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1x05 "THE KEYS OF MARINUS"
Partie V : "SENTENCE OF DEATH"
Allez-vous me dire où vous l'avez cachée ?
Qui êtes-vous ?
Je m'appelle Tarron. Je suis un interrogateur dans la division de garde.
- Vous sentez-vous prêt à parler ? - J'ai encore mal à la tête.
- Que s'est-il passé ici ? - J'espérais que vous me le diriez.
Moi ? Je n'en sais pas beaucoup. Je suis juste entré par cette porte.
- Elle était ouverte ? - Elle... était entrebâillée.
J'ai vu le corps étendu sur le sol,
je me suis baissé pour jeter un coup d'oeil et...
quelqu'un m'a frappé à la tête par derrière.
Vous n'auriez pas pu passer cette porte
à moins que le gardien de service ne vous ait laissé entrer.
- C'était ouvert, je vous l'ai déjà dit. - Ici, c'est la sécurité maximale.
Personne n'est admis ici tant qu'il n'a pas passé un test complet d‘intégrité.
Il n'est consigné nulle part que vous avez passé un tel test.
Bien sûr que ce n‘est pas consigné, c'est la première fois que je viens ici.
Quoi qu'il en soit, vous êtes entré.
Donc j'imagine que soit vous avez trompé le garde,
soit vous étiez de mèche avec lui.
Quoi... ? De quoi parlez-vous ? Je vous ai dit comment je suis entré.
Oui. Et j'ai enregistré toutes vos réponses.
Vous sentez-vous mieux maintenant ? Allez-vous me dire la vérité ?
Oui, aussi loin que je m’en souvienne, mais...
Procédons dans l'ordre.
- Votre nom ? - Ian Chesterton.
Vous êtes de passage dans ce district ?
Oui.
- Votre métier ? - Je suis professeur, de sciences.
Vous connaissez la fonction des micro-clefs ?
Pas de réponse.
Mon rapport serait complet si vous me disiez
comment vous vous êtes débarrassé de la micro-clef.
Je ne m‘en suis pas débarrassé. Je ne l'ai jamais eue.
Je l’ai vue dans cette vitrine en verre, puis quelqu'un m'a assommé.
Pendant que vous étiez inconscient, mes hommes ont fouillé la pièce.
Ils vous ont trouvé avec le corps du garde. Ils n’ont pas trouvé la clef.
- Qu'en avez-vous fait ? - Rien du tout.
- Je vous ai dit tout ce que je savais. - Bien.
Ouvrez, nous sortons.
- Où allons-nous ? - Au Bâtiment des Gardes.
Vous y entendrez les charges retenues contre vous.
- Les charges ? Pour quoi ? - Meurtre.
Attendez. Quel est votre nom ? Tarron ?
Oui.
Je commence à m‘y perdre. Je vous ai dit la vérité !
- Ce n'est pas à moi d'en décider. - Il y avait un autre homme ici.
J'ai une bosse sur la tête qui le prouve !
L'homme mort a pu vous frapper avant que vous ne le tuiez.
Et j'imagine que je l'ai tué pendant que j'étais inconscient ?
Cela suggère en effet que vous aviez un complice, je le reconnais.
Vous feriez mieux de nous le livrer,
c'est un conseil que je vous donne, pour ce que ça vaut.
Je n'ai pas à vous le livrer, Tarron. C'est votre travail !
Il s'agit d’une preuve circonstancielle.
Vous devez prouver que j'ai vraiment commis le meurtre !
C'est contraire à notre système judiciaire.
- Quoi ? - Vous êtes déjà coupable de ce crime.
La défense est entièrement entre vos mains.
Vous devrez prouver sans aucune zone d’ombre que vous êtes innocent.
- Autrement... - Autrement ?
Vous mourrez.
Si vous voulez mon avis, vous devriez trouver quelqu'un
qui parlera pour vous au tribunal.
Connaissez-vous quelqu'un en ville ?
Oui, je... je connais quelqu'un, si j'arrive à le trouver.
- Qui est-ce ? - Qui ? C'est un docteur.
Vous avez la permission d'assister à la procédure judiciaire.
Merci.
Mais je dois vous prévenir qu'il ne doit y avoir aucune sorte de perturbation.
Les lois sont très strictes.
Les perturbateurs peuvent être envoyés pour une année
dans les usines de verre dans le désert,
sur-le-champ et sans aucun procès.
Je comprends.
L’Enquêteur en Chef Tarron vous a arrangé une rencontre avec votre ami,
mais vous devez comprendre que vous ne devez pas lui faire passer des...
colis ou des objets que je n’aurais pas préalablement examinés. Compris ?
Bien.
- Du nouveau ? - Non, aucun signe de lui.
Plusieurs personnes l'ont vu il y a deux jours à peine.
C'était avant ou après qu'Ian soit arrêté ?
Eh bien, après, pour autant qu’on sache.
Je n'ai rien trouvé à propos de mon ami Eprim, non plus.
Quoi qu'il en soit, nous avons la permission de voir Ian.
Oh, bien. Ne pouvons-nous pas tenter de le faire évader ?
Non, c'est trop dangereux.
- Ian ! - Comment allez-vous ?
Ils me traitent assez bien. Mais avez-vous trouvé le Docteur ?
Non. Nulle part, il n'y a pas le moindre signe de lui.
Nous devons le trouver, Barbara, nous le devons !
Les lois dans ce pays sont une parodie.
Je suis d'accord avec vous, mon garçon !
- Docteur ! - Grand-père !
- Comment êtes-vous arrivé ici ? - Nous vous avons cherché partout !
Je m'en moque. Je suis juste contente que nous soyons de nouveau réunis.
Moi de même, chère enfant, moi de même.
Quoi qu'il en soit, un travail important nous attend. Excusez-moi.
Chesterton, vous et moi avons à parler.
Nous n'avons pas beaucoup de temps pour parler, Docteur.
Dans un instant, je vais devoir entrer là-dedans
pour faire face à une accusation de meurtre.
J'ai besoin d'un homme pour ma défense.
Je suis cet homme !
Notre décision, après la lecture du rapport de l’Enquêteur en Chef Tarron,
est de déclarer le prisonnier, Ian Chesterton,
coupable de meurtre et de le condamner à mort.
Ladite sentence sera administrée dans trois jours
à compter de la fin de cette audience.
À moins... à moins que le représentant de l'accusé
ne nous fournisse des preuves concrètes
nous menant à reconsidérer notre décision quant à l'exécution.
Levez-vous, je vous prie.
Représentant de la défense, votre tâche est grave.
Vous vous êtes proposé pour cette affaire selon les lois de Millenius
qui autorisent toute personne à en défendre une autre.
Êtes-vous familier de nos lois ?
Euh, oui. J’en ai étudié certaines, Votre Honneur.
Toutes les démarches vous sont autorisées
et si vous êtes en faute, je vous corrigerai.
Merci.
Le représentant de la Cour, Eyesen, a exposé les faits.
Vous pouvez à présent répondre.
Messieurs, je ne peux défendre un homme
tant que je n'ai pas considéré chaque aspect de l'affaire.
J'ai besoin de temps pour interroger les témoins,
lire les rapports et préparer mon affaire.
J'objecte fortement !
La requête est raisonnable.
Le meurtre à Millenius est en lui-même inhabituel.
- Je vous accorde deux jours. - Merci, Votre Honneur.
- Félicitations. - Merci.
- Cela ne changera rien de l'issue. - Nous verrons.
Bien joué, Docteur !
Euh, j'ai commencé à étudier les lois
dès l'instant où j'ai entendu qu'Eprim avait été assassiné.
Eprim ?
- C'était votre ami. - Oui.
- Vous l'avez trouvé, Docteur ? - Oh oui, je l'ai rencontré
et nous avions prévu de prendre la micro-clef,
mais quelque chose a dû se produire,
c'est pour ça qu'il a essayé de prendre la clef plus tôt.
- Et il a été tué ? - Oui.
Il a dû parler de ses plans à quelqu’un.
Et ce quelqu'un l'a tué et a pris la clef.
Donc nous devons juste trouver qui a pris la clef et pourquoi !
- En deux jours ? - Oui, chaque minute sera précieuse.
Nous allons nous répartir les tâches.
Un meurtre, j'imagine que c'est très rare ici.
Je vous veux tous les deux à la bibliothèque,
trouvez-moi tous les résumés d’affaires que vous pourrez.
- Des faits et des chiffres. - Et les sentences !
Et les raisons pour lesquelles les accusés ont été reconnus innocents.
Oui, oui, tout à fait. Allez-y, vous deux,
et on se retrouve ici dans trois heures.
Qu'est-ce que je peux faire, Grand-père ?
Toi, mon enfant, et Barbara pouvez être mes détectives.
- Et vous mon ami... - Oui, que puis-je faire, Docteur ?
Faites-moi confiance.
Il y avait une masse à côté du corps et elle était tachée de sang.
Chesterton était étendu sur le sol, inconscient.
Soit il a glissé et s'est cogné la tête,
soit Eprim lui a asséné un coup avant de mourir.
- Et la clef n'était plus là ? - Oui.
C'est d'ailleurs le seul élément de l'affaire que je ne m'explique pas.
Mes hommes ont passé cette pièce au réflecteur de chaleur.
Et il est absolument certain que la micro-clef n'est pas là.
Il est tout aussi certain qu‘on ne l’a pas sortie d‘ici.
Oh, voyons, Tarron, il ne s’agit pas de magie.
Pour moi, il est évident que la clef a dû quitter cette pièce.
Non, tous ceux qui sont entrés ici ont été scannés au rayon Orza à leur sortie.
Si l’un d’eux avait la clef, le scanner l'aurait détectée.
Imaginons que le meurtrier ait caché la clef sur le cadavre.
Le cadavre a été fouillé. Elle n'y était pas.
Dans ce cas, racontez-nous donc
ce qui s'est passé quand l'alarme a retenti.
Le garde venu relever son collègue a été le premier à arriver à la porte.
Il a immédiatement été rejoint par, euh, le contrôleur
et un gardien qui patrouillait dehors.
Quand j'ai atteint la porte, elle était ouverte et
vous savez ce que nous avons trouvé à l'intérieur.
C'est fantastique. Elle n'a pas pu s'évaporer !
Exactement. Et j'imagine que quand nous découvrirons où elle se trouve,
nous aurons également l'identité du meurtrier !
Mais nous connaissons le meurtrier. C'était Chesterton.
M. Tarron, pourriez-vous nous laisser seuls un instant ?
Nous aimerions discuter des différents aspects de cette affaire, hum ?
- Très bien. - Merci.
- Oui, hum, hum... - Une idée ? Alors ?
Hum ? Quoi ?
Avez-vous une idée sur la manière dont la clef est sortie d'ici ?
Oh, élémentaire, élémentaire.
Grand-père ! Vous voulez dire que vous savez ? Je veux dire, comment ? Où ?
En temps voulu, mon enfant.
L'important, c'est que je crois savoir qui a commis le meurtre.
Comment ? Tarron a cherché toute la journée
alors que vous n’êtes là que depuis quelques minutes.
En fait, Tarron n'a jamais douté de la culpabilité de Chesterton.
Une grave erreur, oui, une très grave erreur !
Oui, alors que nous nous savons qu'il est innocent.
Exactement. Mais quelqu'un a commis ce meurtre
et nous savons aussi qu'il y avait un troisième homme dans la pièce.
Comment il est entré, nous le saurons plus tard.
Maintenant, admettons qu'il se cachait, oui, oui, derrière la porte. Hum.
Maintenant Barbara, imaginez que vous êtes Chesterton. Venez.
À présent, vous regardez dans la pièce et vous voyez un corps par terre.
- Que faites-vous, hum ? - Euh, j'irais voir si je peux aider.
- Je vais faire le corps. - Bien. Faites-le, je vous regarde.
Il y a une arme à côté du corps. Est-ce que vous l'examinez ?
- Oui, oui. J'imagine. - Bien.
Puis vous levez les yeux.
Et vous voyez exactement ce que vous êtes venu chercher :
la micro-clef !
Sans que vous ne vous en aperceviez, le troisième homme sort de sa cachette,
se glisse derrière vous et vous assomme.
Il peut à présent prendre ce qu'il était venu chercher.
Il ouvre la vitrine, soulève la clef, l'alarme retentit.
Il n'a que quelques secondes, il cache donc la clef, court vers la porte,
l'ouvre, puis la referme.
Mais il ne peut aller plus loin vu que la sécurité arrive déjà.
Alors, il prétend être le premier sur la scène du crime.
- Le garde de la relève ! - Oui !
Oui, bien sûr ! C'est pour ça que le garde à l'intérieur l'a laissé entrer,
il le connaissait, il l‘attendait même !
Oui, il est entré, a tué son collègue, a entendu Chesterton dans le hall,
s'est caché derrière la porte et nous connaissons la suite !
C’est comme ça que ça a dû se passer. Je vais le dire à Tarron.
Ah, ma chère enfant, ce n'est qu’une théorie. Il nous faut des preuves.
Mais si vous savez où est la clef, nous avons notre preuve.
Si Tarron venait à l'apprendre,
son dossier contre Chesterton serait complet.
Je ne peux pas éprouver pour l’heure...
Je ne peux pas prouver pour l'heure...
que ce n'est pas Chesterton qui l'a cachée là.
Oh, que faisons-nous alors ?
J'ai un petit travail à vous confier
et je pense que vous le trouverez très intéressant, hum.
- Entrez, je vous en prie. - Merci.
Mon mari est absent pour le moment, j’en ai peur. Asseyez-vous.
Je voulais vraiment parler à votre mari.
Je pense qu'il se pourrait qu’il ait négligé certains faits.
Je suis sûre qu'il voudrait aider, mais il vous a déjà dit tout ce qu'il savait.
Il pourrait y avoir quelques détails insignifiants,
qu'il considérait comme sans importance.
Les gardiens sont très consciencieux, vous savez.
Il voudrait que le meurtrier soit attrapé. Eprim était un bon ami à lui.
- Il n'aurait rien caché. - Non, bien sûr.
Euh, dites-moi, pourquoi quelqu'un voudrait voler la micro-clef ?
Parce qu'il n'y en a que cinq dans tout l'univers.
Elle a été amenée dans la ville il y a des années
par un homme du nom d'Arbitan.
C'était le devoir solennel des anciens de la protéger.
Donc ils paieraient beaucoup pour la retrouver.
Oui. Mais vous savez tout ça. Sinon pourquoi votre ami l'aurait-il volée ?
Mais il ne l'a pas...
J'ai dû retourner au Bâtiment des Gardes.
Ils posent des questions à propos...
Vous êtes de ceux qui sont avec Chesterton. Que faites-vous ici ?
- Je veux vous parler. - Je n'ai rien à vous dire. Sortez !
Aydan ?
Je ne veux pas que des gens mettent le nez dans mes affaires.
A-t-elle posé des questions sur moi ?
Pas autant que mon Grand-père
quand il vous appellera à la barre comme témoin.
Sortez ! Vous m'entendez ? Sortez !
Je pensais que vous voudriez savoir que nous savons où est cachée la clef !
Mais vous ne pouvez pas le savoir ! Je...
Oui. Oui, vous savez où elle cachée
parce que Chesterton vous a dit où il l‘a cachée.
Et maintenant vous essayez de rejeter les soupçons sur moi.
Eh bien ça ne marchera pas.
- Sortez avant que je... - Avant que vous quoi ?
Que vous nous tuiez comme vous avez tué Eprim ?
Vous feriez mieux de partir.
Que faisaient-elles là ?
Elles posaient juste quelques questions, rien de plus.
Que voulait-elle dire sur le m... la clef ?
Je ne sais pas de quoi elle parlait,
mais tu n'aurais pas dû perdre ton sang froid comme ça,
c'était stupide de ta part.
Ne me parle pas comme ça !
C'est Eyesen.
N'en dites pas plus. Il y a des gens ici.
Je vais prendre l’appel sur la ligne privée.
C‘est bon, allez-y.
Vous pensez vraiment qu'elle sait quelque chose ?
Vous voulez dire que notre ami pourrait ne pas être capable de surmonter ça ?
Écoutez attentivement.
Et je vous dirai... ce que vous aurez à faire...
Cette masse,
une arme utilisée en des temps primitifs par des guerriers vicieux et sauvages.
Une sauvagerie semblable à celui qui la maniait alors, continue à exister,
à travers l'accusé !
Membres du tribunal, les preuves déjà présentées sont plus que suffisantes
pour assurer la condamnation de cet homme,
mais de plus un examen psychométrique
a démontré que cette masse a été tenue par la main droite du prisonnier.
Je n‘ai rien à ajouter.
Ce sera la dernière preuve de la part de l‘accusation.
Nous allons à présent écouter la déclaration
du représentant du détenu ici accusé.
Messieurs, laissez-moi dire en premier lieu que
le meurtrier se trouve, sans le moindre doute, dans cette pièce !
Le problème est qu'il n‘a pas été arrêté,
alors que mon jeune ami ici présent l'est !
Mais... pouvez-vous le prouver ?
Je le peux, Votre Honneur.
Vous connaîtrez son identité dans un instant.
Je vais maintenant appeler mon premier témoin. Merci...
Ceci, messieurs, est la reproduction de la micro-clef volée.
- La reconnaissez-vous, jeune fille ? - Oui.
Et savez-vous où elle est en ce moment ?
Oui, je le sais.
Alors dites, s'il vous plait, au tribunal
où elle se trouve actuellement.
Elle est ici.
Où l'avez-vous eue ?
Elle m'a été donnée par l'homme qui a tué le garde.
- Est-il présent ? - Oui.
Dans ce cas, voudriez-vous nous le désigner ?
Ici, assis au premier rang.
Mais elle n'a pas pu la trouver ! Je...
Très bien. Je vais tout vous dire. Je ne suis pas le seul impliqué.
Ils m'y ont forcé ! Je... je vais vous dire...
Comme vous avez pu le constater, messieurs,
quand Sabetha a montré la micro-clef à la cour,
en fait ce n’était pas celle qui a été volée dans le coffre.
Vous dites avoir trois des micro-clefs en votre possession.
Oui, Votre Honneur, et nous devons retourner chercher la dernière.
Puis nous les rendrons toutes à Arbitan.
Toujours est-il que la quatrième clef est manquante.
Toujours là où l'a cachée le meurtrier : Chesterton.
Oh, allons, vous ne pensez quand même pas qu'il est toujours coupable ?
J'admets avoir eu recours à la ruse quand Sabetha
a accusé Aydan d'avoir pris la clef,
mais je pense que la fin justifie les moyens.
Il y a beaucoup d'autres points
sur lesquels nous aimerions avoir des éclaircissements.
- Oui, Votre Honneur. - Tout d'abord...
Oui, et je suis en train de faire réaliser des tests psychométriques
sur l'arme qui a tué Aydan.
Que sont exactement ces tests psychométriques ?
C'est la signature psychométrique. Des experts sont capables de définir
à partir d'un objet les caractéristiques de la dernière personne
à avoir été en contact avec celui-ci.
Eh bien, c‘est une belle avancée par rapport aux empreintes digitales.
- Des empreintes digitales ? - Aucune importance.
Celui qui a tué Aydan a dû être impliqué dans le vol.
Si seulement il était toujours vivant, il aurait pu tout nous dire.
Oui, c’est pour sa femme que je suis désolée.
Les docteurs lui ont donné un médicament pour qu’elle oublie
et l'ont renvoyée chez elle afin qu'elle se repose. Elle était hystérique.
Vous devriez retourner à vos places, l’audience va reprendre.
Où est Susan ?
Elle est allée voir la déclaration d'Ian.
Il est évident d'Aydan était impliqué à la fois dans le vol et le meurtre.
Il est aussi évident qu'il avait un complice.
En considérant le fait que l'accusé est venu ici
dans le but avoué de retrouver la micro-clef
et au vu des preuves accumulées contre lui,
sa culpabilité devient plus qu'évidente.
Je laisse le procureur résumer.
Malgré le côté dramatique et hystérique des événements récents,
peu de choses ont changé.
Je maintiens que l'accusé a, par la menace ou la contrainte,
impliqué Aydan dans la meurtre et le vol.
Ses derniers mots ont été : "Ils m'y ont forcé".
"Ils", c’était l'accusé et ses complices.
Ils étaient à côté de lui quand il a été tué.
L'un d'eux est responsable de sa mort.
Je maintiens que la défense n’a pas fourni de nouvelles preuves
et que la sentence de la Cour devrait être prononcée.
La Cour est d'accord.
Bien que nous ayant privés de preuves plus détaillées,
le décès malencontreux du gardien Aydan
n'a certainement rien changé quant à l'issue du procès.
Nous allons entendre une déclaration...
une dernière déclaration de la part de la défense.
J'en appelle à l'indulgence de la Cour
et demande du temps pour présenter de nouvelles preuves.
Refusé. Cela ne servirait à rien de retarder plus longtemps ces procédures.
Si vous n'avez rien à ajouter, l'accusé sera emmené hors d'ici
et exécuté de la manière décidée.
- Qu'y a-t-il ? - Un messager a apporté ceci pour vous.
- Oh, merci. - Je dois retourner à l‘intérieur.
Je vous prie de m‘excuser.
Qu'est-ce que c'est ?
Il est écrit :
Il y aura un autre mort
si vous divulguez l'endroit où est cachée la clef.
Barbara, comprenez-vous ce que cela signifie ?
Cela prouve que quelqu'un d'autre est impliqué !
Nous devons le dire rapidement à Tarron et au Docteur.
Oui, mais que signifie : "un autre mort" ? La mort de qui ?
Quelqu'un souhaite vous parler.
Allô ?
Je veux parler à Barbara Wright.
Susan ?
Barbara, ils m'ont obligée à vous appeler.
Qui, Susan ? Qui ?
Barbara, écoutez, il y avait... ah !
Susan ! Susan ! Tu es là ?
Ils vont me tuer.
Susan... ?
Prochain épisode : Partie VI : "THE KEYS OF MARINUS"
Wibbly Wobbly Team
Traduction : Sejalik Correction : Nao
Sous-titrage : Sejalik
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