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1x08 "THE REIGN OF TERROR"
Partie II : "GUESTS OF MADAME GUILLOTINE"
Allons-nous être autorisés à raconter notre histoire ?
Les prisonniers n'ont pas besoin de parler. J'ai ici les charges.
On vous a trouvés dans la maison avec Rouvray et D'Argenson
et vous avez été arrêtés par une section de soldats.
Je constate votre culpabilité d'avoir été en compagnie de traîtres recherchés.
La sentence : exécution immédiate.
- Nous exigeons le droit de parler ! - Vous n'avez aucun droit !
Vous serez guillotinés dès que possible.
Emmenez-les aux cellules !
- Reculez, contre le mur. - Ian ! Ian !
Reculez. Vous ne pouvez pas la retenir ?
Je vous ai dit de rester contre le mur. Il n'y a rien à voir.
Restez là-bas avec elle.
Une dame comme vous ne devrait pas rester captive dans cette porcherie.
Évidemment, j'ai les clefs.
Ce ne serait pas difficile de laisser quelques portes ouvertes, n'est-ce pas ?
Non, bien sûr que non.
Mais je ne pourrais pas vous payer. Je n'ai pas d'argent.
Il y a les soldats ici. Ce ne sont que des paysans.
Pas vraiment une compagnie appropriée pour un homme intelligent comme moi.
Je me sens vraiment seul parfois. Vraiment très seul en fait.
Et si nous devenions amis, hein ?
Vous allez le regretter ! Je vous le garantis.
Tenez ! Enfermez-les.
Non. Là-dedans.
C'est la cellule que je garde pour mes invités spéciaux.
Quelle odeur ici. C'est horrible !
Oui, ça me rappelle quand nous étions prisonniers en pleine préhistoire.
Oh, oui. Je m'en souviens.
Mais il y a une différence majeure : Grand-père et Ian étaient avec nous.
J'aimerais pouvoir voir où nous sommes.
Vous allez devoir me soulever, Barbara.
- Barbara ? - Oui... Pardon, oui.
Je ne vois pas très bien là-bas. C'est juste une cour de prison.
Il n'y a rien à droite.
Oh, ça ne sert à rien.
Oh, si seulement je savais où se trouve Grand-père.
Il a dû sortir de la maison, Susan. J'en suis sûre.
Merci. C'est très rafraîchissant.
Où sont mes amis, hum ?
Les soldats ont mis le feu à la ferme et les ont emmenés à Paris,
à la Prison de la Conciergerie.
Ils seront enfermés là-bas avant d'être conduits à la guillotine.
Oh, brave garçon !
- Ça va mieux maintenant, monsieur ? - Oui, je crois. Merci.
C'est vraiment remarquable. Comment pourrais-je jamais te remercier, hum ?
Vous voyez, deux hommes se cachaient dans la maison.
L'un d'entre eux vous a assommé. Puis les soldats sont arrivés.
Les deux hommes se sont fait tirer dessus et vos amis arrêter.
C'est une affaire tragique.
Mais vous pouvez encore vous échapper.
Ma mère peut vous donner de la nourriture.
Notre ferme n'est pas très loin : juste là-bas.
- Et ce chemin mène à Paris. - Oui, je dois aller sauver mes amis.
Mais vous ne devez pas faire ça, monsieur !
Vous seriez capturé, conduit à la guillotine !
Tu m'as sauvé la vie, mon garçon, alors je dois aller les sauver à mon tour.
Tu peux comprendre ça, n'est-ce pas, hum ?
Oui. J'aimerais pouvoir venir avec vous.
Mais quand que mon père a été emmené, il m'a dit de veiller sur ma mère.
Oui, oui, oui. Tu es le chef de famille maintenant. Oui. Oui, je...
Oh, merci. Merci pour tout. Et comment t'appelles-tu ?
- Jean-Pierre. - Je m'en souviendrai. Oui. Jean-Pierre.
Au revoir, Monsieur Capitaine.
Il s'en va.
Oh, à quoi bon ? Nous ne sortirons jamais de cet horrible endroit.
- Ne perds pas espoir, Susan. - Je ne me fais pas d'illusions.
Pense à toutes les fois où nous avons eu des problèmes.
Nous avons toujours réussi à nous en tirer à la fin.
Oh, nous avons eu de la chance.
Ça ne peut pas durer. Les évènements nous rattrapent.
Je ne t'ai jamais entendue dire de telles choses.
Tu es si optimiste d'habitude.
- Je veux savoir comment va Grand-père. - Je suis sûre qu'il va bien, Susan.
Vous n'arrêtez pas de répéter ça. Je veux juste savoir, c'est tout.
Écoute, nous devrions essayer de sortir d'ici.
Ça n'a pas toujours été de la chance, tu sais.
Nous avons créé nos propres opportunités.
As-tu remarqué que nous avons dépassé la rivière pour venir ici ?
Vous n'allez pas creuser un tunnel pour sortir, si ?
- Pourquoi pas ? - C'est de la pierre solide.
Hé, il y a une tache humide dans le mur ici.
Peut-être une canalisation d'égout qui conduit à la rivière.
Oui, tout ce dont vous avez besoin, c'est deux douzaines de foreuses
et un bataillon d'hommes et peut-être qu'alors vous pourrez sortir d'ici.
Qu'est-ce que vous cherchez ?
Des pieds-de-biches.
Nous n'aurons peut-être pas besoin de creuser un tunnel en fin de compte.
Je vais peut-être pouvoir soulever une de ces pierres avec ceci.
Écoute, tu vas rester ici et garder un œil sur le geôlier.
Chut !
Mettez-le là-dedans.
Ne faites pas tant de bruit !
Vous allez nous donner une mauvaise réputation !
Désolé, Ian. Mon flanc me fait de nouveau souffrir.
L'hémorragie s'est arrêtée, Webster. Tu as perdu beaucoup de sang.
Dès que nous avons été arrêtés, nous n'avons pas pu attendre pour tirer.
- Il reste encore un peu d'eau ? - Oui.
Sûrement les dernières gouttes.
Tu sais, j'ai bien étudié cet endroit, et il n'est pas impossible de s'évader.
Ça l'est pour moi et tu le sais. Je ne sortirai jamais d'ici.
Écoute, tu es Anglais. Tu dois m'aider.
Comment ?
Le jour viendra où la France va arrêter cette folie
et porter toute son attention outre-manche.
Nous devons être prêts pour ce jour-là.
Il y a un homme en France, un Anglais, qui y travaille.
Il nous dira quand ce jour sera proche.
Tu comprends ?
L'Angleterre est en guerre contre la France. Oui, je le sais ça.
J'ai été envoyé pour le ramener chez lui en Angleterre.
Le jour où ses renseignements seront importants approche.
Trouve-le si tu peux.
Essaie de t'échapper. Essaie.
Promets-moi de trouver...
James Stirling... et de le ramener chez lui.
Promets-le ! Promets-le !
Oui, oui. James Stirling.
Trouver James Stirling et lui dire de retourner en Angleterre.
Il détient des renseignements capitaux.
Je comprends et je le promets.
Où puis-je le trouver, Webster ?
- Jules... Renan... - Jules Renan, oui.
- L'enseigne de... Le Chien Gris. - Le Chien Gris.
Allez ! Du nerf !
Vous pouvez travailler plus vite que ça !
- Belle journée, n'est-ce pas ? - Oui, en effet.
Je me demande si vous pouvez m'aider. Je vais à Paris.
- Suis-je toujours sur la bonne route ? - Oui, vous l'êtes.
Parfait. Parfait. Je commençais à avoir des doutes.
Je n'ai vu personne depuis des heures.
- Vous venez de loin ? - Oui. Plus long que vous le pensez.
Continuez de travailler ! Personne ne vous a dit de vous arrêter.
Je dois constamment les surveiller.
Je ne sais même pas pourquoi on s'embête à les faire travailler.
Vous savez ce que j'en ferais, moi, des escrocs qui ne paient pas les taxes ?
Oh, ce ne sont donc pas des volontaires, hein ?
Des volontaires ? Je dois les surveiller à chaque instant.
On m'a donné des délais à respecter.
Il faut finir cette partie d'ici demain, m'a-t-on dit. Sinon...
Oui, sacrée responsabilité.
Mais ce sera fini, même si je dois tous les tuer à la tâche.
Oui, je vois que vous prônez l'emploi de mesures draconiennes, hein ?
Maintenant, du nerf. Mettez du cœur à l'ouvrage.
Plus vite vous aurez fini, mieux ce sera pour nous tous.
Je suis sûr que vous excellez dans votre travail, mon bon monsieur.
Mais, en tant que spectateur impartial,
je pense que j'aurais peut-être un conseil pour vous.
Je suis prêt à entendre tout ce qui aidera à finir ce boulot rapidement.
Si vous dépensiez votre énergie en aidant pour cette route,
au lieu de les énerver et de leur crier dessus sans arrêt, vous devriez avancer.
Bonne journée à vous, monsieur !
Je suppose que vous vous croyez très intelligent.
En toute modestie, oui. Maintenant, voulez-vous bien vous pousser ?
Bon, montrez-moi vos papiers, ou quelque chose pour prouver votre identité !
- Il n'est pas dans mes habitudes de... - Je vois.
Vous ne pouvez pas prouver votre identité.
Vous avez payé les taxes ? Non ?
Alors c'est peut-être vous qui allez rejoindre ces pauvres diables
et utiliser votre énergie à meilleur escient. Donnez-lui une pioche.
Maintenant, au travail, maigrichon. Je ne te conseille pas de t'enfuir.
Souviens-toi ! J'ai ceci.
- Rustre individu. - Qu'est-ce que vous attendez ?
Au boulot !
Je vais les respecter, ces délais.
Oh, il faut que je fasse une pause.
- J'ai les mains en lambeaux. - Vous voulez que je vous relaie ?
Oh, non. Non. Tes mains sont pires que les miennes.
Je me demande ce que Ian est en train de faire.
Barbara, je pense que je vais m'y remettre. Ça m'occupe l'esprit.
Allez, on fait une pause.
- Je ne peux pas faire ça, Barbara. - Nous reprendrons plus tard.
Nous avons bien avancé. Nous devrions bientôt pourvoir passer.
C'est si long !
Enfin, nous avons bien travaillé, n'est-ce pas ?
Quelqu'un arrive.
Barbara, ils viennent pour nous !
Voici votre nourriture. Du gaspillage, si vous voulez mon avis.
- Que faites-vous par ici ? - Quoi ?
Les couvertures ! Je suis responsable de tout dans les cellules. Ramassez-les !
Très bien. Très bien. La nuit va être fraîche.
Vous n'en aurez pas d'autres !
- Geôlier ! - Lemaître.
- Geôlier ! - J'arrive, citoyen !
Depuis combien de temps est-il mort ?
J'ai dit, depuis combien de temps est-il mort ?
Plusieurs heures, citoyen.
- A-t-il parlé ? - Non.
Non, pas un mot.
Je te le demande encore une fois. Se sont-ils parlé ?
Eh bien, euh... Ils l'ont sûrement fait, citoyen, mais... ma foi...
Dis-moi juste si tu as entendu leurs voix.
Oui. Ma foi, oui, citoyen. Je les ai entendues.
Je ne sais pas ce qu'ils ont dit, mais je les ai bel et bien entendus parler.
Mais, p... pas longtemps.
- Montre-moi la liste des exécutions. - Tout de suite, citoyen !
L'autre prisonnier, lequel est-ce ?
Ian Chesterton.
- Fais enlever le corps de la cellule. - Oui, citoyen !
Gardes !
J'étais persuadée qu'il allait tout découvrir.
Oui, moi aussi.
Tu sais, je ne savais pas à quel point j'avais faim.
Ni ce que je pourrais avaler.
Je pense que je vais me remettre au travail, maintenant.
- Oh non. C'était mon tour, Susan. - Non, ça va.
Qu'y a-t-il ?
- Des rats ! - Des rats ?
Ils ont dû sentir la nourriture. Barbara, il y a des rats là-dessous !
Barbara, je ne peux plus faire ça.
Pas avec eux en bas. Je ne peux pas le faire ! Je ne peux pas !
Ils ne vont pas venir jusqu'ici. Pas maintenant.
Nous n'allons plus creuser.
Nous allons juste rester où nous sommes.
C'est un moment tendu. Il est en train de compter sa richesse.
Il le fait tout le temps.
Certains d'entre nous pensent qu'il tient plus à son argent qu'à lui-même.
Est-ce que l'un d'entre vous possède de l'argent, hum ?
Serions-nous ici si c'était le cas ?
Vous voulez quitter cet endroit, n'est-ce pas ?
Bien sûr que oui. Mais comment ?
Il ne se déplace jamais sans son pistolet
et il ne nous tourne jamais le dos !
Eh bien, faites ce que je vous dis. Suivez-moi.
- Ah ! Haha ! Là ! - Oui. Juste là !
- Quoi ? - Oui. Haha !
Que regardez-vous ?
Oui, nous attendons l'éclipse ! Regardez ! Ha !
- L'éclipse ? - Oui.
Il a dit que la lune allait passer devant le soleil très bientôt !
Vous voyez ! Regardez !
Oui, vous en avez entendu parler, n'est-ce pas ?
Oui, oui, oui. J'en... J'en ai entendu parler.
Oui. C'est un... C'est... C'est... C'est un sacré phénomène, non ? Oui, oui.
Très bien. Très bien. Nous verrons bien lorsqu'elle se produira.
En attendant, retournez au boulot. Tout de suite !
- Ah, regardez ! Regardez cette pièce ! - Qu'y a-t-il maintenant ?
Je viens juste de trouver cette pièce en creusant.
Elle doit sûrement provenir d'un trésor caché.
Un trésor ? Elle est plutôt tombée de la poche d'un voyageur qui passait par là.
Oh, non. Non, pour sûr, un trésor caché.
- Où étiez-vous en train de creuser ? - Juste là. Juste là. C'est ça.
- Il y en a une autre ! - Attrapez sa bêche ! Stop !
Reculez ! Ce ne sont pas vos affaires. Pas du tout !
Je creuserai moi-même et le trésor sera à moi. Maintenant reculez !
Bonne journée à vous, monsieur ! Faites de beaux rêves.
Très bien vous deux, sortez.
Mettez-vous en ligne.
- Où est Ian ? - Votre ami, c'est ça ?
Il a eu de la chance. Lemaître l'a rayé de la liste.
Vous n'êtes pas aussi chanceuses. Cette fournée à la guillotine !
Emmenez-les !
Barbara ! Susan !
Prochain épisode : Partie III : "A CHANGE OF IDENTITY"
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Traduction : Albinou Correction : Nao
Sous-titrage : El kapinou
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