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Cette fournée à la guillotine ! Emmenez-les !
Barbara ! Susan !
1x08 "THE REIGN OF TERROR"
Partie III : "A CHANGE OF IDENTITY"
Le convoi devrait déjà être passé, Jules.
Apprends à cultiver ta patience, mon ami. Cela ne te fera pas de mal.
Attendre ne m’ennuierait pas, si seulement ce n'était pas aussi calme.
C'est pour cette raison que nous sommes là, Jean.
Rue bondée et sauvetage réussi ne font pas bon ménage.
Je sais. Mais il est tard. Peut-être ont-ils pris un autre chemin ?
Non. Ils viendront par là. Comme toujours.
Tu es prêt ?
Oui, je suis prêt. Combien de soldats y aura-t-il, à ton avis ?
Oh, six. Peut-être cinq.
Dommage que Léon ne soit pas des nôtres aujourd'hui.
Nos chances auraient été meilleures.
Oui, je reconnais que Léon nous aurait été très utile.
Mais n'oublie pas que nous avons l'effet de surprise avec nous.
Ça vaut bien trois hommes.
Bon, ils ont dû quitter la prison plus tard que d'habitude.
Si vous voulez manger, reculez et restez contre le mur !
Geôlier !
- Oui, citoyen ? Qu’y a-t-il ? - Ici. Immédiatement !
- J'arrive ! J'arrive, citoyen ! - Geôlier !
Tu ne m'as pas entendu t'appeler ?
Je suis désolé citoyen. J'ai fait aussi vite que j'ai pu.
Je m'occupais des repas.
Les repas aux prisonniers sont sans importance !
Tu réalises que Robespierre va nous demander les chiffres des exécutions ?
Je les ai notés, citoyen.
J'espère, pour ton bien, que c'est satisfaisant.
Sinon, au lieu d'être geôlier ici,
tu pourrais t'y retrouver prisonnier.
- Bien. Bien. - Merci citoyen.
Mon seul désir est de servir cette cause du mieux que je le peux.
Néanmoins, la loyauté devrait être récompensée.
Citoyen, je... je n'espère aucune récompense.
C’est ainsi que cela devrait être.
Mais je ferai en sorte que ton nom soit mentionné aux bonnes personnes.
Susan, je crois que le cheval a perdu un fer.
Lorsqu'ils lui remettront, nous pourrons nous enfuir.
Je ne pense pas y arriver, Barbara. Je ne me sens pas très bien.
Bon, je vais t'aider, mais il va falloir faire un effort.
D’accord. Je ferai de mon mieux.
Bien. Alors, dès qu'ils détacheront le cheval...
Ce sont eux ?
Oui. On dirait qu'ils ont un problème avec le cheval.
J'imagine que c'est pour ça qu'ils sont en retard.
Nous avons eu raison de venir ici. Tu es prêt ?
- Oui. Vois-tu combien ils sont ? - Oui, quatre.
Mais l'un d'eux a emmené le cheval. Je crois que nous avons de la chance.
- Tu sais quoi faire. - Je prends celui de droite.
Susan, tu es prête ? Allez, c’est le moment !
- Oh, je ne peux pas ! Partez, Barbara. - Ne sois pas bête.
Allez ! Ressaisis-toi !
J’ai horriblement mal à la tête et au dos.
Très bien, Susan. Tout va bien.
Jean !
- Bonsoir, citoyen. - 'Soir.
J'allais fermer mon humble magasin, mais si je peux vous être utile...
Oui. Oui. Très volontiers.
Avez-vous vu les exécutions aujourd'hui, citoyen ?
Hum ? Oh, non. Non, je n'ai pas vu.
Je les ai manquées aussi. C'est rare.
Le Citoyen Robespierre fait un sacré travail, ne trouvez-vous pas ?
- En éliminant les traîtres. - Oui, splendide en effet.
Vous semblez très intéressé par ces traîtres.
J'estime que c'est mon devoir.
Alors, peut-être pouvez-vous me confirmer
que les prisonniers récemment arrêtés sont emmenés à... à... à quoi déjà ?
La... La Prison de la Conciergerie ? Hum ?
C'est exact, citoyen.
Vous pouvez d'ailleurs voir cette prison du bout de la rue.
Hum... Hum...
Très bon choix, citoyen. Il n'y a pas de meilleur vêtement dans tout Paris.
Oui, je pensais à quelque chose de nouveau dans ce style.
Oui, ce... ce... ce sera certainement plus convenable
que ce que vous portez en ce moment.
C'est très impressionnant.
Ah, oui, citoyen. Ça indique le grade des officiers des provinces.
Oui, je connais assez bien. Oui, assez bien. Oui.
En fait... c'est un poste que j'ai occupé personnellement.
Je vois. Je suis désolé citoyen.
Ne le soyez pas. Je voudrais essayer celui-ci.
Certainement, citoyen.
La qualité est sans pareil. Et en comparaison, le prix...
Le prix n'est pas un problème. Je n'ai pas d'argent.
Hein ? Pas d'argent ?
Non. Non, j'ai pensé que nous pourrions nous mettre d'accord sur un échange.
- Avec celui-ci ? - Ça vous pose un problème ?
Non. C’est toujours mieux qu'un... un... qu'un déguisement.
Un déguisement ? Mon bon monsieur,
je doute que vous ayez déjà vu un tel manteau.
En effet.
Je me trompe en supposant que vous n'êtes pas intéressé ?
Euh, vous réalisez qu'il n'y a pas beaucoup de demandes pour un...
Avez-vous déjà eu un tel manteau dans votre magasin ?
Jamais.
Donc je comprends pourquoi il n'y a jamais eu de demandes.
C'est de la bonne qualité, je vous l'accorde.
Et peut-être qu'avec quelques modifications...
- Vous proposez l'ensemble complet ? - Évidemment.
Oui. Eh bien, je devrais vous demander également quelque chose d'autre.
Comme, euh, cet anneau que vous portez par exemple.
Ça marche...
... si vous rajoutez du parchemin et de quoi écrire à notre marché, hum ?
- Très bien. - Donc, marché conclu, mon cher.
Merci. Oh, je me sens déjà mieux.
- Danielle. - Jean.
Nous avons fermé le reste de la maison et évacué le personnel. C'est plus sûr.
J'imagine que vous aimeriez prendre un bain et de manger un morceau.
Je vais vous préparer tout ça.
Jean, tu viens m'aider ?
Ce n'est pas vraiment un palace, mais vous êtes toutes deux les bienvenues.
Que puis-je dire ? Je ne sais pas comment vous remercier.
Oh, je vous en prie. N'y pensez même pas. C'est l'une de mes règles.
Très bien. Je ne connais même pas votre nom.
Et c'est une autre de mes règles. Nous n'utilisons que les prénoms.
Moins mes amis et moi-même en savons,
moins nous en aurons à avouer lors des interrogatoires.
- Donc permettez-moi. Je suis Jules. - Barbara. Et voici Susan.
Voici ma sœur Danielle. Elle veille sur nous. Voici mon jeune ami, Jean.
Enchantée.
J'imagine que vous vous demandez ce qui va vous arriver.
Eh bien, après avoir mangé, vous devrez vous reposer.
Et demain nous nous arrangerons pour vous faire sortir de France en cachette.
- Mais vous ne pouvez pas faire ça ! - Pourquoi pas ?
- Barbara, Grand-père... - Oui, et Ian. Il est toujours en prison.
Geôlier !
Webster vous a-t-il transmis un message pour James Stirling ?
Nous verrons bien.
Nous verrons bien.
- Je me sens mieux après ça. - Laissez-moi vous aider.
Non, Barbara. Restez où vous êtes. Jean et moi allons nous en occuper.
- Jules ? - Ils peuvent le faire.
Bon, vous avez dit que vous me raconteriez votre histoire.
- Oui, pouvons-nous voir la carte ? - Ah, oui.
Et voilà.
D'après la position du soleil, nous avons voyagé vers le sud.
Voyons voir. La forêt devrait être par là.
C’est ça. Et il y avait un ensemble de maisons, n'est-ce pas ?
- Oui. - Donc, ça doit être la forêt.
- Oui. Tourne-la comme ça. - D’accord.
Jules, je pense que nous pouvons vous montrer maintenant.
Nous sommes arrivés dans cette zone, ici.
Oui, nous avons marché à travers la forêt, voyez-vous.
Et nous nous sommes perdus. Donc nous avons demandé notre chemin
dans une maison et... où était la maison ?
Ici.
C'est ici que nous avons vu les soldats, tu te souviens ?
- En êtes-vous certaines ? - Oui.
- Jean ! - Qu'y a-t-il ?
Nous n'avons toujours pas trouvé Grand-père.
Nous ne savons même pas s'il s'en est tiré.
Susan, attends une seconde...
Montrez à Jean où vous avez été arrêtés.
- Juste là. - Avez-vous croisé deux hommes là-bas ?
- Oui. Comment le savez-vous ? - Leurs noms ?
- D'Argenson... - ... et Rouvray.
Ils ont dû découvrir notre chemin d’évasion, Jules !
Ils ont peut-être juste été malchanceux.
Nous allons attendre d'avoir des nouvelles de Léon,
c'est lui qui s'occupe du passage.
D'Argenson et Rouvray ont-ils été ramenés avec vous ?
Non. Il y a eu une bagarre avec les soldats. Ils ont été tués.
Les soldats ?
Jules, ce n'est pas la première fois.
- Oh, plus tard, Jean. - Quelqu'un nous a dénoncés !
Plus tard, Jean.
Vous connaissiez ces hommes, n'est-ce pas ?
Oui. Oui, en effet. Nous les avions sauvés, tout comme vous.
Dans leur cas, nos efforts furent vains.
Donc ce n'est pas la première fois que vous avez risqué votre vie ?
Tous les Français ne peuvent pas laisser d'innocentes personnes
se faire conduire à la guillotine, Barbara.
Jules a sauvé beaucoup de vies.
Il semblerait que cette chance s’évapore peu à peu.
Chance ? Pas si ce que je dis est vrai.
Je réglerai ça, Jean.
Donc, selon toi, vous avez laissé ton grand-père ici.
Oui, dans cette maison.
Je vais donc envoyer quelqu'un le chercher dès que possible.
Nous étions quatre en tout.
Ian, dont je vous ai déjà parlé, est toujours en prison.
Je vous promets, je vous donne ma parole, que je n'aurai de répit
que lorsque vous serez à nouveau tous les quatre réunis.
- Encore ce mal de tête ? - Oui. Ça continue d'aller et venir.
Cette jeune fille a besoin de dormir.
Danielle !
- Mais si vous pouviez me montrer où... - Danielle va vous accompagner.
Oui, venez avec moi. Vous semblez éreintée.
Merci. Si... si je pouvais juste m'étendre...
Dors bien et fais de beaux rêves.
- Merci. Bonne nuit. - Bonne nuit, Susan.
Oh, Léon.
Je suis désolé, il est tard, mais j'ai un message pour Jules.
Léon ! Quel plaisir de te voir !
D'Argenson et Rouvray ont été repérés !
- Quoi ? - Pas maintenant, Jean.
Bon Léon, qu'y a-t-il ?
Il y a un homme - un étranger. Il te cherche.
Ah ?
On le surveille. Il est près de l'auberge, à côté de la prison.
Nous avons pensé que tu devais être mis au courant.
Oui, merci. Nous allons nous en occuper.
Ah, Barbara, voici un bon ami à moi, Léon.
Barbara. Elle est ici avec une jeune amie.
Elles vont rester avec nous quelques jours.
Ravie de vous rencontrer.
Tout le plaisir est pour moi.
Nous nous éclipsons un moment, Barbara. Ce ne sera pas long.
Je vais bien prendre soin d'elle, Jules.
Viens, Jean. Ne traîne pas.
- Peut-être désirez-vous un peu de vin ? - Oui. Merci.
Laissez-moi entrer, bande d'idiots ! Je pourrais vous faire abattre à l'aube.
Ouvrez, voulez-vous ?
Ah, voilà qui est mieux. Merci.
Toujours ouvert ?
Vous ne voudriez pas que tous les prisonniers s'échappent, n'est-ce pas ?
Qui est responsable de cette prison, hum ?
- Eh bien, parlez, mon brave ! - C'est moi, citoyen.
Mes papiers.
Et, pendant qu'on y est, pourquoi n'est-on pas venu à ma rencontre, hum ?
Vous réalisez que j'ai dû marcher à travers tout Paris sans escorte ? Moi ?
Nous vous aurions préparé une escorte si nous avions été prévenus de votre...
Vous avez été prévenus ! J'ai transmis moi-même le message.
- Que penserait Robespierre de tout ça ? - Robespierre ?
Je ne pense pas que vous devriez vous préoccuper du premier député, citoyen.
C'est un homme très occupé. Je suis à votre service, citoyen.
- Tout ce que vous désirez savoir... - Très bien. Très bien. Merci. Oui.
Vous semblez être un homme compétent et je suis sûr
que ce malentendu ne vient pas de vous.
En effet, citoyen. Je suis plus consciencieux.
Mais quand vous êtes entouré d'idiots...
Bien sûr. Bien sûr. Et je suis ravi que nous nous comprenions.
- Du vin, citoyen ? - Non. Merci.
Je... je considèrerais cela comme un privilège si je pouvais vous aider.
Merci, citoyen. C'est parfaitement simple.
Trois traîtres ont été amenés ici :
un homme, une femme et une jeune enfant.
Ils se sont enfuis de ma province. Je suis sûr que vous vous rappelez d'eux ?
- Euh, oui. Euh, oui. Euh... - Eh bien ? S'ils sont toujours ici...
Les femmes ont été envoyées à la guillotine.
Malheureusement, il y a eu un sauvetage.
Quoi ? Par qui ?
Nous ne savons pas ! À de nombreuses reprises, des traîtres ont été enlevés
sur le chemin de la guillotine.
Vous comprenez, bien sûr, que je ne peux être tenu pour responsable ?
- Oui. - Ils n'étaient plus sous mon autorité.
Oui. Bien sûr. Bien sûr. Et... Et... Et l'homme ?
Vous... vous ne l'avez pas mentionné.
Non. Eh bien, l'homme, euh... bien, euh...
- Eh bien, allez, dites ! - Il s'est échappé !
C'était un fou furieux, citoyen. Il m'a fait cette blessure.
Je me suis battu avec lui, prêt à donner ma vie pour empêcher son évasion.
Mais il s'est battu avec la force de dix hommes !
Oui, oui, oui. Je vous crois sur parole.
Je suis sûr que vous avez fait du mieux que vous pouviez.
Dommage que vous soyez entouré d'imbéciles.
Exactement citoyen, exactement.
Oui. Ils sont tous les trois quelque part dans Paris.
- On va les capturer, soyez-en certain. - Oui. Oui. Quoi ?
Oh, bien sûr. Oui, oui. Bien sûr. Bien sûr.
Bien, je ne vais pas vous retenir plus longtemps, citoyen.
Lemaître. Euh... euh... le citoyen ici présent a été chargé...
Oui. J'ai tout entendu.
Vos papiers, citoyen ?
C'est un officier régional de la province du Sud.
Je sais lire. Merci geôlier.
Et où allez-vous maintenant, citoyen ?
- Eh bien, euh... chez moi. - Il est un peu tard.
Il serait peut-être préférable que vous voyagiez demain.
Oui. Oui, je pourrais faire ça.
Vous savez, j'apporte la liste des exécutions au palais du premier député
et, appelez ça une coïncidence si vous le voulez,
votre province va être discutée.
Vous seriez d'une grande aide si vous étiez là
pour répondre aux questions épineuses qui se poseront.
D'une grande aide. Très bien.
Je vous promets que vous allez trouver ça fort intéressant.
Venez.
Nous ne devons pas faire attendre le Citoyen Robespierre.
- D'où venez-vous, Barbara ? - Oh, quelle importance ?
Aucune. J'aimerais juste savoir.
Eh bien, je ne pense pas que vous allez apprécier la réponse.
Je suis née en Angleterre, ce qui fait de nous des ennemis.
Ah bon ? Je préfère penser que cela signifie
que vous n'avez aucun intérêt pour la France ou la Révolution.
C'est une étrange façon de raisonner.
Je l'expliquerai peut-être, un jour.
Bon, je crois que je ferais mieux d’aller voir si Susan va bien.
Mais je vous dis qu'il vient de partir voir le citoyen Robespierre.
Êtes-vous sûr que c'est si urgent ? Bon, de quoi s'agit-il ?
- Je voudrais lui donner ceci. - Qu'est-ce que c'est ?
Une preuve contre un traître !
Prochain épisode : Partie IV : "THE TYRANT OF FRANCE"
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Traduction : Albinou Correction : Keina
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