur la situation de la région.
Robespierre fait signe au Docteur de s'asseoir en face de lui.
DOCTEUR : J'apprécie l'opportunité. Merci.
Avant de m'interroger, peut-être voudriez-vous connaître
mon point de vue sur Paris ?
ROBESPIERRE : Quand êtes-vous arrivé ?
DOCTEUR : Aujourd'hui même.
ROBESPIERRE : Il vous est donc difficile de juger
l'ambiance actuelle de notre capitale.
DOCTEUR : Oh, je ne dirais pas ça.
ROBESPIERRE : Seuls vos commentaires sur votre propre territoire m'intéressent.
Une note récente de votre province nous informe que l'éradication
de nos ennemis dans votre région progresse très lentement.
DOCTEUR : Oh, vous en êtes arrivé à cette conclusion. Hum...
Eh bien peut-être que nous avons moins d'ennemis dans notre région,
et peut-être que Paris devrait prendre exemple sur nous, hum ?
ROBESPIERRE : À Paris, nous sommes conscients du danger, citoyen.
Nous vivons des temps difficiles.
Il y a beaucoup, beaucoup de travail à faire - travail constamment retardé
par la nécessité de dénicher les traîtres parmi nous...
DOCTEUR : Est-ce vraiment une nécessité, Citoyen Robespierre ? Hum ?
Je veux dire, qu'est-ce que ce Règne de la Terreur pourrait bien apporter ?
Pour chaque opposant que vous envoyez à la guillotine,
deux nouveaux apparaitront !
LEMAÎTRE : Je pense que vous en avez assez dit, citoyen.
DOCTEUR : Oh, vous aussi, c'est ça ?
ROBESPIERRE : Laissez-le parler, Lemaître.
Ce qu'il dit est vrai - mes ennemis se multiplient.
Il m'avertit seulement du danger qui me guette.
LEMAÎTRE : Comme vous voulez, citoyen.
ROBESPIERRE : Je pourrais - et je vais - accomplir
de grandes choses pour la France.
La Noblesse a pendant trop longtemps gardé notre peuple à ses pieds.
Et au final, je suis au pouvoir, et que se passe-t-il ?
Mes collègues, mes amis de confiance, complotent pour le pouvoir !
DOCTEUR : Vraiment ? Ou veulent-ils simplement garder leur tête, hum ?
ROBESPIERRE : Danton prévoyait de rétablir la monarchie.
J'en avais la preuve, je le savais !
Je devais me débarrasser de lui. Et des Girondins aussi.
Encore maintenant, les membres de la Convention sont au travail,
complotant pour ma chute.
Mais je triompherai, même si je dois les exécuter jusqu'au dernier !
La mort, toujours la mort ! Vous pensez que ce carnage est voulu ?
342 exécutions en neuf jours rien qu'à Paris.
Quels souvenirs je vais laisser derrière moi si tout ceci dure.
Le Docteur se lève et commence à suivre Lemaître hors de la pièce.
ROBESPIERRE : Vous devez revenir, Citoyen.
Nous n'avons toujours pas parlé de votre province.
DOCTEUR : Non, en effet, et j'étais pourtant si impatient.
DOCTEUR : C'est dommage que nous ayons parlé aussi longtemps de Paris, hum ?
ROBESPIERRE : Amenez-le avec vous demain, Lemaître.
LEMAÎTRE : Oui, citoyen !
Susan est assise dans une chaise, toute tremblante.
Barbara et Léon sont à côté.
Danielle entre dans la pièce et donne un verre d'eau-de-vie à Susan.
DANIELLE : Ceci va te réchauffer. SUSAN : Merci. Qu'est-ce que c'est ?
DANIELLE : Bois-le juste d'une traite.
LÉON : Vous voulez quelque chose, Barbara ?
BARBARA : Non, merci. LÉON : Je reprendrais volontiers du vin.
DANIELLE : Le vin est sur la table. LÉON : Merci !
DANIELLE : Je vais retourner me coucher, si vous voulez bien m'excuser.
BARBARA : Oui, bien sûr. Je suis désolée que nous vous ayons dérangée.
LÉON : On ne peut pas plaire à tout le monde.
BARBARA : Comment te sens-tu, à présent ?
SUSAN : Je vais bien, merci. BARBARA : Très bien.
Essaie de te reposer un peu. Je serai là si tu as besoin de moi.
BARBARA : J'aimerais être certaine de ce qu'elle a.
Elle a pu attraper n'importe quoi dans cette prison.
LÉON : Nous avons fait tout ce que nous avons pu, Barbara.
BARBARA : Oui, mais est-ce suffisant ?
Quand je suis montée, elle avait enlevé tout ses vêtements
et était toute grelottante de froid.
J'étais tellement inquiète, j'ai pensé qu'elle serait mieux en bas.
LÉON : Elle a probablement juste attrapé froid.
BARBARA : Oui, mais si ça empire ?
LÉON : Eh bien, nous pourrions appeler un médecin. Mais ce serait dangereux.
Ils font un rapport à la milice sur presque tout, ces jours-ci,
rien que pour sauver leur peau.
BARBARA : Oui, mais c'est un risque que nous allons devoir prendre.
Vous devez bien connaître quelqu'un de confiance ?
LÉON : Oui... Oui, je pense que oui. BARBARA : Bien ! C'est décidé alors.
BARBARA : Elle s'est endormie.
LÉON : Bien... Je me demande ce qui est arrivé à Jules.
Il aurait dû revenir depuis un moment.
BARBARA : Oh, si vous devez partir, nous... nous allons nous débrouiller.
LÉON : Vous êtes sûre ? BARBARA : Oui, bien sûr.
Je sais que vous ne pensiez pas rester si longtemps.
LÉON : Je pense que je ferais mieux de partir.
Je vais avoir besoin de temps pour le médecin.
BARBARA : Nous vous verrons demain ?
LÉON : Si je ne peux pas revenir, j'enverrai un message.
Vous le direz à Jules ?
BARBARA : Oui. Et... Soyez prudent, Léon.
LÉON : Je le serai.
Nous nous reverrons, Barbara. Bientôt.
Barbara ferme la porte et se retourne pour vérifier comment va Susan.
BARBARA : Je croyais que tu dormais. SUSAN : Non, juste assoupie.
BARBARA : Tu veux retourner au lit maintenant ?
SUSAN : Vous aimez bien Léon, n'est-ce pas ?
BARBARA : Allez, je vais t'aider à monter.
Jules et Jean arrivent dans une allée à proximité de la cachette.
Jean ouvre une fenêtre et s'y faufile pour entrer dans la maison.
Jules lui passe par la fenêtre le corps d'un homme au visage couvert.
Il rentre par la fenêtre et, une fois à l'intérieur, la referme.
JULES : À présent, regardons juste de quoi il a l'air...
JULES : C'est dommage que nous ayons dû le frapper si fort.
JEAN : Les rues sont remplies de soldats.
Il aurait suffi qu'il crie pour que nous soyons arrêtés.
JULES : S'il est contre nous, oui...
Je me demande qui c'est.
LEMAÎTRE : Non, loin de là.
Je dirais que vous avez fait grande impression sur le citoyen Robespierre.
DOCTEUR : Je n'ai pas dis la moitié de ce que j'aurais voulu dire.
Il a déformé mes propos.
LEMAÎTRE : Les politiciens le font souvent.
Au moins, vous allez avoir une deuxième chance.
DOCTEUR : Oh, je ne pense pas ! Non, non, non, non,
votre hospitalité fut très réussie et très remarquable.
Non, je pense que je dois vous dire au revoir et vous quitter.
LEMAÎTRE : Cela risque d'être difficile, citoyen.
Robespierre vous attend demain.
DOCTEUR : Alors vous lui transmettrez mes excuses...
LEMAÎTRE : Au contraire ! Je ne donne pas cher de ma peau
si je désobéis à un tel ordre. Vous devez rester.
DOCTEUR : C'est hors de question ! LEMAÎTRE : Oh, mais j'insiste !
LEMAÎTRE : Geôlier ?
GEÔLIER : Lemaître.
LEMAÎTRE : Prépare une chambre convenable pour notre citoyen invité.
GEÔLIER : Bien sûr, citoyen, bien sûr. Euh, pour combien de temps ?
LEMAÎTRE : Il reste au moins jusqu'à demain soir.
DOCTEUR : Certainement pas plus longtemps !
GEÔLIER : Il peut prendre une chambre des soldats. Je vais les expulser.
Oh, citoyen, juste une chose.
Il y a un homme qui vous attend. C'est très important.
LEMAÎTRE : Je suis sûr que la chambre vous conviendra.
DOCTEUR : J'en suis sûr également.
LEMAÎTRE : Alors ? Vous vouliez me voir ?
COMMERÇANT : Oui, Citoyen Lemaître.
Je pense que j'ai quelques informations pour vous.
GEÔLIER : Si vous êtes prêt, citoyen, je vais vous montrer votre chambre.
DOCTEUR : Oh, c'est bon, geôlier. Je ne pense pas rester finalement.
GEÔLIER : Hein ?
DOCTEUR : Non, je suis sûr que Lemaître comprendra.
C'est dommage que je lui aie demandé de m'héberger.
D'ailleurs, ces pauvres soldats vont avoir besoin de repos.
GEÔLIER : Ce n'était pas un problème.
DOCTEUR : Néanmoins, je dois partir. Un long voyage m'attend.
Donc ayez l'obligeance de présenter mes respects à Lemaître.
GEÔLIER : Citoyen !
Alors que le Docteur s'éloigne, le geôlier dégaine un pistolet.
DOCTEUR : Que croyez-vous être en train de faire au juste, geôlier ? Hum ?
GEÔLIER : Lemaître a dit que vous restiez. Je dois lui obéir.
DOCTEUR : Et que croyez-vous qu'il dira
quand il saura que vous m'avez retardé, hum ?
GEÔLIER : Je suis désolé, citoyen, désolé.
Mais s'il revient et découvre que vous êtes parti,
ça pourrait être encore pire.
DOCTEUR : Très bien, je vais rester alors.
Et je ne dirai rien sur ce comportement honteux, seulement pour votre bien.
GEÔLIER : Merci, Citoyen, merci ! Par ici.
LEMAÎTRE : Vous dites que ce vieil homme aux cheveux blancs a échangé
ses vêtements et cet anneau, et que vous lui avez également donné de quoi écrire.
COMMERÇANT : Et la ceinture, citoyen. C'est lorsqu'il a pris l'insigne
d'Officier Régional de Province que j'ai eu, eh bien, des soupçons.
LEMAÎTRE : Oui, donc vous êtes venu le dire.
COMMERÇANT : Bien sûr, je réalise que ce n'est peut-être rien,
mais il était de mon devoir de vous le rapporter.
LEMAÎTRE : Vous avez bien fait, citoyen.
COMMERÇANT : Allez-vous garder la bague et les vêtements, citoyen ?
LEMAÎTRE : Ils pourront être utiles en tant que preuve.
COMMERÇANT : Oh. Oui. Bien sûr, vous savez,
ils faisaient partie de l'échange. Je ne suis pas riche, citoyen,
et normalement je l'aurais expulsé de ma boutique...
Lemaître sort de l'argent et le tend au commerçant.
LEMAÎTRE : Ceci devrait plus que vous dédommager.
COMMERÇANT : Merci, Citoyen ! Bien que je... je ne puisse accepter
une récompense pour n'avoir fait, après tout, que mon devoir.
LEMAÎTRE : Gardez-le, à une condition.
COMMERÇANT : Tout ce que vous voulez, citoyen.
LEMAÎTRE : Vous ne parlerez à personne de tout ceci.
COMMERÇANT : Vous avez ma parole !
LEMAÎTRE : Partez par là.
Je ne veux pas qu'on vous voit dans cette prison.
COMMERÇANT : Merci, citoyen, merci !
JULES : Il revient à lui.
JULES : Je suis désolé que nous ayons été si longs, Barbara.
Nous avons dû le porter tout le long du chemin
et éviter les patrouilles tout le temps.
Comment va Susan ?
BARBARA : Oh, elle a une légère fièvre, mais elle dort à présent.
JULES : Léon n'est pas là ? BARBARA : Non, il a dû partir.
Il va s'arranger pour que Susan voie un docteur p...
Ian !
IAN : Barbara ! BARBARA : Ian... !
IAN : Susan est là aussi ? BARBARA : Oui, elle est en haut.
IAN : Mais... je pensais que vous étiez...
Oh, c'est formidable ! Des nouvelles du Docteur ?
BARBARA : Non. Nous ne savons même pas s'il est allé à Paris.
JULES : Eh bien, nous ne savions pas, en partant d'ici,
que nous allions retrouver l'un de vos amis, Barbara.
BARBARA : Ian... voici Jules. Oh, il nous a sauvé la vie.
IAN : Vous n'êtes pas Jules Renan, par hasard ?
JULES : Si.
IAN : Vraiment ? Je vous cherchais !
JULES : Nous avons su que quelqu'un me cherchait,
mais nous ne savions pas que c'était vous.
Ian se frotte doucement la tête.
IAN : Vous pouvez le dire !
JULES : Nous sommes désolés pour ça. Jean, il faut arroser ça !
JEAN : Je vais chercher une bouteille dans le cellier.
JULES : Venez, asseyez-vous ici, c'est plus confortable.
BARBARA : Je pense que je ferais mieux d'aller auprès de Susan.
- Elle n'est pas dans son assiette. IAN : Qu'est-ce qu'elle a ?
BARBARA : Je ne sais pas. Nous espérons voir un docteur demain.
Bien que quand elle saura que tu es revenu,
ça lui redonnera assez d'énergie !
JULES : Je sais que c'est une bonne nouvelle,
mais je pense qu'il vaut mieux ne pas la réveiller.
BARBARA : Oh non, bien sûr.
Elle ne dort pas très longtemps de toute façon.
Bon, vous devez parler avec Ian.
IAN : On aurait dit un ordre.
JULES : Bon, j'aurais une question à vous poser.
Comment saviez-vous que Barbara et Susan étaient ici ?
IAN : Je l'ignorais. JULES : Mais je pensais...
quand vous me cherchiez...
IAN : C'était pour une raison totalement différente.
Connaissez-vous un homme nommé Webster ?
JULES : Non.
IAN : J'ai partagé ma cellule avec lui en prison.
Malheureusement, il est mort.
Il m'a demandé de contacter un homme appelé James Stirling.
JULES : James Stirling...
Non, je crains que ce nom ne me dise rien non plus.
IAN : Quoi ? Vous voulez dire que vous ne le connaissez pas ?
JULES : Non. Je devrais ?
IAN : Je ne sais pas, je... j'avais cru évident que ce serait le cas.
JULES : Vous feriez peut-être mieux de me raconter toute l'histoire.
IAN : Oui. JULES : ... autour d'un verre de vin.
Jean revient avec une bouteille de vin et leur en verse chacun un verre.
IAN : Bien, pour autant que je sache, Webster était un Anglais
qui a traversé toute la France pour convaincre Stirling
de retourner en Angleterre. Stirling doit être un espion.
JEAN : Je bois un verre, ensuite je devrai me mettre en route.
JULES : Merci. Oui, tu devrais partir avant l'aube. Santé, Ian.
IAN : Donc, comme je vous l'ai dis, Webster était mourant.
Mais avant de mourir,
il m'a demandé de transmettre un message à James Stirling.
Je lui ai demandé comment je pourrais le reconnaître.
Et il m'a dit de vous contacter sous l'enseigne de "Le Chien Gris".
JEAN : Je vois. Webster a raison, c'est une auberge que nous fréquentons.
Je suis désolé, continuez je vous prie.
IAN : Non, c'est tout ce qu'il y a à dire.
Excepté que, lorsque j'ai trouvé "Le Chien Gris", vous m'avez trouvé.
JULES : Est-ce que Webster connaissait Stirling ?
IAN : Oh, j'imagine, oui. JEAN : Sûrement de vue.
JULES : Pour bien faire son boulot, il doit pouvoir se déplacer librement.
Il doit donc avoir un pseudonyme, une identité complètement nouvelle.
IAN : Quoi, quelque chose que Webster ignorait ?
JULES : Oui, exactement.
IAN : Donc Webster comptait juste le reconnaitre ?
JULES : Ça me parait censé.
IAN : Oui, mais alors pourquoi m'a-t-il demandé de vous contacter ?
JULES : Des hommes comme Webster ont été en contact avec moi avant.
J'imagine que l'Anglais m'a recommandé en tant que contact
aux gens qu'il envoie, au cas où ils aient besoin d'aide.
IAN : Ça ne va donc pas m'aider à trouver Stirling, n'est-ce pas ?
JULES : Qu'y a-t-il ?
JEAN : Je ne suis pas sûr d'apprécier l'idée d'être utilisé par l'Anglais.
Tu ne devrais pas non plus, Jules. Nous sommes en guerre !
Et ce sont nos ennemis, et nous sommes en train d'aider leurs espions !
JULES : L'Angleterre est en guerre avec ceux qui dirigent la France, Jean.
Tout comme nous. Quand la tyrannie sera finie, la guerre aussi.
IAN : Je suppose que nos chances de trouver Stirling sont assez minces.
JULES : Nous pouvons toujours essayer. IAN : Bien.
JEAN : Bon, vous avez quelques jours devant vous, si c'est exact.
IAN : Oh, vraiment ?
JULES : Oh, je suis désolé, je ne vous ai pas prévenu.
Jean va bientôt partir à la recherche du quatrième membre de votre groupe,
le grand-père de Susan.
IAN : Vous savez où il est ?
JULES : Non - mais il partira de la maison où vous avez été arrêtés
et suivra la route jusqu'ici, c'est ça, Jean ?
JEAN : Oui, je le retrouverai.
JULES : Et pendant ce temps là, nous, nous chercherons Stirling.
JEAN : Si tu n'y vois pas d'objection, Jules, je vais partir maintenant.
JULES : Je n'en vois pas.
JEAN : Je vous donnerai de mes nouvelles d'ici trois jours.
JULES : Sois prudent, Jean.
JEAN : Ian. IAN : Bonne chance, et merci.
JULES : Si quelqu'un peut le retrouver, c'est bien Jean.
Revenons à notre problème.
Je me demande qui pourrait nous aider.
Il y a bien un homme. Léon.
IAN : Un ami à vous ?
JULES : Nous avons partagé beaucoup d'aventures.
Il se déplace beaucoup et connait beaucoup de personnes.
Peut-être est-il James Stirling ?
IAN : J'aimerais le rencontrer. Pouvez-vous vous en occuper ?
JULES : Très facilement, il vient ici demain, avec un médecin pour Susan.
IAN : Parfait ! Ça mérite un autre verre !
IAN : Oh, Barbara, juste à temps ! JULES : C'est Susan ?
BARBARA : Oui. J'ai bien peur que son état empire.
Le Docteur entre dans la prison et trouve le geôlier endormi.
LEMAÎTRE : Bonjour, Citoyen. J'espère que vous avez bien dormi.
DOCTEUR : Très mal !
Le lit était dur, et il y avait un courant d'air glacial !
Les voix réveillent le geôlier.
LEMAÎTRE : Je suis désolé. DOCTEUR : Oui, j'en suis persuadé !
Mais si j'attrape des rhumatismes, vos excuses seront inutiles.
N'est-ce pas, hum ?
GEÔLIER : Je ferais mieux d'aller nourrir les cochons.
DOCTEUR : C'est très approprié.
LEMAÎTRE : Venez, allons prendre le petit déjeuner.
Et vous ne devez pas perdre votre temps, citoyen.
Je sens que ça va être une journée mouvementée.
DANIELLE : Un message de Léon. Le médecin ne viendra pas jusqu'ici.
JULES : Merci.
IAN : Mais... nous devons faire quelque chose pour Susan !
JULES : Eh bien, si Danielle dit que le médecin ne viendra pas,
c'est Susan qui ira à lui, c'est tout.
DANIELLE : Je vais m'occuper du transport.
Danielle sort.
IAN : Laissez-moi accompagner Susan.
JULES : Non, je pense que ça fera moins suc... suspect
si deux femmes y vont. Oui, le médecin n'est pas très loin.
Oui, Barbara peut s'en charger.
IAN : Je viens juste de les retrouver. Je ne veux pas les perdre à nouveau.
JULES : C'est tout à fait compréhensible.
Mais il n'y a pas de raison de craindre pour votre sécurité.
D'ailleurs, vous devez rencontrer Léon.
IAN : Oui, mais vous n'avez pas encore organisé ça.
JULES : Je vais le faire. Ian, tout sera réglé aujourd'hui.
Vous pourrez partir, ensemble. Ça ira plus vite comme ça.
IAN : Ça ne me plait pas trop. Mais...
JULES : Bien. Je vais aller chercher Barbara et Susan.
IAN : Et espérons que nous pourrons faire confiance au médecin !
MÉDECIN : Oui, tu sembles avoir attrapé un coup de froid et de la fièvre,
mais rien de bien grave.
BARBARA : Eh bien, quel soulagement.
MÉDECIN : Tout de même, je suis surpris de ton état.
Dis-moi, euh, as-tu une idée de comment tu as attrapé ça ?
SUSAN : Non, aucune.
MÉDECIN : Tes symptômes laissent penser que tu n'as pas pris soin de toi.
SUSAN : Je... je n'ai rien fait d'anormal.
MÉDECIN : Oui... A-t-elle bien mangé ?
BARBARA : Oh, elle a un appétit d'ogre !
Écoutez docteur, si vous pouviez... eh bien, lui prescrire quelque chose.
Nous voyons que votre est précieux, nous ne voulons pas vous retarder.
MÉDECIN : Très bien, très bien. Il y a autre chose, tes, euh, tes mains.
Elles ont beaucoup d'ampoules, n'est-ce pas ?
SUSAN : Nous avons fait du jardinage. BARBARA : Docteur, pouvez-vous l'aider ?
MÉDECIN : Oui, je vais la soigner,
c'est juste un problème de circulation sanguine.
Malheureusement, je vais devoir aller chercher des sangsues.
Vous êtes venues trop tôt,
c'était la première chose que je devais faire ce matin.
Mais vous pouvez attendre ici.
BARBARA : Eh bien, nous ferions peut-être mieux de revenir.
MÉDECIN : Revenir, non, non, non, je serai sorti toute la journée,
vous allez devoir attendre. Mais, je vous en prie, mettez-vous à l'aise.
Le médecin sort et ferme bien la porte derrière lui.
SUSAN : Barbara ! Je ne l'aime pas.
Et je ne supporte pas l'idée d'avoir des sangsues sur moi !
BARBARA : Non, et j'ai l'impression qu'il nous suspecte. Viens, partons.
SUSAN : C'est verrouillé !
GEÔLIER : Bougez-vous un peu !
Elles vont être hors de Paris si vous ne vous dépêchez pas !
MÉDECIN : Si je me trompe, il n'y aura pas, euh,
de répercussions, n'est-ce pas, citoyen ?
GEÔLIER : Ne vous inquiétez pas. D'après ce que vous m'avez dit,
ce sont bien les prisonnières évadées. Les soldats vont aller avec nous.
Tout ce que vous avez à faire, c'est nous les montrer.
MÉDECIN : Oui, oui, je ferais mieux de me dépêcher.
GEÔLIER : Allez avec le médecin. Demi-tour, droite ! En avant, marche !
BARBARA : Oh, cette porte est plus résistante qu'elle en a l'air !
SUSAN : Ça fait un moment qu'il est parti.
Il ne devrait pas tarder.
BARBARA : Chut !
Quelqu'un arrive !
Quelqu'un déverrouille la porte de l'extérieur.
MÉDECIN : Les voilà !
IAN : Barbara et Susan ne sont toujours pas revenues.
JULES : Ça va aller.
Ce n'est pas anormal d'être retenu chez le médecin.
IAN : J'ai le sentiment qu'il est arrivé quelque chose.
JULES : Ne vous inquiétez pas, Ian. J'ai organisé votre rencontre avec Léon.
IAN : Oh, ça peut attendre !
JULES : Si ça peut vous rassurer, j'irai chercher Barbara et Susan.
Maintenant si vous voulez voir Léon, vous devez vous dépêcher.
Il est sur un gros coup, c'est peut-être votre seule chance.
IAN : Mais vous partez immédiatement ?
JULES : Oui, bien sûr. Léon est dans une église désaffectée.
Vous devez y aller seul. Je lui ai raconté une partie de l'histoire.
IAN : Ah, donc il n'est pas James Stirling.
JULES : Non. Je vais vous dessiner un plan,
ça vous aidera à trouver le chemin.
GEÔLIER : Donc, vous pensiez vous être évadées.
Eh bien, nous ne sommes pas aussi idiots que vous le pensiez.
Lemaître entre.
GEÔLIER : Ah, Lemaître. Deux prisonnières recapturées.
SUSAN : Barbara, de quoi croyez-vous qu'ils parlent ?
BARBARA : Je n'en sais rien - mais nous le découvrirons bien assez vite.
GEÔLIER : Je veillerai à ce que vos ordres soient exécutés, citoyen.
Emmenez la fille en cellule.
SUSAN : Non ! Barbara !
GEÔLIER : Pas vous. Vous allez être interrogée.
GEÔLIER : Le citoyen Lemaître
a pensé que vous aimeriez interroger cette prisonnière.
DOCTEUR : Qu'est-ce que c'est ?
BARBARA : Docteur ? DOCTEUR : Ma chère Barbara !
BARBARA : Docteur !
Ian approche prudemment de l'église désaffectée et entre.
Il descend un couloir sombre menant à la crypte.
IAN : Léon ? LÉON : Oui. Vous devez être Ian.
IAN : C'est exact. LÉON : Vous êtes seul ?
IAN : Oui. Jules m'a dit que vous pourriez m'aider.
IAN : Des soldats ! LÉON : Oui, je sais.
Vous êtes venu tout droit dans mon piège, hein, Ian ?
Prochain épisode : Partie V : "A BARGAIN OF NECESSITY"
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