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LES VIES DE LULÚ
Lulú, debout. Allez, lève-toi.
Pablo est à la maison avec mon frère.
Il ne te regarde même pas.
C'est vrai.
Il le fera.
Je ne peux pas y aller. J'ai trop mal au cou.
Que ferai-je avec deux poulettes ?
Emmènes-en une à I'atelier de ta mère.
J'avais la chance de voir Pablo assez souvent.
C'était le meilleur ami de mon frère.
Tu as un billet de concert en trop ? J'aimerais y aller.
Je I'emmène ?
Lulú ?
Si elle veut.
Allez-y.
- Je vais me changer. - Pas besoin.
Tu es très bien.
Une minute.
Je vais m'arranger
pour le concert !
- Maite ! - Pablo !
Maite et Almudena. Nous avions rendez-vous avec eux.
Je me sentais jalouse.
Je m'accrochais à lui aussi fort que possible.
Ce fut ma chance.
- Que veux-tu ? - Un gin-tonic.
Eh bien.
Un gin-tonic et un gin sec.
- Je peux manger quelque chose ? - Bien sûr.
Une tarte aux fraises.
- Vous en avez ? - Oui.
- J'aime ton chemisier. - Vraiment ?
Laisse ce bouton ouvert.
Les demoiselles ne dévorent pas leur nourriture.
- J'ai faim. - Et ne parlent pas en mangeant.
Je n'aime pas les jeunes femmes bien élevées.
Un autre s'il vous plait.
- Moi aussi. - Tu en as eu assez.
- Pourquoi ? - Parce que je le dis.
Tu me ramènes à la maison ?
Tu veux ?
J'ai toujours eu confiance en toi.
Je ne peux rien faire.
Ne t'inquiète pas,
tu vas apprendre.
Viens.
Pas ça.
N'importe quoi, n'importe quand, mais pas ça.
Je comprends.
On part ?
Quoi d'autre ?
Lulú,
qu'est-ce qui se passe ?
Ne pleure pas.
Je suis désolé. Vraiment.
Tu veux rentrer ?
Non, s'il te plaît.
- Pas à la maison. - Où alors ?
Je ne sais pas.
C'est I'atelier de ma mère. Marcelo et moi venons parfois.
C'est affreux,
ces chaussures !
Déchausse-toi.
Enlève ta culotte.
- Pourquoi ? - Je le dis.
Pourquoi as-tu reboutonné ton chemisier ?
Ouvre-le.
Enlève ta culotte.
Viens ici.
Qui t'a appris ça ?
Quoi ?
Soulever ta jupe pour s'asseoir sur les genoux d'un gars.
Je ne sais pas.
Viens.
Jamais branlée ?
Allons, Lulú.
Tu ne peux pas me tromper.
Il ne faut jamais me mentir.
Une fois, avec une flûte.
Une flûte ?
Raconte.
Écoute, Lulú.
Tu veux que je te ramène ou quoi ?
Qu'est-ce que t'as enfoncé, le bec ?
Le bec.
T'as aimé ?
Oui, j'ai aimé.
Mais Amelia m'a attrapée à le faire.
Et elle I'a dit à Marcelo.
Alors Marcelo le sait.
Allez, fillette.
Ne pleure pas.
C'est pas mal.
Tout le monde le fait, mais les femmes ne le disent pas.
J'arrive.
Pablo...
C'est juste que
j'ai jamais été au lit avec personne.
On ne va pas au lit.
Il n'y a pas besoin.
Oui, mais... je suis vierge.
Vraiment ?
Là...
Mets-toi au bord.
- Que fais-tu ? - Rien du tout.
Ça veut dire quoi ?
Tais-toi ou je te ramène à la maison.
Bien.
Raconte-moi la flûte.
D'où vient I'idée ?
Et Amelia ?
J'en ai entendu parler à I'école.
Quand j'étais seule à la maison, mais il a commencé à pleuvoir.
Elle est revenue.
Elle m'a vue.
Elle a commencé à crier et elle s'est enfuie.
Et puis... C'est quoi ?
Une lame de rasoir.
Pour quoi faire ?
Pour te rendre encore plus jolie.
S'il te plait...
Lulú,
tu dois te relâcher.
Tu dois jouer selon les règles.
Je ne joue pas !
Bien sûr que si.
Mais tu ne le sais pas. Tu es presque parfaite.
Laisse-moi finir,
tu seras parfaite.
Qu'a dit Marcelo ?
Il a ri.
Il riait.
Il a ri
et il a dit de ne pas m'inquiéter.
De ne pas m'inquiéter parce que
il peut faire taire Amelia quand il voulait.
Que c'était normal.
Que tout le monde le fait.
- Il t'a touchée ? - Non.
- Il t'a déjà touchée ? - Bien sûr que non !
Eh bien, vous êtes très proches.
Bien...
C'est fini.
Tu es belle.
Ce n'était pas si terrible, non ?
Maintenant, la demoiselle se sent mieux ?
Tu vas être sage ?
Tu vas faire ce que je dis ?
Viens...
Viens.
Tu es fou de moi ?
Ce ne sera pas dans un lit mais nous le ferons.
Assieds-toi.
Couche-toi.
C'est douloureux ?
Tu aimes ?
Et toi ?
Ouais...
Mais j'aime mieux si tu es au dessus.
Tu veux essayer ?
Là...
Ne le laisse pas s'échapper.
Bouge.
- Comme ça ? - Plus vite. Va plus vite.
Du calme.
Imagine que tu fasses un huit.
Un huit ?
Un huit.
C'est ça...
C'est bon...
Tu as fais ça ?
T'es devenue folle !
Comment t'as fait ?
- D'abord, j'étais au-dessus... - Je ne parle pas de ça.
Tu prenais la pilule ?
Je n'y avais pas pensé.
Il a mis un caoutchouc ?
Je n'ai pas vérifié.
Tu n'as pas fait attention ?
Je veux dire, vraiment, tu manques de bon sens.
Marcelo ne t'a pas dit que Pablo part aux USA ?
Lulú !
Qu'y a-t-il, chérie ? - Laisse-moi !
Lulú, ma chérie, laisse moi entrer.
Lulú, s'il te plaît, ouvre la porte !
Pourquoi ? Pourquoi ?
Je n'oublierai pas deux choses à propos de ce soir.
L'une, le fauteuil où tu m'as rasée.
Tu sais quoi d'autre ?
La façon dont il craquait.
Une lettre de Pablo. Regarde, il a envoyé une photo.
On dirait un Américain...
Lulú, promets-moi de toujours te souvenir de deux choses.
L'une, que le sexe et I'amour sont deux choses différentes.
Et que ce soir c'était I'amour.
- Je ne comprends pas. - C'est rien, promets.
Promis.
Pablo est de retour demain. T'imagines ?
- Il t'a peut-être oubliée. - J'espère pas.
Veux-tu me rendre un service ?
Bien sûr.
Veux-tu m'aider à me raser ?
Raser quoi ?
Mon con.
Tu es folle.
Je ne suis pas folle.
Aujourd'hui, nous avons avec nous des spécialistes très célèbres.
À ma droite, Pierre Guillot, de I'université de Dijon.
À côté de lui, Pepe Cepeda,
mon assistant.
Et, enfin, à ma gauche, le professeur Pablo Martinez,
de retour de I'université de Philadelphie.
Lulú...
Je suis heureux que tu sois venue.
- Comment vas-tu ? - Contente.
- Pourquoi ? - Parce que.
Ma mère a fermé sa boutique, Je vais rester ici.
- Je t'ai apporté quelque chose. - Ah oui ?
Je voulais te revoir...
- Tu m'as apporté quelque chose ? - Bien sûr.
Quoi ?
Une flûte américaine.
- Qu'est-ce qu'une flûte américaine ? - Tu vas voir.
Je ne peux pas résister.
Je pensais ne jamais te la donner.
Un paquet !
De moi.
Je suis contente que tu aies pensé à moi.
- Je ne m'en suis jamais pardonné... - De quoi ?
- Ne pas toucher moi-même cette nuit. - Ne sois pas bête !
Tu le voulais.
Je dois essayer ?
Je veux faire tout ce que tu veux.
C'est bizarre. Ça n'a rien à voir avec un homme.
C'est...
C'est froid.
Ce n'est pas chaud...
Et je dois bouger moi-même...
Aucun changement de rythme.
Pas de... blocage sur les freins.
Aucune relance du moteur.
Et j'aime dépasser la vitesse limite.
L'as-tu fait beaucoup toutes ces années ?
J'ai toujours pensé à toi.
Une fois... j'ai rêvé...
Tu étais mon père. Nous vivions ensemble.
Nous étions très heureux.
Je te crois.
J'aimerais avoir une fille comme toi.
Tu serais un mauvais père...
Pervers... Incestueux...
Je le crois aussi.
Regarde...
C'est pour toi.
Tu es merveilleuse.
Enlève-le.
- Tu I'as fait toi-même ? - Pour toi.
Viens.
- Que fais-tu ? - Tu ne vois pas ?
Là.
- Ne bouge pas. - Fais attention...
- Tu me fais mal. - Calme-toi.
Là...
Je t'aime.
Je t'aime.
Lulú,
veux-tu m'épouser ?
Je vais me marier !
Je vais me marier ! Me marier !
- Elle a autre chose, non ? - Tu crois ça.
La seule raison est son mariage.
Grand-mère, pourquoi Tantine est en chemise de nuit ?
C'est une robe, mon amour, pas une chemise de nuit.
Tu as choisi la meilleure des sœurs.
Félicitations.
T'y crois ? Ils ont servi des surgelés !
Oui, quelle vulgarité !
- Pourquoi pas un mariage normal ? - C'est plus amusant, maman.
- Vive les mariés ! - Hourra !
Un baiser ! Un baiser !
Pas besoin de me porter !
J'ai le vertige.
- Que fais-tu ? - C'est une surprise.
C'est quoi ?
Tu es fou !
- Tu I'as eu quand ? - Ce matin.
Tu es fou...
Nous allons nous enfermer, baiser et ne jamais sortir.
Tu es fou !
Fou de toi.
Je ne pouvais pas y croire.
Vivre seule.
Pablo et moi faisions I'amour jusqu'à être épuisés.
Ce fut le meilleur moment de ma vie.
Merci.
Antonio, un café.
Tu les aimes ?
J'aime les regarder.
Nous allons les regarder ce soir.
Traquer les travestis était un de mes jeux préférés.
Ça me fascinait.
Je savais que c'était injuste, méchant.
T'aimerais pas me sucer à sec, pédale ?
Je ne pouvais pas m'en empêcher. - Et sonner mes carillons ?
- Ely, t'es givrée. - Va te faire foutre, pédé !
Regarde celui-là.
Et c'est comme ça
que nous avons rencontré Ely, un travesti merveilleux de Medellín.
Salut I'amour.
Vous voulez sauter dans le foin ?
Accélère !
Tu adores ce genre de truc !
- Quand tu veux quelque chose... - C'est vrai.
Merde !
J'ai eu quelques problèmes à la maison...
Mais Pablo ne se plaignait jamais.
Ça a I'air délicieux !
Ça me rappelle une fille que j'ai connue...
Laisse-moi. Tout est allé mal aujourd'hui.
Du calme.
Habille-toi et nous irons chasser les travestis.
Approche...
Bâtard !
Qu'est-ce qui se passe ?
T'as fait quoi ?
- Touche pas à mon homme, t'entends ? - Lâche-moi, salope !
Sale merde !
- Va au diable ! - Connasse !
Butez la salope !
Je suis désolé.
C'est de notre faute. Du calme.
Bien sûr ! Tu te prends pour qui ?
Retiens-la, elle a du caractère.
Mon nom est Ely, avec un « y ».
Pablo. Et c'est Lulú.
Lulú, c'est drôle !
Tu veux venir prendre une bouchée ?
À manger ?
Je semble andalouse, mais je ne le suis pas.
Je suis d'une petite ville, de Medellín.
Vous savez, le berceau des conquistadors...
Je suis gênée de t'avoir frappé.
- Non, t'inquiète pas. - Je ne m'inquiète pas.
Tu veux voir, Lulú ?
Tu veux voir ? Regarde.
- Ils sont beaux. - Naturels.
Totalement naturels.
Ils sont jolis.
Si vous voulez,
pour une fois,
du champagne au lit gratuitement.
Je ne dis pas non.
Bois.
On peut le faire dans la voiture.
Pas très romantique mais je suis habituée.
- Arrête ! - Pas ici.
Arrête, merde !
Contente ?
Où va-t-elle ?
Quoi ?
Elle veut voir ta queue.
Tu veux ?
Vas-y.
Lulú est trop...
Montre... Laisse-moi toucher tes seins...
Comme elle est chaude !
Touche !
Démarre, je connais un endroit.
Un peu de champagne nous aidera à nous entendre.
Pour Lulú.
- Pour mon amour. - Merci.
Pour toi, chéri.
Juste ciel ! Ça porte bonheur.
Bonheur !
Il est bien monté !
Viens ici, mon amour. Un peu de miel...
C'est ça, mange.
Je t'en prie !
Ça continue de grandir !
Je vais vous montrer la mienne.
Tu I'aimes ?
Toi.
Je t'aime, toi.
Je suis à sec.
Pablo... Regarde mes lèvres...
Allez, Lulú, s'il te plait...
Laisse-m’en un peu.
Regarde-moi, Pablo.
Chéri...
Je suis à toi...
Toute à toi...
Je suis à toi.
Prends-moi.
Je suis à toi.
Ne sois pas si gourmande.
Laisse-m’en un peu.
Voyons...
C'est incroyable !
Prends-moi, chéri.
Prends-moi...
Prends-moi... Prends-moi...
Moi...
Hé !
Et moi ?
Je fais quoi ?
Touche-toi.
Je vais t'arracher la culotte.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je suis peinée.
Je suis tellement idiote, j'en deviens triste.
Je suis désolé. Pardonne-nous.
Ely !
Ne vous inquiétez pas.
Ça va.
Ely,
ce que tu veux, quoi que tu dises.
Ely ?
Lulú !
Comment vas-tu ? Tu es superbe !
- T'es belle aussi. - Merci.
J'adore ton chemisier.
- Vraiment ? - Oui.
Je I'ai eu dans un chouette magasin près d'ici.
Tu veux aller voir ? Tu vas devenir folle.
- Pablo aimera ? - Il va I'adorer.
Ne mettez pas vos espoirs dans les hommes.
Plus vieux ils deviennent, plus jeunes ils aiment.
Croyez-moi.
Juste parce que ça lui est arrivé.
Pablo, t'as oublié ta montre !
Ça te plait ?
C'est enfantin.
- Tu I'as eu où ? - C'est un secret.
Je dois aller travailler.
Au revoir.
Au revoir.
Je reste.
Non, tu pars.
Va-t'en. Ils t'attendent à I'université.
Vas-y. Tu dois y aller.
- Ils t'attendent. - Je ne veux pas.
- Comment ça ? - Je reste ici à jamais.
Le devoir t'appelle.
Je reste.
Tu ne peux pas.
- Que diront les gens ? - Oui, tu as raison.
Je dois y aller ?
Tu n'aimes pas ?
J'en veux plus.
Faisons comme tu aimes.
Tu sais ce que j'aime le plus ?
Que tu me pénètres.
J'aimerais avoir une fille comme toi.
Ines est arrivée.
Merveilleuse.
J'adorais la regarder.
Elle me ressemblait.
Pablo a toujours dit
qu'il voulait une fille comme moi
et il I'a eue.
Au début, elle pleurait beaucoup.
Quand elle avait fait,
j'arrivais à I'endormir.
C'étaient des années paisibles, heureuses.
Ely venait souvent nous voir. Elle aimait jouer avec Ines.
Je me suis souvent demandé
si c'était la façon d'élever un enfant.
Tout allait bien.
Ça allait changer.
Chelo a organisé une fête.
Elle a invité mon frère.
Il s'en sortait,
il gagnait bien sa vie.
Voici celui qui a voulu te rencontrer. Lulú. Jose Antonio.
On est amis depuis le collège. C'est mon meilleur ami.
Eh bien ! Ta femme est vraiment pas mal.
Si elle n'était pas ma sœur...
Ouais...
- Essaie de te trouver une Lulú. - Merde !
La mignonne ?
Elle matait.
- Du champagne ? - D'accord.
Quel enfant !
Écoute, Cristina.
Et si quelques-uns d'entre nous allaient chez Marcelo ?
- Le nid ! T'es collectionneur d'art ? - Non, juste investisseur.
Tiens.
Je ne boirai plus jamais de toute ma vie.
Je ne veux pas jouer...
T'es sûre de ne pas reculer ?
Pas si t'es Ià.
Tu es merveilleuse.
Je vais te bâillonner.
Où es-tu ?
Ici.
C'est bizarre. Étrange.
- On n'était pas venus jouer ? - Laisse tomber.
Quoi donc ? Il ne faudrait pas aller voir ?
Ils vont nous appeler.
Viens.
Je vais m'évanouir.
Je suis désolé. Je le savais.
Tout est de ma faute.
Marcelo est mon meilleur ami.
J'y pensais depuis des années.
Je n'avais pas pensé que tu le prennes si mal.
Je suis désolé, Lulú.
Ce n'est pas ça. C'est juste la goutte d'eau...
J'ai un sentiment d'insécurité.
D'insécurité ? Comment ça ?
Parce que je ne suis plus la même pour toi.
Je ne veux pas être une enfant.
Tu ne vois pas ?
Si j'avais dit non, vous auriez couché avec Cristina.
- C'est quoi le problème ? - Un gros.
- Tu veux tout détruire ? - Écoute, je pars.
Pourquoi ne comprends-tu pas ?
Je ne suis sûre que d'une chose,
ne plus vouloir être une enfant.
Tu prends tout ?
L'ordinateur aussi ?
Oui, c'est le mien.
Je n'avais jamais prévu I'inceste.
J'ai aimé I'idée de lui laisser mon chemisier.
Je ne savais pas si j'étais partie pour toujours.
En fait, je ne savais même pas pourquoi j'étais partie.
Tout était si dur.
Trouver un appartement,
chercher Ines,
la prendre à Pablo et avoir à le voir.
Je ne pensais pas pouvoir supporter tout ça.
Je me sentais inapte et seule,
très seule.
Chercher un autre Pablo, c'était absurde.
Le sexe est devenu ma soupape de sécurité.
Un soir,
j'ai vu un film porno
d'un genre différent.
Voir deux hommes faire I'amour m'a énormément excitée.
J'ai décidé d'y aller.
Un whisky, s'il vous plaît.
Eh bien ? T'aimes ça ?
Pourquoi ? Qu'y a-t-il d'étrange ?
Les hommes aiment les gouines et personne ne trouve ça bizarre.
Pourquoi je n'aimerais pas les homos ?
Tu veux dire que t'aimerais coucher avec eux
et les regarder faire ?
Certes,
je ne dirais pas non.
- Tu veux que je leur parle ? - S'il vous plait.
Tu n'as pas peur ?
Que veux-tu ?
- Je ne sais pas. - Tu ne sais pas...
Écoute, je peux tout faire de lui, comme je veux.
Il te plaît ?
Touche-le.
Touche-le.
Touche-le.
Il te plaît ? Touche-le.
Touche-le.
Tu ne le déshabilles pas ?
Regarde.
Tu vois ? C'est une nana.
Elle est pas mal. Tu I'aimes ?
Tu veux qu'il te bouffe la chatte ?
Bouffe.
Bouffe.
Bouffe.
C'est à toi.
Tu vas la baiser, que tu le veuilles ou non.
Allez, vas-y.
Assieds-toi.
T'as déjà baisé une fille ?
Il est grand temps que tu essaies.
C'est très facile, je vais t'aider.
- Non... - À genoux.
- Pas ça. - À genoux, je t'ai dit. Mets-le.
Très bien.
Tout ce que tu dois faire,
c'est de I'enfoncer à I'intérieur.
Elle attend.
Je vais t'aider.
Tu peux même aimer ça.
Allez, lève ton cul.
Ne sois pas égoïste, gamin.
Elle en veut aussi.
S'il te plait !
Détends-toi. Je vais le faire.
Aide-moi... Aide-moi...
Je ne peux pas. Aide-moi !
Tu aimes ?
Elle a déjà joui.
Allez, encore.
Allez, Pablito,
fais-la jouir encore.
Allez...
Allez...
Je suis Ià avec toi. Allez...
C’est ça, vas-y.
Défonce-la bien. Donne-toi.
Le compte y est.
C'est bon ?
Je vais prendre une douche.
Vous connaissez la sortie.
J'ai aimé voir deux hommes le faire.
Les hommes aiment voir des femmes baiser.
Les femmes ne m'excitent pas.
Je m'étais sentie étrangement heureuse.
Je me sentais perdue.
Je ne savais quoi faire.
Il me suffit de les appeler pour m'exciter.
C'est à propos de I'annonce.
Puis, descendre à I'hôtel
et les regarder
pendant que je me touche.
J'obtenais ce que je voulais. Je ne pouvais plus m'arrêter.
Le sexe était mon évasion.
Comme d'autres mangent contre la nervosité.
Mais le sexe ne fait pas grossir.
J'aimais me branler pendant que je les regardais.
- Appelle si tu en as envie. - Si j'en ai envie ?
Si je le peux.
Que veux-tu dire ?
Je ne peux pas autant dépenser tous les jours.
Si tu aimes le sexe bizarre sans pouvoir payer, parle à Remy.
Il est toujours au Boy's.
- Qui est Remy ? - Il résoudra ton problème.
Remy est-il Ià ?
Je vais vérifier. Remy, quelqu'un veut te voir.
D'accord.
Vas-y.
- Qui es-tu ? - Lulú.
- Es-tu Remy ? - Ouais. Assieds-toi.
On m'a dit que tu peux m'aider.
J'aide beaucoup de gens.
Approche-toi, mon bébé.
Tu as besoin de fric ?
Pas exactement.
Laisse-moi te regarder. Recule un peu.
Ôte la veste.
Tu dois faire quelque chose. Lulú tourne mal.
Quoi de neuf ?
Ouais, mais c'est grave cette fois.
Elle s'est liée avec un mec,
Remy.
Il a un bar gay, il s'en sert comme couverture.
C'est un fils de pute.
Un proxénète et il en a fait.
Il est dans le sadomaso avec des toxicos de province.
Je veux dire de vrais malades.
Tu lui as dit pour ce type ?
Elle ne veut pas m'écouter.
Ni moi. Elle ne veut même pas me parler.
Elle est folle de toi.
Il faut en savoir plus.
Tu peux ?
Salut, comment ça va ?
Mal.
Je veux quelque chose de spécial.
J'ai apporté ce gars avec moi.
Je dois I'impressionner.
Quelque chose en tête ?
Je crois.
Il y a la jolie petite tarée. Elle peut être bonne.
Lulú ?
C'est Remy. Comment vas-tu ? J'ai quelque chose d'intéressant.
Tout est sous contrôle ?
Un bourbon.
Tu vas adorer.
Qui es-tu ?
De la part de Remy.
Entre !
Qui est-elle ?
Viens.
- Quel est ton nom ? - Lulú.
Je la connais.
Nous nous connaissons, non ?
- Où est le client ? - Le client ?
Tu es nouvelle ici, non ?
Tu aimes ?
J'ai peur.
Je n'étais jamais venue ici avant.
Je sais, ne t'inquiète pas.
Nous allons passer un bon moment.
C'est quoi ?
Allez.
C'est quoi ?
- Où allons-nous ? - Porte suivante pour voir le client.
Vide-la.
Je ne bois pas et je ne vais nulle part.
Tu iras où je te dis d'aller, putain.
Détends-toi. Détends-toi.
Comment ça va, sorcière ?
Elle te va ?
Resserre.
Ne crie pas.
Tu aimes ?
C'est tout pour toi.
Un peu de musique.
Tu vas aimer ça.
Attends voir, tu m'en redemanderas.
Je vais bien te baiser !
Qu'y a-t-il ? Pourquoi m'as-tu appelé ?
Lulú est à côté.
Elle a des ennuis.
Je vais te baiser !
Doucement.
Tu aimes ça... Bien sûr...
Je vais te I'enfoncer. Enfoncé !
- Vas-y. - J'ai très peur, Jimmy.
Arrête de déconner !
Pense au pognon.
Si je ne suis pas Ià dans 10 min, appelle la police.
- Je vais avec toi. - Pas toi, bon sang !
Que fais-tu ici ?
Laisse tomber, il n'y a personne ici.
C'est ma maison et tu n'entreras pas.
Dis juste à mon amie de venir ici.
- Dégage ! Sors de chez moi ! - Lâche-moi ou je te tue !
Coupe.
Coupe la musique !
- C'est quoi ce bordel ? - Va voir.
C'est quoi ça ?
- Trans de merde ! - Va-t’en !
Allez !
Pédale ! Je vais te tuer.
Un autre verre.
Tu vas la tuer !
Arrête !
Arrête ! T'as perdu la tête ?
Tu vas le tuer !
Tu vas le tuer !
Police ! Allez !
Contre le mur !
- Lâchez-moi ! - Du calme, fumier !
On n'entre pas.
Reculez, s'il vous plait.
- Je t'aime. - Reculez.
Aide-moi.
Aide-moi.
- Je t'aime. - J'ai toujours été heureuse...
J'ai besoin de toi, Pablo. J'ai besoin de toi.
Aide-moi.
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