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La Wibbly Wobbly Team présente :
DOCTOR WHO CLASSIC
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Qu'aucun de vous ne bouge.
Grand-père, c'était la seule solution, ils savaient que j'accepterais.
Accepter ? Quoi donc ?
De descendre avec eux sur leur planète.
Autrement, nous serons tous tués.
1x07 "THE SENSORITES"
Partie III : "HIDDEN DANGER"
Susan ne devrait pas aller avec eux.
Il ne peut pas y avoir d'air à l'extérieur du vaisseau.
- Vous ne pourrez pas les arrêter. - Il le faut !
- Barbara, suis moi. - Ne faites pas ça !
Si nous intervenons, ils risquent de s'en prendre à elle ou de la tuer !
Et si nous ne faisons rien, elle mourra.
Allons-nous tester la théorie du Docteur
et vérifier s'ils peuvent voir dans le noir ?
Pourquoi pas ? On ne peut rien faire d'autre.
Allez-vous-en.
Ne vous en mêlez pas, je vous en prie.
La jeune fille a accepté de nous suivre. Il ne lui sera fait aucun mal.
Pourquoi nous suivez-vous maintenant ?
Elle ne doit pas vous suivre.
Ils ne portent pas d'arme et pourtant ils me font peur.
- N'approchez pas davantage. - Nous voulons vous parler.
Nous ne voulons vraiment pas vous faire de mal.
J'ai dit parler, je ne veux pas me battre.
Ceux qui viennent d'autres planètes
disent toujours qu'ils ne veulent que parler,
alors qu'ils ne cherchent qu'à détruire.
Je vous en prie Ian, laissez-moi les suivre.
Ils me font confiance parce que je sais utiliser la télépathie.
Ne discute pas Susan, il est hors de question que tu les suives.
Pourquoi ?
Vous les traitez comme des ennemis uniquement à cause de vos doutes.
Vous ne comprenez pas les Sensorites.
Tu crois vraiment que moi, je ne les comprends pas ?
Il faut être deux pour se faire confiance.
Vous nous mettez tous en danger.
Si tu les suis, ils auront toutes les cartes en main.
- Ils ne veulent que me parler ! - Je suis navré Susan,
mais je ne pense pas que tu sois capable
de parler en notre nom à tous, voilà tout.
Cessez de me traiter comme une enfant !
Susan, tu fais ce que je te dis ! Viens ici !
- Désolée Grand-père, je refuse. - Tout de suite !
Nous allons devoir utiliser les rayons paralysants.
Maintenant Chesterton !
Vous aviez tout à fait raison Docteur !
Dans le noir ils sont sans défense.
Susan, rejoins Carol et attends moi. Je veux te parler.
- Rendez-nous la lumière ! - Oh, la lumière, la lumière.
- Oh, je ne vois plus rien, plus rien ! - Je vous en prie, aidez-nous !
Allumez la lumière Chesterton.
Vous voyez, nous aurions pu vous laisser ici, dans le noir.
Nous avons un moyen de pression sur vous
mais nous n'avons pas l'intention de l'utiliser.
- Sauf pour nous défendre. - Que voulez-vous ?
Rien qui ne nous appartienne pas.
Vous avez volé la serrure de notre vaisseau.
Vous avez aussi menacé de nous faire prisonniers.
Nous devons demander de nouveaux ordres.
Qu'est ce que vous dites ? Parlez plus fort !
Je dois contacter la Sphère des Sens.
- Alors ? - Vous allez devoir patienter.
Oh non, je n'ai pas l'intention de... ! Oh, ce sont des balivernes.
S'ils tentent quoi que ce soit, éteignez de nouveau la lumière.
Très bien.
Une bande de petits voleurs
et ma propre petite fille qui me donnent des ordres !
Je me demande vraiment ce qu'est ce truc
qu'ils se mettent sur le front, Barbara.
À ton avis, si nous faisions pareil, nous pourrions lire nos pensées ?
- Hé ho, Barbara ? - Euh ? Pardon, je réfléchissais.
Tu sais, je n'avais jamais vu le Docteur aussi fâché.
Oh, Susan l'a vraiment mis en colère, n'est-ce pas ?
Les Sensorites ont dû l'hypnotiser d'une façon ou d'une autre.
Non, je ne pense pas. Elle est juste en train de grandir, Ian.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Tu te rebelles contre moi, c'est ça ?
Ce n'est pas ça, Grand-père.
Oh je sais bien que tu pensais faire au mieux étant donné les circonstances
mais je pense être meilleur juge que toi.
- Moi aussi j'ai des opinions ! - Ma chère petite,
le seul intérêt de vieillir est de gagner en connaissance, en sagesse
et d'être plus à même d'aider les autres.
Ce qui veut dire que vous avez le droit
de me traiter comme une fillette sans cervelle ?
Si tu te conduis de la sorte, alors oui.
Oh, voyons, Grand-père, je comprends les Sensorites.
C'est un petit peuple timide.
Et nos esprits communiquent parfois, c'est pourquoi ils me font confiance.
C'est vrai et je te promets que nous allons utiliser ça à bon escient
mais pas sans en avoir d'abord discuté.
Tu ne peux pas prendre de décisions sans nous consulter.
Maintenant dis-moi, tu as bien compris ?
Tout est bien clair ? Alors ?
Écoutez, je ne prétends pas
être aussi intelligente que vous car je ne le suis pas,
mais je refuse d'être ignorée !
Je ne suis plus du tout une enfant, Grand-père, plus du tout !
Oh, Susan, Susan...
Pourquoi lui faites-vous de la peine ?
Nous percevons la souffrance dans son esprit.
Eh bien vous avez de la chance de ne pas percevoir la colère dans le mien !
Au cours de toutes ces années de voyage,
ma petite fille et moi ne nous étions jamais disputé
et maintenant nous nous disputons et c'est votre faute !
Très bien Grand-père, je ferai ce que vous direz.
Bien, bien, maintenant tâchons de travailler ensemble
et voyons si nous ne pouvons pas
récupérer la serrure de notre TARDIS, d'accord ?
Nous avons des ordres du Premier Sage.
- C'est votre dirigeant ? - Oui.
Il dit que nous devons vous écouter et lui transmettre vos paroles.
Très bien, j'aimerais lui parler en face à face.
Je veux faire en sorte que ce vaisseau soit libéré.
Dites-lui que nous ne sommes ni des pirates, ni des pilleurs.
Il n'y qu'un seul trésor qui nous intéresse...
- Et de quoi s'agit-il ? - La liberté !
Tout va bien, John. Je suis là.
- Les voix, j'entends les voix. - Je sais.
Ici, les voix. Effrayées... Elles me supplient.
John, John, sais-tu qui je suis ?
Vous êtes gentille.
Les Sensorites, ils veulent me faire oublier.
Toutes ces voix qui m'implorent et me supplient d'oublier...
John vient juste de se réveiller.
Vous avez l'air d'aller mieux, John, bien mieux.
Vous serez bientôt sur pied...
Je n'aime pas ces voix.
Je veux que le silence revienne dans ma tête.
Ça va aller John. Essaie de te calmer.
Non... Silence, silence...
Ça ne sert à rien, n'est-ce pas ? Il pourrait aussi bien être mort.
- Oh, c'est idiot de dire ça, Carol ! - Ah bon ? Regardez-le, écoutez-le !
Pouvez-vous seulement imaginer ce que c'est d'être amoureux d'une personne,
de la regarder et de voir qu'elle a été détruite ?
Vous allez descendre à la Sphère des Sens
avec John et quelques-uns de nos visiteurs.
- Ils vont le soigner. - Oh, ça ne sert à rien.
- Il est trop tard. - Vous êtes gentille...
Et vous allez vraiment pouvoir faire quelque chose pour John ?
- Oui, chaque chose en son temps. - C'est bien la question, n'est-ce pas ?
Combien de temps cela va prendre ?
Alors que vous demandez à Maitland et à Barbara
de rester sur le vaisseau pendant que nous descendons sur la Sphère des Sens.
Nous ne pouvons pas vous faire confiance sans avoir de garantie.
Mais vous nous demandez de vous faire confiance, à vous.
Nous gagnerons votre confiance en soignant celui que vous appelez John.
Nous allons nous séparer, je n'aime pas ça.
Ian, ça m'est égal.
Pas à moi. Ça va encore nous causer des problèmes.
Nous ne pouvons accepter qu'à ces conditions.
- Dans ce cas, nous acceptons. - Oh, très bien alors.
Mais comment allons-nous descendre à cette Sphère des Sens ?
Il n'y a pas d'oxygène en dehors du vaisseau.
Une navette va être mise à votre disposition.
Une ou deux questions avant que nous entreprenions ce voyage.
Vous avez le temps. La navette n'est pas encore arrivée.
Ces, hum, ces disques que vous portez autour du cou.
Vous les posez sur votre front et
ça permet à votre esprit de parler et d'entendre, n'est-ce pas ?
- Oui. - Sinon, vous communiquez comme nous.
- Oui. - Je vois, c'est remarquable.
Et vous utilisez la télépathie
pour contrôler l'esprit des membres de l'équipage, hum ?
Doucement, Grand-père, ne les mets pas en colère.
Tout ce que je veux savoir c'est pourquoi
vous avez attaqué Maitland et les autres.
Il y a dix ans, cinq humains ont atterri sur le Sphère des Sens
et nous les avons accueillis. Leurs esprits nous étaient fermés,
pourtant nous avons perçu qu'ils pensaient que notre planète était riche.
Oui, plutôt, riche en minéraux, continuez...
Les cinq hommes se sont disputés
et deux des hommes sont partis dans un vaisseau.
Il a explosé à environ 1500 mètres d'altitude.
Qu'est il arrivé aux trois autres hommes ?
Nous avons pensé qu'ils s'étaient cachés à bord
et s'étaient battus avec les autres pour prendre le contrôle.
De toute façon, ils ont tous été tués.
Oui, mais ça ne nous explique toujours pas
pourquoi vous avez attaqué Maitland et les autres.
Depuis le jour de cette explosion dans le ciel,
toujours plus de gens sont morts chaque année.
Bien sûr, j'imagine que ça pourrait être une maladie, Chesterton.
Peut-être.
Il s'agit peut-être tout simplement de la scarlatine.
Et vous nous permettez quand même de visiter votre planète ?
Notre peuple est en train de mourir
et le Premier Sage dit qu'il perçoit en vous de grandes connaissances.
Haha, j'en étais sûr !
Bien, bien, bien, nous allons, hum, peut-être pouvoir passer un marché.
La navette approche.
Eh bien je suppose que ça vaudra le coup
si ça nous permet de récupérer la serrure du TARDIS.
Oui, à condition d'être capables de remplir notre part du marché,
c'est là tout l'intérêt de la transaction.
Bien ma chère, j'ai beau être réticent à l'idée de vous laisser,
je crains que nous n'ayons pas le choix.
Oh, ça va bien se passer. Je m'inquiète davantage pour vous.
Oh, je me débrouillerai. Venez mon jeune ami. Susan ?
Je suis vraiment désolé, Barbara.
Je ne cesse de vous le répéter, ça va bien se passer.
- Bien. - Susan.
- Oui ? - Écoute, je sais ce que tu ressens,
mais ton Grand-père t'aime beaucoup.
- Oui, je sais. - Sois patiente,
nous sommes tous plus ou moins d'accord avec toi, tu sais.
Susan ? Nous ne pouvons pas nous passer de toi, n'est-ce pas ?
Bien, nous voilà tous prêts maintenant.
Je vais rester sur le vaisseau.
Et vous, vous devez vous rendre sur la Sphère des Sens,
le Premier Sage vous y attend.
Mais j'ai déjà pris ma décision.
- Encore plus de nos semblables périront. - Vous ne pouvez pas le prouver.
Les décès ont commencé la dernière fois
que des humains sont venus nous rendre visite.
Pourquoi devrions-nous accueillir sur notre planète
des créatures semblables à celles qui ont causé notre perte ?
Je suis bien le dirigeant de cette planète, n'est ce pas ?
Bien sûr.
Alors à quoi sert un dirigeant si on ne le laisse pas diriger ?
J'ai décidé d'inviter ces humains ici
parce que j'espère les utiliser pour mettre fin aux décès des nôtres.
- Mais comment ? - Laissez-moi vous expliquer.
Parfois, il faut combattre le feu par le feu.
Le Premier Sage a pris une sage décision.
Dans une certaine mesure, je reconnais mon inquiétude.
Ces créatures, ces terriens, sont vulgaires et repoussants.
Pourquoi ne pas les rencontrer dans le désert ou les montagnes ?
C'est le défaut de chaque créature de ne juger que ce qu'il voit.
Il se peut qu'ils nous trouvent repoussants eux aussi.
Mais il nous faut établir une relation de confiance
et c'est pour ça que je les ai invités au palais.
Mais comment être sûr que les terriens sont bien ceux que vous pensez ?
Il y a dans les déserts et les montagnes des animaux
que nous n'inviterions pas dans nos palais.
Ces créatures de la Terre sont peut-être des animaux aussi ?
Ne les sous-estimez pas.
Possédons-nous un vaisseau spatial
capable de traverser les limites de l'univers ?
Sans oublier ce petit mécanisme que mes hommes m'ont amené.
On dirait une serrure ordinaire, mais c'est en fait un bijou électronique
qui dénote une maitrise de la science supérieure à la nôtre.
Et ce nouveau venu qu'on appelle le Docteur.
Il a eu vite fait de réaliser que notre faiblesse vient de l'obscurité
et de l'utiliser contre nous, mais pas, rappelez-vous, de façon déloyale.
Juste pour protéger la jeune Susan.
Bien, qu'en pense l'Administrateur de notre ville ?
Monsieur, vous avez été élu pour guider notre peuple
car vous êtes un homme intelligent.
Jamais je n'oserais critiquer les mesures que vous prenez.
Ne pas avoir d'opinion est parfois pire que d'être trop sûr de soi.
Vous n'avez rien à craindre de moi. Donnez-moi votre opinion.
J'hésite. Vous êtes son conseiller
et pourtant il prend les décisions sans vous.
C'est une sage décision.
Oui mais basée uniquement sur la confiance.
Vous faites confiance à ces terriens, vous ?
Moi non plus.
On ne peut remettre en cause la décision du Premier Sage.
Jamais je ne le suggérerais, son esprit est pur.
Mais nous sommes réalistes.
C'est pourquoi j'ai téléporté le désintégrateur dans cette pièce.
Sans autorisation ?
Quelle arrogance !
Je suis l'Administrateur de la ville,
c'est mon devoir de protéger notre dirigeant.
Qui vous dit que ces créatures de la Terre n'utiliseront pas la force ?
Je ne fais que protéger le Premier Sage.
S'ils tentent quoi que ce soit,
le désintégrateur leur règlera leur compte.
Très bien, mais ne faites rien d'autre, je dois d'abord y réfléchir.
Hors de question d'attendre.
Nous ne serons en sécurité que lorsque ces créatures de la Terre seront mortes.
Quel silence, je suis heureux que nous ayons quitté ces gens.
Les terriens ne sont pas très populaires.
Parce que des membres de votre peuple sont morts ?
Oui.
Il faut leur expliquer que cette maladie,
si elle l'est, n'est la faute de personne.
En plus, il y a des remèdes et des précautions à prendre.
Vous dites vouloir parler aux gens. Vous ne devez pas leur parler,
il vous est interdit de parler à la caste inférieure.
La caste inférieure ? Vous avez un système de caste ?
Oui. Sinon comment chaque homme saurait-il ce qu'il doit faire ?
Les Sages pensent et gouvernent, les guerriers se battent
et les Sensorites travaillent et se distraient.
- À vous entendre, ça parait très simple. - Et tous sont heureux.
Mais certains sont plus heureux que d'autres, pas vrai ?
Je ne comprends pas.
Il n'y a aucune honte à être dans l'une ou l'autre de ces castes.
Tout dépend simplement de ce qu'on est capable de faire.
- Ils sont tout près maintenant... - Tout va bien John, je suis là.
- Les esprits mauvais. - Il sait quelque chose.
- Oh il divague. - Non Carol,
rappelez vous, son esprit est ouvert.
Il est capable de dire si les gens sont bons ou mauvais.
Il essaie de nous dire quelque chose.
Allez viens, viens par ici... allez.
- Tout est prêt ? - Je dois tester les circuits.
- Prêt pour la mise à feu. - Voici la clef de mise à feu.
Téléportez le désintégrateur dans la salle de réception du palais des Sages.
Prêt.
Trois places ont été réservées pour les créatures de la Terre.
- Ligne horizontale quatre. - Quatre.
- Sept et neuf. - Neuf.
Et les coordonnées verticales ?
- X-A deux. - X-A deux.
- X-B trois. - X-B trois.
- Et la dernière ? - X-C quatre.
X-C quatre. Quelle partie du corps le rayon doit-il frapper ?
Pour chacun d'entre eux, visez le cœur.
Le cœur des créatures humaines est il à droite, à gauche
ou au centre comme le notre ?
Je n'en sais rien.
Alors je viserai à chaque fois le centre de la poitrine.
- Et le coup sera mortel ? - Oui.
Deux, huit, sept.
Désintégrateur téléporté, prêt à tirer.
Ils arrivent dans le couloir qui mène à la salle de réception.
La transmission passe sans souci. Ils entrent dans la salle de réception.
Cet interrupteur déclenche le rayon.
Comment pouvez-vous évaluer leurs déplacements
de façon aussi précise, Ingénieur ?
Le palais est protégé par un système de défense thermoélectrique.
La chaleur de leurs corps nous permet de suivre leurs déplacements.
Et vous êtes capable de dire quand ils arrivent dans la salle de réception ?
Avec une totale précision.
Alors, dès qu'ils seront assis, tuez-les.
- Très bien, je suis d'accord. - Vous allez pouvoir le faire ?
Oui, l'homme appelé John peut redevenir la personne qu'il était
mais cela va prendre du temps.
Emmenez-le dans l'une des salles des repos.
Dites-leur que je donne l'ordre de le traiter.
Je dois l'accompagner, il a besoin de moi.
Très bien, nous allons vous donner une chambre près de la sienne.
Merci. Par ici John.
- Gentil... Il est gentil. Pas comme... - Pas comme qui, John ?
Il est gentil.
Merci d'être aussi compréhensif.
Vous restez cependant responsable de son état.
Je trouve ça tout à fait scandaleux !
S'il vous plait, ne nous condamnez pas avant de savoir.
- De savoir ?! De savoir quoi ?! - Non, Grand-père, s'il vous plait.
Très bien.
Veuillez vous assoir aux places qui vous sont réservées.
- Ils sont en train de prendre place. - Soyez prêt à tirer !
- Arrêtez ! Arrêtez le désintégrateur. - Pourquoi ?
Parce qu'ils se comportent correctement, ils sont civilisés.
Ce sont des créatures de la Terre ! Ils sont dangereux pour nous !
Je vous dis qu'ils sont en train de discuter avec le Premier Sage
en toute amitié. Nous n'avons rien à craindre d'eux.
En effet, pas tant que nous avons le désintégrateur, il est pointé sur eux.
Nous pouvons les détruire en une seconde.
Mais nous ne le ferons pas. Arrêtez cette machine.
Je suis persuadé que nous ne pouvons accorder à ces créatures de la Terre
la confiance que nous avons les uns envers les autres !
Et moi, j'ordonne que cette machine soit arrêtée.
Donnez-moi la clef de mise à feu.
Je me pose des questions sur vous, vous discutez mes ordres, mon autorité.
Faites en sorte que mes doutes ne restent que des doutes.
Si des étrangers venaient sur votre planète
avec l'intention de voler, que feriez-vous ?
Vous les mettriez en prison ? Vous les tueriez ?
L'homme appelé John était comme les autres hommes venus ici.
Il était si excité
lorsqu'il a découvert que notre planète recelait un métal de grande valeur
que son esprit s'est ouvert et nous a révélé le secret.
- Le molybdène. - C'est exact.
Il a imaginé toute une flotte de vaisseaux qui allait venir,
extraire le métal et le ramener sur sa planète.
Nous avons vu les images se former dans son esprit
et nous avons compris que ce serait la fin de notre mode de vie.
Nous n'avions pas d'autre alternative
que de les empêcher, lui et ses amis, de quitter l'orbite de la Sphère des Sens.
Oui, mais ce n'était pas une raison pour lui faire perdre l'esprit !
Son excitation en était la seule cause je vous l'assure.
Son esprit n'avait plus la moindre retenue, la moindre défense.
Nous avons endormi les autres,
mais son esprit a perçu la puissance de nos voix.
Arrêtez ! Pourquoi insultez-vous ainsi nos invités ?
Pourquoi ne pas leur donner la même nourriture qu'à moi ?
Qui a donné ces ordres ? L'Administrateur de la ville ?
Amenez leur l'eau cristalline et remportez celle-là.
Dites-moi, quelle est la différence exactement ?
Dans les montagnes jaunes autour de cette ville,
j'ai découvert une source d'eau claire, ce qui est très rare sur cette planète.
Je pense que cette eau a des qualités particulières,
j'ai donc entreposé des pichets à l'usage des Sages.
- Et cette eau-là ? - Elle a été bien raffinée,
nous sommes très fiers de notre aqueduc. Il passe sous la ville.
Eh bien j'espère ne pas vous offenser, mais je vais en boire car j'ai très soif.
Cette eau est très bien tant que vous n'avez pas gouté l'eau cristalline.
Aucun des Sages ne boit plus autre chose.
- Buvez cette eau. - Oui.
Ces fruits sont délicieux, ils ont un goût de pêche.
Et maintenant, monsieur, si nous parlions du futur, de notre futur, hum ?
Nous sommes pieds et poings liés,
on nous met à la merci de ces créatures de la Terre.
Nos dirigeants sont devenus faibles.
Vous êtes l'Administrateur de la ville, je vous suivrai. Donnez-moi vos ordres.
Je vous remercie de votre loyauté. Je vous accorde toute ma confiance.
J'accepte avec joie. Je ne fais pas confiance à ces créatures de la Terre.
Ils mènent le Premier et le Second Sage en bateau.
J'ai des doutes sur leur capacité à gouverner.
S'ils ne changent pas leur attitude,
il leur faudra peut-être céder la place
à quelqu'un agissant de façon plus radicale.
Dites-moi quoi faire.
Pour l'instant, je suis content d'avoir votre loyauté.
Il sera bientôt temps d'agir.
Alors vous êtes le plus âgé des Sages ?
Comme le montre la double écharpe que je porte.
Le Second Sage, mon conseiller, ne porte qu'une simple écharpe.
Les autres professions se signalent par des marques différentes.
Et les gens ordinaires ?
Sont très heureux de la similarité de leurs vêtements.
Si ça ne vous dérange pas, pourriez-vous nous parler de la m...
Je vous demande pardon, de la maladie ?
Oui, vous pourriez nous en parler. Nous pourrons peut-être vous aider.
J'en avais l'intention.
C'est une calamité, nous avons besoin d'aide.
La maladie est indétectable et résiste à tous nos efforts pour l'éradiquer.
Tout le monde est affecté, sans distinction de caste.
Oui, bien, les Sages ont aussi été affectés ?
Non.
Tiens, je me demande pourquoi ?
Je ne sais pas, peut-être avons nous eu de la chance ?
Oui, c'est une possibilité. Cependant, voilà ce que j'espérais.
Si mes amis et moi réussissons là où vos scientifiques ont échoué,
allez-vous nous rendre la serrure de mon vaisseau ?
Ce ne serait que justice.
Votre petite fille a trouvé les mots justes.
Oui, c'est une jeune femme tout à fait accomplie.
Mon cher Chesterton, vous allez bien ?
Ma gorge est brulante, est-ce que vous pourriez me donner de l'eau, Docteur ?
Est-ce l'un des symptômes de votre maladie ?
Grand-père, il est inconscient !
Il n'y a aucun espoir. Votre ami est en train de mourir.
Prochain épisode : Partie IV : "A RACE AGAINST DEATH"
Wibbly Wobbly Team
Traduction : Miss Correction : Enkanel
Sous-titrage : Sejalik
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